18 juin. Jean-Luc Mélenchon (LFI) apporte sa solidarité à Anasse Kazib et son camarade de RP !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:53Invité politiqueFait
« l'apologie du terrorisme avant s'était classé dans les délits de presse depuis 1881 et puis tout d'un coup, on le fait passer dans le code pénal. »
- 4:22Invité politiqueFait
« c'était pas un tweet pour faire l'apologie du terrorisme, c'était un tweet pour défendre le droit des Palestiniens à être en vie et à résister »
Temps de parole
- Jean-Luc Mélenchon100 %
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Bonjour. Mercredi 18 juin à midi, à l'appel de 50 organisations et association, il y aura un rassemblement devant le tribunal de Paris à l'occasion du procès de deux militants en politique membre de l'organisation Révolution permanente accusé d'apologie du terrorisme. Parmi eux, il y a Kazib qui est un militant syndicaliste chemineau qui s'est voué au combat pour la justice et pour l'égalité. Il est pitoyable de voir qu'on utilise contre des militants syndicalistes, des militants politiques, des méthodes qui normalement sont réservées à la lutte contre le terrorisme. Non, ces militants n'ont jamais fait l'apologie du terrorisme. les ont menacé, leur faire des procès.
C'est une pratique de contrainte qui est compte tenu de ceux à qui il s'adresse absolument qu'inacceptable. Ce n'est pas leur personnalité politique. Ce n'est pas les méthodes qu'il recommandent que le terrorisme et à plus forte raison son apologie. Nous savons bien, nous les insoumis à quel point cette accusation peut servir de prétexte pour tous les débordements et toutes les tentatives d'abus de pouvoir par le pouvoir lui-même.
Ainsi, Mathilde Panid groupe parlementaire, ainsi Rima Hassan ainsi, je ne dresserai pas toute la liste, tant de camarades sont aujourd'hui d'abord interpellés, poursuivis et puis ensuite il y a des décisions qui sont prises en ce qui concerne Rima Hassan et Mathilde de Panneau, il y a une décision de non lieu, une décision juste et qui partait tout simplement de l'observation. tion de ce qu'elles ont dit, de ce qu'elles ont fait. Aucune n'a jamais ni aucun d'entre nous fait l'apologie du terrorisme parce que nous ne croyons pas à cette méthode de combat des apologies.
Oui, nous en avons fait des gens courageux, des militants comme Asazi et tant d'autres qui s'engagent, qui font des sacrifices pour le bien commun, pour le bien des autres, pas pour eux-mêmes. Oui, nous faisons l'apologie de ce type de comportement généreux et engagé, mais pas l'apologie du terrorisme. C'est tu nous assigné une identité qui n'est pas la nôtre que de nous enfermer dans ce soit-disant choix. Et puis écoutez, j'espère que comme bien sûr vous le savez et vous le ressentez vous autres qui vous intéressez d'un peu près à ce qui se passe et qui tâchez d'en comprendre les ressorts.
Enfin quoi, l'apologie du terrorisme avant s'était classé dans les délits de presse depuis 1881 et puis tout d'un coup, on le fait passer dans le code pénal. Ce qui signifie que quand euh une expression peut paraître poser problème, et bon, au lieu d'aller euh en discuter euh d'après le droit de la presse, on en discute comme si c'était euh un crime en vue, en perspective, en préparation. Ça suffit. entre 1974 et 2014, il y a eu une dizaine de cas d'apologie du terrorisme de signaler et depuis que les gouvernements de monsieur Macron ont fait passer le délit dans le droit pénal, il y en a 500.
Alors d'accord euh il y a des réseaux sociaux et donc la possibilité de faire ce type d'apologie c'est étendu mais nous ne sommes pas dupe. Nous voyons trop bien que à côté de ceux qui ont sans doute fait de l'apologie du terrorisme se croyant plus malin que tout le monde et de le faire sur les réseaux sociaux bien sûr il doit y en avoir. Mais à côté de ça non ne ne croyez pas plus bête qu'on est. On voit bien que tant et tant de camarades, de militants, syndicalistes, politiques euh sont mis en cause euh parce que ça permet d'exercer une répression euh comme ça un petit peu sur tout le monde à propos de euh de deux mots, d'un mot. Voilà.
Alors c'est un tweet qu'on lui reproche mais évidemment c'était pas un tweet pour faire l'apologie du terrorisme, c'était un tweet pour défendre le droit des Palestiniens à être en vie et à résister, voyez-vous, car le droit international, l'ONU reconnaît aux personnes qui vivent dans des territoires occupés de lutter contre cette occupation et de le faire par la voie armée. C'est comme ça. Voilà pourquoi je vous invite à être nombreux à manifester votre soutien comme je suis moi-même en train de le faire à ces deux militants de révolution permanente et à Nas Casible militant de révolution permanente et militant syndicaliste.
Quand vous devinez que pour que je le fasse et que je ne m'arrête pas aux divergences et aux différences qui nous séparent réellement eux et nous politiquement dans l'analyse, l'évaluation, les moyens à employer. Mais vous ne nous prendrez jamais en faute de créer entre nous, à propos de ces différences, un manque de solidarité sur le fond, sur l'essentiel. Nous voulons rester tous libres de parler comme nous le voulons car nous ne commettons pas de délit en soutenant la résistance palestinienne. Le 18 juin, on va faire du procès d'Anas Casi le procès du génocide et de la criminalisation du soutien à la Palestine. Face à leurs intimidations, il faut faire front.
Alors rendez-vous le 18 juin à midi au Tribunal de Paris métro Porte de Cliché. M.
Jean-Luc Mélenchon