Edwige Diaz : "Marine Le Pen et le RN sont innocents !" (BFMTV)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:12OuverteRéponse directe
Quel regard portez-vous sur ce dimanche ?
- 0:57RelanceRéponse partielle
Ligne de crête compliquée quand même quand on dit on va respecter l'état de droit, on va respecter la justice et on critique une décision de justice.
- 2:49OuverteRéponse partielle
Plus de 6 Français sur 10 approuvent cette décision qui a été appliquée à Marine Le Pen. Comment vous l'expliquez ?
- 3:34RelanceÉludée
Dès sa réaction à sa condamnation en première instance, on sentait une contradiction dans le discours de Marine Le Pen.
- 5:54RelanceRéponse directe
Quid du plan B, quid du plan B ?
- 10:42OuverteRéponse directe
Si l'on en croit les sondages récents, Marine Le Pen et Jordan Bardella font à peu près le même score. Qu'est-ce que ça change pour votre mouvement si ce n'est pas Marine Le Pen qui peut se présenter ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:52Invité politiqueFait
« nous sommes innocents dans cette affaire. »
- 1:06Invité politiqueFait
« c'est une décision d'injustice en l'espèce, puisque c'est une décision politique. »
- 1:50Invité politiqueChiffre
« on était quasiment 10 000, mais c'était très espacier. »
- 2:18Invité politiqueChiffre
« plus les dizaines de milliers d'adhésions qui ont été prises cette semaine »
- 2:32Invité politiqueFait
« les macronistes qui ont tout effondré, qui ont fait prospérer le chaos migratoire, sécuritaire, budgétaire, fiscal dans notre pays. »
- 3:22Invité politiqueFait
« dans cette affaire, il n'y a ni enrichissement personnel, ni corruption, ni emploi fictif. »
- 3:26Invité politiqueFait
« nous contestons l'accusation de détournement de fonds publics. »
- 7:01Invité politiquePromesse
« il y aura la cassation. »
- 7:09Invité politiquePromesse
« il déposera une proposition de loi visant à supprimer l'exécution provisoire d'une inéligibilité tant que l'appel ne s'est pas positionné. »
- 8:58PrésentateurFait
« il y a eu donc 40 emplois fictifs. C'est écrit noir sur blanc. »
- 9:10PrésentateurChiffre
« il y a eu 45 recours, à chaque fois plaidant l'impunité. »
- 9:18PrésentateurFait
« ils étaient des agents internationaux et donc que les tribunaux français n'étaient pas compétents pour les juger. »
- 10:26PrésentateurFait
« il y a aussi des peines de prison. »
- 11:39Invité politiqueFait
« Moi, j'avais voté pour Nicolas Sarkozy à l'époque. »
- 14:54Invité politiqueFait
« Si le chômage augmente, si la confiance en l'avenir des chefs d'entreprise diminue, si la fiscalité explose, si la dette augmente, etc. »
Temps de parole
- Edwige Diaz55 %
- Présentateur19 %
- Présentateur 27 %
- Invité6 %
- Invité 25 %
- Invité 33 %
- Invité 42 %
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On parlait de cette photo, de ce dimanche incroyable, on est à deux ans du premier tour de la présidentielle. Trois rassemblements, dont celui du Rassemblement National. Tout d'abord, en dehors des partis, quel regard vous, vous portez sur ce dimanche ?
Moi, j'ai surtout regardé ce qui s'est passé aujourd'hui, Place Vauban, évidemment, puisque j'y étais. Vous dire que c'était une journée importante pour nous, une journée placée sous le signe de la cohésion militante, de l'Union Nationale aussi, et c'était l'occasion pour Marine Le Pen de témoigner sa gratitude à l'égard des centaines de milliers de soutiens qu'elle a reçus toute la semaine. Donc c'était un moment fort, vraiment un moment de fraternité, un moment d'espoir, puisque nous avons pu rappeler à nos millions d'électeurs que nous ne nous inclinerons pas et que nous nous défendrons parce que nous sommes innocents dans cette affaire.
Ligne de crête compliquée quand même quand on dit on va respecter l'état de droit, on va respecter la justice et on critique une décision de justice.
Alors c'est une décision d'injustice en l'espèce, puisque c'est une décision politique. Marine a été très claire dans son propos, elle a rappelé que l'immense majorité des magistrats exerçaient leur profession avec impartialité et surtout qu'elles condamnaient toutes les violences dont pouvaient être victimes les juges. Maintenant, parce que nous respectons l'état de droit, parce que nous sommes en France, pays des droits de l'homme, nous savons qu'il existe un second degré de juridiction. Pourquoi ? Parce que des fois, des magistrats peuvent se tromper en première instance.
Donc en fait, nous ne faisons qu'appliquer le droit, le respecter et donc utiliser les voies juridiques qui sont à notre disposition. Il y avait 7000 personnes à peu près, place Vauban, une mobilisation suffisante ? Oui, oui, oui. En fait, on était quasiment 10 000, mais c'était très espacier. En tout cas, moi, je peux vous dire que depuis la scène, c'était assez impressionnant. À cela, vous rajoutez les, je pense, millions de téléspectateurs qui ont suivi ça à la télé, plus sur les réseaux sociaux, plus les replays qu'il va y avoir.
Donc en fait, la mobilisation massive qui a eu lieu aujourd'hui, plus les centaines de milliers de pétitions qui ont été signées cette semaine, plus les dizaines de milliers d'adhésions qui ont été prises cette semaine, eh bien, nous confortent dans notre idée que nous sommes dans le juste et que les Français continuent de nous faire confiance pour défendre leurs intérêts. Et ils ont bien raison, parce que très sincèrement, entre les macronistes qui ont tout effondré, qui ont fait prospérer le chaos migratoire, sécuritaire, budgétaire, fiscal dans notre pays. Et d'un côté, la France insoumise, qu'on pourrait rebaptiser de France incendiaire.
Eh bien oui, moi, je le dis, le Rassemblement national est la dernière voie, le dernier espoir pour redresser notre pays.
Juste, plus de 6 Français sur 10 approuvent cette décision qui a été appliquée à Marine Le Pen. Comment vous l'expliquez ? C'est selon les derniers instituts de sondage divers et variés ?
Oui, mais en fait, on n'est pas loin du 50-50. Et puis, derrière l'avis des personnes, il y a ceux qui sont favorables au Rassemblement national, ceux qui n'y sont pas favorables. On verra, ça sera intéressant de refaire cette étude d'opinion quand l'appel sera rendu public, enfin, quand on aura la décision de l'appel. Parce que moi, je le dis, je crois sincèrement que nous serons relaxés en appel. Parce que je rappelle, pour vos téléspectateurs, dans cette affaire, il n'y a ni enrichissement personnel, ni corruption, ni emploi fictif. Et nous, nous contestons l'accusation de détournement de fonds publics. Alors, je sens qu'il y a des questions sur ce plateau.
Oui. Non, non, mais c'est... En fait, dès sa réaction à sa condamnation en première instance au 20h de TF1, dans le discours de Marine Le Pen, on sentait comme une contradiction. C'est-à-dire, les deux piliers de sa défense s'opposaient. En une phrase, elle expliquait finalement être la victime d'une justice politisée qui faisait partie d'un système qui visait à l'empêcher de se présenter, voire à conquérir le pouvoir. Et tout de suite après, la seconde phrase, c'était de dire qu'elle ne devait son salut qu'à cette même justice et elle espérait même un appel le plus rapide possible. Et finalement, dans son discours de cet après-midi, on reste un peu sur ce paradoxe.
Enfin, je veux dire, la justice est politisée, mais d'un autre côté, c'est le seul salut pour Marine Le Pen. Est-ce qu'il ne va pas falloir un moment... Soit vous revenez à votre filiation populiste, qui est celle du Rassemblement national, Front national, et même on peut remonter au plus jadis, soit vous l'abandonnez, mais là, est-ce qu'il n'y a pas deux discours qui sont parallèles et contradictoires ?
Non, je ne vois pas trop ce que vous voulez dire. Ce que je veux dire, c'est qu'on n'a jamais dit que la justice est politisée. On a dit qu'on était tombés sur des magistrates qui, en l'occurrence, avaient certainement fait preuve d'une certaine politisation. Ça, c'est ce qu'elle a dit cet après-midi. Oui, mais c'est ce qu'on a toujours dit. Et je vais vous dire, Madame, moi je suis élue en Gironde, et chaque année, vous savez, moi j'ai deux ressorts dans mon département, le tribunal de Bordeaux, le tribunal de Libourne. Et je suis invitée chaque année aux audiences solennelles de rentrée, aux prestations de serment, etc.
Et je peux vous garantir que nous sommes, en tout cas pour ma part, je suis très bien accueillie, parce que oui, je le pense, l'immense majorité des magistrats et des juges, des avocats, enfin du monde de la justice, fait très bien son travail, avec impartialité. Et là, on est tombés, voilà, sur des juges qui, manifestement, n'avaient pas ce sens de la neutralité et de l'intérêt supérieur du pays.
J'aimerais qu'on réécoute cette déclaration de Jordan Bardella, qui l'a tenue cet après-midi, place Vauban.
En démocratie et en République, comme l'a dit le général de Gaulle, la Cour suprême, c'est le peuple. Aucune juridiction ne peut aller à l'encontre de ce principe fondamental. Aucune décision de justice, aucune forme de censure ou d'interdiction ne réussira à mettre un terme à ce que nous bâtissons ensemble chaque jour, pour la France et pour les Français. Victor ? Alors, j'ai une question, justement, là, Jordan Bardella ne le disait pas, mais il était un petit peu agacé du fait qu'on lui pose la question régulièrement, quid du plan B, quid du plan B, quid du plan B ?
Je sais bien que, comme il l'a dit, le plan B n'arrivera pas tant que le plan A ne sera pas arrivé à son terme, mais il se pourrait que le plan A arrive à son terme, si Marine Le Pen est condamnée définitivement, soit lors de l'appel, soit encore plus tard lors d'une cassation, mais qui arriverait donc très proche, même si elle est très accélérée, très proche de la présidentielle. Ma question est une question de stratégie politique, de stratégie de campagne.
Quand est-ce que le Rassemblement national, selon vous, pourrait se dire, bon, là, on peut commencer éventuellement à préparer une campagne de Jordan Bardella, au cas où, enfin, je veux dire, vous n'allez pas arriver à deux mois de la présidentielle et dire, bon, cette fois-ci, on change de campagne.
Alors, moi, je vous répète que nous sommes innocents, donc du coup, j'ai bon espoir que l'appel nous rendra notre honneur, qui est quand même, il faut le dire, considérablement sali depuis un certain nombre d'années. Et voilà, cette agressivité s'est renforcée ces dernières semaines. Pourquoi nous avons de bonnes raisons d'espérer ? C'est parce que, vous l'avez dit, il y a l'appel, il y aura la cassation.
Donc, en fait, il y a un espoir par la voie judiciaire, mais il y a aussi un espoir par la voie législative, puisque notre allié Éric Ciotti a d'ores déjà indiqué que lors de sa niche parlementaire qui aura lieu au mois de juin, eh bien, il déposera une proposition de loi visant à supprimer l'exécution provisoire d'une inéligibilité tant que l'appel ne s'est pas positionné. Donc, moi, j'espère que...
J'ai visiblement perdu un soutien cet après-midi.
Oui. On est clairement... Oui, mais on a dit qu'il n'y en a pas. Devant François Bayrou, Gabriel Attal, disons votre... Oui, incroyable, incroyable. Alors, du coup, ça me permet de faire le lien avec ce que je voulais vous dire, c'est qu'en fait, nous, nous sommes prêts, nous pensons que Marine Le Pen sera notre candidate, mais dans tous les cas, nous avons une colonne vertébrale. Nous avons une vision pour le pays. Ceux que n'ont pas, par exemple, les macronistes, qui en viennent, eux, à instrumentaliser cette affaire pour leurs petits intérêts personnels, puisque vous avez M.
Bayrou qui déclare aux questions au gouvernement, la semaine dernière, j'y étais, qu'il avait quand même été troublé par cette décision, que, bon, il ne fallait pas que ça se passe comme ça, et là, Gabriel Attal qui dit non, non, mais nous, on ne votera pas. Donc, en fait, Gabriel Attal, pour ses intérêts, peut-être, personnels, peut-être qu'il pense à une élection présidentielle, se dit, si je pouvais éviter d'avoir Marine Le Pen dans les pattes, ça m'arrangerait bien. Gabriel Attal qui va un peu plus loin, qui dit que tu vaux, tu payes, surtout quand on est politique. Oui, non, mais d'accord, mais M.
Attal, c'est le maître de la formule, mais en attendant, c'est surtout le maître de l'échec en matière de réalisation. Il suffit de voir les derniers sondages qui ont été publiés, Marine Le Pen très haute dans les sondages, Gabriel Attal très bas. Donc, en fait, il a peut-être parlé, M. Attal, avec beaucoup de colère, avec beaucoup de rancœur, mais en tout cas, pas avec sincérité, cette sincérité qui manque cruellement au camp présidentiel. C'est Golen.
Oui, non, mais ce qu'on entend là, c'est exactement le... Je comprends, ils se défendent. C'est exactement ce qu'ils ont dit devant le tribunal pendant 10 ans. Et le tribunal ne les a pas suivis. Je rappelle qu'il y a... Je répète, puisque j'ai lu les 150 pages de la décision, c'est quand même très intéressant parce que ça évite... Ça permet en tout cas d'identifier des contre-vérités. C'est qu'il y a eu donc 40 emplois fictifs. C'est écrit noir sur blanc. Ils viennent nous dire qu'il n'y avait pas d'emplois fictifs. Donc, si, c'était écrit dans la décision. Et deuxièmement, qu'il y a eu 45 recours, à chaque fois plaidant l'impunité. On veut l'immunité parlementaire.
Ils sont même allés jusqu'à dire, ce qui est assez étrange pour un parti qui plaide le patriotisme, qu'ils étaient des agents internationaux et donc que les tribunaux français n'étaient pas compétents pour les juger. Ils ont même mis en cause la légitimité matérielle du tribunal. Et tous ces arguments ont été répétés, passés en appel, passés en cassation. Donc, ça revenait. Et donc, le RN a déjà réussi à passer le cap de l'élection présidentielle de 2022 en n'étant pas condamné avant. Mais ce n'est pas complètement de leur faute. Il y a aussi la lenteur de la justice. Non, non, ce n'est pas la lenteur de la justice.
45 recours, c'est-à-dire que chaque fois qu'il y avait un acte de procédure qui était pris, c'était déféré au tribunal, il y avait un appel et il y avait en cassation. Donc, il y a eu une stratégie de retarder au maximum et de passer les deux étapes de la présidentielle.
Non, mais c'est leur droit aussi de faire appel ou de se pouvoir en cassation.
C'est leur droit, mais il ne faut pas dire non plus que c'est une décision politique, puisque à chaque fois, les magistrats, quels qu'ils soient, donc il y a eu plusieurs dizaines de magistrats, il y a eu les parquets qui, à chaque fois, ont battu et ont fait perdre ses arguments. Et on dit à chaque fois, non, il n'y a pas d'impunité, non, il n'y a pas d'impunité, et donc vous serez condamné et il y a des peines de prison. Donc, il n'y a pas seulement l'inligibilité, il y a aussi des peines de prison.
Et donc, la question est de savoir si on appelle Marine Le Pen et donc la vingtaine de prévenus sont condamnés, c'est-à-dire si les peines de prison sont maintenues, est-ce qu'elle sera candidate à la présidentielle ? C'est ça la question ? Oui, moi ce que je vois, Madame Royal, c'est que...
Mais c'est la question que se posent les gens.
Pardon, moi je voulais vous poser aussi une question. Oui, je vais répondre sur ça, c'est assez drôle. Si l'on en croit les sondages récents, et notamment celui d'aujourd'hui d'Elab, Marine Le Pen et Jordan Bardella font à peu près le même score à un mois après. Donc, au fond, qu'est-ce que ça change pour votre mouvement,
si ça n'est pas Marine Le Pen qui peut se présenter ? Je vous réponds juste après, mais d'abord je suis obligée de répondre à Madame Royal, qui est en train de nous reprocher de vouloir nous défendre. Bah oui, Madame Royal, nous nous considérons que nous sommes innocents. Donc, nous utiliserons toutes les voies qui existent pour faire reconnaître notre innocence. C'est quand même assez surprenant qu'une femme de gauche, comme vous, vienne criminaliser la défense. Mais après, je peux peut-être vous comprendre, puisque personne n'aura oublié que vous étiez candidate du Parti Socialiste à l'élection présidentielle. Moi, j'avais voté pour Nicolas Sarkozy à l'époque.
Et donc, je comprends que vous viennes, je trouve ça assez drôle que vous veniez aujourd'hui défendre ceux à cause de qui nous sommes dans cette situation, qui sont en fait vos amis, puisque c'est M. Martin Schulz, qui est l'ancien président socialiste du Parlement européen, et Madame Christiane Taubira, qui est l'ancienne ministre de la Justice de François Hollande. Donc, on voit bien cette petite solidarité entre socialistes, qui ont tout perdu, au premier rang desquels, la confiance des Français. Bon, ça c'est dit. Si on vient sur le sondage...
Si on vient sur le sondage, finalement, quand on voit les résultats des intentions de vote...
Est-ce que ça change ? Qu'est-ce que ça change ? Non, mais nous, c'est notre choix, en fait. Le choix qui a été fait par Marine Le Pen et par Jordan Bardella, c'est Marine Le Pen, président de la République, Jordan Bardella, Premier ministre. Après, je me réjouis de la constance des électeurs, qui viennent dire, nous, de toute façon, on votera pour les idées du Rassemblement national, et c'est vrai qu'on a beaucoup de chance au RN, c'est que nos idées sont parfaitement incarnées et représentées par deux leaders politiques qui sont en totale convergence, vous voyez.
Et je fais le parallèle un petit peu avec les images que vous avez montrées tout à l'heure à la tribune du parti Renaissance, où vous aviez sur une même scène que des gens qui se détestent et que des gens qui seront opposés les uns aux autres si jamais ils font une primaire. Il y avait Mme Yael Brun-Pivet, M. Gabriel Attal, M. François Bayrou, M. Edouard Philippe, que des gens qui se détestent. Ben oui, je le dis, nous, au RN, nous avons la chance d'avoir deux leaders qui s'entendent bien et qui reçoivent la confiance de notre électorat.
Alors, puisque vous étiez Place Vauban, vous n'avez pas forcément entendu toutes les punchlines de Gabriel Attal, il y en a une que je voudrais vous soumettre.
Il y a quelques semaines, Steve Bannon, à qui le RN avait déroulé le tapis rouge en France, a qualifié Jordan Bardella de fillette devant les médias du monde entier. La réalité, elle est là. Le RN, ça n'est pas l'allié de Donald Trump, c'est la groupie du trumpisme. Oui, voilà. Voilà pourquoi Marine Le Pen a applaudi encore cette semaine la guerre commerciale lancée par Trump. Une guerre qui va pénaliser les travailleurs, pénaliser les agriculteurs. Alors oui, après avoir accepté d'être un pion du poutinisme, le RN se vit maintenant comme un prestataire de service du trumpisme en France.
Edwige Diès, vous répondez quoi à cette attaque directe, pour le moins ? Oui, c'est ce que je vous ai dit tout à l'heure, M. Attal, c'est l'homme de la formule. On endorbe la formule sur le fond. C'est surtout l'homme de la caricature, voire même l'homme de l'insulte. Je pense que c'est l'agressivité du désespoir. M. Attal voit bien que son parti périclite, que l'opinion se détourne de lui. Ça a été un mauvais ministre de l'éducation nationale, ça a été un mauvais Premier ministre. Donc en fait, il n'a plus d'argument. Et sur la guerre commerciale, dont on nous accuse d'être à l'origine avec Trump, M.
Attal a quand même beau jeu de là de nous dire que c'est notre politique qui pénalise les Français. Non, pardon, si les agriculteurs ont été dans la rue l'année dernière, ce n'est pas parce que Marine Le Pen et Jordan Bardelat étaient au pouvoir, c'est parce que lui était au pouvoir et qu'il a menti aux agriculteurs. Si le chômage augmente, si la confiance en l'avenir des chefs d'entreprise diminue, si la fiscalité explose, si la dette augmente, etc., ce n'est pas de la faute du RN, nous ne sommes pas encore au pouvoir. Nous aspirons y aller pour réparer tout ce qu'ils ont abîmé.
Très rapidement, Ségolène Royal, comme promis, je vous laisse le mot de la fin avant qu'on passe à la suite. Non, je veux dire, tout le monde a le droit de se défendre, ce n'est pas le sujet. C'est que, au fond, quand... Et moi, je ne me réjouis pas, quel que soit le parti politique, qu'il y ait des élus qui soient pris la main dans le sac, parce qu'après, les Français pensent tout le monde, tous pourris.
Et donc, je n'ai pas pris position, j'ai juste décortiqué la décision du tribunal parce que je crois que c'est dangereux dans une société de mettre en cause l'indépendance de la justice, d'insulter la magistrature, d'insulter les tribunaux, parce que ce sont eux qui sont garants aussi de l'équilibre des pouvoirs. C'est ça que je veux dire. Et quel que soit le parti politique qui aurait fait la même chose, je l'aurais condamné de la même façon. Parce que mon expérience politique me pousse à rappeler ça, ces principes fondamentaux. Vous voyez, à partir de là, tout le monde a le droit de se défendre.
Mais si vraiment le RN n'avait pas commis ce détournement, pourquoi est-ce qu'ils ont mis fin à ces emplois fictifs en 2016 ? En tout cas, pour le moment, il y a appel de ce jugement et on attendra donc ce jugement en appel, a priori, avant l'été prochain. Merci beaucoup, Edwifia, merci à vous tous.
Edwige Diaz