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interviewBFMTV· 8 juin 2026 19 min

Manuel Bompard réagit à l'affaire Lyhanna

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Il est 8h29 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour Manuel Bompard. Bonjour.

Merci d'être dans ce studio pour répondre à mes questions. Vous êtes le coordinateur national de la France Insoumise, vous êtes également député des Bouches-du vous étiez sur scène hier lors de ce grand meeting en plein air de Jean-Luc Mélenchon. On y reviendra dans un instant, c'est vraiment le lancement officiel de la campagne de la France Insoumise et de Jean-Luc Mélenchon.

Mais d'abord le drame, Le drame de Liana, vous l'avez entendu, Gérald Darmanin présente ses excuses à la famille de Liana. Il parle de dysfonctionnement. Laurent Nunez, ministre de l'Intérieur, reconnaît un échec, des dysfonctionnements, un manque de bon sens.

Est-ce que tout cela suffit ? Non, ça ne suffit pas. Que le ministre de la Justice présente ses excuses, c'est la moindre des choses.

Mais je vois bien qu'il y a une tentative, si vous voulez, d aller pointer du doigt ou faire porter la responsabilité à des individus ou à des dysfonctionnements qui seraient des dysfonctionnements individuels. Alors que clairement, ce que révèle malheureusement cette tragédie, c'est un problème qui est un problème systémique de prise en charge dans notre société, de la lutte contre les violences sexistes et sexuelles de manière générale, et particulièrement de la lutte contre les violences sexuelles à l'égard des enfants. Et que les réponses, elles ne peuvent pas seulement être des réponses de sanctions individuelles, elles doivent être des réponses qui sont des réponses systémiques.

Vous savez, il y a une commission indépendante qui s'appelle la CIVIS, qui a travaillé sur les problèmes d'inceste et de violences sexuelles contre les enfants. Elle a formulé un certain nombre de recommandations, plus de 80 en 2023. Et à l'heure où je vous parle aujourd'hui, vous avez seulement 25 % de ces recommandations qui ont été mises en œuvre et qui sont effectives.

Vous avez des associations qui demandent 2 ,6 milliards d'euros dans la lutte contre les violences sexistes et sexuelles. Aujourd'hui, malheureusement, on n'en voit pas à la couleur. Donc c'est ça qu'il faut faire.

Il dit Gérald de Darmanin, mais pourtant j'avais donné des instructions, j'avais fait une ordonnance, j'avais demandé à ce que les affaires qui concernent les enfants, les mineurs soient sur le haut de la pile. Ma circulaire n'a pas été respectée. Pardonnez-moi, mais ce n'est pas vrai.

Il y a eu trois circulaires dont M. Darmanin parle quand il est allé à la télévision avant le week-end. La première de ces circulaires, elle mettait en hall de la pile des priorités la lutte contre le narcotrafic et elle mettait en deuxième point la question des violences contre les personnes.

Et à l'intérieur de ce deuxième point, elle parlait de violences contre les enfants. Ensuite, il y a eu une deuxième circulaire qui parlait de la prise en charge et de l'accompagnement des victimes d'attaques contre les personnes. Troisième circulaire, elle Elle parlait des violences sexuelles contre les enfants dans le cadre scolaire et dans le cadre périscolaire.

Là, en l'occurrence, malheureusement, dans la tragédie de l'IANA, on ne parle pas du cadre scolaire ou périscolaire. Ce que dit M. Darmanin, c'est une manière en quelque sorte de s'exonérer de sa propre responsabilité qui est une responsabilité politique et ne correspond pas aux faits.

Il n'y a pas eu d'instruction de M. Darmanin demandant à ce que la lutte contre les violences sexistes et et la lutte contre les violences sexuelles contre les enfants, soit une priorité ultime. Il doit démissionner ?

Je trouve que si vous voulez il y a en Macronie ce sentiment que le pouvoir politique n'assume jamais ses propres responsabilités. Et quand on est ministre de la justice aujourd 'hui, quand on a été ministre de l'intérieur avant, puisque la question qui est posée là c'est l'articulation entre le travail de la police et le travail de la justice, donc la responsabilité du ministre de l'intérieur et la responsabilité du ministre de la justice, il me semble un peu normal dans une démocratie au bout d'un moment que les responsables politiques assument leurs responsabilités et qu'ils cherchent pas en permanence à se défausser. Donc pour vous Gérald Darmanin et Laurent Nunez devraient remettre leur domicile Je trouve que la question se pose en tout cas de la responsabilité politique.

Mais vous la demandez cette démission ? Ça ne sert à rien que je la demande. Mathilde Panot le fait.

Oui, voilà. Mais c'est surtout que je sais bien qu'il ne suffit pas que je la demande pour qu'elle devienne effective. Je dis juste que la responsabilité politique à un moment l'est posée parce que sinon le sentiment qu'on envoie aux Françaises et aux Français c'est qu'à la fin on cherche juste à se protéger.

Or la question qui est posée elle dépasse des personnes, elle passe des individus, c'est une question qui doit être une question de société ? Comment on fait en sorte que nos enfants soient protégés ? Comment on fait en sorte qu'on comprenne que les enfants sont un sujet de droit, qu'on ne peut pas le laisser comme ça ?

Il y a 160 000 violences sexuelles contre les enfants. Quand il y a des plaintes pour viols d'enfants, il y en a 72 % qui sont classés sans suite. Et il y en avait eu plusieurs avant le drame de Liana qui concernait Jérôme Barrella, le suspects.

Il y en avait quatre au moment de sa disparition, il y en a neuf aujourd'hui. Laurent Nunez dit d'ailleurs que c'est un drame qui aurait pu être évité. Malheureusement, je crois que sur ce point, il a raison.

Quand on sait qu'il y a une plainte qui date d'il y a plus d'un an, que cette personne n'avait même pas été auditionnée. Quand on sait qu'un des signalements qui a été fait à la gendarmerie n'a même pas été suivi des faits, quand on sait que cette personne a subi une sanction administrative puisqu'elle travaillait dans un établissement scolaire et qu'elle a été licenciée et qu'il n'y a pas eu de signalement à la justice. C'est terrible de se dire qu'évidemment c'est un drame, une tragédie et ce sentiment atroce qu'il aurait pu...

On va voir ce que vous proposez, vous, sur la justice. Mais Manuel Bompard, vous avez dit les sanctions, ça ne suffirait pas. Mais en faut-il tout de même ?

Des sanctions individuelles ? Des sanctions individuelles. On parle de la question de la procureure d'Auch, on parle de la question de la responsabilité des uns et des autres qui n'ont pas forcément mis en lumière ce qui se passait, qui n'ont pas forcément tiré les conséquences par exemple de l'analyse médicale qui avait été faite sur l'une des petites filles qui a porté plainte.

Est-ce qu'il faut des sanctions individuelles ? Il y a une enquête administrative qui a été lancée et cette enquête va aller jusqu'à son terme. Si elle révèle qu'il y a eu des failles individuelles, elles peuvent faire et elles peuvent donner lieu à des sanctions.

Mais honnêtement, c'est une manière de prendre le problème qui ne le traite pas dans sa globalité. Sa globalité aujourd'hui...

On va parler de la globalité, mais Emmanuel Bonpart, êtes-vous opposé à l'idée Non, je ne suis pas opposé. Je vous ai répondu s'il y a une enquête en cours, ce n'est pas l'affaire à la place. Est-ce que les juges doivent davantage rendre compte de leurs actions ?

Tout le monde doit rendre compte et les juges en particulier, dans la justice aussi. La responsabilité individuelle elle existe toujours. Vous avez entendu peut-être Bruno Retailleau qui demande une cour disciplinaire de la magistrature.

En fait si vous voulez tous ces coups de communication que je trouve d'un certain point de vue assez indécent d'ailleurs, comme quand M. Darmanin nous dit aujourd'hui qu'il va réexaminer toutes les enquêtes en cours. La belle affaire, une fois qu'on les a examinées, s'il n'y a personne pour les prendre en charge et pour les traiter, qu'est-ce que ça va changer ?

Et puis il faut un drame et une tragédie. Il a cette expression, il dit « nous ne partirons par vacances, ni moi, ni les procureurs, tant que les 70 000 plaintes qui concernent des enfants ne seront pas examinés. » C'est de la démagogie parce que vous pouvez les examiner mais il faut qu'elles soient prises en charge, il faut qu'il y ait une police judiciaire pour mener les enquêtes, il faut auditionner des personnes.

Et puis quoi ? C'est-à-dire qu'il faut une tragédie dans notre pays pour que les enquêtes suivent leurs cours. C'est ça que nous dit M.

Darmanin, c'est-à-dire que s'il n'y a pas de drame ou pas de tragédie, c'est normal que les enquêtes soient là et qu'elles ne suivent pas les...

Enfin c'est absolument absurde. Donc on a un problème qui est un problème de clochardisation absolue de la justice. Et quand j'entends le président de la République dire « je ne veux pas entendre parler de moyens », si précisément, évidemment que la solution ce ne sont pas que des moyens.

Mais la question des moyens elle est centrale. Sur la un, il disait « pas question d'être les boucs émissaires » dans cette histoire. Mais deux, il disait « pour autant non, il n'y a plus de clochardisation de la justice en France ».

Là le problème, je veux bien qu'on parle de moyens et il y a un vrai problème de moyens, mais là le problème, c'est qu'il y a eu des procédures. Il y a eu, ne serait-ce que sur la plainte que l'on évoquait à l'instant le 22 août dernier, une petite fille porte plainte avec sa maman. Le 11 septembre, il y a un examen Un médical qui conclut que les lésions qu'elle présente sur son corps corroborent son récit de viol.

Ce n'est pas une question de moyens. Il est là le rapport, mais rien n'est fait derrière. Pourquoi rien n'est fait ?

Là vous dites que ce n'est pas une question – Pour vous, rien n'est fait parce que tout le monde est débordé ? – Pas seulement, peut-être encore une fois. J'essaie d'avoir une vision qui est une vision complexe de cette situation dramatique.

Mais quand je sais qu'il y a à peu près 3 procureurs pour 100 000 habitants en France alors qu vous pouvez me dire il n'y a pas de problème de clochardisation mais on est d'accord c'est pas moi qui le dit c'est pas moi qui le dit c'est le procureur national qui disait ce matin je veux dire qu'on me dise le sujet ce ne sont pas que les moyens et y compris le sujet ce ne sont pas que les moyens et y compris le sujet ce ne sont pas que les moyens, parce que ne focaliser la discussion uniquement sur les moyens, c'est aussi pardon, à ne pas comprendre qu'il y a un problème de culture du viol, de culture patriarcale. Et qu'il y a un continuum aujourd'hui entre les violences sexistes et sexuelles et dans les violences sexuelles contre les enfants, ne pas comprendre qu'il y a des problèmes de formation, qu'il y a des problèmes de la parole de l'enfant qui n'est pas pris au sérieux comme la parole d'une femme qui vient en ce plan n'est pas prise au sérieux. – Mais là encore une fois, on a eu la parole et on a ensuite les preuves médicales matérielles.

Une question quand même, le tribunal d'Auch, on ne peut pas dire que ce soit un des tribunaux les plus débordés, en tout cas c'est ce qu'il semble, ce n'est pas le tribunal de Paris ou le tribunal pour enfants de Bobigny ? – Je ne sais pas, je vous invite à regarder, j'ai lu plusieurs articles dans la presse sur le fait qu'à un moment, il n'y avait plus de juges dans ce tribunal. Bon, je ne suis pas sûr que nos tribunaux, nos petits tribunaux, parce que c'est ça la comparaison que vous faites, en particulier dans les zones qui ne sont pas les grands centres urbains soient en très meilleure santé si vous voulez que les tribunaux.

Vous, au pouvoir, vous faites quoi ? Pour restaurer la justice ? Pour lui donner les moyens ?

Comme je vous le disais, d'abord on met en œuvre immédiatement l'ensemble des recommandations qui sont formulées par cette civile, cette commission indépendante, qui a travaillé et ses recommandations doivent être suivies des faits. Deuxièmement, on accorde les 2 ,6 milliards d 'euros qui sont demandés par les associations qui travaillent sur ce sujet pour pouvoir avoir le plan digne de la France dans la lutte contre les violences sexistes et sexuelles. Enfin, pardonnez-moi, on est capable de distribuer des dizaines de milliards d'euros aux grandes entreprises sans contrepartie.

On est prêt à...

On est capable de donner des dizaines de milliards d'euros de cadeaux fiscaux aux plus riches dans ce pays sans que ça ne pose de problèmes et on n'est pas capable de mettre moins de 3 milliards d'euros pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles et pour protéger nos enfants. Voilà ce qu'on fait. On commence par ça et ça, ça nécessite des enquêteurs supplémentaires, ça nécessite des formations.

Vous savez que quand Quand un enfant vient parler, il faut qu'en face, il y ait un enquêteur qui soit formé. Qui soit formé, qui soit capable de distinguer, de lui poser des questions spécialement. Je revoyais, regardez, j'avais un chiffre, je ne le retrouve plus, mais qui disait qu'aujourd'hui vous n'avez pas suffisamment d'enquêteurs qui sont formés pour entendre la parole des enfants, et bien oui, et donc tout le monde peut le comprendre parce qu'un enfant le faire parler c'est difficile, et donc bien souvent il y a ce sentiment, il doit raconter des bêtises, il doit dire n'importe quoi, donc voilà ce qu'il faut faire, il faut mettre ça sur la pile des priorités des politiques publiques. – Est-ce qu'il faut un parquet spécialisé à l'image du parquet national financier, à l'image du parquet désormais contre le narcotrafic ?

C'est Dominique de Villepin qui propose cela dans le programme qu'on avait défendu déjà en 2022 là pour l'élection présidentielle qui vient vous savez on est en train de travailler sur nos propositions mais dans le programme de 2022 on mettait en place l'idée qui en tout cas des équipes spécialisés qui prennent en charge et qui soient formés sur la question des violences sexistes et sexuelles, et sur la question des violences sexuelles contre les enfants. Je trouve qu'effectivement ça irait dans la bonne direction. Est-ce que vous irez ou est-ce que vous appelez à aller aux différents rassemblements ce soir en particulier à Paris devant le ministère de la Justice mais devant tous les tribunaux de France.

Je pense que des insoumis ils seront présents parce qu'évidemment on partage cette peine et cette émotion après on sera vigilants si vous voulez sur les messages pour participer à des rassemblements avec lesquels on partage les messages. Hier soir, donc, enfin hier après-midi précisément, grand meeting en plein air à Saint-Denis. Vous avez annoncé avoir réussi à rassembler 26 000 personnes.

Alors le chiffre, personne n avait vraiment compté. Mais en tout cas, il y avait beaucoup de monde. Vous avez compté les 26 000 ?

Un par un, mais juste pour que les choses soient dites rapidement, il y a un travail sur plan qui permet d'identifier une superficie. Sur cette superficie, il y a une densité qui est estimée. Là, il y avait à peu près entre 7000 et 8000 mètres carrés.

Si vous faites 3 à 4 personnes par mètre carré, vous arrivez à ce chiffre. Voilà pour que les choses soient claires. Grand meeting, grand rassemblement.

En effet, coup d'envoi de la campagne LFI avec un certain nombre de points sur lesquels on vous a toujours entendus. La retraite à 60 ans, vous maintenez. Le SMIC à 1700 euros.

Un peu plus surprenant peut-être l'indépendance de la Nouvelle-Calédonie. L'autonomie davantage pour la Comment vous en êtes venu à ça ? D'abord, en partant des demandes qui sont exprimées.

En Corse, vous avez depuis plusieurs élections les élections qui sont remportées par les autonomistes. Et à un moment, quand vous êtes démocrate bah vous entendez la parole de la mais c'est d'argument pour l'accord s'il vaut pas pour la nouvelle calédonie puisque par la nouvelle calédonie ils ont voté à 4 ans mais la nouvelle calédonie et jean-luc mélenchon a dit nous accompagnerons la nouvelle calédonie vers l'indépendance et ce qui est fait en france depuis les années 80 les accords de Nouméa puis les accords de Matignon Non mais ça veut dire que vous, vous souhaitez l'indépendance de la Nouvelle-Calédonie ? Un processus de décolonisation tel qu'il a été engagé son aboutissement c'est la fin des soumissions et donc un processus d indépendance.

Mais me semble-t-il, votre argument sur la Corse qui est un argument électoral et sur la Corse et sur la Nouvelle-Calédonie pourrait donner exactement l'inverse du côté de la Nouvelle-Calédonie parce qu'il y a eu des votes et que les votes n'ont pas non plus à la volonté d'une...

C'est un peu plus compliqué que ça si je peux me En effet, c'est plus compliqué, on est d'accord, mais il y a eu deux référendums. En tout cas, il n'y a pas eu de référendum. À chaque fois, l'indépendance a progressé et le troisième référendum qui peut-être aurait pu conduire a finalement été boycotté par les indépendantistes puisqu'il Il a été organisé par M.

Édouard Philippe contre la volonté des indépendantistes dans la période du Covid. Ce n'est pas une forme d'abandon ? Non, c'est une forme de reconnaissance d'un processus de décolonisation qui est engagé en Nouvelle-Calédonie et qui est reconnu y compris par les Nations Unies et que son aboutissement, c'est celui-là.

Et quand vous avez cette attente, cette volonté qui s'exprime, je crois que vous devez la prendre en compte. La République, ça ne peut pas être une camisole de force. Vous ne pouvez pas imposer à des populations qui demandent une indépendance ou, dans d'autres territoires, une autonomie de ne pas y avoir droit.

Et donc il vaut mieux le réfléchir en intelligence et en discussion plutôt que le faire malheureusement par des situations Votre adversaire, c'est le RN. Nous ferons rempart au RN. Voilà ce qu'a redit Jean-Luc Mélenchon hier.

Dans la foule, on a entendu ça. On est chez nous, on est chez nous, on est chez nous, crier par la foule face à vous. J'ai quand même dû le réécouter plusieurs fois parce que c'est un cri que l'on entend habituellement dans les meetings du Front National ou aujourd'hui du Rassemblement National.

Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que vous voulez être le miroir du RN ? Non, pas du tout.

Ça veut dire qu'il y a eu une tentative depuis des dizaines d'années par l pour une candidature qui propose un programme alternatif. Mais oui, il y a aussi dans cette campagne des élections présidentielles la nécessité de combattre, de battre le RN. Et une des manières de le faire, c'est de lui reprendre aussi les symboles qu'il a essayé de nous confisquer.

Quand le RN dit « on est chez nous », c'est pour exclure une partie de la population et pour considérer que cette partie de la population n'est pas chez elle. Quand le peuple d'hiver qui Il y a des drapeaux français, il y a des drapeaux tricolores, quelques drapeaux palestiniens mais les drapeaux tricolores en masse c'est nouveau ils ont été distribués par LFI ces drapeaux comme d'habitude dans nos meetings on a toujours d'ailleurs contrairement à ce que disent souvent l'extrême droite pour parler de la France insoumise en disant il n'y a pas de drapeaux bleu blanc rouge si il y a toujours des drapeaux bleu blanc rouge mais oui il y en a évidemment il y en a parce que Mais ça veut dire quand vous dites voilà on veut se réapproprier je recevais la semaine dernière Raphaël Luxman ici même qui qui disait à peu près en réalité la même chose alors vous serez évidemment sûrement pas d'accord sur le sur la suite de ce qu'ils en fait mais lui il dit il faut qu'on fasse en sorte de ne pas laisser ces symboles à l'extrême droite il parle de la marseillaise il parle du drapeau tricolore raphaël luxman qui dit moi je plierai la france insoumise alors il a raison il faut faire une chose très simple prenez le bulletin de vote jeanlique manchon vous le pliez avant de le mettre dans le dans l'urne ça c'est comme ça que vous l'entendez bah oui il faut plier le bulletin avant de le mettre dans l'enveloppe sinon ils rentrent pas vous êtes surpris de bad qui dit ça non il fait ce qu'il veut écoutez il ya une élection présidentielle mais vous avez la primaire c'est fini il il y avait déjà eu une primaire jamais trop commencée ça vous a pas échappé madame de malha écoutez ce qu'a dit jean-luc mélenchon hier c'est dans cette grande bataille qui vient et qui est une bataille décisive il ya une force politique une candidature une campagne qui est carré qui a engagé avec une équipe avec un programme qui en cours de discussion et avec une démonstration de force populaire qu'on a vu hier et donc ceux qui veulent une alternative au macronisme et ceux qui veulent battre l'extrême droite ce qu'ils veulent réouvrir une nouvelle page de l'histoire des frances qui veulent partager les richesses qu'ils veulent faire la planification écologique qui veulent passer à la sixième république qui veulent redonner à la france une voie sur la scène internationale et bah ils ont une équipe ils ont une candidature c'est celle de jean-luc mélenchon alors je leur dis venez, venez participer de cette bataille. Fabien Roussel hier qui dit pour nous ce ne serait ni l'un ni l'autre en parlant de Jean-Luc Mélenchon ou de Raphaël Guzman.

Fabien Roussel dit ce qu'il veut mais je crois que si à la fin c'est pour conduire à des candidatures qui n'ont finalement pour que pour seul résultat d'empêcher la candidature de Jean-Luc Mélenchon d'être qualifié au second tour et de l'emporter, je crois pas qu'on aura beaucoup fait avancer la gauche et c'est ce qui s'est passé en 2022. Et moi vous savez j'ai croisé beaucoup de militants communistes qui s'en sont mordus les doigts en 2022 d'avoir maintenu jusqu'au bout une candidature qui a fait autour de 2 % des voix et ces 2 % des voix c'est ceux qui ont manqué à Jean-Luc Mélenchon pour se qualifier au second tour. Donc chacun prendra ses décisions mais ce que je dis c'est que tout le monde a une responsabilité devant l'histoire personne ne pourra dire je n'étais pas au courant tout le monde a une responsabilité devant l'histoire et moi je veux juste dire ça je veux dire la proposition qu'on fait c'est une proposition qui est ouverte toutes celles et ceux qui veulent participer de cette dynamique sont les bienvenus tout le monde sera à respecter il ya une discussion sur le programme il ya la volonté de faire un accord présidentiel législatif ce qu'ils le refusent après ils assumeront leurs propres responsabilités manuel bompard coordinateur national de la france insoumise merci d'avoir répondu à mes questions 8h48 sur amcb fm tv les mots de manuel bompard qui réagit