Michel Onfray : "Emmanuel Macron ne parvient même pas à comprendre sa propre pensée"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 20 %Attaque 60 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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- 0:15OuverteRéponse partielle
Que pensez-vous de ces chiffres qui montrent une réalité que certains ne veulent pas voir ? Quelles solutions sont imaginables pour faire en sorte que la société française ne se fracture pas encore plus ?
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L'élection triomphale de Bruno Rotaillot à la tête des LR signe-t-elle pour vous le retour de la droite et des partis traditionnels ?
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Quelles solutions sont proposées dans le rapport sur les frères musulmans ?
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La proposition de loi sur la fin de vie continue de provoquer de vives tensions. Que pensez-vous de ce texte ?
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L'audiovisuel public français est-il gangrené par l'idéologie de gauche ?
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L'Algérie durcit son bras de fer avec la France. Que proposez-vous pour libérer Boalem Sansal ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:00Fait
« Les pays les plus durs avec les frères musulmans, ce ne sont pas les démocraties occidentales, ce sont les pays musulmans. »
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour à tous et bonjour à toutes. Bienvenue dans face à Michel Onf sur C News et sur Europin. Bonjour Michel.
Bonjour, j'espère que vous êtes prêts pour commenter l'actualité avec votre point de vue de citoyen et bien sûr de philosophes. On commence par le rapport choc sur les frères musulmans qui a été présenté en conseil de défense présidé par Emmanuel Macron cette semaine. Un travail mené par les renseignements qui décrit précisément l'entrisme de cette organisation politico-religieuse sur le territoire français avec des dizaines de lieux de culte touchés mais aussi des associations dans tous les secteurs.
Que pensez-vous de ces chiffres qui montrent une réalité que certains ne veulent pas voir ? Quelles solutions sont imaginables pour faire en sorte que la société française ne se fracture pas encore plus ? Je vous pose la question dans un instant.
L'élection triomphale de Bruno Rotaillot à la tête des LR signet pour vous le retour de la droite et des partis traditionnels qui avaient été affaiblis par l'élection d'Emmanuel Macron ? Pensez-vous que la droite soit capable de s'unir dans le même temps ? Assiste-t-on au crépuscules du macronisme ?
C'est ce que la porte-parole du gouvernement Sophie Prima a eu la franchise de dire sur notre antenne avant de se faire sérieusement remonter les bretelles. On vous entendra là-dessus. Michel Onf.
L'examen de la proposition de loi sur la fin de vie continue de provoquer de vives tensions. Les députés ont voté les conditions requises pour qu'un malade soit éligible à l'euthanasie. On entendra aussi le témoignage d'un jeune garçon atteint d'une maladie incurable, la myopathie du Duchen, qui nous dit même en fin de vie, il y a encore de la vie.
Il dénonce la violence de cette loi. On verra ce que vous en pensez Michel. L'audiovisuel public français a-t-il gangrainé par l'idéologie de gauche ?
Un dossier très complet du JD News passe au crible les émissions emblématiques de France Télé et Radio France entre parti et sectarisme, sélection soigneuse des invités qui ne dérangent pas la doxa ambiante et Gabg financière avec à l'acquilé 4 milliards d'euros de dépenses publiques. On verra là aussi votre avis. Enfin, l'Algérie durcit encore son bras de fer avec la France et annonce son intention de refouler les porteurs français d'un passeport diplomatique.
Pendant ce temps, aucune nouvelle des tractations en faveur de la libération de notre compatriote Boalem Sansal. Nous demandons comme à chaque émission sa libération. Voilà pour le programme Michel Monfre.
Vous êtes prêts ? On démarre. Allez, on commence par le rapport sur les frères musulmans qui a été présenté en conseil de défense mercredi.
Il démontre, chiffre à l'appui, l'emprise croissante de cette organisation dans notre pays. Bruno Retaillot. est revenu sur ce rapport devant le Sénat.
Je rappelle que c'est Gérald Darmanin, son prédécesseur Place Bovu qui avait commandé ce rapport mais là c'est Bruno Rotaillot qui prend la parole. Bien sûr que ce rapport est alarmant. Il concerne l'islamisme, je tiens à dire du reste qu'il faut séparer les menées islamistes d'une pratique de l'islam qui est compatible avec la République.
Et j'observe du reste que les pays les plus durs avec les frères musulmans, ce ne sont pas les démocraties occidentales, ce sont les pays musulmans. Pour le dire, je voudrais ajouter que il y a une grande différence entre ce qu'on a appelé le séparatisme et l'entrisme. Le séparatisme prétend faire des petites contreesciétés séparées de la communauté nationale tandis que l'entrisme prétend modifier profondément nos propres règles pour l'ensemble de la communauté des citoyens.
Voilà pour le ministre de l'intérieur Michel Onfit sur cette stratégie des frères musulmans qui est décré très précisément dans le rapport. Ça concerne des lieux de culte des associations, ça concerne un certain nombre d'acteurs de la de la vie dans tous les ps tous les secteurs de la société. Qu'est-ce que vous dites ?
Il y a danger et quelle solution surtout ? Vous savez les les les journalistes la plupart du temps quand ils mettent le projecteur sur quelque chose, ils ont l'impression qu'il créent le quelque chose. C'est parce qu'on en a parler que voilà dès que ils ont commencé à parler de l'Ukraine, les problèmes en Ukraine, c'était dès que les journalistes ont commencé à en parler.
Ça faisait des années que le problème existait en amont et peut-être même plus d'années que d'années encore qu'on pourrait bien imaginer. Là, c'est exactement la même chose. C'est-à-dire bon, je j'ai commencé à écrire, à publier en 1989, il y avait déjà des gens, donc je je n'existais pas dans le débat public.
C'est un peu plus tard qu'on m'a invité. Mais comme Régist de Bré, comme Anna Fincul Crot qui comme Ellisabeth Badinter par exemple qui racontait toutes ces choses-là. Il y avait Jean-Pierre Chevetement qui était dans le circuit politique qui racontait aussi ces choses-là et puis hélas il y avait Jean-Marie Le Pen qui le disait aussi et comme Jean-Marie Le Pen c'était l'antisémitisme, c'était le fascisme, c'était l'extrême droite, tout ça n'était pas faux.
Il y avait chez lui une fascination pour l'extrême droite, pour Brasillac, pour la la collaboration, une détestation du général de Gaul et de la résistance. Tout ça a fait qu'on a perdu du temps parce qu'il ne fallait pas voir ce réel puisque Le Pen le voyait lui aussi pendant que Chevidemment disait "Ben, il faut le voir ce réel et on disait de Chevinement, je me souviens de BHL que c'était effectivement des nationaux républicains. Philippe Val disait aussi ce genre de choses et on interdisait de de penser cette question.
Florence Berge Black a fait un très beau livre sur ce sujet. On va l'écouter d'ailleurs dans un voà. a fait un travail d'anthropologue d'ailleurs, pas seulement avec le livre qu'elle a consacré au frérisme, mais sur le travail qu'elle fait en amont depuis des années.
On est un peu non, elle est plus jeune que moi, mais je veux dire qu'elle fait un travail sur le sur la viande à Lal, sur le circuit et cetera. Elle a été conspuée à l'université détestée les sousurveillances policières. Donc, je suis très heureux qu'aujourd'hui on dise enfin qu'il existe un problème.
Mais il y a des médias qui parlent pas Michel ce rapport. Il y a des grands quotidiens nationaux, je serai pas longtemps qui n'en ont parlé pas parlé de la semaine parce qu'on peut aussi occulter cette réalité. Oui, sur les médias.
Mais après vous avez les réseaux sur les réseaux vous voyez bien que la France insoumise trouve ça inadmissible que c'est de l'islamophobie. La France insoumise c'est quoi ? C'est le nouveau Front populaire.
Le nouveau fran populaire c'est quoi ? C'est le Parti socialiste et cetera. Moi, je voudrais mettre en perspective avec ces chosesl avec les élections présidentielles.
Je crois que l'obsession de toute la classe politique, ça n'est plus la France. Moi, j'entends pas parler de la France. J'entends parler de la droite, j'entends parler de la gauche, j'entends pas parler de la France.
Et là, on se dit voilà, on lance une espèce d'osse là. Gérald Darmanin dit euh je donne j'ai j'ai demandé à ce que ce cette enquête soit faite. On entend Gabriel Atal qui dit "Mais c'est moi qui l'ai demander d'abord et puis ensuite c'est Gérald Darmanin." Enfin je vois bien que tous ces gens sont dans une campagne présidentielle et qu'il faut absolument mettre l'osrongée pour produire des effets parce que tout le monde le sait ça.
Alors même George Ben Soussan, il s'est retrouvé au tribunal pour avoir dit des choses élémentaires, des choses extrêmement vraies sur ce sujet. Donc, il y a eu des gens qui ont dit ces choses-là depuis très longtemps, des intellectuels qu'on a la plupart du temps eux pour le coup stigmatisé ou traité de fascistes ou de gens qui étaient dans une espèce de pour les faire terre, on est bien d'accord pour pour empêcher qu'on pense cette question. Si on la pense, tant mieux.
Maintenant, la solution c'est quoi ? Mais c'est laquelle ? Ah bah oui, mais c'est ça le problème.
C'est-à-dire que moi, j'entends, j'écoute, je regarde et il y a ceux qui nous disent "Mais de toute façon, c'est de l'islamophobie, laissons faire." Au contraire, encore toujours plus, toujours plus. C'est quoi ? la gauche, mais c'est aussi les mastriciens de droite.
Je veux bien que monsieur Retaillot nous parle de la droite, du retour de la droite et cetera. Enfin quand même, les Républicains, ça fait des années qu'ils défendent ce genre de choses. C'était quoi Chirac, c'était quoi Nicolas Sarkozy ?
C'était quoi monsieur Barnier ? C'était quoi même Bairou ? Enfin, tous ces gens-là, ils ont ils ont rendu tout ça possible.
Donc peut pas dire non plus on laisse rentrer tout ce monde là avec leur religion, avec leur coutume, leur façon de faire. Venez comme vous êtes, souvenez-vous. Aujourd'hui, Julien Indré qui a retrouvé son intelligence, c'est formidable.
Euh à l'époque c'était quand même touche pas à mon pote et touche pas à mon pote si vous commencez à dire peut-être que le multicuralisme c'est des multroblèmes et que ça va pas être aussi facile que ça. Vous ne voulez pas d'un modèle d'intégration, vous l'estimez fasciste et c'était pourtant ce que disait le général de Gaulle. Mais ces questionsl on pourrait même les remonter jusqu'à Malot et jusque général de Gaulle.
Quand Mal dit dans un texte extraordinaire qu'effectivement ce sont deux civilisations hétérogènes et quand le général de Gaulle si dit c'est comme l'huile et le vinaigre, vous secouez, vous avez l'impression que vous avez mélangé puis à un moment donné l'huile redevient huile et le vinaigre redevient vinaigre. Mais peut-être même le roi du Maroc à ça de quand il posait des questions civilisationnelles, c'était interdit encore aujourd'hui poser une question civilisationnelle, c'est être un fasciste, c'està-dire poser le problème de la civilisation, poser le problème de l'histoire et vous voulez faire quoi ? Et là, on est en train de dire bon le Titanic a finalement percuté un iceberg.
Qu'est-ce que vous proposez comme solution ? Bah oui, mais il y a un moment donné où les solutions c'est juste je veux pas dire monter dans la barque et puis s'en aller et fuir. Mais le bateau coule, je ne vois pas comment sauf autorité.
Il faut de l'autorité mais tout se tient. C'est-à-dire que le narcotraficent aussi. Mais le narcotrafic ceux qui consomment.
C'est aussi les pays qui produisent. Est-ce qu'on va toucher au pays producteurs ? Non, on n'y touche pas.
Est-ce qu'on va toucher à ceux qui consomment aujourd'hui ? Non, on n'y touche pas non plus. Donc on fait semblant.
À quoi j'ajoute que tout tous les gens font une espèce de perspec de mettre ça en évidence parce que finalement le présidentiel les intéressent mais les solutions n'existent pas. Moi je l'ai lu le rapport ça fait 75 75 pages et je me suis dit mais ils proposent quoi ces gens parce qu'après tout vous avez vous avez plongé dans le rapport. Oui.
Et alors les solutions très précis sont assz et bien ils nous donnent des solutions en nous disant voilà le problème et voilà quelques solutions. Alors évidemment c'est c'est un peu fouilli, c'est un peu indigeste à lire mais moi je l'ai fait et en pensant à vous et à à nos auditeurs et nos téléspectateurs et ils nous disent voilà il faut instaurer un dialogue à l'université mais l'université est totalement wiste. et à l'université, si vous commencez à dire "J'aimerais bien qu'il y ait un dialogue sur la question des civilisation".
Vous allez vous faire insulter, vous allez vous faire mettre à la porte, vous allez vous faire cracher dessus, vous allez vous faire eu et cetera. Il faut créer une chair d'islamologie. Moi je trouve ça très intéressant mais une chair d'islamologie pour expliquer quoi ?
Vous ne pouvez pas si vous faites de l'islamologie expliquer par exemple que le Coran n'est pas un créé. C'est c'est le principe de l'islam de dire qu'il est un créé, qu'il est la parole de Dieu, qu'il est là depuis toujours. Puisque de toute façon, vous pouvez pas dire "Mais c'est le 6e siècle après Jésus-Christ, on dit non, Dieu était musulman donc il faut arrêter." Il pouvait pas faire de l'islamologie en disant "On va vous expliquer qu'il y a eu plusieurs Corans, comment ils se sont constitués, comment ils ont été écrits, qui les a écrits, de quelle manière ça s'est fait, comment ça s'est passé ?
Quel est le rôle d'un rabin dans la construction du euh du Coran ? Créer une chair d'islamologie. Euh, promouvoir une amitié civique, c'est une citation entre les musulmans et les non-musulmans, une amitié civique.
Donc, vous allez dans les quartiers perdus de la République là et vous dites "Bonjour, je voudrait un petit peu d'amitié civique." Comment vous allez vous y prendre ? Créer des nouveaux postes de maîtres de conférence.
Alors, déjà dans les universités, vous n'avez pas le droit d'avoir une parole libre et autonome et indépendante, mais on va créer des nouveaux postes de de fac de prof dans les fac pour quoi faire ? Pour continuer le wisme. Multiplier les grandes expositions du genre l'art de l'Islam au Louvre, c'est formidable. pourrait nous expliquer que bah oui mais il y a effectivement un art de islamique.
Oui. Et alors vous pensez que les gamins des banlieux par exemple à Marseille qui tiennent les points de ils sont intéressés par exemple pour la création de l'art islamique. Est-ce que vous allez avoir le droit par exemple d'expliquer que dans une longue tradition de l'art de l'histoire de l'art on pouvait envisager au sens étymologique c'està dire donner un visage à à Mahomè.
Est-ce que vous allez pouvoir le dire ? Est-ce que vous allez pouvoir montrer les œuvres qui témoignent que oui, il y a des représentations de Mahomed avec un visage. Panthéoniser des musulmans, formidable.
Il faudrait dire mais maintenant on va chercher quelques musulmans puis on va les mettre au panthéon et ça va calmer le jeu. Je pense effectivement que les gens qui tiennent les points de dî à Marseille quand on aura panthéonisé je sais pas quoi un grand patron du FLN, ils auront trouvé ça formidable. Multiplier les carrés de musulmans dans les cimetières, ça existe déjà.
Ben oui, mais les multiplier, ça veut dire euh même quand vous êtes mort, on on n' pas de contact avec les impurs, avec les les infidèles. Laissez-nous un quartier où nous allons pouvoir euh mélanger nos cadavres ensemble. On veut pas se mélanger avec les coufards.
Euh développer l'apprentissage de l'arabe dans les écoles, c'est formidable. développer l'arabe dans les écoles. Les gamins ne savent plus écrire parler le français correctement quand vous avez aujourd'hui des microttoirs et qu'on interroge des des collégiens mais c'est incroyable le français qui est le leur et puis pour terminer pour terminer la cerise sur le gâteau reconnaître l'état palestinien c'est ça la solution voilà ce qu'on trouve hein c'est dans le projet c'est dans ce projet personne n'en parle les solutions elles sont données ici et puis vous avez une extrémité des gens qui vous disent j'entendais Sarnafo qui dit on arrête de faire rentrer les les migrants.
Oui, d'accord. Mais on fait quoi avec ceux qui sont déjà là ? Et puis les autres qui disent "Non, c'est pas ça le problème.
Il ne faut pas confonde l'islam et puis l'islamisme." Mais comment on fait pour voir que d'un seul coup quelqu'un qui défend l'islam, il défend l'islamisme ? Ensuite, je j'en termine sur ce sujet, il y a l'Europe qui défend ça.
L'Europe est aujourd'hui pro musulmane et et elle défend tout l'islam. C'est-à-dire que elle estime que finalement, bon, on passe sous silence que font les fameux jaunaux dont vous dites à juste raison que il n'en parle pas. Il n'en parle pas, il le passe sous silence.
On est sur ces news et sur rep avec vous Michel Onf. Écoutons juste Florence Bergeot Blacler, anthropologue qui estime elle comme vous que les frères musulmans veulent un projet de contreciété islamique. Écoutez-la.
L'objectif c'est bien sûr de gouverner euh et non pas de convertir les individus, c'est de de convertir, si vous voulez la la société. Et donc les individus de la naissance à la mort sont programmés pour être des ambassadeurs de de l'islam frériste d'une certaine manière. Et c'est ça que met en en évidence le rapport, c'est-à-dire le fait que ce mouvement n'est pas très étendu du du point de vue du nombre.
C'est pas il y a 1000 frères musulmans sermentés, on estime, ce sont des estimations, on en est pas tout à fait sûr. Et puis il y a autour plusieurs dizaines de milliers de fréristes actifs. Mais ce qu'il faut voir, c'est l'influence disproportionnée qu'ils ont sur les musulmans qui sont très nombreux en France.
Voilà donc pour l'analyse toujours très pertinente de Florence Berge Blackclair. Il y a aussi Michel Onf Gabriel Atal qui a annoncé au moment même de la publication de ce rapport qu'il voulait internir le port du voile pour les mineurs de moins de 15 ans. Il affirme que le voile des petites filles relève de l'islamisme et pas de l'islam.
Il reproche à certains de confondre les deux en l'écoute et je vous passe la parole. Ce qui affirmeraiit ou affirment que cette mesure-là irait contre l'islam sont précisément ceux qui confondent islam et islamisme. Et moi, j'écoute tous ces hommes et femmes de foi, ces intellectuels musulmans qui disent qu'il n'a jamais été dans leur religion, dans leur règles, dans leur préceptiler des petites filles de 5 à 6 ans comme c'est le cas malheureusement dans un certain nombre de points sur notre territoire national comme le documente ce rapport.
C'est une solution d'interdire le voile aux enfants de moins de 15 ans filles. C'est de la communication. Évidemment, il sait très bien que sur ce segment, il va plaire.
Et n'oublions pas que lui aussi, il a en tête d'être candidat aux élections présidentielles et que la France ne l'intéresse pas beaucoup et que régler ce problème pour la France et les Français, ça n'intéresse pas beaucoup non plus. Il a envie lui d'être celui qui remplacera Emmanuel Macron. Je rappelle qu'il est macroniste, qu'il est macronien, qu'il vient du Parti socialiste et que il a défendu cette idéologie là et que quand il était premier ministre, elle gênait pas trop cette idéologie là.
Et puis qu'en gros, il y a trois secteurs. Il y a un secteur Rassemblement national, il y a un secteur France insoumise, c'est préampté par Marine Le Pen, c'est préampté par Jean-Luc Mélenchon et lui il voudrait préampter le centre. Ils sont nombreux.
Est-ce qu'il va y avoir monsieur Retaillot ? Est-ce qu'il va y avoir monsieur Philippe ? Est-ce qu'il va y avoir monsieur Darmanin ?
Est-ce que ils le veulent tous ? Il va falloir la course est commencée donc c'est une course de fond sauf si Macron prend tout le monde de cours et tout ça fait partie des des effets d'annonce dans le fond son idéologie c'est très exactement le contraire de ce qu'il pensent donc de ce qu'il annonce pardon et ce qu'il annonce c'est on saupoudre oui on va le faire on va le dire d'accord et après on va faire comment on va envoyer des polices qui vont qui vont enlever les les voiles des enfants dans la ru miles exactement comme on a en Iran des milices qui qui remettent les voiles là on aura des milices qui arracheront les voiles ça n'a aucun Bien sûr de dire un tout petit mot d'ailleurs sur le macronisme, on l'évoque Sophie Prima qui était la porte-parole du gouvernement était notre invité cette semaine chez Sonia Mabrou. Alors, elle a évoqué la fin du macronisme très proche.
On écoute juste ce qu'elle a dit parce qu'elle s'est vraiment fait remonter les bretelles très sérieusement. Après la question de c'est pas être opposant au macronisme. Le macronisme probablement trouvera une fin dans dans les dans les mois qui viennent avec la fin avec la fin avec la fin de avec la fin du du quinquena du deuxème quinquena du du président Macron.
La question est de savoir comment on rebâtit on rebâtit la suite. Alors évidemment elle elle est issu des LR ça a pas du tout plu au Macronis qui lui ont volé dans les plumes. Le parti Renaissance lui a dit voilà ce genre de propos n'a pas lieu d'être à force pour une ministre.
Elle a tort sur le front ou pas Michel Onfay ? Non, elle a raison. C'est-à-dire que le macronisme c'est quoi ?
C'est la pensée d'Emmanuel Macron qui est une pensée tellement complexe, nous dit son épouse, que personne ne parvient à la comprendre. Peut-être même lui ne parvient-il pas à comprendre sa propre pensée. Autant le général de Gaulle peut parler d'aulisme et encore il n'en parlait pas.
Mais on peut parler d'un gaolisme avec le général de Gaul parce qu'il y a un corpus. La nation, la France, le pays, la souveraineté, l'indépendance nationale, la dissuasion nucléaire, la décolonisation. Enfin bon, on pourrait continuer avec le général Gaul.
C'est quoi Emmanuel Macron ? Une fois il a dit des choses sympathiques pour Israël, une autre fois il a dit des choses antipathiques pour Israël mais tout ça aura une fin donc dès qu'il sera plus la fin c'est lui. Dès qu'il disparaît simplement c'est une hydre sans tête.
Comment s'appelait Macron dans un gouvernement précédent ? Il s'appelait Hollande. Comment s'appelait Hollande dans un gouvernement précédent ?
Il s'appelait Sarkozi. Et celui d'avant il s'appelait Chirac. Et celui d'avant il s'appelait Mitér.
Depuis 1992 c'est la même idéologie Mastrich avec l'Europe qui fait la loi. Je rappelle que tous ces gens qui nous disent il faudrait on devrait. S'ils ne disent pas, on commence par sortir de l'Europe.
C'est ce que disait d'ailleurs euh Philippe Devidier dans l'excellent JD News qui avait fait par qui a fait un papier dans lequel il parle à un moment lui donné de Bruxellite ou je sais pas quoi. Enfin de sortir de Bruxell oser le Bruxellite, c'està dire quitter et il est le seul à avoir raison. C'est-à-dire qu'on ne peut pas dire "Ah, il faut en finir avec tout ça." Il n'y aura pas de solution tant qu'on restera dans un dispositif qui est supérieur au dispositif national français qui nous dit ce qu'il faut faire, qui fait des campagnes en faveur du hijab, qui fait des campagnes en faveur d'un Coran européen.
Donc c'est d'un d'un Coran, hein, je dis pas d'un Couran, d'un Coran européen. Ce sont ces gens-là qui font la loi. Tant que nous saurons dans ce dispositif, nous ne ferons qu'obéir.
Après, droite gauche, ça signifie pas grand-chose. Peut-être on entendra monsieur Rotaillot sur ce sujet parce que je rappelle que monsieur Rota avait voté non à Mastrich, qu'il avait voté non au traité européen en 2008 et en en 2005 et que en 2008, il n'était pas content que ça passe tout de même. Je rappelle que tous ceux qui ont dit oui à tout ce dispositif sont aujourd'hui aujourd'hui totalement disqualifiés pour dire quoi que ce soit.
Michelf, on va parler justement de Bruno Rotaille. Il a été élu triomphalement la semaine dernière à la présidence DLR avec plus de 74 %. Alors il a il a beaucoup pris la parole évidemment.
Ensuite, il a notamment dénoncé une société laxiste en France et une fabrique des barbares qui selon lui est la conséquence des années 1968. On l'écoute. J'ai indiqué que nous étions il y avait une société laxiste qui a déconstruit méthodiquement, méticuleusement tous les repères, les cadres communs que sont l'autorité, le respect de l'autre, les hiérarchies. cette société précisément 68 ardes final qui a puisé ses valeurs dans les années 68 ardes a engendré à accoucher de cette fabrique des barbares.
Il faudra donc du temps pour que la famille, la restauration de l'autorité en famille, l'école, il faudra du temps et moi on ne peut pas en quelques mois me demander d'effacer des décennies de l'axisme. Voilà pour Bruno Rotaillot euh élu à la tête des LR, candidat potentiel pour 2027 à l'élection présidentielle et qui fait le constat de cette fabrique des barbares qu'on avait déjà évoqué. Michel, il a raison mais il a tort de dire il faudra du temps.
Non, il faut pas du temps, il faut de la volonté et il faut de la volonté. Il faut s'en donner vraiment les moyens. Alors ça veut dire qu'il faudra il faudra commencer par révolutionner les républicains parce que aux Républicains, il y a eu des collaborateurs de ce de cette façon de penser.
C'est quoi Alain Jupé ? C'est très emblématique. Quelle différence y a-t-il entre Alain Jupé et Laurent Fabius par exemple ?
Les Français, ils ont tous compris. Ils disent la même chose sur l'euro, ils disent la même chose sur l'Europe. Ils disent la même chose sur le référendum en disant il faut absolument le mettre à la poubelle.
Ils disent la même chose en disant en 2005, ils ont refusé en 2008, on leur refilera. C'est la droite, c'est la gauche. Et c'était cette droite à l'époque qui qui est celle des républicains.
Donc si vraiment il veut faire une révolution, il a raison mais il va falloir qu'il la fasse assez rapidement et elle est assez facile à faire. C'était ce que disait Jean-Pierre Chevinement. Je rappelle que Jean-Pierre Chevenement, lui aussi était sur ses et régistre de br sur ses dont on ne parle pas assez et sur ses positions très critiques à l'endroit de M68.
On peut faire une critique de M68 qui ne soit pas une critique de droite simplement en estimant ce qui est mon cas. Moi, j'ai été sauvé par l'école républicaine. On apprenait à lire, à écrire, raconter, à penser à l'école.
C'était un ascenseur social l'école. Après M 68, ça a plus du tout été ça. On tutoie les profs, on apprend plus à dessiner mais on gribouille comme c'est formidable.
On met ça avec un un magnet sur le frigidaire en trouvant que c'est fantastique. On apprend plus à jouer de la musique mais on amène ses propres disques et puis on va pas écouter Valald, c'est de la musique bourgeoise donc on va écouter. Qu'est-ce que tu écoutes tout de suite ?
Tu écoutes Richard Anthony, c'est formidable. On va écouter ça, on va faire de la musique et ça a été ça en permanence. Plus de grammaire, plus de syntaxe, plus de chronologie, on laisse on laisse les enfants et cetera et cetera. qu'il a raison sur ce sur ça.
Maintenant, il faut pas non plus être dans une logique absolument réactionnaire en disant "Ah mais faisons ce qui se faisait avant 68 parce que je rappelle que c'était aussi la droite mais 68 et pas du tout mes 68 ne tombe pas du ciel. Vous aviez déjà des pédagogues dans l'école avant mai 68. Donc ne pas accabler que con Bendit par exemple mais se dire aussi que il y a eu une espèce de de souffle de nouveauté.
C'était d'ailleurs celui de Vatican 2 aussi hein. Euh c'est la la madame De Gaulle qui disait c'est Malro qui rapporte la chose peut-être il l'inventeil mais il dit mais en 68 même les abeilles étaient folles. Michelpré vous évoquiez Philippe Devilier dans le papier du JD News que vous évoquiez il dit il y a deux tabous à faire sauter pour la droite l'Europe et l'Union des droites.
Cette fameuse union des droites dont tout le monde parle. Vous pensez qu'elle est possible ? Il faut arriver à élargir le socle de la droite ?
C'est pas gauliste du tout l'Union des droites. C'est c'est l'Union des Français qu'il faut faire. Il faut pouvoir arrêter de parler au parti, au chef de parti en disant "Ah mais il y a celui-ci fait 2 %, j'ai besoin de l'avoir avec moi. 2 % c'est quand même nécessaire, je peux battre machin qui lui fait 2 % de plus que moi, je ne sais quoi." Je n'entends personne parler de la France.
Moi, j'aimerais bien que des gens disent "Mais pour la France, ça c'est bien ou c'est pas bien ? Et après, de droite, ça veut dire quoi ?" Alors, ils veulent réunir la droite.
Oui, d'accord. La droite, elle semble majoritaire. Mais je je n'aime pas entendre non plus cette idée que la France droitiserait la les les la sécurité.
Ça fait partie des droits de l'homme. Je rappelle que ça se trouve dans la déclaration des des droits de l'homme en 1789. La sûreté, la sécurité.
Et si ça a été laissé, si ça a été abandonné par la gauche, ça veut pas dire que c'est une affaire de droite. Donc on peut aujourd'hui retrouver un certain nombre de choses sur le régalien par exemple puis sur le fait que l'argent ne va pas faire la loi. On va parler probablement de la fin de vie mais on voit bien le le dispositif de marchandisation euh auquel la gauche souscrit depuis depuis Mastrich au moins enfin cette idée que aujourd'hui on peut tout acheter.
On peut tout vendre, on peut acheter la mort, on peut précipiter la mort, on peut acheter des enfants, on peut gérer des cadavres, on peut louer des utérus et cetera. Mais la gauche Zadis, elle elle se rebellait contre ça et aujourd'hui elle accompagne ce genre de choses. Donc il y a une vraie révolution à faire.
Je ne sais pas si monsieur Retaillo aura le temps de la faire dans son parti, s'il aura la le temps de la faire également. Mais le problème c'est pas de faire un un une somme une addition des droites, mais c'est de dire je parle au français y compris au français de gauche. Et je renvoie à votre livre le fétiche et la marchandise.
Oui. Dans lequel je disais ça. Oui.
Merci. C'est gentil de vousir. Allez petites pause.
On se retrouve dans un instant pour la seconde partie de face à Michel Onfay. On va parler de la fin de vie. On va parler aussi de l'audiovisuel public.
Tiens, à tout de suite. On se retrouve pour la seconde partie de Face à Michel Onfit sur C News et sur Europain. Michelù, on va s'intéresser euh ce qui s'est passé à l'Assemblée nationale cette semaine.
Les députés étudient plusieurs articles de la loi sur l'euthanasie, l'occasion de se pencher sur ce qu'il y a réellement dans cette proposition de loi qui a été très largement modifiée en commission des affaires sociales et qui sera voté en première lecture le 27 mai prochain avant d'aller au Sénat. Le principe a été adopté d'une aide à mourir qui s'appelle donc l'euthanasie avec cinq conditions cumulatives. Un, être âgé de plus de 18 ans, être de nationalité française ou résider de façon stable et régulière en France.
Euh présenter une souffrance physique ou psychologique réfractaire au traitement. Être apte à manifester sa volonté de façon libre et éclairée. Atteint d'une affection grave et incurable, quelle qu'en soit la cause, qui engage le pronostic vital en phase avancée ou terminale.
Cela reutrément des centaines de milliers de personnes qui sont en situation de vulnérabilité, qui sont dans des maladies incurables. Et avant de commencer les débats et d'entendre votre point de vue et de le confronter au nôtre, on va écouter le témoignage d'un jeune homme de 24 ans qui s'appelle Louis Bouffard. Il a été interviewé cette semaine par Christine Kelly.
Il il correspond, il est désormais éligible à l'euthanasie si le texte qui est en ce moment étudié et est voté. Il est atteint de la myopathie du Chîn et il dit à quel point cette loi le révolte au nom de tous ceux que la société pourrait un jour trouver indésirable. Écoutons-le.
Il faut pas oublier que la loi, elle a un message collectif et le message qu'elle envoie aux personnes fragiles, handicapé, malade, c'est dire vous coûtez trop, vous êtes trop dépendant, vous êtes trop seul et il faudrait peut-être partir malgré la fragilité que je vis et bien je veux vivre. Je veux vivre et en fait cette loi, elle a un cadre extrêmement flou. C'est-à-dire qu'elle me rend aujourd'hui éligible avec la qualification de de la phase avancée.
Oui, moi je suis avec ma maladie la myopathie du chaîne dans un stade avancé et donc je rentre dans le critère de la loi dans les critères et c'est pour moi une profonde violence parce qu'en fait ça ça nous invitera tous à nous poser la question est-ce que je ne suis pas de trop Voilà pour le témoignage de Louis Bouffard. Je précise pour nos auditeurs qu'il est en fauteuil roulant, qu'il a perdu d'abord l'usage de ses jambes, de ses bras et que la maladie est évolutive et incurable. Michel, ça pose des questions fondamentales ce témoignage.
Il dit d'abord, il y a un cadre flou, que ça va faire peser une pression extrêmement lourde sur tous ceux qui sont dans son cas de figure. Ils sont des centaines de milliers. Il y a une dérive.
Il y a Vous voyez pas la dérive dans cette proposition de loi ? Alors, écoutez, je vais vous faire un aveu. Vous m'avez ébranlé l'autre jour par une conversation qu'on a eu en dehors de l'émission où vous m'avez appris des choses que j'ignorais sur euh un certain nombre d'amendements qui viennent d'une gauche dont on retrouve le vieux tropisme eugéniste.
Le génisme, c'est l'art de fabriquer une belle espèce. Il s'agirait de se débarrasser de tout ce qui ne serait pas correct. trop petit, trop gros, trop gras, trop trop ceci, trop bec de lièvre, trop euh euh caution intellectuelle et cetera et cetera.
Ça vient de la gauche, cette géisme hein. Et ça vient de l'homme nouveau des des jacobins. C'estàd moi, j'ai été très stupéfait de découvrir ça dans chez les philosophes des Lumières.
Je crois qu'il y a un monsieur qui s'appelle Xavier Martin de Quand il y a assez peu mais qui a fait un travail considérable sur sur le la face obscure un petit peu des Lumières. Et de fait, on a une espèce d'obsession chez ces gens qui nous disent "Il faut faire un homme nouveau, il va être formidable." Donc plus de tard physique, psychique et cetera et cetera.
Et le vieux logiciel euh il réapparaît aujourd'hui avec la gauche. C'est vous qui m'avez montrer ces ces ces textes là. Ce désir de ces gens-là, c'est pas encore voté.
C'est pas voté. Mais là, cette semaine, toutes les pathologies comme autisme, trouble psychiatrique qui devrai protéger le malade de l'euthanasie ont été rejetés par exemple. Rejeté.
Oui, d'abord on oublie que dans national socialisme, il y avait socialisme et que le génisme, c'était une obsession du 19e siècle, que c'est aussi une obsession des régimes totalitaire et que ça redevient une obsession. Ça fait partie de la panoplie du fascisme de gauche encore. Ça recommence cette façon de dire "Allez hop, virez-moi tout ça." C'est les gens qui estiment que Robespierre est une valeur et une vertu, Mélenchon et les siens estiment qu'on peut couper la tête quand ça gêne.
Et là, on s'aperçoit qu'on peut couper la tête si on gêne parce que vous avez une maladie, parce que vous êtes autiste, parce que vous êtes je sais pas quoi, parce que vous êtes un improductif social. C'est sidérant que la gauche en soit là. C'estàdire c'est pourquoi cette gauche là n'est plus la mienne.
Et quand on commence à louer des utérus, quand on commence à acheter à vendre des enfants et qu'on commence à dire aussi aujourd'hui mais après tout les OQUTF qui sont venus ici, ils ont le droit, ils sont éligibles dit madame Rousseau qui veut absolument que qu'on puisse y aller avec la piqûure de la peine de mort. Je veux dire, moi qui défends une à l'ancienne une euthanasie bien comprise de la même manière que je défends les soins palliatifs bien compris aussi en disant si les choses sont faites sans sans que ce soit de l'idéologie euh on doit pouvoir permettre à chacun de choisir et ce garçon j'entends sa souffrance, j'entends sa douleur, j'entends son envie de vivre mais je pourrais tout aussi bien enfin je connais des gens qui vous diraient exactement l'inverse qui disent mais moi là moi j'ai ça et ça va évoluer comme ça et je veux pouvoir en finir. Je l'ai beaucoup dit mais je je cite Baudau qui parle du droit de se contredire, du droit de la contradiction.
On doit pouvoir tout rendre possible sauf cet eugénisme dont vous m'avez parlé. Cet eugénisme de gauche qui réapparaît et qui est assez sidérant mais qui est qui qui qui est bien une signature du fascisme de gauche. Cette façon de considérer que les hommes ne comptent rien, que c'est la société et l'État qui fait tout et que si on doit se débarrasser de gens et bien allons-y ou faisons-le.
Alors le problème c'est que aujourd'hui euh on fait ça un peu n'importe comment. C'est un peu comme l'avortement. Moi, je me souviens d'avoir lu les mémoires de de Valérie Giscardestin qui disait personnellement, j'étais contre l'avortement, mais simplement quand ceux qui avaient de l'argent pouvaient aller en Suisse, en Belgique et cetera, je ne trouvais pas normal et pas bon pour la France de créer cette inégalité qui permettait aux riches d'aller pouvoir avorter dans de bonnes conditions et aux pauvres de mourir éventuellement parce qu'il y avait des tricoteuses ou des femmes qui faisaient ça avec des aspirateurs.
Donc, il a légiféré sur la l'avortement et on connaît la loi veille et je rappelle que la loi veille, elle est formidable en tant que telle. Maintenant, il faut voir tout ce qui a été ajouté jusqu'à la possibilité aujourd'hui de faire avorter des femmes jusqu'à l'âge de 9 mois pour des raisons psychosocial psychosocial. Vous avez ça a été voté à l'Assemblée nationale par la gauche encore une fois et les macronistes qui en faisaient partie à fin août et un début un début juillet où on a considéré que pour des raisons psychosociales, c'est quoi le psycho du psychosocial et c'est quoi le social de psychosocial ?
L'Assemblée nationale a voté pour dans sa sagesse le le Sénat a voté contre. Mais vous avez vous avez eu raison de d'attirer mon attention sur le fait qu'il y a une espèce d'offensive eugéniste à gauche et qu'ils se servent de ce de ce combat pour faire avancer euh leurs pions qui sont assez terribles. C'est-à-dire que les les les gens sont des choses, les corps sont des choses et les corps sont rentables ou pas rentables et on s'en défait et et c'est ça qui est problématique.
Donc j'ose espérer que le texte de loi ne tiendra pas compte de de ce qu'il y a de plus radical dans cet eugénisme de la de la gauche qui est un génisme qui fait frémir et que on arrivera à quelque chose d'équilibré. L'équilibre pour moi, c'est je pense que vous voulez François Baou, c'est-à-dire les deux possibilités avec le choix qui permettrait à chacun de dire "Moi, j'ai passé ma vie à vouloir défendre l'utasie à défendre l'uthanie mais là aujourd'hui ça me concerne, je pense plus du tout la même chose et je défends les soins palliatifs." Et bien tant mieux, vous avez le droit.
Et puis l'inverse et bien tant mieux, vous avez le droit aussi. Mais effectivement ce que ce que vous m'avez montré euh signale qu'effectivement il y a une hisstérisation du débat euh voulue par les mêmes toujours. Encore un exemple, protection explicite des majeurs vulnérables qui bénéficient d'une mesure de protection rejetée.
C'est c'est absolument terrible. On va écouter deux deux témoignages de Emmanuel H d'abord qui est professeur d'éthique médicale. Ensuite, on écoutera Olivier Falandi parce qu'il faut entendre ceux qui sont les partisans de cette de ce loi pour avoir des des avis différents.
D'abord Emmanuel Hirche sur cette question. Lui, il parle de solidarité. Quand vous êtes atteint d'une situ d'une maladie, un cancer évolué et que vous entendez à la télé que la préoccupation, c'est de savoir avec quel critère de minucci on va organiser non pas votre fin de vie, c'estàdire la vie respectée jusqu'à son terme avec des droits sociaux, avec une existence, avec des proches qui sont soutenus, bref, avec des solidarités et une fraternité.
Là l'obsession des parlementaires et on voit la palinodi c'est de voir les critères qui permettront moralement pour eux puisque il y aura une éthique de l'euthanasie de dire que on est dans le clou les clous mais on a déjà tous les dégâts. C'est-à-dire avant même que la loi soit votée elle est déjà dans la culture. Déjà dans la culture est-ce qu'elle est déjà entrée dans les têtes cette loi sur l'euthanasie Michel ?
Moi je pense qu'on ne débat pas assez et que on n' pas la possibilité d'avoir les avis de chacun des avis motivés. C'est ce que vous m'avez appris l'autre jour, je pense qu'il faudrait dépassionner et et expliquer d'abord expliquer ce que pensent les juifs, les musulmans, les chrétiens sur ce sujet parce que trois religions modoïes. D'accord.
Voilà, c'est pas c'est pas seulement une affaire de droite et de gauche. Ça a longtemps été ça, mais il y a d'autres possibilités d'aborder les choses. Il y a les croyants et ceux qui ne sont pas croyants.
Vous avez les agnostics, les athés, les franc-maçons par exemple plutôt en face qui sont dans sur le sociétal euh à défendre ce genre de de dossier et bien qu'on écoute tout le monde et que pas seulement. Vous savez très bien, je suis contre les microttoirs, on va on personnes. J'essaie de plus les mettre parce que à chaque fois vous me dites "Je suis contre les garçon pareil qu'on a entendu tout à l'heure.
Vous savez très bien que vous pouvez demander des vous pouvez demander un avis absolument inverse. Et et un Charles Bri dit exactement l'inverse. C'est très exactement ce que j'allais vous dire en disant que suivant que vous choisissez celui-ci ou celui-là, vous allez défendre des tests et cetera.
Ce qui est intéressant, c'est ce que vous avez fait avec moi, c'est-à-dire me dire il y a ceci, il y a ceci, il y a ceci, et commentons ça ?" et peut-être éventuellement avec des gens qui euh peut-être à la France insoumise ne seraient pas des hystériques et mais seraient capable de des intellectuels. S'il y en a qui sont capables de je sais pas peut-être madame Ernaud, elle fait partie de de de de du du brainstust de de enfin des gens qui je le dis sérieusement hein enfin de des intellectuels qui seraient capable de ne pas éructer mais juste d'échanger et de dire "Ah bon alors vous voulez vraiment mais il y a une marchandisation des corps et cetera." Monsieur H par exemple, on sait très bien qu'il je pense qu'il est catholique, il est croyant, il a la foi.
Donc il faut le dire aussi savoir qui parle et qui et qui dit quoi pour que éventuellement et j'y reviens moi à à mon à mon peuple, c'est-à-dire qu'on puisse solliciter le peuple quand on quand on a vraiment fait un débat. Mais c'est ce qu' ce qu' dit Emmanuel Macron, hein, il a fait planer l'idée du référendum sur la fin de passer par-dessus le parlement une fois de plus. Lui, il plane, il fait planer.
Mais c'est pas son enfin son rôle c'est pas de faire planer. Il est chef d'état et ça fait des années, ça fait 40 ans que j'entends parler de l'euthanasie. Les pour les comptes, la gauche est pour.
Quand elle arrive au pouvoir, elle le fait pas. Il y a quand même eu Hollande, il y a quand même eu Jospin, il y a quand même de du monde à gauche qui aurait pu même Mitéran évidemment et et ça ne se fait pas. Je pense que les débats font défaut, les vrais débats de fond font font défaut. qui soit vraiment animé par des des gens compétents comme vous par exemple qui passeraient la parole en disant euh on va on va jusqu'au bout du d'une idée puis après on sollicite le peuple et on dit ben voilà, on va faire vraiment un référendum et vous allez choisir et là vous aurez des musulmans, des juifs, des catholiques, des protestants, des franc-maçons, des agnostiques, des gens qui éventuellement pourront être ébranlés dans un sens ou dans l'autre, qui entendrai ou qu' entendrait, parlons conditionnel, qui entendraient des arguments et on retrouverait le sens gauliste du référendum en disant sollicitant le peuple français.
C'est qu'en pense-il ? On est sur C News et sur Repon face à Michel Onfay. Michel, dernier extrait concernant cette proposition de loi sur l'euthanasie, Olivier Fallorni, rapporteur de la loi, qui dit que jamais une loi sociétale n'a été autant concertée.
On l'écoute. Jamais, je dis bien jamais, une loi sociétale d'importance n'aura été autant concertée, analysée, débattu que ce texte sur la fin de vie. Cette maturation explique d'ailleurs aussi sans doute en partie l'adhésion massive des Français à ce texte puisque toutes les enquêtes d'opinion toutes de même que la convention citoyenne indique que plus les 3/4 des Français soutiennent ce texte.
Alors ce qu'il dit n'est pas faux. À chaque fois qu'on pose la question aux Français ils disent oui mais est-ce qu'ils ont bien compris que l'urgence c'est Non mais voilà. Est-ce qu'ils ont l'urgence c'est les soins palliatifs ? que le problème en France, c'est qu'on a pas tout le monde n'a pas accès aux soins palliatifs et que voilà, il y a d'autres alternatives mais tout le monde ne sait pas non plus ce que sont les soins palliatif.
Moi, j'ai perdu ma compagne et quand on m'a dit dans dans un mois, elle ne sera plus là. J'ai dit alors pas de soin palliatif parce que elle était contre. On m'a dit mais vous n'avez pas compris qu'elle est un soin palliatif depuis 3 mois que c'est pas parce que vous avez franchi une porte que vousz dans un centre de soin palliatif mais qu'on vous fait des soins qui sont palliatifs parce que et cetera d'où l'intérêt et parce qu'il dit c'est débattu.
Oui mais débattu où ? En commission mais justement il dit le peuple il pense que et cetera. Moi je suis pas pour le le fait qu'on aille sollicité des sondages.
Je suis pour le fait qu'on aille sollicité le peuple et qu'on lui dise on vous éclaire, on fait des débats, vous allez voter, vous allez nous dire et puis le peuple est souverain. Allez Michel, on va passer à un sujet moins dense, moins lourd qui est l'audiovisuel public, très important néanmoins. Le audioovisuel public français est-il gangrainé par une idéologie de gauche ?
Un dossier très complet du Jidus cette semaine qui passe au crible les émissions emblématiques de France Télé et Radio France entre parti prix et sectarisme je le disais sélection des invités vous allez nous en parler qui ne dérange pas la doxa ambiante et puis surtout la facture très salée 4 milliards d'euros en 2025 par exemple vous vous êtes invité régulièrement Michelfray sur les les ondes du service public arrêtez de poser des questions donc vous connaissez pas je connais la réponse. Non je suis interdit moi. Je suis interdit pour vous met au silence.
Oui, d'abord j'ai été viré après avoir permis des années de de de d'émission à France Culture avec la retransmission de mon université populaire. Olivier Pove d'Arvor qui à l'époque était le patron de France Culture me disait qu'on faisait un million de podcasts sur mes émissions et puis du jour au lendemain madame Sandrine Trainer qui était la directrice de France Culture a fait savoir à à Frerry mais qui est Patrick Fremo et qui est le patron de des éditions sonores qui qui me publiait que c'était fini c'était terminé j'ai jamais eu d'explication et puis depuis plus rien je ne suis plus invité sur les matinales il m'est arrivé d'aller à des matinales même pour parler de la mort un jour de premier de de la Toussin sur France interre donc je faisais des efforts et puis après plus rien mais ça n'a pas empêché monsieur Monsieur Fabrice Drel par exemple de me consacrer une heure d'émission à charge dans le cadre d'une affaire sensible. Je suis une affaire sensible comme l'Andru comme du pont de Ligoness je suis et et sur le service public.
Moi je suis pour le service public et je suis pour que l'argent puisse permettre un travail que peut-être le le le privé ne pourrait pas se permettre. Vous faites des enquêtes de 6 mois et puis 6 mois plus tard vous dites "On a fait une enquête, on a rien trouvé, il y a rien, c'est pas grave. Le travail a véritablement été fait." Mais moi je suis pour une commission de déontologie.
Vous savez, Carl Popper qui était un philosophe libéral estimait qu'il y avait une grande responsabilité des journalistes et qu'il faudrait instaurer une charte éthique de du de des journalistes. Qu'est-ce que cette que dame ait pu être trois fois élue et réélu alors qu'elle nous dit des contrevérités absolues, elle nous dit mais voilà le débat et cetera. Enfin, il y a pas de débat du tout.
Pas moi. Moi m'a viré. Il y en a d'autres qui sont apparemment virés parce qu'elle propose souvent la question à des gens disant "Serez-vous invités ?" la réponse évidemment il sont pas ils sont évidemment pas invités donc oui c'est idéologiquement marqué oui elle le dit très précisément son programme elle dit mais c'est pas de faire de donner un écho à la France tel qu'elle est mais tel qu'on voudrait qu'elle soit et ben voilà ça une chaîne idéologique.
Elle a dit que c'était une chaîne idéologique et donc on peut donner de l'argent au service public quand ça n'est pas une chaîne idéologique. Si le Rassemblement national doit faire 40 % ou 50 % je voudrais que les journalistes de France inter soient à 40 % des gens qui reflètent cette positionlà. Si vous avez vaguement un journaliste, je crois monsieur Akili euh qui avait vaguement le projet d'aider monsieur Bardella à faire son livre, il est tout de suite viré alors que c'était un projet.
On s'est dit mais non ça c'est un projet qui ne s'est pas concrétisé le projet ne s'est pas concrétisé. Il y avait rien sûr mais aurait été je crois même que monsieur Alain Duamel a fait des livres avec Lionel Jospin quand il était au pouvoir ça n'a jama gêné personne. Enfin bon puis après il a défendu François Baou et cetera.
Donc on peut accepter que qu'il y ait des des des prises de position politique personnelle pourvu que ce soit divers et multiple. On a le droit d'être de gauche, mais on a le droit aussi de ne pas être de gauche et et puis de ne pas inviter, ça n'a pas de sens. Moi, je je veux bien ne pas être invité, j'aimerais juste avoir l'explication.
Alors, j'ai on va pouvoir dire si on a sorti deux émissions parce qu'une fois François Gisud me demandé de témoigner sur les huîtres de Basse Normandie. Alors là, finalement, dans ces cas-là, je peux parler parler de la différence entre Valdre et et Vald, c'est la sélection des invités. Mais bien sûr le conten mais le contenu idéologique c'estàd quand il m'arrive de d'écouter juste pour pour voir si j'ai raison de ne pas écouter et bien à chaque fois c'est de l'idéologie c'estàd l'autre fois il y avait quelqu'un qui faisait les loges du on recevait sur une émission de France interre service service public quelqu'un qui était qui qui vandalisait les 44 et elle expliquait qu'elle avait un tournevis cette dame et qu'elle rayit les peintures, qu'elle crevait les pneus parce que c'était une action militante et écologiste et elle était célébrée et la mission lui a été consac consacré.
On a fait les loges de cette personneel avec l'argent du contribuable. Oui, c'est vrai que voilà, je je ça laisse songeur. Je renvoie à notre dossier du JD News cette semaine.
Un tout petit mot parce que la semaine dernière Michel, on n pas eu le temps de parler du compté. Non, c'était dessert. Voà, vous m'avez dit cette semaine, on parle du compté.
Donc là, le compté c'est parce que des végan avaient dit c'est mauvais pour la nature, c'est mauvais pour les sols, c'est mauvais pour les français, il faut arrêter de produire du compté. Qu'est-ce que vous leur dites ? Alors, d'abord les Marine Tondelier a dit qu'elle mangerait du comté hein, je prou c'est ce qui distingue les végétariens des végétaliens et des végans.
Les végétarien ne mangent pas de viande. Euh les végétaliens ne mangent pas non plus les produits dérivés, c'est-à-dire le beurre, le le les le le lait, les œufs et cetera. Les végans sont aussi des végétaliens mais vont beaucoup plus loin.
C'est-à-dire qu'ils ne supportent aucun produit qui aurait pu être fait à partir des animaux, c'estàdire laine, cachemire, soie, cuir par exemple ou ce genre de choses. Et ils disent quelque chose de pas inintéressant. Ce ce garçon qui dit des sautises sur le compté, il dit quelque chose que peu de gens savent parce qu'on a perdu le sens de la campagne, de la nature et cetera.
Mais pour faire du fromage, il faut du lait. Pour faire du lait, il faut que la merit un petit. Donc il faut que la mer a été inséminée ou une relation sexuelle avec un taureau et à ce moment-là, elle a un veau et puis le veau né.
Et à ce moment-là, il y a une période de lactation et le veau peut boire le lait. C'est pour nourrir le veau. C'est le c'est le cycle de la vie.
Si vous utilisez le lait pour autre chose que pour nourrir le veau, qu'est-ce que vous allez faire pour le veau ? Mais il faut le tuer. Donc si vous faites du fromage, immanquablement il faut une il faut un commerce des petits animaux et donc des agneaux, des veaux et cetera.
Donc ils n'ont pas tort de dire que si vous mangez du fromage, vous vous êtes aussi à l'origine du meurtre de de l'assassinat des des petits animaux. Mais ça c'est une théorie végane. C'est un peu ce qui fait que vous avez euh Emmeric Caron qui dit "Mais enfin il faut apprendre à vivre avec les animaux liminaires, les reins, les puces, les souris, les moustique et cetera parce que finalement entre nous, il y a une différence de degré mais pas de nature" et qu'il peut dire "Mais n'écrasez pas une moustique qui une femelle moustique qui vous pique" parce que quand elle pique c'est que elle a besoin de votre sang pour pouvoir nourrir nourrir ses petits et c'est le même qui trouve que euh les Israéliens aujourd'hui commettent un génocide à Gaza.
Exactement. Ça on dit long quand même sur cette donc qui justifie le le le le le le le ce qui s'est passé le 7 octobre. Évidemment.
Euh un dernier mot sur l'Algérie Michel, on manque pas une occasion de rappeler que notre ami Boalem Sansal est toujours en prison. Il y a eu encore un cap de franchis. L'Algérie a annoncé son intention de refouler les porteurs français d'un passeport diplomatique.
C'estàdire qu'évidemment pendant ce temps-là, on a aucune nouvelle des tractations. Il y a un procès en appel qui va s'ouvrir dans quelques quelques semaines. Est-ce que vous avez encore un espoir ?
Est-ce que vous avez un espoir que quelque chose se passe réellement pour tenter de libérer Boem sans salle ? Je ne veux pas ne pas avoir d'espoir quand il s'agit de Boem. J'aimerais tellement voir des images de lui sortant de la prison, souriant et et en bon état.
Mais voyez, on est en train de boucler notre émission. a démarré sur ce sur le frérisme et et là on on retombe sur exactement la même logique. C'està-dire que c'est l'islam politique qui fait sa loi et c'est pourquoi je vous dis que rien ne sera fait en France tant qu'on aura pas quelqu'un qui déciderait de faire des choses un certain nombre de choses sortir de l'Europe décider d'une politique nationale quelque chose qui soit assez golien et autoritaire sur ce sujet ça n'aura pas lieu.
Sauf si on a effectivement une figure qui qui surgit. Là, on a exactement la même chose. C'est c'est la soumission pour utiliser le le vocabulaire de Wellbeck ou du moins ce que Wellbe a fait avec ce ce mot, un beau livre d'ailleurs.
Et là, on est dans une logique de soumission, c'est-à-dire l'Algérie fait ce qu'elle veut, quand elle veut, comme elle veut. C'est-à-dire quand Erdogan tient le doigt d'Emmanuel Macron et que Emmanuel Macron peut partir avec son doigt, c'est dans genre mon petit, je te tiens le doigt et c'est moi qui fait ce que je veux, quand je veux et cetera et que le chef d'état ne peut rien faire du on a une image planétaire de la soumission du chef de l'État. Vous imaginez général de Gaulle avec le doigt tenu comme ça par Staline, ce serait pas passé comme ça.
Et bien c'est exactement la même chose avec le le la l'Algérie. C'està dire que le doigt d'Emmanuel Macron, c'est-à-dire le doigt de la France est tenu comme ça dans le genre je lâcherai si je veux, quand je veux, comme je veux. On peut violemment retirer sa main.
Je ne dis pas ce qu'on peut faire après avec la main qui reste libre mais faire savoir queon ne traite pas la France comme ça. On ne traite pas le chef de l'État comme ça et on ne traite sûrement pas un intellectuel franco-algérien comme Wem Sansal. De cette manière-là, je rappelle que c'est aussi un citoyen français, pas c'est pas seulement un citoyen algérien, c'est-à-dire ce que l'on fait à Boem, c'est à la France entière qu'on le fait.
Et bien, merci beaucoup Michel Monfre. On se retrouve la semaine prochaine avec grand plaisir avec d'autres sujets dans l'actualité. Bonne journée à vous chers auditeurs et téléspectateurs.