Inflation : quelle marge de manœuvre pour la grande distribution ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
A-t-on atteint un pic inflationniste en France ?
- 2:00OuverteRéponse directe
L'inflation est-elle maîtrisée en France ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Pourquoi le sucre augmente-t-il de 21,5% ?
- 8:00RelanceRéponse partielle
Pourquoi les bonbons Haribo augmentent-ils de 30% ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Les marques distributeurs sont-elles moins chères que les grandes marques ?
- 12:00RelanceRéponse directe
Pourquoi ne pas participer à un panier inflation comme Intermarché ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Sandra webianChiffre
« on est quand même un des taux d'augmentation des prix qui sont très importants puisqu'on est à 15% pour l'alimentaire 14% pour l'énergie »
- 4:20Michel-Edouard LeclercFait
« il y a de la spéculation il y a de l'anticipation il y a de la peur panique des industriels de ne pas trouver dessus coûte pas pouvoir caser leurs bonbons ou leur sucreries »
- 7:00Michel-Edouard LeclercFait
« on est rentré il faut se dire ça dans une inflation pour 10 ans c'est un cycle »
- 11:00Michel-Edouard LeclercFait
« en France et c'est unique en Europe on a qu'une seule période de négociation tout est ramené sur deux mois »
- 14:00Sandra webianChiffre
« on a une baisse de 4% de la consommation une baisse de 8% sur l'alimentation »
- 15:00Sandra webianChiffre
« près d'un Français sur deux qui déclarent qui se restreint sur les dépenses d'alimentation »
- 17:00Michel-Edouard LeclercFait
« les marques distributeurs et les premiers prix sont en hausse plus forte que les marques proches »
- 25:00Michel-Edouard LeclercFait
« je milite pour qu'il y ait plus de concurrence la concurrence c'est pas à droite et à gauche »
- 31:00Michel-Edouard LeclercChiffre
« les jouets de Noël ils seront à peut-être plus de ou plus 3 % d'inflation »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
les matins de France Culture guillaume Erner a-t-on atteint un pic inflationniste en France consommation Vichères comme on les Français font face à l'augmentation des prises d'un sujet qui abordait quasiment tous les jours non seulement dans les actualités mais aussi dans les conversations de la vie quotidienne et c'est la raison pour laquelle j'ai décidé tout d'abord de vous inviter Michel-Edouard Leclerc bonjour bonjour vous expliquer comment ça se passe dans les centres Leclerc notamment mais pas uniquement et puis alors je précise aussi que j'ai reçu une biographie de Michel-Edouard Leclerc donc la vôtre elle est signée Magali Picard on reviendra sur quelques épisodes de votre vie et c'est aux éditions plombes en face de vous pour cadrer les choses je me suis dit qu'il fallait aussi qu'on puisse objectiver cette question de l'inflation et c'est la raison pour laquelle je vous ai invité Sandra webien bonjour vous êtes directrice du credoch le centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie alors cette inflation aujourd'hui peut-on considérer qu'elle est en partie maîtrisée faut-il apprendre à vivre avec qu’est-ce que vous observez alors maîtriser c'est un grand mot c'est à dire qu'il y a eu un certain nombre de dispositifs qui ont effectivement limité l'impact de l'inflation en France plus qu'ailleurs d'ailleurs mais on est quand même un des taux d'augmentation des prix qui sont très importants puisqu'on est à 15% pour l'alimentaire 14% pour l'énergie donc on a vraiment des voilà on peut dire aussi 11% pour les produits d'hygiène beauté enfin quelle que soit les catégories de produits on a quand même des augmentations prix qui sont très importantes et qui dure c'est à dire que au départ le gouvernement avait un petit peu misé sur le fait que ce serait ponctuel et donc avait mis en place des dispositifs d'aide vraiment ponctuelles et on voit bien que là on est un peu aux limites de de ces mécanismes qui relèvent plus de l'assistance d'une certaine manière que de la protection sociale puisque ils sont ils sont ponctuels ils sont décidés pour être relativement flexibles on va dire par rapport à différents chocs mais une sécurise pas les ménages en fait et on assiste donc à une progression du phénomène en tout cas celui-ci est toujours présent ne voit pas aujourd'hui la fin de cette inflation en tout cas la hausse des prix se poursuit Sandra ou bien alors a priori les différentes prévisions tables plutôt sur une inflation qui se qui se stabiliserait au deuxième semestre donc mais ça veut pas dire que les prix vont diminuer ça veut juste dire qu'ils vont augmenter ils vont arrêter d'augmenter plus vite en fait et d'ailleurs par rapport à ça on a une proportion de Français aujourd'hui qui qui se disent qui disent restreindre notamment sur les dépenses d'alimentation qui est assez préoccupantes puisqu'on a près d'un Français sur deux qui déclarent qui se restreint sur les dépenses d'alimentation ça a pris 20 points en l'espace d'un nom et c'était une proportion qui avait pas changé pendant une quinzaine d'années donc c'est quand même on est quand même dans un moment particulier en termes de Contra pour les ménages avec des chiffres qui sont tout à fait étonnants dans le JDD hier il y avait par exemple une augmentation du sucre de 21,5% Michel Édouard Leclerc comme want explique-t-on cela alors bon on sait qu'il y a évidemment la guerre en Ukraine l'augmentation des prix de l'énergie mais vous en tant que distributeur qu'est-ce que vous observez pourquoi le chi pourquoi le sucre par exemple augmente-t-il de 21,5%. oh là dedans il y a de la spéculation il y a de l'anticipation il y a de la peur panique des industriels de ne pas trouver dessus coûte pas pouvoir caser leurs bonbons ou leur sucreries on est rentré il faut se dire ça dans une inflation pour 10 ans c'est un cycle on sort d'un cycle que vous n'êtes pas très dix ans oui mais c'est pas la il y a plusieurs inflations là on est dans la période de transition on n'est pas encore dans une inflation stabilisée je vais m'en expliquer on va vers une inflation de la nouvelle économie parce que la nouvelle économie plus vertueuse le plan alimentaire plus souveraine plus décarbonée ça va coûter plus cher à produire je dirais que c'est une inflation qui s'explique mais on en est pas encore là là on est dans une inflation de transition qui est assez pourri parce que ça arrive de tous les côtés on dit que c'est la remise de l'économie après le covid on dit aussi que c'est la guerre en Ukraine on dit que c'est des asperges géopolitiques et sexy et que le prix d'énergie en résul en réalité là je pense que la moitié de l'inflation que subissent les Français elle est elle est elle est spéculative on parlait du sucre 21% de haut c'est alors je suis pas obsédé par le sucre mais je vous ai entendu parler des bonbons je voulais vous emmener sur les bonbons Haribo qui sont bien connus et je vous ai entendu tester contre l'augmentation des bonbons Haribo et vous disiez en substant il y a pas de raison que les bonbons Haribo augmentent de 30% ça se passe comme ça c'est à dire vous vous retrouvez face à des fournisseurs qui vous disent voilà Michel-Edouard Leclerc désormais les fraises tagada ça sera plus 30% c'est vous savez que en France et c'est unique en Europe on a qu'une seule période de négociation tout est ramené sur deux mois c'est une caricature c'est parce qu'évidemment le marché continue de bouger avant et après donc sur le marché européen il y a encore d'autres négociations mais sur le marché donc c'est maintenant sur le marché français c'est par hasard pendant le Salon de l'agriculture ou les lobbies agroalimentaires sont très puissants et donc les industriels essaient de fourguer à la distribution tout à l'heure il n'existe pas il y a des prises de parole individuelles mais inexistent pas il y a pas de lobby du commerce et même au MEDEF et c'est d'ailleurs un sujet naturel et c'est d'ailleurs un sujet culturel il n'y a pas de de prise de conscience de ce qu'est le commerce du rôle que le commerce peut jouer comme temporisateur de l'inflation il vous demande plus 30% pour ces bonbons et alors qu'est-ce que vous faites vous [Musique] les négos c'est des rapports de force le truc qu'il faut voir c'est que ça tape le budget des Français l'inflation c'est si c'est nécessaire parce que les hausses de coup sont importantes il y a rien à dire mais c'est juste pour augmenter les dividendes des entreprises je trouve que ben c'est trop fort pour en tout cas les grandes entreprises auraient pu délayer cette cette action Sandra ou abians est-ce que vous observez au CREDOC une réorientation de la consommation des Français je parle de la consommation alimentaire oui alors déjà la consommation elle diminue donc on a une baisse de 4% de la consommation une baisse de 8% sur l'alimentation donc déjà concrètement ça veut dire que on va limiter le gaspillage on va faire des plus petites courses qu'est-ce que ça veut dire 8% en valeur ou en volume évidemment tu augmentes puisque les prix ont augmenté mais ça veut dire que les gens prient qu'on achète moins de choses à manger donc on mange moins donc on essaye de moins gaspiller on a on essaie d'acheter des quantités plus petites pour avoir moins de moins de déchets il y a aussi des achats moins d'achat de produits frais donc tout ce qui est fruits et légumes donc des difficultés aussi à s'alimenter sainement qui qui progresse et d'ailleurs le bio est en chuteur voilà en chute assez conséquente donc et globalement on a d'ailleurs des repas en fait sur tout le mécanisme d'aide alimentaire puisqu'on a une progression en fait des publics qui vont aujourd'hui taper l'apport à la porte de des Restos du coeur du Secours Catholique avec des nouveaux publics en fait qui arrivent Michel-Edouard Leclerc est-ce que vous assistez à cette réorientation dans les centres Leclerc baisse du bio est-ce que ça c'est quelque chose de simplement c'est de l'ordre de 20 à 30% les magasins spécialisés bio patine en plus du coup il y a des demandes de justification maintenant avant il y avait un public militant il y avait un public séduit par les États généraux de l'alimentation manger mieux et tout ça et là tout d'un coup quelqu'un sur le marché dit mais pourquoi le bio c'est 60% plus cher qu'un produit naturel donc il faut regarder il y a une crise de confiance dans le label bio il y a aussi beaucoup de labels qui ont émergé à côté qui sont moins chers qui sont peut-être moins 10 ans ou autrement disant ok un peu une peur panique sur le marché du bio ce qui serait dommage d'ailleurs parce que le bio malgré tout c'est la métaphore nécessaire pour c'est la métaphore de l'évolution nécessaire de notre modèle alimentaire et sur la réorientation est-ce que je ne sais pas est-ce que vous constatez par exemple que les gens mangent moins de viande plus deux est-ce qu'il y a ce type de mouvement Michelin on a ce que les économistes appellent une dégradation de la valeur ce qui veut pas dire la dégradation du produit d'ailleurs mais on passe plutôt des grandes marques aux marques de distributeur dans les marques de distributeur c'est une bonne chose pour vous va vers les premiers prix c'est quelquefois les grands industriels qui font aussi les marques de distributeur et puis on a des les marqueurs premiers prix et puis il y a aussi de la pauvreté c'est quand même très impressionnant je vous vois là avec votre téléphone mais à la sortie de caisse d'un hypermarché vous pouvez pas vous imaginer le nombre de personnes qui revalides leur facture de caisse pour voir si elles se sont pas trompées parce que souvent elles se sont donné un budget elles veulent pas le dépasser et alors que la loi climat exigeait que qu'on arrête de donner des tickets de caisse en fait aujourd'hui on donne des tickets de caisse comme réassurance du prix payé mais alors oui je prends mon téléphone parce que j'ai les chiffres du JDD dessus et ces chiffres sont assez étonnants Michel-Edouard Leclerc parce que vous venez de nous dire qu'il y a une négociation par an avec les marques mais par définition les marques distributeurs vos marques il y a pas que des marques Leclerc il y a ça dans tous les groupes de super hypermarchés bien sûr paradoxalement d'après les chiffres du JDD et bien les marques distributeurs et les premiers prix sont en hausse plus forte que les marques proches alors par exemple sur les œufs plus 3 100% et pour les œufs pour les premiers prix plus 20% pour les marques distributeurs bon je vais pas aligner les chiffres mais disons que en moyenne les chiffres distributeurs et les chiffres des premiers prix sont en plus forte augmentation et que les marques c'est une c'est normal et c'est une tautologie mathématique plus le chiffre est petit plus l'augmentation est haute c'est une tautologie de transport sur un produit qui vend un euro ou sur un produit qui vaut 2 euros sur le premier ça fait 10% sur le deuxième ça fait 5 %. donc la la ce qu'il faut regarder c'est si le premier prix reste bien moins cher que la marque de distributeur que la grande marque et aujourd'hui les écarts se creusent les écarts se creusent elles se creuse entre les enseignes entre les prix chez Leclerc Lidl Aldi et les prix chez Casino Monoprix il y a 30% d'écart aujourd'hui et à 1% parce que j'ai regardé Leclerc avait encore un avantage on y reviendra d'autres acteurs je suis dans un service public donc je je cite les acteurs elle dit Lidl Hyper U font partie de du groupe de tête des distributeurs qui qui se battent bien sur les prix et puis derrière il y a les tiens il y a les planquer de l'inflation il y a des on vient d'ouvrir un magasin à Montparnasse il est 25 % moins cher que le Monoprix qui est à 200 m donc ça montre bien que la concurrence ne joue pas son plein et d'ailleurs c'est une de mes marotte je pense aujourd'hui que à force de critiquer le libéralisme le libéralisme politique le libérisme dont je ne me revendique pas je suis plutôt de nature socio-démocrate mais je pense qu'on a complètement laissé de côté longtemps proche d'Alain madeliner j'ai surtout été orphelin de Michel Rocard et Jack Tailor et donc c'est si vous voulez aujourd'hui je pense qu'il faut réhabiliter des politiques de concurrence mettre les industries alors justement Michel Édouard Leclerc parce que les distributeurs on vous a entendu là-dessus mais j'aimerais que vous m'expliquiez puisque donc le Clair se targue et j'ai vérifié avant de vous inviter effectivement les différents indices qu'on a tant d'approuver que sur beaucoup de produits les centres Leclerc sont moins chers pourquoi dans ce cas là ne pas participer au panier entier inflation avec ces 200 produits bloqués comme le fait par exemple Intermarché ceux qui sont moins chers déjà comme Lidl ou Leclerc leurs problèmes c'est si on fait un panier on réduit le cône de visibilité de notre performance et ça fait gadget et les trois associations de consommateurs françaises les plus puissantes la CLCV la que fait la Confédération du cadre de vie l'Union fédérale des consommateurs l'UFC Que Choisir et la famille rurales ne sont pas pour que nous fassions des paniers donc quand on vend vous êtes laissé faire il voulait pas quand on vend 6000 articles moins chers dans un hypermarché pourquoi faire un focus sur 40 articles dont on ne vous demande pas qu'il soit les moins chers parce que c'est ça aussi l'ambiguïté ça peut être 200 mais en tout cas c'est des prix bloqués vous êtes d'accord avec ça Sandra webbian vous pensez que c'est pour ça que Leclerc n'a pas voulu faire je peux vous dire que c'est pour ça je souris parce que c'est vrai que là on entend un discours qui est relativement entendu en fait chacun des défenses à paroisse c'est vrai que les distributeurs expliquent que ils sont pris à la gorge les industriels aussi en fait expliquent qu'ils ont toute une chaîne de production ou les prix ont augmenté les agriculteurs aussi expliquent qui sont divinités c'est quand même voilà une il y a quand même une grande difficulté en fait à savoir vraiment comment se construisent les prix il y a eu un rapport récemment qui qui dit qu'il y a pas eu de profiteurs de de crise bon en fait c'est assez compliqué de savoir pour le consommateur et je crois que la question elle est surtout pas tellement là puisque de toutes les manières effectivement à la fois les industries et les la grande distribution a intérêt à ce que c'est pris soit les moins chers pour pouvoir continuer à vendre puisque aujourd'hui il y a une tension particulièrement élevée la question c'est plutôt qu'est-ce qu'on fait pour sécuriser en fait les consommateurs paient pas par rapport à l'alimentation donc l'idée du panier inflation il a été critiqué notamment parce que justement il était sur un nombre restreint de produits donc 50 ou 100 références sur 50 000 références évidemment c'est très c'est très restreint mais surtout il du coup il d'une certaine manière il infantilise un petit peu aussi les les personnes qui sont en difficulté puisque on choisit pour elle on choisit pour elle alors soit on choisit des produits qui vont être bons pour leur santé soit on choisit des produits qui vont être français dans les produits de manière de toutes les manières le choix est toujours discutable et d'une certaine manière on est au bout de la chaîne c'est à dire que pour aider les consommateurs aujourd'hui à boucler leurs fins de mois c'est pas nécessairement des aides sur l'alimentation mais c'est plutôt des aides globales de la protection sociale en fait qui permettrait aux gens d'avoir plus de marge de manœuvre mais Michel Édouard Leclerc sur les produits de base la les œufs le lait est-ce qu'il y a véritablement de réelles différences j'ai regardé par exemple les prix du lait d'un hypermarché à l'autre généralement les prix sont quand même relativement proches vous ne vous battez pas sur ces produits là nous avons interdiction de nos battre sur ces produits là nous avons même obligation on marche sur la tête d'avoir une marge minimale et c'est un consensus entre la FNSEA l'industrie agroalimentaire et les pouvoirs publics il y a une loi de la loi égalime et donc il faut se remettre tous les journalistes se mettent à parler d'inflation mais l'inflation que l'on vit aujourd'hui elle a démarré il y a un an et demi et j'allais sur les plateaux de télévision pour dire qu'elle était en formation simplement ça a rangé pas les gens de de s'arranger pas certaines corporations que quand on met ça sur le paquet on nous avait dit par exemple que il y avait pas de conteneur et que c'est pour ça que ça coûtait plus cher on s'aperçoit en regardant les bilans de ce ga-cgm qu'ils ont sorti 20 milliards donc ils les ont vendus et donc les consommateurs français ont été tapés par des factures qui incluent c'est super profits finalement il y a des gens qui profitent bien sûr il y a des gens qui profitent de l'inflation tout est clair c'est coté vous achetez un vestiaire vous regardez les cotations des entreprises enfin tout ça est transparent et ne s'engage pas enfin les derniers bénéfices de Procter aujourd'hui c'est 20 milliards donc je veux vous avez rien fait quelque part alors la il y a ça après il y a une loi la loi française a redonné du revenu aux produits alimentaires aux producteurs alimentaires il y avait 10 ans de déflation on peut justifier ça ça se défend en politiquement sauf que le politique ne sait pas le défendre et donc et que le consommateur lui le découvre en magasin et donc nous on veut pas être accusé de cette augmentation pour lequel on pourrait vendre moins cher mais pour lequel le politique dit ça doit passer donc il y a une partie dans l'inflation actuelle qui a été volontaire qui a été voulu par la loi il y a une autre partie ça c'est pour les petits derrière il y a eu des gros qui étaient planqués et qui se sont faits aussi un petit peu de trésorerie d'accord et maintenant tout le monde se réveille et disent bah il va falloir faire un chèque alimentaire ce qui est quand même un comble de la moralité à moralité ou de l'immoralité puisqu'on demande sur fond public de compenser la reconstruction de marge privée moi je me bats contre ça le combat contre l'inflation est un combat éminemment politique il se résume pas à une bataille de boutiques et de marque c'est véritablement un choix de société aujourd'hui absolument d'ailleurs on va parler des implications politiques de ce combat et de cette situation d'inflation Michel Édouard Leclerc président du comité stratégique des centres Leclerc et Sandra webian qui dirigeait le CREDOC le Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie on se retrouve dans une vingtaine de minutes en attendant il est 8h sur France Culture 7h les matins de France Culture guillaume Erner 21 on parle d'inflation de hausse des prix et puis de grandes distribution évidemment en compagnie de Sandra webian du CREDOC et de Michel Edouard Leclerc descentre Leclerc Michel Édouard Leclerc l'auriez-vous voté cette réforme des retraites non je la sens pas je sais pas l'expliquer d'ailleurs à mes collaborateurs est trop technique trop compliqué oui elle finit par coûter très cher aussi et puis bon par contre moi je suis jamais rentré j'ai jamais cru est-ce que j'en ai marre présentaient parce que la démocratie sociale vous ne croyez pas en jean les marques c'est beaucoup mais quelle déception je crois au genre les maris sauveur de la République non je crois je crois ce qu'ils disent qu'on a on a essayé le 11 ce serait intéressant de savoir qui c'est mais on a essayé d'opposer la démocratie sociale à la démocratie parlementaire or il y a pas assez plié c'est la démocratie parlementaire qui l'emporte sinon c'est la révolution et donc on voit bien que c'est plié par contre c'est mal plié et puis on n'est pas sûr que ce soit le bon sujet quoi c'est ça qui moi cette réforme des retraites je comprends pas pourquoi on fait ça sachant que la plus moi j'en aurais fait une autre par exemple je pense que là c'est la base du nombre des actifs la seule contribution au retraites par les actifs qui fait que moi je suis militant d'une fiscalisation des charges sociales c'est évident aujourd'hui donc vous voulez augmenter les impôts en France je veux augmenter les impôts sur les robots et sur la technologie c'est incroyable tout le monde tout le monde dit automatique par exemple on l'attaque ne paye pas de taxe automatique mais un ordinateur votre téléphone le tout ce qui est digital ne paye plus tout ce qui était avant le copiste la fille qui tapait ou l'homme qui tapait les lettres et ont disparu elle payait des cotisations sociales aujourd'hui on ne paye plus ses cotisations là et donc si on veut garder le même niveau de vie si on veut garder les retraites par répartition à un moment donné c'est une vieille idée genre arthuri Jean-Pierre Raffarin avait mais c'est une idée de ma génération en fait qui a été qui n'a jamais été scénarisé mais qui me paraît une solution à mon avis plus intéressante que les la haute couture qu'on essaie de de nous présenter mais qui va se déchirer à la moindre incartade j'en ai marre cette idée Benoît mon la vermisse au goût toujours en 2017 il y a eu un débat qui avait traversé d'ailleurs et la droite et la gauche à l'époque oui oui preuve que je fréquentais que matelas oui bah parce que dans votre biographie il est dit que vous me l'avez beaucoup fréquenté mais ça n'est pas ça n'est pas effectivement très généreuse Édouard vous êtes aussi un grand patron et il y a évidemment beaucoup de salariés dans les centres Leclerc et ce dont témoigne cette mobilisation contre la réforme des retraites c'est le fait que deux ans de plus travailler deux ans de plus pour beaucoup de personnes qui sont dans la rue ça semble être véritablement trop difficile trop trois dieux qu'est-ce que vous en pensez je pense que ça dit d'abord ce que ça ne dit pas c'est à dire que on a plus le manque d'envie au travail le manque de sens à travailler le manque de rémunération au travail aussi ça dit en creux que que la société dans laquelle on vit ne plaît pas et que limiter au travail dans vos dans vos centres le plateau je vous ai en face de moi je vous parle des autres claires mais si il y a des gens font grève ici et tout ça ça dit quoi c'est il y a des histoires d'argent qui font mais il y a pour la réforme mais ne vous en défendez pas ce que je veux dire c'est que s'il y a des gens qui se sont pas bien dans cette réforme c'est confort on leur vend pas un projet en leur vend une contrainte en leur vend on leur inflige une contrainte et on leur vend pas un projet et c'est le problème d'embauché des gens de la société française de la société française c'est qu'on ne fédère pas on peut travailler plus on peut passer plus de temps sur une activité contrainte on peut imposer des contraintes si on adhère à un projet le problème aujourd'hui c'est que il y a pas ce projet il y a pas de le le leaders politiques n'entraînent pas les Français sur un projet même l'écologie et punitive aujourd'hui donc je vous posez une question sur l'emploi des seigneurs c'est entre Leclerc non non l'emploi des seniors dans les centres Leclerc par exemple comment fait-on puisque lorsqu'on est chariste lorsqu'on est chef de rayon bref pour ces emplois là j'imagine qu'il y a une pénibilité alors tout ce qui est pénibilité est remplacé par leur robotisation c'est pour ça que je parle quand même en connaissance de cause quand on fait un entrepôt automatisé il y a moins de charges sociales d'accord donc la question c'est ça comment on remplace ses cotisations social et par quoi en l'occurrence le débat actuel ne l'abordent pas et et par contre les seniors aujourd'hui c'est un un pôle de recrutement important dans l'entreprise nous nous avons aujourd'hui beaucoup à mon image moi j'ai un peu dépassé les limites mais à mon image je j'ai des je travaillais avec des salariés qui ont plus de 30 ans dans l'entreprise alors la question qui va se poser c'est l'adaptation au nouveau métier c'est la c'est la formation permanente c'est le recrutement mais aussi la formation en alternance ça c'est c'est quelque soit l'âge d'ailleurs ça va être l'enjeu majeur je pense de de la condition de travail demain pour être bien au travail Sandra ou bien oui en tant que directrice du creddock vous parliez beaucoup d'un projet de société en fait ce qui pose souci principalement aux Français par rapport à la question des retraites ou du travail sont les conditions de travail il faut quand même rappeler qu'aujourd'hui on a sur 10 qui se font en CDD et sur ces neuf en bouche il y en a 8 sur 10 qui sont des CDD de moins d'un mois donc le gros de l'entrée sur le marché du travail se fait en CDD de moins d'un mois avec une grande partie c'est le même employeurs donc on voit bien qu'on est dans une flexibilité vous parliez tout à l'heure de la concurrence et des bienfaits qu'elle peut apporter elle apporte une concurrence sur les primes elle apporte aussi une flexibilisation sur le marché du travail et des conditions de travail qui sont insécurisantes donc il y a ce point là et puis après vous vous parliez du fait que les gens sont remplacés petit à petit par des robots plus ou moins c'est à dire qu'il y a aussi des robots qui se mettent à dicter le le l'action finalement des humains et donc bon ça ce sont des vieilles questions sur la place de la machine dans notre dans par rapport à l'humain est-ce que c'est un outil ou est-ce que c'est celui qui nous a servi mais en tout cas on se retrouve à avoir des cadences qui sont qui sont augmentés et donc une proportion aussi de de travailleurs qui doivent délivrer qui doivent produire dans des enquête sur les conditions de travail montre que il y a de plus en plus de personnes qui doivent produire dans leur en fait et d'une certaine manière la machine elle imprime aussi cette rapidité auquel on s'est habitué dans l'univers d'une nouvelle technologie donc il y a pas il y a pas que la question du projet du sens au travail il y a aussi beaucoup la question des conditions de travail en fait vous parlez de plusieurs choses je répondais à la question du financement de la sécurité sociale et notamment en cas de travaux de pénibilité constaté avec moi qu'on remplace par des robots bien ou match n'était pas de jugement de valeur et donc c'est des cotisations en moins donc ça c'est une première chose donc aller les rechercher dans une société qui robotise à outrance qui amazonise aller les chercher sur les robots c'est pas idiot enfin en tout cas c'est un débat qu'on n'a pas eu dans la société française d'accord la deuxième chose je suis d'accord avec vous enfin je milite pour qu'il y ait plus de concurrence la concurrence c'est pas à droite et à gauche la concurrence c'est c'est ce qui au meilleur de la compétition et je trouve aujourd'hui la société française elle rejette cette idée de compétition elle est elle est même pas service public elle est elle est même pas fonctionnarisée elle est elle est latente aujourd'hui normalement par exemple ici parlant de l'inflation on devrait parler de la compétition entre les industriels c'est un terme tabou aujourd'hui vous voyez or une partie de le dire quoi il y a des ententes j'explique une partie de l'inflation aujourd'hui de la surinflation qu'il y a vient de ce que on ne met pas les industriels de l'agroalimentaire en compétition on dit l'agroalimentaire filière française s'ouvre une liste on touche pas je vous vois venir parce qu'en fait derrière et en fait dans les négociations que j'ai aujourd'hui il y a des fournisseurs qui demandent 17 %, il y a des PME qui demandent 10% et puis il y a des grandes sociétés multinationales qui donnent 25%. donc je trouve que déjà dans l'intérêt des Français ce serait intéressant de les mettre en compétition les distributeurs c'est je trouve que c'est important non l'action collective qu'on nous propose c'est une chose politiquement ça peut peut-être faire mais en fait ce qu'on attend de Leclerc c'est que soit bien en compétition avec Carrefour et que le combinaison industriel c'est une chose mais vous vous avez des marques distributeurs donc vous pouvez agir directement sur les prix Michel-Edouard Leclerc elles ont pas le même rapport de fidélité il y a pas la marque aussi puissante j'espère bien y arriver mais ce que je veux dire que c'est si effectivement la consommation se déporte aujourd'hui sur les marques de distributeur c'est que nous avons gagné un point c'est que nous avons réussi à faire en sorte qu'elle bouge moins vite que les que les grandes marques oui simplement serions les questions parce que tout est dans tout moi je dis aujourd'hui qu'on est dans une société qui qui était tétanisé était tétanisé dans la précovide et déjà on pourrait gagner deux à trois points d'inflation non pas en parlant maintenant on aurait pu en parler à la source quand ça s'est émis on n'aurait pas ça aurait bien l'aider les Français et encore aujourd'hui on pourrait en acceptant cette culture de la compétition gagner encore un à deux points il paraît que l'ancien ministre de l'Agriculture je le dis dans votre biographie en catcheur Michel-Edouard Leclerc vous renvoyez les prospectus des centres Leclerc où il entouraient par exemple kilo de porc le kilo de tomates et il vous disait pas assez cher c'est vrai oui on est on sort de cette société là alors ça ça c'est un problème aussi de vendre le kilo de porte c'est assez cher puisque il faut choisir un angle vous voyez un angle oui mais justement tout n'est pas dans tout il faut avoir des parties pris moi j'ai un parti pris qui est celui de la consommation d'accord c'est mon métier c'est mon métier de capitalisme c'est mon métier de chef d'entreprise je l'assume donc j'ai 19 millions de consommateurs dans les centres Leclerc des foyers et donc j'essaye de faire au mieux après ben pour ne pas écraser le producteur le producteur de porc et ben j'accepte une législation spécifique qui fait donc la loi j'accepte que de ne pas discuter ces hausses de prix à lui par contre quand il y a une multinationale à côté qui s'appelle Nestlé qui s'appelle mars qui s'appelle mondelaise qui se plante derrière le petit pour me dire il faut il me faut le même tarif le petit kilo de porcez moi là je dis ben non on discute on vous a entendu on a parlé d'Haribo tout à l'heure mais pour le kilo de porc Michel Édouard Leclerc et comment faire pour que le prix juste soit versé à l'agriculteur puisque le ministre de l'Agriculture apparemment il n'était pas content de vous et vous vous étiez pas content de lui vous l'appeliez Juju et par exemple des méchants en tout cas je découvre des choses aussi mais je suis très respectueux de la liberté des journalistes et des écrivains mais bon tout n'est pas à prendre alors je ne prends pas tout au pied de la lettre mais en tout cas sur le fait de respecter j'ai compris que c'était de lui dont il s'agissait mais au final il y a évidemment un problème pour les centres Leclerc ou bien vous défendez vos prix bas et dans ce cas là vous réduisez la marge des agriculteurs notamment ou bien vous laissez des prénoms mais non mais non écoutez vous prenez le marché du vin sur le marché du vin il y a des foires aux vins dans une foire aux vins vous avez des vins d'entrée de gamme qui sont je sais pas entre 4 et 7 euros et puis vous avez des grands crus qui sont entre 50 et 100 euros ça cohabitent dans un même magasin la même magasin Leclerc un même magasin Casino à même magasin Carrefour vous voyez je cite large pour la crédibilité du propos le consommateur choisi si 20 à 20 d'accès il va 24 etc moi mon rôle c'est de proposer ça j'essaye d'être le moins cher moins cher que mon concurrent dans cette prestation mais en gros j'achète au viticulteur le même prix que mon concurrent c'est juste moi qui ai décidé pour te vendre moins cher vous êtes la réputation d'être extrêmement dur en effet notamment lorsque vous négociez vous avez oublié une chose les producteur c'est que des stéréotypes quand mes parents ont commencé l'histoire des centres Leclerc et c'est à peu près le temps de ma vie puisque je suis né au moment ils étaient petits ils ont démarré dans une cuisine ils ont vraiment démarré la saga Leclerc et pendant 20 ans ils étaient des petits acheteurs et ils vendaient déjà 1500 moins cher c'est une volonté Monoprix ne cherche pas avant de moins cher casino cherche pas avant le moins cher je je l'ai désa n'oublie pas en disant ça ils ont une stratégie moi j'ai une stratégie d'accord vendre votre moins cher mais moins cher ça veut pas dire non moins cher ça veut dire quel que soit ce que ce soit la 2 chevaux ou la Mercedes excusez-moi mes modèles sont déclassés c'est générationnel mais que ce soit la 2 chevaux ou la Mercedes j'essaye d'être moins cher que mon que mon concurrent par contre je ne veux pas tout tirer vers le bas moi je crois à l'économie des carbonées je crois la nécessité de la nouvelle économie de lutte anti gaspillage je vais en être un moteur cette économie là va coûter plus cher à produire parce que leur un plus petit marché on vendra plus nos bagnoles en Russie on vendra peut-être pas nos bagnole en Chine et donc ça va être à des distributeurs comme nous de rendre accessible cette économie plus vertueuse parce que si elle est pas plus accessible elle sera pas démocratique ce sera juste une économie de happy few comme le bio aujourd'hui alors justement si on prend un exemple lait vous voyez vous parler du vin moi j'ai pris le lait il y a pas de d'affrontement idéologique là-dedans Michel Édouard Leclerc donc le lait c'est environ pour un producteur 50 centimes à produire il y a une marge d'environ 10 centimes dans les centres dans les hypermarchés on vend le lit de lait disons le premier prix aux environs de 90 centimes en fait c'est plus maintenant bah non j'ai regardé hier on est sur le pack de 6 on est à 5,50 € pour les premiers prix j'ai fait j'ai fait mon marché Michel-Edouard Leclerc est-ce que là cette marge est suffisante est-ce qu'on se pose la question pas uniquement vous mais est-ce qu'on se pose la question de savoir si avec les 10 centimes de marge sur le lit de lait le producteur de lait gagne assez sa vie alors c'est très simple s'il ne gagne pas sa vie je ne sais pas les chiffres là comme ça la loi l'autorise à m'obliger à l'acheter plus cher donc c'est pas un sujet non la loi c'est la loi Gallim alors juste pour la rappeler en un trait Michel-Edouard Leclerc puisque les auditeurs ne la connaissent pas nécessairement vous ne pouvez pas faire un prix bas une ristourne inférieure à 10% sur non non c'est pas ça ça c'est un truc sur lequel je vais me battre ça s'appelle va vous en entendrez parler cette semaine ça s'appelle la loi des Crusades il faut l'expliquer l'eau d'Évian sur le chocolat sur le café théoriquement pour que ça ruisselle cette marge Russell vers l'agriculture que le producteur est suffisamment évidemment des conneries parce que c'est des conneries pour Évian pardonnez-moi pour un producteur de lait ça n'a pas un pour le producteur de lait vous avez raison mais la moitié d'abord j'achète pas le lait à la ferme ensuite le lait il est pas vendu principalement sous forme de brique il est vendu sous forme de crème dessert dans lequel le lait ne représente que 4 ou 5% ou 6% de du coup de production et donc ce que je veux dire c'est que la loi autorise le producteur de lait ou celui qui vend à nous faire passer ses augmentations de coût de production et ses augmentations de matière première donc la matière première agricole qui sert de revenus à l'agriculture et préserver donc vous avez vous avez une autre solution Michel Édouard grossistait à dire il faut protéger le producteur alors évidemment lorsqu'on protège le producteur on protège des gros producteurs aussi mais est-ce qu'il y aurait une autre je suis pas d'accord avec vous je trouve qu'on peut protéger celui qui en a besoin et c'est ça une bonne politique de répartition et c'est de la politique sans pour autant protéger celui qui affiche des super profits c'est incroyable je vous rappelle que je suis venu dans cette maison ici il y a pas si longtemps mais c'était avant le conflit en Ukraine pour dire que sa flambait déjà le prix des conteneurs le prix d'énergie les graines n'avait rien à voir même le prix des céréales et de tournesol alors qu'il était fabriqué en France l'huile de soeur était fabriqué une question sur le prix de l'énergie écoutez-moi je suis venu ici et je voyais bien que ça flandait je demandais à tous les partis politiques d'émission d'information des commissions d'enquête comme aux États-Unis comme aux États-Unis tout le monde a dit oui personne ne l'a fait d'accord deuxième étape il y a eu la guerre en Ukraine tout le monde a réinitialisé l'histoire de l'inflation en disant que c'était la guerre en Ukraine vous voyez bien que ce n'est pas que la guerre en Ukraine ni sur le cacao ni le chocolat et qui a la loi française qui est pour partie prenante donc maintenant je voudrais qu'on arrête les bêtises nous distribuent moi je sais quand je viens vers vous je sais le prix auquel j'achète par exemple l'inflation là elle va continuer malgré tout ce qu'on dit elle va continuer jusqu'en juillet août d'accord pourquoi je dis ça c'est parce que c'est nous qui faisons les prix c'est dans les magasins donc nous allons répercuter la hausse négociée aujourd'hui jusqu'en juillet août le plus tard possible et après j'ai déjà acheté les jouets de Noël je peux vous dire en avant-première que les jouets de Noël ils seront à peut-être plus de ou plus 3 % d'inflation tout ce qui va être la rentrée des classes nous l'avons acheté déjà il y a deux mois trois mois là il y aura une déflation tout ce qui est déflation une désinflation je sais pas comment non non parce que la rentrée scolaire 2023 2024 sera moins onéreuse que la rentrée précédente dans ce que je dis là c'est pas un plaidoyer pour Michel dolta je dis simplement que faut pas attendre la publication de l'indice INSEE pour pour comment l'inflation l'inflation elle se forme un an avant elle se forme avec des rapports de force et justement il y a des moments où elle est justifiée comme le sera d'ailleurs ce cycle long de l'inflation pour la nouvelle économie mais il y a d'autres moments elle ne l'est pas et en ce moment je ne trouve qu'elle ne l'est pas Sandra ou bien la tue est-ce que c'est ce que vous observez c'est un une diminution de l'augmentation voire Michel-Edouard Leclerc vient de parler d'une diminution de prix pour certains produits alors pour l'instant non on l'observe pas mais ce qui l'indiqué c'est que ça serait plutôt au deuxième semestre que je vous disais au démarrage de l'émission après la question que enfin ce que ce que ce que ce que défend à Michel Édouard Leclerc c'est l'idée d'une compétition qui qui produirait des bénéfices pour pour les consommateurs aujourd'hui à la fois sur le plan des consommateurs effectivement on l'aperçoit pas et d'ailleurs il y a une attente particulièrement forte en France de l'action des entreprises pour garantir des prix bas et donc pas que des distributeurs c'est là où je vous rejoins mais aussi des industriels des actions n'attend d'engagement en fait de la part des entreprises mais il y a aussi un besoin de davantage de sécurité or la compétition le principe de la compétition c'est qu'il y a pas de sécurité puisque c'est au bon vouloir en fait des acteurs et aujourd'hui on demande en fait on demande aux distributeur de faire des paniers on leur demande on demande aux industriels de faire des efforts mais il n'y a pas de on est dans une logique où on distributeur de faire des effets donc on est dans une logique si vous voulez de Don ce qui est en fait une logique qui est pour qu'un individu soit digne il faut qu'il puisse rendre le don il faut qu'il puisse vous c'est pas vous que je vais apprendre ça que Guillaume Erner il faut qu'il puisse y avoir une réciprocité si vous êtes juste le vous attendez en fait la le bon vouloir soit d'un chèque énergie soit d'un panier inflation et bien en fait vous n'êtes pas en situation d'ignale donc c'est aujourd'hui il y a vraiment une question à se poser non pas sur des dispositifs ponctuels mais vraiment sur une question de sécurité alimentaire et il y a des idées qui sont sur la table sur ce sur ce plan là la conclusion il faut pas être des stéréotypes des rôles de chacun d'accord moi je crois au prix ma du politique je crois la nécessité de la régulation je crois qu'il faut de la redistribution je crois qu'un des problèmes majeurs de notre société c'est les inégalités d'accord donc quand j'ai dit ça moi je suis dans mon métier dans un rôle social je remplis pas toutes les cases que je viens je peux pas résoudre tous les problèmes mais je trouve que aujourd'hui la compétition elle pourrait elle est pas simplement un excès de libéralisme elle peut être aussi pour le meilleur on peut arriver aujourd'hui à mettre en compétition industrielle et distributeur au meilleur du nutri-score aux meilleurs de l'antigaspi au meilleur de la décarbonation c'est simplement que en refusant cette compétition en leur faisant travailler en faisant semblant de dire que la valeur n'existe que collective et à travers des filières on arrive à des taux d'inflation qui sont jamais remis en cause personne alors on a des gars aujourd'hui enfin on a des boîtes qui sortent 20 milliards de profits on dit arrow sur les taux de profil bah oui mais on les a on a laissé tout le monde juste une dernière question Michel-Edouard Leclerc les marches de la distribution elles vont c'est c'est on a eu 15 % de hausse sur l'alimentaire là depuis février dernier d'accord on va avoir 10 % encore ça fait 25 les Français vont avoir une inflation de 25% sur l'alimentaire d'accord et et là-dessus si vous mettez toutes les marges de la distribution c'est-à-dire 2,4 on reste quand même à 22 % voilà et donc je veux bien jeune j'admets l'inflation française l'année dernière a été moindre que l'inflation allemande et autres parce qu'il y a eu le bouclier énergétique parce qu'il y a eu des actions de l'État et et réel mais aujourd'hui qui a plus d'argent dans les caisses et ben je dis que les entreprises doivent être par le politique stimuler et pas simplement la distribution mais aussi toutes les entreprises au meilleur des intérêts des consommateurs merci Michel Édouard Leclerc descendre Leclerc merci Sandra webian du CREDOC dans quelques instants le point sur l'actualité
Marc Fesneau