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Podcast / conversationPublic Sénat — Bonjour chez vous ! (sur Podcast)· 15 octobre 2026 36 minContradictoireActualité / polémiqueRetraitesSolidarités & familleÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

Mélenchon, Le Pen, profiteurs du chaos ?

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 34 %Défensif 21 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:26OuverteRéponse partielle

    On commence par le mouvement lycéen et les autorités qui tentent de dialoguer avec les organisations de jeunesse.

  • 4:19OuverteRéponse directe

    Quel rôle peuvent jouer les intercommunalités dans ce contexte social tendu ?

  • 5:41RelanceÉludée

    Avec le gouvernement qui veut faire participer les collectivités à l'effort, pour vous, les intercos ne doivent pas y participer ?

  • 6:46OuverteRéponse directe

    Marine Le Pen a annoncé qu'elle supprimerait les intercommunalités si elle arrivait au pouvoir. Comment réagissez-vous ?

  • 11:01OuverteRéponse partielle

    Mélenchon et Le Pen sont-ils les ingénieurs du chaos ?

  • 12:17OuverteRéponse directe

    Comment avez-vous procédé pour ce sondage et notamment comment avez-vous choisi les candidats testés ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:36PrésentateurFait
    « un gel des pensions de retraite souhaité par le gouvernement, sauf pour les plus modestes. »
  • 1:43PrésentateurChiffre
    « Elles seront revalorisées d'1,4% dès le 1er novembre. »
  • 1:47PrésentateurChiffre
    « C'est en dessous de l'inflation à 2%. »
  • 1:59PrésentateurFait
    « la liquidation judiciaire de la fonderie de Bretagne à Codan, dans le Morbihan, laissant 244 salariés sans emploi. »
  • 2:36PrésentateurChiffre
    « Son projet pour Duralex promet 16 millions d'euros d'investissement et la sauvegarde de 155 emplois sur 220 menacés. »
  • 5:59InvitéFait
    « On a le sentiment aujourd'hui qu'il est le double de ce que nous avons pu réaliser, avec beaucoup de difficultés, en 2025 et en 2026. »
  • 6:20InvitéFait
    « les intercommunalités ont été mises à contribution d'une manière vraiment disproportionnée par rapport à ce que nous représentons. »
  • 7:44InvitéFait
    « il faut que Mme Le Pen retourne dans le monde de la France. »
  • 12:34InvitéChiffre
    « la marge d'erreur est d'un point quand on interroge 12 000 personnes. »
  • 15:18InvitéChiffre
    « 37% si c'est Édouard Philippe, 38% si c'est Gabriel Attal. »
  • 15:47InvitéChiffre
    « Jean-Luc Mélenchon est à 18% d'intention de vote. Édouard Philippe à 17%. »
  • 16:40InvitéFait
    « Elle a quand même fait un début de campagne et son entrée a été catastrophique avec l'histoire Bardella, avec le problème du voile. »
  • 17:01InvitéChiffre
    « elle fait 37% dans les intentions de vote. »
  • 19:44PrésentateurFait
    « Jean-Luc Mélenchon passe à 18%, une courte tête devant Édouard Philippe. »
  • 32:24InvitéChiffre
    « 40% dans les régions du Grand Est »
  • 32:39InvitéChiffre
    « la liste de Jordan Bardella dépassait 50% dans plusieurs communes »
  • 33:08InvitéChiffre
    « 40% c'est plus de 40% c'est quand même très très haut »
  • 35:10PrésentateurFait
    « Marine Le Pen vainqueur dans les deux cas »
  • 35:17PrésentateurChiffre
    « 47-53 »

Temps de parole

  • Présentateur41 %
  • Présentateur 218 %
  • Invité16 %
  • Invité 216 %
  • Invité 33 %
  • ?2 %

≈ 7,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat.

0:07
Locuteur

Public

0:08
Présentateur

Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous propose Bonjour Chez Vous. Vous avez fait le tour de nos quotidiens régionaux. On commence par le mouvement lycéen et les autorités qui tentent de dialoguer avec les organisations de jeunesse. Oui, le dialogue c'est plus démocratique que les mortiers. Ce sont les mots hier du ministre de l'Éducation nationale au Sénat. Sa collègue Sabrina Roubache, la ministre de l'Enseignement professionnel, était hier dans un lycée de l'Oise, justement pour dialoguer avec les élèves sur leurs revendications, c'est-à-dire dans le courrier Picard. Et puis le journal Corse Matin titre aussi sur le temps du dialogue dans ce mouvement lycéen.

Après avoir recueilli les doléances des élèves corse, le rectorat et les élus locaux ont réuni les représentants des lycéens pour former des groupes de travail et penser, réfléchir à leurs revendications. Réaction des lycéens participants, nous sommes écoutés, mais nous attendons des résultats de ces groupes de travail.

1:10
Locuteur

Les

1:10
Présentateur

retraités aussi descendent dans la rue. À la une de la marseillaise, les retraités aussi battent le pavé. Génération remotivée, titre le journal Marseillais. À Perpignan, les retraités étaient aussi dans la rue hier pour manifester pour leur pouvoir d'achat. C'est à la une du journal L'Indépendant, des retraités qui manifestent contre les efforts budgétaires qui vont leur être demandés dans le projet de loi de finances 2027, avec notamment un gel des pensions de retraite souhaité par le gouvernement, sauf pour les plus modestes. Les retraités demandent aussi une revalorisation de leur retraite complémentaire à Gircarco. Elles seront revalorisées d'1,4% dès le 1er novembre.

C'est en dessous de l'inflation à 2%. Et les crises qui se superposent en ce moment,

1:50
Locuteur

et

1:50
Présentateur

dans l'industrie, la fonderie de Bretagne s'apprête à mettre la clé sous la porte. Le tribunal de commerce va prononcer aujourd'hui la liquidation judiciaire de la fonderie de Bretagne à Codan, dans le Morbihan, laissant 244 salariés sans emploi. Autopsie d'un fiasco, titre le journal Le Télégramme, fondé par Renault il y a 60 ans. La fonderie de Bretagne, en crise ces dernières années, devait se reconvertir des pièces automobiles vers l'industrie de défense. Mais cette usine n'a pas trouvé de nouveau repreneur solide. En revanche, il y a une bonne nouvelle dans le monde de l'industrie, avec un symbole français.

2:24
Locuteur

C

2:24
Présentateur

'est la verrerie Duralex, usine historique de la chapelle Saint-Mémin dans le Loiret. Elle va être reprise par un entrepreneur de 32 ans, Cédric Méton, qui avait racheté par le passé l'entreprise Tupperware. Son projet pour Duralex promet 16 millions d'euros d'investissement et la sauvegarde de 155 emplois sur 220 menacés. On termine par un peu de culture et de sport à la lune de la Provence.

2:46
Locuteur

Ça

2:46
Présentateur

se mélange, consacré aux liens entre Marseille et la Grèce. Effectivement, puisque ce soir en football,

2:52
Locuteur

c

2:52
Présentateur

'est le match entre l'Olympique de Marseille et l'Olympiakos-le-Piré.

2:55
Locuteur

Et

2:55
Présentateur

donc justement, la Provence fait sa une sur ses 2600 ans d'histoire commune entre Marseille et la Grèce. C'est très intéressant. Marseille et la Grèce titrent le journal La Provence. Alors on le rappelle, Marseille est jumelée avec le port du Piré depuis 1984. Au XIXe siècle, les familles grecques ont eu un impact important dans le développement de l'économie maritime marseillaise. Et puis, la légende veut que ce soit un navigateur grec venu de la cité de Fossé qui a fondé le port de Marseille il y a 2600 ans, un port baptisé à

3:26
Locuteur

l

3:26
Présentateur

'époque Massalia. Les Fosséens ont d'ailleurs envoyé à Marseille leur meilleur savant, un géographe du nom de Pytas. Et grâce à lui, la cité fosséenne a été la première ville à connaître sa latitude avec précision. J'ai donc compris pourquoi on pouvait dire depuis longtemps, le Marseillais a jamais les premiers. C'était bien avant la victoire en Ligue des champions en 1993.

3:46
Locuteur

Mais bien sûr, tout

3:47
Présentateur

a jamais les premiers. Alors d'ailleurs, je le disais, l'OM reçoit ce soir l'Olympiakos en Coupe d'Europe de football, espérant, Oriane, que cette belle histoire d'amour entre Marseille et la Grèce ne finisse pas mal sur le plan sportif. Non, on va espérer.

3:59
Locuteur

Allez,

3:59
Présentateur

on va

3:59
Locuteur

croiser

4:00
Présentateur

les doigts pour l'OM ce soir. Merci Alex. Lundi, nos téléspectateurs vous retrouvent lundi pour cette émission. Merci beaucoup. Oui,

4:09
Locuteur

nous,

4:09
Présentateur

on va ouvrir notre page spéciale consacrée aux intercommunalités. On va aller à Dunkerque, où se tient ce congrès des intercos. Bonjour Boris Ravignon. Merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes maire horizon de Charles-Léville-Mézières. Et vous êtes donc le tout nouveau président d'Intercommunalités de France. Boris Ravignon, dans ce contexte social tendu, on vient de le rappeler encore avec nos journaux régionaux, quel rôle peuvent jouer les intercommunalités

4:33
Locuteur

?

4:35
Présentateur

Elle joue déjà un rôle immense qui est de réaliser un certain nombre de services publics qui sont essentiels à notre vie. Les Français ne le savent pas toujours, mais leur commune appartient à une intercommunalité qui va organiser l'éduction du fait d'apporter de l'eau potable, de traiter les eaux usées, de ramasser les déchets,

4:54
Locuteur

de

4:54
Présentateur

faire fonctionner les mobilités d'une manière générale. Ce sont ces grandes politiques de réseau qui permettent tout simplement à notre pays de fonctionner au quotidien. Et ça, on l'a fait en mettant ensemble la force des communes. L'intercommunalité, c'est mettre ensemble la force des communes pour réaliser un certain nombre de services publics, les apporter aux Français, et puis porter des projets, notamment des projets de développement économique. Donc les intercommunalités sont aujourd'hui discrètes, probablement trop discrètes,

5:23
Locuteur

mais pour

5:24
Présentateur

le fonctionnement au quotidien de notre pays.

5:27
Locuteur

– Et

5:28
Présentateur

comme pour toutes les autres questions, il est question de budget aussi, également dans votre congrès et dans votre quotidien, avec le gouvernement qui veut faire participer les collectivités à l'effort, pour vous, les intercos ne doivent pas y participer ?

5:43
Locuteur

– C

5:47
Présentateur

'est notre position. On a toujours pensé qu'on appartient effectivement à la nation, que les efforts qui sont demandés doivent

5:53
Locuteur

être…

5:55
Présentateur

Est-ce que l'effort est soutenable ? Et est-ce qu'il est justement réparti ? Et c'est ça aujourd'hui qui nous fait grief. On est content d'accueillir notre ministre des collectivités, parce qu

6:05
Locuteur

'on

6:05
Présentateur

peut pouvoir échanger avec elle. On a le sentiment aujourd'hui

6:07
Locuteur

qu'il est

6:08
Présentateur

le double de ce que nous avons pu réaliser, avec beaucoup de difficultés, en 2025 et en 2026. Et ça, pour nous, ce serait insoutenable. Et puis, dans les années précédentes, les intercommunalités ont été mises à contribution d'une manière vraiment disproportionnée par rapport à ce que nous représentons. Et donc, là encore, on ne demande pas d'être mis à contribution en dessous des autres, moins que les autres. On ne demande pas d'être exonéré des efforts. On sait qu'il faut les réaliser. Mais par contre, on voudrait que chacun en fasse sa juste part. – Dernier mot, Boris Ravignon, puisque votre congrès se tient dans un contexte aussi politique, particulier à six mois de la présidentielle.

Et Marine Le Pen, qui a annoncé que si elle arrivait au pouvoir, elle supprimerait les intercommunalités. Comment vous avez réagi

6:52
Locuteur

?

6:55
Présentateur

– Les bras m'en sont tombés. Il n

6:57
Locuteur

'y a

6:57
Présentateur

pas d'autre mot. Parce que je crois que c'est vraiment une méconnaissance dramatique du fonctionnement, justement, de notre pays. Je l'expliquais tout à l'heure. Les intercommunalités, elles sont aujourd'hui, ce qui a permis finalement à la quantité de toutes petites communes dans notre pays d'agir ensemble, de réaliser des services, des mobilités, mais je pourrais ajouter la garde d'enfants, aujourd'hui l'accès aux soins, la plupart des maisons de santé pluridisciplinaires qui se créent dans notre pays,

7:25
Locuteur

et

7:25
Présentateur

bien ces maisons de santé qui permettent de trouver des médecins partout, notamment en zone rurale, ce sont les intercommunalités qui les portent. La sécurité est aussi un domaine dans lequel nous nous développons avec des polices intercommunales.

7:38
Locuteur

–

7:38
Présentateur

Merci

7:38
Locuteur

Boris Ravignon. – Nous avons un

7:39
Présentateur

service, voilà. Et donc je crois vraiment qu'il faut que Mme Le Pen

7:44
Locuteur

retourne dans le

7:46
Présentateur

monde de la France.

7:48
Locuteur

–

7:48
Présentateur

Merci, pardon Boris Ravignon, on a un petit problème de connexion, mais on a compris votre message. Merci beaucoup d'avoir été avec nous depuis Dunkerque, où se tient donc ce congrès des intercommunalités. Et vous l'avez dit, Boris Ravignon, parmi les compétences de ces interco, il y a la collecte et le traitement de nos déchets.

8:04
Locuteur

Et

8:04
Présentateur

c'est le thème de notre reportage en région, direction Pornic, en Loire-Atlantique, dans une déchetterie nouvelle génération qui permet notamment de réduire le coût de la gestion des déchets. On regarde ce reportage de Cécile Cexou.

8:17
Invité

– Du bois, du carton, du plastique, de la corde. Le coffre de cet habitant de Pornic contient une mine d'or pour cette déchetterie. – Ça, ça va dans les colonnes jaunes, les petits pots, alors ça va être en face. Le gros pot en plastique, ça va être ici, sur le plastique rigide.

8:31
Locuteur

–

8:31
Invité

Le plastique rigide,

8:32
Locuteur

ok,

8:32
Invité

ça marche. – Et tout ce qui va être petit pot comme ça, agricole, ça va aller directement dans les colonnes jaunes.

8:37
Locuteur

Car

8:38
Invité

quasiment tous ces détritus vont trouver une place dans une benne et pouvoir être revalorisés. Une déchetterie dite de nouvelle génération, de plus de 2 hectares, ouverte en 2020 par la communauté d'agglomération, ses responsables ont voulu un lieu innovant où l'on peut même déposer des coquillages.

8:56
Locuteur

–

8:57
Présentateur

C'est une benne qui permet de collecter des coquilles vides, donc coquilles d'huîtres, coquilles Saint-Jacques, moules, et derrière ensuite,

9:04
Locuteur

c

9:04
Présentateur

'est repris pour être valorisé en compostage.

9:08
Invité

– Autre particularité, les déchets verts sont broyés sur place et directement transformés en compost.

9:14
Présentateur

– C'est du broyat de déchets verts qui vont après repartir pour du compostage auprès des agriculteurs, puisqu'en fait, c'est un produit qui va être après utilisé pour l'agriculture.

9:26
Invité

– Enfin, un espace de réemploi des objets a été mis à disposition des habitants.

9:30
Locuteur

–

9:30
Présentateur

Bonjour !

9:31
Locuteur

– Ça va être

9:31
Invité

pour ma petite fille, comme deux petites chauvettes.

9:34
Locuteur

–

9:34
Présentateur

D'accord.

9:34
Locuteur

–

9:34
Invité

C'est ça pour ma belle-fille.

9:36
Présentateur

– Très bien, ça peut vous faire des heureux, c'est ce

9:37
Locuteur

qui compte,

9:38
Présentateur

et ça fera des déchets en moins. – Un des axes majeurs dans les nouvelles déchetteries, c'est de développer le réemploi, donc éviter d'avoir des déchets, donc de faire de la prévention, et donc de pouvoir avoir des objets qu'on peut détourner des bennes pour un usage, enfin en tout cas pour l'usage des habitants de la collectivité.

9:59
Locuteur

–

9:59
Invité

Car avant, cette vaisselle, ces jouets ou encore ces livres étaient jetés dans les déchets non valorisables, une benne que souhaite éviter au maximum la communauté d'agglomération.

10:09
Présentateur

– Bonjour, ça va ?

10:10
Locuteur

–

10:10
Présentateur

La forme ?

10:11
Locuteur

–

10:11
Présentateur

Oui, très bien. – Le tout venant coûte très très cher, on essaie d'aller chercher le maximum de tris, le meilleur tris possible, pour pouvoir faire en sorte que ça nous coûte moins cher. C'est pour ça qu'on a développé deux déchets de tris,

10:25
Locuteur

ce

10:25
Présentateur

qu'on appelle une nouvelle génération comme celle-ci, pour permettre aux gens d'avoir le geste de tris idéal

10:31
Locuteur

dans

10:32
Présentateur

des tournées un maximum du tout venant qui lui nous coûte très cher.

10:34
Invité

– Le tout venant coûte cher car il est traité par une entreprise qui les enfouit, contrairement aux autres détritus qui seront revalorisés. La rigueur sur le tri permet en tout cas de réduire le coût de la gestion des déchets pour la communauté d'agglomération de Pornic qui n'a pas augmenté les taxes sur les ordures ménagères depuis 2020.

10:52
Locuteur

– Allez,

10:54
Présentateur

place au débat de cette émission, notre sondage présidentiel dans ce contexte social tendu. Mélenchon et Le Pen sont-ils les ingénieurs du chaos

11:03
Locuteur

? – Et

11:12
Présentateur

on va revenir sur ce baromètre inédit au DOXA pour Public Sénat, la presse régionale et une nouvelle op sur l'état de l'opinion à six mois de la présidentielle à 200 jours. Comme l'a calculé Nathalie, les intentions de vote et surtout les votes par région, par territoire pour voir les différences territoriales et les différences sociales.

11:33
Locuteur

Un

11:33
Présentateur

sondage qui fait la une de nos quotidiens régionaux. Ce matin, Nathalie, et notamment des journaux du groupe EBRAS, mais pas que. Vous voyez également la une de la dépêche et on va longuement le détailler avec vous. Bonjour Nathalie Moret, merci beaucoup

11:46
Locuteur

d'être avec

11:46
Présentateur

nous. Journaliste politique pour les journaux régionaux du groupe EBRAS, les journaux de la façade est de la France. Erwann Lestrouan, merci également d'être là. Directeur conseil à l'Institut de sondage au DOXA. Et puis Mickaël, Mickaël Darmon qui est là comme tous les jeudis dans ce couple formé par Nathalie et Erwann

12:03
Locuteur

sur ce baromètre depuis des années. –

12:05
Invité

Le cercle s'élargique.

12:06
Locuteur

– Oui, mais

12:06
Présentateur

c'est important. Allez, avant de rentrer dans les détails du sondage, Erwann, on va dire un mot sur la méthode parce que je le disais, c'est un sondage quand même assez inédit à grande échelle. Est-ce que vous pouvez nous expliquer comment vous avez procédé pour ce sondage et notamment comment vous avez choisi les candidats testés

12:23
Locuteur

? –

12:23
Présentateur

Oui, alors déjà, le point important, c'est que c'est un sondage qui a été réalisé auprès de plus de 12 000 personnes. C'est un échantillon extrêmement important, large, qui permet d'avoir une marge d'erreur extrêmement réduite. C'est-à-dire que la marge d'erreur est d'un point quand on interroge 12 000 personnes. Donc, ça permet de lire les résultats extrêmement précisément. Puis, on peut aussi lire les résultats très précisément par catégorie sociale, par préférence politique, selon les votes passés au précédent scrutin. Donc, c'est un échantillon qui permet une grande finesse

12:52
Locuteur

et

12:53
Présentateur

on a interrogé 1 000 personnes dans chacune des 12 régions métropolitaines. Donc, ça permet de lire des résultats très précis au sein de chaque région parce que dans chaque région, on a fait un échantillon construit selon les critères INSEE de la population régionale, par sexe, par âge, par activité, par département. Donc, on a une lecture fine au niveau national parce qu'on remet chaque région à son poids réel pour ne pas biaiser la lecture des résultats d'ensemble. Mais surtout, on a une possibilité de lire les résultats au sein de la région et de voir comment vote chacune des régions métropolitaines et s'il y a des dynamiques qui sont particulières selon les territoires.

Allez, on va justement rentrer dans le détail de ce baromètre avec les intentions de vote. Donc, pour le premier tour, d'abord, de la présidentielle, vous avez testé deux hypothèses, une hypothèse Édouard-Philippe candidat, une hypothèse Gabriel Attal candidat.

13:41
Locuteur

On

13:41
Présentateur

va découvrir les résultats dans tous les cas, dans les deux cas. Marine Le Pen, largement, on t'intervalle. Oui, alors je vois que je ne

13:49
Locuteur

suis

13:49
Présentateur

pas revenu sur la manière dont on compose l'offre électorale. Comment on décide de l'offre électorale qu'on va soumettre aux Français dans un sondage ? Alors, chez Odoxa, on a une pré-question où on demande pour une liste de candidats, diriez-vous qu'il ferait un bon candidat pour son camp ? Et ce qu'on observe quand on regarde les résultats auprès des sympathisants PS, il n

14:08
Locuteur

'y a

14:08
Présentateur

pas match. Ils sont trois quarts à nous dire Raphaël Glucksmann serait un bon candidat pour son camp.

14:13
Locuteur

Ils

14:13
Présentateur

sont à peine un sur deux à le dire pour François Hollande et moins nombreux pour les autres candidats qui étaient opposés à Raphaël Glucksmann à la primaire. Donc, il n

14:20
Locuteur

'y a

14:20
Présentateur

pas de sujet. Pour Bruno Retailleau, c'est pareil chez les LR. Il est beaucoup plus légitime pour les sympathisants LR que ne le sont David Lissnard ou Dominique de Villepin. Donc, on a testé Raphaël Glucksmann pour PS Place Publique, Bruno Retailleau pour les Républicains.

14:32
Locuteur

Juste, on

14:33
Présentateur

précise pour Raphaël Glucksmann, c'était avant sa victoire à la primaire. Absolument. Le sondage a été réalisé avant le premier tour de la primaire qui a désigné Raphaël Glucksmann. Ce qui est important, c'est qu'en revanche, pour l'espace de la majorité présidentielle, Gabriel Attal et Édouard Philippe sont à peu près sur la même ligne. Il y a 85% des sympathisants Renaissance qui nous disent Édouard Philippe serait un bon candidat pour son camp. Ils sont autant à nous le dire pour Gabriel Attal. Donc, on a testé deux offres politiques de premier tour, alternativement, l'une avec Gabriel Attal, l'autre avec Édouard Philippe. Alors, on va voir les résultats. Juste pour...

On va casser le suspense d'entrée. Dans les deux cas, le second tour, c'est Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon. Mais il y a quand même des différences. Je voudrais qu'on les prenne une par une très haute. 37% si c'est Édouard Philippe, 38% si c'est Gabriel Attal. Oui, c'est déjà sur l'ordre d'arrivée. Il y a une certitude aujourd'hui, c'est la qualification pour Marine Le Pen pour le second tour. Elle fait quasiment le double du score de Jean-Luc Mélenchon et d'Édouard Philippe. Donc, il n'y a pas de sujet sur sa capacité à se hisser au second tour. C'est déjà la première information. La deuxième, c'est la composition du podium. Aujourd'hui, Jean-Luc Mélenchon est à 18% d'intention de vote.

Édouard Philippe à 17%. Ils sont au coude à coude quasiment dans la marge d'erreur. Et tous les deux des finalistes potentiels alors qu'en retrait, on trouve Raphaël Glucksmann à 9,5% d'intention de vote. Donc, très loin d'une possibilité de qualification pour le second tour. Donc, l'inconnu aujourd'hui, c'est qui serait face à Marine Le Pen au second tour dans l'état des rapports de force du moment.

Sur Marine Le Pen, Nathalie, qui en disait est encore extrêmement haute dans ce sondage, ça veut dire qu'elle n'est pas touchée notamment par l'affaire Bardella parce qu'on aurait pu se poser la question est-ce que cette affaire qui a fait grand bruit impacte son électorat si on en croit les résultats de notre enquête ? Pas vraiment.

16:29
Invité

C'est même, je trouve que c'est un des principaux enseignements de ce sondage. Elle a le vent dans le dos et c'est comme si rien ne pouvait l'atteindre. Elle a quand même fait un début de campagne. et son entrée a été catastrophique avec l'histoire Bardella, avec le problème du voile. Il y a eu plein de polémiques sur le camp du Rassemblement national, la dernière étant la présentation du budget qui a été étriée par tous les économistes de ce pays et malgré tout elle fait 37% dans les intentions de vote. Ça veut dire quoi ?

Ça veut dire qu'aujourd'hui à six mois du vote on est plus me semble-t-il sur quelque chose d'émotionnel quand on répond à un sondage et l'émotion aujourd'hui c'est la colère c'est le rejet et elle surfe sur toutes ces colères-là. Est-ce que ce sondage-là serait le même à dix jours du premier tour ? Sans doute pas parce qu'à ce moment-là on connaît l'intégralité de l'offre ce qu'on ne connaît pas aujourd'hui finalement.

17:30
Locuteur

On

17:30
Invité

ne sait pas si Edouard Philippe par exemple ou Gabriel Attal seront tous les deux sur la ligne de départ ou pas mais aujourd'hui elle a cette capacité à engranger et à dire le réceptacle de la colère qui est très fort et la colère c'est un moteur très fort pour le vote.

17:46
Présentateur

Et ça pose une question extrêmement intéressante ce

17:48
Locuteur

que

17:48
Présentateur

dit Nathalie sur les ressorts du vote est-ce qu'on est sur un vote de raison quand on vote à la présidentielle ou est-ce qu'on est sur un vote d'émotion

17:55
Locuteur

?

17:55
Invité

En fait ce qui est paradoxal dans cette étude c'est que ça montre à quel point l'élection présidentielle n'est pas uniquement personnelle. Pour répondre à votre question je dirais que c'est un vote d'ancrage

18:05
Locuteur

un

18:06
Invité

parti qui depuis des années augmente ses scores à chaque élection à chaque scrutin quel que soit le scrutin

18:15
Locuteur

les

18:15
Invité

municipales les sénatoriales les législatives aujourd'hui est absolument en dynamique électorale et évidemment avec l'évolution présidentielle que l'on connaît est en ce qu'on appelle en dynamique électorale et ce qui montre bien la limite également de la personnalisation à outrance de la campagne présidentielle puisque même lorsqu'il s'agissait d'une éventualité d'un Jordan Bardet à la candidat on avait sensiblement les mêmes scores

18:42
Locuteur

donc

18:43
Invité

en réalité pour moi ce que cette étude montre c'est à quel point le rassemblement national est ancré

18:49
Locuteur

et

18:50
Invité

que son porte-parole sa porte-parole en l'occurrence toujours s'appelle Marine Le Pen et que peu importe ce qui peut arriver de toute façon ça viendra resserrer en permanence les rangs d'un électorat extrêmement mobilisé et c'est là où peut-être le danger potentiel en tout cas pour Marine Le Pen un électorat de conquête qu'il faudra sans arrêt consolider en particulier dans le monde du salariat les retraites les retraités c'est nouveau mais ça semble acquis relativement nouveau mais acquis le monde du salariat devrait être confirmé conforté et c'est là que se jouera pour elle l'essentiel de sa campagne

19:26
Présentateur

Deuxième enseignement de ce sondage c'est le croisement des courbes pour la seconde place Erwan et Jean-Luc Mélenchon qui passent donc devant Edouard Philippe et qui est en mesure de se qualifier pour le second temps

19:37
Locuteur

Oui

19:37
Présentateur

c'est ça dans le sillage du mouvement des lycéens où LFI a été extrêmement visible et présent Jean-Luc Mélenchon passe à 18% une courte tête devant Edouard Philippe apparaît le finaliste le plus crédible au vu des rapports de force du moment ça le place à un niveau très haut par rapport à ses précédentes campagnes depuis 2012 il a surtout connu des montées au trimestre qui précédait l'élection présidentielle là 6 mois avant il connaît une poussée ça va être intéressant de voir dans les prochains mois s'il y a une offre écologiste ou de François Ruffin qui se consolide si la candidature de Raphaël Glucksmann en 100 crans est susceptible de lui grignoter du capital électoral mais pour l'instant il est à un niveau extrêmement haut il prend une partie du vote écologiste significatif donc il est vraiment le candidat hégémonique dans la gauche 18% dans un bloc de gauche à 33% c'est lui qui pèse le plus il a ce capital électoral il arrive à des niveaux très hauts chez les 18-24 ans 45% d'intention de vote chez les 18-24 ans 34% chez les 25-34 ans des niveaux très hauts aussi en Ile-de-France chez les cadres alors après l'enjeu pour lui c'est de dépasser un peu ces segments électoraux qui lui sont très favorables mais en tout cas aujourd'hui c'est le candidat de référence de la gauche est-ce que aussi bien Jean-Luc Mélenchon que Marine Le Pen bénéficient politiquement du climat social actuel du mouvement des lycéens mais aussi de la colère plus profonde dans le pays

21:09
Invité

sans aucun doute en fait Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon incarnent tous les deux chacun d'un côté de l'échiquier politique le changement à droite Marine Le Pen effectivement étant dynamique vous le disiez Mickaël et de façon très claire et Jean-Luc Mélenchon c'est l'hypothèse de quelqu'un de gauche qui incarne le changement en face de ça vous avez le bloc central où effectivement est Gabriel Attal et Edouard Philippe incarnent une candidature mais qui n'incarne pas le changement donc aujourd'hui à 200 jours de l'élection si vous voulez changer ne plus être dans le macronisme vous allez sur les candidatures de Jean-Luc Mélenchon et de Marine Le Pen et objectivement c'est pas étonnant qu'ils soient en dynamique moi ce qui m'étonne plus c'est qu'ils soient en dynamique à ce niveau-là parce que 37% quand on voit que dans l'histoire récente le candidat qui est arrivé le plus haut au premier tour c'était Nicolas Sarkozy avec simplement 30% on voit qu'elle est à des niveaux quasiment stratosphériques et pour la gauche radicale Jean-Luc Mélenchon est effectivement très très haut j'étais à Clermont-Ferrand ce week-end je vous assure que la dynamique autour de lui n'est absolument pas feinte moi j'ai assisté ce week-end à Clermont-Ferrand à un meeting du mois de mars à un meeting juste d'avant premier tour et pas un meeting qui se situe six mois avant l'élection donc effectivement il a une dynamique et à voir si lui il va arriver à la consolider ou plutôt si Raphaël Luxman va essayer de capter une partie de

22:38
Locuteur

ses élections dynamique

22:38
Présentateur

irratrapable pour vous pour le reste de la gauche c'est-à-dire aujourd'hui c'est compliqué de rattraper Jean-Luc Mélenchon voir impossible

22:45
Invité

on verra il y a aussi six mois d'élection et ça va servir à ça et le débat sert à ça je note juste qu'aujourd'hui il est à un niveau très très haut et que Manuel Bompard qui est le directeur de campagne affirme clairement qu'effectivement ils sont très en avance sur leur feuille de route et leur socle est tellement puissant notamment dans la jeunesse que ça va être effectivement difficile de s'effondrer sans doute peut-il perdre des points sur d'autres segments de l'électorat mais en tous les cas sur les jeunes il me semble qu'il y a quand même une

23:18
Présentateur

régénération il y

23:19
Locuteur

a

23:19
Présentateur

une vraie régénération aujourd'hui Raphaël Glucksmann c'est 4% d'intention de vote chez les moins de 24 ans 13 ou 14 chez les 65 ans et plus donc il y a un vrai problème de jeunesse de l'électorat Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen aussi avec Jordan Bardella c'est des candidats qui ont réussi une régénération de leur socle électoral c'est évidemment pas le cas pour les LR non plus donc on a deux forces politiques PS et LR qui ont un électorat qui est parfaitement vieillissant alors que LFI et le RN ont réussi à se régénérer Sur leur stratégie sur la manière dont ils bénéficient du climat social actuel alors c'est vrai qu'on a un RN qui est plutôt discret en ce moment sur ces questions notamment dans le mouvement lycéen là où LFI est beaucoup plus présent c'est quoi ces deux stratégies différentes mais qui politiquement sont toutes les deux payantes

24:07
Locuteur

?

24:08
Invité

Oui là on est dans une cohérence Marine Le Pen a pour tradition et le RN de ne pas être présent dans les conflits sociaux et de dire de toute façon laissons faire les choses pour nous c'était le grand adage de Jean-Marie Le Pen depuis des années déjà en disant on ne parle pas tout travaille pour nous et on note régulièrement le silence du RN même si cette fois-ci il y

24:28
Locuteur

a

24:28
Invité

des nuances puisque dans le comme il y a quand même beaucoup de jeunes également on parle beaucoup des jeunes qui adhèrent aux idées de la France insoumise mais vous avez également beaucoup de jeunes qui adhèrent aux idées donc de la droite que représente le RN de l'extrême droite et de ce point de vue là on le voit notamment sur les réseaux sociaux en particulier TikTok c'est pas pour rien que Jordan Bardella est entre guillemets une vedette de ce réseau social donc en fait on a une Marine Le Pen un rassemblement national qui comme les gilets jaunes et on va voir dans quelle mesure ça va recommencer à cette époque-là reste en retrait et fait de la récupération pollénise entre guillemets voilà fait la colère qui s'exprime dans la rue devra devenir une offre politique devra être arrivée dans les urnes et de ce point de vue là elle avait donc joué comme ça à cette époque de ce conflit elle le fait dans tous les conflits sociaux on l'a vu au moment des retraites on l'a vu à ce moment là et quant à la France insoumise eux ils sont au contraire proactifs

25:31
Locuteur

ils

25:32
Invité

ont un enjeu de primo-votant c'est la raison également pour laquelle ils sont très présents devant les lycées parce que dans quelques mois ces lycéens de 17 ans auront 18 ans et donc viendront dans les urnes avec on est en tête le souvenir et le cadrage politique de ce conflit

25:50
Présentateur

l'enseignement également de ce sondage c'est un bloc central qui pour le moment n'est pas en mesure de se qualifier pour le second

25:55
Locuteur

oui

25:55
Présentateur

tout à fait alors que ce soit Edouard Philippe testé à 17% d'intention de vote ou Gabriel Attal 6 points en dessous 11% donc qu'il y

26:02
Locuteur

a

26:02
Présentateur

vraiment moins de capital électoral

26:05
Locuteur

au

26:05
Présentateur

premier tour de l'élection présidentielle qu'Edouard Philippe mais Edouard Philippe à 17% il est un cran derrière Jean-Luc Mélenchon et surtout le sujet pour Edouard Philippe c'est que sa candidature ne fait pas le plein dans son espace politique aujourd'hui il ne récupère que 57% des électeurs d'Emmanuel Macron au premier tour de 2022 Emmanuel Macron avait fait 28% donc c'est 11 points au-delà il a les mêmes zones de force les cadres les 65 ans et plus les habitants de l'île de France mais à un niveau vraiment moindre par rapport à Emmanuel Macron et c

26:36
Locuteur

'est

26:36
Présentateur

vrai que c'est le sujet qui peut inquiéter sur la campagne d'Edouard Philippe alors il pourra peut-être se rattraper avec tout ce qui est programmatique en répondant aux attentes de son électorat mais aujourd'hui il ne capte que 60% de son électorat potentiel ce qui doit quand même interpeller à 6 mois de l'élection présidentielle parce que l'idée de l'élection présidentielle c'est quand même de rassembler son camp et après d'élargir au deuxième tour pour faire 50% plus une voix au minimum aujourd'hui il ne rassemble pas efficacement son socle de premier tour et c'est vrai que ça pose question

27:09
Locuteur

avec

27:09
Présentateur

néanmoins un écart Nathalie entre Edouard Philippe qui est à 17% Gabriel Attal qui est à 11

27:15
Locuteur

% oui

27:17
Invité

c'est inquiétant surtout pour Gabriel Attal et on voit que s'il y a une dynamique dans ce bloc central ça serait plutôt

27:25
Locuteur

vers

27:26
Invité

Edouard Philippe mais moi je constate surtout qu'il n'y a pas de dynamique Edouard Philippe il a présenté sa réforme des retraites c'est une réforme des retraites finalement assez classique paramétrique voilà on décale l'âge légal et puis on décale aussi le nombre d'annuités nécessaires c'est finalement une réforme assez classique assez loin de ce qu'on pouvait imaginer d'un programme massif avec plein de tentacules finalement comment dire chez Edouard Philippe il théorise que face à l'extrême droite et à la gauche radicale ils incarneront une certaine forme de sérieux d'où par exemple la réforme paramétrique et que là on est dans un moment d'émotion mais quand on arrivera au moment du choix donc au moment de la raison les gens lui donneront crédit de son candidat sérieux un peu raide j'avais une membre de son équipe qui disait peut-être que c'est pas le plus sexy mais au moins il fera pas n'importe quoi voilà c'est ce c'est ce c'est

28:27
Locuteur

ce

28:27
Invité

c'est ce c

28:27
Locuteur

'est ce

28:27
Invité

qu'ils ont décidé de mettre en scène moi toute la question que je me pose c'est que est-ce que l'électorat aura envie de quelqu'un de sérieux ou est-ce qu'il aura envie comme en 2017 par exemple de renverser la table de manière sérieuse donc pour reprendre votre question il y a lui qui veut être un candidat sérieux et puis Gabriel Attal qui lui veut monter sur la table qui finalement on voit bien que c'est pas cristallisé de deux côtés quel candidat choisira choisiront les électeurs de ce bloc là je pense que c'est rien n'est figé

28:58
Présentateur

écoute des républicains de Bruno Retailleau avant de vous donner la parole Michael on va l'écouter le président et candidat des républicains invité ce matin d'RTL

29:06
Locuteur

c

29:07
Invité

'est le yo-yo c'est à partir du mois de janvier février que commencera la vraie campagne présidentielle mais il

29:12
Locuteur

y

29:12
Invité

a autre chose beaucoup plus profond chez moi qui est un ressort le ressort de mon action de mon engagement pour la présidentielle c'est que les sondages n'ont aucun impact sur ma détermination j'estime que nous vivons une période historique on risque de voir c'est la grande dégringolade le grand déclassement le déclin pour la France j'ai un projet de rupture que je veux porter jusqu'au bout j'ai un égo comme tout le monde mais les ressorts les plus profonds c'est un autre ordre vous voyez

29:38
Locuteur

voilà

29:39
Présentateur

évidemment la détermination de Bruno Retailleau alors à six mois de la présidentielle c'est assez logique mais quand même est-ce que le maintien de sa candidature quand on voit le sondage pourrait favoriser justement ce duel Mélenchon-Le Pen

29:49
Locuteur

en

29:50
Invité

tout cas lorsqu'il dit c'est en janvier-février que ça va commencer c'est-à

29:54
Locuteur

-dire

29:54
Invité

qu'il compte bien être là donc à date il transmet une information en sous-main en disant je ne compte pas me retirer et continuer à mettre la pression d'autant plus qu'il voit bien qu'il y a effectivement un match maintenant à l'intérieur de son propre camp avec un certain David Lissnard qui est très actif sur le plan militant et essaie de traduire ça sur le plan de l'opinion ça devrait commencer peut-être à se voir ces jours-ci donc on comprend bien qu'il est obligé de prendre des risques

30:26
Locuteur

parce

30:27
Invité

que l'enjeu pour LR c'est tout simplement de disparaître et de ce point de vue-là c'est un enjeu historique pour ce parti issu et tradition héritier du parti gauliche irakien sarkoziste qu'il porte et on verra effectivement il a raison de dire que ça sera à partir de décembre janvier que des cristallisations historiques se feront pour la suite de la vie politique française

30:57
Locuteur

On

30:58
Présentateur

va terminer par quelque chose d'un peu inédit dans ce baromètre c'est le vote par région c'est ce que vous avez aussi testé Erwan ça révèle des différences évidemment profondes selon les territoires chacun a ses zones de force et ses zones de faiblesse

31:13
Locuteur

Oui

31:14
Présentateur

avec l'ouest de la France qui reste France démocrate chrétienne plus favorable aux forces de gauche et du centre droit voire de la droite et la France de l'est les Hauts-de-France le Grand Est la Bourgogne Franche-Comté et la PACA qui sont beaucoup plus perméables à la poussée du Rassemblement National on a des scores supérieurs à 40% dans les régions de l'est de la France sauf Auvergne-Rhône-Alpes où le RN est un peu plus bas Paris qui reste une anomalie mais comme on le voit à chaque soirée électorale depuis quelques scrutins Paris qui reste très peu perméable au RN et l'Île-de-France c'est pas le cas pour la Seine-et-Marne dans le sein de l'Île-de-France mais globalement l'Île-de-France place en tête Jean-Luc Mélenchon au premier tour 26% Marine Le Pen ne recueille que 20% des voix Édouard Philippe 21% donc il

32:05
Locuteur

y

32:05
Présentateur

a une espèce de monde politique très différent en Île-de-France et puis l'ouest de la France qui est un peu plus favorable à la gauche et à Édouard Philippe avec des scores importants en Bretagne et en Pays de la Loire mais le sujet c'est vraiment la domination profonde de Marine Le Pen dans toutes les régions où elle arrive en tête au premier tour à l'exception de l'Île-de-France

32:23
Locuteur

à

32:24
Invité

40% dans les régions du Grand Est qui sont les régions du groupe Ebra c'est très d'abord c'est pas nouveau ça a toujours ça a été le cas et on l

32:34
Locuteur

'a

32:34
Invité

vu lors des dernières élections européennes où la liste de Jordan Bardella dépassait 50% dans plusieurs communes

32:43
Locuteur

ensuite

32:44
Invité

c'est le signe j'imagine de la enfin j'imagine non ça accompagne la désindustrialisation c'est difficile à dire le matin de ces régions-là on voit bien Nord-Pas-de-Calais Grand Est et puis on voit la zone force aussi du Rassemblement National dans le Sud où il y a un Rassemblement National qui est ému plus par des questions identitaires 40% c'est plus de 40% c'est quand même très très haut ce qui va être intéressant de voir et d'accompagner au fur et à mesure des voies voir si ce socle-là

33:16
Locuteur

est

33:17
Invité

déjà cristallisé ou si effectivement la campagne peut avoir un impact

33:21
Locuteur

Sur

33:21
Présentateur

les stratégies de campagne justement Mickaël quand on regarde le vote par région pour un candidat il vaut mieux aller faire campagne dans des régions à conquérir ou renforcer la campagne dans ces zones de force

33:32
Locuteur

et

33:32
Invité

oui ça c'est toujours le dilemme pour les directeurs de campagne est-ce qu'il faut aller prendre le risque

33:36
Locuteur

et

33:37
Invité

en général le risque est pris lorsqu'on a consolidé déjà donc dans ces bases donc bien évidemment ça prendra ça sera une partie importante de la scénographie de campagne des candidats de dire regardez je vais sur des terres de mission pour montrer à quel point je suis donc en capacité de pouvoir rassembler et de pouvoir parler aussi à ceux qui ne voteront pas pour moi à partir de février mars on va entendre aussi de la part des candidats je serai le président de tous les français ou la président de tous les français c'est-à

34:07
Locuteur

-dire

34:07
Invité

même ceux qui ne voteront pas pour moi l'enjeu il est quand même de pouvoir ensuite représenter quelque chose qui va au-dessus d'une approche partisane ce dispositif par région est vraiment très intéressant parce que d'abord il vient raconter les cultures politiques de chaque région c'est historique et c'est vraiment très intéressant il y a plusieurs France en fait ça c'est ce point de vue-là ça reste une donnée très importante à avoir en tête et puis ça montre effectivement comment avec cette donnée cette information de Marine Le Pen présente partout à quel point il y

34:41
Locuteur

a

34:41
Invité

eu un travail politique et on l'a souvent dit en formule mais c'est une réalité un vrai remplacement du RN sur l'ensemble des secteurs en général pris par la droite notamment dans le monde agricole qui était imperméable au FN depuis longtemps et qui maintenant accueille ses idées sans problème

35:03
Locuteur

On

35:04
Présentateur

termine par le second tour ? Très bien Allez on regarde rapidement les résultats du second tour Marine Le Pen vainqueur dans les deux cas que ce soit face à Jean-Luc Mélenchon ou face à Édouard Philippe mais c'est beaucoup plus serré avec Édouard Philippe 47-53 donc c'est très serré et puis on parlait tout à l'heure de l'impact de l'affaire Bardella ou de la formalisation de la condamnation de Marine Le Pen ça peut aussi être un poison lent pour rassembler au second tour et réactiver du vote de Front Républicain donc à 47-53 le match n'est quand même pas plié d'autant plus qu'il y

35:35
Locuteur

a

35:35
Présentateur

encore un électeur sur trois qui est certain de voter au second tour qui n'a pas finalisé son choix donc il reste des électeurs suspendus qui peuvent changer la donne

35:42
Locuteur

Simone

35:42
Invité

Nothalie dire aujourd'hui pour qui on votera au second tour c'est être complètement hors de l'émotion que va susciter un

35:51
Locuteur

premier

35:52
Invité

tour c'est une nouvelle campagne qui commence

35:53
Locuteur

et

35:53
Présentateur

on aura l'occasion d

35:54
Locuteur

'en

35:54
Présentateur

reparler puisque désormais une fois par mois Erwan on aura effectivement ce baromètre d'Oxap pour Public Sénat et la presse régionale et vous reviendrez nous voir merci beaucoup à tous les trois d'avoir été avec nous merci à tous de nous avoir suivis on se retrouve demain dès 8h pour une matinée spéciale on sera en direct des assises des départements de France depuis Reims vous suivrez la clôture de ces assises et puis on analysera tout ça avec des présidents de départements très bonne journée à demain Public Sénat Public

36:22
Locuteur

Sénat

36:22
Présentateur

en partenariat avec la presse régionale vous a proposé Bonjour Chez Vous Retrouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat Sous

36:34
Locuteur

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