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Discours / meetingDIRECT DÉBAT· 23 août 2026 26 minAutoproduitFond programmatiqueInstitutions & électionsSolidarités & familleEurope & internationalImmigration & asile

BOMPARD EXPLOSE EN PLEIN MEETING : SA SORTIE FAIT RÉAGIR !

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 10 %Défensif 5 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:40non_speechChiffre
    « Quand vous prenez le dernier sondage publié avant l'été sur l'élection présidentielle qui met Jean-Luc Mélenchon à 16 % des voix au premier tour de l'élection présidentielle. »
  • 1:19non_speechChiffre
    « il est sondé à 48 % dans la catégorie d'âge 18 24 ans et il est sondé à 33 % dans la catégorie d'âge 25 34 ans. »
  • 3:11non_speechFait
    « La sociologie électorale, elle dit et c'est ce que disent Piquéti et Kaget, elle disent une chose assez simple. Elles disent des gens qui ont les mêmes caractéristiques sociologiques, quand ils se mettent à voter, ils votent globalement comme ceux de ces mêmes caractéristiques sociologiques qui votent déjà. »
  • 7:04non_speechChiffre
    « le nombre de personnes qui sont non inscrites ou mal inscrites sur les listes électorales, là ça se compte cette fois en millions de voix. »
  • 10:49non_speechFait
    « on ne croit pas à une forme de magie du second tour. On croit une chose simple, c'est que entre les deux tours de l'élection présidentielle, par contre, on fait une campagne de second tour de l'élection présidentielle. »
  • 16:10non_speechFait
    « Quand vous regardez la victoire de Boric à l'élection présidentielle au Chili, vous voyez qu'entre les deux tours de l'élection présidentielle chilienne, il y a une progression de la participation de plus de 10 points entre les deux tours de l'élection présidentielle qui vient l'alimenter. »
  • 18:49non_speechFait
    « Quand il y a un choix qu'on a pas trop envie de faire, le premier réflexe de tout le monde, bah c'est de le reporter au moment où malheureusement on a plus le choix et on est obligé de choisir. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 1,1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

euh ou en 2024, il faut le dire, non seulement on a gagné une majorité des duels face à l'extrême droite, mais vous avez une majorité des électeurs, y compris du bloc 10 central, qui au second tour de l'élection présidentielle ont voté euh pour la France insou. C'est pas seulement on peut se qualifier au second tour, c'est que de mon point de vue, si on veut que la gauche se qualifie au second tour de l'élection présidentielle, elle soit elle doit être une gauche qui incarne une véritable alternative au pouvoir en place. Et c'est ce que l'on représente avec la France insoumise et et et Jean-Luc Mélenchon. Donc voilà, c'est possible de le faire, ça a déjà été fait dans l'histoire.

[applaudissements] Alors, qui sont euh les abstentionnistes ? Pareil, on en a déjà parlé, mais je je donne juste quelques éléments chiffrés parce que je pense que ça ça aide toujours, c'est pas juste de la théorie. Abonnez-vous, mettez un like et regardez la vidéo jusqu'à la fin. Quand on dit la jeunesse, euh la jeunesse, c'est là par exemple euh très simple de comprendre que la France insoumise, il va avoir des des marges de progression qui sont gigantesques.

Quand vous prenez, prenons un instant l'hypothèse que les sondages sur l'élection présidentielle ne disent pas que des choses fausses puisque c'est ce qui est utilisé par tout le monde pour commenter par tout le monde dans la presse pour commenter la vie politique. Quand vous prenez le dernier sondage publié avant l'été sur l'élection présidentielle qui met Jean-Luc Mélenchon à 16 % des voix au premier tour de l'élection présidentielle. Dans ce sondage, quand vous regardez la notice de ce sondage, il y a une ventilation par catégorie d'âge et vous prenez la catégorie d'âge 18 24 ans.

Et quand Jean-Luc Mélenchon est sondé à 16 % des voix à l'élection présidentielle, il est sondé à 48 % dans la catégorie d'âge 18 24 ans et il est sondé à 33 % dans la catégorie d'âge 25 34 ans.

1:45
Non speech

[applaudissements]

1:49
Locuteur

Et ensuite, quand vous regardez ce qui s'est passé sur les élections précédentes, élection législative de 2024, élection présidentielle et législative de 2022, vous allez voir que à l'élection présidentielle de 2022, la participation moyenne de l'ensemble de la population, elle est de 74 %. la participation moyenne et quand vous prenez la participation spécifique des 18 24 ans dont je vous ai parlé tout à l'heure, la participation spécifique des 18 24 ans à l'élection présidentielle 2022, elle est de 58 %. Donc 74 % de taux de participation moyen, seulement 58 % pour les 18 24 ans. Qu'est-ce que ça veut dire ?

Ça veut dire que je pourrais faire la même démonstration sur lesélections législatives de de de 2024 et dans la catégorie d'âge 25 34 ans, même si l'écart va être moins marqué. Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que là vous avez une marge de progression qui est évidente si vous avez arrivé à ramener le taux de participation moyen des 18 24 ans au même niveau que le taux de participation moyen de l'ensemble de la population. Alors, parfois certains vont vous dire "Oui, mais ce n'est pas vrai de dire que tous les abstentionnistes vont voter pour la France assoumise." Personne vous dit que tous les abstentionnistes vont voter pour la France assoumise.

Ce qu'on vous dit et ça la sociologie électorale, et vous me démentirez si ce que je dis est faux, mais je crois que vous en serez d'accord. La sociologie électorale, elle dit et c'est ce que disent Piquéti et Kaget, elle disent une chose assez simple. Elles disent des gens qui ont les mêmes caractéristiques sociologiques, quand ils se mettent à voter, ils votent globalement comme ceux de ces mêmes caractéristiques sociologiques qui votent déjà.

Donc si il y a des 18 24 ans qui vont voter en plus par rapport à ceux qui sont annoncés comme votant déjà globalement à cette étape de la campagne et encore une fois si le sondage est juste bah quand il y en a deux qui se déplacent, il y en a un qui va voter pour la France assoumise et pour Jean-Luc Mélenchon. Et donc là, vous avez une marge de progression qui est une marge de progression considérable. J'ai pris la jeunesse. Évidemment, je prends aussi la les précaires, les lectorats populaires au sens large.

Je dis bien sûr les quartiers populaires, mais quand je dis les quartiers populaires, certains disent "Oui, mais il y a ne parlez qu'aux grandes métropoles et aux grandes villes, mais attention, des quartiers populaires, des zones populaires, il y en a sur l'ensemble du territoire national. Il y en a pas que dans les grandes villes. Il y en a pas que dans les grandes métropoles des grandes villes. Il y a des quartiers populaires dans toutes les communes de France et parfois même dans des communes moyennes, dans des petites communes en France où il y a des quartiers populaires. Alors évidemment, ils sont parfois avec une densité de population qui est plus faible que dans les grands ensembles.

Donc les le militantisme il est plus délicat, plus compliqué. les les relations sociales, elles y sont parfois plus faibles. Ça c'est vrai, c'est pour ça que pour nous parfois plus difficile. Mais il y a aussi une marge de progression dans ces dans ces quartiers populaires. Là pareil, j'ai pas besoin de faire la démonstration, mais je pourrais la faire de la même manière que chez que chez les jeunes. Si vous regardez le différentiel de participation dans ces élections et que vous regardez les habitudes électorales de ces catégories de la population quand elles vont voter, vous voyez que là il y a évidemment une marge de progression qui est qui est évidente.

Ça c'est premier angle pour une campagne de premier tour qui nous permet de nous qualifier au second tour de l'élection présidentielle. Et c'est la raison pour laquelle c'est décisif, c'est c'est c'est particulièrement important de faire une campagne de mobilisation. Parfois, il y a une erreur dans dans la bataille politique, c'est et je comprends pourquoi on a toujours envie de convaincre celui qui est pas d'accord avec nous de venir voter pour nous. Et évidemment, encore une fois, je dis pas qu'il faut pas le faire et je dis que quand on est dans une campagne électorale, on peut pas tout faire. Donc on do fixer des priorités.

Et la première priorité, ça c'est vieux comme les élections pour gagner une élection, c'est d'abord de mobiliser son électorat, d'abord de mobiliser des gens qui sont susceptibles de voter pour vous. Ça veut pas dire que c'est déjà notre électorat acquis. Ça veut dire des gens qui du point de vue parce que tu le disais toi-même, les les les votes sont pas si mouvant que ça. C'est donc des gens qui participent d'un socle, on va dire, de principes, de valeur qui font que c'est un électorat qui a priori devrait voter pour nous mais qui pour plein de raisons démoralisé, ils y croient plus, ils ont été déçus, restent à la maison.

Et bon, c'est c'est ce qu'on appelle la mobilisation différentielle. Et autant on peut discuter d'une stratégie de second tour, mais une première stratégie de premier tour, c'est de remporter la bataille de la mobilisation différentielle. Et pour remporter la bataille de la mobilisation différentielle, il faut mobiliser la jeunesse, faut mobiliser les zones populaires, faut lutter contre l'abstention, faut inscrire sur les liste électorale. Voilà pourquoi on accorde autant d'importance, nous les insoumis aux caravanes populaires, aux campagnes d'inscription sur les listes électorales.

Voilà pourquoi les jeunes insoumis, ils ont annoncé qu'ils allaient devant toutes les universités pour faire l'inscription sur les listes électorales. [applaudissements] [acclamation] Et ça c'est un travail qui est décisif et en plus comme rien n'est fait du point de vue gouvernemental pour remplir cet objectif, c'est à nous de le de le faire. Rappelle juste un chiffre. Je sais que là peut-être pour certains d'entre vous, je dis des évidences mais c'est la première fois qu'on se retrouve aussi nombreuses et nombreux. Donc je pense que c'est bien de les rappeler.

Tout à l'heure, tu as donné les écarts de voix pour qui nous ont empêché de nous qualifier au premier tour de l'élection présidentielle. La dernière fois, celle d'avant. En gros, pour aller vite, ça se chiffre en centaines de millions de voix. le nombre de personnes milliers de voix pardon ou là sinon merci vous êtes attentif sinon on va avoir un problème mais ensuite quand vous regardez le nombre de personnes qui sont non inscrites ou mal inscrites sur les listes électorales, là ça se compte cette fois en millions de voix. Donc vous voyez qu'il y a un un une marge de progression qui est évidemment considérable.

Ça c'est premier angle pour se qualifier au second tour de l'élection présidentielle. 2e ongle, une campagne présidentielle, c'est un grand moment de bouillonnement politique où les gens euh s'interroge, se posent des questions avec des confrontations euh euh politiques et il y a une partie des gens qui ont font leur choix très vite et qui s'engagent dans une campagne. Puis après, il y a des gens qui sont mobilisés, tu le disais, dans le quotidien, sur des thématiques, sur des sujets. Et donc c'est un peu le deuxième angle. Là, je présente des éléments de stratégie de campagne qu'on a sur lequel on va travailler.

Qu'est-ce qu'on a appelé mettre en avant des transversales politiques, c'est-à-dire plutôt que de parler de camp politique, je vais parler à la gauche, à la gauche X, à la gauche c, à la gauche ça, c'est prendre des thématiques, des transversales politiques et en être l'incarnation politique dans l'élection présidentielle.

Je vous donne un exemple, mais quand vous dites "On va être la force politique et la candidature à l'élection présidentielle qui va faire de ce qu'on appelle les maladies politiques euh un des grands enjeux de l'élection présidentielle à venir, et ben oui, vous partez et vous parlez évidemment à votre électorat, mais vous parlez aussi à des gens qui sont a priori pas forcément des électrices et des électeurs de la France assoumise et qui se disent "Mais quand même ce sujet c'est quand même un sujet majeur et il y a que parlent donc c'est pour eux qu'on va voter." Quand vous avancez la question de la constituante et de la 6e République, bah vous allez assez brasser assez largement.

Vous allez brasser des gens qui vont se dire que l'organisation des pouvoirs en place telle qu'elle est aujourd'hui, bah elle est pas super et donc il faut la changer. Puis des gens plus en colère, dégagistes qui considèrent qu'on leur demande jamais leur avis, ils ont souvent raison. Donc là pareil, ça va être une transversale politique qui qui va pas s'adresser qu'à un éctorat déjà déterminé.

Quand vous défendez le droit international et que vous voulez rétablir et réhabiliter la parole de la France sur la scène internationale, bah vous allez même parler à des électrices et des électeurs qui peut-être à un moment voté à droite mais qui vous acceptent pas de voir le pays humilié comme il l' aujourd'hui sur la scène internationale, incapable de défendre des principes, des valeurs.

Quand vous savez que c'est sous la mandature de Chirak qui a été voté, ce qu'on appelle l'adhésion au statut de Rome, c'est-à-dire le fait que la France a reconnu la Cour pénale internationale et que vous voyez qu'aujourd'hui on est incapable de faire respecter un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale. Il n'y a pas, et je suis sûr que vous en avez rencontré dans les campagnes électorales précédentes, que des gens qui ont toujours voté à gauche et qui disent "Non, mais là quand même sur ce sujet, heureusement que vous êtes là, heureusement que vous défendez notre honneur et notre dignité". Donc la transversale politique

10:09
Non speech

[applaudissements]

10:09
Locuteur

et là je donne que quelques exemples hein mais je pourrais en donner d'autres mais la transversal politique c'est une manière de se qualifier au second tour. Je veux pas être trop long non plus mais ça c'est la première partie avant de pouvoir gagner au deuxème tour il faut se qualifier euh pour le second tour de l'élection présidentielle. Puis ensuite évidemment la question qui est posée, c'est comment vous gagnez au second tour de l'élection présidentielle ? Alors, j'ai entendu des gens railler dire "Oui, mais vous croyez à la magie du second tour ?" Alors, je me permets de préciser que non, on ne croit pas à une forme de magie du second tour.

On croit une chose simple, c'est que entre les deux tours de l'élection présidentielle, par contre, on fait une campagne de second tour de l'élection présidentielle. Et cette campagne de second tour de l'élection présidentielle, et ben elle n'est pas exactement la même, même si elle s'inscrit évidemment dans la continuité de la campagne du premier tour de l'élection présidentielle. parce qu'au premier tour de l'élection présidentielle, vous convainquez d'abord pour essayer de mettre en mouvement votre base, votre électorat au sens large pour convaincre une grande partie de la population d'aller voter.

Au 2ème tour, vous devez aussi vous adresser à des gens qui sont à priori pas 100 % d'accord avec vos idées, mais qui vont plutôt voter pour vous que voter pour votre adversaire. Et donc, on aura évidemment une campagne de second tour, mais pensez qu'on peut gagner un second tour en faisant la campagne de second tour avant le premier tour de l'élection présidentielle. Je vous rappelle que ceux qui ont fait ça, quel que soit ce qu'on peut penser d'eux politiquement, généralement, ils ont même pas passé la barre du premier tour, voire même pire.

Je me rappelle d'une époque où Alain Jupé présentait prétendait faire une campagne de second tour quand il était candidat à la primaire des Républicains. Il a perdu à la primaire des Républicains. Et pour peut-être certains d'entre vous plus âgés qui ont connu d'autres échéances électorales, je me rappelle de la campagne présidentielle de 2002 où Jospin a fait pendant la campagne ce message oui mais moi je ne suis pas mon programme n'est pas socialiste et cetera et il a été éliminé du second tour de l'élection présidentielle. Donc la première chose que je veux dire, c'est qu'il faut une campagne de premier tour et il faut une campagne de second tour.

Et cette campagne de second tour, elle dépend de votre adversaire de second tour. Vous faites pas la même campagne de second tour si vous êtes opposé à l'extrême droite ou si vous êtes opposé à la Macronie. Alors, le plus probable, c'est que ça soit plus probable aujourd'hui dans les enquêtes d'opinion et cetera, c'est que ça soit l'extrême droite face à nous. Mais attention, si vous ne préparez que le scénario du second tour face à l'extrême droite, et ben vous pouvez vous retrouver dans une situation où à la fin vous allez être confronté à un autre candidat et vous n'avez pas travaillé la stratégie de second tour.

La thèse, ce que je pense, ce que nous pensons et ce que nous défendons, c'est que non seulement nous pouvons gagner au second tour dans les deux configurations, en gros face à un candidat du bloc central ou face à un candidat de l'extrême droite, mais même que nous sommes les seuls de mon point de vue, de notre point de vue, qui pouvons y parvenir. Et je vais vous dire pourquoi rapidement d'abord parce que si vous êtes opposé à un candidat macroniste, je pense que vous l'avez développé tous les deux. Évidemment, il y a un bilan et dans ce bilan là, il y a quand même 10 ans de de de politique macroniste. Euh tu as donné des éléments de popularité, je rentre pas en en en détail.

Il y a des propositions qui sont sur la table. Moi je conviction par exemple, c'est que il y a pas une majorité, c'est pas juste une conviction, on l'a vu dans les mouvements sociaux précédents, il y a pas une majorité du pays qui veut la retraite à 67 ans, la retraite par point et cetera. Et donc là, vous avez évidemment un angle d'attaque au second tour de de de l'élection présidentielle qui vous permet de réunir au second tour une majorité politique et une majorité électorale pour gagner. Et pourquoi on est de mon point de vue les seuls ?

Parce que si vous voulez être en mesure de pouvoir remporter et mettre en avant cet affrontement entre la politique macroniste et une opposition et une alternative réelle, et ben vous devez avoir été sans concession, sans compromission pendant les 10 ans de la Macronie au au pouvoir parce que alors vous avez une crédibilité à porter un programme alternatif.

[applaudissements] Et c'est pourquoi et c'est pourquoi l'enjeu pour nous pendant toute cette période, ça a été de ne jamais lâcher le drapeau de l'opposition au macronisme en toute circonstan d'être toujours les plus opposants, les plus fermes opposants parce que la politique c'est pas juste faire tout de suite, c'est aussi préparer les étapes futures. Et donc toutes celles et ceux qui manière ou d'une autre se sont compromis dans l'exercice du pouvoir avec les macronismes de mon point de vue sont disqualifiés au second tour de l'élection présidentielle [applaudissements] pour pouvoir l'emporter.

14:48
Non speech

[applaudissements]

14:52
Locuteur

Puis ensuite il y a évidemment après on y reviendra plus en détail pour pas être trop long. On est euh le il y a évidemment le scénario que tu as évoqué, le scénario d'un affrontement face à à à l'extrême droite au second tour de l'élection présidentielle. Et donc là, tu as donné un certain nombre d'éléments qui certains recoupent ceux que que que j'avais que j'avais en tête. Là, personnellement, je vois deux marges de progression significative entre le premier tour de l'élection présidentielle et le second tour de l'élection présidentielle pour pouvoir l'emporter.

La première marge de progression et ça rejoint un argument que tu as donné, c'est que même si pour se qualifier au second tour, il faut faire un travail de mobilisation, on sait très bien qu'on va le faire au maximum mais qu'on va pas réussir à mobiliser 100 % la population. Et donc en se qualifiant au second tour de l'élection présidentielle, vous avez encore une marge de progression dans la participation.

Et alors vous pouvez me dire "Oui, mais alors pourquoi vous allez arriver à les mobiliser au second tour si vous avez pas réussi à les mobiliser au premier tour précisément parce que en étant qualifié au second tour, vous pouvez débloquer vous pouvez débloquer un sentiment de vous y arriverez pas, c'est trop compliqué et ça c'est des choses que vous entendez parfois auprès de gens qui disent "OK, on est d'accord avec vous mais vous savez très bien que vous allez jamais y arriver." Et ça pareil, c'est pas une pensée magique, ça s'appuie sur des faits.

Et tu as cité par exemple et là encore une fois, c'est sans présuger de ce qui s'est passé après parce que personnellement, je suis pas très convaincu de ce qui s'est passé après. Et quand vous regardez la victoire de Boric à l'élection présidentielle au Chili, vous voyez qu'entre les deux tours de l'élection présidentielle chilienne, il y a une progression de la participation de plus de 10 points entre les deux tours de l'élection présidentielle qui vient l'alimenter, qui vient lui donner de la puissance électorale et qui lui permet de l'emporter au second tour de l'élection présidentielle.

Bon après, il en a pas fait que des choses bien, mais ça ce serait un autre débat et ça nécessiterait quasiment une autre conférence. Et d'un certain point de vue, vous pouvez observer et là même prudence sur ce qui s'est passé après pour pas rentrer dans un débat.

Euh mais quand vous regardez la première élection municipale à Grenoble où les écologistes et euh le parti de gauche à l'époque s'était euh euh présenté en liste commune et s'était retrouvé au qualifiés au second tour face euh au maire sortant socialiste, vous regarderez qu'il y a eu un une progression de la participation électorale de quasiment 10 points, entre 5 et 10 points entre les deux tours de l'élection alors que tous les chiffres de report disaient de toute façon vous avez perdu. Bravo ! Vous avez fait un bon score au premier tour mais vous avez perdu au second tour. Il y a eu un surplus de participation qui nous a à l'époque permis de gagner.

Donc ce que je veux dire par là, c'est que la première marge de progression au second tour de l'élection présidentielle, c'est que votre qualification au second tour, tu l'as dit avec tes mots, produit une situation qui est une situation absolument nouvelle et libère un certain nombre de personnes du poids de la résignation, de la désillusion de vous allez jamais y arriver. Puis évidemment, le deuxième paramètre, c'est que il y a des phénomènes qui sont des phénomènes contradictoires dans la Macronie. Il y a évidemment un glissement de la représentation politique de la Macronie vers l'extrême droite. C'est c'est une évidence. Je pense que on aurait 10000 exemples pour pour l'illustrer.

Mais vous avez encore dans cet électorat et malgré tous les désaccords qu'on peut avoir avec eux, une partie d'entre eux qui continue à se positionner sur un socle de principe et un socle de valeur et qui au second tour de l'élection présidentielle refuse de donner le pouvoir à l'extrême droite dans ce pays. Et là aussi, ce n'est pas qu'une pensée. tu as donné les chiffres de de de de de 2024 ou en 2024, il faut le dire, non seulement on a gagné une majorité des duels face à l'extrême droite, mais vous avez une majorité des électeurs, y compris du bloc 10 central qui au second tour de l'élection présidentielle ont voté pour la France insoumisse.

Quand je vois des sondages aujourd'hui de second tour qui disent que l'électorat socialiste à 70 % s'abstiendrait au second tour entre Jean-Luc Mélenchon et le Rassemblement national et que l'électorat macronis voterait. Je vais vous dire ce que ça s'appelle et ça c'est un phénomène qui est très bien analysé par les sociologues et qui finalement renvoie à une habitude assez facile dans notre vie quotidienne, c'est quand il y a un choix qu'on a pas trop envie de faire, le premier réflexe de tout le monde, bah c'est de le reporter au moment où malheureusement on a plus le choix et on est obligé de choisir. Et c'est pas uniquement là aussi une pensée.

C'est ce qu'on observe dans l'évolution de tous les sondages sur toutes les élections. Quand vous interrogez des gens sur un second tour à distance de l'élection, quand il y a un choix de second tour qui ne leur plaît pas, qui est pas celui qu'ils espère, et ben en fait qu'il les oblige à faire un choix difficile parce que c'est un choix difficile pour eux et ben en fait ils ne répondent pas à ce choix difficile et il préfèrent espérer que ce choix ne se présente jamais à eux. Bah comme nous la vérité, on ferait pareil non ? au second tour dire ah ben non moi j'ai pas envie de choisir entre lui et lui.

Donc on attend on attend on attend on dit bon moi je sais pas je et puis après c'est autre chose que quand vous vous retrouvez confronté très concrètement à la problématique. Et donc ce que je vous dis c'est que au second tour de l'élection présidentielle ah et ben il y a des gens qui dormiront pas bien, qui auront un petit peu de mal à venir dans le bureau de vote, mais bon je crois qu'on l'a tous fait de temps en temps. Et ben, c'est chacun son tour. Cette fois, ça sera votre tour à vous. Voilà, tout simplement.

20:03
Non speech

[applaudissements] [applaudissements]

20:12
Locuteur

Voilà, [acclamation] parce que je crois que j'ai été un peu plus long que mon temps. Alors, prenez votre temps si vous voulez. [acclamation] On va gagner [applaudissements] On va y aller. On va y aller. On va y aller. On [gémissement][cri] va y aller. On va y aller. On va y aller. On [applaudissements] va on va Bon, on n' pas tous tout détaillé ce qu'on voulait dire mais c'est pour ça qu'on s'était laissé un deuxième temps de de discussion pour se répondre les uns les autres ou ajouter des éléments. Je sais pas lequel d'entre vous veut commencer. Tu vas Ouais.

Juste par rapport à ce que tu as dit sur les questions de mal et non inscription, c'est vrai que c'est une composante assez importante he c'est plusieurs millions d'électeurs qui sont pas inscrit ou mal inscrit et c'est généralement pas forcément que les plus distants du champ politique hein. C'est beaucoup les étudiants et aussi des cadres sup qui sont très mobiles et qui du coup se ça ça se réinscrivent généralement assez mal sur les les listes électorales.

Donc effectivement, sociologiquement, c'est une piste qui je trouve bon correspond et juste sur le sur le RN, je veux pas non plus trop me projeter parce que effectivement les derniers sondages aux dernières élections les ont donné vainqueur alors qu'ils n'ont pas remporté les les les élections notamment législatives hein et en disant que c'est un parti un peu faible, petit, voilà, très recentré sur lui-même. Faut pas non, enfin je veux pas non plus dire que c'est un parti qui est pas qui est pas fort.

L'idée c'était vraiment de voilà de de mais je pense pas que vous soyez voilà aveugle face à cette réalité là mais que que c'est un fait important de lutter contre l'extrême droite et que c'est bon que c'est c'est un des enjeux à mon sens he principal dans la future élection et même dans l'évolution du du paysage politique et encore réinsister sur la question de comment est-ce qu'on convainc des gens c'est vraiment dans l'ordinaire de la vie sociale en dehors des campagnes. les campagnes, elles activent des dispositions à voter, elle elles redonnent de l'importance à la politique, aux partis et cetera.

Mais vraiment le les idées politique dans la majorité de la population qui n'est ni engagée dans un parti, ni dans une association, ni intéressée par la politique au quotidien, c'est vraiment dans l'ordinaire de de la vie sociale he d'où l'importance de faire campagne tout le temps quoi. Enfin voilà, dans dans sa vie au au quotidien. Voilà tout ce que tout ce que je voulais ajouter. Peut-être un dernier point sur la question tu évoqué voilà les différents électorats possibles sur la question de tu paraît des électeurs populaires pas dans les quartiers des grandes villes voà des grandes métropoles et cetera. Moi je voudrais aussi ajouter un élément sur la question des des milieux ruraux.

On dit souvent que voilà la la ruralité au singulier généralement et c'est converti à l'extrême droite, au rassemblement national et cetera. Mais là aussi, c'est pas du tout validé ni euh euh objectivable par des des recherches en science social. En fait, la ruralité, ça n'existe pas, hein. Il y a des espaces ruraux qui sont socialement, économiquement différenciés. Et ce qu'on observe à à l'échelle plus large, c'est que il y a des conditions spécifiques dans lesquelles l'extrême droite peut augmenter ses voix.

C'est notamment des espaces où il y a euh de l'appauvrissement économique, une destruction des collectifs de travail, des formes desindustrialisation qui tout ça vont accompagner des formes de popérisation et aussi des formes d'ancrage du du RN. Donc voilà, je voudrais voilà quand même donner un peu de je sais pas si c'est de l'espoir mais bon il y a des conditions macrosciologiques qui accompagnent le la droitisation et la banalisation de l'extrême droite mais on n'est pas non plus démuni hein pour voilà pour pour y faire face. Voilà. Merci Manuel. [applaudissements] parce que Ouais, merci beaucoup.

Bon, c'est très complémentaire tout ça, donc je rebondis juste sur deux trois points rapidement mais euh euh peut-être alors oui, c'est un sur la question du des motivations du vote pour l'extrême droite et de la part du racisme là-dedans. Donc, vous en avez déjà pas mal parlé surtout toi Safia. C'est en fait c'est un débat qui est quand même toujours là à gauche enfin aussi bien dans les espaces politiques que dans les espaces scientifiques. Je veux dire bon on voit bien que derrière ce débat là quoi, enfin qui pour le résumer en fait c'est quelle est la le poids respectif des facteurs sociaux et des et des affectes racistes dans le vote pour l'extrême droite ?

C'est vrai qu'il y a quand même deux thèses, je volontairement, je je force un peu, mais il y a deux thèses qui s'affrontent quoi. Enfin, l'une qui dit qu'en fait le vote pour l'extrême droite est fondamentalement, pas exclusivement mais fondamentalement un vote raciste. Pourquoi ? Bah parce que tout simplement quand on pose la question aux personnes qui votent pour le RN ou pour reconquête, elles nous disent que eux ce qui les préoccupe, c'est l'immigration, c'est les étrangers et cetera. Quand on leur demande même, c'est les travaux de nona meilleur aux sympathisants du RN, si ils se disent racistes, on leur pose ouvertement la question est-ce que vous vous dites raciste ?

Il y en a 70 à 80 % qui disent "Oui, moi je me dis raciste". Bon, comment après vous pouvez avoir des gens qui viennent et qui nous exposent l'autre thèse ? Vous avez compris que je suis assez peu d'accord avec l'autre thèse, mais qui nous disent "Non, non, c'est pas un vote raciste, c'est un vote de souffrance sociale en fait. Euh les gens qui votent pour le RN sont des perdants de la mondialisation, euh des gens précarisés et cetera et ce qu'ils veulent nous dire c'est juste que voilà, ils en peuvent plus du capitalisme mais bon, ils se trompent un peu. Ils s'en prennent aux immigrés au lieu de s'en prendre aux banquiers.

Mais si vous venez que vous leur expliquez ça comme il faut, euh ils vont vous écouter 3 minutes, ils vont comprendre et ils vont passer d'un vote Le Pen à un vote Mélenchon. Bon, moi je crois pas du tout à ce type d'hypothèse.

Vous voyez bien qui défend aujourd'hui ce genre d'idée dans le champ politique, mais y compris en fait dans le champ scientifique he l'un des grands points de clivage entre le travail de Féliicien Fori des électeurs ordinaires bon surtout sur le PACA et le travail que tu mentionnais de Julia Kaget et Thomas Piquetti une histoire du conflit politique c'est précisément sur cette questionlà Kaget et Picketti ils ont des données sur les résultats électoraux les statistiques électorales mais ils ont aucune donnée sur pourquoi les gens votent comme ils votent et pourtant ils vont dans leurs interprétations et leurs analyses nous dire que Si les gens votent pour l'extrême droite, c'est pour des raisons sociales et pas racistes.

Et à mon avis, ils se tromont pas assez lourdement sur sur le sujet.