Boris Vallaud, député des Landes et président du groupe socialistes | Audition Publique - 26/09/2022
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 5:00OuverteRéponse directe
La victoire de l'extrême droite en Italie est-elle inquiétante ?
- 7:00RelanceRéponse directe
Faut-il raison garder face à cette victoire ?
- 9:00OuverteRéponse directe
Craignez-vous un effet domino en Europe avec Orban ?
- 11:00OuverteRéponse directe
L'UE doit-elle sanctionner l'Italie si les valeurs démocratiques sont bafouées ?
- 13:00OuverteRéponse directe
Quelle est la responsabilité de la social-démocratie italienne dans cette situation ?
- 15:00OuverteRéponse directe
Le budget 2023 est-il réaliste selon vous ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 7:00Boris VallaudChiffre
« c'est la première fois dans l'histoire de l'Italie qui a un taux d'abstention aussi élevé je crois pas loin de 64% »
- 9:00Boris VallaudFait
« Orban on est évidemment en Europe depuis un certain temps l'étendard et il a progressivement en effet rogner sur un certain nombre de principes de droits que nous considérions que nous imaginions comme définitivement ancré installé dans notre vieille Europe »
- 13:00Boris VallaudFait
« il se pose la question de savoir si ce qu'ils ont ils sont l'avoir perdu au niveau national ils l'ont effectivement gagné au plan européen »
- 18:00Boris VallaudFait
« il est déjà caduque en tout cas il prend des risques sur ces grands équilibres »
- 20:00Boris VallaudFait
« on a voté cet été une loi sur le pouvoir d'achat on voit qu'elle est à bien des égards pour le coup rendu caduc que des dès la rentrée avec la nécessité de faire des efforts du barème sur l'impôt sur le revenu »
- 22:00Boris VallaudChiffre
« c'est à peu près 255 euros par an d'augmentation c'est 15% de la facture énergétique »
- 27:00Xavier IakovelliChiffre
« nous serons bénéficiaires et pour pour l'année 2022 mais à partir de l'année prochaine nous avons un déficit de 3,5 milliards et d'ici 2026 un besoin de financement de 16 milliards »
- 31:00Boris VallaudFait
« il y a un point actuellement en France elle est soins palliatifs 26 départements dans le vôtre les Landes manquent d'unités de soins palliatifs »
- 36:00Boris VallaudChiffre
« 46% de la consommation d'énergie finale c'est le le parc de logement »
- 41:00Maurice BelloFait
« la NUPES qui regroupe les quatre parties que tout le monde connaît et ben c'est pas l'électorat du monde du travail c'était électoral là il est chez Madame le penché »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique] bonjour et bienvenue dans auditions publiques une heure inviter tous les lundis à 19h30 pour évidemment évoquer l'actualité politique majeure sur les chaînes parlementaires et dans l'actualité de ce lundi évidemment l'Italie pays fondateur de l'Europe qui donne la victoire à l'extrême droite la très efficace Georgia Belly Aix admiratrice de Mussolini et très antimigration pourraient présider le Conseil italien c'est un événement historique et majeur pour l'Italie et pour l'Union européenne en France et leur des budgets pour leur pas encore de traces de la réforme des retraites mais Elisabeth burne a répété ce matin qu'elle se ferait quand comment suspense est-ce que Emmanuel Macron hésite toujours on va en parler avec vous bonjour Boris Vallaud bonjour merci beaucoup d'être notre invité vous êtes finalement assez rare dans cette émission et en général donc les retraites un gros dossier pour la majorité et pour l'opposition que vous représentez puisque vous présidez le groupe socialiste à l'Assemblée Brigitte boucher tam-tranoui il reviendront largement au programme également quel regard portez-vous sur la démission du secrétariat national d'Europe Écologie l'hiver de Julien Bayou question de société à ses vertigineuses on y reviendra on parlera aussi de l'avenir du Parti socialiste Yves tréart vous cuisinera le sénateur Xavier yakovelli il reviendra aussi avec vous en débat et Vincent roux vous posera deux questions d'actualité dans quelques minutes mais d'abord Boris Vallot cette victoire de Mélanie en Italie est-ce que c'est inquiétant ou est-ce qu'il faut raison garder et se garder de toute caricatures parce que on peut pas dire que c'est le retour du fascisme au pouvoir c'est quand même très inquiétant je crois que beaucoup d'Européens d'Italiens se sont réveillés avec la gueule de bois ce matin vous savez que c'est la première fois dans l'histoire de l'Italie qui a un taux d'abstention aussi élevé je crois pas loin de 64%, c'est considérable et nous avons vous aviez une ex adminératrice de Mussolini je sais pas si elle s'est repentie de ses affinités avec avec les fascistes l'histoire de ce parti il est quand même celui d'un parti néo fasciste avec tout ce que cela véhicule comme adversité avec la démocratie avec l'État de droit le recroque vivement sur soi et oui c'est inquiétant c'est inquiétant après la Suède cinq étant après l'entrée à l'Assemblée nationale de 89 députés du rassemblement national jeunes banalise pas l'extrême droite jamais est-ce que vous craignez dans le fond parce que vous avez Orban en Hongrie qui s'est attaqué l'indépendance de la justice à la liberté d'expression la liberté de la presse au droit des femmes et également respect des traités européens rien de cela n'a été annoncé par Georgia Meloni mais écoutez on peut aussi avancer masquer et bien souvent l'extrême droite je crains que l'extrême droite reste ce qu'elle est et Orban on est évidemment en Europe depuis un certain temps l'étendard et il a progressivement en effet rogner sur un certain nombre de principes de droits que nous considérions que nous imaginions comme définitivement ancré installé dans notre vieille Europe et bien non on voit qu'il y a une précarité qui appelle à la vigilance de chaque instant en Italie comme dans tous les pays d'Europe alors Emmanuel Macron en qualité de président a fait un communiqué aujourd'hui pour dire on va travailler ensemble j'espère enfin grosso modo Ursula vanderlayen la présidente du Conseil européen avait eu une attitude assez différente et quelques jours puisque avant même l'élection elle a dit que l'Union européenne pourrait prendre des sanctions s'il y avait des manquements évidemment aux règles et aux valeurs européennes ça a été jugé intempestif ça a été jugé disons un peu trop tôt de prévenir comme ça comme comme en vouloir comme si elle voulait danser les électeurs italiens avant même qu'ils aient voté à l'octor écoutez elle a déjà eu à l'endroit d'orbane et de son régime ce type de considération nous sommes dans un système d'adhésion à des valeurs qui sont celles de la démocratie libérale et de l'État de droit et en effet quelle que soit le gouvernement s'il devait porter atteindre ses principes fondateurs et bien il serait j'allais dire dans l'ordre des choses que l'Europe réagisse est-ce qu'elle l'a fait trop tôt elle a le droit également d'avoir ces d'avoir ces opinions je crois que le rôle du président de la République française est aussi de défendre ses principes là la campagne président avant l'élection présidentielle en France ou dans le fond il y avait un risque aussi de voir l'extrême droite arriver au pouvoir dernière question parce que c'est un sujet on pourra en débattre des heures mais quelle est la responsabilité de la sociale démocratie en Italie mais je crois que partout il y a une responsabilité de ceux qui ont exercé les responsabilités je prends ma part il y a toutes ces questions qui travaillent les Européens parfois de voir un monde changer sans eux ils se pose la question de leur place face à un certain nombre de grandes mutations il se pose la question de savoir si ce qu'ils ont ils sont l'avoir perdu au niveau national ils l'ont effectivement gagné au plan européen il se pose la question je le vois moi dans mes campagnes des services publics qui sont éloignés qui n'ont plus visage ni d'adresse ni parfois même de numéro de téléphone il se pose la question de savoir si ils arrivent ou pas à vivre de leur travail et il y a beaucoup de gens qui en aient bien vivables et pour lesquels aujourd'hui on en reparlera j'imagine remplir son réservoir d'essence remplir sa chaudière ou son réfrigérateur devient difficile et donc on a besoin je crois c'est une autre responsabilité désormais de parler aux classes populaires et aux classes moyennes qui donc leur force de travail pour vivre et qui ont besoin aussi d'être écoutés c'est pas la première fois que vous mettez vous les socialistes le chantier ou l'ouvrage sur le métier pour l'instant ça n'a pas fonctionné vous avez 5 ans pour convaincre et vous monsieur gérer de renoncer ben non pour Elisabeth LCP est un vrai sont en face de vous mesdames il est à vous sur le budget alors on commence par le projet de loi de finance qui a été présenté ce matin en conseil des ministres un budget de protection dit le gouvernement vous abondez dans son sens j'ai entendu ce matin Bruno Le Maire dire à propos de ce budget c'est un budget à l'euro près moi j'y vois un budget de à peu près à peu près sur les prévisions économiques vous avez vu qu'aujourd'hui l'OCDE a donné ses prévisions de croissance et d'inflation pour la France gouvernement dit ce sera 1% le C2 dit ce sera 06 % de croissance le gouvernement dit sera 4,2 % d'inflation l'OCDE 5,8 mais j'ai un sincère pour vous c'est un budget qui se fonde sur hypothèses qui sont particulièrement discutables et sans doute optimiste il est déjà caduque en tout cas il prend des risques sur ces grands équilibres et puis il est dans à peu près aussi s'agissant des questions de pouvoir d'achat on a voté cet été une loi sur le pouvoir d'achat on voit qu'elle est à bien des égards pour le coup rendu caduc que des dès la rentrée avec la nécessité de faire des efforts du barème sur l'impôt sur le revenu des aides aussi pour m'imprimerie la façon dont le gouvernement la présenter c'est l'indexation automatique aurait fait que ils auraient payé des impôts supplémentaires c'est pas des baisses d'impôts pour ceux qui vont payer l'impôt sur le revenu j'ai bien entendu la façon dont le gouvernement la présenter comme s'ils avaient donné de l'argent des tarifs de l'énergie de 15% que beaucoup de Français vont sortir du dispositif qui les protégeait jusqu'à c'est à peu près 255 euros par an d'augmentation c'est 15% de la facture énergétique et vous voyez que pour beaucoup et bien ça va être des pertes de pouvoir d'achat pour les 12 millions de Français par rapport à nos voisins européens je suis député en France je suis pas député en Allemagne je me préoccupe mais ce que fait le gouvernement c'est à bien des égards ce qu'il fait et le tort qu'il a il faudrait bénéficier de baisser le déficit de baisser la tête c'est de ne pas se poser la question de la préparation de l'avenir il ne prépare pas sur le plan des finances publiques à bien des égards d'abord il refuse de taxer ceux qui ont les moyens de contribuer plus à la solidarité nationale alors on va en parler juste une question sur les le budget de l'éducation par exemple on voit qu'il est en augmentation de 6 et demi pour cent il y aura des salaires minimum à 2000 euros il y a la hausse du point d'indice 10 000 postes supplémentaires de fonctionnaires d'État 5900 places d'hébergement il y a pas quand même des mesures qui vont dans le bon sens un budget même social à certains égards il y a des éléments positifs et des éléments négatifs et puis il y a un certain nombre de propositions sur lequel il faudrait aller plus loin vous évoquez l'ensemble des budgets en augmentation défalquer de l'inflation et vous verrez que pour l'essentiel des budgets on va le réel ils sont en recul voilà vous pouvez aussi regarder quels sont les perspectives de des finances qu'a proposé le gouvernement il propose de faire 90 milliards d'euros d'économies en 5 ans sur quoi sur quoi je regarde vous vouliez dans le budget je regarde je demande sur quoi il les fait je demande sur quoi il les fait parce que vous savez c'est le c'est le budget de l'esbruf c'est à dire que tout augmente mais à la fin ça diminue quand même donc il y a quand même bien des gens qui vont payer la facture après le quoi qu'il en coûte la question qui s'est pose ce qui se pose c'est à qui il va coûter et ben il va coûter à ce qu'on a applaudir la dette et elle sera remboursée par ce qu'on a applaudi à 20h à travers des réductions de droits et compris le service public je vous rappelle que la loi la réforme ppcrue des mesures qui avaient été annoncées n'ont pas été prises ont été prises tardivement tant mieux pour les euh des mesures aussi importantes du 1er degré dans l'alignement de régime des primes regardez ce qui avait été fait sur ppcr et déjà du point d'indice c'était des choses qui allaient faire et puis nous avions créé 60000 postes dans l'Éducation nationale il en était pour supprimer 7000 dans le dernier dans le dernier quinquennat vous me parlez des aesh et c'est important les dames parce que ce source souvent des dames qui accompagne les enfants en situation de handicap à l'école il va y en avoir je crois plusieurs milliers qui vont être recrutés c'est indispensable mais il faut les employés avec un temps de travail qui soit 35 heures pas 24 ou 26 heures qui ne permet pas en réalité de vivre de vivre correctement sur les enseignants j'ai vu qu'il y avait 2000 postes d'enseignants qui allait supprimer 7000 dans la dernière législature 2000 maintenant le nombre d'élèves baisse c'est vrai mais depuis 5 ans le taux d'encadrement a légèrement baissé moi je plaide pour que on accompagne mieux les élèves avec des dispositifs qui avaient été supprimés par Jean-Michel Blanquer plus de maîtres que de classe alors voilà il y a des choses c'est insuffisant et le gouvernement ne prépare pas l'avenir il se prive d'un certain nombre de recettes [Musique] impulsion pour la transition écologique la transition énergétique les ministères dédiés qui gagnent 15% de plus par rapport à l'année dernière est-ce que ça c'est qu'elle a un effort que vous saluez alors plusieurs choses d'abord moi j'ai regardé le détail et notamment il y a 2,5 milliards d'euros en plus pour ma prime rénov et la question qui se pose avec ma prime rénote puisque vous savez que vous avez 12 millions de Français qui vivent dans des passoires énergétiques vivent aussi mal qu'il se chauffe mal que c'est 46% de la consommation d'énergie finale c'est le le parc de logement et je regarde quel est le bilan de ma prime rénove et là je dois vous dire que je suis un peu concerné il y a beaucoup de travaux mais très peu qui permettent d'améliorer significativement il faut exiger des rénovations complètes et performantes nous avons fait des propositions il y a quelques années autour d'un dispositif qui s'appelle la prime climat 0 reste à chargement des travaux pour financer des rénovations complètes et performantes prêtfinancement par la Caisse des dépôts et consignations et une assistance à maîtrise d'ouvrages qui fonctionnent pas qui fonctionne très mal qui fonctionne en effet très mal parce que c'est beaucoup d'argent pour peu d'efficacité énergétique la proposition que nous faisons c'est une mesure à la fois écologique et sociale nous atteignons la neutralité carbone en 2050 nous commençons par éliminer les f et g et par améliorer leurs performances énergétiques là ça ne fonctionne pas donc le grand soir le changement d'échelle honnêtement il est pas il n'est pas au rendez-vous donc vous me proposez pas de mettre davantage d'argent pour aider les Français à changer leur propose de mettre je propose de mettre de mettre davantage d'argent moi j'ai un système de pré-financement ou l'argent qui est avancé par la Caisse des dépôts se rembourse au moment de la mutation c'est-à-dire au moment de la revente au moment un héritage c'est un dispositif qui sur les 30 prochaines années est équilibrées et financés vous allez proposer on l'a proposé deux fois on nous a dit non j'entends que le gouvernement est prêt à des compromis c'est justement des finances aujourd'hui c'était à suivre sur LCP il dit il y a des marches de manœuvre vous pensez qu'il y a certains amendements PS qui pourraient être acceptés et lesquels je n'en sais rien vous savez moi je j'attends de voir ce que ce que le gouvernement est prêt à faire cet été oui je suis sceptique mais je ne suis pas par l'expérience pendant ces cinq années on a proposé des choses qui étaient financées raisonnable soutenu par des collectifs avec lesquels nous avions travaillé d'ailleurs avec aussi des encouragements de la part des administrations silence et la neutralité qui qui le incombe mais on n'a jamais réussi à faire véritablement avancer et bien dans l'été j'ai vu le gouvernement en réalité ne faire des compromis qu'avec la droite mais d'une certaine manière je lui en fais pas le reproche je le comprends il a gouverné pendant 5 ans à droite il a une sociologie électorale qui est très à droite il a été élu avec un programme présidentiel qui était très inspiré de toutes les fantaisies de Nicolas Sarkozy tel point qu'on a le sentiment d'être dans le troisième mandat Nicolas Sarkozy à certains à certains égards bien qu'il fasse sa majorité avec la droite qui est majoritaire au Sénat avec une commission mix paritaire qui occupe une place centrale me paraît me paraît assez par exemple on peut s'en revendiquer et vous savez le mieux c'est d'en faire la démonstration voilà et sur un certain nombre des propositions que nous avons faites pour de la justice sociale et de la justice fiscale alors vous votre grand dada c'est taxé les super profits c'est à dire les profits exceptionnels je ne veux pas qu'à la fin à la fin des courses ce qui rembourse tout seul la dette ce soit tous les métiers qui ont été en première ligne pendant la crise de la covid et donc sur ces super profits vous avez une proposition de loi qui a été déposée vous espérez un référendum d'initiative partagé vous pensez obtenir les 4 millions 8 de signatures et la vie du Conseil constitutionnel oui sinon je le ferait pas mais je voudrais simplement c'est pas une lubie c'est pas c'est pas réveillé un matin en faisant comment on va faire non mais la commission générale des Nations unies le demande l'Angleterre l'Italie l'Espagne l'Allemagne il réfléchit et donc nous faisons cette proposition là mais la Commission européenne a d'abord dit aux faites-le vous aurez des amendements en plus de votre passion de loi sur ce sujet ça me paraît important est-ce qu'elle les existent à votre avis sur ces profits exceptionnels est-ce que vous voyez là une ouverture que ce soit là que ce soit là-dessus en tout cas on se rappelle dupe vers s'il s'agit de donner le sentiment qu'on a fait et en réalité on a fait semblant ça ne répondra pas à l'exigence de justice que nous que nous réclamons voilà ensuite écoutez on déposera des amendements vous savez quand j'ai répondu à madame la Première ministre au moment du discours de politique générale j'ai rappelé que dans l'histoire les socialistes même minoritaires avaient toujours joué le rôle le jeu pardon du parlementarisme et on a un parlementarisme de fait qui s'est imposé à nous et donc nous voulons mettre sur la table un certain nombre de propositions en débattre en discuter ne jamais désespérer de convaincre la majorité relative et peut-être d'autres par exemple les LR par exemple regardait aussi avec attention écoutez je leur rassemblement je constate que au Sénat un certain temps dans des modalités qui étaient pas tout à fait les nôtres mais enfin ça peut faire partie des discussions que nous avons ensemble Elisabeth borne a dit qu'elle n'y était pas opposée enfin août oui ben écoutez elle était opposé 15 jours avant bon ben est-ce que quoi qu'il arrive vous êtes sûr de ne pas voter le projet de loi de finance d'une manière générale je ne préjuge pas de ce que nous allons nous allons faire mais il vous aura pas échappé que nous sommes dans l'opposition que nous n'avons pas été élus pour faire la majorité d'Emmanuel Macron que les Français lui refusaient dans les yeux urnes et que pour un certain nombre des projets du président de la République nous les avons combattu déjà depuis 5 ans nous les avons combattu dans l'élection présidentielle et dans l'élection législative et que on va pas se faire les supplétifs ce serait voté contre on peut s'abstenir il peut y avoir des nuances dans sa façon de s'opposer sur le budget non ça sera clair on verra si le gouvernement a de la nuance lui alors il y a un autre sujet bien sûr c'est les retraites c'est l'autre sujet chaud du moment Elisabeth bande ce matin a dit que sa méthode c'est le dialogue la recherche de compromis elle appelle les groupes parlementaires au dialogues est-ce que vous vous l'acceptez mais le dialogue bien sûr on est toujours prêt à dialoguer mais est-ce qu'il y a un vrai dialogue avec la précarution quand le gouvernement dit parle de compromis avant de parler de compromis il faut parler de méthode voilà une négociation qui se fait c'est négocie mais sur nos bases je vois pas bien en quoi il s'agit d'une négociation la dernière expression du président de la République sur construite et longue sur ces sujets là c'était son interview au 14 juillet j'ai eu le sentiment qu'il n'avait renoncé à rien et que les espaces de l'élection présidentielle enfin sauf si vous me dites l'inverse non mais il est arrivé il a pas été élu en circonstances particulières dont il ferait bien de ne pas les ignorer voilà et ensuite il n'a pas eu de majorité parlementaire pour mettre en oeuvre son programme donc on nous demande est-ce que vous préférez faire des compromis je réponds mais le gouvernement est-il prêt lui-même à en faire justement si il fait pas un amendement au plfs au projet de loi de finance de la sécurité sociale est-ce que du coup vous dites pourquoi pas on peut étudier regarder un projet de loi sur les retraites en 2023 quel que soit la forme que ce soit par amendement mais par amendement c'est une une violence faite à la représentation nationale vous savez ça dispense d'aller du Conseil d'État ça se dispense des études d'empathe ça dispense éventuellement de délai d'accord le gouvernement donc ce serait l'antithèse ce serait l'antithèse de tout ce qui a été dit proclamé depuis quelques semaines ou même d'Emmanuel Macron à cet amendement au PLFSS écoutez moi j'en sais rien je suis pas dans la tête du président de la République en tout cas moi que d'autres et s'il passe pas par amendement alors s'il passe par un projet de loi négocié la réforme à 65 ans non mais l'augmentation des cotisations comme la réforme Touraine oui la réforme pour l'instant elle est en oeuvre et donc tout ça la question qui se pose non parce que la question qui se pose il faut il faut y répondre sérieusement c'est est-ce qu'il y a une nécessité une urgence à réformer les retraites le gouvernement nous dit oui c'est au bord du gouffre etc et le conseil d'orientation maintenant mais à moyen terme de 2023 et deux conventions économiques pour pour modéliser des prévisions qui ont 2070 donc c'est quand il y a une part d'aléa qui est très grande selon les scénarios sur 340 milliards de budgets des retraites il y a entre 5 et 15 milliards de déficits à peu près 8 c'est à dire que ça n'est pas considérable et d'ailleurs vous avez un certain nombre d'économistes qui si on augmente de 10% le taux d'emploi des seniors le sujet est réglé rien ensuite on nous disait rappelez-vous l'année dernière parce qu'il y avait 14 milliards d'euros de déficit il va falloir éponger jusqu'en 2030 c'est en excédent cette année de 900 900 millions d'euros donc on a besoin d'abord d'un diagnostic qui sont des diagnostic partagé qu'on soit pas commandé par votre premier exigence à la gare de la première ministre c'est de oui et je voulais c'est là quand je dis on va faire payer au plus modeste à la fois la dette et les cadeaux fait à quelques-uns mais en fait Emmanuel Macron en fait c'est à dire que quoi qu'il arrive amendement ou projet de loi de toute façon vous êtes contre cette réforme et bien sûr mais est-ce qu'on a menti à nos électeurs dans la campagne présidentielle est-ce qu'on a menti dans les élections législatives oui encore un autre sujet important aujourd'hui c'est que Julien Bayou a démissionné de sa fonction de secrétaire national de LV aussi de co-président du groupe écologiste à l'Assemblée cela après les accusations d'une ex-compagne de violence psychologique alors à la fois une démissionne en même temps il dit c'est Kafka à l'heure des réseaux sociaux est-ce qu'il a bien fait pour vous écoutez je voudrais vous dire que manifestement sur cette affaire personne ne sait très bien de quoi il s'agit donc je me garderai bien sur le fond de dire s'il a bien fait ou pas je n'en sais rien ce que je veux vous dire c'est que d'une manière générale ça tombe d'affaires particulier appartient le président de l'Assemblée nationale d'ailleurs a eu cette même réponse que ça représente d'avoir été élu par un certain nombre d'électeurs sur le terrain à sa place donc vous dites quoi ok Google je ne sais pas je veux dire j'en sais rien dans la position où je suis je ne sais pas situation est extrêmement compliquée à la Bible tout le monde je pense moi d'abord aux victimes son épouse bien sûr mais vous savez ce qu'il en est de la violence fait aux femmes et que c'est un combat de de chaque jour voilà ce que je pense il y en a eu il y a des dispositifs qui ont été mis en place avec une cellule nationale d'écoute avec la formation de référents dans chacune des départements dans chacune des fédérations pardon je cherche le terme il y a également une commission et il y a eu effectivement ces cellules la plus la bonne instance vous voulez l'entendre sur cette question des violences sexuelles et sexy il y a la nécessité d'entendre les paroles des victimes j'étais aux 40 ans du CIDF vous connaissait peut-être son information sur le droit des femmes et des familles dans les langues 40e anniversaire avec des témoignages de de femmes qui avaient été des femmes violées battues et qui avait été sauvé c'était leur terme par l'écoute auquel elles avaient pu et les suites judiciaires donc effectivement il faut pouvoir accueillir la parole de ces femmes là et qu'il y ait des suites judiciaires la médiation vous savez depuis 2014 n'est plus possible dans cette matière et cette et cette heureux et il faut que non seulement la justice fasse son travail mais que lorsque ça se trouve dans un cadre on vous entend pas Vincent voilà ça y est la jonction est faite je vous écoute Vincent c'est un peu difficile de lire sur vos lèvres alors moi je vous ai écouté avec attention sur sur ce que vous avez dit Boris Vallaud concernant les soignants et le budget pour pour les soignants il y a un point actuellement en France elle est soins palliatifs 26 départements dans le vôtre les Landes manquent d'unités de soins palliatifs est-ce que vous pensez pas qu'il y a là une priorité plus que d'aller légiférer comme l'a voulu le président de la République une fois de plus sur la fin de vie d'abord vous dire que je suis très conscient de ce que vous venez de me dire parce que j'ai reçu il y a quelques jours la Société française des soins palliatifs tu es venu aussi faire témoignage de la réalité de l'exercice de leur de leur métier de leur responsabilité moi je ne mets pas d'eau à dos l'accompagnement à la fin de vie à travers les Français l'euthanasie active en tout cas ce que je sais c'est que ce sont des sujets qui sont toujours compliqués qui relèvent de l'intime et d'abord de l'intime conviction c'est cette raison que les députés ont leur liberté de leur liberté de vote il va y avoir un grand débat j'espère que il sera productif en termes de en termes de débat public et que chacun pourra s'exprimer mais je ne veux pas dire que nous allons j'allais dire nous défausser des responsabilités qui sont celles de la puissance publique de l'État du ministère de la Santé s'agissant des soins palliatifs en légiférant sur l'euthanasie je crois que c'est l'un et l'autre Vincent est-ce que vous pensez que la cadre de la convention citoyenne et de le bon cadre est-ce que vous ne pensez pas que sur un sujet aussi sensible aussi délicat un référendum serait plus approprié écoutez je n'en suis pas certain j'attends de voir la façon dont sera constitué la convention citoyenne j'observe que tous les 5 ans la loi bioéthique fait l'objet d'une révision qui est précédé de de débat de conférence de consensus du même ordre et que c'est une méthode qui est éprouvée et qui aujourd'hui fonctionne plutôt bien je me pose la question de savoir si un débat pas référendum à la fin des fins l'outil démocratique c'est que nous votons nous parlementaires le référendum donc le référendum je pense que nous avons sur des sujets compliqués l'exigence d'un des pas qui prennent du temps qui souhaitent apaiser qui embarquent évidemment au-delà de ceux qui seront dans la convention citoyenne je doute pas qu'il y aura des débats dans la société et tant mieux mais cela me paraît parce que je l'ai vu fonctionner avec la loi bioéthique une bonne méthode vous quel est votre conviction il n'y a pas eu dans un premier temps de mots pour cette épouse pour la victime donc et qui s'est qui a été très critiqué y compris dans son camp est-ce que vous vous êtes de ceux qui aussi n'ont pas compris pourquoi il était il s'était exprimé de la sorte ce qui est certain c'est que ma première pensée a été non seulement pour cette épouse mais pour beaucoup d'épouses de campagne et de et de conjointe qui se retrouvent dans des situations de de violence intrafamiliales qui peuvent aller on le sait jusque jusqu'à la mort disons les choses quand même assez nettement et évidemment de ce point de vue là on attendait que les premiers mots soient pour elle mais je veux dire d'une certaine manière elle est elle était même si on n'a pas vu le visage de toutes les autres et je crois que il a lui-même bien saisi et bien compris puisque il a rectifié rectifié le tir en tout cas ce qui est certain c'est que dans toutes ces affaires au-delà des personnes concernait je préfère que l'on parle de la cause des femmes plutôt que de Jean-Luc Mélenchon ou tel alors est-ce que c'est pas finalement la gauche morale cette gauche qui est née dans les années 80 et bien cette gauche morale qui se prend les pieds dans le tapis qui se prend le boomerang en pleine figure là je dois vous dire que alors franchement c'est un truc qui est assez partagé malheureusement c'est bien les sujets de violence conjugales oui ça n'a pas d'étiquette ça n'a pas d'étiquette politique la question qui est très maladroite et qui finalement et bien accepte mal d'ailleurs ce en résulter c'est à dire des missions je ne sais pas si les réactions le débat qui s'est noué autour autour de cette affaire j'allais dire la vitalité d'un certain nombre de prises de position le rappel alors sur le fait que c'est une question grave aurait eu la même résonance si c'était passé justement précisément ailleurs qu'à gauche ah oui vous pensez est-ce que vous auriez pas justement ne serait pas monté au créneau très violemment en exigeant la démission on l'a vu avec l'affaire abaque mais en l'occurrence une partie de la gauche et c'est elle-même émue de cette de cette affaire enfin moi c'est le constat que j'en fais rappelle que Monsieur monsieur non ils se sont mis en retrait et puis cette décision je le dis leur appartient de de Julien Baillou vraiment je ne sais pas ce qu'il en est peut-être que vous êtes mal informés que moi ce que je vais vous soumettre comme question mais ici éloigné de ce qu'on vient de dire il y a quelques semaines monsieur Roussel le patron du Parti communiste a mis les pieds dans le plat en disant voilà il y a moi je suis pas pour la gauche des allocs c'est un peu un peu caricatural mais je suis pas pour la dialogue je suis pour la gauche du travail et là il s'est pris un tir de barrage de beaucoup qui n'ont pas compris ce qu'il voulait dire mais on a le sentiment que cette vieille gauche justement qui était la gauche du travail qui était la gauche des usines qui était la gauche des ouvriers et bien cédait le pas justement à cette gauche prétendument moral et prétendument qui est plutôt dans l'assistanat vous êtes où vous êtes pas vous n'êtes pas économe d'une caricature il y a pas longtemps qui qui abordait ces sujets et qui vous paraissait pas ni non réfuter la centralité du travail dans la vie des gens et dans la société c'est l'histoire du socialisme et du mouvement ouvrier et le débat qui s'est noué parfois je vais dire un peu dans la caricature et dans la précipitation il n'est pas inintéressant d'abord parce que dans nos circonscriptions on est interpellé par des gens qui ont le sentiment de pas vivre de leur travail c'est des classes populaires laborieuses et pour qui la fin du mois c'est pas le 30 c'est le 15 et puis on si le sentiment que bah il paye trop et que d'autres en profitent indument et que là il vote plus pour vous et bien il faut lui parler il faut lui parler il faut l'entendre mais d'abord moi je mets pas je crois pas au privilégier d'en bas le lit franchement j'en reçois beaucoup des gens qui ont des vies invivables difficiles qui ne trouvent pas de travail parfois qui n'en cherche pas tellement de choses à régler par ailleurs sur le plan de la santé et de la mobilité du logement des violences conjugales également et souvent tout la cela se superpose que je le comprends au bout du travail il y a les allocations mais allocations chômage c'est le fruit des cotisations et le fruit du travail et au bout des cotisations il y a aussi la possibilité de retrouver un travail les deux sont centrés de ma question quand on regarde l'électorat l'électorat de la nupes qui regroupe les quatre parties que tout le monde connaît et ben c'est pas l'électorat du monde du travail c'était électoral là il est chez Madame le penché moi je veux dire j'ai une conviction si vous m'avez lu et si vous m'avez lu je trouve assez nettement je dis que nous devons reparler au classement populaire et au classement pas pour ne pas lesquels mais comme condition pour parler à tous et qu'il y a dans le socialisme un projet émancipateur qui vaut pour toute la société ça veut dire qu'ils centralité du travail la valeur du travail la valeur du travail elle est elle est d'abord contente elle est d'abord elle est d'abord contingente il n'y a pas de valeur travail sans travail de valeur quand vous ne vivez pas de votre travail que vous êtes maltraité que vous avez une carrière hachée que vous de boulot à pas beaucoup de sens et ben la valeur travail elle est loin nous on plaide moi je vous le dis pour le travail digne et porteur de sens digne dans sa reconnaissance digne dans son organisation digne dans sa capacité à agencer sa vie professionnelle et sa vie personnelle avec le droit de loisir avec le droit au congés qui sont des conquêtes des travailleurs le Parti socialiste va se donner à nouveau premier secrétaire est-ce que vous êtes pour Olivier fort qui est le secrétaire sortant ou est-ce que vous êtes pour Hélène Geoffroy qui défend pas tout à fait la même ligne ou est-ce que vous êtes pour une troisième voie qui pourrait incarner peut-être pas Carole Delga d'ailleurs vous savez dans le moment dans lequel on est et moi je vais beaucoup dans ma circonscription les gens me parlent pas du Congrès du Parti socialiste vous voyez et plus du Parti socialiste ce que nous ils aimerait bien qu'on parle de leur vie vous voyez ils nous disent on a ras-le-bol que vous parliez de vous parlez que de vous parler de nous parlez de nos vies difficiles je lisais il y a des gens qui bossent qui arrivent le remplir ni leur frigo ni leur réservoir d'essence ni leur chaudière il y a des gens qui aujourd'hui ne comprennent rien en politique publique c'est tellement compliqué que notre planète sociale ils portent la suspicion en bandoulière mais je crois que dès lors qu'il se préoccupe de justice d'égalité et de progrès il est dans il est dans le dans l'olivier fort quand il se pose quand il se pose la question de savoir pour qui il se bat non pas être du côté de ceux qui font l'histoire mais de ceux qui la subissent avec toute sa dureté oui il est dans le juste ensuite il y a des questions stratégiques l'alliance avec les autres forces de gauche bah c'est les alliances à gauche c'est l'histoire de la gauche dans son depuis bien longtemps est-ce que dans cette union nous renonçons à être ce que nous sommes socialiste la force d'une addition c'est d'être à somme positive donc moi je ne renonce pas comme président du groupe à compter à affirmer des positions et je crois que Olivier fort mais d'une manière générale aussi d'autres ce sont pas dans un autre état d'esprit que celui-là j'ai compris que vous étiez pour lui il y a ce qui est assez logique puisque c'est lui qui apprenait aussi la liaison avec l'alliance avec la nupesse est-ce que s'il y a une motion de censure déposée par le rassemblement national non vous la votez pas non non chacun fera ce qu'il en tout cas moi je plaiderait au sein pas avec l'extrême droite donc là c'est très clair oui oui je vous le dis voilà et vous pourrez par ailleurs voter d'émotions de censure pour tenter de renverser le gouvernement par ailleurs pour dire notre désaccord et la possibilité d'un autre chemin déposer vous-même avec nos petits bras avec vos petits bras vous aurez l'occasion puisque sur le papier il peut y avoir 8 49,3 une des parties merci Yves merci Isabelle prochaine avec plaisir vous irez battre le pavé avec la France insoumise le 16 octobre dans la grande marche on appelle de Jean-Luc Mélenchon avec beaucoup d'autres avec beaucoup d'autres qui disent que la vie chères oui un sujet de pouvoir d'achat oui un sujet du chien oui un sujet de partage de la richesse et de la valeur ajoutée oui un sujet de salaire il n'est pas inutile de le dire parce que justement c'était décidé par quatre parties plus d'autres j'allais dire force organisées une marche pour la justice et la dignité dans la vie voilà je vous présente mais vous le connaissez Xavier yacovelli bonjour merci d'être avec nous ce soir vous êtes sénateur des Hauts-de-Seine Renaissance et vous avez une identifié au moins deux thèmes sur lequel vous voulez débattre avec Boris Vallot on commence par les retraites on y va allez-y vous avez la parole bonjour monsieur le Président cher député notre système de retraite vous le savez très bien et déficitaire structurellement le rapport du corps l'a indiqué alors effectivement nous serons bénéficiaires et pour pour l'année 2022 mais à partir de l'année prochaine nous avons un déficit de 3,5 milliards et d'ici 2026 un besoin de financement de 16 milliards à l'époque du but de la présidence de François Hollande au Parti socialiste dont je défendais avec vous d'ailleurs le quinquennat vous aviez nous avions abandonné l'idée même de repartir à 60 ans et nous étions restés effectivement sur les 62 ans avec une réforme qui était importante et qui est toujours en couple vous en avez parlé tout à l'heure la réforme Touraine qui allonge effectivement la durée des trimestres tous les trois ans et d'ici quelques années nous serons à 43 à nuité mais vous parlez aujourd'hui de la revenir à la retraite à 60 ans vous parlez tout à l'heure de budget d'esbroufe en parlant du budget qui sera présenté dans nos assemblées à partir de de la semaine prochaine mais est-ce que s'il y a pas une esbroove de votre part aussi en sollicitant aujourd'hui la retraite à 60 ans alors que vous savez pertinemment qu'elle n'est pas finançable et moi je vous pose la question qui va payer aujourd'hui la retraite à 60 ans puisque vous voyez bien que nous sommes sur un allongement une démographie et une population qui est vieillissante et donc avec des entrées plus importante dans la retraite et c'est tant mieux pour notre pays mais on a aussi besoin de financer ce système qui est unique au monde ce système pas répartition qui ou sur lequel nous sommes tous attachés et que nous devons pérenniser dans votre question c'est sur le l'aller-retour sur les 60 ans et c'est intéressant parce que vous avez remarqué je suis dans l'opposition vous êtes dans la majorité c'est d'abord la réforme d'Emmanuel Macron que vous avez assumé et c'est d'abord de ça dont je voudrais parler vous avez parlé du rapport du Conseil d'orientation des retraites je l'ai lu avec minutie j'ai beaucoup travaillé dans les dernières législatures sur cette question des retraites et je continue d'affirmer qu'il n'y a aucune espèce d'urgence à réformer les retraites donc le temps de la concertation que le gouvernement pourrait refuser en réalité et tout à fait et tout à fait et tout à fait possible ensuite quand vous regardez j'allais dire à législation constante éventuellement les différentes hypothèses on est 340 milliards de dépenses des retraites on a sur le scénario médian il y en a beaucoup des scénarios on est à 8 milliards de déficits quand même l'épaisseur du train vous avez un certain nombre d'économistes je crois que ces gens Hervé Lorenzi Bolivie qui dit ici on a augmenté de 10 % le taux d'emplois des seniors qui en est plus mauvais de l'Europe on n'aurait pas besoin de faire ces réformes ensuite la vraie question qui est posée quand on regarde c'est dans les prospectives il va y avoir un décrochage du niveau de vie relatif des retraités par rapport aux actifs l'horizon 2040 alors qu'il y a une quasi parité aujourd'hui il y aura un niveau de vie des retraités 75% de ce livre affectifs là il y a un débat qui est intéressant est-ce que l'on considère que cette paupérisation relative des retraités est juste et donc il faut qu'on s'interroge sur les mutations du marché du travail sur sa régulation et comment on se crée des droits à la retraite et de ce point de vue là c'est quand même fait des dégâts depuis 5 ans parce que le nombre des primes défiscalisés qui ne sont pas contributifs la prime Macron la prime d'activités la réforme des retraites la réforme de l'assurance chômage aussi à réduit la possibilité de se créer des droits à la retraite en fait vous organisez l'assèchement financier de ce régime vieillesse pour ensuite justifier de le réformer de quelle manière vous le reprend de l'autre je me rappelle de François Hollande d'ailleurs François Hollande qui regrettait d'avoir supprimé la défiscalisation des heures supplémentaires qui permettait effectivement de faire du gain de pouvoir d'achat pour les Français et je me souviens bien vous étiez à l'époque son secrétaire général adjoint à l'Élysée et donc je pense que vous étiez sur cette position là également moi ce que je voudrais et vous avez complètement raison sur le taux d'employés vous avez à l'Assemblée nationale pour dire que j'étais contre la déficience des socialisation des heures supplémentaires mais moi je suis le travail paye c'est-à-dire que les salaires mais nous aussi mais vous n'avez pas répondu à ma question sur la question du des 60 ans parce que c'est quand même important je pense que les électeurs qui ont voté pour la nups ou qui ont voté pour pour vous socialiste la question attendez je voudrais juste finir on voter aussi pour vous pour que vous soyez pas dans une opposition de posture mais que vous soyez dans la nature du comprenez vous êtes un social-démocrate donc le compromis est dans votre nature dans votre ADN en tout cas a priori c'est ce que ce que défend la sociale démocratie mais pour qu'il y a un compromis il faut qu'il y ait deux parties qui soient d'accord qui fasse un pas vers moi je dis juste repontir sur ce que vous parliez effectivement sur le taux d'employabilité des seniors effectivement notre pays nous avons à peu près 33% de taux d'employabilité pour les 60 64 ans quand on regarde les Pays-Bas où l'Allemagne on est à 60% alors qu'il faut effectivement ils ont un âge de départ à la retraite à 67 ans donc on voit bien qu'il y a une corrélation entre l'âge de départ à la retraite et le taux d'employabilité et des seniors et donc on a aussi besoin d'avoir ça c'est une durée ça c'est une durée de travail beaucoup plus on a monsieur nous avons aujourd'hui trois options trois options pour financer et pour pérenniser notre système de retraite baisser les pensions je pense que niveau ni le gouvernement ni la majorité présidentielle ne souhaite baisser les pensions pour les retraités deuxième option augmenter les cotisations effectivement c'est une solution qui peut qui peut être défendu absolument me chercher nous avons fait le choix de ne pas augmenter les impôts sur les Français depuis 2017 et nous refusons effectivement et d'ailleurs ça a été validé par le choix des Français à l'élection présidentielle nous refusons d'augmenter les impôts et les taxes et la troisième possibilité c'est effectivement d'allonger la durée du temps de travail pour permettre de pérenniser ce système qui est perdant dans cette histoire je disais c'est dans la meilleure des carrières qu'on se fait la meilleure des retraites qui est perdant dans cette histoire toujours les mêmes les carrières longues les carrières hachées les petits salaires mais non monsieur vous savez dans le dernier quinquennat la grande la grande cause c'était l'égalité femme homme quand vous avez des salaires des femmes qui sont 20% de moins élevés que les hommes il manque de l'argent à la sécurité sociale il y a bien avant de faire payer les plus modestes il y a bien des façons d'assurer l'équilibre financier je vous invite du coup à relire le programme et relire vous êtes du président Macron puisque en fait dans les propositions il y a effectivement ce minimum garanti à 1100 euros parce que vous parlez de justice sociale les carrières complexes qui sont des carrières vous parlez de justice sociale la justice sociale vous êtes d'accord vous en avez parlé tout à l'heure la justice sociale s'est fait en sorte effectivement que tous ceux qui ont une carrière pleine puisse avoir un minimum garanti de 1100 euros c'est le minimum que aujourd'hui la collectivité peut offrir nous avons aussi faire en sorte que de prendre en compte la pénibilité parce que la pénible mais vous en avez supprimé les clients parce que c'était une usine à gaz qui a été mise en place et vous avez aussi vous avez aussi la prise en charge oui mais vous avez changé beaucoup d'avis à la preuve 62 ans 60 ans vous changez régulièrement d'avis vous étiez un des rédacteurs d'ailleurs de la loi el khomri la loi travail et pourtant vous avez changé vous voulez l'abrogation maintenant les gens peuvent changer la vie nous avons effectivement parce que nous pensons que ceux qui ont travaillé pour commencer à travailler tôt doivent partir plus tôt et donc c'est c'est dans le projet aujourd'hui de la retraite évidemment évidemment pour les carrières longues si on allonge l'âge de départ à la retraite et bien il y aura des conséquences pour les carrières longues sur la pénibilité il y a quatre critères qui ont été supprimés et le principe même de prévention de la pénibilité avec son financement était supprimé lors du dernier quinquennat ça fait des dégâts parmi les plus non mais par les pays les plus pauvres vous savez que vous avez car les plus pauvres des Français qui sont morts avant 62 ans c'était très compliqué il faut avouer c'était une belle mesure comme comme la loi sur la dépendance qui était dans le projet il y a 5 ans donc crédibilité en tant que nous attendions celle qui a été discuté à l'Assemblée nationale et je crois je sais pas si elle est aussi là tu peux aller au Sénat dans le dernier législature faisait que la part de ceux qui se retrouvaient dans ce filet de sécurité pour une carrière complète 1100 euros la part des retraités qui se retrouvaient des retraités j'allais dire dans le bas du panier augmenter considérablement et c'était essentiellement des femmes ça n'hésite pas une mesure une mesure de justice carrière longue carrière pénible pénibilité cariacée et donc exactement dire que vous ne pouvez pas vous c'est franchement c'est les mots c'est 5 ans que vous êtes là vous n'êtes pas d'arriver ben oui ce que je veux dire il vous a pas vous avez échappé qui a eu quelques petites crises où on a dû renoncer effectivement la réforme et notamment ce qui prouve qu'aujourd'hui notamment on a eu de le débat depuis longtemps maintenant sur la réforme des retraites et d'ailleurs le président de la République a pris le risque elle est elle est meilleure a priori par le débat présidentiel en annonçant effectivement un âge dans le développement enfin au Parlement et à l'Assemblée et évidemment au Sénat vous aviez une autre interpellation à Maurice Bello oui sur l'accord de la nuque sur l'accord effectivement de l'ensemble de la gauche si tentait qu'on puisse encore classer la lsfi à gauche puisque même Jean-Luc Mélenchon a abandonné cette terminologie de de la gauche cette gauche cette nuque qui est dirigée par la LFI et qui dirigée par par Jean-Luc Mélenchon vous avez fait le choix et je peux le comprendre pour garder un groupe à l'Assemblée nationale et pour maintenir une trentaine de députés à l'Assemblée nationale vous avez fait le choix effectivement de renoncer à un certain nombre de valeurs un certain nombre de sujets et de ce qui faisait la déesse de l'ADN du Parti socialiste et de ce grand parti par exemple est-ce que moi je vous pose la question à Monsieur le Député est-ce que vous êtes à l'aise quand Jean-Luc Mélenchon par exemple renonce enfin annonce que la police tue alors même que le président Hollande je me rappelle j'avais retenu sa phrase qui disait le rôle que vous avez est indispensable dans notre société en parlant aux jeux policiers par ma voix la République vous exprime sa gratitude pour l'engagement que vous venez de prendre pour protéger toutes les citoyens donc si vous voulez pourquoi est-ce que aujourd'hui comment est-ce que vous pouvez être à l'aise avec cette position là quand vous parlez tout à l'heure de la la question de la valeur travail quand Fabien Roussel a juste titre dit que il préfère effectivement la valeur travail que les allocations et ben peut-être que c'était ça aussi l'ADN du Parti socialiste de pouvoir défendre l'émancipation par le travail par la dignité et je défends l'émancipation dans le travail travaille digne et porteur de sens que l'on puisse vivre de son travail et pas justement nécessairement de la solidarités ensuite moi je m'amuse toujours de tous ces gens qui sont plein de de bons sentiments vis-à-vis du Parti socialiste et qui l'ont quitté en général parce que la soupe était meilleur ailleurs pour ce c'est vrai que c'est pas évident d'être élu en fait moi je suis resté socialiste aux parties socialiste au groupe socialiste et apparentés qui va voir 130 ans à l'Assemblée nationale nous sommes dans une union de la gauche où chacun vient avec ce qu'il est les députés socialistes ils viennent comme socialistes vous me posez la question de la police je sais que la première des que l'insécurité elle frappe d'abord les les populations les populations les populations modestes et d'ailleurs dans les interrogations qui sont les nôtres et vous l'avez vu François Rufin le fait dans son livre et dans les questions qu'ils posent retour de sa campagne de terrain dans la zone il pose toutes ces questions là moi vous savez je viens du corps préfectoral je travaillais avec la police je sais le travail qu'ils font je sais aussi quand le ministre n'assume pas ses responsabilités ce qui fait peser sur les fonctionnaires de police qui parfois assumer seul des responsabilités qui incombent au ministre ou préfet et c'est vrai que on a la République sans fusible depuis 5 ans donc quand il y a quelque chose qui ne fonctionne pas et bien on préfère se planquer plutôt que d'affronter donc vous voterez aujourd'hui 15 milliards qui ont été proposés sur cinq ans pour effectivement doubler les effectifs de la police dans les rues et je combattrai l'augmentation des salaires et je combattrai très nettement la réforme de la police judiciaire qui est à l'oeuvre aujourd'hui et qui est une régression vous m'avez pas répondu en fait et bien je dis comme tout à l'heure j'ai dit que je ne préjugais pas de mon vote avant d'entrer dans la discussion et des positions que nous pourrions faire avancer je vous réponds par exemple je ne voterai pas pour la suppression des 2000 prostes d'enseignants mais après pour l'augmentation on verra l'augmentation on verra un milliard vous avez sur les salaires par exemple dans le pouvoir d'achat j'ai voté là j'ai voté la hache pas vous pouvez nous dire ce pourquoi vous pourriez voter non ça marche de 2 millions de familles monoparentales qui vont avoir leur association augmenter jusqu'au collège c'est possible que je le vote voilà donc vous n'êtes pas dans une évolution et vous je vous pose la question parce que vous êtes non pas non plus dans une majorité de posture pourquoi n'avez-vous pas voté la proposition de taxation des super profits au Sénat alors parce que moi alors moi vous savez je suis très à l'aise avec ça puisque j'avais fait cette proposition non pas sur une taxe sur les supers profits mais une taxe sur les dividendes reversée pour les entreprises sur les dividendes c'est à partir de cette majorité présidentielle c'est que on peut avoir l'impression et non c'est pas la Foir'Fouille c'est que moi j'ai la fierté aussi de soutenir une première ministre et un gouvernement qui vous avez aussi mais vous avez la chance supprimer l'ISF alors que quand vous étiez au Parti socialiste vous appartenez à cette majorité vous allez vous allez vous allez mettre des clés vous allez vous allez vous êtes soutenu la réforme de l'assurance chômage qui a tout à fait qui a fait tout à fait parce que 10 millions de perdus parmi les jeunes vous avez soutenu la non compensation aujourd'hui quand il y a 7 % de chômeurs les Français ne comprennent pas qu'on puisse avoir 7 % de chômeurs encore et autant de secteurs qui ont du mal à recruter dans tous les secteurs maintenant nous avons du mal à et nous avons 50% des chômeurs qui ont besoin de possibilités pour il faut accompagner ça c'est les demandeurs d'emploi parce que nous pensons nous pensons que l'émancipation sur le travail qu'on a la dignité et on est la société n'est pas kit quand on verse uniquement je sais que la gauche est dans cette idée là mais en tout cas attendez franchement vous racontez n'importe quoi non non oui ce sera le mot de la fin vous savez que on se crée des droits à l'assurance chômage parce qu'on a travaillé que vous avez un chômeur sur deux qui n'est pas indemnisé que 50 % des chômeurs vivent sous le seuil de pauvreté d'accord que ce que nous avons à gérer c'est les transitions professionnelles pour construire l'industrie de demain avec les ouvriers d'aujourd'hui ce qui n'a pas été prévu ou ou accompagné dans ni à Saint-Jean industrie ni dans les Fonderies du Poitou ni chez Sam vous avez abandonné vous aussi là dans ces derniers mois c'est la réponse je crois qu'il y a des privilégiés et que vous avez bien protégé ceux qui vont bien ont un président les autres ils ont besoin merci à tous les deux merci Monsieur yakovéli d'avoir décidé de venir d'avoir accepté de venir débattre avec Boris Vallot merci beaucoup Vincent Roux a une dernière question d'actualité à vous poser Maurice Vallot Vincent vous êtes là on vous entend voilà je suis là je pense qu'on m'entends question courte on voit une affluence massive à la frontière Russo Georgienne Boris Vallot un certain nombre de Russes qui déserte visiblement pour éviter la mobilisation partielle décrétée par Vladimir Poutine est-ce que la France doit les accueillir je crois que tous les combattants de la liberté ont leur place dans les démocraties qui ont ces principes en partage ils sont pas combattants ils ne veulent pas combattre pour un régime autoritaire qui ne respecte pas la souveraineté l'Ukraine qui a massacré des populations entières qui a j'allais dire transférer des populations des centaines de milliers de d'Ukrainiens vers la Russie imitent les enfants des centres de rééducation et bien leur forme de résistance ça peut être dans dans le cas d'espèces cette des versions que vous évoquez en tout cas c'est un débat qui doit avoir lieu au niveau européen et la France sonnerait évidemment accueillir apporter ce débat au plan européen et pourquoi pas en effet à accueillir ceux qui seraient sans doute des réfugiés combattants régime les choix d'un régime autoritaire sur les accueillait ils iraient où mais écoutez on accueillerait comme on a accueilli les Ukrainiens avec je l'espère à la fin de la guerre une reconstruction que nous accompagnerons et la possibilité des Ukrainiens de retourner dans cette dans ce pays qui aujourd'hui nous est cher donc un accueil temporaire je ne me résous pas ce que la Russie Poutine soit une Russie éternelle vous voyez merci beaucoup Vincent addnimault pour les femmes en Iran et les hommes d'ailleurs c'est ce qui caractérise cette révolte de femmes tuées de manifestants brutalisés je veux dire que ça ça sert le cœur et ça dit la nécessité d'être juridique toujours aux côtés des combattants de la liberté et là en l'occurrence de combattante qu'un grand courage immense courage merci beaucoup Boris Vallaud d'avoir été avec nous dans auditions publiques ce lundi soir on se retrouve bien sûr non pas la semaine prochaine mais la semaine suivante vous aurez l'occasion de suivre le débat qui sera consacré à l'Ukraine précisément pour la rentrée parlementaire le 3 octobre on se retrouvera le 10 bonne soirée à tous sur SCP Public Sénat [Musique] [Musique]
Boris Vallaud