Le Traité Transatlantique : une chance pour notre agriculture ? - 10/12 - Charles-Henri Gallois
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Chapitres
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Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:10Charles-Henri GalloisFait
« Le TAFTA est une chance pour notre agriculture et notre industrie. »
- 2:00Charles-Henri GalloisChiffre
« Il y a 174 hectares par exploitation aux États-Unis contre 54 en France. »
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[Musique] Chapitre 10. Le tafta est une chance pour notre agriculture et notre industrie. Donc là, vous allez sur le site de la Commission européenne, site de négociation. C'est intéressant. Il y a un petit chapitre que se passera-t-il pour l'agriculture ? Là, encore une fois, on retrouve le formidable gagnant gagnant. Cela bénéficiera tant européenne qu'aux États-Unis. Tout le monde est gagnant, c'est formidable. Quant à lieu, ces exportations vers les États-Unis consistent essentiellement dans des produits alimentaires d'une valeur supérieure comme le spiritueux, les vins, la bière, les fromages, le jambon.
L'eux gagnerait sans conteste à augmenter ses ventes aux États-Unis d'é alimentaires de haute qualité qu'elle produit. Donc c'est gagnant gagnant mais bon, faut bien vendre le truc. Lieu gagnerait sans contexte. sans conteste pardon. Donc voilà, on nous dit gagneraiit donc surtout on vendrait des produits de meilleure qualité donc sous entendu on va vendre du fromage, un peu de vin, des produits qualité supérieurs et c'est tout bénéf pour l'agriculture française. Sauf que on verra tout à l'heure que c'est un peu plus compliqué que ça. Qui va bénéficier du partenat transatlantique ? On nous dit certains secteurs accroitront probablement leurs exportations davantage que d'autres.
Les exportations européennes de véhicules à moteur vers les États-Unis devraient par exemple augmenter de 149 %. Vous imaginez bien qu'ils vont plutôt vendre des Mercedes que des Renault. Donc c'est pas particulièrement la France qui serait gagnant d'une ouverture industrielle notamment au niveau du secteur automobile vis-à-vis des États-Unis. Pour l'agriculture, l'agriculture américaine elle est plus compétitive que la française. C'est comme ça. On le voit au niveau des chiffres. C'est des vous avez tous en image. Les immenses exploitations agricoles américaines, les grands champs de l'Oklaoma ou autres, c'est exploitation immense. C'est un territoire immense, ça on va pas le changer.
Donc on voit c'est superficie agricole, c'est de 382 millions d'hectares aux États-Unis, c'est 28 millions d'hctares en France. Il y a plus d'exploitation, ça c'est plutôt logique, c'est pas un scoop, mais on voit bien que c'est des plus grosses exploitations puisqu'il y a 174 hectares par exploitation aux États-Unis contre 54 en France et c'est une agriculture très très intensif qui a recourt massivement notamment aux travailleurs saisonniers migrés qui viennent du Mexique. On y reviendra un peu plus tard. Il y a également un risque sanitaire au-delà du risque de compétitivité de l'agriculture française avec vous avez tous entendu parler les OGM, buffos hormones, poulet chloré.
On nous dit à chaque fois ça ça exclu mais si on fait un échange de libre échange, onxlut rien du tout. Libre échange, on échange tout. Et comme je dis, c'est des grandes exploitations avec travailleurs immigrés souvent sous-payés et c'est il y a des calculs qui estiment aux États-Unis que il y a 75 % de travailleurs saisonniers qui sont payés 3 francs 6 qui viennent du Mexique. Si les prennent au Mexique, c'est pas pour les travaill les payer avec des salaires américains, c'est pour les payer à Bakou notamment Visconcent qui expliquait que 7 ouvriers agricoles sur 9 étaient travailleurs immigrés aux États-Unis.
On nous dit vous allez vendre du fromage et du vin sous comme si les États-Unis n'en produisaient pas. Mais si le fromage, le premier producteur de fromage au niveau du monde, c'est de loin les États-Unis. Et ce qui est également intéressant, c'est que les premiers importateurs, c'est au sein de l'Union européenne. Donc c'est c'est super intelligent d'un point de vue de raisonnement. Si vous importez le plus, plutôt que de favoriser les partenaires européens et de se dire "On garde le marché européen, on va ouvrir au plus gros producteur à nous qui importons le plus, pas forcément la France mais les pays de l'Union européenne.
C'est vachement logique et c'est sûr qu'on sera fondamentalement gagnant. Même chose sur le vin. Alors effectivement les premiers producteurs sont des pays européens. Donc l'Italie, la France et l'Espagne. On voit bien que les Américains sont une agriculture pareille, enfin une viticulture pour le coup très intensive avec des rendements de 86 hectolit par hectare contre 58 pour la France. Donc c'est c'est des une production de vin bien plus productiviste et quelque part plus rentable. Et il y a 63 % de la consommation de vin. Encore une fois, c'est en Europe. Donc l'importation de vin, elle sera plutôt de l'Europe et pas forcément vers les États-Unis.
On peut penser qu'effectivement pour augmenter nos exportations, mais c'est pas du tout dit, vu les données économiques qu'on sera gagnant. C'est encore une fois un paris, un paris pour gagner entre 6 et 11 € par mois. C'est encore plus criant au niveau de l'industrie parce que l'industrie américaine est évidemment plus compétitif que l'industrie française entre autres du fait de l'euro parce que on a une monnaie qui est de 30 % surévaluée par rapport à notre compétitivité intrinsèque. Ça c'est son dont je vous parlais tout à l'heure. Donc le taux de change effectif réel c'est même pas de la France, c'est la zone euro par rapport aux États-Unis.
On voit bien que même la zone euro en général est moins compétitive que les États-Unis en ce qui concerne le taux de change. Les États-Unis en plus au niveau industriel, ils jouissent d'un coût énergétique bien moins élevé notamment du fait de l'exploitation vous savez du gaz et du pétrole de chiste qui a été lancé il y a peu de temps. On le voit sur ce graphique les États-Unis sont en orange, la France par exemple est en vert et l'Allemagne est en rouge. au niveau de l'industrie, ils ont un coût énergétique est bien plus faible. au niveau de l'industrie, forcément l'énergie représente une grande partie puisque c'est un secteur très capitalistique avec beaucoup de machines.
Il y a un des arguments qu'on nous a vendu parce que quand on parle l'industrie, c'est pas seulement les machines, il a aussi une industrie une industrie culturelle, cinéma, littérature, musique, jeux vidéo, c'est 3,2 % du PIB en France. et on nous a vendu le fait que l'exception culturelle française fait que ça sera exclu du mandat de négociation de du traité de transatlantique. Et si vous lisez le mandat de négociation du traité transatlantique, c'est beaucoup plus vague que ça parce qu'il nous dit juste que la promotion de la diversité culturelle telle qu'elle est prévue dans la convention de l'UNESCO.
une infinité de pays dans le monde qui a qui ont ratifié les la convention l'UNESCO et qui au final ne voit que des produits culturels américains. Donc c'est pas du tout une protection en soi. Il n'est pas du tout indiqué clairement l'exception culturelle française sera sauvegardée. La formulation c'est ça que ça écarté à un moment et que ça revienne sur le tard. C'est pas du tout exclu pour l'industrie américaine. En plus de ça, à l'heure actuelle déjà, on a un déficit de 5,8 milliards avec les États-Unis. Donc c'est vrai quand vous êtes déjà déficit avec un pays, vous avez intérêt à enlever toutes les barrières.
Vous êtes déjà moins compétitif, vous allez enlever toutes les barrières pour être encore plus déficit. C'est très logique et c'est ce que nous dit donc ça c'est sur le site du trésor que on est surtout déficitaire pour 80 % au niveau des États-Unis en ce qui concerne les produits industriels. Donc c'est pour ça que j'insistais particulièrement sur l'industrie. [Musique]
François Asselineau