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interviewSud Radio (sur YouTube)· 23 avril 2026 93 min

Charles Alloncle : "J'ai subi de nombreuses pressions pendants 6 mois"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[musique] Sud Radio le 10h midtez-vous d'accord Valérie Expert. Bonjour à toutes et à tous. Bonjour Gansman, bonjour Félix Mathieu.

Bonjour à notre invité. Ce matin, une émission exceptionnelle puisqu'on change un petit peu de format. Invité exceptionnel, format exceptionnel.

Charles à l'oncle, bonjour. Vous êtes député et vous êtes le rapporteur de la commission d'enquête sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l'audiovisuel public. Vous avez terminé votre rapport hier à quelle heure hier ?

Alors, je devais le rendre en milieu de journée donc j'ai voulu respecter les délais mais je vous avoue que les dernières nuits sur les sur la dernière semaine ont été quasiment blanches. Donc vous voyez probablement avec des traits tirés. Un rapport qui fait combien de pages ? un rapport qui fait euh un peu moins de 500 pages.

Donc il est dense. Tendre à l'exhaustivité est toujours assez difficile. Mais je voulais en tout cas mettre le plus de faits et de recommandations possible aussi pragmatique.

Donc ça a été un très gros travail et je remercie aussi mes collaborateurs et les administrateurs parce que c'est pas le travail d'un seul homme, c'est aussi le travail d'une équipe. Donc ça m'a été très précieux. On va en évidemment reparler. 0826 300 300 toutes vos questions.

La question c'est est-ce que ce rapport va être publié ? jusqu'à maintenant, je crois que ça n'est arrivé qu'une seule fois dans l'histoire de l'Assemblée nationale, mais il y a beaucoup de polémiques et on va en reparler. Félix Mathieu, bah c'est quoi le problème de ce rapport ?

Et bien la question de est-ce qu'il va être publié ou pas lundi ? Effectivement, ce serait assez exceptionnel qu'il ne soit pas après une commission d'enquête parlementaire, le rapporteur présente un rapport. C'est le principe même.

En général, il est adopté par les autres députés membres de la commission. Mais il se pourrait, c'est vrai que ce serait beaucoup plus rare. Il se pourrait qu'il soit rejeté et dans ce cas-là, il resterait dans les tiroirs confidentiels.

Ce serait rare, mais on a pu se poser la question vu l'ambiance au sein de cette commission qui a auditionné donc une série d'animateurs, de journalistes, de responsables actuels ou passer de l'audiovisuel public, des radios, des des télévisions publiques. On a vu le président horizon de cette commission s'en prendre au rapporteur UDR Charles à l'oncle mais aussi à ses collègues de la France insoumise. Un triste théâtre des coups d'éclat les politiques n'ont pas acheté en pâure ou à la vindicte.

C'est ce qu'a notamment déclaré par exemple à certains moments Jérémie Patrietus qui appartient donc au parti d'Edouard Philippe Horizon. Pour autant donc dimanche il s'est dit favorable à la publication du rapport de Charlonc rapport dont il n'a pas encore dont il n'avait pas encore pris connaissance dimanche en tout cas. Alors euh qu'est-ce qui a été reproché à Charles à Loncle ?

On va voir, il pourra répondre plus précisément à ces à ses objections. Alors je vous fais un petit florilège non exhaustive euh non exhaustif des des critiques tribunal politique Inquisition cirque. Ce sont quelques-unes des expressions qu'on a pu entendre.

La question bien sûr c'est est-ce que tout ça permettra d'aboutir d'aboutir à des propositions concrètes sur l'audiovisuel public ? C'est c'est l'intitulé de de cette commission la neutralité, le fonctionnement et le financement de l'audiovisuel public. Euh bon, ce sera l'enjeu du vote ou non de ce rapport lundi.

Pour rappel, votre partie cher lacle, l'UDR est allié du RN, le RN qui appelle officiellement à privatiser l'audiovisuel public, ce qui serait évidemment un big bang dans le paysage médiatique français. 0826 300 300 toutes vos questions, vos remarques, vos observations. L'audiovisé, le public, c'est beaucoup d'argent, c'est votre argent ?

C'est notre argent ? Est-ce que vous avez le sentiment qu'il est bien utilisé ? C'est ce que vous avez aussi cherché cherché à savoir ?

Alors, va-t-il être publié ou pas votre avis Charlon ce rapport ? Je vous avoue qu'à l'heure où on se parle, euh je suis davantage confiant que je ne pouvais l'être il y a quelques quelques semaines, notamment euh suite au aux critiques quand même assez assez forte du président, j'ai eu du mal à comprendre parce que pendant euh plusieurs jours ces dernières semaines, il expliquait euh il faisait la la tournée des médias pour expliquer que j'étais favorable à la privatisation alors que depuis le premier jour de cette commission, j'ai toujours expliqué que le but de cette commission d'enquête, c'était de mettre en lumière les dérives et les dysfonctionnements de l'audiovisel public pour mieux les résoudre et sauver les quelques missions précieuses de ces entreprises. Donc moi, tout mon toute ma thèse et toute ma tout mon objectif, ça a été de dire il faut faire une commission d'enquête pour la première fois de l'histoire de l'Assemblée pour mettre fin une bonne fois pour toute à nombre de dérives de pratique de conflit d'intérêt de Gabji de dépenses somptuaires pour sauver ces missions de l'audovisel public.

Mais le but c'est c'est de la privatisation ou pas pour vous ? Alors moi en temps je me suis jamais exprimé pour la privatisation. Je crois à des missions utiles, différenciantes par rapport à l'audiovisuel privé, mais à condition de bien les identifier, à condition que les chaînes publiques de télévision et de radio soient différentes, distinguent dans leurs missions, dans leur contenu, dans leur programme de ce qui peut se faire aussi sur le privé à condition aussi que l'argent que l'on donne soit utilisé de façon saine et efficace, ce qui on l'a vu je crois pendant à peu près ces 6 mois de travaux et loin d'être le cas. la Cour des comptes et l'IGF à mesure de leur rapport sur les dernières années ont montré qu'il y avait beaucoup de gab et qu'il y avait aussi une forme de de favoritisme et de conflit d'entérisé qui était l'attente sur ces entreprises là.

Donc c'était aussi l'objectif. Mais alors on a un auditeur Olivier qui est en ligne. Bonjour Olivier.

Bonjour. Bonjour. Bonjour monsieur.

Bonjour. Vous avez suivi cette cette commission ? Ça vous a intéressé ?

Alors, ça m'a passionné euh de vous dire que j'ai suivi tous les débats. Non, parce que je travaille du coup, je pouvais pas tout voir. 70 auditions, 230 personnes.

Euh c'était ça a quand même été euh effectivement une commission euh importante. Ouais. Et donc euh monsieur Alon d'abord Ouais.

Monsieur Alonc, merci, bravo. Et je sais pas combien vous avez de bleus mais ils ont été rudement gagnés. Bravo.

Bon, merci beaucoup. Merci. et et qu'est-ce qu'est-ce que vous en avez quelle interrogation vous avez par rapport vous à cette commission d'enquête ou par rapport à l'audiovisuel public ?

Alors un petit préambule si vous le permettez, le travail sur un des buts c'était de voir la neutralité du service public. Il ne l'est pas mais ils s'en foutent complètement et c'est comme qu'on vous parlait avec les fill de Raphaël Arnaud. Ils sont imperméables à toute critique.

Ils ont leur moral, ils ont la morale avec un majuscule. et ce qu'ils disent les parents d'Évangile, vous arrivez en démontrant le contraire, ils vous diront toujours non. Euh c'est un une technique de discussion très connue dans les communications.

Donc c'était pas ça que j'attendais de la commission. Je suis content qu'elle l'a démontré mais j'étais déjà au courant. Hm.

Par contre les chiffres annoncés, c'est colossal. Euh on cherche de l'argent pour l'essence en ce moment. Il serait bien dépensé si on donnait cet argent aux gens qui ont besoin de rouler.

Je pense, [raclement de gorge] comme disait madame Knafo, euh que euh on pourrait faire, je crois 6000 médecins euh dans 6000 chirurgiens dans les hôpitaux de France euh plutôt que d'avoir Nagi à l'écran. Alors encore une fois, Naki, j'adore et le type est tellement bon que si demain il est plus sur le service public, il sera tout à fait récupéré sur le privé. Donc j'ai pas de j'ai pas de problème avec ça mais enfin faut arrêter 146000 € de frais de bouche par jour hm alors que alors que on est on a regardé il y a enfin il y a une le sujet précédent dans l' leur précédente c'était des mecs qui crèvent de faim en livrant du délivérou et les gars ouais donc la question que je posais que je voulais poser par contre après ce préambule merci de m'avoir écouté c'était si ce rapport est publié ce que je souhaite est-ce que ça fera cheat comme Samuel Pati tout le monde vient montrer son émotion et puis à la fin 3 Après rien n'a changé où est-ce qu'il va y avoir un intérêt réel dans qui obligera la structure à changer si le rapport est publié ?

Alors bonne question. Qu'est-ce que ce rapport va changer ? C'est une très bonne question.

D'ù d'où aussi toute l'importance qu'il soit voté et on a pu voir que il y avait quand même un certain un certain nombre de lignes qui étaient en train de bouger depuis le début de cette commission d'enquête. On a France Télévision qui a annoncé à l'avenir faire preuve de davantage de transparence sur les salaires, notamment les salaires des dirigeants puisqueil y a une trentaine de dirigeants mieux payés que le président de la République. On a pu voir que chez France Télévision, le salaire moyen était de 72000 € par an, ce qui les place parmi les 9 % des Français les meilleurs émurés.

Donc il y a tout un enjeu de transparence et France Télévision commence à s'engager pour plus de transparence. Première victoire. La deuxième victoire, c'est sur des dépenses sanctuaires, notamment les dépenses du festival de Cann. où à quelques semaines de du lancement de ce festival, il y a eu des annonces notamment de Delphinneut qui expliquent que maintenant les suites à 1700 1800 € la nuit dans des palasses pour des dizaines de dirigeants de France Télévision qui ont été dépensés depuis des années, on ben ça c'est terminé.

Elle explique qu'il y aura que la présidente de France Tévision qui pourra continuer à aller dans des palces à peu près à ce tarif là mais que les autres directeurs de France Télévision pourront disposer de chambres jusqu'à 500 € je crois à la nuit. Donc euh là aussi de la même manière, on voit que la ligne bouge, on voit que les lignes bougent aussi sur des projets de réforme où euh Sébastien Lecornu, alors que le budget avait déjà été adopté, à prement euh débattu en décembre dernier, quelques semaines après, le nouveau premier ministre en pleine commission d'enquête a demandé des efforts supplémentaires à France Télévision en disant voilà à hauteur de d'une centaine de millions d'euros, il va falloir réduire le budget et faire des économies puis il y a des leviers qui sont importants. Donc on voit que depuis ces 6 mois de commission d'enquête, ça produit un effet.

Queles que soient les critiques, queles que soient les entraves, quels que soient les obstacles, le fait de lever le capot pour la première fois de l'histoire de l'Assemblée sur l'utilisation des 4 milliards d'euros d'argent des Français produit ses effets. Donc même si les attaques sont rudes, à la fin ce qu'on fait c'est pour retrouver de l'efficacité dans la dépense publique. Est-ce que dans votre rapport qui va être publié, vous demandez la suppression de certaines chaînes du service public ?

Alors, je ne peux Il y a un règlement très strict de l'Assemblée nationale qui empêche toute forme de révélation jusqu'à la publication du rapport. Moi, depuis le début, j'ai voulu respecter à la lettre le règlement et les lois qui sont imposées aux députés. Donc, je peux pas vous vous faire des révélations sur les troup de chaînes dans le service public.

À l'évidence à l'évidence, il y a une centaine de chaînes publiques, il y a une centaine de chaînes radio et et de télé françaises publiques payé par le contribuable. Donc c'est énorme. Ça aussi il faut que les les Français s'en rendent compte et et même sur les chaînes nationales parce que je crois que le service public a une importance.

Son ADN est aussi lié au traitement de l'information locale. Les chaînes privées n'assumeraient pas n'assureraient pas un réseau aussi dense de correspondants locaux pour aller donner de l'information locale. Donc il faut d'une certaine façon sanctuariser cette mission d'intérêt général.

Hm. Une fois que vous mettez de côté les outremères et euh les chaînes locales comme ici et comme France 3 région, là je vous avoue que il y a peut-être un peu trop de chaînes télévision et et radio, une centaine au total. Effectivement, il y a il y a probablement des optimisations à faire.

Mais encore une fois, je je peux pas vous révéler ce que je préconise dans le rapport. Dans les préconisations que que vous faites, quel quelle est l'obligation de de suivre ces recommandations ? C'est que ce rapport, il sert à quoi ?

En gros, vous effectivement on a vu que le fait que ces auditions été publiques a mis sur le au grand jour un certain nombre de de dysfonctionnements. Euh mais quelles sont les obligations de respecter les recommandations d'une commission d'enquête ? Alors le le rapport n'a pas force d'injonction, donc ce ne sont pas des obligations légales qui seront imposées aux dirigeants de l'audovel public.

En revanche, et ça a été là tout tout l'intérêt de cette commission d'enquête, le fait que les Français pour une partie d'entre eux s'intéressent à ces auditions, soit témoin d'un certain nombre de révélations, je pense que ça a une utilité, c'est aussi celle de responsabiliser les dirigeants publics, de responsabiliser Delphine Arnut à la tête de France Télévision ou Sibil à la tête de Radio France. Donc quelque chose me dit que ce rapport s'il est voté, s'il est publié, les recommandations que je ferai, j'espère en tout cas, j'ai fait tout ça pour ça que les dirigeants deel public se saisiront d'un certain nombre de recommandations parce que encore une fois il est il est minuit moins le quart pour le public quand vous voyez que France Télévision a cumulé 80 millions d'euros de déficit entre 2007 et 2024 que la trésorerie qui était autrefois positive à hauteur de dizaines de millions d'euros est aujourd'hui négatif che les Frances télévision que les capitaux propres sont inférieurs à la moitié du capital social, ce qui dans le code de commerce fait peser un risque de dissolution. On n plus le choix de faire des économies.

Donc à un moment euh c'est une question quasiment de moi. Je pense que dans un an, si les réformes proposées dans le cadre du rapport ne sont pas mises en place, la situation sera plus que critique. Et à ce moment-là, la question de l'avenir de leel public pourra se poser.

Mais moi, je tiens à ce qu'il soit sauvé. Donc, je tiens aussi à ce que ces dirigeants prennent les mesures quand même importantes et fondamentales dans les plus brefs délais. Alors, on va y revenir. 0826 300, vos questions à Charles à l'Oncle sur l'audiovisuel public euh sur cette commission d'enquête parlementaire.

Ce rapport qui doit être rendu public normalement lundi s'il est s'il est voté. Euh un auditeur, vous pourrez répondre dans un instant si le rapport n'est pas public. Est-ce qu'il y a bien quelqu'un qui va quand même le publier sur les réseaux ou ailleurs ?

On va on va y répondre parce que c'est vrai qu'il y a beaucoup de de Français qui ont envie de savoir ce que vous avez retiré de ces de ces 200 he c'est ça ? 200 heures d'audition. À tout de suite sur Sud Radio. 10h midi, mettez-vous d'accord. [musique] Sud Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord.

Valérie Expert avec un invité exceptionnel ce matin, Charles Loncle, le député rapporteur de la commission d'enquête parlementaire. Alors, c'est assez long. Euh parlementaire sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l'audiovisuel public.

Alors, il y a un auditeur qui demandait si le rapport n'est pas publié. Tout disparaît. Alors, tout disparaît.

C'est ça aussi. C'est pas simplement le rapport qui ne peut pas être publié, c'est aussi l'intégralité des travaux. Donc, les 6 mois d'audition, toutes les vidéos, tous les compte-rendus doivent disparaître du jour au lendemain du site de l'Assemblée.

Et si vous vous faites le relais de certaines vidéos ou de certaines révélations de la commission d'enquête, vous êtes passible même de poursuite pénale et de peine de prison. H donc on voit que le cadre est quand même très restrictif. Ça n'est arrivé qu'une seule fois dans l'histoire de l'assemblée.

C'était pour une commission d'enquête tout aussi sensible sur le financement des syndicats. Mais c'est aussi pour ça qu'il y a un enjeu qui est quand même très fort. Bon, à l'heure où je vous parle, je suis quand même davantage confiant sur l'issue de ce vote, mais ce serait, on peut le dire, un vrai scandale démocratique que le vote soit défavorable parce que c'est pas simplement l'issue du rapport, c'est aussi un vrai gâchi sur ces heures d'audition et ces heures de travaux.

Ce matin, le Figaro évoque un rapport consensuel. Alors, je précise que le Figaro au moment où ils ont écrit cet article, le rapport n'était pas encore à la donné à la consultation des 30 députés de la commission d'enquête. Donc, je crois que c'est un certain nombre de Paris, j'ai entendu beaucoup de choses.

J'entendais des journalistes dire "Mais en fait, à Long va faire un rapport consensuel." D'autres disant "Allong va faire un rapport très offensif comme ça, il sera censuré, il pourra dénoncer une forme de censure." Moi, depuis le début, il y a aucune stratégie.

Je veux qu'on soit le le plus factuel possible. Il y a eu beaucoup de dérives, beaucoup de dysfonctionnement. Je veux que ce soit documenté dans le cadre du rapport pour derrière dans ce rapport proposer des recommandations pour mettre fin à ces dérives.

C'est tout mon objectif et c'est tout le sens de la mission que j'ai j'ai voulu mener. La députée de la deuxème circonscription du Valdoise du Parti socialiste, Aidaadé euh et qui était dans la commission s'est exprimé pas sûr de voter la publication. vous allez réagir.

Charles Henry Alonk avait quelque chose à démontrer. Il devait démontrer que l'audiovisiusel publique nous coûte cher et qu'elle ne sert qu'un agenda gauchiste. Et c'est ce qu'il a fait.

Il a pas mené une enquête, il n'a pas été un rapporteur, il a été un inquisiteur. Il a privatisé les moyens de l'Assemblée au service d'une démonstration politique qui étaée écrit d'avance. Va se poser une question très compliquée à nous députés.

Est-ce qu'on va voter pour la publication de ce rapport ? Charlesé Lonc a expliqué partout, enfin il a laissé courir le bruit que les députés d'ailleurs, il y avait des des visuels, des posts Twitter qui il y avait nos nos têtes dessus, les têtes des députés qui allaient tout de suite voter contre la publication du rapport. Ils ne veulent pas que la vérité éclate.

Bon, moi je dois vous dire que j'ai j'ai un peu réfléchi et ma position a évolué. Au début, je disais entre deux mots, faut choisir le moins pire. Est-ce qu'on offre une scène de victimisation à monsieur à l'oncle pour qu'il aille se répandre partout ?

J'ai été censuré. J'ai été censuré. Alors que de toute façon, il va faire fuiter son rapport et son rapport quasiment, il est déjà écrit. ou alors est-ce qu'on le laisse publier puis on mène une contreoffensive dans les médias pour dire euh ce que c'est un tissu de mensonge ?

Et en fait en discutant avec une de mes collègues députées, elle m'a dit "Mais on a une responsabilité dans 2 ans, tout le monde aura oublié le contexte dans lequel euh c'est cette commission a eu lieu et ce rapport fera foie et l'extrême droite dira selon le rapport de la commission d'enquête comme si c'était un travail tout à fait sérieux qui était mené. Ça ressemblait à un nom. Bon je honnêtement le le les propos de madame Adisadé n'engage n'engagent qu'elle.

Ce que ce que je peux vous dire c'est que depuis le début je crois qu'il y a eu beaucoup de révélations, il y a eu beaucoup de faits àablanc qui ont été montrés au gré de ces 70 auditions. Je pense qu'il faut ouvrir les yeux et je pense surtout que c'est pas rendre service à ces entreprises de l'audiovisuel public que de mettre le couvercle, que de détourner le regard. Il faut quand même préciser une chose, c'est que à l'Assemblée nationale, chaque groupe d'opposition chaque année peut faire une commission d'enquête sur le thème de son choix.

Il est c'est cette tradition, c'est cette coutume. Et pourtant au début de cette commission d'enquête, lors du vote pour valider le thème de notre gros puder avec Erici, il y a déjà eu un front de députés de gauche et Macronil qui se sont opposés à la création de cette commission d'enquête alors même que les travaux n'avaient pas député débuté. Donc madame Adisad en a fait partie comme les députés socialistes et une partie macroniste.

Et aujourd'hui les mêmes qui n'ont pas voulu à l'époque ouvrir une commission d'enquête sur le public sont les mêmes 6 mois plus tard qui nous disent que euh il y a pas eu de révélation, on a rien montré, que en fait tout fonctionne dans le meilleur des mondes et qu'il se réserverait le droit de censurer le rapport et l'ensemble des travaux. Donc il faut pas être dupe. Il y a quand même des gens qui depuis le début sont complices de ces dérives qui veulent les couvrir parce qu'ils se disent que ce sera plus simple aussi pour eux. d'être invité sur les plateaux de de France Télévision et de Radio France et que pour leur influence politique ça ça leur rendra service.

Et voilà, moi je ce que je déplore simplement c'est que madame Adisadé si elle était honnête elle se rendrait compte que sur les conflits d'intérêt que sur l'ultra externalisation à quelques sociétés de production sur des cumules de mandats politiques et d'emploi de direction sur toutes les GAPG les dépenses sctuaires. On a parlé de Cann mais il y en a bien d'autres sur la communication financière fallacieuse de France Télévision sur les indemnités de départ qui sont hors de tout cadre légal où certains directeurs partent avec 1 demi million d'euros négociés avec France Télévision ou Radio France quand on voit aussi un certain nombre d'entors à de la ligne éditoriale à des principes de neutralité quand on démontre tout ça pendant 6 mois que certains députés nous disent on risquerait de voter contre la publication du rapport et de faire disparaître l'intégralité des auditions et des compte-rendus. Je suis pas sûr que ce soit la démarche la plus responsable possible.

Et surtout nous à l'Assemblée, on est là pour évaluer les politiques publiques. On est là pour faire le le le [grognement] toute la lumière et la transparence sur l'utilisation de l'argent des Français. On n'est pas là que pour voter les lois.

Dans la Constitution, on nous donne aussi cette mission. Donc en faisant preuve de responsabilité, il faudrait aussi aller au bout de cette mission et ne pas et ne pas avoir de pudeur. Pourtant pourtant Dinern n'est pas d'accord avec vos chiffres.

Oh, il y a un son. Ouais. Je vais vous dire un truc.

Moi, ça fait 30 ans que je m'analise entreprise. D'accord ? Donc, je commence à mal le prendre parce que je prends ça pour de la diffamation.

Qu'est-ce que vous Qu'est-ce que vous prétendez ? Quand je suis arrivée en 2015, l'entreprise, elle était depuis 3 ans en déficit. De 2015 à 2025, j'ai ramené l'équilibre dans cette entreprise avec des dotations en baisse.

En effet, je vais simplement être très factuel. Tout le monde pourra le vérifier, madame la présidente, dans le rapport de la Cour des comptes rendu en 2016 en page 162 est indiqué que la dotation publique pour France Télévision en 2015 est de 2AR480 millions. Dans le rapport de la Cour des comptes de 2025 page 58 est indiqué qu'en 2024 la dotation publique de France Télévision est de 2ARD616 millions, ce qui fait une augmentation de 136 millions.

Donc depuis 10 minutes, vous m'expliquez que mes chiffres sont faux. Alors que la Cour des comptes atteste de ces chiffres-là. Ouais.

Qu'est-ce que alors ça ça a été un vrai moment d'incompréhension et un moment qui a duré longtemps puisque euh pendant 6 mois, je n'ai eu de cesse de ramener les chiffres à ceux qui avaient été révélés par la Cour des comptes sur la dotation publique. On entendait Delphine Arnut et les dirigeants de France Tévision nous dire s'il y a eu 80 millions d'euros de déficit cumulé entre 2017 et 2024, c'est parce que les Français payent moins. C'est parce que la dotation publique a baissé et que d'une certaine façon les Français ne font pas assez d'efforts pour financer notre entreprise.

Sauf que je suis allé voir les chiffres de la Cour des comptes. La Cour des comptes a rendu un rapport en 2025 il y a quelques quelques mois à peine. Et dans ce rapport, on lit très factuellement et très exactement que la dotation publique, donc ce que les Français donnent en 2015 [raclement de gorge] année de début de mandat de Delphine Airnot, on a 2ARD481 millions.

Et en 2024, dernière année de validation et de vérification de la Cour des comptes, on est à 2ARD616 millions, soit une augmentation de 136 millions de dotation publique pour France Télévision. Ce sont des chiffres qui figurent dans le rapport de la Cour des comptes et je ne comprenais pas comment la direction de France Lision pouvait continuer à justifier que s'il y avait eu un déficit aussi colossal, c'était à cause d'une belle dotation publique. Donc ça ça a fait partie des nombreuses questions que j'ai posé et je n'ai toujours pas compris en dehors d'une stratégie fallacieuse de communication pourquoi la direction de France Lévion ne reconnaissait pas les chefs de la Cour des comptes. et même d'une certaine façon et c'est même à certains égards pire que ça, il y a eu un certain nombre de débats sur les chiffres de de France Lévision.

Vous prenez le communiqué de presse il y a quelques mois, du 13 mars 2025, France Tévision se félicite d'avoir mis les comptes à l'équilibre pour la 9e année consécutive. Vous pouvez aller le voir, il est encore sur le site de France Lévision. Donc il ils expliquent noir sur blanc que ils ont été assez rigoureux sur la gestion des fonds publics, qu'il y a une maîtrise des dépenses, une gestion dynamique des ressources, ce qui leur permet pour la 9e année consécutive de mettre les comptes à l'équipe.

C'est écrit noir sur blanc sur le site de France Télévision 13 mars 2025. Quand vous lisez le rapport de la Cour des comptes qui est publié quelques semaines après euh en juin juillet 2025, ils expliquent qu'il y a eu un déficit de 80 millions d'euros entre 2017 et 2024, que la trésorerie désormais est négative, que les capitaux propres sont inférieurs à la moitié du capital social. Comment des dirigeants d'une entreprise publique qui utilisent notre argent peuvent communiquer de façon aussi fallaceuse et mensongère en disant depuis 9 ans, ils mettent les comptes à l'équibre alors que la Cour des comptes dit strictement l'inverse.

Il y a pas par jour là dans ce cas-là. Bah c'est tout le je vous avoue c'est tout l'objet. La dernière audition de Delphine Air, quand noir sur blanc, elle nous indique que non, les dotations publiques entre 2015 et 2024 n'ont pas augmenté alors que la Cour des comptes dit strictement l'inverse.

Effectivement pour moi c'est c'est un parur. H al on a entendu madame Adizadet qui vous appelle Charles Henri à l'oncle. Vous avez été l'objet de nombreuses attaques.

Nagy également vous avez annoncé que vous alliez porter plainte contre lui. Est-ce que vous l'avez fait ? Est-ce que vous allez le faire ?

Alors oui, effectivement, ça a été un des motifs de je je vous avoue, j'ai pas très bien compris. Euh euh il y a eu un certain nombre de personnes bon dont dont Nagy, mais euh qu'ils sont allés euh se répendre euh dans les médias pour euh expliquer qu'ils avaient une grande révélation à faire sur moi, c'est que en fait, je m'appellerai pas sur ma carte d'identité et mon passeport Charles, mais je m'appellerai euh Charles Henri. Bon, visiblement, ce sont de bons enquêteurs parce que oui, je le confirme sur ma carte d'identité et mon passeport, il est pas écrit Charles à l'oncle mais Charles Henri à l'oncle.

Donc voilà, ça leur donne un point. Je sais pas ce que tout ça a permis de de prouver pour eux. Je sais pas ce que cet argument permet de disqualifier dans les révélations qui ont été faites et dans le travail rigoureux mené depuis 6 mois.

Mais au-delà de ça, ce qui a été aussi un peu un peu déplorable et je veux pas vraiment faire un cas parce que je voudrais qu'on s'intéresse au fond et pas à la forme et en fait ces critiques, j'ai fini par m'y habituer. J'ai compris que c'était des attaques qui étaient faites pour détourner le regard de l'opinion publique et détourner aussi l'attention médiatique des sujets les plus essentiels de cette commission. Mais j'ai pu voir par exemple, il y en a pas une où vous a dites "Ouais, ils ont pas tort".

Non mais j'ai vu par exemple que sur le plateau de quotidien, sur le plateau d'an Bart par exemple, Nagy avait attaqué mon père mais de de façon d'ailleurs diffamatoire où il expliquait que mon père avait soutenu ou travaillé pour Charles Pasqua et qu'il avait fait passer des lois contre les Algériens. Hm. Bon, mon père travaille dans la préfectorale à l'époque où euh où Charles Pasquis était je crois euh ministre, il était même il il bossait chez il travaillait chez GRDF ou EDF entreprise publique.

Il avait 24 ou 25 ans à cette époque-là. Donc non, mon père à ce moment-là n'a pas fait voter et n'a pas fait passer des lois contre les Algériens. Tout ça est parfaitement faux.

Mais quand vous venez expliquer un mensonge pareil devant 2 millions de téléspectateurs à un moment aussi critique dans les dernières semaines d'une commission d'enquête alors que vous rédigez le rapport et qu'il y a un enjeu aussi colossal de le faire adopter, que les travaux, les auditions et les compte-rendus ne disparaissent pas, je vous avoue que vous en gardez une certaine égro. Mais vous allez porter plainte ou pas ? Je je veux honnêtement, je sais que si je dis oui, si je dis non, ça fera des dizaines d'articles où on ne se concentrera que sur ce détail et que sur ce fait anecdotique.

Moi, vous savez, qu'on me dit femme, qu'on mente, qu'on invente des choses sur mon nom, mon prénom, ma famille, mes collaborateurs, j'ai appris à les mettre de côté. Ce que le jeu, c'est qu'on s'intéresse au fond. On va on va y revenir au fond. 0826 300.

Puis on reviendra aussi ces relais critiques qui ont été faites par le président de de cette commission où on a eu du mal à voir aussi à comprendre le lien qu'il y avait entre vous. Mais on va reparler aussi des différents dysfonctionnements de France Télévision. Bien évidemment on aura Sami qui a des questions sur France Télévision en région.

À tout de suite 10h midtez-vous d'accord. Sud Radio. D'accord.

Valérie [musique] Expert et vous avez la parole évidemment sur Sud Radio. Nous recevons Charles Loncle. Il est avec nous jusqu'à 11h pour évoquer son rapport euh qui doit qui est en ce moment même consulté par les députés de la commission d'enquête qui vont voter à main levée.

C'est important parce que on pourra savoir ceux qui ont voté pour ou contre la publication de ce de ce rapport. Charles à l'oncle. Un rapport donc qui est consacré à à la c'était une commission d'enquête sur l'audiovisuel public.

Nous ont rejoint. Bris Sol. Bonjour, politologue, essayiste et co-auteur avec Frédéric Dabi d'un livre passionnant, l'écharpes et les tempêtes aux éditions de l'eau.

Virginie Leget, journaliste et éditorialiste politique à France Info TV. Donc ça va être intéressant aussi. [rires] Vous pourrez poser des questions sur l'indépendance et la neutralité parce que ça fait partie des sujets.

Et Benoît Perin, directeur de contribuables associés, ça tombe très bien aussi [rires] puisqu'on parle on parle argent peut-être juste avant. Et oui, on va faire comme si on était un [rires] peu au zapping, la voix du zapping. Alors, il y a eu un autre combat dont dont parlait Valérie avant la la page de publicité.

C'est vous et le président he vous avez s lutteur et ça donnait ça. Moi, j'ai été choqué et indigné de voir le rapporteur se comparer la semaine dernière à Émile Zola en faisant la une d'un magazine où il reprenait la célèbre formule "J'accuse." Je viens d'une famille qui Zola défendait refus. défendait refus jeune famille qui a été marqué par l'antisémitisme par l'histoire de la chora et je crois que comparer l'audiovisuel public à l'affaire de réfus c'est indécent vous voyez Thomas Sotto il y a il y a pas un moment où vous êtes dit mais en fait moi je vais arrêter je peux pas cautionner ça parce que c'est vrai que Charles Alon il a pris quand même beaucoup de lumière et puis il a il a teinté entre guillemets cette commission d'enquête vous êtes pas dit à un moment ça sera sans moi maintenant je sais bien c'est la tentation que certains ont eux certains députés et c'est une question important c'était RTL pour en matin euh c'est cette critique effectivement et un auditeur pose la question dire euh monsieur Patrielus n'est pas un dangereux gauchiste.

Donc comment vous avez compris ces critiques ? Mais il faut voir d'où viennent ces critiques. Le président de Macronils de la commission d'enquête a été jusqu'à très récemment 2024 administrateur de Radio France, administrateur del CP. il est actuellement administrateur de France Médiamonde, c'est-à-dire RFI et euh et France 24.

Donc c'est des chaînes, des entreprises qui sont objets même de cette commission d'enquête. Voilà. Est-ce qu'il devait être président de la commission d'enquête ?

Dans ce cas, il y a pas de question, c'est une c'est une bonne question. Il a été élu de façon démocratique par les députés membres de la commission. Donc je ne lui enlève pas.

Je ne lui enlève pas ses compétences. Il a eu un rôle qui est difficile. Mais il faut aussi toujours voir d'où les gens parlent.

Et donc il y a eu ça. Mais vous aussi, on peut vous dire d'où vous parlez. Enfin euh moi je suis je ne suis administrateur de rien.

Moi je suis pas jugé parti dans la famille apparent apparenté au RN. Donc c'est aussi ce qu'on vous a reproché de d'être dans un combat idéologique contre le service public. est sûr, c'est que je fais partie d'un parti avec Eric qui pense que aujourd'hui il y a trop de dépenses publiques en France, que les services publics plus on donne, moins ils sont bien gérés et que il y a une dégradation telle que ce soit l'école, que ce soit la justice, que ce soit l'hôpital, que ce soit la sécurité, qu'il est temps de remettre de l'ordre dans nos comptes, de lutter contre la bureaucratie, de lutter contre des dépenses sanctuaires, de lutter contre des Gabgis et qu'il est temps en fait de de remettre de l'efficacité dans ces services publics.

Donc oui, moi j'assume appartenir à ce parti. On l'a fait, on a fait 6 mois de commission d'enquête sur le public, il faudra le faire pour l'ensemble des politiques publiques. Donc oui, effectivement, moi j'assume que quand on regarde précisément l'utilisation des 4 milliards d'euros d'argent, on va essayer de mettre l'accent sur ce qui pourrait être mieux optimisé et comment on peut donner un service public.

Justement, vous aviez Rikiot au téléphone parce qu'on l'a presque pas vu durant la commission. C'était lui qui a voulu cette commission. Est-ce que c'est parce que vous avez pris trop la lumière et qu'il n'était pas le de sur le devant ?

Non, moi je je le remercie de sa confiance. Il m'a fait une totale confiance du premier au dernier jour. C'est lui qui a voulu qu'on fasse cette commission d'enquête.

Donc le mérite lui revient en sachant que l'Assemblée nationale n'avait jamais fait de commission d'enquête sur le public. Donc encore une fois, il m'a soutenu du début à la fin. Il a fait preuve d'une grande confiance.

Il a jamais voulu donner d'ailleurs la moindre consigne sur l'orientation des travaux. Donc je je sais la chance que j'ai pu avoir pendant ces 6 mois. Mais encore une fois pour revenir sur les différentes critiques qu'on émané du président, moi je regrette une chose par exemple, c'est que une commission d'enquête c'est un délai réglementaire.

Vous ne pouvez pas excéder 6 mois. On a fait, vous l'avez rappelé, près de 70 auditions. C'était un rythme effrainé.

Il y a très peu de commission d'enquête où il y a autant d'auditions, mais en même temps le périmètre personnes auditionné, le périmètre est tellement large que chaque semaine et chaque jour quasiment compter pour fait pour faire la lumière. Et pour autant, ce président a voulu suspendre les travaux pendant un mois du 19 décembre au 21 janvier. Il n'a pas voulu réaliser la moindre audition.

Ce qui fait que à la fin Pourquoi pour quelle raison il a fait ça d'après vous ? C'est une question qu'il faudra lui poser mais simplement moi je considère objectivement et légitimement que ça a été une entrave à nos travaux et si bien que ça nous a quand même mis en grande difficulté puisque on a réalisé des auditions très importantes à un rythme effrainé dans les tout derniers jours de la commission d'enquête et il ne m'a laissé que 10 jours à peine pour rédiger un rapport de 500 pages là où normalement dans toutes les commissions d'enquête le rapport le rapporteur dispose d'au moins un mois ou un mois et demi sans audition pour prendre de la hauteur du recul et rédiger parfaitement son rapport Moi, je n'ai eu que 10 jours pour rédiger 500 pages. Donc vous voyez, ça ça parentait un peu à une à une forme de mission impossible.

Donc voilà, moi c'est ce que je regrette. Il faut toujours voir d'où les gens parlent. Il a voulu aussi d'ailleurs expliquer que j'étais favorable à la privatisation.

On l'entendait, vous avez diffusé une interview de de lui au microel où il expliquait le rapporteur est favorable à la privatisation. C'est faux. Depuis le premier jour, depuis le premier jour de cette commission d'enquête où j'ai fait une conférence de presse et j'ai expliqué que le but de la commission d'enquête, c'était de mettre en lumière les dérives et les dysfonctionnement de l'audiel public pour mieux les résoudre, pour mieux sauver les missions précieuses à condition de les redéfinir de l'audiovisuel public.

Et si on menait ce travail, c'était pour retrouver de l'efficacité dans ce service public de l'audiovisuel. Bon, je regrette qu'il y a eu aussi un certain nombre de mensonges qui ont été propagés dès le premier jour pour mieux discréditer aussi. Mes travaqu, on a Sami en ligne avec nous.

Bonjour Sami, bonjour Valérie, bonjour monsieur le député et bonjour monsieur. Bonjour. Est-ce que ça vous a intéressé cette commission d'enquête ?

J'ai tout regardé sur internet donc avec grand plaisir. Moi j'avais juste des questions à poser à monsieur le député. Pourquoi euh s'est-il pas intéressé au François région de mémoire donc aux armes mexicaines qui sont François région ?

Et à votre avis, ne faudrait-il pas supprimer des stations radio et des chaînes télévision publiques ? en a vraiment trop plutôt que privatisé en fait se dire qu'il faudrait pas fusionner les programmes et réduire la voilure des chaînes et des stations. Après tout supprimer RG 12 et C8.

Alors c'est une très bonne question. C'est une très bonne question. Le le règlement de l'assemblée m'interdit de vous expliquer ce que j'ai mis dans le rapport.

Je partage votre constat. Je partage votre constat sur la provision de chaînes. Il y en a une centaine de chaînes télévisées et radio publique.

Alors après, il faut aussi voir que vous parlez de l'information locale. C'est une information enfin c'est une mission de service public. Pour le coup, vous aurez jamais de chaînes privées commerciales qui se mettront à faire de l'information très locale, probablement faute de rentabilité.

Donc c'est là où le service public de l'audiovisuel trouve sa légitimité. Après, en dehors de ces missions-là, en dehors de la couverture notamment territoriale en Nutrem qui pareil a un coût et qui est très importante d'assumer, on peut se poser la question d'une optimisation de fusion de chaînes qui peuvent être redondantes, qui peuvent coûter euh beaucoup d'argent aussi au contribuable. Ça a été toute la mission de notre commission d'enquête.

Encore une fois, on a réalisé un certain nombre d'auditions importantes notamment sur les les France 3 et France Bleu région parce que vous avez raison, c'est un coût négligeable chez France Télévision par exemple, ça représente à peu près 25 % 30 % des effectifs et à peu près le même montant pour pour le budget. Donc c'est une mission qui est un coût. Moi à titre personnel, je pense que c'est un coût qui est légitime parce que les chaînes privées ne pourraient pas l'assumer.

Après en dehors de ce coup-là, il faut voir où est-ce qu'on pourrait faire des optimisations. Mais il y a beaucoup de pistes. Monsieur économie est avec nous.

Brise, pardon Benoît Perin euh sur l'audiovisuel public, qu'est-ce que dit Contribuables associés ? Écoutez, contribu associé se bat déjà pour la transparence. Donc comptez pas sur moi pour taper sur les députés qui demandent plus de transparence sur la manière dont utilisé l'argent des Français.

Deuxème point, ça me semble très important quand même de comprendre que dans une période qui budgétaire difficile, il me semble normal que les Français demandent de l'exemplarité de l'État alors même qu'on va leur demander très probablement des efforts. Euh même si ce sont quelques millions, même sont quelques centaines de milliers d'euros, je pense qu'on peut on peut pas demander aux Français de faire un certain nombre d'efforts s'ils n'ont pas le sentiment que chaque gaspillage est pour chasser. Et je crois que un des avantages de cette commission d'enquête, c'est justement d'avoir gagné en transparence sur la manière dont utiliser l'argent dans l'audiovisuel public, dans l'audiovisuel public pardon et de de d'avoir mis en avant un certain nombre de Gabj et je pense que du coup beaucoup de Français sont je pense contents de justement qu'on ait enfin soulevé le capot.

Et ma question elle est la suivante : est-ce que vous est-ce que le je crois qu'un des fruits de cette justement de votre commission d'enquête c'est d'avoir soulevé le capot d'une institution française ? Est-ce que le second fruit ça ne serait pas de multiplier justement ce type de commission d'enquête sur d'autres structures, notamment des grands des grandes agences, des grands opérateurs d'état pour qu'enfin les Français gagnent en transparence ? Alors, on a Sandra qui a à peu près la même question au 0826 300.

Bonjour Sandra. Bonjour à tous. Merci monsieur Al.

Bonour. [rires] Alors je je vous pose la même question. Est-ce que est-ce que vous ça vous a intéressé cette commission d'enquête ?

Vous êtes très très nombreux à nous suivre sur le Facebook de Sud Radio et à appeler au 0826 300300. Franchement, je ne pensais pas pour être sincère que ça mobiliserait autant nos auditeurs. Je donc Sandra non mais je c'est c'est pas ce que je veux dire, c'est que Sandra on vous écoute.

Oui. Alors moi je vais vous dire pourquoi ça passionne les gens. c'est que dans un temps où on nous demande tous de faire des efforts qui peuvent s'entendre, voilà, si on est si on aime son pays, on comprend que pour sortir de de du fossé, il va falloir faire des efforts.

On peut pas entendre des chambres d'autel à 1800 €. C'est pas possible ça en fait parce que 1800 € pour une famille, c'est parfois un mois de salaire et encore certains ont moins. Donc ça c'est voyez, il y a des il y a des choses qui sont pas entendables.

Et dans le même temps, moi je voulais demander à monsieur le député si demain il envisageait ou il voyait d'autres d'autres enquêtes à faire, voilà, sur des établissements publics du type AD, Ana, toutes les structures, les Césent autour et qui coûtent énormément d'argent. Moi j'ai j'ai été conseillère régionale donc je sais de quoi je parle au niveau du César. C'est un machin qui coûte beaucoup d'argent.

C'est quoi le César ? C'est les déclinaisons au niveau régional du CE. Donc ça coûte à peu près entre 30 et 40 millions par an.

Ouais. Donc alors alors peut-être que que Charles Long peut répondre. Alors, il y a il y a il y a plusieurs plusieurs questions, mais effectivement c'est cette commission d'enquête qui a mis à jour, malgré les critiques qu'on a pu vous faire un certain nombre de dysfonctionnements et vous l'avez dit, il y a déjà eu des mesures qui ont été prises.

On parle du festival de Cannes, on parle d'un certain nombre de réduction de frais de de taxi et autres. Donc, il y a eu des effets. Euh donc, la question de Benoît Perin.

Oui, absolument. Je pense que s'il y a un mérite, j'espère qu'on retiendra de cette commission d'enquête, c'est aussi de réintroduire de la responsabilité, de la gravité, de la précaution dans l'utilisation de l'argent public. J'oseais espérer qu'au-delà même du simple périmètre de l'audiel public, demain des responsables d'entreprise publiques, des responsables d'agences, de comités d'institution se diront "J'ai pas envie de me retrouver dans 2 ans, 3 ans ou 4 ans devant une commission d'enquête [rires] pour avoir à justifier de l'utilisation de mon budget de l'argent des Français dans un certain nombre de dépenses.

Et donc, je ferai preuve à chaque fois que je dépenserai les impôts des Français, je ferai preuve de davantage de précautions, de responsabilité." Donc je crois aussi, c'est ça a été tout le paris de la transparence de prendre les Français à témoin que ça pourrait avoir un mérite, c'est celui de responsabiliser davantage les dirigeants publics. Et donc après ce qu'il faudra faire, on l'a fait sur le duel public.

Moi, je crois qu'il faudra faire un audit très vaste sur l'ensemble des politiques publiques en commençant par celle qui nous coûte le plus d'argent. Benoît Perin pour contribuer aussi expliquer et et Sandra aussi je crois sur la partie des des haut conseils des comités des agences en a 1200 leur budget chaque année est entre 80 à 100 milliards d'euros par an et ça représente 400000 fonctionnaires. Donc c'est un état dans l'état avec un certain nombre de dénonciations de dépenses qu'on arrive qu'on a à peine à comprendre.

Il y a un certain nombre par exemple de ces agences et ces comités qui ne rendent pas des comptes annuellement sur la façon dont ils utilisent leur argent. On a c'est une sorte de boîte noire où pour certaines de ces agences on ne connaît pas leur budget, on ne connaît pas aussi les dépenses réelles faites par ces agences. Donc à l'évidence c'est un exemple parmi d'autres mais si demain je devais faire une commission dans le 4, je m'intéresserai à ces 1200 agences au conseil et comité qui coûtent entre 80 à 100 milliards pour près 400000 personnes qui travaillent chaque année.

C'est un sujet d'ampleur qu'il faudra aussi aborder. On y revient dans dans un instant. Restez avec nous. 0826 300 si vous voulez poser vos questions à à Charles à l'oncle.

À tout de suite. Sud Radio le 10h30. Mettez-vous d'accord.

Valérie Expert. Et nous sommes ensemble avec notre invité aujourd'hui Charles Loncle rapporteur de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public. Rapport publié enfin rapport rendu hier.

Hier oui [raclement de gorge] rapport de 500 pages vous m'avez dit. Et donc lundi, les députés qui ont fait partie de votre commission vont voter pour savoir si ce rapport va être rendu public. Effectivement, on a rarement vu autant de critiques sur une commission euh d'enquête.

Euh il y a des questions autour de des économies puisqu'on parlait d'argent, des économies. Oui, mais sur quoi ? Est-ce que c'est pas le risque de toucher la création, de toucher un certain nombre de de sociétés de production et puis des économies ?

Est-ce que les économies, c'est pas plutôt sur la structure qu'il faudrait les faire ? Alors, il y a des économies très importantes sur la structure. Il y a un plan d'économie rédaction.

Exactement. Il y a eu un plan d'économie euh notamment pointé par l'IGF ou France Télévision s engagé à un plan d'économie sur les coûts de structure notamment de près de 200 millions d'euros. Donc c'est là où on voit les marges de manœuvre très importantes.

Euh une auditrice parlait notamment du festival de Cann, il y a bien d'autres dépenses totalement injustifiées pour des montants déraisonnables par rapport à une mission de service public. Après, vous savez sur les sociétés de production, ce qu'il faut que les les Français aient en tête, c'est que France Télévision est un gros pago de 9000 employés, rémunéré en moyenne 72000 € par an, ce qui d'ailleurs les places parmi les 9 % des Français les les mieux rémunérés. Et pour autant, il y a 1 milliard près d'un milliard d'euros par an qui est attribué à des sociétés de production privée pour produire les contenus du service public.

Donc vous voyez sur un budget donc la question c'est que font ces 9000 personnes ? C'est ça ? Parce que quand [rires] vous dites 72000 à chaque fois les gens vous disent "Oui mais il y a il y a des gens qui sont payés des clopinettes qui sont qui sont payés au SMIC." et et je ne veux pas et je ne veux pas euh voilà, je veux pas systématiser.

Il y a beaucoup de pigistes, beaucoup de techniciens, beaucoup de journalistes sincèrement une immense majorité évidemment sincèrement engagé dans ces missions et ne gagne pas les montants de de salaire évoqués parce que c'est un salaire moyen qu'ils sont tirés fortement à la hausse par un certain nombre de directeurs et dirigeants qui on le voit se payent sur notre dos des suites à 1850 € la nuit au festival de Can. Donc il faut pas systématiser mais il y a des économies majeures à réaliser notamment sur l'encadrement de la rémunération des dirigeants qui pour certains paraissent totalement déraisonnable pour le service public. Mais la question des sociétés de production d'externaliser pour près d'un milliard d'euros par an des sociétés de production des contenus produits pour le service public, ça pose question surtout quand on voit et c'est ce que j'ai mis à jour dans le dans le cadre de la commission d'enquête que dans des audits de production réalisé les marges auditées sont supérieures parfois de plus de 10 points aux marges initialement convenues dans les contrats.

Je veux dire qu'il y a une surfacturation de certaines sociétés de production notamment Mediawan qui est la première société de production à bénéficier des contrats avec France Télévision. Il y a une surfacturation qui est évidente qu'on peut lire qui est responsable, c'est France Télévision qui est responsable genre la société de production ou Nagi qui a été très mise en cause. Il accepte, lui il soumet un budget, on l'accepte et tant mieux pour lui.

France Télévision est responsable du montant de contrat accordé à ces sociétés. En revanche, France Tvision n'est pas responsable de la surmarge ou de la surfacturation qui est faite à la fin par les sociétés de production. Et quand il y a un audit qui est réalisé à la fin pour aller voir les sociétés de production, c'est le risque producteur.

Je peux vous dire qu'à TF1 si vous dépassez, ils vous disent c'est le risque producteur et on vous a donné un budget, faut à vous de gérer votre budget. Et c'est là c'est là où c'est très intéressant aussi une information qui est assez qui a été peu mise en avant. J'ai pu voir dans les audits de production, il y a une clause chez France Télévision.

Quand votre marge réalisée dépasse de plus de 5 points la marge convenue au devis, c'est la société de production qui doit rembourser notamment l'audit de production. Et alors en l'occurrence pour il y a des il y a des émissions comme c'est à vous où il dépasse de plus de 10 points euh la marge par rapport à ce qui est convenu dans le devis et pour autant Mediawan n'a pas remboursé l'audit de production. C'est Français donc nos impôts qui ont payé cet audit alors que la clause spécifique c'est à la société de production de rembourser l'audit quand il y a un tel dépassement, quand il y a une telle surfacturation.

Bon, j'ai posé la question à la direction de France Télévision parce que je je il y a une forme de favoritisme quand vous voyez ça qui est mise en place pour une société de production Mediaw qui bénéficie de 110 millions d'euros par an de contrat. C'est la première société, c'est un montant qui est colossal. J'ai posé la question au dirigeant de Méiawan et à la direction de France les vision.

J'ai pas eu de réponse et personne ne m'a dit que cette sociétélà rembourserait Infination de la clause et en respect aussi de de l'argent des Français qui financent ces contrats. Virginie Virginie, vous avez une question à poser euh monsieur Aloncle le bonjour. J'ai pas tout écouté mais j'en ai écouté pas mal des auditions, des de vos questions, des réponses.

Euh ça a été une commission d'enquête extrêmement controversée, extrêmement suivie qui intéresse beaucoup les Français. Si vous deviez, on ne sait pas encore si votre rapport va être publié, mais si vous deviez tirer une leçon euh de ce travail que vous avez fourni, ainsi que les autres membres de la commission ou plutôt une chose essentielle qu'il faudrait faire pour euh reformer réformer le service public, qu'est-ce que vous diriez ? Une bonne leçon et une mauvaise leçon parce que peut-être vous avez peut-être nuancé votre position sur le service public ou peut-être vous l'aviez durci, je ne sais pas mais j'aurais aimé vous entendre là-dessus.

Je dirais qu' la priorité principale, c'est celle de mettre fin à des conflits d'intérêt, celle de mettre fin à une captation d'intérêt et de marché public par quelques-uns notamment des dirigeants de de société de production. Je vais vous prendre deux ou trois cas. Par exemple, le cas de Bernard Henry Lévi.

Bernard Henry Levi est président du conseil de surveillance d'arté depuis 32 ans. La limite d'âge a été repoussée à deux reprises pour que Bernard Henry Lévi continue à exercer sa présidence du conseil de surveillance. Et on a appris, enfin, j'ai révélé dans le cadre de la commission d'enquête que Bernard Henry Levi avait vendu à Haré 750000 € de contrat entre 2011 et 2022 à É.

Donc vous avez le président d'un conseil de surveillance de chaîne qui a un pouvoir très important sur la chaîne qui vend à sa propre chaîne 7500 € sur 10 ans près de 10 ans de contrat de de documentaires et de films qui produit. Et combien il y a de personnes qui sont dans ce conflit d'intérêt à votre avis ? Vous avez cité Bernardie mais il y en a énormément.

Je peux vous je peux vous parler par exemple de la directrice de la fiction, j'ai pas besoin de donner nom directrice de la fiction qui est l'un des budgets les plus importants de France Télévision qui devant notre commission d'enquête souserment nous a dit oui effectivement je passe des vacances chez un producteur qui important qui bénéficie de contrat avec France Télévision et quand je dis elle a dit ouais elle a dit qu'elle s'était déportée qu'elle ne prenait pas la décision quand se Oui. quand je lui demande "B vous vous déportez", parce que c'est la moindre des choses de se déporter, qui décide à votre place des contrats attribués à ce producteur chez qui vous passez des vacances alors que vous êtes à la tête de l'un des premiers budgets de France Télévision, vous gérez notre argent. Là, elle nous dit "Ce sont mes N-1 qui instruisent les dossiers." Alors qu'elle a un lien hiérarchique.

Elle nous explique qu'en fait cette procédure de déport qui consiste à donner à CN-1 l'instruction du dossier suffit à éloigner tout conflit d'intérêt. C'est un exemple parmi de Il y en a eu bien d'autres. J'ai parlé allègrement de Nathalie Darry Grand, ancienne directrice exécutive de France 5 qui signe des contrats importants pour une société de production Together, des émissions importants de France 5.

Elle se fait licencier de France Lévision. Elle prend près de 400000 € d'indemité de licenciement pour se retrouver quelques mois après à la tête de ces mêmes émissions dans cette société privée pour laquelle elle a signé des contrats. Il y aurait combien de personnes selon vous qui seraient en conflit d'intérêt à part les noms vous avez cité ?

Il y en aurait des dizaines, il y en aurait une centaine, il y en aurait combien ? Il y a beaucoup euh de dirigeants, le pardon si euh je je ne peux pas poser un nombre exact, mais je vous cite, voyez, des dirigeants de la chaîne é dirige de France Tévision, ce que je veux dire aussi pour pas mettre tout le monde dans le même sac, c'est que chez Radio France, les conflits d'intérêt honnêtement, ils sont nettement moins nombreux parce que Radio France produit en interne une immense majorité de la contre. On va devoir marquer une pause, c'est l'heure de du journal et on se retrouve tout de suite après.

Évidemment, vous pouvez poser vos questions à Charles Loncle 0826 300300. À tout de suite 10h mettez-vous d'accord. Sud Radio, parlons vrai.

Tous les jours, [musique] rendez-vous le 10h mettez-vous d'accord. Valérie Expert et notre invité ce matin. [musique] Émission euh un peu spéciale mais qui vous intéresse, qui vous passionne.

Euh cette commission d'enquête sur l'audiovisuel public va être donc le rapport a été rendu hier, plus de 500 pages. Les députés aujourd'hui euh vont commencer à le consulter dans un dans de Charles à l'oncle. Vous êtes notre invité donc le rapporteur de cette commission d'enquête.

Les les députés vont pouvoir le consulter dans un local. Ils n'ont pas le droit à leur téléphone, ils n'ont pas le droit de prendre de photos. Comment ça se fait ?

C'est très encadré un cérémonial. Alors, c'est pas que pour cette commission d'enquête, c'est pour l'ensemble des commissions d'enquête. Donc, c'est à H clos dans une salle fermée, contrôlée, surveillée par des huissiers systématiquement où les députés ne peuvent pas avoir leur téléphone portable.

Donc, ils peuvent pas prendre en photo, ils peuvent pas photocopier, ils peuvent pas imprimer. Il y a un exemplaire du rapport en papier qui voilà sur une table et ils peuvent venir le consulter. Ils ont combien de temps ils peuvent pas arracher évidemment des pages et le savent c'est pendant 3 jours.

C'est un délai réglementaire. Dire 500 pages, ça prend du temps quand même si on le fait sérieusement. Oui.

Euh alors il y a un plan détaillé, il y a des recommandations qui sont encadrées, il y a un tableau à la fin de proposition de réduction de de dépenses. Donc tout ça, je pense qu'ils sauront vers quel introduction aussi que j'ai rédigé qui résume à peu près l'état des travaux. Donc ils sauront où aller mais effectivement c'est très encadré pour éviter notamment les fuites et pour éviter aussi toute pression extérieure avant le avant le vote lundi.

Vous avez eu des pression vous ? Ah oui oui oui. Je vous cache pas qu'en 6 mois des pressions elles ont été nombreuses.

Après je me suis politique de de toutes sortes effectivement et en fait ces pressions ont été croissantes à mesure que je m'intéressais aux sociétés de production. J'ai eu quasiment pas de pression quand on a fait le premier chapitre sur la neutralité, les entors éditoriales, le manque de pluralisme, ça il y a pas eu vraiment de pression. Bon, l'audition de Patrick Cohen et Thomas Lorand qui a été un peu houleuse mais ce n'était rien par rapport à ce dernier chapitre de la commission d'enquête que j'ai ouvert sur les sociétés de production, sur ce fameux milliards d'euros annuels attribués chaque année à des sociétés de production dans un phénomène d'hyperconcentration.

Et je tiens à le dire, les mêmes députés de gauche et et macronistes qui expliquent qui s'émeuvent d'un risque de privatisation n'arrivent même pas à voir que la privatisation est déjà en cours sur le service public de l'audiovisuel. Quand vous externalisez pour 1 milliard d'euros par an à des sociétés privées qui produisent des contenus pour le service public, c'est déjà une forme de privatisation. Donc je trouve qu'il y a une absence de cohérence totale de ces députés de gauche et Macronil qui devraient comme moi dénoncer les conditions très laxistes d'attribution de contrat société.

Alors, je présente nos invités. Bris Sol politologue essayée, Virginie Legaliste éditorialiste politique à France Info TV [raclement de gorge] et Benoît Perin directeur de contribuables associés brissoir. J'avais juste une chose dans le principe un détail [raclement de gorge] très important.

Ça va se faire à main levée. On saura quel député s'oppose ou pas à la publication. Oui.

Et effectivement, c'est un détail qui est pas négligeable parce que le fait d'être à main levée responsabilisera davantage, je crois, les députés. Monsieur député, moi j'aimerais vous interroger sur le rôle vraiment des commissions d'enquête. Euh dans la précédente mandature, il y avait eu 11 commissions d'enquête euh 19 plus de 19.

Là euh sous François Hollande, il y en a eu 17, sous Sarkozy 6. Ça veut dire que lorsque le parlement est est affaibli depuis 2024, depuis la dissolution de 2024, on a un parlement affaibli, on a du mal à trouver des majorité, on a vécu un budget un peu épique. Est-ce que ça veut dire que lorsque le parlement est affaibli, finalement les parlementaires, le travail parlementaire se [grognement] fait aussi dans le cadre de ces commissions d'enquête ?

Est-ce que ces commissions d'enquête se substituent, j'allais dire, à la pratique parlementaire habituelle ? Deuxème question dans ce cas dans la 12 [rires] ou dans ce cadre là, est-ce que certains parlementaires ont dit mais les députés jouent aujourd'hui un rôle de procureur sont plus uniquement des parlementaires. Marine Le Pen a dit a dénoncé une dérive qui de ces commissions parlementaires qui consiste à servir des commissions d'enquête pour essayer de nuire à ses adversaires politiques.

Comment vous qui avez présidé une commission d'enquête, vous vous voyez un peu le le rôle de ces commissions dans cette mandature là ? C'est une très bonne question. Généralement, on a tendance à simplifier le rôle et la mission des parlementaires en les résumant au vote simple de la loi.

Certes, nous on est là pour voter la loi, mais il y a quand même l'article 24 de la Constitution qui explique que le rôle de l'Assemblée nationale, c'est aussi de contrôler l'action du gouvernement et d'évaluer les politiques publiques. Et c'est un rôle qui, je crois, pendant longtemps, pendant nombreuses années a été oublié. on a trop réduit les députés au simple vote de la loi.

Donc il faut revenir quand même à ce rôle et à cette responsabilité et je pense que et c'est parfaitement ça certes la cour des comptes rend des rapports mais il faut aussi que le parlement sur le sujet de l'audiovisel public comme sur bien d'autres politiques publiques se saisissent aussi de cette prérogative pour faire toute la lumière toute la transparence aux français sur comment leur argent est utilisé. D'autant plus qu'on est dans un moment où les intérêts de la dette explosent. Ça nous coûtera bientôt 100 milliards d'euros.

On est en train de perdre en souveraineté et de se déclasser à cause de ce poids massif de la dépense publique alors que nos services publics année après année ne se porte pas mieux. [raclement de gorge] On demande toujours plus d'efforts aux français. On il se sert davantage la ceinture mais on a l'impression que les services publics se se dégradent.

Donc je crois que dans ce moment de responsabilité c'est aussi fondamental que les parlementaires passent plus de temps dans leur quotidien à évaluer les politiques publiques plutôt qu'à simplement voter les lois. Des lois, on en a beaucoup. Il faudrait aussi faire un peu autre chose.

Alors Guy est en ligne avec nous. Vous aviez une deuxième Oui, il a répondu à vos juste une petite question, c'est que vous savez aujourd'hui les les Français n'ont plus confiance en la politique nationale parce que on est on est on est vraiment on n'est pas on ne fait pas on fait des constats, on fait des voilà, on fait des constats, on fait des mais on fait des études, on fait des commissions d'enquête mais les gens les Français nous disent nous dans les sondages que l'on fait, on veut des résultats, on veut du concret à l'échelle locale. voit votre commission d'enquête une fois qu'elle aura été éventuellement publiée, présentée au grand public, est-ce que vous attendez du gouvernement qu'il agisse et de quelle manière ?

Alors, je vois que les lignes bougent déjà, c'est ce qu'on on en parlait au début de l'émission, mais Sébastien Lecornu, alors que le vote avait déjà été le vote du budget avait déjà été fait quelques semaines après, en pleine commission d'enquête a demandé des efforts supplémentaires à France Télévision pour réduire la voilure et faire des économies. On voit que France Télévision a annoncé un plan de transparence notamment sur les rémunérations. On parlait du festival de Cann où ils sont euh ils ont expliqué qu'il y aurait plus de suite à 1850 € la nuit pour des dirigeants sauf peut-être pour Delphine Arnut mais ce serait euh plafonné à 500 € la nuit.

Il y a moins d'émissions qui descendent. Il y a alors voilà, il y a moins d'émissions qui descendent. On a appris par exemple que une émission une grande émission de Nagi cet été qui coûtait très cher pour une audience quand même relativement faible allait être annulé cet été et au profit de programme qui feraiit probablement un peu plus d'audience et qui rémunérerait moins les producteurs ou les animateurs producteurs qui donc on voit que les lignes bougent, on voit qu'il y a une responsabilité supplémentaire dans l'usage de l'argent public donc je pense que c'est aussi le résultat direct d'un projecteur qui est braqué à l'assemblée sur l'utilisation de l'argent public.

Guy est en ligne avec nous. Bonjour Guy. Oui, bonjour Valérie.

Bonjour. Même question. Vous avez suivi la commission d'enquête ?

Oui. Oui, tout à fait. Je voulais faire un l'un ou l'autre commentaire, peut-être une question à monsieur le député à l'oncle, c'est que dans toutes les entreprises, qu'elles soient publique ou privée, il y a des comités d'audit ou des comités d'éthique.

Est-ce que la commission le député à Long a eu connaissance des rapports de ces comités d'audit interne et de ces comités d'éthique ? Première question. Et deuxième question, pour que les résultats de la commission ne soient pas un coup d'épée dans l'eau et je pense que chacun d'entre nous le souhaite, il faudrait véritablement que ces comités d'audit et ces comités d'éthique puissent poursuivre leur surveillance en interne afin que les dérives qui ont été observées ne se reproduisent plus dans le dans le futur.

Ouais, c'est une excellente question. Ça existe les comités d'éthique à France télévision. [rires] Vous avez aussi une équipe d'audit interne et j'ai été très surpris d'apprendre dans le cadre de cette commission d'enquête que sur 9000 salariés chez France Lévision en dépit des rapports à Cablanc de l'IGF et de la Cour des comptes, est-ce que vous savez combien il y a de de membres du de l'équipe d'audit interne sur 9000 salariés ?

Il y en a que cinq. Il y a que cinq personnes chez France Télévision chargé de la lutte contre la fraude et de l'audit interne pour une entreprise qui a un budget de plus de 3 milliards d'euros par an en plus de l'argent public. Donc euh enfin, je veux dire au total c'est de l'argent public.

Donc ça montre le sentiment de de gravité. Donc moi je ne comprends pas pourquoi une équipe d'audite interne est autant sous-dotée chez France Télévision alors que les montants sont considérables alors que il y a des suspions importantes sur une mauvaise utilisation de l'argent public. Donc à l'évidence, il faudra muscler et mieux doter une équipe comme celle-ci.

Et après, il y a des comités d'éthique, ce qu'on appelle des comités d'éthique, mais qui eux ne s'intéressent qu'à la ligne éditoriale. Donc qui s'intéressent et qui sont chargés de voir si les principes de pluralisme, de neutralité, d'honnêteté de de l'information notamment sont parfaitement respectés. Et on a pu le voir dans la commission d'enquête, celui de Radio France plutôt bien, il faut le dire.

Euh, ils sont ils se réunissent souvent, ils émettent un certain nombre de recommandations, ils se saisissent. Par contre, celui de France Télévision est totalement défaillant. Sur la seule année 2024, il y a que quatre comités d'éthique qui ont été réunis.

Encore une fois, c'est des comités d'éthique qui sont pas vraiment indépendants parce qu'ils sont nommés par le conseil d'administration de France Tévision. Et à la tête de ce comité d'ille, vous avez Christine Albanel, ancienne ministre de la culture qui a été collègue de Delphine Ernut chez Orange. Elle siit toutes les deux au conseil d'administration d'Orange et qui a eu pour collaborateur principal quand elle était ministre et à la tête du château de Versailles, le secrétaire général actuel de France Télévision, monsieur Tardieu.

Donc vous avez une présidente du comité d'éthique de France Télévision qui est censée rendre souverainement et en toute indépendance des avis sur les écarts à la neutralité qui est une ancienne collègue de Delphine Arnut et l'ancienne manager du secrétaire général de Francevision. Donc là encore on parlait de conflit d'intérêt. Un comité aussi important et qui devrait être d'une totale impartialité honnêteté et indépendance est en fait juste une officine qui valide des décisions de la direction de France Télévision.

Ouais Benoît Perin vous avez une question. Je veux savoir qu'est-ce qui vous a le plus choqué ? Est-ce que c'est la mauvaise gestion de l'argent public ou alors l'espèce de de manque de pluralisme idéologique dans la direction de l'audiovisuel public ?

Parce que je pense que sur le pluralisme, il y a quand même les Français sont témoins de façon quasiment quotidienne de nombre de manquements et et de nombre d'entors sur les derniers jours dernières semaines. Vous avez pu entendre par exemple Eric Sety comparer, c'était le le soir du premier tour des élections municipales sur le plateau de France Info TV. Il a été comparé à à Benito enfin à Mussolino par exemple.

Alors c'était en rantenne mais on l'a entendu malgré tout et ça venait quand même d'une personne importante du service public. Vous avez Jordan Bardella qui avait été comparé à à Hitler avec l'effet funen récemment. Vous avez une chronique de Patrick Cohen 4 jours avant les municipales à charge contre le Rassemblement national euh qui qui était étonnante.

Vous avez bon la faire le grand il est éditorialiste en même temps si il est éditorialiste mais bon on sent que les les éditaux sont quand même toujours ciblent toujours les les mêmes parties. Bon tout ça pour dire que les Français sont témoins depuis des années d'un certain nombre d'entors de façon quasiment quotidienne ou hebdomadaire sur les antennes de services public. Donc je ne suis pas sûr que au-delà du fait de les avoir documentés, d'avoir essayé d'être le plus exhaustif possible, les Français et été stupéfait des révélations de la commission d'enquête sur ce point.

En revanche sur la partie financement, gestion financière et surtout conflit d'intérêt, les liens avec les sociétés de production, le fait que Mediawan, première société de production a bénéficié des contrats de France Lévision et pour fondateur par exemple monsieur Pigas et Viennel. Monsieur Pigas qui admet, il fait la une de libération il y a quelques mois, il explique qu'il mettra tous les moyens à sa disposition pour lutter contre la droite radicale. Donc on entend aussi qu'il pourrait mettre son entreprise qui produit des émissions pour le service public dans ce combat politique et culturel en rupture totale avec les objectifs à valeur constitutionnelle de par exemple de pluralisme, d'honnêteté.

Donc c'est tout ça, tous ces faits qui quand même posent question sur le fonctionnement du service public qui je pense ont été euh parmi les révélations les plus importantes de de nos travaux. Donc commission d'enquête sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l'audiovisuel public. Donc ces trois aspects sont évoqués évidemment dans votre rapport euh et qui sera rendu public s'il est voté.

Il sera rendu public effectivement une semaine après le vote. Donc je croise les doigts mais il sera rendu public probablement le le 4 mai. Et vous pensez qu'il sera public ? pensez qu'il sera rendu public ?

Bah, j'ai de bonnes chances. J'ai de bonnes chances de penser que les députés dans leur majorité dans cette commission d'enquête voteront pour la publication du rapport qu'il soit de droite, de gauche ou macroniste, tout le monde convient qu'il y a eu un travail colossal qui a été mené. Il y a eu énormément d'auditions, il y a eu beaucoup de révélations, il y a eu un travail fouillé, méticuleux.

Il y a eu plus de 1000 documents que j'ai moi-même audité pour essayer de de de réaliser un certain nombre de de questions et de de travaux. Donc voter contre le rapport, ce serait un immense gâchi et ce serait mettre le couvercle sur ces 6 mois de travaux qui ont intéressé je crois les Français. C'est normal parce qu'on parle de leur argent sur des montants qui sont considérables. 4 milliards, c'est la moitié du budget du ministère de la culture.

Quand vous voyez qu'il y a 50 % du budget du ministère de la culture attribué à l'audiovisuel public, mais dans le même temps, vous avez que 4,5 [raclement de gorge] % attribués à la sauvegarde du patrimoine en danger. Et le patrimoine en danger, c'est 67000 monuments comme des des théâtres, des phares, des moulins, des églises rurales qui sont menacées de disparition. C'est aussi un/4 des monuments protégés qu'ils sont menacés de disparition. et vous avez que 4,5 % du budget du ministère de la culture qui est attribué à la sauvegarde de ce patrimoine contre 50 % du budget du ministère de la culture pour le visuel.

Donc voilà, ce serait faire preuve de responsabilité que peut pas exiger la transparence et ne pas l'appliquer au travail qui est fait sur cette transparence. Est-ce que on ne pourrait pas à la suite de cette histoire de de publication de rapport, est-ce que la première chose à faire, ça serait pas très simplement de supprimer cette histoire de de de règlement qui donc permet la publication d'un rapport qu'à partir du moment en fait où il y a l'approbation de la commission ? Euh je vous rappelle juste un historique qui me semble important. 2011, il y avait eu un rapport très intéressant sur le financement des syndicats mené par un un député centriste, Nicolas Peruchotud. rapport qui n'a pas été voté et donc du coup qui sera rendu public en 2036 et si votre rapport n'est pas voté par la commission, il sera public en 2051.

Donc voilà donc est-ce qu'il faut pas revenir sur cette loi ce règlement qui me semble être débile parce que l'argument c'est quoi pour pas publier enfin gen de ne pas voter c'est qu'on n'est pas d'accord avec le recensement qui a été fait. Non même pas parce que vous pouvez expliquer que vous n'êtes pas d'accord avec l'ensemble des recommandations qui figurent dans le rapport et dire voilà je je vote pour mais je suis pas forcément d'accord. Donc non euh monsieur Perin l'a rappelé, il y a eu qu'une seule qu'un seul [raclement de gorge] cas de commission d'enquête où le rapport n'a pas été publié, donc qui a fini par censurer l'intégralité des travaux.

C'était sur un sujet sensible de financement des syndicats. À l'évidence, et je le rappelais, c'est pas les travaux, c'est pas les auditions qui ont euh qui qui ont entraîné ce front anti commission d'enquête. Avant même que cette commission d'enquête démarre, il y a eu un front de de députés gauche et Macronix qui se sont opposés à la création même de cette commission d'enquête.

C'est la première fois et c'est très rare qu'une commission d'enquête d'un groupe d'opposition alors qu'il est tradition à l'Assemblée de toutes les laisser adopter que à quelques ça s'est joué à quelques voies près. Il y a eu un front colossal. Donc il faut pas euh s'étonner 6 mois après que ces mêmes députés euh socialistes et macronistes pour la plupart s'opposent à la publication du rapport alors qu'ils étaient les premiers à nous expliquer qu'il y avait rien à voir sur l'audiel public et que le seul fait de poser des questions à des dirigeants ou des journalistes de l'audis public était une forme d'attaque de l'état de droit.

Combien de personnes c'est les sensibilités macronistes et socialistes à l'intérieur de la commission d'enquête ? La commission d'enquête est proportionnelle au poids à l'assemblée. Donc vous avez un tiers de gauche, un/ers de Macronist et un/ers de droite.

Merci Charl l'oncle d'avoir été avec nous ce matin sur Sud Radio et puis bah on espère que ce que ce rapport sera publié pour que chacun puisse se faire une idée parce que c'est aussi le but de la publication d'un tel rapport. Merci à vous et nous on se retrouve dans un instant avec vous sur Sud Radio. 10h mid mettez radio.

Le 10h mid mettez-vous d'accord. Valérie Express. Voilà une émission un petit peu particulière mais passionnante.

On évoquait effectivement les travaux de de Charles à l'oncle et donc ce rapport sur la transparence de la de la vie publique. Enfin pas de la vie publique, qu'est-ce que je raconte ? [rires] Rapport service public sur l'audiovisuel public.

Du coup, vous avez des pression quand vous allez sur France info où on vous contrôle vos ce que vous dites Virginie Luet ? Non, on me contrôle pas. D'ailleurs, souvent ce que je dis, ils ne le savent pas à l'avance.

Enfin, en général, je prépare mes plateaux avec les rédacteurs en chef des tranches sur lesquelles je suis affectée. Moi, je rappelle que je suis éditorialiste, he je donc j'interviens selon les jours, selon les semaines à des horaires extrêmement différents et franchement, on ne m'a jamais fait l'ombre d'une observation et on ne m'a jamais contrôlé en aucune façon. Euh Brisocol, c'est un sujet, on l'a vu, qui passionne les Français. [raclement de gorge] Moi, encore une fois, on a entendu nos auditeurs dire qu'ils avaient suivi cette commission d'enquête.

Euh, ça vous surprend ou parce qu'à la fois, ils y sont attachés à leur audiovisuel public. Ils sont attachés au services public en général, les Français dans tous les services publics. Mais vous voyez bien qu'aujourd'hui, on est dans une situation très compliquée, c'est-à-dire que le le sujet numéro 1 des Français, c'est le pouvoir d'achat.

Euh et ce rapport semble souligner en fait des gabis financières dans l'utilisation de l'argent public dans le cadre d'un service public. C'est ça qui intéresse les Français aussi. Hier, il y a eu alors c'est c'est très intéressant parce que hier, il y a eu le rapport de la Cour des comptes sur le budget de l'État et les Français le savent.

Il y a eu une augmentation de l'endettement de l'État en fait c'est qui augmente beaucoup plus vite que la valeur de son patrimoine et ses actifs. Vous vous rendez compte ? On est aujourd'hui à plus de 2737 milliards d'euros de dette, c'est 115 % du PIB et c'est qu'il y a la Grèce, il y a l'Italie et il y a la France.

Donc les Français depuis le débat sur le budget, selon le débat du budget, depuis que François Berou avait mis en avant ait prêt à témoin les Français sur l'importance de l'endettement et de la dette, il y a une prise de conscience collective. On est dans un contexte international euh très difficile, un contexte national très difficile avec aucune marge de manœuvre euh budgétaire. Et les Français se disent "Mais nos services publics, on en a besoin mais on veut qu'il soit euh mieux utilisé, on veut qu'il soit on veut de la rationalisation.

On n'est pas contre, mais on veut on veut vraiment que l'État prenne ses responsabilités et que on puisse dégager à la fois euh des économies [raclement de gorge] et de l'efficacité parce que les Français disent on paye de plus en plus d'impôts et on a le sentiment que nos services publics sont de moins en moins efficaces et efficients. Donc donc là, il y a un vrai sujet et je pense que peut-être ce rapport dans le domaine de l'audiovisuel public soulligne ce sujet-là et on pourrait peut-être le souligner aussi dans le milieu hospitalier ou dans d'autres milieux. Donc c'est un sujet qui est évidemment politique.

C'est un sujet, on est à quelques mois de l'élection présidentielle et encore une fois je le répète, ce sujet de l'endettement, ce sujet du pouvoir d'achat sera une des thématiques de cette élection présidentielle. Ouais. Virginie, je voulais juste faire une une remarque.

Euh je me souviens qu'Emmanuel Macron lors de sa campagne en 2016, rappelons-nous bien 2016, nous sommes dans 2026, avait annoncé une grande réforme de l'État. Euh la grande réforme de l'État, elle se serait peut-être bien trouvée si elle avait justement consisté à voir où étaient les doublons, où étaient les dépenses inutile, où étaient les organisations ou les organismes totalement superflus. elle n'a jamais même été commencée.

Donc c'est dommage que cette réflexion qui traîne dans l'esprit des responsables politiques et dans l'esprit des Français depuis très très longtemps n'est jamais été amorcé de façon sérieuse. Certes, c'est difficile de dire il faut supprimer ça, il faut fermer ça, il faut faire c mais il y a un moment il faut que le le la l'administration de l'État porte un regard, j'allais dire efficace sur elle-même. Ouais.

Je crois que c'est un énorme angle mort, un énorme angle mort de la vie politique française, c'est l'évaluation de la dépense publique. On passe son temps à dépenser. On quand même rappeler qu'à peu près euh 40 milliards d'euros de plus de dépenses publiques par an depuis à peu près 10 ans.

Donc je veux dire c'est c'est de la folie furieuse et sans jamais aucune évaluation. Donc ça c'est vraiment effectivement très gênant. Et puis il faut dire aussi que euh effectivement en 2016 euh le candidat Macron nous avait dit qu'effectivement il allait réformer l'État.

Il y a absolument rien qui a été fait. En fait, il s'est mis exactement dans les mêmes pantoufles que les responsables politiques depuis 50 ans. Il y a absolument aucune aucune aucune réforme de fond, aucune réforme de structure.

Les rares fois, on a tenté de faire des économies, je pense évidemment à la réforme des retraites, on est revenu dessus. Donc, je veux dire, on n'est pas mieux embarqué aujourd'hui qu'on l'était il y a 10 ans. Pire, la situation s'est largement aggravée.

Alors même que les Français voi bien que ils sont assommés d'impôts, on voit bien que le taux de prélèvement obligatoire a encore monté. On voit bien que la dépense publique continue de monter. Donc, qu'est-ce qui se passe ? et bien [grognement] on est malheureusement dans une situation budgétaire extrêmement compliquée.

Il faut quand même rappeler que la parole publique c'est énormément affaiblie et ça c'est très grave parce que si les Français ne croient que le être élu c'est dire des choses, pardon, être en campagne c'est dire des choses et être élu c'est faire tout à fait autre chose, c'est très grave de ce que ça induit comme rapport entre les Français et leur classe politique. et jamais, il me semble, là je parle sous votre contrôle messieur, mais jamais le désamour ou la colère des Français vis-à-vis de de l'action politique, ce qu'ils appellent eux l'impuissance, n'a été aussi fort. Absolument.

Je On vous retrouve dans un instant. On va parler de différents sujets d'orthographe. Je sais pas si vous entendu Cécile Duflot, c'est discriminant l'orthographe.

Euh et puis Emmanuel Macron est la méthode Notredame pour l'industrie, pour nos pour nos usines. À tout de suite. 10h midi, mettez-vous d'accord.

Expert. Alors, nous avons plusieurs sujets encore sur le feu et alors moi ce matin, je vais commencer, c'est c'est Cécile Duflot qui était chez nos confrères de de BFM RMC. Écoutez ce qu'elle disait à propos de l'orthographe.

D'ailleurs, j'ai découvert à cette occasion qu'elle était chroniqueuse sur cette sur cette antenne. Écoutez ce qu'elle disait à propos de l'orthographe. C'est souvent absurde, il y a pas vraiment de raison mais c'est un puissant outil de distinction sociale et ça a même été créé pour ça.

On a fossilisé l'orthographe en en faisant une sorte de religion et c'est devenu un outil grâce à la dicté un outil de sélection scolaire. Finalement, on a sanctuarisé l'orthographe pour avoir un outil de sélection scolaire alors que en fait c'est sans doute l'orthographe le plus compliqué de toutes les langues. Alors, c'est ça ma pauvre dame, c'est compliqué.

Donc on va on va arrêter on va arrêter. Enfin, alors elle dit bien qu'elle était elle une ayat de de l'orthographe et qu'elle s'est rendue compte que c'était très discriminant. Bah, on a tout de suite Clara qui voulait réagir.

Bonjour Clara. Bonjour tout le monde. Bonjour.

Qu'est-ce que vous en pensez ? C'est grave ou c'est pas grave ? les d'orthographe.

Oui. Ouais, ça m'agavaille dans les ressources humaines. Ouais.

Et quand je reçois un CV, enfin, j'en reçois tous les jours et s'il y a énormément de fautes d'orthographe, c'est next. Ouais. Et non, c'est pas possible en fait.

Parfois dans les premières lignes et pour moi c'est clairement rédibitoire. C'est pas possible en fait. C'est c'est pas par élitisme mais parce que quand il y a des règles.

Non, il y a des règles dans la société. C'est euh voilà. Bon, donc vous vous dites ça vous choque aussi puis il y a l'aspect politique, c'est discriminant.

Sous-entendu, les pauvres font des fautes d'orthographe et les riches n'en font pas. Ce qui est totalement faux. Quand quand vous voyez les Bah oui, si quand vous voyez les parfois certains étudiants qui sont bac plus 3 4 voire plus, faire des fautes, ce que nous racontent les enseignants, ça peut être inquiétant.

Merci Clara d'avoir témoigné. Virginie. Oui, je suis tout à fait d'accord avec ce que vient de dire Clara.

Euh moi ce que je trouve discriminant, c'est la faute d'orthographe au contraire et que ceux qui ne font pas de fautes d'orthographe quand ils sont lus dans les CV, dans les interventions, dans les résumés, dans les petits rapports de stage qu'ils font, c'est ceux-là qui sont distingués. Ce qui est discriminant, c'est pas de de considérer qu'une faute d'orthographe, c'est discriminante. Non, ce qui est discriminant, c'est d'en faire.

Et ça, c'est discriminant pour ceux même qui les font. D'où qu'il viennent, d'où qu'ils soit. Quelqu'un qui lit un texte bourré de fort d'athographe aura tendance à ne pas y prêter attention et à ne pas suivre ce qui est dans le texte.

Ouais. Moi ce qui m'énerve c'est aussi la connotation politique qui est portée euh avec ça. C'est ce que vous allez dire.

Moi moi je suis nostalgique vous savez [grognement] de d'une gauche qui voulait pour l'ensemble des Français en fait le meilleur. J'ai relu récemment enfin j'ai vu le film récemment avec mes enfants La gloire de mon père. Écoutez, vous avez le père de Marcel Pagnol qui est professeur qui est, on va dire très très très très laïque, euh on pourrait dire de gauche aujourd'hui, qui veut le meilleur pour ses enfants et qui est intraitable sur l'orthographe, sur les mathématiques avec ses enfants.

Et quand j'entends des responsables politiques euh effectivement baignés dans l'espèce de relativisme général qui consiste à dire en gros il y a que le message qui compte, finalement la forme ne compte pas. Ça me mais rend hystérique. Je peux pas vous dire autre chose.

Ouais. Oui, on sait très bien qu'en politique la simplification mène à la à la démagogie. Et donc ceux qui utilisent la simplification euh en terme de communication politique, ce sont les démagogues don dans toute l'histoire politique, on a cela.

Mais on sait très bien que les mots ça aide évidemment à penser euh et ça aide aussi à se construire. Quand quand les jeunes, certains jeunes n n'ont pas assez de mots pour s'exprimer, ils utilisent la violence. Je veux dire, au-delà de l'orthographe, apprendre des mots, apprendre l'histoire des mots, c'est nécessaire dans son rapport à l'autre.

Et on peut pas simplifier. On peut pas simplifier. Sinon, on simplifie la pensée, on simplifie tout.

à un moment donné euh on on crée des gens qui n'ont plus aucune valeur, aucune référence culturelle sémantique et à ce moment-là, on pourra plus facilement les manipuler. Mais mais ça c'est c'est comme vous le disiez justement, c'est quand on a envie d'avoir une nation inspirante et et faire confiance à à sa jeunesse et à préparer sa jeunesse de demain, on on apprend d'abord à parler et à écrire. C'est le bé à bas.

Et on est exigeant. L'exigence euh c'est c'est une des valeurs de nos valeurs républicaines. Bien sûr, c'est Non mais elle dit c'est difficile.

Bah oui, c'est difficile mais enfin ça fait des enfin je sais pas c'est c'est un un renoncement agacé. Euh Bris, vous vouliez revenir vous sur les propos de d'Emmanuel Macron hier à propos des chantiers industriels. On va peut-être l'écouter puis vous pourrez [raclement de gorge] nous dire ce qui vous a ce qui vous a intéressé.

Au fond, je le disais au maire il y a quelques jours, c'est la méthode Notredame de Paris. C'est pas compliqué, c'est-à-dire un projet identifié, une chaîne de commandement clair, des gens à qui on rencontre et des délai records qu'on doit tenir. Et donc sur ces 150 grands projets, c'est plus de 70 milliards d'euros d'investissement, c'est 30000 emplois, c'est 63 départements concernés, c'est en quelque sorte les cathédrales industrielles de l'indépendance française.

Voilà. Et que se l'-il appliqué à lui-même ? m'redame de franchement non mais [rires] on peut être dur à Emmanuel Macron dans certains domaines maisonz-moi non mais on peut pas nous reprocher on peut pas nous reprocher d'être assez volontariste sur la la politique de réindustrialisation de la France et je trouve il était hier il était hier dans le département de l'allié où il est allé inaugurer la une mine de lithium d'une entreprise s'appelle l'entreprise Iméris qui va produire d'ici 2030 4000 tonnes je crois de de lithium comme pour équiper à peu près 700000 voitures électriques.

Je trouve que voilà, il faut que la France se réindustrialise et c'est vrai que les messages qui sont passés par Emmanuel Macron depuis depuis 2017. Non, mais il il ça se construit pas du jour au lendemain. C'est bien ce qu'il a dit, c'est que en fait il y a eu la loi de simplification qui a été votée.

Je vous le reconnais un peu tardivement. Ça a simplifié quoi ? Il y a un décret contentieux sur les projets stratégiques qui a été pris hier, qui a été signé hier.

Donc oui, il faut de la simplification. pour les projets industriels et pour les projets agricoles. Il faut que la France redevienne une nation aussi industrielle, qu'on ne reste pas qu'une nation de service.

Et ça et ça c'est le message que porte Emmanuel Macron depuis 2017 et je trouve moi assez positif. Alors ça s'est pas fait par Est-ce qu'il a été suivi des faits ? C'est ça la question en fait.

Les déclarations c'est très sympathique mais après-ain de modifier la législation ça prend du temps mais on peut pas dire c'est c'est nul. On peut pas dire c'est pas une bonne solution. Il faut qu'on on voit bien les sujets de souveraineté, souveraineté industrielle, souveraineté économique et cette souveraineté alimentaire.

On voit on voit notre dépendance encore euh aux énergies fossiles malheureusement, on voit les conséquences de la guerre au Proche-Orient euh sur notre pouvoir d'achat. Je pense que pense ce sera là aussi un des thèmes, la notion de souveraineté, la notion de réindustrialisation, c'est un des thèmes de cette campagne présidentielle qui s'annonce l'emploi. Et derrière, c'est l'emploi et c'est le pouvoir d'achat.

Il reste combien de temps avant la présidentielle ? Dis moi. C'est ça ?

Ouais. Oui. Non mais je c'est une question euh un peu ironique.

Si vous voulez vous parler de juste une petite parenthèse, hier je suis vieille donc j'ai des médicaments. Euh je suis allée à la pharmacie. Même les gens jeunes ont parfois besoin de médicaments, rassurez-vous.

Oui, mais et je suis allée chercher les médicaments. Trois des médicams, trois médicaments sont en rupture. Et la pharmacienne me dit "Ça fait un mois, je dis "Mais ça va revenir quand ?" B, on en sait rien.

On nen sait rien. Des médicaments importants pour le cœur et cetera. Enfin, c'est elle est où notre souveraineté ?

On on en est où ? ces pénuries de médicaments qui durent depuis des mois qui concernent parlé au moment de la COVID, vous vous souvenez, on beaucoup de réindustrialisation voilà notamment de l'industrie pharmaceutique. Non mais moi je veux bien qu'il simplifie mais enfin Benoît Perin ça doit vous faire sourire aussi vous qui on peut pas être contre ce mouvement on est contre la non application de ces paroles.

Non mais les causes de la désindustrialisation on les connaît. Un les entreprises effectivement sont pas assez robotisées. De il y a un coût du travail trop élevé. 3, il y a des impôts de production qui pénalisent considérablement la compétitivité de nos entreprises. 4, effectivement, il y a des normes délirantes.

Bon, on va pas évidemment euh on va pas pleurer parce que enfin quelqu'un s'attaque effectivement à un certain nombre de normes qui effectivement empoisonne la vie des entrepreneurs. Donc, c'est plutôt une bonne nouvelle. Effectivement, je ça fait des années qu'on parle de de de ces délais administratifs qui sont très importants.

Vous savez quand on veut implanter une usine en France, vous avez [grognement] plusieurs phases. Vous avez la phase amont, la constitution du dossier, l'instruction administrative, des études d'impact. Et l'instruction administrative, c'est à peu près 17 mois.

Enfin, c'est quelque chose d'absolument incroyable. Alors, vous l'avez dit, grâce à la loi industrie verte en 2023, ils ont tenté de réduire le délai et je crois que ça a plutôt bien marché, même si évidemment on n' pas beaucoup de recul par rapport à à cette loi, mais il est évident que si on veut réindustrialiser le pays, il va falloir lever un certain nombre de normes et encore une fois, il faut raccourcir au maximum les désinstruction parce que sinon on s'en sortira pas. Ouais. parce qu'il parle en particulier de la du de la norme écologique, le bilan écologique.

Bah bon courage hein pour euh pour ce pour pour aller contre moi je suis quand même je suis quand même pardon de le dire tout à fait euh scandalisé d'entendre un président qui est au pouvoir depuis presque 10 ans et qui répète des choses qu'il aurait peut-être pu mettre en pratique de façon plus efficace. Moi, je je veux bien, hein, qu'on dise tout ça. Je suis d'accord sur le fond, c'est une très bonne idée, mais qu'a-t-il fait de concret dans ce sens depuis toutes ces années ?

C'est la seule question que je me pose. Le reste euh franchement le message venant d'un émetteur aussi faible, euh je je je ça ne me percute pas en fait. Et le rôle de l'État, me semble-t-il, c'est d'aider les industries, c'est pas de leur mettre des bâtons dans les roues.

Non, mais c'est ce qu'il dit là. Là, il veut il veut les aider justement en disant enfin en Allemagne par exemple je parlais de 17 17 mois en France pour les ces fameux délis administratif. En Allemagne, c'est 9 mois, c'est 6 mois aux États-Unis.

Enfin, je veux dire par là que on fait vraiment tout me semble-t-il pour empêcher cette réindustrialisation. On peut se féliciter de cette mesure, mais enfin, elle est encore une fois extrêmement tend de cette incantation. C'est même pas une mesure, c'est une incantation. a été [rires] prè on va y revenir 0826 300 300 si vous voulez réagir allez à tout de suite.

Or Valérie Expert et nous sommes ensemble avec vous sur Sud Radio. Juste quand j'ai évoqué Cécile Duflot, j'ai oublié d'expliquer pourquoi elle avait parlé de ça, c'est que le ministre de l'éducation nationale a donné des consignes pour évaluer aussi l'orthographe et la grammaire. Donc c'est c'est en réaction à une décision un peu courageuse d'Edouard Gefrey qui qu'elle a réagi.

Il demande au prof de toutes les disciplines de préparer les élèves à ce retour de l'exigence. Donc voilà, quand on demande de l'exigence, la réponse c'est "C c'est trop dur, ma pauvre dame." Voilà.

Euh sur ce que sur peut-être euh euh Oui, on est tous un peu on vous a un peu cassé euh votre enthousiasme favocat de laalisation française et vous m'avez euh vous m'avez agressé tous là sur ce plateau. Vous êtes un peu vilain mais non mais c'est pas simple mais regardez à Dankerk, regardez euh que voilà dans l'est de la France, regardez au Creuseau, il s'est fait des choses et il se fait des choses la entre les collectivités locales avec l'État et avec le privé, on peut arriver à faire des choses. Alors, je suis d'accord avec vous.

Oui, il faut encore plus de simplification. Oui, il faut baisser les charges. Oui, il faut baisser les impôts de production.

Mais on y va. Je pense qu'on on a plus le choix aujourd'hui. Bien sinon la plus grande concurrence industrielle, elle est au sein de l'Union européenne.

On se rend pas compte, on parle beaucoup des États-Unis, on parle de la Chine. La plus grande concurrence fiscale et sociale à l'échelle de nos entreprises, elle se trouve au sein de l'Union européenne elle-même. Donc le sujet, il est aussi européen.

C'est si aujourd'hui les entreprises vont plutôt s'installer en Irlande, il y a une raison. Ou si on plutôt en Allemagne ou en Italie du Nord, il y a aussi une raison. Donc oui, il faut une harmonisation, je pense, à terme aussi des normes sociales et fiscales européennes.

Ouais. D'accord [grognement] avec vous ? Ouais.

Alors oui, mais on encore une fois, vous êtes peut-être plus patient que nous le sommes. [rires] Euh c'est peut-être une question de caractère, mais si vous voulez que c'est vrai que ce sont des problématiques dont on parle depuis 20 ans. Ouais, c'est ça.

Et c'est vraiment agaçant, il y a pas d'autres termes que de voir qu'en fait on agit de manière concrète pour le coup. C'est bien plus qu'agant que que depuis hier, quoi. Et et ça va concerner quel type d'usine, quel type d'industrie ? usine de de lithium, mais la majorité euh des aides qui vont être accordées par l'État et du soutien à l'État va concerner essentiellement des PME.

Il y a 150 projets. Sur les 150 projets, vous avez 50 % qui vont intéresser les PME et les ETI. Parce que c'est vrai que dans ce pays, on a toujours une vision de l'industrie à travers les groupes du CAC 40.

Oui. Alors qu'il y a le paysage industriel français est fait de bien sûr 75 % 75 % aujourd'hui de notre industrie est porté par les PME et les ETI et les Français ne s'y sont pas trompés. Dans le sondage qu'on a fait avec Frédéric il y a quelques quelques mois, les deux tiers de confiance des Français, ce sont un les chefs d'entreprise et de les maires.

Voilà. Et pourquoi ? parce que ce sont des gens qui travaillent dans la proximité dans le quotidien dans les territoires.

Vous savez que la majorité de l'industrie française est aujourd'hui dans les villes de moins de 25000 habitants. Ouais. Donc c'est important.

Enfin, on parle d'aménagement du territoire, ça rentre aussi dans le cadre de notre politique d'aménagement du territoire. Ouais. Il y a beaucoup beaucoup d'intérêt effectivement à réindustrialiser un pays.

Vous venez de le dire, les industries évidemment elles sont pas en centre-ville. Donc par définition, ce sont des bassins d'emploi qui servent enfin ils s'installent pardon dans des bassins d'emplois qui sont souvent ruraux. Donc ça crée de l'emploi dans des endroits où il y en a pas toujours.

Deuxièmement, dans l'industrie, vous savez, il y a des souvent des forts gains de productivité qui sont faits. Et quand on fait des gains de productivité, ben évidemment ça laisse de l'argent pour faire de l'innovation. dans l'industrie, vous avez des salaires qui sont plus importants que dans les services.

Enfin, je veux dire, on a tous intérêt effectivement à ce que la France se réindustrialise, mais on sait encore une fois que tant que vous ne touchez pas au coût du travail, tant que vous ne touchez pas aux normes, tant que vous touchez pas aux impros de production, il sera absolument impossible de réindustriiser corrigement. Je voudrais juste rappeler quelque chose qui à l'époque avait beaucoup frappé, dont vous vous souvenez probablement tous au moment du Covid. On s'était aperçu que les masque que disposait l'État venaient de Chine.

Après, on a eu des grandes déclarations, on nous a expliqué mais non pas du tout. Vous allez voir maintenant, on va les fabriquer en France. Alors, ma question c'est combien y a-t-il d'usines aujourd'hui qui fabriquent des masques en France ?

Et est-ce que ça suffirait s'il y avait une nouvelle crise sanitaire à équiper les Français ? Et ben, je vous fiche mon billet qui a pas eu grand-chose de fait. Hm hm.

Je Alors, votre coup de projecteur à vous Benoît Perin, ça concerne Alors, ça concerne une décision qui euh va être prise, en tout cas dont a parlé le ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche qui concerne ce qu'on appelle les droits différenciés euh dans les universités. Alors, l'université, c'est assez simple. Euh on sait bien que il y a deux dispositifs en gros pour les frais de scolarité.

Euh premier dispositif, ça s'applique aux étudiants français et donc de et de l'Union européenne avec des frais d'inscription euh assez réduit. La licence coûte 175 €, le master 250 € et le doctorat 380 €. Donc en fait la scolarité des étudiants euh de l'Union européenne et français est donc financée, vous vous en doutez bien, à 97 % par le contribuable.

Pourquoi ? Parce que un étudiant en France coûte 11500 €. Donc ça c'est le premier dispositif qui est qui est mis en place depuis depuis toujours et vous avez un deuxème dispositif qui a mis en été mis en place en 2019 qui sont en fait des tarifs qui sont euh ce qu'on appelle donc les tarifs différenciés pour les étudiants extraeuropéens, les étudiants suisses, les étudiants d'Andor, les étudiants de Monaco.

Et là on est sur des frais d'inscription qui sont multipliés par 15 par rapport aux frais d'inscription qu'on demande aux étudiants européens. Mais la difficulté donc la la bonne nouvelle en quelque sorte, c'est que du coup le contribuable est moins mis à contribution, même si on vient de le dire, le coût d'un étudiant étant de 11500 €. Même pour des étudiants extraeuropéens, euh c'est leurs frais de scolarité sont financés à 75 % par le contribuable.

Mais la difficulté, c'est que ce dispositif a été en quelque sorte largement dévoyé par beaucoup de présidents d'université qui en fait ont disposé de leur pouvoir. Le pouvoir est assez simple, c'est qu'ils ont le droit d'exonérer de frais d'inscription à peu près 10 % de leurs élèves. Et de quoi et comment ils ont utilisé ce pouvoir là ? en fait en exonérant justement ces étudiants extraeuropéens des droits importants qu'on est censé leur demander.

Résultat des courses, vous avez à peu près maintenant 80 % des étudiants qui sont extraeuropéens qui paient les mêmes droits que les étudiants français. Et donc le ministre de l'enseignement supérieur, de la recherche s'en est ému il y a quelques jours et il [grognement] a décidé de considérablement restreindre en fait c ce pouvoir discrétionnaire des présidents de l'université de telle manière que ce dispositif en fait permette euh naturellement d'engendrer à peu près 250 millions euh pour l'État et ça me semble pour le coup être une bonne nouvelle. Ouais, tout à fait.

Vous étiez au courant ? Vous aviez entendu parler ? Non, pas du tout.

Moi non mais moi je je l'avais entendu mais je je suis tout à fait favorable à ce genre de disposition et j'ajouterai même une chose c'est que euh quand nous on va faire des études ou que nos enfants vont faire des études à l'étranger, il ne bénéfient pas il ne bénéficient pas spécialement d'exonération. Donc nous notre système est extrêmement généreux mais il y a des générosités qui devraient être très réciproques ou en tout cas différencié quoi. Euh Virginie, vous aviez un coup de cœur ?

Vous aviez euh non pas de coup de cœur aujourd'hui. J'ai j'ai que des que des coups de frustration. Bon, allez-y.

Vous en avez un ? Non non non [rires] non. Je me suis fait engueuler.

C'est bon. Voilà. Voilà.

Oui. Non, pas du tout engueuler. Non, pas du tout.

Non [rires] non. Peut-être revenir sur ce chiffre ce matin. [raclement de gorge] 100 € dépensés par l'employeur, 5280 dans la poche du salarié.

La pression fiscale sur les salaires au plus haut depuis 10 ans au sein de l'OCDE. C'est un chiffre là aussi Bonoît Perin qui ne vous étonnera pas j'imagine. Non mais qui rend triste qui me rend triste parce que quand vous parlez aux employeurs, ils vous disent plus salarié, ça coûte une fortune payer plus et ensuite quand vous parlez au salariés vous disent "Mais en fait j'ai pas grand-chose dans ma poche." Et qu'est-ce qui explique cet écart, ces fameux 50 € ?

Euh c'est très simplement les charges sociales euh patronales et évidemment les charges sociales salariales. Et quand on se compare nos voisins européens, les charges sociales salariales sont pas on est dans la moyenne haute. En revanche, qui coûte très cher, c'est les charges sociales patronales.

Et qu'est-ce qu'on a dans les charges patronales ? Vous avez les éléments de protection sociale qu'on connaît tous he évidemment la retraite, la maladie, le chômage. Bon, tout ça, tout ça, on connait.

Mais ce qui est frappant, c'est que le travail finance aussi des politiques publiques, typiquement les politiques familiales, les politiques du logement, les financements des syndicats. Donc tout ça c'est financé en fait par le bulletin de paye de chaque salarié français. Et j'ajoute la dernière brique, c'est le remboursement de la dette sociale qui est aussi auquel participe aussi chacun des travailleurs français.

Donc vous voyez, il y a plein de politiques publiques qui reposent aujourd'hui sur le travail qui n'ont, me semble-t-il, rien à y faire. ça devrait relever de la logique de l'impôt et donc il faut absolument alléger les charges patronales et salariales des employés pour qu'ils aient plus dans la poche parce que le travail doit payer davantage. Vous vous rendez compte ?

Ce chiffre est quand même impressionnant. Oui, surtout qu'on a une vie professionnelle en France qui commence tard, qui s'arrête tôt et qui a globalement pas assez de gens qui travaillent pour supporter tous ses charge. Ouais, c'est un salarié célibataire sans enfant rémunéré au salaire moyen supporte en moyenne un ce qu'on appelle un coin fiscal de 35 % dans les 38 pays de de l'OCDE contre 34 % en 2024.

Donc en plus ça c'est c'est expliquer très simplement très simplement vous coûtez 100 à votre employeur le salarié en a 50 dans sa poche avant impôt. Voilà c'est aussi simple que ça. Donc vous voyez la la proportion est incroyable.

Il y a la moitié du coût du travail qui part en cotisation diverses et variées. Et c'est là où les français s'interrogent. On le voit bien, ils s'interrogent de savoir voilà on paye beaucoup d'impôts, c'est pas qu'on ne veut pas payer d'impôts, mais à quoi ça sert voilà est-ce que est-ce que notre système de santé est meilleur ?

Est-ce que le régalien, est-ce que le voilà la la police voilà protège plus ? Est-ce que l'école fonctionne mieux ? C'est ça le sujet aujourd'hui.

Est-ce qu'il y a assez de gens qui payent qui payent les impôts en France ? L'assiette fiscale est faite de telle façon que finalement l'impôt repose sur une faible quantité de personnes. Absolument.

Le sujet c'est à quoi servent ces impôts ? Cheric, [rires] un haut responsable fiscal me disait si chaque français savait où va son argent, ça serait les meutes. Donc le moins en ça, [rires] mieux on se porte.

Euh, nous allons pas pour la transparence vous hein. Si si, [rires] mais faut pré que révolution à ces risques et péril des gens qui dirent "Moi je ne paye plus si c'est comme ça ou alors je donne là mais pas là." Donc voilà, on en est euh nous allons recevoir nos Benedetti parce que on va parler de Camel Daoud bien sûr qui a été condamné.

Voilà, juste la question simple. Vail va-t-il bénéficier de la même solidarité ? Il y aura-t-il le même enthousiasme ?

Alors, il n'est pas en prison, bien sûr, mais l'affaire l'affaire continue. Puis on attend des réactions du du Kedoret peut-être aussi, non ? Euh, il y a un ministre étrangère, je me souviens plus comment il s'appelle.

Il est il est c'est barreau, c'est ça ? Ouais. Oui, j'ai connu son papa qui était très bien.

Jacques, la légende le dit, il a pleuré quand en 2002. Bon donc Camel Daoud effectivement pris quand même pris concours hein pris concours il écrivain enfin une figure. Voilà.

Bon et donc vous parlez de quoi d'autre ? Les carburants oui on parle des transporteurs mais les taxis que nous aimontant qui amènent nos invités à l'antenne euh non ils sont très touchés aussi. On va recevoir Nodine Daman qui est le président des taxis CFTC.

Venu en autobus et moi en vélo et moi en métro. Très bien. Voilà.

Et moi en voiture [rires] hybride cette président la CFTC. Il y a des taxis à la Confédération française des travailleurs chrétiens. C'est c'est formidable.

Et alors à la fin 13 14h avec Nicolas Pouvre Monti réalité les 10 mensonges euh qu'on nous raconte sur l'immigration. Si ce qu'il dit est vrai euh bah faut pas vouloir partir comme certains, va falloir se battre. Merci.

Merci à tous les trois d'avoir d'avoir été là ce matin et merci d'avoir été si nombreux à suivre l'émission avec Charla Loncle qui est à retrouver évidemment sur le replay de Sud Radio. Merci à vous. 10h midtez-vous d'accord.

Sud Radio. Parlons vrai.