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DébatNicolas Dupont-Aignan (sur YouTube)· 2 juillet 2015 44 minAutoproduitActualité / polémiqueEurope & internationalÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSolidarités & famille

Nicolas Dupont-Aignan invité de "Ça vous regarde" sur LCP

Source d'origine 2 locuteurs

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Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 27 %Attaque 50 %Défensif 23 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 85 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 4:49OuverteRéponse directe

    Marielle de Sarnez, pour rester sur le dossier franco-allemand, puisque les militants soutiennent ce peuple grec, soutiennent ce référendum, trouvent qu'il est utile et nécessaire. Et en même temps considèrent que François Hollande est soumis au diktat allemand. C'est votre point de vue ?

  • 6:47FerméeRéponse directe

    Nicolas Dupont-Aignan, on a un sondage exclusif à RIS Interactive pour LCP. Justement, la question a été posée aux Français. Diriez-vous que vous êtes prêt, ou tout à fait favorable, plutôt opposé à ce que la Grèce reste au sein de l'Europe ?

  • 9:58RelanceRéponse directe

    Mais pour vous, c'est la sortie de l'euro, qui est la condition sine qua non ?

  • 10:14OuverteRéponse directe

    Jacques Sapir, vous êtes d'accord avec cette analyse ?

  • 13:14OuverteRéponse directe

    Bernard Guetta, vous en pensez quoi ? Parce que là, on est sur un débat un petit peu fin sur la position de Tsipras qui, évidemment, tient tête à la BCE, à la Troïka.

  • 18:07OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous êtes inquiète pour la stabilité de notre pays ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 8:42InvitéChiffre
    « on a mis sur le dos du contribuable 40 milliards, 40 milliards, on savait pertinemment que cet argent n'allait pas aller aux Grecs. »
  • 8:50InvitéChiffre
    « il y en a 270 qui sont repartis vers les banques européennes. »
  • 9:09InvitéFait
    « La baisse des pensions. »
  • 24:43InvitéChiffre
    « les hydrocarbures elles représentent exactement 24% »
  • 25:56InvitéChiffre
    « ça revient entre 20 et 25% »
  • 30:52InvitéFait
    « le problème est l'ensemble des pays européens aujourd'hui »
  • 31:10InvitéFait
    « nous ne voudrions pas rester dans une monnaie commune avec des pays qui n'équilibrent pas leur budget »
  • 31:20InvitéFait
    « nous nous sommes serrés à la ceinture et on ne voit pas pourquoi les Grecs qui n'en ont pas fait autant »
  • 32:11InvitéFait
    « l'ensemble de la social démocratie européenne a essayé et a échoué »
  • 34:31InvitéFait
    « je suis contre les mesures d'austérité très difficiles »
  • 35:02InvitéFait
    « je pense que je suis optimiste, je n'ai pas encore décidé de mon vote »
  • 36:47InvitéFait
    « il faut commencer par effectivement réformer des réformes qui ne coûtent pas forcément très cher »
  • 36:50InvitéFait
    « l'établissement d'un cadastre »
  • 36:53InvitéFait
    « réduire la part de l'économie parallèle par rapport à l'économie officielle »
  • 37:05InvitéFait
    « ce que j'ai aperçu de monsieur Tsipras me fait dire que la suprématie de Talleyrand en tant que grand négociateur européen n'est pas menacée »
  • 38:20InvitéFait
    « la réalité c'est que chaque peuple a sa façon de vivre »
  • 38:53InvitéFait
    « on a créé une monnaie unique pour des peuples différents »
  • 39:21InvitéFait
    « c'est le début de la fin de la zone euro »

Temps de parole

  • Invité47 %
  • Présentateur20 %
  • ?14 %
  • Invité 212 %
  • Invité 33 %

≈ 41,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:03
Présentateur

Bonsoir à tous, ravis de vous retrouver dans Savourgarde. Asseyez-vous, voilà, je vais vous présenter mes invités dans quelques instants. On parle évidemment de la Grèce qui est au cœur de l'actualité. Les banques sont fermées depuis lundi, seuls des retraits sont autorisés jusqu'à 60 euros. Et puis les Grecs attendent évidemment ce référendum avec peut-être impatience, avec le oui qui monte dans les sondages, mais le non est toujours majoritaire ce soir. Et puis on va parler de ces tensions qui émergent entre la France, l'Allemagne, à propos de ce dossier grec sur le calendrier. François Hollande souhaite boucler l'affaire le plus vite possible.

Quant à Angela Merkel, elle souhaite attendre le résultat de ce référendum. Suspense, angoisse, parce qu'il y a deux discours ce soir, deux discours qui s'affrontent, qui s'entrechoquent. Il y a ceux qui disent que la crise grecque c'est pas grave, qu'on va pouvoir la surmonter, que ça ne représente que 2% de notre PIB. Et puis d'autres, d'autres qui expliquent que cette affaire grecque est le début du délitement de l'Union européenne. C'est un sujet éminemment sérieux. L'Union européenne qui n'a plus de cap, qui est à bout de souple. Il est un peu loin ce rêve européen dont on nous parlait il y a quelques années.

On va revenir évidemment sur ce référendum qui est peut-être une note d'espoir, disent certains, parce que ça remet le peuple au cœur du débat européen. On va faire le point en essayant évidemment de savoir ce qui peut se passer au cas où les Grecs disent non dimanche. Ça c'est un sujet important parce que le président Hollande a dit aujourd'hui bien qu'on rentrait dans l'inconnu, évidemment, si ces Grecs disent non. Lcp.fr, vous connaissez l'adresse évidemment. Lejd.fr, hashtag sévère, ça c'est pour les tweetos. Et vous avez déjà commencé à tweeter en 140 signes. Et puis notre page Facebook, vous pouvez liker et nous faire partager vos commentaires. Nicolas Dupont-Aignan, bonsoir. Bonsoir.

Vous êtes député maire d'Hier, député non inscrit dans l'Essonne. Vous êtes le président du parti Debout la France. Je présente votre livre parce que tous les invités parlent de l'Europe. Et vous avez écrit ce livre, Les voleurs de la République. Ça c'est ce livre qui est sorti, mais je voudrais voir l'autre. L'euro, les banquiers et la mondialisation, l'armac du siècle. Réveillons-nous. Celui-ci était sorti aux éditions du Rocher. On vous écoutera sur ce dossier grec. Marielle de Sarnès, bonsoir. Vous êtes député européen groupe Allianz des démocrates et des libéraux, vice-présidente du MoDem. Votre livre, L'urgence européenne, le titre est pour le moins d'actualité.

Édition Tadé, il était sorti en 2014. Merci d'être avec nous. Bernard Guetta est à vos côtés. Journaliste, chroniqueur chez nos confrères d'Inter, mais aussi de Libé. Plus maintenant, mais on vous a lu dans les collègues

2:24
Locuteur

de

2:24
Présentateur

Libé. Et puis vous avez consacré ce matin encore, parce que vous consacrez régulièrement des chroniques, ce matin encore sur Inter, une chronique à la Grèce, aux jeux dangereux de l'Allemagne, mais aussi des incohérences d'Alexis Stipras. On y reviendra. Intime conviction. Comment je suis devenu européen ? Moi qui parlais de ce rêve européen, il était sorti au seuil. Jacques Sapir est avec nous. Bonsoir. Économiste, directeur d'études à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales. Et votre livre qui avait fait beaucoup de bruit à l'époque. Faut-il sortir de l'euro au seuil ? Vous parlez, vous, d'un geste gaullien en parlant de ce référendum. On en parlera avec vous dans quelques instants.

D'abord, pour revenir à l'actualité française, parce que ça fait écho évidemment, cette crise grecque au débat français. Il

3:04
Locuteur

y

3:04
Présentateur

a une manifestation actuellement sur la place de la Bastille, avec le parti de gauche, mais aussi des syndicats qui se sont réunis. Et nous sommes, et vous la découvrez en direct avec Elsa Mondin-Gava. Quelle est l'ambiance ce soir de ces citoyens, de ces militants réunis à la place de la Bastille ?

3:23
Locuteur

Alors,

3:24
Invité

les manifestants sont partis de la place de la Bastille il y a une petite heure. Et les voici, ils arrivent. Ils sont derrière moi. Là, nous sommes à la place de la République, donc à un kilomètre de la place de la Bastille. Nous avons croisé des représentants du parti Syriza en France, des Grecs, mais aussi des Français, des Français qui veulent apporter leur soutien au peuple grec. Tous ont crié un mot d'ordre, résistance avec le peuple grec. C'est le message qu'ils ont fait passer sur le trajet. Il y a aussi, comme vous l'avez dit, des organisations syndicales. Philippe Martinez pour la CGT, Jean-Claude Mailly pour Force Ouvrière. Et aussi des personnages politiques.

On a vu Jean-Luc Mélenchon, mais on a aussi vu le porte-parole des Verts, Julien Bayou. Et aussi des membres du Parti Socialiste. Alors attention, pas n'importe lesquels, puisque c'était uniquement des frondeurs du Parti Socialiste. Et ces politiques, ils ont un seul message. C'est un message de soutien envers Alexis Tsipras. Ils sont tout à fait d'accord avec le dirigeant grec d'avoir organisé ce référendum qui aura lieu dimanche. Et tous sont très critiques vis-à-vis de François Hollande. Ils reprochent au président Hollande d'avoir cédé à la position très intransigeante de la chancelière allemande, Angela Merkel.

4:31
Présentateur

Merci Elsa Manda-Gavin. Vous êtes entre la place de la République et la place de la Bastille, parce que la manifestation a bougé. On a vu Jean-Luc Mélenchon, l'île moine de Noc, qui a claqué la porte du PS et qui est parti créer son mouvement. Marielle de Sarnez, pour rester sur le dossier franco-allemand, puisque les militants soutiennent ce peuple grec, soutiennent ce référendum, trouvent qu'il est utile et nécessaire. Et en même temps considèrent que François Hollande est soumis au diktat allemand. C'est votre point de vue ?

4:57
Invité

J'ai envie de regarder les choses un peu différemment, si vous voulez bien. Je pense qu'il y

5:02
Locuteur

a

5:02
Invité

une absence de politique européenne sur cette question de la Grèce, qui est concernante, et c'est quelqu'un qui croit à l'Europe, qui vous le dit. C'est-à-dire qu'au fond, on voit bien les malentendus, ils sont immenses, parce que Tsipras, il va grosso modo être obligé de faire quand même demain pour son pays le contraire de

5:19
Locuteur

ce

5:19
Invité

qu'il leur a promis à ses électeurs, ce qui pose quand même un problème fondamental en politique. Demain, c'est lundi prochain.

5:24
Locuteur

Je dis demain, après demain, de toute façon, c'est comme ça.

5:27
Invité

Je veux dire, en même temps, la gouvernance de l'Europe sur cette question a été absente, mauvaise. Quand Christine Lagarde a dit à Tsipras qu'il faudrait qu

5:35
Locuteur

'il y ait

5:35
Invité

des adultes dans la pièce, moi je dis qu'il aurait fallu qu

5:37
Locuteur

'il y ait

5:37
Invité

des adultes des deux côtés. Ça,

5:39
Locuteur

c'est

5:39
Invité

le

5:39
Locuteur

FMI. Il aurait

5:39
Invité

fallu qu'on sache qui était là au nom de l'Europe. Et on voit bien d'ailleurs que pour moi, la seule institution qui a à peu près bien fait le job, c'est la BCE, parce que Draghi, il prend ses décisions, il a l'autorité pour le faire, et il le fait. Donc je considère qu

5:53
Locuteur

'il

5:54
Invité

y a eu absence et il y a absence de volonté politique, que si on a clairement la volonté politique, et moi je me place de ce point de vue-là, qu'il faut que la Grèce reste dans l'Europe,

6:03
Locuteur

qu

6:04
Invité

'il faut qu'on exerce cette solidarité, que l'Europe c'est ça. Moi, je crois à l'Europe et je fais l'Europe pour cette raison-là. Eh bien, il faut à ce moment-là que des deux côtés de la table, on dise, ben voilà, on veut vraiment y arriver, ça ne sera peut-être pas un chemin facile, on ne se raconte pas d'histoire, on dit au peuple ce sur quoi on est d'accord. Vous avez bien vu l'opacité absolue des débats et des discussions, absolue, les peuples

6:26
Locuteur

européens,

6:26
Invité

ça leur passe au-dessus de la tête. Si je vous décrypte bien, vous dites, il faut qu'on soit solidaires, ça veut dire quoi

6:31
Locuteur

?

6:31
Invité

On partage la dette grecque

6:33
Présentateur

? On dit aux

6:33
Locuteur

Français, aux Allemands ? Je vais vous dire ce

6:35
Invité

que je crois. Je pense qu'on peut restructurer la dette si le pays se met à se réformer et que les deux sont liés. Et qu'en tous les cas, c'est absolument ce pourquoi j'essaierai de me battre jusqu'au bout, pour que ça marche.

6:47
Présentateur

Nicolas Dupornier, on a un sondage exclusif à RIS Interactive pour LCP. Justement, la question a été posée aux Français. Il y a plusieurs questions qui font d'ailleurs écho à ce que vous dites. On va découvrir ces sondages. Justement, sur le rapport aux Français et le regard un peu consterné que vous aviez, vous êtes dans quel état d'esprit ? Voilà, on le découvre. Diriez-vous que vous êtes prêt, ou tout à fait favorable, plutôt opposé à ce que la Grèce reste au sein de l'Europe ? Favorable à 68% et opposé à 28%. Donc les Français, dans un premier temps, sont favorables, en tout cas dans ce sondage, à ce que la Grèce reste au sein de l'Union. Est-ce que c'est votre

7:21
Locuteur

choix ? De l'Union ou de la zone euro ? De l'Union. C'est la question posée à l'Union, parce qu'il y a le débat de la

7:24
Présentateur

zone euro, qui entraînerait éventuellement, ça c'est un débat de droit, une sortie de l'Union.

7:29
Locuteur

On ne peut

7:29
Invité

pas sortir de

7:30
Locuteur

la zone euro,

7:30
Invité

ça n'est pas prévu dans les traités.

7:31
Locuteur

On doit sortir de

7:32
Présentateur

l'Europe pour sortir de l'Europe. Vous êtes dans quel état d'esprit ce soir, vous Nicolas Dupont-Union ?

7:35
Locuteur

Vous

7:35
Présentateur

êtes en campagne régionale ? Non mais c'est pas la question. Non mais c'est important les Français, vous en parlez de ce dossier ou pas ? Mais

7:40
Invité

d'abord, moi je constate que tous ceux qui se plaignent du manque d'Europe, de ce qui ne va pas, ont signé tous ces traités, qui ont créé ce monstre.

7:50
Locuteur

C

7:50
Invité

'est extraordinaire. Ils ont signé tout ça. Ça fait 20 ans qu'on leur dit, et Philippe Séguin l'a dit dans cet hémicycle à l'Assemblée nationale, que ça ne pouvait pas marcher. Ça ne marche pas. C'est l'échec total de Schengen avec les migrants. C'est l'échec total de l'euro qui n'est pas adapté à des économies différentes. Et cet échec de l'Union européenne, pas de l'Europe, de l'Union européenne telle qu'elle a été construite, de cette union-là, est en train de discréditer l'idéal européen de fraternité, de paix qui est naturelle et nécessaire. Et le drame dans cette affaire, c'est que ce sont quand même ceux qui ont approuvé tout depuis des années, qui ont pris la dette des banques.

Moi je voudrais dire aux Français qui nous écoutent, qu'en 2010, ils peuvent regarder sur Internet, 2011-2012, dans cet hémicycle à l'Assemblée nationale, j'ai prévenu que c'était une pure folie de récupérer la dette des banques, qu'il fallait laisser les banques se débrouiller avec les créances, et on a mis sur le dos du contribuable 40 milliards, 40 milliards, on savait pertinemment que cet argent n'allait pas aller aux Grecs.

8:50
Locuteur

On

8:50
Invité

accuse les Grecs, mais cet argent, les 310 milliards qui ont été versés, il y en a 270 qui sont repartis vers les banques européennes. Donc les banques européennes se sont tirées de l'affaire, ont mis la charge sur le contribuable, et après, les dirigeants européens ont mis en œuvre un remède de cheval

9:05
Locuteur

qui

9:06
Invité

a tué ce pays, avec qui il

9:08
Locuteur

y

9:08
Invité

a ses torts bien sûr, mais qui l'a tué. La baisse des pensions. Mais qui l'a tué parce qu'on a fait ce qu'on a fait avec l'Allemagne

9:14
Locuteur

avant. On ne peut pas aller plus loin dans la réforme. Excusez-moi,

9:15
Invité

on a fait ce qu'on a fait avec l'Allemagne dans l'entre-deux-guerres, c'est-à-dire on a imposé une cure d'austérité absurde, même le FMI a reconnu qu

9:24
Locuteur

'il

9:24
Invité

s'était trompé, et on a créé de la dette, ce qui fait qu'aujourd'hui, l'ardoise, elle est pour les contribuables allemands-français, que les Grecs ont souffert, et que la seule solution pour se sortir de là, c'est la sortie de l'euro de ce pays, pour qu'il ait une monnaie beaucoup plus souple, beaucoup moins chère, et qu

9:40
Locuteur

'il

9:40
Invité

puisse retrouver la capacité de produire. Tout le reste, c'est la littérature. Et j'aimerais que, dans cette affaire, on arrête d'annonner des thèmes, l'Europe, l'Europe,

9:48
Locuteur

l

9:48
Invité

'Europe, ça ne veut rien dire. On peut être dans l'Europe sans être dans l'euro. Il y a dix pays qui marchent très bien, qui ne sont pas dans l'euro et qui sont dans l'Europe. On peut concevoir une Europe différente. Est

9:58
Locuteur

-ce qu'il y a des options

9:58
Présentateur

? Mais pour vous, c'est la sortie de l'euro, qui est la condition

10:02
Locuteur

sine

10:02
Invité

qua non ? La

10:03
Locuteur

crise

10:03
Invité

sine qua non pour que les Grecs retrouvent leur dignité, puissent produire chez eux, puissent s'en sortir et peut-être nous rembourser une petite partie,

10:11
Locuteur

s

10:11
Invité

'ils ont la capacité de retrouver leur dignité

10:12
Locuteur

et leur productivité. Jacques Sartre, vous êtes d'accord

10:14
Présentateur

avec cette analyse ? Il n

10:15
Locuteur

'y

10:15
Présentateur

a pas d'issue. Ça veut dire que là, on s'achemine vers probablement un non. Je ne présage de rien. Les électeurs sont souverains. Il y aura un vote. De toute façon, quoi qu'il arrive, oui ou non, dimanche prochain, inéluctablement, la Grèce sort de l'Union ? Non. Et reprend sa monnaie

10:30
Locuteur

?

10:30
Invité

Le

10:30
Locuteur

réel problème... C'est ce que dit Nicolas Dupont-Unihan. Il n'y a pas dix-huit.

10:33
Invité

Le problème est le suivant. Si on veut que la Grèce reste dans la zone euro, je ne parle pas de l'Europe. D'ailleurs, c'est faux de dire que c'est la question de l'Europe qui est posée. Ce

10:43
Locuteur

n'est

10:43
Invité

même pas la question de la zone euro.

10:44
Locuteur

C

10:44
Invité

'est en réalité la question simplement du plan d'austérité. Mais si on veut que la Grèce reste dans la zone euro et qu'elle ne reste pas simplement pour le mois d'août, pour le mois de septembre, et qu'elle reste pour le mois d'octobre, etc. Durablement. Durablement. Il faudra non seulement faire une restructuration de la dette, mais il faudra aussi apporter des investissements considérables à la Grèce pendant une période de 7 à 10 ans. Vous allez faire hurler certains qui disent «

11:09
Locuteur

Aujourd

11:09
Invité

'hui, on a donné 200

11:10
Locuteur

milliards d'euros...

11:11
Invité

» Ou alors, l'autre solution,

11:14
Locuteur

c

11:15
Invité

'est de laisser la Grèce sortir de l'euro et déprécier sa monnaie. On a fait les calculs, on sait très bien où on va. On sait que le gouvernement grec, ayant déjà un équilibre budgétaire primaire, c'est-à-dire que si on met de côté la question de la dette,

11:30
Locuteur

il

11:30
Invité

n

11:30
Locuteur

'a

11:30
Invité

pas besoin d'argent. Ils ont fait des

11:31
Locuteur

efforts. Ils ont fait des efforts.

11:33
Invité

Ils ont fait des efforts. Sachant que le gouvernement grec a proposé

11:36
Locuteur

un

11:36
Invité

plan fiscal qui est extrêmement ambitieux, qui va même très au-delà de ce qui était demandé et qui,

11:43
Locuteur

d

11:43
Invité

'ailleurs, chose amusante, a été refusé par l'Eurogroupe, justement parce qu'il touchait les plus riches. Je passe là-dessus. Bien. Tout ceci est connu. D'ailleurs, quand vous dites que les gens ne sont pas au courant, en réalité, si, car chaque fois qu'il y a de nouvelles propositions du gouvernement grec, elles sont immédiatement publiées par le ministère des Finances. Excusez-moi, moi, je les ai. Alors, vous ne les avez peut-être pas, mais moi, je les ai. Je les ai traduites en anglais et je les ai traduites en français. Donc, on connaît très bien les positions du

12:10
Locuteur

gouvernement grec.

12:10
Invité

Pas le grand public,

12:11
Locuteur

c'est vrai que

12:11
Invité

ça n

12:11
Locuteur

'a pas rien. Non, non, attendez. Monsieur, ça

12:13
Invité

n'a pas

12:13
Locuteur

rien. C'est très

12:13
Invité

privilégié. L'opinion publique auquel,

12:15
Locuteur

elle n'a absolument pas l'étonnant, elle est d'aboutissant. Mais justement, parce qu'on est

12:19
Invité

en face d'une

12:20
Locuteur

propagande

12:21
Invité

absolument

12:22
Locuteur

terrifiante.

12:23
Invité

Un peuple humilié, c'est ce que dit Tsipras. Non, absolument, mais il y a surtout une propagande absolument terrifiante, à la fois des organes des médias grecs, d'une partie des médias grecs, mais surtout des médias européens, qui n'arrêtent pas de déformer la position du gouvernement grec. Écoutez, moi, je suis sur

12:37
Locuteur

Twitter. On ne l'entend pas. Mais si, on l'entend très bien. Je viens

12:39
Invité

vous croire. Moi, je suis sur Twitter et ça fait grosso modo dix jours

12:44
Locuteur

que

12:44
Invité

les gens qui me contactent sur Twitter me disent « Mais,

12:47
Locuteur

ils

12:47
Invité

capitulent. » Je dis « Non, ils disent toujours la même chose. Je suis prêt à faire des concessions, mais à la condition d'avoir un engagement écrit de la part de l'Eurogroupe sur le traitement de la dette. »

13:00
Locuteur

Il

13:00
Invité

l'avait dit il y a maintenant un mois. Il ne cesse de le répéter. On ne l'écoute pas et on ne veut pas l'écouter. Et c'est ça qui est grave. Et c'est ça qui a provoqué, en réalité, la rupture entre l'Eurogroupe

13:12
Présentateur

et M. Tsipras. Daner Guetta, vous en pensez quoi ? Parce que là, on est sur un débat un petit peu fin sur la position de Tsipras qui, évidemment, tient tête. à la BCE, à la Troïka.

13:22
Locuteur

Vous n'avez pas

13:22
Présentateur

dit ça ce matin. Vous dites comme il fait un pas de deux. D'un côté, il dit « Il faut appeler à voter oui à ce référendum.

13:27
Locuteur

»

13:27
Présentateur

Un petit peu

13:28
Locuteur

plus tard, il...

13:28
Invité

Non,

13:28
Locuteur

il

13:28
Invité

faut appeler à

13:29
Présentateur

voter non. Non, mais il a dans un premier temps hésité. Il y

13:31
Locuteur

a

13:31
Présentateur

eu un moment de flottement. Comment vous expliquez

13:32
Locuteur

? Il a simplement

13:33
Invité

gardé...

13:34
Locuteur

Il

13:34
Invité

a supprimé le référendum.

13:35
Locuteur

Non, mais bien sûr, bien sûr, bien sûr. Il dit dès le départ... C'est moins confusé.

13:39
Invité

Non,

13:39
Locuteur

mais

13:39
Invité

attendez. Il dit dès le départ. S'il y a un accord, si l'Eurogroupe se décidait...

13:44
Locuteur

Mais

13:44
Invité

ça flotte quand même.

13:45
Locuteur

Non, non, mais

13:45
Invité

pourquoi ? Parce que sa position, c'est toujours la suivante. C'est, s'il y a un accord avec l'Eurogroupe, très bien,

13:51
Locuteur

à

13:51
Invité

ce moment-là, le référendum n'a plus de raison d'être. Quelle est la raison du référendum

13:56
Locuteur

?

13:57
Invité

C'est en réalité le fait que l'Eurogroupe et Tsipras, et le gouvernement grec, ne sont pas d'accord. S'ils tombent sur un accord, il n'y a plus de raison à ce référendum. Mais comme on n'a pas cet accord, eh bien, on ira jusqu'au référendum. Vous en pensez quoi,

14:12
Locuteur

cette

14:12
Présentateur

situation ?

14:13
Invité

Bon, écoutez, laissons le passé, même le passé d'hier, de côté. Parce que la situation est suffisamment grave pour qu'on regarde devant nous et pas derrière nous. Si on regarde devant nous, je pense, pour ma part, qu'un pays qui importe une très grande partie, pour ne pas dire l'essentiel, de ses besoins, un pays dont l'industrie...

14:37
Locuteur

Bernard Guetta, est-ce que vous savez quel est le

14:40
Invité

compte courant ? Est-ce que vous savez quelle est la situation du compte courant grec

14:43
Locuteur

? Mon

14:44
Invité

cher monsieur le professeur, je ne vous ai pas interrompu

14:46
Locuteur

pendant 50 minutes. Non, mais là, vous êtes

14:47
Invité

en train de dire une énormité,

14:49
Locuteur

et je ne peux pas laisser passer. Alors,

14:51
Présentateur

gardez bien l'énormité et vous la reprendrez.

14:53
Locuteur

Vous me corrigerez ensuite avec votre

14:55
Invité

autorité. Ce n

14:56
Locuteur

'est

14:56
Invité

pas mon autorité,

14:57
Locuteur

c

14:57
Invité

'est simplement... Non,

14:58
Locuteur

non,

14:58
Invité

avec votre science, pardonnez-moi. Mais non. Irréputable.

15:01
Locuteur

Mais

15:01
Invité

non,

15:01
Locuteur

c

15:01
Invité

'est simplement...

15:02
Locuteur

Terminez, Bernard

15:03
Invité

Guetta.

15:04
Locuteur

Je

15:05
Invité

reprends donc un pays qui importe une très grande partie, pour ne pas dire l'essentiel, de ses besoins les plus importants, un pays dont l'industrie nationale est extraordinairement faible, un pays qui dépend évidemment considérablement de ses importations, donc, et qui a une dette colossale, on peut discuter pendant des heures sur les raisons de cette dette, mais elle est là, la dette.

15:36
Locuteur

300

15:36
Invité

milliards d'euros. Elle est là, la dette, aujourd'hui. Bon. Ne peut pas, ne peut simplement pas

15:41
Locuteur

supporter

15:44
Invité

une monnaie dont la valeur serait au moins de moitié inférieure à celle de l'euro aujourd'hui. C'est le premier point. Le deuxième point. Le deuxième point, c'est qu'en admettant qu'il y ait une victoire du nom dimanche soir, ce qui est évidemment extraordinairement possible, pour ne pas dire probable, je n'en sais rien, mais enfin, en tout cas, c'est une hypothèse qui est sur la table. Le peuple peut être au créancier. En admettant qu'il y

16:10
Locuteur

ait

16:10
Invité

une victoire du nom, il est évident, parce que l'Europe n'est pas une entité globale. Dans l'Europe, comme sur les échiquiers nationaux, il y a des gauches, il y a des droites, il y a des extrêmes gauches, il y

16:23
Locuteur

a

16:23
Invité

des extrêmes gauches, il y a des forces politiques différentes, il y a aussi des forces économiques différentes, etc. Je vous fiche mon biais que les droites européennes ne voudraient pas, après un nom dimanche soir au référendum, faciliter la tâche à M. Tsipras, et essayeront donc, et essayeront donc par tous les moyens, soit de refuser tout compromis, soit de proposer un compromis, voire d'imposer un

16:51
Locuteur

compromis,

16:52
Invité

un compromis à des conditions, à des conditions encore plus draconiennes qu'aujourd'hui. M. Dupont-Aignan, juste une seconde. Ça signifie, ça signifie

17:01
Locuteur

que

17:01
Invité

s'il y a victoire du nom, je ne dis pas que je désapprouve le nom, je dis s'il y a victoire du nom, ce fait objectif.

17:07
Locuteur

On

17:08
Invité

entre, François Hollande vient de dire, en terre inconnue, moi je dirais qu'on entre dans une période de secousse extraordinairement inquiétante, non seulement pour la zone euro, mais pour l'ensemble de l'Union européenne, parce que l'Union se transformera inéluctablement en ce moment-là, en une foire d'empoigne politique, entre

17:32
Locuteur

les

17:34
Invité

gens qui diront, vous voyez bien qu'il faut plus d'autorité, d'austérité, pardon, et

17:40
Locuteur

plus

17:40
Invité

de rigueur dans l'application de l'austérité, et ceux qui diront, vous voyez bien où nous a mené votre austérité de psychorigides.

17:50
Locuteur

Et à ce moment

17:50
Invité

-là, l'Union européenne sera très fortement et violemment secours.

17:53
Présentateur

Ceux qui nous regardent, certains s'interrogent, et beaucoup s'interrogent quand on parle avec eux de ce dossier, se disent, mais attendez, on nous dit ici en France qu'on n'a rien à craindre, que c'est très absorbable, c'est 2% du PIB, c'est ce qu'a dit Manuel Valls, dormez en paix, chers citoyens. Moi j'entends quand même des discours alarmistes,

18:07
Locuteur

inquiétants.

18:07
Invité

Est

18:08
Locuteur

-ce

18:08
Présentateur

que vous êtes inquiète

18:09
Invité

pour

18:10
Locuteur

la

18:10
Invité

stabilité de

18:11
Locuteur

notre pays ? Je suis

18:11
Invité

inquiète pour les Grecs, je ne

18:12
Locuteur

suis

18:12
Invité

pas du tout comme les deux personnes qui sont en face de nous, à penser qu'il suffirait qu'ils sortent de l'euro pour que tout aille bien en Grèce. C'est vraiment raconter des histoires, et je ne le crois absolument

18:21
Locuteur

pas qu'on ne va pas. La

18:22
Invité

Grèce, elle a son boulot à faire, parce que ça fait, elle avait été à décharge de Tsipras. Il a trouvé un état du pays qui n'était pas un très bon état, ça fait quand même 30 ans qu'on accumule corruption en tout genre, népotisme, une mauvaise gestion, il n

18:37
Locuteur

'y a

18:37
Invité

pas d'État,

18:38
Locuteur

il

18:38
Invité

n

18:38
Locuteur

'y a

18:38
Invité

pas de fiscalité,

18:39
Locuteur

il

18:39
Invité

n

18:39
Locuteur

'y a

18:39
Invité

pas de cadastre, enfin, ça ne date pas d'aujourd'hui. Donc la Grèce, elle a ses propres efforts de réforme à porter.

18:47
Locuteur

C'est

18:47
Invité

une erreur originelle d'avoir fait rentrer

18:48
Locuteur

les Grecs sans refaire l'histoire. Maintenant ils sont

18:51
Invité

là, moi j'aimerais bien qu'on avance, je suis plutôt du côté constructif que

18:55
Locuteur

l

18:55
Invité

'inverse. Les

18:56
Locuteur

réformes structurelles, on leur impose

18:57
Invité

? Si le oui l'emportait, par exemple, si le oui l'emportait, je pense que là pour le coup, ça mettrait, c'est un paradoxe, mais ça mettrait Tsipras en position de renégocier à ce nombre de choses. Alors que si c'était le nom qu'il a emporté, il y a tellement de chefs d'État et de gouvernement

19:10
Locuteur

qui attendent qu

19:11
Invité

'une seule chose, c'est de dire au revoir à la Grèce, et c

19:14
Locuteur

'est ça moi que je

19:15
Invité

conteste. Et c

19:16
Locuteur

'est

19:16
Invité

ça, moi je voudrais aider la Grèce. Et c'est pour ça qu'il faudrait qu

19:20
Locuteur

'on nous écoute. C'est

19:21
Présentateur

le descendre de

19:21
Locuteur

l

19:21
Présentateur

'Allemagne ? Mais pas

19:22
Locuteur

seulement de l'Allemagne, surtout de l'Espagne. L'Espagne, à

19:27
Invité

cause de Podemos, sont les pays baltes, sont les pays du nord de l'Europe. Moi

19:31
Locuteur

j'ai vu à cette année la

19:33
Invité

Finlande terriblement. Et donc, il y a comme ça des gens qui n'espèrent

19:37
Locuteur

qu'une seule

19:37
Invité

chose. C'est que Tsipras trébuche pour lui dire au revoir. Moi j'ai pas envie de ça. C

19:42
Locuteur

'est pour

19:43
Invité

ça que

19:43
Locuteur

je

19:43
Invité

dis qu'il faut prendre les choses autrement.

19:44
Présentateur

On n'a pas répondu sur les banques.

19:46
Locuteur

Ce

19:46
Invité

qui est extraordinaire, c'est qu'on a l'impression que Tsipras a hérité d'une situation magnifique, que finalement

19:54
Locuteur

l'austérité n'a pas été si difficile. Non,

19:56
Invité

je finis. Et qu

19:57
Locuteur

'il

19:58
Invité

précipite le chaos.

19:59
Locuteur

C

19:59
Invité

'est l'inverse. C'est qu'il a hérité d'une situation dramatique de par la faute des dirigeants européens.

20:05
Locuteur

Et les fautes d'aussi. Je ne vous ai pas interrompu.

20:09
Invité

J'ai essayé d'écouter ce que vous avez dit. Si on peut se respecter là-dessus. La faute des dirigeants européens qui ont mis en place la pire erreur de politique économique depuis la fin de la guerre. Je rappelle que l'Allemagne, Madame Merkel,

20:23
Locuteur

a

20:24
Invité

bien eu la chance que les alliés à la fin de la guerre aient tiré les leçons des erreurs tragiques de l'entre-deux-guerres pour annuler la moitié de la dette. C'est ce que dit Thomas Piketty il

20:33
Locuteur

y a quelques semaines

20:33
Présentateur

dans une interview. Pour

20:34
Invité

annuler la moitié de la dette et permettre à l'Allemagne de

20:37
Locuteur

repartir.

20:38
Invité

Sinon elle ne s'en sortait pas. Donc on a commis des erreurs tragiques.

20:41
Locuteur

On fait quoi ? On annule la dette grecque pour l'en lancer ? On essaie de comprendre.

20:44
Invité

Mais excusez-moi, si vous annulez la dette grecque

20:46
Locuteur

et

20:47
Invité

que vous laissez une monnaie beaucoup trop chère pour la compétitivité de la Grèce, eh bien ça veut dire que vous donnez de

20:52
Locuteur

l

20:52
Invité

'argent à la Grèce sans fin et que vous n'y donnez pas les moyens de redémarrer. Ce que d'ailleurs disent les Allemands, pour le coup, ils sont cohérents. En revanche, la vraie question, c'est la question de l'euro. Vous ne pouvez pas avoir la même monnaie pour des pays qui ont la compétitivité de la Grèce et de l'Allemagne. C'est un fait historique. Alors on dit oui mais les Grecs ils n'ont qu'à faire des réformes.

21:13
Locuteur

Mais ils n'ont pas arrêté d'en faire. Mais

21:15
Invité

pour faire des réformes, il ne

21:16
Locuteur

faut

21:16
Invité

peut-être pas avoir une monnaie qui est trop chère. Regardez la Turquie qui est tout près de la Grèce. La Turquie a dévalué de 40%. Les activités sont parties de Grèce en Turquie. Regardez l'Islande, regardez la Suède, regardez le Danemark, regardez la Pologne. Ce sont des pays, certains hors de l'euro, d'autres hors de l'Union, certains dans l'Union. Ceux qui ont eu leur liberté de manœuvre s'en sont sortis. La Suède au moment de sa pire crise en 1992

21:40
Locuteur

a dévalué. Ils sont

21:41
Invité

étranglés et ils ne peuvent pas ?

21:43
Locuteur

Ils sont

21:43
Invité

étranglés parce qu'ils ont une monnaie qui ne correspond pas à leur structure compétitive.

21:46
Locuteur

Mais pourquoi les Grecs veulent-ils rester ? Parce que c'est

21:49
Invité

une drogue. Parce que les Grecs ils ont leurs défauts. L'euro est une drogue. Oui, bien sûr. Ils veulent l'argent de l'euro, ils veulent l'argent de l'Europe et ils ne veulent pas s'assumer en peuple libre. Et heureusement il y

21:59
Locuteur

a

21:59
Invité

une partie et c'est là où Tsipras est gaulien.

22:01
Locuteur

C'est très

22:01
Invité

paradoxal

22:01
Locuteur

d

22:02
Présentateur

'ailleurs. Le peuple souhaite rester dans

22:03
Locuteur

l'euro. Pas toujours. Moi j'ai plus de respect pour les Grecs que

22:06
Invité

vous. Moi je pense qu'il voit un grand intérêt à rester dans l'euro.

22:11
Locuteur

Alors

22:11
Invité

peut

22:11
Locuteur

-être que si on

22:12
Invité

continue à payer indéfiniment et demander aux contribuables européens si vous voulez

22:16
Locuteur

continuer à payer indéfiniment sans leur donner les

22:18
Invité

moyens

22:19
Locuteur

sans leur donner les moyens de s'en sortir. M. Dupont

22:22
Invité

-Aignan y compris M. Tsipras veut rester dans l'euro.

22:25
Locuteur

Mais

22:25
Invité

là vous êtes

22:25
Locuteur

en train de déformer les gens. On a plusieurs tweets. Juste un petit tweet puisque

22:27
Présentateur

Goldman Sachs a truqué ses comptes de la Grèce c'est un petit truc humoristique si je peux me permettre que cette banque donc Goldman Sachs rembourse la dette parce que c'est vrai qu'on

22:34
Locuteur

avait beaucoup parlé du trucage. Mais les gens repris Nicolas Sarkozy les socialistes tous sont acceptés de leur

22:39
Invité

prendre à la demande de qui si ce

22:40
Locuteur

n

22:40
Invité

'est du gouvernement grec de l'époque

22:42
Locuteur

et des autorités

22:42
Invité

européennes

22:43
Locuteur

et des autorités européennes j'étais à

22:47
Invité

Bruxelles à l'époque et tout le monde le savait.

22:49
Locuteur

Moi aussi j'étais à Bruxelles à l'époque et tout le monde savait

22:52
Invité

que

22:52
Locuteur

M.

22:52
Invité

Sapir

22:53
Locuteur

dit n'importe quoi. Enfin à la demande à la demande mais avec avec la base des

23:00
Invité

autorités

23:00
Locuteur

c

23:01
Invité

'était déjà très différent de

23:03
Locuteur

la demande

23:03
Invité

européenne enfin tout

23:04
Locuteur

le monde. M. Guetta attendez

23:05
Invité

un

23:06
Locuteur

mot et Jacques Sapir qui est aux commandes qui est

23:09
Invité

aux commandes de la BCE un ancien banquier

23:13
Locuteur

de Goldman Sachs

23:14
Invité

ils

23:14
Locuteur

sont

23:14
Invité

partout ils ont pris en main la politique

23:16
Locuteur

européenne j'ai une question simple Jacques Sapir j

23:21
Présentateur

'ai une question simple parce que

23:22
Locuteur

dans ce

23:22
Présentateur

fameux sondage à risque interactif

23:23
Locuteur

quand les français

23:24
Présentateur

souhaitent que les grecs restent au sein de l'union en même temps et vous allez peut-être le voir dans quelques instants ils demandent quand même globalement à ce qu'on arrête de prêter

23:33
Locuteur

aux grecs comment on sort de ce

23:35
Invité

paradoxe mais c'est tout à fait normal on fait comment ? alors le fond du problème c'est qu'aujourd'hui nous avons un pays

23:42
Locuteur

qui

23:43
Invité

a un excédent primaire bon

23:45
Locuteur

il

23:45
Invité

n

23:45
Locuteur

'y a

23:45
Invité

pas beaucoup de pays en Europe qui en ont un et de ce point de vue là l'ajustement a été fait de manière rapide trop rapide mais il a été fait en Grèce deuxièmement la balance courante autrement dit le rapport entre les importations et les exportations ce

23:57
Locuteur

qu

23:57
Invité

'évoquait Bernard Guetta là c'est équilibré depuis

24:00
Locuteur

2013

24:00
Invité

je suis désolé ce sont les statistiques

24:02
Locuteur

donc c'est très

24:03
Invité

contradictoire à ce que dit Bernard

24:04
Locuteur

Guetta je suis ce

24:05
Invité

sont les statistiques

24:06
Locuteur

du fonds monétaire international j'ai dit le

24:08
Invité

contraire

24:08
Locuteur

oui mais si vous n'avez pas du tout devant nous je lui ai dit que l

24:11
Invité

'industrie grecque

24:13
Locuteur

a préféré ce qui est tout à fait différent attendez ce qui est tout

24:16
Invité

à fait différent

24:16
Locuteur

c'est

24:16
Invité

une autre chose

24:17
Locuteur

c'est une autre chose mais bien sûr que c'est on peut repasser l'émission c'est ce que je dis vous l'avez dit je confirme et Jacques Sapir

24:24
Invité

vient de dire que s'il y a aujourd'hui un excédent primaire c'est grâce aux mesures d'austérité beaucoup trop dures j'en suis bien d'accord avec vous

24:32
Locuteur

mais c'est grâce

24:32
Invité

aux

24:33
Locuteur

mesures d'austérité bien sûr mais

24:34
Invité

ça je ne l'ai jamais contesté troisième chose quelles sont les importations de la Grèce qu'est-ce qu'elle représente dans la consommation intérieure de la Grèce les hydrocarbures elles représentent exactement 24% autrement dit ça veut dire qu'il y a les trois quarts de la consommation qui ne sont pas dépendantes des importations tout ça pour dire que la Grèce c'est vrai est aujourd'hui dans une situation qui si elle n'avait pas à payer la dette

25:01
Locuteur

pourrait s'en sortir

25:02
Invité

lui permettrait de sortir de l'euro aller au bout on rééchelonne on efface

25:08
Locuteur

on ouvrait une partie bien sûr mais bien sûr

25:10
Invité

mais attendez la question c'est de savoir pourquoi est-ce qu'Alexis Tsipras veut rester dans l'euro je ne suis pas d'accord avec lui sur ce point je comprends parfaitement son raisonnement son raisonnement consiste à dire

25:22
Locuteur

si

25:22
Invité

je reste dans l'euro et si j'obtiens car c'était la deuxième demande de Tsipras la première demande c'était la restructuration de la dette la deuxième demande c'était un plan d'investissement l'équivalent d'un plan marchand

25:33
Locuteur

il a

25:33
Invité

raison il

25:34
Locuteur

a raison il

25:35
Invité

a raison mais je dis que si si ces deux clauses ne sont pas satisfaites alors alors la Grèce n'aura pas d'autre solution que de sortir et on a déjà fait les calculs que ce soit à l'OCDE que ce soit au fonds monétaire sur la différence de compétitivité entre la Grèce et l'Allemagne ça revient entre 20 et 25% donc ce qui veut dire que si jamais la

26:02
Locuteur

Grèce retrouvait

26:03
Invité

la drachme elle ne serait dévaluée

26:06
Locuteur

elle serait au niveau

26:06
Invité

de l'Allemagne

26:07
Locuteur

sans aucun problème

26:07
Invité

elle

26:08
Locuteur

ne

26:08
Invité

serait

26:08
Locuteur

dévaluée elle ne serait dévaluée mais un enfant de sec on l'aurait compris elle ne serait dévaluée que de 20 à 25% Marielle de Sarnès comment voulez-vous je voudrais poser une

26:18
Invité

question

26:18
Locuteur

à monsieur Guetta attendez après par ailleurs on n'a jamais dit que la Grèce serait l'équivalent de l'Allemagne il est clair vous débattez

26:26
Invité

c'est pas pour régler les problèmes moi je

26:28
Locuteur

voudrais qu'on

26:28
Invité

essaye d'avancer

26:28
Locuteur

vous croyez que c'est pas

26:29
Invité

pour régler les problèmes de

26:30
Locuteur

dévaluer

26:31
Invité

Nicolas s'il vous

26:31
Locuteur

plaît je voudrais vous poser une question je voudrais

26:35
Invité

rejoindre ça

26:36
Locuteur

vous êtes d'accord sur ce plan marchal

26:37
Invité

pour une part oui c'est de l

26:39
Locuteur

'argent donc encore je pense

26:40
Invité

qu'il faut trois choses si on voulait régler la question grecque la vérité c'est qu'il

26:44
Locuteur

y a

26:44
Invité

plein de gens qui ne veulent pas la régler c

26:47
Locuteur

'est ça

26:48
Invité

qu'il faut dire il y a une hypocrisie totale aller voir négocier depuis 4 ou 5 mois ils espèrent qu'une chose c'est que les négociations ne vont pas marcher pour

26:57
Locuteur

dire au revoir à Grèce

26:59
Invité

au revoir

26:59
Locuteur

M.

27:00
Invité

Tsipras qui est des conservateurs qui reviennent ne disons pas ils désignons les

27:05
Locuteur

gens

27:05
Invité

c'est le PPU c'est le PPU

27:07
Locuteur

les conservateurs les conservateurs qui sont

27:10
Invité

majoritaires aujourd'hui dans

27:12
Locuteur

l'Union Européenne et d

27:13
Invité

'ailleurs Haroy l'a dit publiquement avant-hier

27:14
Locuteur

c'est fascinant je voudrais ajouter

27:16
Invité

un mot pour essayer

27:17
Locuteur

de faire avancer

27:18
Invité

le débat vous avez dit deux choses vous avez dit il faut un plan Marshall et il faut une restructuration de la dette je suis ok j'ajoute il faut une troisième chose il faut que la Grèce s'engage vraiment quand même dans des réformes mais ça

27:30
Locuteur

laissez-moi finir le gouvernement Tsipras

27:32
Invité

l 'a dit

27:33
Locuteur

laissez-moi finir alors nous ne

27:35
Invité

sommes pas en accord quand vous

27:36
Locuteur

dites

27:36
Invité

qu'il

27:36
Locuteur

faut j

27:37
Invité

'arrive quand vous dites qu'il faut deux choses je vous dis on pourrait se mettre d'accord si on avait vraiment envie de faire avancer les choses il faut trois choses il faut que le gouvernement s'engage à réformer il faut une restructuration un rééchelonnement de la dette et oui il faut un plan pour produire favoriser accompagner de la croissance un plan intelligent et si on a ces trois éléments là à ce

27:58
Locuteur

moment là je pense qu'il y a une question j'ai un tweet écoutez la Grèce a

28:04
Présentateur

commencé à avoir une balance primaire positive parce qu'il y a ceux qui nous regardent et qui nous écoutent avec un peu d'effort elle n'a plus besoin d'emprunter donc de rembourser voilà ça faisait écho

28:11
Locuteur

à ce sujet j'ai posé la

28:12
Invité

question ça c'est très bien dans le discours mais c'est curieux il y a l'Allemagne et il y a des pays

28:19
Locuteur

c'est à dire

28:19
Invité

que le problème de fond c'est que madame de Sarnez comme monsieur Guetta depuis 20 ans rêve une Europe idéale où il n

28:26
Locuteur

'y a

28:26
Invité

pas de nation il n

28:27
Locuteur

'y a

28:27
Invité

pas de peuple d'ailleurs ils n'aiment pas

28:28
Locuteur

les

28:28
Invité

référendums et le problème de fond c'est curieux il y a plusieurs pays l'Allemagne notamment

28:34
Locuteur

qui

28:35
Invité

refusent de payer et d'ailleurs ce sont les mêmes gens qui se sont mis à genoux

28:37
Locuteur

devant l'Allemagne ce sont les Allemands qui ont signé tous les traités

28:41
Invité

ce

28:41
Locuteur

sont madame de

28:42
Invité

Sarnez l'UMP le PS

28:43
Locuteur

ont signé tous les traités vous êtes caricatural

28:44
Invité

vous ne le sentez pas du tout pas du tout

28:47
Locuteur

et je vais vous dire

28:47
Invité

quelque chose la preuve la preuve et je pose la question c'est curieux le représentant du parti social-démocrate allemand qui fait partie du gouvernement de madame Merkel a eu des paroles très dures sur la Grèce donc c'est pas ce que vous dites vous dites pour vous dédouaner c

29:00
Locuteur

'est

29:00
Invité

le PPE les méchants conservateurs non les

29:03
Locuteur

social

29:03
Invité

-démocrates la gauche allemande a dit fini donc

29:07
Locuteur

c'est que la moitié des chefs des gouvernements l'Union mais

29:09
Invité

parce qu'on a

29:10
Locuteur

voulu mêler on a voulu rêver vous avez voulu si je peux

29:15
Invité

finir ma phrase vous avez voulu rêver une Europe qui serait sans peuple sans pays il y a une réalité c'est qu'il y

29:23
Locuteur

a

29:23
Invité

des pays avec des caractères et

29:25
Locuteur

que les allemands ne veulent pas payer pour les grecs l

29:27
Invité

'humanité sans sexe j'ai aussi voulu rêver la

29:30
Locuteur

réalité c'est que comment vous faites alors

29:32
Invité

et vous

29:33
Locuteur

qu'est-ce que vous avez rêvé comment

29:35
Invité

vous faites

29:35
Locuteur

alors qu'est-ce que vous dites à l'Allemagne et qu'est-ce que vous dites à l'Allemagne je n'ai jamais rêvé la

29:39
Invité

réalité

29:40
Locuteur

c

29:40
Invité

'est

29:40
Locuteur

ça qu'est-ce que vous dites à l'Allemagne et qu'est-ce

29:42
Invité

que vous dites à l'Allemagne alors

29:43
Locuteur

concrètement je dis à je

29:44
Invité

dis à monsieur Dupont-Aignan en face de

29:51
Locuteur

moi ce qui compte c'est

29:51
Invité

madame Merkel qu'il est épouvantable de désigner un pays de désigner un

29:59
Locuteur

pays quel qu'il soit mais pas du tout de

30:02
Invité

désigner un pays quel qu'il soit

30:05
Locuteur

c

30:06
Invité

'est mal comme mais oui

30:07
Locuteur

mais la pensée unique ne

30:08
Invité

stigmatisant pas

30:09
Locuteur

bien

30:09
Invité

sûr alors qu'est-ce qu'on fait concrètement vous seriez

30:11
Locuteur

monsieur Hollande vous dites quoi à madame Merkel parce que vous pensez que tous les Allemands pensent de la même manière parce que vous pensez que tous les Allemands sont des cochons de

30:19
Invité

banquiers

30:19
Locuteur

non parce que mais alors quoi

30:21
Invité

on parle d'un gouvernement

30:22
Locuteur

déjà c'est pas l'Allemagne c'est des sociodémocrates alors qu'est-ce que vous faites réponse Bernard Guetta

30:27
Invité

prenez les réalités

30:28
Locuteur

je prends la réalité qu'est-ce que vous en faites la réalité et c'est quoi

30:32
Invité

aujourd

30:32
Locuteur

'hui ça vous gêne qu

30:34
Invité

'est-ce qui me gêne alors dites ce que vous faites de l'Allemagne

30:37
Locuteur

j

30:38
Invité

'aimerais savoir

30:38
Locuteur

je peux dire si vous cessez de m

30:40
Invité

'interrompre alors je vous réponds je peux parler

30:44
Locuteur

faire en

30:44
Invité

boucle

30:45
Locuteur

très

30:45
Invité

bien alors à mes yeux contrairement à vous monsieur Dupont-Aignan le problème n'est pas l'Allemagne le problème est l'ensemble des pays européens aujourd'hui l'Allemagne l'Espagne en large partie le Portugal en très large certainement la Finlande en très large partie les Pays-Bas les Pays-Bas les Pays-Bas naturellement qui disent soit nous ne voudrions pas rester dans une monnaie commune avec des pays qui n'équilibrent pas leur budget ce qui disent deuxième discours nous nous sommes serrés à la ceinture et on ne voit pas

31:24
Locuteur

pourquoi les Grecs

31:25
Invité

qui n'en ont pas fait autant c'est

31:26
Locuteur

ce

31:26
Invité

qu'ils disent parce que c'est très discutable on

31:28
Locuteur

a

31:28
Invité

beaucoup de tweets sur ça c'est

31:29
Locuteur

ce qu

31:29
Invité

'ils disent on devrait payer pour eux et puis vous avez

31:34
Locuteur

un

31:35
Invité

front idéologique

31:37
Locuteur

au

31:38
Invité

sein des droites européennes au sein des droites européennes qui ne veulent pas qui

31:45
Locuteur

ne veulent

31:45
Invité

pas qui est la

31:47
Locuteur

moindre le

31:48
Invité

moindre élément de victoire de

31:51
Locuteur

ces grâces parce que ce serait à l'heure du un encouragement

31:54
Invité

à Podemos etc etc et vous avez donc une bataille politique droite de gauche

32:01
Locuteur

mais attendez j'ai un sujet mais pas

32:04
Invité

du

32:04
Locuteur

tout la social

32:06
Invité

démocratie européenne l'ensemble de la social démocratie européenne a essayé et a échoué mais a essayé jusqu'à la dernière minute jusqu'à hier de pousser à un compromis qui aurait dû être signé hier elle

32:21
Locuteur

a échoué et je le regrette on fait une petite pause regardez

32:24
Présentateur

alors ce qu'on fait on va regarder le sujet d'Ahmed

32:26
Locuteur

Tazir

32:26
Présentateur

qu'est-ce qu'on fait et bien on regarde le sujet d'Ahmed Tazir comme ça c'est une petite parenthèse dans ce débat très riche très intense sur le quotidien de ces grecs puisque je l'évoquais les banques sont fermées depuis lundi c'est une forme de contrôle des capitaux qui ne dit pas son nom avec des retraits limités c'est

32:41
Locuteur

un

32:41
Présentateur

contrôle des capitaux et il y a des vacances bancaires c'est deux choses différentes et des vacances bancaires voilà cette précision de Jacques Sapir regardez ce sujet d'Ahmed Tazir c'est le quotidien des grecs c'est compliqué évidemment parce que retirer que 60 euros évidemment ça rend la vie impossible regardez

32:52
Invité

surtout qu'ils vivent avec 70 euros ces retraités ne possèdent pas de carte bancaire

32:56
Locuteur

avec

32:57
Invité

la fermeture des banques ils se sont retrouvés sans argent

32:59
Locuteur

seuls

33:00
Invité

un millier de banques ont ainsi rouvert uniquement pour les retraités ici des dizaines de retraités se précipitent à l'intérieur de la banque nationale de Grèce pour récupérer une partie de leur pension temps d'attente une heure en moyenne

33:12
Locuteur

à

33:13
Invité

la sortie c'est souvent la déception le retrait maximal est de 120 euros insuffisant pour beaucoup qui ne savent pas quand ils pourront toucher le reste de leur pension j'ai travaillé plus de 50 ans sur la mer

33:26
Locuteur

et

33:27
Invité

maintenant je fais le mendiant pour 120 euros

33:31
Locuteur

j

33:31
Invité

'ai vécu de l'occupation j'ai vécu des difficultés et je crois qu'on va surmonter ce moment je soupçonne que les choses ne vont pas bien

33:41
Locuteur

quand

33:42
Invité

on nous impose constamment des restrictions comme ça

33:45
Locuteur

que

33:46
Invité

Dieu nous aide

33:48
Locuteur

à

33:48
Invité

part ces banques pour retraiter toutes les autres restent fermées seul moyen de récupérer de l'argent les distributeurs montant maximum autorisé 60 euros

33:58
Locuteur

à

33:59
Invité

côté des soucis pratiques et primordiaux cette échéance politique cruciale pour le pays le référendum de dimanche

34:06
Locuteur

la

34:07
Invité

Grèce va vers la banque route et Tsipras continue de jouer écriant une ce journal y a-t-il un espoir se demande celui-ci

34:15
Locuteur

une

34:16
Invité

période de flottement en Grèce voter oui ou non rester ou pas dans la zone euro chacun s'interroge

34:23
Locuteur

je

34:24
Invité

pense que je suis optimiste je n'ai pas encore décidé de mon vote

34:30
Locuteur

bien

34:31
Invité

évidemment je suis contre les mesures d'austérité très difficiles et qui risquent de l'être encore plus après dimanche la situation est très difficile les nouvelles mesures d'austérité vont mettre l'économie grecque à genoux d'un autre côté la sortie du pays de l'eurozone est quelque chose que je ne vois pas comme étant positif

34:48
Locuteur

parce

34:49
Invité

qu

34:49
Locuteur

'on

34:49
Invité

ne sait pas de quoi sera fait demain et

34:51
Locuteur

si les banques vont rouvrir

34:54
Invité

désormais la question est de savoir si Alexis Tsipras va gagner son pari et obtenir une franche victoire du nom

35:01
Locuteur

même

35:02
Invité

si les partisans du nom sont majoritaires dans les sondages pour l'instant les pronostics

35:06
Locuteur

sont

35:07
Présentateur

hasardeux

35:08
Locuteur

voilà

35:08
Présentateur

je demanderai à mes invités dans quelques instants pronostics même s'il ne

35:11
Locuteur

faut

35:11
Présentateur

pas faire de pronostics mais le nom Alexis Tsipras est parti en campagne une campagne très courte Yorick est avec nous il y aura Yvon Yorick vous en pensez quoi de ce dossier grec on a beaucoup de tweets ce soir de français qui disent pourquoi pas demander un référendum à nous français si nous souhaitons continuer à financer les grecs dans quel état d'esprit vous auriez fait partie de cette manifestation tout à l'heure place de la Bastille

35:31
Invité

bien sûr j'aurais fait partie de cette manifestation et je tiens à dire que pourquoi ce serait seulement les pays membres de l'eurogroupe qui décideraient on est une union européenne il y a 27 pays ce sont 27 pays de décider on n'a pas entendu la Suède on n'a pas entendu le Danemark on n'a pas entendu tous ces pays là on a

35:53
Locuteur

entendu la Finlande tout à l'heure

35:54
Présentateur

par la voix de Marielle de Sarnès c'est un pays qui n'est pas favorable

35:58
Invité

elle

35:58
Présentateur

est dans l'eurogroupe

35:59
Locuteur

elle est y

36:00
Présentateur

terminée

36:01
Locuteur

c

36:02
Invité

'est pas ça mais voilà il y a un déni de démocratie flagrant vous allez ignorer vous allez ignorer les dirigeants européens vont ignorer tout simplement le vote grec donc ça a été la même chose pour le référendum européen dans certains pays donc voilà c

36:21
Locuteur

'est la finance

36:22
Invité

c'est

36:23
Locuteur

un peu la finance qui mène le monde c'est la finance c'est ça c'est ce que vous vouliez dire Yvon c'est la finance ok

36:28
Présentateur

merci Yvon rapidement s'il vous plaît vous êtes dans quel état d'esprit parce que ce soir on n'a toujours pas tranché le débat parce que si le non l'emporte lundi le débat est insoluble il faut de nouveau rééchelonner la lettre renégocier et on repart sur un nouveau round enfin j'en sais rien mais c'est comme ça que j'imagine les choses en tout cas

36:45
Locuteur

je

36:45
Invité

crois qu'il faut commencer par effectivement réformer des réformes qui ne coûtent pas forcément très cher comme par exemple l'établissement d'un cadastre comme par exemple réduire la part de l'économie parallèle par rapport à l'économie officielle c'est une des causes du malaise grec c'est moins confusé et je terminerai en disant que ce que j'ai aperçu de monsieur Tsipras me fait dire que la suprématie de Talleyrand en tant que grand négociateur européen n'est pas menacée à court terme

37:12
Présentateur

un clin d'oeil Juste un mot très concret on a un internaute qui nous dit c'est le monde de la finance qui règne il faudrait que les 27 pays soient vraiment dans une Europe démocratique et un deuxième qui nous dit quand même il y

37:24
Locuteur

a

37:24
Présentateur

quand même des gros dossiers même si ils ont fait plein d'efforts si les grecs ont fait plein d'efforts il y

37:28
Locuteur

a quand même des choses à faire ils ont fait

37:30
Invité

des efforts façon FMI et moi je n'étais pas pour créer le FMI dedans il y a 5 ans

37:34
Locuteur

il y aurait plus d

37:35
Invité

'Europe et mieux d'Europe il n'y

37:36
Locuteur

aurait

37:36
Invité

pas eu besoin du FMI je ferme cette parenthèse ils ont besoin effectivement de faire un cadastre ils

37:40
Locuteur

ont

37:41
Invité

besoin d'avoir au

37:42
Locuteur

fond une vraie

37:43
Invité

fiscalité il faut déjà s'y mettre on

37:46
Locuteur

n'a qu'à

37:47
Invité

s'y mettre il faut déjà que l'église orthodoxe et les armateurs payent et contribuent

37:52
Locuteur

à la fiscalité attendez est-ce qu'on peut un jour sortir comment on peut

38:00
Invité

payer est-ce qu'on peut un

38:02
Locuteur

jour entre nous non excusez-moi je peux répondre non c'est pas concret est

38:08
Invité

-ce qu'on change un peuple excusez-moi est-ce qu'on change un peuple par décret est-ce qu'on dit on va faire comme ça est-ce que c'est nous français ou des eurocrates des bureaucrates

38:17
Locuteur

à

38:17
Invité

Bruxelles

38:17
Locuteur

qui vont

38:17
Invité

dire on fait comme ça non la réalité c'est que chaque peuple a sa façon de vivre que moi je souhaite que la Grèce fasse des réformes je serais ravi qu'il

38:25
Locuteur

y ait

38:25
Invité

un cadastre en Grèce mais le cadastre en Grèce il ne

38:28
Locuteur

va

38:28
Invité

pas venir d'un côté vous avez vu comme on a du mal en France à réformer les taxis vous croyez que ça se fait vite le changement d'un peuple le problème de fond c

38:34
Locuteur

'est qu'on a fait une monnaie mais bien sûr pardon excusez-moi mais vous savez ce qu'il faut faire pour la Grèce mais il y a 5 ans mais est-ce qu'un jour on peut

38:42
Invité

revenir

38:43
Locuteur

sur Terre c'est la réforme c'est super

38:44
Invité

facile

38:45
Locuteur

pour lui de couper dans les pensions les retraites

38:47
Invité

les salaires

38:47
Locuteur

non mais si je peux finir ma phrase absolument et c'est ça qui s'est fait on a entendu la spécificité

38:52
Invité

du peuple gré

38:52
Locuteur

ce

38:52
Invité

que je veux dire mais de tous les peuples on a créé une monnaie unique pour des peuples différents il y

38:59
Locuteur

a

38:59
Invité

un allemand qui avait dit quelque chose très juste qui a écrit un livre c'est l'ancien patron des patrons allemands qui avait dit on s'est réconcilié avec la France on a fait la paix

39:06
Locuteur

on

39:06
Invité

a fait Airbus on a fait des magnifiques réalisations européennes il n

39:09
Locuteur

'y

39:09
Invité

avait pas une monnaie unique la France dévaluait quand elle dévaluait le Marx réévaluait ça équilibrait les compétitivités on a voulu mettre des pays avec une même

39:19
Locuteur

monnaie qui sont différentes on quitte l'euro de manière globale c'est le début

39:22
Invité

de la fin de la zone euro et ça sera le choix entre la zone euro et l'Europe parce que la zone euro au lieu de rapprocher les peuples

39:29
Locuteur

au

39:29
Invité

lieu d'élever le niveau économique elle a divisé les peuples et on le voit aujourd'hui c'est une bataille de chiffonniers parce que l'Allemagne ne peut pas céder vis-à-vis de son peuple qui ne veut plus payer et les Grèces ne peuvent plus souffrir comme ils souffrent donc le problème de fond c'est cette monnaie unique qui ne peut pas marcher aujourd'hui c'est un fait historique il

39:47
Locuteur

nous reste

39:47
Invité

4 minutes pour

39:48
Locuteur

faire un tour de table l

39:49
Invité

'Europe aurait totalement plongée au moment de la crise de 2000

39:52
Locuteur

l

39:52
Invité

'Angleterre à 3% de croissance va très bien beaucoup mieux la Pologne va très bien

39:56
Locuteur

la

39:56
Invité

Suède va très bien

39:57
Locuteur

le Danemark va très bien

39:57
Invité

ils

39:58
Locuteur

n

39:58
Invité

'ont pas l'euro c'est curieux on va

40:00
Locuteur

très mal

40:01
Invité

que ça on va très mal

40:03
Locuteur

plus mal que la Grande-Bretagne vous allez

40:04
Invité

dire

40:05
Locuteur

moi je ne suis pas certain deux fois moins de chômage en Grande-Bretagne je commence par vous

40:09
Présentateur

c'est pas une question vous

40:09
Invité

connaissez les salaires les salaires en Grande-Bretagne sont plus aimés qu'en France aujourd'hui allez à Londres vous verrez mais

40:15
Présentateur

on fait plusieurs boulots

40:16
Locuteur

vous ne faites pas

40:17
Invité

les mêmes personnes que moi

40:18
Locuteur

Nicolas Dupont-Aignan un dernier

40:20
Présentateur

mot chacun dans la boule de cristal qu'est-ce qui peut se passer si le peuple grec dit non lundi on reprend les négociations

40:27
Locuteur

à zéro

40:28
Invité

qu'est

40:29
Locuteur

-ce qui se passe au pied en

40:30
Invité

grec ça veut dire non et né ça veut dire oui donc moi je pense que le oui les renforcerait pour renégocier derrière je pense que de toute façon il ne

40:38
Locuteur

faut

40:38
Invité

fermer aucune porte moi si j'étais comme on dit au gouvernement au pouvoir je dirais que non il ne faut pas fermer les portes et qu'il faut quel que soit le résultat du référendum qu'on continue de discuter

40:48
Présentateur

on a ce tweet juste pour le prolonger arrêtez les postures la sortie de la graisse de l'euro est nécessaire n'aura aucun effet de contagion nous disent

40:55
Locuteur

tous c'est très bien je sens désaccord profondément avec ça

40:57
Invité

je trouve c'est une attitude d'égoïsme mais absolue absolue que je récuse

41:03
Présentateur

absolument c'était une réponse au tweet et Nicolas Dupont-Aignan soutient ce tweet vous en pensez quoi de ce nom qu'est-ce qui se passe de nouveau la Troïka revient Nicolas Tsipras reprend l'avion repart renégocie qu'est-ce qui peut se passer

41:14
Locuteur

je

41:15
Invité

pense que les conditions de négociation pour la Grèce au lendemain d'un nom ne seraient pas plus favorables comme l'espère sincèrement monsieur Tsipras mais il se trompe à mes yeux je crains que les conditions de négociation soient beaucoup plus dures et qu'on aille là réellement à une impasse dont les conséquences dans un premier

41:37
Locuteur

à

41:38
Invité

une impasse je ne sais pas ce que c'est qu'une rupture mais une impasse complète et dont les conséquences économiques dans un premier temps et très rapidement politiques seront désastreuses pour la zone euro mais aussi l'ensemble de l'Union Européenne

41:52
Présentateur

bon ça votre réponse Jacques Sapir la suite l'avenir non oui si c'est le non qu'est-ce qui se passe le peuple a gagné et alors si c'est le non de deux choses l

41:59
Invité

'une où l'eurogroupe et l'Union Européenne font preuve d'un petit peu de réalisme ce qui évidemment n'est pas dit du tout compte tenu des comportements que l'on voit depuis samedi dernier c'est plusieurs personnes très différentes l'eurogroupe je sais vous savez tout à fait

42:17
Locuteur

ou

42:17
Invité

bien effectivement on a une situation de blocage et à ce moment là il faudra que l'on assume nos responsabilités parce que il faut savoir que si on pousse la Grèce à sortir de la zone euro la Grèce sera défaut sur la totalité de sa dette autrement dit elle ne remboursera rien de toute manière

42:38
Locuteur

rien

42:38
Présentateur

de toute manière

42:39
Locuteur

c'est presque le mot de la fin ça Nicolas Yves-Vagnan pour conclure

42:42
Invité

la suite

42:43
Locuteur

que

42:43
Invité

ce soit oui ou non il y aura obligatoirement une reprise du dialogue de toute façon la Grèce sortira de la zone euro et l'idéal ce serait Valéry Giscard d'Estaing qui l'a proposé vous avez travaillé auprès de lui Marine Le Sarnès nous

42:55
Locuteur

ne sommes pas du tout d'accord et

42:56
Invité

Valéry Giscard d'Estaing comme la plupart des chefs d'Etat aujourd'hui savent qui aura une sortie en douceur de la zone euro de la Grèce car c'est la seule solution ça sera

43:05
Locuteur

le mot de la fin est-ce qu

43:06
Invité

'on peut rappeler cette phrase

43:08
Locuteur

de

43:08
Invité

Raffarin si on laisse partir le dernier qui sera le prochain dernier on

43:14
Locuteur

a

43:19
Présentateur

simplement évoqué le Portugal et d'autres pays qui sont évidemment eux aussi d

43:23
Locuteur

'une certaine manière en grand danger

43:24
Invité

en

43:25
Présentateur

grand danger merci à vous quatre de nous avoir éclairé sur un dossier sensible merci pour votre fidélité merci à tous les tweetos parce qu

43:32
Locuteur

'il

43:32
Présentateur

y

43:32
Locuteur

a

43:32
Présentateur

eu beaucoup beaucoup de tweets merci à Marielle de Sarnès vice-présidente du Modem merci à Bernard Guetta journaliste chroniqueur sur France Inter merci à Jacques Sapir économiste à l'EHESS et merci à Nicolas Dupoignan président du parti Debout la France merci à vous quatre merci à nos sentinelles demain on

43:45
Locuteur

s

43:45
Présentateur

'intéresse à Uberpop l'ubérisation de l'économie et presque nos esprits tout passe par ce nouveau modèle économique on en parlera et je serai là bonne soirée à demain