Nicolas Dupont-Aignan invité de "Ça vous regarde" sur LCP
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 27 %Attaque 50 %Défensif 23 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 85 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 4:49OuverteRéponse directe
Marielle de Sarnez, pour rester sur le dossier franco-allemand, puisque les militants soutiennent ce peuple grec, soutiennent ce référendum, trouvent qu'il est utile et nécessaire. Et en même temps considèrent que François Hollande est soumis au diktat allemand. C'est votre point de vue ?
- 6:47FerméeRéponse directe
Nicolas Dupont-Aignan, on a un sondage exclusif à RIS Interactive pour LCP. Justement, la question a été posée aux Français. Diriez-vous que vous êtes prêt, ou tout à fait favorable, plutôt opposé à ce que la Grèce reste au sein de l'Europe ?
- 9:58RelanceRéponse directe
Mais pour vous, c'est la sortie de l'euro, qui est la condition sine qua non ?
- 10:14OuverteRéponse directe
Jacques Sapir, vous êtes d'accord avec cette analyse ?
- 13:14OuverteRéponse directe
Bernard Guetta, vous en pensez quoi ? Parce que là, on est sur un débat un petit peu fin sur la position de Tsipras qui, évidemment, tient tête à la BCE, à la Troïka.
- 18:07OuverteRéponse directe
Est-ce que vous êtes inquiète pour la stabilité de notre pays ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 8:42InvitéChiffre
« on a mis sur le dos du contribuable 40 milliards, 40 milliards, on savait pertinemment que cet argent n'allait pas aller aux Grecs. »
- 8:50InvitéChiffre
« il y en a 270 qui sont repartis vers les banques européennes. »
- 9:09InvitéFait
« La baisse des pensions. »
- 24:43InvitéChiffre
« les hydrocarbures elles représentent exactement 24% »
- 25:56InvitéChiffre
« ça revient entre 20 et 25% »
- 30:52InvitéFait
« le problème est l'ensemble des pays européens aujourd'hui »
- 31:10InvitéFait
« nous ne voudrions pas rester dans une monnaie commune avec des pays qui n'équilibrent pas leur budget »
- 31:20InvitéFait
« nous nous sommes serrés à la ceinture et on ne voit pas pourquoi les Grecs qui n'en ont pas fait autant »
- 32:11InvitéFait
« l'ensemble de la social démocratie européenne a essayé et a échoué »
- 34:31InvitéFait
« je suis contre les mesures d'austérité très difficiles »
- 35:02InvitéFait
« je pense que je suis optimiste, je n'ai pas encore décidé de mon vote »
- 36:47InvitéFait
« il faut commencer par effectivement réformer des réformes qui ne coûtent pas forcément très cher »
- 36:50InvitéFait
« l'établissement d'un cadastre »
- 36:53InvitéFait
« réduire la part de l'économie parallèle par rapport à l'économie officielle »
- 37:05InvitéFait
« ce que j'ai aperçu de monsieur Tsipras me fait dire que la suprématie de Talleyrand en tant que grand négociateur européen n'est pas menacée »
- 38:20InvitéFait
« la réalité c'est que chaque peuple a sa façon de vivre »
- 38:53InvitéFait
« on a créé une monnaie unique pour des peuples différents »
- 39:21InvitéFait
« c'est le début de la fin de la zone euro »
Temps de parole
- Invité47 %
- Présentateur20 %
- ?14 %
- Invité 212 %
- Invité 33 %
≈ 41,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bonsoir à tous, ravis de vous retrouver dans Savourgarde. Asseyez-vous, voilà, je vais vous présenter mes invités dans quelques instants. On parle évidemment de la Grèce qui est au cœur de l'actualité. Les banques sont fermées depuis lundi, seuls des retraits sont autorisés jusqu'à 60 euros. Et puis les Grecs attendent évidemment ce référendum avec peut-être impatience, avec le oui qui monte dans les sondages, mais le non est toujours majoritaire ce soir. Et puis on va parler de ces tensions qui émergent entre la France, l'Allemagne, à propos de ce dossier grec sur le calendrier. François Hollande souhaite boucler l'affaire le plus vite possible.
Quant à Angela Merkel, elle souhaite attendre le résultat de ce référendum. Suspense, angoisse, parce qu'il y a deux discours ce soir, deux discours qui s'affrontent, qui s'entrechoquent. Il y a ceux qui disent que la crise grecque c'est pas grave, qu'on va pouvoir la surmonter, que ça ne représente que 2% de notre PIB. Et puis d'autres, d'autres qui expliquent que cette affaire grecque est le début du délitement de l'Union européenne. C'est un sujet éminemment sérieux. L'Union européenne qui n'a plus de cap, qui est à bout de souple. Il est un peu loin ce rêve européen dont on nous parlait il y a quelques années.
On va revenir évidemment sur ce référendum qui est peut-être une note d'espoir, disent certains, parce que ça remet le peuple au cœur du débat européen. On va faire le point en essayant évidemment de savoir ce qui peut se passer au cas où les Grecs disent non dimanche. Ça c'est un sujet important parce que le président Hollande a dit aujourd'hui bien qu'on rentrait dans l'inconnu, évidemment, si ces Grecs disent non. Lcp.fr, vous connaissez l'adresse évidemment. Lejd.fr, hashtag sévère, ça c'est pour les tweetos. Et vous avez déjà commencé à tweeter en 140 signes. Et puis notre page Facebook, vous pouvez liker et nous faire partager vos commentaires. Nicolas Dupont-Aignan, bonsoir. Bonsoir.
Vous êtes député maire d'Hier, député non inscrit dans l'Essonne. Vous êtes le président du parti Debout la France. Je présente votre livre parce que tous les invités parlent de l'Europe. Et vous avez écrit ce livre, Les voleurs de la République. Ça c'est ce livre qui est sorti, mais je voudrais voir l'autre. L'euro, les banquiers et la mondialisation, l'armac du siècle. Réveillons-nous. Celui-ci était sorti aux éditions du Rocher. On vous écoutera sur ce dossier grec. Marielle de Sarnès, bonsoir. Vous êtes député européen groupe Allianz des démocrates et des libéraux, vice-présidente du MoDem. Votre livre, L'urgence européenne, le titre est pour le moins d'actualité.
Édition Tadé, il était sorti en 2014. Merci d'être avec nous. Bernard Guetta est à vos côtés. Journaliste, chroniqueur chez nos confrères d'Inter, mais aussi de Libé. Plus maintenant, mais on vous a lu dans les collègues
de
Libé. Et puis vous avez consacré ce matin encore, parce que vous consacrez régulièrement des chroniques, ce matin encore sur Inter, une chronique à la Grèce, aux jeux dangereux de l'Allemagne, mais aussi des incohérences d'Alexis Stipras. On y reviendra. Intime conviction. Comment je suis devenu européen ? Moi qui parlais de ce rêve européen, il était sorti au seuil. Jacques Sapir est avec nous. Bonsoir. Économiste, directeur d'études à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales. Et votre livre qui avait fait beaucoup de bruit à l'époque. Faut-il sortir de l'euro au seuil ? Vous parlez, vous, d'un geste gaullien en parlant de ce référendum. On en parlera avec vous dans quelques instants.
D'abord, pour revenir à l'actualité française, parce que ça fait écho évidemment, cette crise grecque au débat français. Il
y
a une manifestation actuellement sur la place de la Bastille, avec le parti de gauche, mais aussi des syndicats qui se sont réunis. Et nous sommes, et vous la découvrez en direct avec Elsa Mondin-Gava. Quelle est l'ambiance ce soir de ces citoyens, de ces militants réunis à la place de la Bastille ?
Alors,
les manifestants sont partis de la place de la Bastille il y a une petite heure. Et les voici, ils arrivent. Ils sont derrière moi. Là, nous sommes à la place de la République, donc à un kilomètre de la place de la Bastille. Nous avons croisé des représentants du parti Syriza en France, des Grecs, mais aussi des Français, des Français qui veulent apporter leur soutien au peuple grec. Tous ont crié un mot d'ordre, résistance avec le peuple grec. C'est le message qu'ils ont fait passer sur le trajet. Il y a aussi, comme vous l'avez dit, des organisations syndicales. Philippe Martinez pour la CGT, Jean-Claude Mailly pour Force Ouvrière. Et aussi des personnages politiques.
On a vu Jean-Luc Mélenchon, mais on a aussi vu le porte-parole des Verts, Julien Bayou. Et aussi des membres du Parti Socialiste. Alors attention, pas n'importe lesquels, puisque c'était uniquement des frondeurs du Parti Socialiste. Et ces politiques, ils ont un seul message. C'est un message de soutien envers Alexis Tsipras. Ils sont tout à fait d'accord avec le dirigeant grec d'avoir organisé ce référendum qui aura lieu dimanche. Et tous sont très critiques vis-à-vis de François Hollande. Ils reprochent au président Hollande d'avoir cédé à la position très intransigeante de la chancelière allemande, Angela Merkel.
Merci Elsa Manda-Gavin. Vous êtes entre la place de la République et la place de la Bastille, parce que la manifestation a bougé. On a vu Jean-Luc Mélenchon, l'île moine de Noc, qui a claqué la porte du PS et qui est parti créer son mouvement. Marielle de Sarnez, pour rester sur le dossier franco-allemand, puisque les militants soutiennent ce peuple grec, soutiennent ce référendum, trouvent qu'il est utile et nécessaire. Et en même temps considèrent que François Hollande est soumis au diktat allemand. C'est votre point de vue ?
J'ai envie de regarder les choses un peu différemment, si vous voulez bien. Je pense qu'il y
a
une absence de politique européenne sur cette question de la Grèce, qui est concernante, et c'est quelqu'un qui croit à l'Europe, qui vous le dit. C'est-à-dire qu'au fond, on voit bien les malentendus, ils sont immenses, parce que Tsipras, il va grosso modo être obligé de faire quand même demain pour son pays le contraire de
ce
qu'il leur a promis à ses électeurs, ce qui pose quand même un problème fondamental en politique. Demain, c'est lundi prochain.
Je dis demain, après demain, de toute façon, c'est comme ça.
Je veux dire, en même temps, la gouvernance de l'Europe sur cette question a été absente, mauvaise. Quand Christine Lagarde a dit à Tsipras qu'il faudrait qu
'il y ait
des adultes dans la pièce, moi je dis qu'il aurait fallu qu
'il y ait
des adultes des deux côtés. Ça,
c'est
le
FMI. Il aurait
fallu qu'on sache qui était là au nom de l'Europe. Et on voit bien d'ailleurs que pour moi, la seule institution qui a à peu près bien fait le job, c'est la BCE, parce que Draghi, il prend ses décisions, il a l'autorité pour le faire, et il le fait. Donc je considère qu
'il
y a eu absence et il y a absence de volonté politique, que si on a clairement la volonté politique, et moi je me place de ce point de vue-là, qu'il faut que la Grèce reste dans l'Europe,
qu
'il faut qu'on exerce cette solidarité, que l'Europe c'est ça. Moi, je crois à l'Europe et je fais l'Europe pour cette raison-là. Eh bien, il faut à ce moment-là que des deux côtés de la table, on dise, ben voilà, on veut vraiment y arriver, ça ne sera peut-être pas un chemin facile, on ne se raconte pas d'histoire, on dit au peuple ce sur quoi on est d'accord. Vous avez bien vu l'opacité absolue des débats et des discussions, absolue, les peuples
européens,
ça leur passe au-dessus de la tête. Si je vous décrypte bien, vous dites, il faut qu'on soit solidaires, ça veut dire quoi
?
On partage la dette grecque
? On dit aux
Français, aux Allemands ? Je vais vous dire ce
que je crois. Je pense qu'on peut restructurer la dette si le pays se met à se réformer et que les deux sont liés. Et qu'en tous les cas, c'est absolument ce pourquoi j'essaierai de me battre jusqu'au bout, pour que ça marche.
Nicolas Dupornier, on a un sondage exclusif à RIS Interactive pour LCP. Justement, la question a été posée aux Français. Il y a plusieurs questions qui font d'ailleurs écho à ce que vous dites. On va découvrir ces sondages. Justement, sur le rapport aux Français et le regard un peu consterné que vous aviez, vous êtes dans quel état d'esprit ? Voilà, on le découvre. Diriez-vous que vous êtes prêt, ou tout à fait favorable, plutôt opposé à ce que la Grèce reste au sein de l'Europe ? Favorable à 68% et opposé à 28%. Donc les Français, dans un premier temps, sont favorables, en tout cas dans ce sondage, à ce que la Grèce reste au sein de l'Union. Est-ce que c'est votre
choix ? De l'Union ou de la zone euro ? De l'Union. C'est la question posée à l'Union, parce qu'il y a le débat de la
zone euro, qui entraînerait éventuellement, ça c'est un débat de droit, une sortie de l'Union.
On ne peut
pas sortir de
la zone euro,
ça n'est pas prévu dans les traités.
On doit sortir de
l'Europe pour sortir de l'Europe. Vous êtes dans quel état d'esprit ce soir, vous Nicolas Dupont-Union ?
Vous
êtes en campagne régionale ? Non mais c'est pas la question. Non mais c'est important les Français, vous en parlez de ce dossier ou pas ? Mais
d'abord, moi je constate que tous ceux qui se plaignent du manque d'Europe, de ce qui ne va pas, ont signé tous ces traités, qui ont créé ce monstre.
C
'est extraordinaire. Ils ont signé tout ça. Ça fait 20 ans qu'on leur dit, et Philippe Séguin l'a dit dans cet hémicycle à l'Assemblée nationale, que ça ne pouvait pas marcher. Ça ne marche pas. C'est l'échec total de Schengen avec les migrants. C'est l'échec total de l'euro qui n'est pas adapté à des économies différentes. Et cet échec de l'Union européenne, pas de l'Europe, de l'Union européenne telle qu'elle a été construite, de cette union-là, est en train de discréditer l'idéal européen de fraternité, de paix qui est naturelle et nécessaire. Et le drame dans cette affaire, c'est que ce sont quand même ceux qui ont approuvé tout depuis des années, qui ont pris la dette des banques.
Moi je voudrais dire aux Français qui nous écoutent, qu'en 2010, ils peuvent regarder sur Internet, 2011-2012, dans cet hémicycle à l'Assemblée nationale, j'ai prévenu que c'était une pure folie de récupérer la dette des banques, qu'il fallait laisser les banques se débrouiller avec les créances, et on a mis sur le dos du contribuable 40 milliards, 40 milliards, on savait pertinemment que cet argent n'allait pas aller aux Grecs.
On
accuse les Grecs, mais cet argent, les 310 milliards qui ont été versés, il y en a 270 qui sont repartis vers les banques européennes. Donc les banques européennes se sont tirées de l'affaire, ont mis la charge sur le contribuable, et après, les dirigeants européens ont mis en œuvre un remède de cheval
qui
a tué ce pays, avec qui il
y
a ses torts bien sûr, mais qui l'a tué. La baisse des pensions. Mais qui l'a tué parce qu'on a fait ce qu'on a fait avec l'Allemagne
avant. On ne peut pas aller plus loin dans la réforme. Excusez-moi,
on a fait ce qu'on a fait avec l'Allemagne dans l'entre-deux-guerres, c'est-à-dire on a imposé une cure d'austérité absurde, même le FMI a reconnu qu
'il
s'était trompé, et on a créé de la dette, ce qui fait qu'aujourd'hui, l'ardoise, elle est pour les contribuables allemands-français, que les Grecs ont souffert, et que la seule solution pour se sortir de là, c'est la sortie de l'euro de ce pays, pour qu'il ait une monnaie beaucoup plus souple, beaucoup moins chère, et qu
'il
puisse retrouver la capacité de produire. Tout le reste, c'est la littérature. Et j'aimerais que, dans cette affaire, on arrête d'annonner des thèmes, l'Europe, l'Europe,
l
'Europe, ça ne veut rien dire. On peut être dans l'Europe sans être dans l'euro. Il y a dix pays qui marchent très bien, qui ne sont pas dans l'euro et qui sont dans l'Europe. On peut concevoir une Europe différente. Est
-ce qu'il y a des options
? Mais pour vous, c'est la sortie de l'euro, qui est la condition
sine
qua non ? La
crise
sine qua non pour que les Grecs retrouvent leur dignité, puissent produire chez eux, puissent s'en sortir et peut-être nous rembourser une petite partie,
s
'ils ont la capacité de retrouver leur dignité
et leur productivité. Jacques Sartre, vous êtes d'accord
avec cette analyse ? Il n
'y
a pas d'issue. Ça veut dire que là, on s'achemine vers probablement un non. Je ne présage de rien. Les électeurs sont souverains. Il y aura un vote. De toute façon, quoi qu'il arrive, oui ou non, dimanche prochain, inéluctablement, la Grèce sort de l'Union ? Non. Et reprend sa monnaie
?
Le
réel problème... C'est ce que dit Nicolas Dupont-Unihan. Il n'y a pas dix-huit.
Le problème est le suivant. Si on veut que la Grèce reste dans la zone euro, je ne parle pas de l'Europe. D'ailleurs, c'est faux de dire que c'est la question de l'Europe qui est posée. Ce
n'est
même pas la question de la zone euro.
C
'est en réalité la question simplement du plan d'austérité. Mais si on veut que la Grèce reste dans la zone euro et qu'elle ne reste pas simplement pour le mois d'août, pour le mois de septembre, et qu'elle reste pour le mois d'octobre, etc. Durablement. Durablement. Il faudra non seulement faire une restructuration de la dette, mais il faudra aussi apporter des investissements considérables à la Grèce pendant une période de 7 à 10 ans. Vous allez faire hurler certains qui disent «
Aujourd
'hui, on a donné 200
milliards d'euros...
» Ou alors, l'autre solution,
c
'est de laisser la Grèce sortir de l'euro et déprécier sa monnaie. On a fait les calculs, on sait très bien où on va. On sait que le gouvernement grec, ayant déjà un équilibre budgétaire primaire, c'est-à-dire que si on met de côté la question de la dette,
il
n
'a
pas besoin d'argent. Ils ont fait des
efforts. Ils ont fait des efforts.
Ils ont fait des efforts. Sachant que le gouvernement grec a proposé
un
plan fiscal qui est extrêmement ambitieux, qui va même très au-delà de ce qui était demandé et qui,
d
'ailleurs, chose amusante, a été refusé par l'Eurogroupe, justement parce qu'il touchait les plus riches. Je passe là-dessus. Bien. Tout ceci est connu. D'ailleurs, quand vous dites que les gens ne sont pas au courant, en réalité, si, car chaque fois qu'il y a de nouvelles propositions du gouvernement grec, elles sont immédiatement publiées par le ministère des Finances. Excusez-moi, moi, je les ai. Alors, vous ne les avez peut-être pas, mais moi, je les ai. Je les ai traduites en anglais et je les ai traduites en français. Donc, on connaît très bien les positions du
gouvernement grec.
Pas le grand public,
c'est vrai que
ça n
'a pas rien. Non, non, attendez. Monsieur, ça
n'a pas
rien. C'est très
privilégié. L'opinion publique auquel,
elle n'a absolument pas l'étonnant, elle est d'aboutissant. Mais justement, parce qu'on est
en face d'une
propagande
absolument
terrifiante.
Un peuple humilié, c'est ce que dit Tsipras. Non, absolument, mais il y a surtout une propagande absolument terrifiante, à la fois des organes des médias grecs, d'une partie des médias grecs, mais surtout des médias européens, qui n'arrêtent pas de déformer la position du gouvernement grec. Écoutez, moi, je suis sur
Twitter. On ne l'entend pas. Mais si, on l'entend très bien. Je viens
vous croire. Moi, je suis sur Twitter et ça fait grosso modo dix jours
que
les gens qui me contactent sur Twitter me disent « Mais,
ils
capitulent. » Je dis « Non, ils disent toujours la même chose. Je suis prêt à faire des concessions, mais à la condition d'avoir un engagement écrit de la part de l'Eurogroupe sur le traitement de la dette. »
Il
l'avait dit il y a maintenant un mois. Il ne cesse de le répéter. On ne l'écoute pas et on ne veut pas l'écouter. Et c'est ça qui est grave. Et c'est ça qui a provoqué, en réalité, la rupture entre l'Eurogroupe
et M. Tsipras. Daner Guetta, vous en pensez quoi ? Parce que là, on est sur un débat un petit peu fin sur la position de Tsipras qui, évidemment, tient tête. à la BCE, à la Troïka.
Vous n'avez pas
dit ça ce matin. Vous dites comme il fait un pas de deux. D'un côté, il dit « Il faut appeler à voter oui à ce référendum.
»
Un petit peu
plus tard, il...
Non,
il
faut appeler à
voter non. Non, mais il a dans un premier temps hésité. Il y
a
eu un moment de flottement. Comment vous expliquez
? Il a simplement
gardé...
Il
a supprimé le référendum.
Non, mais bien sûr, bien sûr, bien sûr. Il dit dès le départ... C'est moins confusé.
Non,
mais
attendez. Il dit dès le départ. S'il y a un accord, si l'Eurogroupe se décidait...
Mais
ça flotte quand même.
Non, non, mais
pourquoi ? Parce que sa position, c'est toujours la suivante. C'est, s'il y a un accord avec l'Eurogroupe, très bien,
à
ce moment-là, le référendum n'a plus de raison d'être. Quelle est la raison du référendum
?
C'est en réalité le fait que l'Eurogroupe et Tsipras, et le gouvernement grec, ne sont pas d'accord. S'ils tombent sur un accord, il n'y a plus de raison à ce référendum. Mais comme on n'a pas cet accord, eh bien, on ira jusqu'au référendum. Vous en pensez quoi,
cette
situation ?
Bon, écoutez, laissons le passé, même le passé d'hier, de côté. Parce que la situation est suffisamment grave pour qu'on regarde devant nous et pas derrière nous. Si on regarde devant nous, je pense, pour ma part, qu'un pays qui importe une très grande partie, pour ne pas dire l'essentiel, de ses besoins, un pays dont l'industrie...
Bernard Guetta, est-ce que vous savez quel est le
compte courant ? Est-ce que vous savez quelle est la situation du compte courant grec
? Mon
cher monsieur le professeur, je ne vous ai pas interrompu
pendant 50 minutes. Non, mais là, vous êtes
en train de dire une énormité,
et je ne peux pas laisser passer. Alors,
gardez bien l'énormité et vous la reprendrez.
Vous me corrigerez ensuite avec votre
autorité. Ce n
'est
pas mon autorité,
c
'est simplement... Non,
non,
avec votre science, pardonnez-moi. Mais non. Irréputable.
Mais
non,
c
'est simplement...
Terminez, Bernard
Guetta.
Je
reprends donc un pays qui importe une très grande partie, pour ne pas dire l'essentiel, de ses besoins les plus importants, un pays dont l'industrie nationale est extraordinairement faible, un pays qui dépend évidemment considérablement de ses importations, donc, et qui a une dette colossale, on peut discuter pendant des heures sur les raisons de cette dette, mais elle est là, la dette.
300
milliards d'euros. Elle est là, la dette, aujourd'hui. Bon. Ne peut pas, ne peut simplement pas
supporter
une monnaie dont la valeur serait au moins de moitié inférieure à celle de l'euro aujourd'hui. C'est le premier point. Le deuxième point. Le deuxième point, c'est qu'en admettant qu'il y ait une victoire du nom dimanche soir, ce qui est évidemment extraordinairement possible, pour ne pas dire probable, je n'en sais rien, mais enfin, en tout cas, c'est une hypothèse qui est sur la table. Le peuple peut être au créancier. En admettant qu'il y
ait
une victoire du nom, il est évident, parce que l'Europe n'est pas une entité globale. Dans l'Europe, comme sur les échiquiers nationaux, il y a des gauches, il y a des droites, il y a des extrêmes gauches, il y
a
des extrêmes gauches, il y a des forces politiques différentes, il y a aussi des forces économiques différentes, etc. Je vous fiche mon biais que les droites européennes ne voudraient pas, après un nom dimanche soir au référendum, faciliter la tâche à M. Tsipras, et essayeront donc, et essayeront donc par tous les moyens, soit de refuser tout compromis, soit de proposer un compromis, voire d'imposer un
compromis,
un compromis à des conditions, à des conditions encore plus draconiennes qu'aujourd'hui. M. Dupont-Aignan, juste une seconde. Ça signifie, ça signifie
que
s'il y a victoire du nom, je ne dis pas que je désapprouve le nom, je dis s'il y a victoire du nom, ce fait objectif.
On
entre, François Hollande vient de dire, en terre inconnue, moi je dirais qu'on entre dans une période de secousse extraordinairement inquiétante, non seulement pour la zone euro, mais pour l'ensemble de l'Union européenne, parce que l'Union se transformera inéluctablement en ce moment-là, en une foire d'empoigne politique, entre
les
gens qui diront, vous voyez bien qu'il faut plus d'autorité, d'austérité, pardon, et
plus
de rigueur dans l'application de l'austérité, et ceux qui diront, vous voyez bien où nous a mené votre austérité de psychorigides.
Et à ce moment
-là, l'Union européenne sera très fortement et violemment secours.
Ceux qui nous regardent, certains s'interrogent, et beaucoup s'interrogent quand on parle avec eux de ce dossier, se disent, mais attendez, on nous dit ici en France qu'on n'a rien à craindre, que c'est très absorbable, c'est 2% du PIB, c'est ce qu'a dit Manuel Valls, dormez en paix, chers citoyens. Moi j'entends quand même des discours alarmistes,
inquiétants.
Est
-ce
que vous êtes inquiète
pour
la
stabilité de
notre pays ? Je suis
inquiète pour les Grecs, je ne
suis
pas du tout comme les deux personnes qui sont en face de nous, à penser qu'il suffirait qu'ils sortent de l'euro pour que tout aille bien en Grèce. C'est vraiment raconter des histoires, et je ne le crois absolument
pas qu'on ne va pas. La
Grèce, elle a son boulot à faire, parce que ça fait, elle avait été à décharge de Tsipras. Il a trouvé un état du pays qui n'était pas un très bon état, ça fait quand même 30 ans qu'on accumule corruption en tout genre, népotisme, une mauvaise gestion, il n
'y a
pas d'État,
il
n
'y a
pas de fiscalité,
il
n
'y a
pas de cadastre, enfin, ça ne date pas d'aujourd'hui. Donc la Grèce, elle a ses propres efforts de réforme à porter.
C'est
une erreur originelle d'avoir fait rentrer
les Grecs sans refaire l'histoire. Maintenant ils sont
là, moi j'aimerais bien qu'on avance, je suis plutôt du côté constructif que
l
'inverse. Les
réformes structurelles, on leur impose
? Si le oui l'emportait, par exemple, si le oui l'emportait, je pense que là pour le coup, ça mettrait, c'est un paradoxe, mais ça mettrait Tsipras en position de renégocier à ce nombre de choses. Alors que si c'était le nom qu'il a emporté, il y a tellement de chefs d'État et de gouvernement
qui attendent qu
'une seule chose, c'est de dire au revoir à la Grèce, et c
'est ça moi que je
conteste. Et c
'est
ça, moi je voudrais aider la Grèce. Et c'est pour ça qu'il faudrait qu
'on nous écoute. C'est
le descendre de
l
'Allemagne ? Mais pas
seulement de l'Allemagne, surtout de l'Espagne. L'Espagne, à
cause de Podemos, sont les pays baltes, sont les pays du nord de l'Europe. Moi
j'ai vu à cette année la
Finlande terriblement. Et donc, il y a comme ça des gens qui n'espèrent
qu'une seule
chose. C'est que Tsipras trébuche pour lui dire au revoir. Moi j'ai pas envie de ça. C
'est pour
ça que
je
dis qu'il faut prendre les choses autrement.
On n'a pas répondu sur les banques.
Ce
qui est extraordinaire, c'est qu'on a l'impression que Tsipras a hérité d'une situation magnifique, que finalement
l'austérité n'a pas été si difficile. Non,
je finis. Et qu
'il
précipite le chaos.
C
'est l'inverse. C'est qu'il a hérité d'une situation dramatique de par la faute des dirigeants européens.
Et les fautes d'aussi. Je ne vous ai pas interrompu.
J'ai essayé d'écouter ce que vous avez dit. Si on peut se respecter là-dessus. La faute des dirigeants européens qui ont mis en place la pire erreur de politique économique depuis la fin de la guerre. Je rappelle que l'Allemagne, Madame Merkel,
a
bien eu la chance que les alliés à la fin de la guerre aient tiré les leçons des erreurs tragiques de l'entre-deux-guerres pour annuler la moitié de la dette. C'est ce que dit Thomas Piketty il
y a quelques semaines
dans une interview. Pour
annuler la moitié de la dette et permettre à l'Allemagne de
repartir.
Sinon elle ne s'en sortait pas. Donc on a commis des erreurs tragiques.
On fait quoi ? On annule la dette grecque pour l'en lancer ? On essaie de comprendre.
Mais excusez-moi, si vous annulez la dette grecque
et
que vous laissez une monnaie beaucoup trop chère pour la compétitivité de la Grèce, eh bien ça veut dire que vous donnez de
l
'argent à la Grèce sans fin et que vous n'y donnez pas les moyens de redémarrer. Ce que d'ailleurs disent les Allemands, pour le coup, ils sont cohérents. En revanche, la vraie question, c'est la question de l'euro. Vous ne pouvez pas avoir la même monnaie pour des pays qui ont la compétitivité de la Grèce et de l'Allemagne. C'est un fait historique. Alors on dit oui mais les Grecs ils n'ont qu'à faire des réformes.
Mais ils n'ont pas arrêté d'en faire. Mais
pour faire des réformes, il ne
faut
peut-être pas avoir une monnaie qui est trop chère. Regardez la Turquie qui est tout près de la Grèce. La Turquie a dévalué de 40%. Les activités sont parties de Grèce en Turquie. Regardez l'Islande, regardez la Suède, regardez le Danemark, regardez la Pologne. Ce sont des pays, certains hors de l'euro, d'autres hors de l'Union, certains dans l'Union. Ceux qui ont eu leur liberté de manœuvre s'en sont sortis. La Suède au moment de sa pire crise en 1992
a dévalué. Ils sont
étranglés et ils ne peuvent pas ?
Ils sont
étranglés parce qu'ils ont une monnaie qui ne correspond pas à leur structure compétitive.
Mais pourquoi les Grecs veulent-ils rester ? Parce que c'est
une drogue. Parce que les Grecs ils ont leurs défauts. L'euro est une drogue. Oui, bien sûr. Ils veulent l'argent de l'euro, ils veulent l'argent de l'Europe et ils ne veulent pas s'assumer en peuple libre. Et heureusement il y
a
une partie et c'est là où Tsipras est gaulien.
C'est très
paradoxal
d
'ailleurs. Le peuple souhaite rester dans
l'euro. Pas toujours. Moi j'ai plus de respect pour les Grecs que
vous. Moi je pense qu'il voit un grand intérêt à rester dans l'euro.
Alors
peut
-être que si on
continue à payer indéfiniment et demander aux contribuables européens si vous voulez
continuer à payer indéfiniment sans leur donner les
moyens
sans leur donner les moyens de s'en sortir. M. Dupont
-Aignan y compris M. Tsipras veut rester dans l'euro.
Mais
là vous êtes
en train de déformer les gens. On a plusieurs tweets. Juste un petit tweet puisque
Goldman Sachs a truqué ses comptes de la Grèce c'est un petit truc humoristique si je peux me permettre que cette banque donc Goldman Sachs rembourse la dette parce que c'est vrai qu'on
avait beaucoup parlé du trucage. Mais les gens repris Nicolas Sarkozy les socialistes tous sont acceptés de leur
prendre à la demande de qui si ce
n
'est du gouvernement grec de l'époque
et des autorités
européennes
et des autorités européennes j'étais à
Bruxelles à l'époque et tout le monde le savait.
Moi aussi j'étais à Bruxelles à l'époque et tout le monde savait
que
M.
Sapir
dit n'importe quoi. Enfin à la demande à la demande mais avec avec la base des
autorités
c
'était déjà très différent de
la demande
européenne enfin tout
le monde. M. Guetta attendez
un
mot et Jacques Sapir qui est aux commandes qui est
aux commandes de la BCE un ancien banquier
de Goldman Sachs
ils
sont
partout ils ont pris en main la politique
européenne j'ai une question simple Jacques Sapir j
'ai une question simple parce que
dans ce
fameux sondage à risque interactif
quand les français
souhaitent que les grecs restent au sein de l'union en même temps et vous allez peut-être le voir dans quelques instants ils demandent quand même globalement à ce qu'on arrête de prêter
aux grecs comment on sort de ce
paradoxe mais c'est tout à fait normal on fait comment ? alors le fond du problème c'est qu'aujourd'hui nous avons un pays
qui
a un excédent primaire bon
il
n
'y a
pas beaucoup de pays en Europe qui en ont un et de ce point de vue là l'ajustement a été fait de manière rapide trop rapide mais il a été fait en Grèce deuxièmement la balance courante autrement dit le rapport entre les importations et les exportations ce
qu
'évoquait Bernard Guetta là c'est équilibré depuis
2013
je suis désolé ce sont les statistiques
donc c'est très
contradictoire à ce que dit Bernard
Guetta je suis ce
sont les statistiques
du fonds monétaire international j'ai dit le
contraire
oui mais si vous n'avez pas du tout devant nous je lui ai dit que l
'industrie grecque
a préféré ce qui est tout à fait différent attendez ce qui est tout
à fait différent
c'est
une autre chose
c'est une autre chose mais bien sûr que c'est on peut repasser l'émission c'est ce que je dis vous l'avez dit je confirme et Jacques Sapir
vient de dire que s'il y a aujourd'hui un excédent primaire c'est grâce aux mesures d'austérité beaucoup trop dures j'en suis bien d'accord avec vous
mais c'est grâce
aux
mesures d'austérité bien sûr mais
ça je ne l'ai jamais contesté troisième chose quelles sont les importations de la Grèce qu'est-ce qu'elle représente dans la consommation intérieure de la Grèce les hydrocarbures elles représentent exactement 24% autrement dit ça veut dire qu'il y a les trois quarts de la consommation qui ne sont pas dépendantes des importations tout ça pour dire que la Grèce c'est vrai est aujourd'hui dans une situation qui si elle n'avait pas à payer la dette
pourrait s'en sortir
lui permettrait de sortir de l'euro aller au bout on rééchelonne on efface
on ouvrait une partie bien sûr mais bien sûr
mais attendez la question c'est de savoir pourquoi est-ce qu'Alexis Tsipras veut rester dans l'euro je ne suis pas d'accord avec lui sur ce point je comprends parfaitement son raisonnement son raisonnement consiste à dire
si
je reste dans l'euro et si j'obtiens car c'était la deuxième demande de Tsipras la première demande c'était la restructuration de la dette la deuxième demande c'était un plan d'investissement l'équivalent d'un plan marchand
il a
raison il
a raison il
a raison mais je dis que si si ces deux clauses ne sont pas satisfaites alors alors la Grèce n'aura pas d'autre solution que de sortir et on a déjà fait les calculs que ce soit à l'OCDE que ce soit au fonds monétaire sur la différence de compétitivité entre la Grèce et l'Allemagne ça revient entre 20 et 25% donc ce qui veut dire que si jamais la
Grèce retrouvait
la drachme elle ne serait dévaluée
elle serait au niveau
de l'Allemagne
sans aucun problème
elle
ne
serait
dévaluée elle ne serait dévaluée mais un enfant de sec on l'aurait compris elle ne serait dévaluée que de 20 à 25% Marielle de Sarnès comment voulez-vous je voudrais poser une
question
à monsieur Guetta attendez après par ailleurs on n'a jamais dit que la Grèce serait l'équivalent de l'Allemagne il est clair vous débattez
c'est pas pour régler les problèmes moi je
voudrais qu'on
essaye d'avancer
vous croyez que c'est pas
pour régler les problèmes de
dévaluer
Nicolas s'il vous
plaît je voudrais vous poser une question je voudrais
rejoindre ça
vous êtes d'accord sur ce plan marchal
pour une part oui c'est de l
'argent donc encore je pense
qu'il faut trois choses si on voulait régler la question grecque la vérité c'est qu'il
y a
plein de gens qui ne veulent pas la régler c
'est ça
qu'il faut dire il y a une hypocrisie totale aller voir négocier depuis 4 ou 5 mois ils espèrent qu'une chose c'est que les négociations ne vont pas marcher pour
dire au revoir à Grèce
au revoir
M.
Tsipras qui est des conservateurs qui reviennent ne disons pas ils désignons les
gens
c'est le PPU c'est le PPU
les conservateurs les conservateurs qui sont
majoritaires aujourd'hui dans
l'Union Européenne et d
'ailleurs Haroy l'a dit publiquement avant-hier
c'est fascinant je voudrais ajouter
un mot pour essayer
de faire avancer
le débat vous avez dit deux choses vous avez dit il faut un plan Marshall et il faut une restructuration de la dette je suis ok j'ajoute il faut une troisième chose il faut que la Grèce s'engage vraiment quand même dans des réformes mais ça
laissez-moi finir le gouvernement Tsipras
l 'a dit
laissez-moi finir alors nous ne
sommes pas en accord quand vous
dites
qu'il
faut j
'arrive quand vous dites qu'il faut deux choses je vous dis on pourrait se mettre d'accord si on avait vraiment envie de faire avancer les choses il faut trois choses il faut que le gouvernement s'engage à réformer il faut une restructuration un rééchelonnement de la dette et oui il faut un plan pour produire favoriser accompagner de la croissance un plan intelligent et si on a ces trois éléments là à ce
moment là je pense qu'il y a une question j'ai un tweet écoutez la Grèce a
commencé à avoir une balance primaire positive parce qu'il y a ceux qui nous regardent et qui nous écoutent avec un peu d'effort elle n'a plus besoin d'emprunter donc de rembourser voilà ça faisait écho
à ce sujet j'ai posé la
question ça c'est très bien dans le discours mais c'est curieux il y a l'Allemagne et il y a des pays
c'est à dire
que le problème de fond c'est que madame de Sarnez comme monsieur Guetta depuis 20 ans rêve une Europe idéale où il n
'y a
pas de nation il n
'y a
pas de peuple d'ailleurs ils n'aiment pas
les
référendums et le problème de fond c'est curieux il y a plusieurs pays l'Allemagne notamment
qui
refusent de payer et d'ailleurs ce sont les mêmes gens qui se sont mis à genoux
devant l'Allemagne ce sont les Allemands qui ont signé tous les traités
ce
sont madame de
Sarnez l'UMP le PS
ont signé tous les traités vous êtes caricatural
vous ne le sentez pas du tout pas du tout
et je vais vous dire
quelque chose la preuve la preuve et je pose la question c'est curieux le représentant du parti social-démocrate allemand qui fait partie du gouvernement de madame Merkel a eu des paroles très dures sur la Grèce donc c'est pas ce que vous dites vous dites pour vous dédouaner c
'est
le PPE les méchants conservateurs non les
social
-démocrates la gauche allemande a dit fini donc
c'est que la moitié des chefs des gouvernements l'Union mais
parce qu'on a
voulu mêler on a voulu rêver vous avez voulu si je peux
finir ma phrase vous avez voulu rêver une Europe qui serait sans peuple sans pays il y a une réalité c'est qu'il y
a
des pays avec des caractères et
que les allemands ne veulent pas payer pour les grecs l
'humanité sans sexe j'ai aussi voulu rêver la
réalité c'est que comment vous faites alors
et vous
qu'est-ce que vous avez rêvé comment
vous faites
alors qu'est-ce que vous dites à l'Allemagne et qu'est-ce que vous dites à l'Allemagne je n'ai jamais rêvé la
réalité
c
'est
ça qu'est-ce que vous dites à l'Allemagne et qu'est-ce
que vous dites à l'Allemagne alors
concrètement je dis à je
dis à monsieur Dupont-Aignan en face de
moi ce qui compte c'est
madame Merkel qu'il est épouvantable de désigner un pays de désigner un
pays quel qu'il soit mais pas du tout de
désigner un pays quel qu'il soit
c
'est mal comme mais oui
mais la pensée unique ne
stigmatisant pas
bien
sûr alors qu'est-ce qu'on fait concrètement vous seriez
monsieur Hollande vous dites quoi à madame Merkel parce que vous pensez que tous les Allemands pensent de la même manière parce que vous pensez que tous les Allemands sont des cochons de
banquiers
non parce que mais alors quoi
on parle d'un gouvernement
déjà c'est pas l'Allemagne c'est des sociodémocrates alors qu'est-ce que vous faites réponse Bernard Guetta
prenez les réalités
je prends la réalité qu'est-ce que vous en faites la réalité et c'est quoi
aujourd
'hui ça vous gêne qu
'est-ce qui me gêne alors dites ce que vous faites de l'Allemagne
j
'aimerais savoir
je peux dire si vous cessez de m
'interrompre alors je vous réponds je peux parler
faire en
boucle
très
bien alors à mes yeux contrairement à vous monsieur Dupont-Aignan le problème n'est pas l'Allemagne le problème est l'ensemble des pays européens aujourd'hui l'Allemagne l'Espagne en large partie le Portugal en très large certainement la Finlande en très large partie les Pays-Bas les Pays-Bas les Pays-Bas naturellement qui disent soit nous ne voudrions pas rester dans une monnaie commune avec des pays qui n'équilibrent pas leur budget ce qui disent deuxième discours nous nous sommes serrés à la ceinture et on ne voit pas
pourquoi les Grecs
qui n'en ont pas fait autant c'est
ce
qu'ils disent parce que c'est très discutable on
a
beaucoup de tweets sur ça c'est
ce qu
'ils disent on devrait payer pour eux et puis vous avez
un
front idéologique
au
sein des droites européennes au sein des droites européennes qui ne veulent pas qui
ne veulent
pas qui est la
moindre le
moindre élément de victoire de
ces grâces parce que ce serait à l'heure du un encouragement
à Podemos etc etc et vous avez donc une bataille politique droite de gauche
mais attendez j'ai un sujet mais pas
du
tout la social
démocratie européenne l'ensemble de la social démocratie européenne a essayé et a échoué mais a essayé jusqu'à la dernière minute jusqu'à hier de pousser à un compromis qui aurait dû être signé hier elle
a échoué et je le regrette on fait une petite pause regardez
alors ce qu'on fait on va regarder le sujet d'Ahmed
Tazir
qu'est-ce qu'on fait et bien on regarde le sujet d'Ahmed Tazir comme ça c'est une petite parenthèse dans ce débat très riche très intense sur le quotidien de ces grecs puisque je l'évoquais les banques sont fermées depuis lundi c'est une forme de contrôle des capitaux qui ne dit pas son nom avec des retraits limités c'est
un
contrôle des capitaux et il y a des vacances bancaires c'est deux choses différentes et des vacances bancaires voilà cette précision de Jacques Sapir regardez ce sujet d'Ahmed Tazir c'est le quotidien des grecs c'est compliqué évidemment parce que retirer que 60 euros évidemment ça rend la vie impossible regardez
surtout qu'ils vivent avec 70 euros ces retraités ne possèdent pas de carte bancaire
avec
la fermeture des banques ils se sont retrouvés sans argent
seuls
un millier de banques ont ainsi rouvert uniquement pour les retraités ici des dizaines de retraités se précipitent à l'intérieur de la banque nationale de Grèce pour récupérer une partie de leur pension temps d'attente une heure en moyenne
à
la sortie c'est souvent la déception le retrait maximal est de 120 euros insuffisant pour beaucoup qui ne savent pas quand ils pourront toucher le reste de leur pension j'ai travaillé plus de 50 ans sur la mer
et
maintenant je fais le mendiant pour 120 euros
j
'ai vécu de l'occupation j'ai vécu des difficultés et je crois qu'on va surmonter ce moment je soupçonne que les choses ne vont pas bien
quand
on nous impose constamment des restrictions comme ça
que
Dieu nous aide
à
part ces banques pour retraiter toutes les autres restent fermées seul moyen de récupérer de l'argent les distributeurs montant maximum autorisé 60 euros
à
côté des soucis pratiques et primordiaux cette échéance politique cruciale pour le pays le référendum de dimanche
la
Grèce va vers la banque route et Tsipras continue de jouer écriant une ce journal y a-t-il un espoir se demande celui-ci
une
période de flottement en Grèce voter oui ou non rester ou pas dans la zone euro chacun s'interroge
je
pense que je suis optimiste je n'ai pas encore décidé de mon vote
bien
évidemment je suis contre les mesures d'austérité très difficiles et qui risquent de l'être encore plus après dimanche la situation est très difficile les nouvelles mesures d'austérité vont mettre l'économie grecque à genoux d'un autre côté la sortie du pays de l'eurozone est quelque chose que je ne vois pas comme étant positif
parce
qu
'on
ne sait pas de quoi sera fait demain et
si les banques vont rouvrir
désormais la question est de savoir si Alexis Tsipras va gagner son pari et obtenir une franche victoire du nom
même
si les partisans du nom sont majoritaires dans les sondages pour l'instant les pronostics
sont
hasardeux
voilà
je demanderai à mes invités dans quelques instants pronostics même s'il ne
faut
pas faire de pronostics mais le nom Alexis Tsipras est parti en campagne une campagne très courte Yorick est avec nous il y aura Yvon Yorick vous en pensez quoi de ce dossier grec on a beaucoup de tweets ce soir de français qui disent pourquoi pas demander un référendum à nous français si nous souhaitons continuer à financer les grecs dans quel état d'esprit vous auriez fait partie de cette manifestation tout à l'heure place de la Bastille
bien sûr j'aurais fait partie de cette manifestation et je tiens à dire que pourquoi ce serait seulement les pays membres de l'eurogroupe qui décideraient on est une union européenne il y a 27 pays ce sont 27 pays de décider on n'a pas entendu la Suède on n'a pas entendu le Danemark on n'a pas entendu tous ces pays là on a
entendu la Finlande tout à l'heure
par la voix de Marielle de Sarnès c'est un pays qui n'est pas favorable
elle
est dans l'eurogroupe
elle est y
terminée
c
'est pas ça mais voilà il y a un déni de démocratie flagrant vous allez ignorer vous allez ignorer les dirigeants européens vont ignorer tout simplement le vote grec donc ça a été la même chose pour le référendum européen dans certains pays donc voilà c
'est la finance
c'est
un peu la finance qui mène le monde c'est la finance c'est ça c'est ce que vous vouliez dire Yvon c'est la finance ok
merci Yvon rapidement s'il vous plaît vous êtes dans quel état d'esprit parce que ce soir on n'a toujours pas tranché le débat parce que si le non l'emporte lundi le débat est insoluble il faut de nouveau rééchelonner la lettre renégocier et on repart sur un nouveau round enfin j'en sais rien mais c'est comme ça que j'imagine les choses en tout cas
je
crois qu'il faut commencer par effectivement réformer des réformes qui ne coûtent pas forcément très cher comme par exemple l'établissement d'un cadastre comme par exemple réduire la part de l'économie parallèle par rapport à l'économie officielle c'est une des causes du malaise grec c'est moins confusé et je terminerai en disant que ce que j'ai aperçu de monsieur Tsipras me fait dire que la suprématie de Talleyrand en tant que grand négociateur européen n'est pas menacée à court terme
un clin d'oeil Juste un mot très concret on a un internaute qui nous dit c'est le monde de la finance qui règne il faudrait que les 27 pays soient vraiment dans une Europe démocratique et un deuxième qui nous dit quand même il y
a
quand même des gros dossiers même si ils ont fait plein d'efforts si les grecs ont fait plein d'efforts il y
a quand même des choses à faire ils ont fait
des efforts façon FMI et moi je n'étais pas pour créer le FMI dedans il y a 5 ans
il y aurait plus d
'Europe et mieux d'Europe il n'y
aurait
pas eu besoin du FMI je ferme cette parenthèse ils ont besoin effectivement de faire un cadastre ils
ont
besoin d'avoir au
fond une vraie
fiscalité il faut déjà s'y mettre on
n'a qu'à
s'y mettre il faut déjà que l'église orthodoxe et les armateurs payent et contribuent
à la fiscalité attendez est-ce qu'on peut un jour sortir comment on peut
payer est-ce qu'on peut un
jour entre nous non excusez-moi je peux répondre non c'est pas concret est
-ce qu'on change un peuple excusez-moi est-ce qu'on change un peuple par décret est-ce qu'on dit on va faire comme ça est-ce que c'est nous français ou des eurocrates des bureaucrates
à
Bruxelles
qui vont
dire on fait comme ça non la réalité c'est que chaque peuple a sa façon de vivre que moi je souhaite que la Grèce fasse des réformes je serais ravi qu'il
y ait
un cadastre en Grèce mais le cadastre en Grèce il ne
va
pas venir d'un côté vous avez vu comme on a du mal en France à réformer les taxis vous croyez que ça se fait vite le changement d'un peuple le problème de fond c
'est qu'on a fait une monnaie mais bien sûr pardon excusez-moi mais vous savez ce qu'il faut faire pour la Grèce mais il y a 5 ans mais est-ce qu'un jour on peut
revenir
sur Terre c'est la réforme c'est super
facile
pour lui de couper dans les pensions les retraites
les salaires
non mais si je peux finir ma phrase absolument et c'est ça qui s'est fait on a entendu la spécificité
du peuple gré
ce
que je veux dire mais de tous les peuples on a créé une monnaie unique pour des peuples différents il y
a
un allemand qui avait dit quelque chose très juste qui a écrit un livre c'est l'ancien patron des patrons allemands qui avait dit on s'est réconcilié avec la France on a fait la paix
on
a fait Airbus on a fait des magnifiques réalisations européennes il n
'y
avait pas une monnaie unique la France dévaluait quand elle dévaluait le Marx réévaluait ça équilibrait les compétitivités on a voulu mettre des pays avec une même
monnaie qui sont différentes on quitte l'euro de manière globale c'est le début
de la fin de la zone euro et ça sera le choix entre la zone euro et l'Europe parce que la zone euro au lieu de rapprocher les peuples
au
lieu d'élever le niveau économique elle a divisé les peuples et on le voit aujourd'hui c'est une bataille de chiffonniers parce que l'Allemagne ne peut pas céder vis-à-vis de son peuple qui ne veut plus payer et les Grèces ne peuvent plus souffrir comme ils souffrent donc le problème de fond c'est cette monnaie unique qui ne peut pas marcher aujourd'hui c'est un fait historique il
nous reste
4 minutes pour
faire un tour de table l
'Europe aurait totalement plongée au moment de la crise de 2000
l
'Angleterre à 3% de croissance va très bien beaucoup mieux la Pologne va très bien
la
Suède va très bien
le Danemark va très bien
ils
n
'ont pas l'euro c'est curieux on va
très mal
que ça on va très mal
plus mal que la Grande-Bretagne vous allez
dire
moi je ne suis pas certain deux fois moins de chômage en Grande-Bretagne je commence par vous
c'est pas une question vous
connaissez les salaires les salaires en Grande-Bretagne sont plus aimés qu'en France aujourd'hui allez à Londres vous verrez mais
on fait plusieurs boulots
vous ne faites pas
les mêmes personnes que moi
Nicolas Dupont-Aignan un dernier
mot chacun dans la boule de cristal qu'est-ce qui peut se passer si le peuple grec dit non lundi on reprend les négociations
à zéro
qu'est
-ce qui se passe au pied en
grec ça veut dire non et né ça veut dire oui donc moi je pense que le oui les renforcerait pour renégocier derrière je pense que de toute façon il ne
faut
fermer aucune porte moi si j'étais comme on dit au gouvernement au pouvoir je dirais que non il ne faut pas fermer les portes et qu'il faut quel que soit le résultat du référendum qu'on continue de discuter
on a ce tweet juste pour le prolonger arrêtez les postures la sortie de la graisse de l'euro est nécessaire n'aura aucun effet de contagion nous disent
tous c'est très bien je sens désaccord profondément avec ça
je trouve c'est une attitude d'égoïsme mais absolue absolue que je récuse
absolument c'était une réponse au tweet et Nicolas Dupont-Aignan soutient ce tweet vous en pensez quoi de ce nom qu'est-ce qui se passe de nouveau la Troïka revient Nicolas Tsipras reprend l'avion repart renégocie qu'est-ce qui peut se passer
je
pense que les conditions de négociation pour la Grèce au lendemain d'un nom ne seraient pas plus favorables comme l'espère sincèrement monsieur Tsipras mais il se trompe à mes yeux je crains que les conditions de négociation soient beaucoup plus dures et qu'on aille là réellement à une impasse dont les conséquences dans un premier
à
une impasse je ne sais pas ce que c'est qu'une rupture mais une impasse complète et dont les conséquences économiques dans un premier temps et très rapidement politiques seront désastreuses pour la zone euro mais aussi l'ensemble de l'Union Européenne
bon ça votre réponse Jacques Sapir la suite l'avenir non oui si c'est le non qu'est-ce qui se passe le peuple a gagné et alors si c'est le non de deux choses l
'une où l'eurogroupe et l'Union Européenne font preuve d'un petit peu de réalisme ce qui évidemment n'est pas dit du tout compte tenu des comportements que l'on voit depuis samedi dernier c'est plusieurs personnes très différentes l'eurogroupe je sais vous savez tout à fait
ou
bien effectivement on a une situation de blocage et à ce moment là il faudra que l'on assume nos responsabilités parce que il faut savoir que si on pousse la Grèce à sortir de la zone euro la Grèce sera défaut sur la totalité de sa dette autrement dit elle ne remboursera rien de toute manière
rien
de toute manière
c'est presque le mot de la fin ça Nicolas Yves-Vagnan pour conclure
la suite
que
ce soit oui ou non il y aura obligatoirement une reprise du dialogue de toute façon la Grèce sortira de la zone euro et l'idéal ce serait Valéry Giscard d'Estaing qui l'a proposé vous avez travaillé auprès de lui Marine Le Sarnès nous
ne sommes pas du tout d'accord et
Valéry Giscard d'Estaing comme la plupart des chefs d'Etat aujourd'hui savent qui aura une sortie en douceur de la zone euro de la Grèce car c'est la seule solution ça sera
le mot de la fin est-ce qu
'on peut rappeler cette phrase
de
Raffarin si on laisse partir le dernier qui sera le prochain dernier on
a
simplement évoqué le Portugal et d'autres pays qui sont évidemment eux aussi d
'une certaine manière en grand danger
en
grand danger merci à vous quatre de nous avoir éclairé sur un dossier sensible merci pour votre fidélité merci à tous les tweetos parce qu
'il
y
a
eu beaucoup beaucoup de tweets merci à Marielle de Sarnès vice-présidente du Modem merci à Bernard Guetta journaliste chroniqueur sur France Inter merci à Jacques Sapir économiste à l'EHESS et merci à Nicolas Dupoignan président du parti Debout la France merci à vous quatre merci à nos sentinelles demain on
s
'intéresse à Uberpop l'ubérisation de l'économie et presque nos esprits tout passe par ce nouveau modèle économique on en parlera et je serai là bonne soirée à demain