Aller au contenu
Tous les transcripts
Discours / meetingPublic Sénat (sur YouTube)· 7 octobre 2026 5 minAutoproduitFond programmatiqueÉducation & rechercheSolidarités & familleInstitutions & élections

Lycéens, carburants, agriculteurs : S.Lecornu appelle à l'apaisement sans annoncer de moyens

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:18Invité politiqueChiffre
    « La plateforme ouverte lundi dernier par le ministre de l'éducation nationale a déjà recueilli plus de 40000 contributions. »
  • 4:03Invité politiqueChiffre
    « Le budget pour l'année prochaine 2027 porte les crédits de l'éducation nationale à 64 milliards d'euros avec une nouvelle hausse de 1,2 milliards d'euros par rapport à l'année dernière. »
  • 4:03Invité politiqueFait
    « C'est un des rares ministères d'ailleurs qui voit ces crédits augmenter. »

Temps de parole

  • Sébastien Lecornu100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:24
Sébastien Lecornu

Mes chers compatriotes, les crises se succèdent. Je comprends la fatigue de celles et ceux qui ont le sentiment qu'à peine une difficulté surmontée, une autre se présente. Cette réalité, beaucoup de pays européens la connaissent. Elle fait naître beaucoup d'inquiétudes. Nous sommes dans une situation difficile, mais nous ne sommes pas pour autant sans réponse. Et c'est dans cet esprit que je veux vous parler ce soir. Ce qui se passe dans les lycées nous touche toutes et tous. Élèves, parents, enseignants ou simplement citoyens. Des lycéens manifestes, c'est leur droit, y compris pour contester le gouvernement. Nous avons le devoir de les écouter.

Prendre les jeunes au sérieux, c'est autant soutenir leur engagement que partager avec eux les difficultés mais aussi les contraintes. Mais nous avons également vu ces derniers jours des violences, des élèves et des personnels agressés, des policiers et des gendarmes blessés, des établissements incendiés ou dégradés, des milliers d'heures de cours perdu sans oublier les menaces et les insultes. Les responsables politiques qui utilisent cette colère pour mener leurs batailles électorales prennent une responsabilité grave. On ne peut pas jouer avec la sécurité des jeunes de France.

Je veux donc être clair, contrairement à ce que certains racontent et répètent, les forces de l'ordre n'ont pas pour instruction d'affronter les lycéens. Leur mission est de protéger les biens mais surtout les personnes, de faire respecter la loi et de permettre l'accès aux établissements scolaire. Elles doivent agir pour cela de manière proportionnée dans un contexte souvent très difficile. Il faut le reconnaître et je veux leur redire notre soutien. Mais lorsqu'un jeune est gravement blessé, les enquêtes doivent en établir les circonstances en toute transparence comme pour toute atteinte aux personnes. Je l'ai rappelé hier à l'Assemblée nationale le respect de l'état droit.

s'impose à chacun. Mais la colère des jeunes ne vient pas de nulle part. Nul ne peut être indifférent aux angoisses qu'ils expriment. Ces lycéens, on le sait, étaient enfants ou en tout cas entrés dans l'adolescence pendant le Covid. Nous leur avons demandé des efforts considérables. Depuis, il voi les guerres, le changement climatique, parfois leurs parents ou leurs proches en difficulté. Malgré ces angoisses, nous leur demandons pourtant de choisir leur orientation et de regarder l'avenir avec confiance. Et la responsabilité du gouvernement et de l'ensemble des formations politiques doit être de rétablir cette confiance. Et cela commence évidemment et déjà par les écouter.

Les temps de dialogue engagés aujourd'hui se poursuivront à partir de demain dans chaque lycée et jusqu'à la semaine prochaine. La plateforme ouverte lundi dernier par le ministre de l'éducation nationale a déjà recueilli plus de 40000 contributions. Elle nous permet d'entendre directement celles et ceux qui ne s'expriment pas toujours dans les instances habituelles. Certains ont accueilli l'ouverture de cette plateforme avec moquerie ou d'érision. Ils ont eu tort. Les 40000 premières contributions montre qu'il y avait une attente en particulier, on le sait, sur l'organisation du temps scolaire et sur les conditions matérielles dans les lycées.

Ces contributions constituent une matière précieuse. Elle nous permettra de répondre à ces préoccupations en lien avec les conseils régionaux. Tout sera publié en transparence. Dans les 8 mois qui nous séparent de l'élection présidentielle, le gouvernement agira donc avec pragmatisme pour répondre aux attentes des lycéens.

Nous avons lancé cinq chantiers pour assurer les cours lorsqu'un enseignant est absent, même si beaucoup a été fait ces dernières années, pour améliorer les conditions matérielles dans les bâtiments, notamment face aux fortes chaleurs, pour mieux organiser les temps scolaires, pour rendre parcours sup plus transparent et intelligible et pour donner, et c'est peut-être d'ailleurs la principale revendication, un cadre d'expression plus clair et renouvelé au lycéen dans une démocratie qui est évolue, une démocratie vivante. Les premières décisions du gouvernement seront présentées à la fin du mois d'octobre et bien sûr il y a la question des moyens.

Le budget pour l'année prochaine 2027 porte les crédits de l'éducation nationale à 64 milliards d'euros avec une nouvelle hausse de 1,2 milliards d'euros par rapport à l'année dernière. C'est un des rares ministères d'ailleurs qui voit ces crédits augmenter et cette augmentation devra permettre de financer les priorités des lycéens. pas que. Et le budget de l'éducation nationale sera d'ailleurs discuté à l'Assemblée nationale le 12 novembre prochain. Cela nous laisse donc un mois pour traduire les contributions et les propositions des lycéens en amendement sur lesquels les députés et les sénateurs devront s'entendre. Les débats auront lieu, chacun prendra ses responsabilités.

Le gouvernement en tête. Je le dis aussi dans le passé, il y a eu trop de promesses qui n'ont pas été tenues tout simplement parce qu'elle n'était pas tenable.