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InterviewRMC — Face à Face (sur Podcast)· 14 septembre 2026 23 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesSantéRetraitesLogement

Face à Face : Sarah Knafo - 14/09

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 65 %Attaque 25 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:37OuverteRéponse directe

    De très nombreuses questions à vous poser ce matin sur le budget de l'État, sur vos propos sur l'AFD. Mais je voudrais qu'on commence par votre livre.

  • 2:11OuverteRéponse directe

    Et régulièrement, quand on dit « tiens, la cantine va être gratuite, qui paye ? »

  • 3:47RelanceRéponse directe

    Mais quand vous voyez que le ministre de l'économie, aujourd'hui, dit qu'il va falloir trouver 30 milliards d'euros et qu'il va falloir vraisemblablement faire des efforts sur les retraites, sans doute, faire plus d'impôts de l'autre côté, et que vous vous dites, moi, je vais faire 130 milliards d'économies tout en baissant les impôts, je ne vois pas comment ça passe.

  • 4:33OuverteRéponse directe

    Comment est-ce qu'on peut y arriver ? 130 milliards d'économies, ce n'est que le début.

  • 5:30OuverteRéponse directe

    Il y a deux choses, Sarah Knafo. Il y a le long terme et il y a le court terme. Le prix du carburant, la crise du logement, la hausse du chômage, la croissance qui s'est effondrée.

  • 6:13OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous lui dites à lui ? Toute cette tragédie que vous décrivez sont intégralement partie du casse.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:53PrésentateurFait
    « Vous dites, au fond, comme si on était en train de follow the money, de chercher où va l'argent et où va notre argent. »
  • 0:59PrésentateurChiffre
    « Sur cet argent, seuls 135 euros iront véritablement pour les soins. »
  • 1:06PrésentateurChiffre
    « Un million d'euros prélevés sur la carrière d'un salarié à 2000 euros net. »
  • 1:43PrésentateurFait
    « On sait qu'on est la nation la plus imposée du monde. »
  • 1:56PrésentateurChiffre
    « Sur cette fiche de paye, l'administration va prendre la moitié de la richesse qui a été produite par un salarié au salaire médian. »
  • 2:58PrésentateurChiffre
    « Juste ça, c'est déjà plus de 100 000 agents qui y travaillent. »
  • 4:05PrésentateurChiffre
    « Vous vous dites, moi, je vais faire 130 milliards d'économies tout en baissant les impôts. »
  • 4:46PrésentateurChiffre
    « Je propose d'abaisser le nombre de fonctionnaires de 800 000. »
  • 4:53PrésentateurChiffre
    « Ça, ça fait une économie annuelle de 40 milliards d'économies par an. »
  • 5:14PrésentateurChiffre
    « Il y a 470 000 fonctionnaires par an qui quittent leur poste. »
  • 5:44PrésentateurChiffre
    « Elle touche une retraite de 375 euros par mois. »
  • 5:55PrésentateurChiffre
    « Lui, il va toucher une retraite de 800 euros après avoir travaillé pendant 40 ans. »
  • 6:22PrésentateurChiffre
    « Sur un plein d'essence aujourd'hui, vous avez la moitié qui part dans les caisses de l'État. »

Temps de parole

  • Présentateur94 %
  • ?6 %

≈ 16,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Vous

0:00
Présentateur

écoutez RMC,

0:05
Locuteur

face

0:06
Présentateur

à face, Apolline de Malherbe. De très nombreuses questions à vous poser ce matin sur le budget de l'État, sur vos propos sur l'AFD. Mais je voudrais qu'on commence par votre livre. Ça se lit comme un polar d'ailleurs. Vous dites, au fond, comme si on était en train de follow the money, de chercher où va l'argent et où va notre argent. Vous prenez une fiche de paye et vous dites, chaque mois, un salarié qui gagne 2000 euros net verse 439 euros de charge pour sa santé. Sur cet argent, seuls 135 euros iront véritablement pour les soins. Que se devient cet argent ? Ça,

1:05
Locuteur

c

1:05
Présentateur

'est pour la Sécu. Mais globalement, vous avez fait le calcul, un million d'euros prélevés sur la carrière d'un salarié à 2000 euros net. Et qu'est-ce qu'il en reste

1:14
Locuteur

? Si

1:14
Présentateur

ça a

1:15
Locuteur

tant

1:15
Présentateur

de succès, c'est parce que vous pensez qu'effectivement, ils aimeraient bien gagner plus, les Français ?

1:18
Locuteur

Je

1:19
Présentateur

pense qu'ils aimeraient bien gagner plus, comme tout le monde. Et surtout, qu

1:21
Locuteur

'ils

1:21
Présentateur

se rendent compte qu'ils sont perdants dans ce système. C'est-à-dire qu'ils vivent dans un système, celui de la France, dans lequel on leur a fait croire que tout était gratuit. Que leur santé était gratuite, que l'école était gratuite, que la culture était gratuite. Et finalement, on s'aperçoit que ça n'est pas gratuit, mais que c'est hors de prix. Et il y avait ce sentiment un peu partout dans la population française. C'est-à-dire, où va l'argent ? On sait qu'on paye beaucoup d'impôts. On sait qu'on est la nation la plus imposée du monde. Et à la fin,

1:46
Locuteur

on

1:46
Présentateur

voit des services publics qui déclinent. Je vois la classe politique qui se pose la question. Et bien moi, j'ai passé un an. Et j'ai essayé d'apporter la réponse. Dans ce livre, Le Casse du siècle, je pars en effet d'une fiche de paye, qui est la scène du crime. Sur cette fiche de paye, l'administration va prendre la moitié de la richesse qui a été produite par un salarié au salaire médian. Ce salarié, c'est Nicolas, que je suis tout au long du livre.

2:05
Locuteur

Nicolas,

2:06
Présentateur

c'est l'idée aussi du « c'est Nicolas qui paye

2:08
Locuteur

».

2:08
Présentateur

C'est cette idée qui est montée depuis un an.

2:11
Locuteur

Et

2:11
Présentateur

régulièrement, quand on dit « tiens, la cantine va être gratuite, qui paye ? » Nicolas, c'est exactement ça. Donc c'est de montrer qu'il n'existe pas de gratuité. Que ce qu'on vous présente comme gratuit, en réalité, vous l'avez payé rubis sur l'ongle. Vous l'avez payé hors de prix. La santé est hors de prix en France. Et ce qui m'a interrogée, c'est finalement, si on nous prend de l'argent, comme sur le modèle d'une assurance, pour nous le rendre sous forme de service. On pourrait dire, là, c'est acceptable. C'est le principe d'une assurance. On nous prélève de l'argent. Et puis, à la fin, on a un service en retour.

2:37
Locuteur

Ce

2:38
Présentateur

que je me suis attachée à faire, c'est de suivre cet argent. De voir par quel circuit est-ce qu'il va cheminer, est-ce qu'il va en rester au bout pour le service qu'on nous aura promis. Et donc, pour la santé, vous avez cité les chiffres. Quand on va donner près de 500 euros, quand on gagne 2 000 euros par mois, pour sa santé, cet argent va passer au travers de l'URSSAF, au travers de la CNAM. Juste ça, c'est déjà plus de 100 000 agents qui y travaillent. La

3:02
Locuteur

Caisse nationale d

3:02
Présentateur

'assurance maladie. Absolument. Ensuite, vous allez avoir les ARS, qui coûtent 1 milliard d'euros chaque année aux Français. Puis, encore une fois... Les agences régionales de santé, ce n

3:10
Locuteur

'est

3:10
Présentateur

pas juste qu'elles coûtent. Ce n

3:11
Locuteur

'est

3:11
Présentateur

pas juste pour

3:12
Locuteur

payer le bâtiment

3:13
Présentateur

de l'ARS.

3:13
Locuteur

C

3:13
Présentateur

'est qu'elles pénalisent en plus.

3:14
Locuteur

Non, c'est pour organiser. C

3:16
Présentateur

'est pour... Non.

3:17
Locuteur

Pour vous, non.

3:18
Présentateur

Contrôler, donner des ordres, demander des reportings, exactement à ceux qui doivent soigner. Donc, quand on arrive à l'hôpital, ceux qui doivent soigner sont pleins, alourdis de charges administratives, à telle enseigne que la Cour des comptes nous dit que même les infirmières doivent passer la moitié de leur temps à des tâches administratives. Donc, à la fin, cet argent se disperse. Sarah Knafo, tout ça s'est expliqué dans votre livre. D'ailleurs, je précise que vous êtes au départ magistrate à la Cour des comptes. Donc, en effet, vous avez fait ce boulot-là. Vous l'avez fait pour le grand public, mais vous l'avez fait.

Mais quand vous voyez que le ministre de l'économie, aujourd'hui, dit qu'il va falloir trouver 30 milliards d'euros et qu'il va falloir vraisemblablement faire des efforts sur les retraites, sans doute, faire plus d'impôts de l'autre côté, et que vous vous dites, moi, je vais faire 130 milliards d'économies tout en baissant les impôts, je ne vois pas comment ça passe. Écoutez, j'ai envoyé mon livre à Emmanuel Macron. Je pense que j'aurais dû aussi l'envoyer au ministre de l'économie. Il vous a répondu,

4:14
Locuteur

Emmanuel Macron

4:15
Présentateur

? Non. Écoutez, peut

4:16
Locuteur

-être

4:16
Présentateur

qu'il prend le temps de le lire. Il aurait raison de le décortiquer. Manifestement, son gouvernement manque d'idées. Ils ne savent pas quoi faire. Moi, je vais vous dire, je pense plutôt qu'il manque de courage. Parce que là, quand on va chercher les économies ligne par ligne, peut-être que ça blesse certaines clientèles. Peut-être qu'il faut avoir un peu de courage pour venir les défendre. Comment est-ce qu'on peut y arriver ? 130 milliards d'économies, ce n'est que le début. Et c'est ce que j'ai mis dans le livre, à savoir, ce livre n'est pas un programme politique. Il vise à montrer la méthode. Montrer qu'on peut donner les dépenses ligne à ligne.

Premier élément, le nombre de fonctionnaires. Je propose d'abaisser le nombre de fonctionnaires de 800 000. Ça, ça fait une économie annuelle de 40 milliards d'économies par an. Donc, si le ministre de l'économie cherche 30 milliards, il en a déjà une. Et ceci, Madame de Malherbe, sans une seule lettre de licenciement. Simplement par le turnover naturel de l'administration.

5:03
Locuteur

Ce sont les méthodes qu'on a apprises.

5:04
Présentateur

C'est-à-dire qu'on ne remplace pas. On a, si vous voulez, de la chance dans notre malheur. C'est qu'on a tellement de fonctionnaires, près de 6 millions de fonctionnaires en France, que vous avez un taux de départ qui est énorme. Il y a 470 000 fonctionnaires par an qui quittent leur poste. Soit qui arrivent à la retraite, il y

5:18
Locuteur

a

5:18
Présentateur

un très gros vieillissement des fonctionnaires. Soit qui démissionnent, soit qui vont dans le privé, changent de poste. 470 000 par an. Donc, vous imaginez que ça peut aller plutôt vite. que sur un quinquennat, on peut effectivement baisser le nombre de postes de 800 000. Il y a deux choses, Sarah Knafo. Il y a le long terme et il y a le court terme. Le prix du carburant, la crise du logement, la hausse du chômage, la croissance qui s'est effondrée. Ce matin, j'avais un auditeur sur RMC, Pierre-Yves, qui est aujourd'hui en invalidité. Il a travaillé pendant 40 ans, notamment comme conducteur de bus. Sa femme, qui était aide à domicile, est aujourd'hui à la retraite.

Elle touche une retraite de 375 euros par mois. Lui, il va toucher une retraite de 800 euros après avoir travaillé pendant 40 ans. Et avec les prix de l'essence, il vient en Corrèze. Il dit, je mets 7 kilomètres, ne serait-ce que pour aller à la boulangerie, et je mets 20 kilomètres pour aller chez le médecin. Il a annulé un rendez-vous de médecin parce qu'il n'avait plus d'essence dans sa voiture et qu'il n'avait plus d'argent sur son compte pour refaire le plein. Qu'est-ce que vous lui dites à lui ? Toute cette tragédie que vous décrivez

6:17
Locuteur

et

6:17
Présentateur

qui émeuve tous les Français, sont intégralement partie du casse. Je vais vous répondre. Sur un plein d'essence aujourd'hui, vous avez la moitié qui part dans les caisses de l'État. L'État aujourd'hui est le premier profiteur de guerre. On accuse beaucoup les entreprises privées et on peut répondre à ces questions qui sont fondamentales économiquement. Mais pour répondre à ces cas individuels, il

6:38
Locuteur

y

6:38
Présentateur

a une chose qu'on peut faire immédiatement, c'est baisser l'axi sur les carburants. C'est ce que je propose, de la baisser d'un tiers, ça fait déjà 27 centimes de moins sur le litre. Chacun peut aller voir sur combienjegagne.fr, un simulateur qu'on a créé pour que chacun puisse voir sur son plein combien il gagne. Il inscrit son véhicule, il nous dit combien de kilomètres il fait par semaine et ça lui dit combien de pouvoir d'achat il récupère.

7:00
Locuteur

Vous maintenez

7:00
Présentateur

les certificats d'énergie ? Non,

7:02
Locuteur

absolument. Je les supprime également. Ce

7:04
Présentateur

qui permet de faire repasser, première fois depuis la mi-août, le prix du litre à moins de 2 euros. Et chacun peut le voir encore une fois sur combienjegagne.fr. Ce que je veux dire, c'est que nous, la France, nous ne maîtrisons pas le prix mondial du pétrole aujourd'hui qui dépend de guerre, qui dépend de la baisse des capacités de raffinerie à l'échelle mondiale, notamment du fait de ces guerres, du blocage du détroit d'Ormouz. Mais il y a une chose qu'on maîtrise, c'est 50% du prix de l'essence. L'État, puisqu'il est fait de taxes. Et sur ça, le gouvernement peut agir et il n'agit pas.

Donc ce que je propose, c'est d'agir immédiatement et pour financer cette baisse, puisque ça coûte 12 milliards d'euros. Encore une fois,

7:43
Locuteur

ce

7:43
Présentateur

plan d'économie que je n

7:44
Locuteur

'ai

7:44
Présentateur

pas

7:45
Locuteur

pris sans débloquer. Vous

7:46
Présentateur

avez vite évacué la question des entreprises privées. Évidemment, une est dans le collimateur, Total, qui à la fois, certes, plafonne à 2 euros dans ses propres stations, mais qui, en tant que raffineur, parce qu'ils sont à la fois distributeurs et raffineurs, fait des marges considérables. L'Union européenne a d'ailleurs refusé une enquête que demandait le ministre de l'économie sur les marges des raffineurs au niveau européen. Est-ce qu'il faut taxer davantage Total ? Première chose, non, il ne

8:12
Locuteur

faut

8:12
Présentateur

pas taxer davantage personne. Dans le pays le plus taxé du monde, la solution ne sera jamais une taxe de plus. Jamais. Je vais vous dire pourquoi. Enfin là,

8:18
Locuteur

ils ont quand même des marges de raffineurs

8:20
Présentateur

considérables. Et il faudrait qu'il y

8:21
Locuteur

ait

8:21
Présentateur

cette enquête. Parce qu'au moins, ça permettrait de comprendre et de sortir de toutes les solutions démagogiques et socialisantes de LFI au Rassemblement National qui proposent de taxer ce qu'ils appellent les super profits. Déjà qu'ils nous définissent ce

8:32
Locuteur

qu

8:32
Présentateur

'est un super profit, on verra la belle usine à gaz qu

8:33
Locuteur

'ils

8:33
Présentateur

vont créer. Pourquoi est-ce que je vous dis que ce serait la pire des solutions

8:36
Locuteur

? Ce

8:37
Présentateur

qu'on vit aujourd'hui, cette crise qu'on vit actuellement, c'est deux facteurs, le blocage du détroit d'Hormuz et la baisse des capacités de raffinerie à l'échelle mondiale. Quand on a une baisse de l'offre, donc de raffinerie, le prix augmente. C'est mécanique, ce n

8:49
Locuteur

'est

8:49
Présentateur

pas du libéralisme, c'est de

8:50
Locuteur

l

8:50
Présentateur

'économie. Quand on a dit ça, ce qu'il faudrait, c'est augmenter l'offre de raffinerie.

8:54
Locuteur

Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'on va réussir les raffineries

8:56
Présentateur

en France ? Oui, par exemple. Est-ce qu'on pense qu'on va

8:58
Locuteur

réussir à

8:59
Présentateur

augmenter les capacités ? Si on les taxe, on va faire fuir les raffineries de France, on va être encore plus dépendant des raffineries du reste du monde et on voit comme ça nous coûte et comme ça coûte aux gens que vous avez cités et à tous les Français qui nous écoutent. C'est le contraire de ce qu'il faut faire et je dis à ceux qui nous écoutent, méfiez-vous toujours de ceux qui chargent des boucs émissaires au lieu de trouver des solutions. Moi, ce que je me suis attachée à faire dans ce livre, c'est qu'à chaque fois que j'expose un problème, j'expose la solution qui l'accompagne. Je ne

9:28
Locuteur

veux

9:28
Présentateur

pas que les gens referment ce livre en étant énervés, en tapant du poing sur la table. Au contraire, je veux qu'ils le referment en se disant, voilà, on voit le chemin à suivre, on voit les solutions. Il y a 130 milliards d'économies qui sont possibles grâce à ces 130 milliards. Je propose le plan d'enrichissement le plus important de toute l'histoire de la Ve République en supprimant la CSG d'activité, en abolissant les droits de succession, en baissant l'axi sur les carburants, en supprimant les impôts de production. Et là, vous voyez se dessiner une politique qui assure à la fois le pouvoir d'achat, la production, la transmission dans notre pays.

Sarah Knafow, une colère qui est en train de monter. Certains, le patron du Parti communiste, Fabien Roussel, dit qu'il faut même accompagner cette colère. Il encourage les Français à descendre à nouveau sur les ronds-points. Est-ce que vous soutenez cette initiative ? On voit les complices du CAS qui essayent d'exciter la colère des citoyens après avoir créé les causes qui permettaient de mettre les citoyens en colère. Moi, ce que je propose, ce n

10:20
Locuteur

'est

10:20
Présentateur

pas de leur dire « Soyez encore plus en colère », c'est de régler leurs problèmes. Il faut apporter les solutions. Imaginez ce théâtre où la classe politique n'a plus qu'un seul rôle, c'est de dire aux citoyens « Vous êtes énervés, soyons énervés ensemble ». Mais pas du tout. Quel est le rôle d'un politique ? Quel

10:34
Locuteur

est le rôle d'un élu ? Vous ne soutenez pas ces initiatives

10:36
Présentateur

de colère ou de mobilisation ? Je soutiens toutes les initiatives de colère parce que j'aime mon peuple et parce que je le soutiens dans toutes ses émotions.

10:44
Locuteur

Mais ce que je veux dire,

10:45
Présentateur

c'est que le rôle des politiques, ce n

10:47
Locuteur

'est

10:47
Présentateur

pas seulement de dire « On va aller manifester ensemble, on va faire des merguez, on va faire la fête de l'Huma ». Pas du tout. Le rôle des politiques,

10:53
Locuteur

c

10:53
Présentateur

'est de dire maintenant, avec méthode, comment est-ce qu'on règle un à un les problèmes des Français ? Ça, ce serait quelque chose de beaucoup moins stérile que le représentant du Parti communiste, donc à peu près l'idéologie qui nous a conduits là où nous sommes et qui viennent dire aux gens « Je n

11:06
Locuteur

'ai

11:06
Présentateur

aucune solution à vous apporter, donc je vais me contenter de prendre des pancartes. » Donc, je n

11:09
Locuteur

'ai

11:09
Présentateur

pas compris. Vous soutenez ou vous ne soutenez pas ? Je pense que c'est assez clair. Je les soutiens et je les comprends dans le fait qu

11:13
Locuteur

'ils

11:13
Présentateur

soient en colère et je leur dis « Maintenant, nous allons traiter les causes. Nous allons traiter les causes et nous n'allons pas nous contenter de venir apporter des pancartes. » Faut-il faire payer davantage les retraités ? Faut-il mettre à contribution les retraités ? Dans ma philosophie, personne ne paye davantage. Je pense que vous avez compris que notre vrai problème à

11:30
Locuteur

mes yeux était les dépenses de l'État. Ils

11:31
Présentateur

ne

11:32
Locuteur

disent

11:32
Présentateur

pas qu

11:32
Locuteur

'ils

11:32
Présentateur

vont payer davantage, mais en réalité, ce qu'on comprend, c'est qu'il pourrait y avoir une non-indexation des pensions de retraite. C'est-à

11:37
Locuteur

-dire

11:37
Présentateur

que concrètement, ils ne paieraient pas davantage, mais ils ne toucheraient pas proportionnellement à l'inflation qui, elle, augmente. On écoute donc un gouvernement qui ne sait même pas comment faire 30 milliards d'économies. Donc forcément, ils vont essayer d'aller taper dans toutes les poches. Alors un jour, ce sera les retraités et puis le lendemain, ce sera les actifs qui payent déjà énormément. Donc ce sera Nicolas qui paye qui va passer à la caisse. La question qu'on doit se poser, premièrement, c'est pourquoi faire ? Est-ce que c'est pour sauver le système de retraite par répartition ? Moi, ce système, je ne

12:01
Locuteur

veux

12:01
Présentateur

pas le sauver.

12:02
Locuteur

Je

12:03
Présentateur

veux passer au système par capitalisation. Ce système, aujourd'hui, nous y sommes ligotés. Il nous ruine. Chaque personne qui a payé pour sa retraite un tiers de son salaire à la fin ne percevra qu'une toute petite somme. Dans n'importe quel système, en principe, on devrait appeler ça une escroquerie. Ici, le gouvernement appelle ça un acquis social. Moi, je dis qu'il faut changer de système. Il faut passer à la capitalisation. Donc tous ces expédiants ne répondent pas du tout à la question. Il faut 130 milliards d'économies sans appauvrir les Français. Ce que je propose, ce n

12:30
Locuteur

'est

12:30
Présentateur

pas un plan d'austérité. C'est un plan d'enrichissement. Et si vous voyez les différentes mesures que je propose, vous avez des gains de productivité qu'on peut faire grâce à l'IA. Un rapport IGF-IGAS nous dit que ça pourrait aller jusqu'à 5 milliards d'euros. J'ai encore beaucoup de questions à vous poser, Sarah Knapho. Je vous comprends parfaitement, mais j'ai envie de dire qu'ils trouveront toutes ces solutions dans votre livre. Là, moi, je vous pose des questions très concrètes aussi sur ce qu'il y a notamment dans l'actualité politique. Vous n'êtes pas seulement une auteure, vous êtes une femme politique.

Quand vous entendez hier le discours de Marine Le Pen et la volonté de remettre une priorité nationale sur le logement social, vous dites oui

13:01
Locuteur

?

13:02
Présentateur

Oui, absolument. C'est dans notre programme de 2022. De la même manière que l'abrogation de la loi SRU qui impose aux communes d'avoir 25% de logements sociaux. Cette loi inique, il faut absolument l'abolir et de toute urgence. Chose essentielle, la politique du logement, dont évidemment, il faut qu'on parle tous puisque c'est quelque chose d'essentiel. J'ai vu que Marine Le Pen proposait une taxe sur les bureaux vacants. Quelle ineptie ! Est-ce qu'on pense vraiment que le

13:25
Locuteur

pays...

13:25
Présentateur

Ça, vous êtes contre. Totalement contre. Est-ce qu'on pense que le pays qui compte plus de 500 taxes et impôts, qui est le pays le plus imposé du monde, manque d'une taxe ? Est-ce que ça viendra de là ? Évidemment que non. Il faut libérer les contraintes sur l'offre, sinon on ne fera que courir après les conséquences des mauvaises décisions qu'on a déjà prises. Il faut également déplafonner le prix des loyers. Cette mesure qui a raréfié l'offre, on le voit seulement sur la ville de Paris. Depuis qu'on a plafonné le prix des loyers, le prix des loyers a augmenté encore plus fortement qu'avant et 50 000 logements ont disparu du marché.

Donc forcément, quand on essaye de pénaliser les propriétaires, les locataires n'ont plus de bien que les propriétaires leur loués. Sarah Knafo, hier, une attaque russe sur un train à 2 km de la frontière avec la Pologne, c'est-à-dire à 2 km de la frontière Est de l'Union Européenne. Si la Pologne, membre de l'Union Européenne et de l'OTAN, est touchée, est-ce qu'il faut que l'OTAN et la France viennent à son soutien voire passent en guerre ?

14:20
Locuteur

Que

14:20
Présentateur

la France vienne à son soutien ? Absolument, puisque la Pologne est un allié de la France et je pense que là, ça peut tous nous inquiéter ce qu'on est en train de voir, c'est-à-dire qu'une déflagration possible, une escalade possible, ce qu'on perçoit tous depuis déjà des mois. Ce qu'on remarque,

14:33
Locuteur

c

14:33
Présentateur

'est qu'alors même qu'il y

14:34
Locuteur

a

14:34
Présentateur

eu des appels à la paix de plusieurs nations, notamment les États-Unis, on remarque que ça n'a pas encore eu d'impact

14:39
Locuteur

en

14:40
Présentateur

réalité sur le

14:41
Locuteur

cours de la guerre. Vous trouvez vraiment

14:41
Présentateur

que c'est un vrai appel à la paix ? Les États-Unis, c

14:43
Locuteur

'est

14:43
Présentateur

-à

14:43
Locuteur

-dire

14:43
Présentateur

qu'en fait, ils disent surtout à Volodymyr Zelensky de se calmer. Je pense que si c'est seulement ça, vous avez raison, ce n

14:49
Locuteur

'est

14:49
Présentateur

pas un appel

14:49
Locuteur

à la paix. récemment, la théorie de Donald Trump, c

14:53
Présentateur

'est même que dans un sens, Volodymyr Zelensky lui-même serait en quelque sorte responsable de ce qui se passe parce qu'il a touché des raffinés sur

15:00
Locuteur

le sol

15:00
Présentateur

russe. Je pense qu'on ne

15:01
Locuteur

peut

15:01
Présentateur

pas dire ça. Il faut quand même rappeler que c'est la Russie qui a envahi l'Ukraine, ils sont en pleine guerre. Comment ça, dos à dos ? Non, mais je veux dire, vous n'estimez pas que la responsabilité est partagée comme le

15:17
Locuteur

laisse entendre. La responsabilité revient à la

15:18
Présentateur

Russie. Moi, je ne suis pas la porte-parole de la Maison Blanche et je ne le serai jamais. Je représente ses intérêts français. Et donc, en parlant d'intérêts français, on remarque bien que même la première puissance économique du monde n'a pas réussi à assurer la paix entre ces deux. Donc, tout ce qu'on peut se dire à notre échelle et en tant que Français, c'est qu'on a un devoir de puissance. On a le devoir de musculer notre défense.

15:36
Locuteur

Je l'ai

15:36
Présentateur

toujours trouvé compliqué et c'est d

15:37
Locuteur

'ailleurs

15:37
Présentateur

une des questions que je pose aussi au RN. Ce qui, moi, m'apparaît comme un paradoxe, c'est que dans le monde actuel et dans l'état du monde actuel, vous voulez rester dans l'OTAN mais quitter le commandement intégré. C'est-à-dire que vous voulez rester dans l'OTAN mais ne pas être décisionnaire. Non,

15:53
Locuteur

c

15:53
Présentateur

'est-à-dire comme le général de Gaulle. Comme le général de Gaulle dans une époque où les tensions étaient très fortes. En effet.

15:59
Locuteur

Depuis, vous n

16:00
Présentateur

'estimez pas qu'il faille ou alors sortir carrément. Mais si on

16:05
Locuteur

y

16:05
Présentateur

reste,

16:05
Locuteur

est-ce qu'il ne vaut pas mieux pour comment

16:06
Présentateur

? Je pense que depuis 5 ans, donc les propositions que vous citez qui datent d

16:09
Locuteur

'il

16:09
Présentateur

y

16:09
Locuteur

a

16:09
Présentateur

5 ans,

16:10
Locuteur

je

16:10
Présentateur

pense que beaucoup de choses ont

16:10
Locuteur

changé. Vous voulez les faire évoluer ? A savoir

16:11
Présentateur

notamment, non, ça a déjà évolué, à savoir notamment le retrait américain. C'est-à-dire que les Américains qui étaient pour des souverainistes français...

16:18
Locuteur

Ils

16:18
Présentateur

menacent de se retirer. Oui. Et on voit qu'ils sont en perte d'influence puisqu'ils veulent perdre de l'influence au sein de l'OTAN eux-mêmes ayant décrété que finalement leur avenir ne se jouait pas en Europe mais plutôt sur l'autre rive à savoir du côté de la Chine. C'est un pivot qui ne date pas de Donald Trump, qui date en réalité de Barack Obama qui lui-même a parlé de ce pivot stratégique en disant on va se désintéresser petit à petit du continent européen. Ce que je dis, c'est qu'on doit en tirer parti. Donc pas du tout perdre de l'influence, bien au contraire. C'est que la France peut devenir le protecteur du continent européen.

C'était la mission que le général de Gaulle voulait pour la France. Le général de Gaulle voulait que le parapluie nucléaire français serve à assurer le leadership de la France sur le continent. Pas vraiment puisque quand vous voyez que même le Danemark qui est menacé par les Etats-Unis continue d'acheter du

17:02
Locuteur

matériel de chasse américain. Là,

17:04
Présentateur

vous vous dites manifestement, il manque encore d'un électrochoc. Je pense qu'il faut à la tête de la France demain, quelqu'un qui aurait pris conscience de cette capacité pour la France de reprendre le leadership qui était la vieille doctrine gaullienne qu'on n'a jamais appliquée. Et maintenant que les Etats-Unis eux-mêmes décident de se désinvestir, c'est le moment où jamais pour muscler notre arsenal militaire et pour muscler notre position sur le continent. Sarah Knafow, vous êtes toujours amie avec l'AFD allemande. Alors je pense qu

17:29
Locuteur

'on

17:29
Présentateur

ne

17:29
Locuteur

peut

17:29
Présentateur

pas parler d'amitié dans ces contextes.

17:31
Locuteur

Vous

17:31
Présentateur

êtes dans le même groupe. Absolument. Vous siégez dans le même groupe, ça veut

17:34
Locuteur

dire que

17:34
Présentateur

vous estimez avoir de nombreux intérêts communs et une

17:38
Locuteur

vision commune de la politique.

17:41
Présentateur

Alors, on a quelques intérêts communs. Vous l'avez cité, d'ailleurs il y

17:43
Locuteur

a

17:43
Présentateur

une charte qui les précise. La souveraineté des nations, premier élément, la lutte contre l'immigration clandestine, la défense de l'identité des peuples européens. Je tiens à préciser, puisque je vois venir votre question, que lorsque l'AFD m'a proposé de siéger avec eux, il y avait un homme qui avait tenu des propos scandaleux, que je jugeais scandaleux. Et quand ils m

18:00
Locuteur

'ont

18:00
Présentateur

demandé de siéger avec eux, je leur ai dit écoutez, ce sera lui ou moi. Moi je ne siégerai pas avec ce monsieur, je ne peux pas cautionner ce genre de propos au sein de mon groupe. Vous parlez de celui qui avait estimé que quand on était un SS, on n'était pas forcément méchant. Absolument. Propos que je condamne. Il n'avait pas exactement dit ça, mais je ne

18:14
Locuteur

vais

18:14
Présentateur

pas lui tout pinailler sur ce genre de choses. Propos que je condamne. Et donc je leur ai dit Un SS n'est pas automatiquement un criminel. Et moi je leur ai dit je ne siégerai jamais avec ce monsieur. Je n

18:21
Locuteur

'ai

18:21
Présentateur

même pas eu le temps de finir ma phrase qu'ils m'ont dit on l'expulse du groupe. Résultat, je n'ai pas siégé avec cet homme une seule seconde dans ma vie.

18:28
Locuteur

Est-il toujours membre de

18:29
Présentateur

l'AFD

18:29
Locuteur

?

18:30
Présentateur

Il ne l'est plus. Non, manifestement il a quitté le

18:32
Locuteur

Parlement européen.

18:33
Présentateur

Et donc moi ce que je veux dire maintenant, c'est que Est

18:35
Locuteur

-ce que vous vous êtes assuré qu'il avait été pas seulement viré du groupe mais

18:38
Présentateur

viré de l'AFD ?

18:39
Locuteur

Parce que dans ces cas-là, les amis de vos amis

18:41
Présentateur

sont quand même un peu vos

18:42
Locuteur

amis. Je vais même

18:42
Présentateur

aller plus loin. Tous les propos négationnistes, etc., je les condamne. Madame Apolline de Malherbe, je pense que vous connaissez ma religion. Ce n'est pas moi qui vais cautionner. Enfin, ça n'a pas empêché Éric Zemmour qui connaît la même religion que vous d'essayer de défendre l'idée que Pétain avait sauvé les juifs français. À aucun moment. Ce n'est pas les propos qu'il a tenus. Il n

18:59
Locuteur

'a

18:59
Présentateur

pas été condamné pour cela ? Il n'a pas

19:01
Locuteur

été condamné

19:02
Présentateur

pour cela ? Ce n'est pas les propos qu'il a tenus, Madame de Malherbe,

19:04
Locuteur

mais

19:04
Présentateur

je ne suis pas là pour débattre de ça.

19:05
Locuteur

Ce

19:05
Présentateur

que je veux vous dire aujourd'hui, ce que je veux vous dire, c'est que tous les propos négationnistes, je les condamne. Et je les condamne d'avance. J'ai vu, d'ailleurs, récemment dans le débat public que même être responsable des propos de son propre parti, c'était difficile. Vous avez entendu comme moi, Jordan

19:19
Locuteur

Bardella, dire que je ne suis pas responsable. Je

19:22
Présentateur

vais juste finir sur

19:22
Locuteur

ça.

19:22
Présentateur

Pourquoi est-ce que vous dites, au fond, l'AFD, non, ce n

19:27
Locuteur

'est

19:27
Présentateur

pas possible de dire que c'est des néonazistes ? Je ne comprends pas quel est votre intérêt. Pourquoi est

19:31
Locuteur

-ce

19:31
Présentateur

que vous ne dites pas les choses ? que Pétain

19:35
Locuteur

aurait sauvé

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Présentateur

un certain nombre de juges ?

19:37
Locuteur

Est-ce

19:37
Présentateur

que vous pensez que c'est

19:37
Locuteur

un jeu ? Parce que j'ai du mal à comprendre que ça puisse être autre chose. Est-ce que c'est une

19:40
Présentateur

conviction ? Je n

19:41
Locuteur

'ai

19:41
Présentateur

jamais prononcé cette phrase. Ma conviction, c'est qu'on ne peut pas dire que 45% des Allemands sont nazis. C'est tout. Quand vous voyez que partout en Europe, on a nazifié les gens, on a nazifié le Rassemblement National,

19:52
Locuteur

on a nazifié les nazis,

19:53
Présentateur

en l'occurrence,

19:54
Locuteur

c

19:54
Présentateur

'est peut-être... Leur parti,

19:56
Locuteur

il y en a bien dont on peut parler qui sont nazis, c'est l

19:58
Présentateur

'USSS. de 2013. D'accord ? L'AFD. Ça date de 2013. C'est un parti qui s'est créé dans la lutte contre l'euro, contre les finances publiques laxistes. Ils veulent réduire l'importance accordée au régime nazi dans les programmes scolaires d'histoire en Allemagne. Ils veulent stopper les subventions à l'art

20:11
Locuteur

considérées comme anti

20:12
Présentateur

-allemand. Je vous ai déjà dit que tous les propos qui s'apparentent à du négationnisme, je les condamnerai d'avance. Donc on pourrait continuer

20:18
Locuteur

longtemps. Moi, ce que je

20:19
Présentateur

veux vous dire, c'est qu'on a nazifié partout dans le monde tous les partis qui voulaient lutter contre l'immigration. Tous. Un à un. Et un à un, ils ont gagné. Ils ont pris de l'ampleur. Donc ce que je dis à

20:30
Locuteur

ceux qui nous écoutent, à

20:31
Présentateur

vos collègues journalistes, mais non, vous voyez bien même dans votre question, des méchants, mais c'est ridicule. Quelle ineptie, des méchants. Vouloir défendre l'identité de leur peuple, mais est-ce qu'on est dans un dessin animé où

20:41
Locuteur

il y a des méchants et des gentils

20:42
Présentateur

? Est-ce qu'être à 45% ça ne vous alerte pas ? Est-ce que vous ne

20:46
Locuteur

vous

20:46
Présentateur

dites pas

20:46
Locuteur

? Il y a quelque chose que je n'ai

20:47
Présentateur

pas compris. Donc vous vous

20:48
Locuteur

dites comme ils sont à

20:49
Présentateur

45%, et bien c'est pas le moment de les diaboliser ? Non. Comme ils sont à 45%, ça veut dire qu'ils représentent une attente dans le peuple, dans leur peuple, dans le peuple

20:57
Locuteur

allemand. Mais je vous rappelle que Hitler a été porté au pouvoir

20:59
Présentateur

par le peuple. De la même manière. Mais vous êtes en train de tout mélanger.

21:02
Locuteur

Donc là, ce qu'on observe dans le monde entier, pas qu'en Allemagne, Hitler, vous dites, bon, il y a une aspiration dans le pays, ça devient

21:09
Présentateur

ridicule. Je vous assure. Je vous assure que les gens qui nous écoutent ne vont pas vous comprendre parce qu'eux sentent bien que partout où on a diabolisé des partis, parce qu'ils défendaient l'identité de leur nation, à chaque fois, à la fin, ils l'ont emporté. Et si vous continuez dans cette voie, vous serez condamnés à pleurer à chaque soirée électorale parce que nous allons gagner. Nous allons gagner. Nous prenons de l'ampleur partout

21:30
Locuteur

dans le monde. Je ne

21:32
Présentateur

comprends toujours pas pourquoi est-ce qu'il faudrait relativiser.

21:34
Locuteur

Mais je ne

21:35
Présentateur

relativise pas et vous m'avez parfaitement entendu. Et je vous ai dit que j'avais fait expulser du groupe quelqu'un pour ses propos. Donc je pense que vous ne me verrez

21:41
Locuteur

jamais relativiser. Je vérifierai s'il a été expulsé du parti avec lequel vous vous suégez. Maintenant, j

21:45
Présentateur

'aimerais juste te dire quelque chose. Beaucoup de gens instrumentalisent, notamment l'antisémitisme. Je me sens particulièrement touchée par ça. Hier,

21:52
Locuteur

il

21:52
Présentateur

y

21:52
Locuteur

a

21:52
Présentateur

des dames de Nous Vivrons, une association, qui sont venues perturber mon meeting. Tout à fait. Qui sont venues perturber mon meeting. J'aimerais dire... C

21:59
Locuteur

'est un

21:59
Présentateur

collectif féministe de lutte contre l'antisémitisme.

22:01
Locuteur

D

22:01
Présentateur

'extrême-gauche. J'aimerais dire que lorsque j'ai grandi en Seine-Saint-Denis et que j'étais dans une école juive, j'étais obligée d'être à l'école juive parce que mes parents ne pouvaient pas me mettre ailleurs en Seine-Saint-Denis avec le prénom que je porte. Quand j'étais dans cette école, je n'ai jamais entendu des gens de Nous Vivrons ou leur équivalent venir me défendre quand j'avais des hommes en armes devant mon école. Quand vous avez des juifs aujourd'hui en France qui se font agresser, voire tuer en France. Où est Nous Vivrons ? Où sont-ils ? Du côté de leurs bourreaux et les seuls qui les défendent aujourd'hui dans la classe politique, elles viennent perturber leur meeting.

Donc je pense que pour les gens juifs français qui nous écoutent aujourd'hui, elles leur font honte. Elles

22:35
Locuteur

ne les défendent

22:35
Présentateur

pas et elles leur font honte. Et pour tous

22:37
Locuteur

les français qui

22:38
Présentateur

nous écoutent de la même manière, ils savent aujourd'hui qu'ils ne sont pas menacés par l'histoire d'il y a 80 ans mais par ce qui se passe aujourd'hui sur notre territoire. Et moi, c'est ce sur quoi je veux apporter des réponses et c'est ce que

22:48
Locuteur

je fais tous les jours.

22:48
Présentateur

J'entends votre caractère passionné sur cette question-là.

22:50
Locuteur

Merci à vous.

22:51
Présentateur

Donc je vous ai laissé finir votre phrase. Sarah Knafot, députée européenne et secrétaire générale de Reconquête, votre livre Le Casse du Siècle. Il est 8h52 sur RMC et BFM TV.