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DébatLCP (sur YouTube)· 2 octobre 2025 61 minContradictoireActualité / polémiqueEnvironnement & énergieÉconomie & entreprisesRetraitesSolidarités & famille

Shein à l'assaut des villes françaises ! | Chaque voix compte - 02/10/25

Au micro : Laurent Guimier Source d'origine 1 locuteur

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 39 %Attaque 40 %Défensif 21 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:15OuverteRéponse directe

    Quel mot pour qualifier l'arrivée de Shein en France ?

  • 5:23OuverteRéponse directe

    Le succès de Shein est-il l'échec des petits commerçants ?

  • 8:19OuverteRéponse directe

    La filière recyclage est-elle au bord de l'implosion ?

  • 26:20OuverteRéponse directe

    Que signifie le mot 'fashion' ?

  • 41:18FerméeRéponse partielle

    Faut-il suspendre la réforme des retraites ?

  • 43:22OuverteRéponse directe

    Comment expliquez-vous la baisse de mobilisation ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 6:07Thierry VerronChiffre
    « Panier moyen 8 €. »
  • 51:33Fait
    « Par la loi, on peut tout à fait décider de geler ou même abroger la réforme des retraites. C'est tout à fait possible. »
  • 52:13Fait
    « On a dit avec cette réforme on vole 2 ans de vie au français. »
  • 52:13Chiffre
    « Pour la génération 1984, c'est pas 2 ans, c'est 6 mois pour plein de raisons liées au mécanisme du système de retraite. »
  • 52:56Chiffre
    « Elle réduit les droits à la retraite de ceux qui touchent une pension supérieure à 2500 € légèrement de 1 %. En revanche, elle augmente les droits à la retraite du premier quartil de pension. Donc ceux qui touchent moins de 1000 € de pension, ça augmente leur droit à la retraite de 12 %. »
  • 53:33Fait
    « On a un système qui est particulièrement éclaté, une quarantaine de régimes. C'est une spécificité du système français qui le rend à mon sens complètement illisible et incompréhensible. »

Temps de parole

  • ?99 %

≈ 0,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Non speech

[Musique]

0:24
Locuteur

Bonsoir à tous et bienvenue dans chaque voixte sur LCP Canal 8. On est ensemble pour une heure de décryptage et de débat en direct de l'Assemblée nationale. À mes côtés ce soir, Mariette Darry Grand. Bonsoir Mariette. Bonsoir et Laurent Guimier, bonsoir Laurent. Tout de suite le sommaire avec à la une, la fast fashion rabillée pour l'hiver tolé général après l'annonce de l'ouverture de plusieurs magasins chines en France. Rien pourtant ne semble pouvoir arrêter le géant chinois de la mode jetable. Et on va en parler avec nos trois premiers invités.

Anne Cécile Violand, député ensemble de Haute Savoie, Sophie de Champavin, rédactrice en chef du magazine Paris Mod et Thierry Verron, président de la Fédération des commerçants et artisans parisiens. Et ce sera aussi le mot du jour avec Mariette et nous verrons que c'est pas si anglais que ça en fait. Fashion la fassion. À suivre à 20h05, quelle histoire avec Laurent Guimier. Quelle image avez-vous choisi de décrypter ce soir Laurent ?

image des bateaux de la flotti pour Gaza qui vogue vers la bande de Gaza et je suis allé dans les cales pour voir une stratégie de communication très très bien rodé dans la deuxième partie de chaque voix compte place à la question qui fâche faut-il suspendre la réforme des retraites jusqu'à la prochaine présidentielle ? Et bien nous allons en débattre avec Adrien Clouet, député LFI de Haute Garonne, Sylvain Berrios, député Horizon du Val de Marne et Éric Veale, ancien conseiller ministériel en charge des retraites et auteur du livre Retraite, un blocage français qui vient de paraître chez Plomb. Nous attendons évidemment vos questions ou vos réflexions.

Il vous suffit de flasher le QR code qui s'affiche ici. Et puis à 20h30, on retrouvera Bourbon Express, le journal de l'Assemblée nationale présenté ce soir par Valérie Brochard. Voilà pour le menu du soir. Installez-vous confortablement. Chaque voix compte, c'est parti. Il n'y a pas de mode si elle ne descend pas dans la rue, disait Coco Chanel. Mais qu'aurait-elle dit de la mode jetable d'aujourd'hui et de la polémique qui nous occupe ce soir autour de l'ouverture de plusieurs magasins de la marque Chine en France. Une première mondiale pour cette plateforme asiatique qui vendait jusqu'à présent uniquement en ligne.

Son arrivée provoque une bronca dans le milieu de l'habillement et même au-delà. On va faire un premier tour de table avec vous si vous aviez un mot pour qualifier l'arrivée de Chine dans des vrais magasins physiques en France. Thierry Verron. Ben moi je dirais dans un premier temps, c'est le rouleau compresseur chinois qui qui débarque. On l'a vu débarquer sur le e-commerce et là maintenant on le voit en physique et ils arrivent et et ce n'est qu'un début. Donc, il va falloir qu'on trouve vraiment des des arguments pour euh pour limiter pour limiter tout ça.

Sophie Chanceavin, c'est la suite logique, c'est un succès en e-commerce et donc voilà, maintenant la crédibilité, c'est d'avoir des magasins et d'être vraiment pour faire venir les gens dans les magasins propres. Anne Cécile Violent, moi j'ai envie de parler de provocation, provocation ultime dans un pays qui a été le premier à légiférer justement sur cette question. et vous portiez justement euh cette loi contre la Fast Fashion dont on va parler bien sûr ce soir. Il y a quand même un grand paradoxe derrière cette marque parce que Chine est évidemment plébiscitée par ses adeptes.

On se souvient de ces fils d'attente interminable qui s'étaient formé devant les pop-up stores, les magasins éphémères de la marque il y a quelques mois et en même temps et bien Chine semble on par le reste du monde. 2 minutes pour comprendre préparé ce soir par Marco Pomier avec André Lafond.

3:50
Non speech

[Musique]

3:55
Locuteur

C'est une première mondiale. Chine, le géant chinois de la mode à petit prix, s'installe à Paris et pas n'importe où, au cœur de la capitale, dans l'emblématique magasin du BHB dans un espace de 1200 m². Quelle horreur ! Je pense que c'est vraiment une erreur stratégique de la part du BHV parce que c'est un magasin parisien, c'est pas un magasin de de fast fashion. C'est pas génial mais je pense que ça peut peut-être aider le BHV à survivre. C'est pas en ramenant des produits qui sont absolument pas respectueux envers l'environnement qu'on va aider aussi les populations pauvres à pouvoir s'habiller. Et Chine ne compte pas s'arrêter là.

Cinq autres boutiques ouvriront progressivement à partir du mois de novembre dans les galeries la Fillette de Dijon, Grenoble, Limoge, Reince et Anger. Le résultat d'un partenariat conclu entre le mastodonte asiatique et la société des grands magasins, propriétaire des galeries et du BHV. Chine, c'est 25 millions de clients français qui commandent régulièrement. Rendez-vous compte, c'est un français sur TR qui est le client de Chine. De son côté, l'enseigne chinoise défend la création de 200 emplois directs et indirects et promet un impact positif sur les centre-villes. Cette alliance est plus qu'un simple lancement.

C'est un engagement pour revitaliser les centres-villes partout en France, restaurer les grands magasins et développer des opportunités pour le prête à porter français. Des arguments loin de convaincre les professionnels français de l'habillement. Il faut protéger aussi les salariés et les emplois. Chezin, c'est 15000 emplois de détruit dans la mode depuis maintenant près de 3 ans. Emploi détruit, le géant chinois est aussi pointé du doigt pour son impact social et environnemental. Son empreinte carbone a dépassé les 26 millions de tonnes en 2024, l'équivalent d'un pays comme la Bolivie. Je me tourne d'abord vers vous, Thierry Verron.

Il y a une demande, 25 millions de clients français de Chine, disait son patron. Est-ce que au fond le succès de Chine ce n'est pas aussi l'échec des petits commerçants qui n'ont pas réussi à attirer ou à garder cette clientèle ? Moi, je pense pas que ce soit un échec du du petit commerce.

Euh moi, je dirais qu'il y a il y a deux choses euh làdedans, c'est qu'en fait euh le euh les les pouvoirs publics ont peut-être un rôle à jouer sur euh la clientèle parce que là en fait, on s'aperçoit que on envoie euh on laisse faire euh euh et faire venir euh des produits qui n'ont euh qui sont très mauvais au niveau environnement et puis sur un plan social aussi, on va pas rentrer dans les détails mais quand on dit 25 millions de de clients Mais c'est des clients qui dépensent combien ? C'est ça. Moi c'est je veux dire panier moyen 8 €. Bah voilà donc 8 € 25 millions, c'est c'est pas grand-chose.

Donc je pense que il y a il y a quand même un sujet aussi qui est qui est important, c'est que quand il y a une publicité qui est faite, on vous dit vous avez acheté trois ou quatre produits à 2 ou 3 € ça vous fait une enveloppe de d'une dizaine d'euros. Si vous en achetez pour 50 € vous avez 10 ou 15 € chez le marchand de tapis. Mais c'est pas ça, mais en fait, il y a une remise qui va être faite et des gens qui ont pas tellement de moyens, ils vont acheter des quelques quelques articles à une poignée d'euros et ils vont en dépenser 50. Donc, il y a quand même aussi sur un plan marketing un décalage et un matraquage publicitaire. Vous vous représentez les commerçants parisiens.

Parmi les arguments de Chine, il y a la revitalisation des centres-villes. Et on l'entendait, on entendait cette dame dans le reportage dire "Bah, ça peut peut-être aussi aider le BHV à survivre. Combien de temps ? Parce que à mon avis là, c'est toujours pareil, c'est le côté nouveauté. Euh les gens vont vont se dire "Bah tiens, moi j'ai acheté chez eux une poignée d'euros sur internet, maintenant ils vont ils vont venir en face et je vais pouvoir aller dans les rayons." Euh c'est c'est le côté nouveauté.

On va voir ce que ça va donner dans dans quelques mois parce que en fait c'est bien gentil de de pouvoir reprendre du du mètre carré, louer de l'espace pour vendre des produits comme ça, mais demain, on sait pas comment ça va se passer. C'est c'est Oui, la vous vous interrogez même sur la pérenité du magasin. Exactement. Tout à fait. La pérennité est bien là. Et en fait, on on arrive quand même dans la surconsommation avec tout ça. Quand vous voyez Emaus qui croule sous les les dons de de vêtements, il y a on y reviendra tout à l'heure à la filière de recyclage qui est complètement asphyxiée d'ailleurs par cette ultra fast fashion.

Sophie de Chanin, est-ce qu'on est dans le pire cauchemar du commerce ou est-ce qu'on est dans la démocratisation ultime de la mode ? Je dirais un petit peu un peu les deux. un peu les deux, mais c'est vrai que c'est la démocratisation parce que c'est des produits pas chers et que le pouvoir d'achat euh notamment des jeunes filles et les plus grandes consommatrices en fait de cette marque-là euh bah euh achète achète et et et voilà. Donc c'est c'est des prix imbattables et c'est pour pour une cible bien particulière pour des jeunes et voilà qui ont besoin qui consomment et qui consomme des produits jetables.

Alors vous qui êtes une spécialiste de la mode, est-ce que on est avec ce genre de magasin devant un tsunami qui est comparable à l'arrivée de Zara en France dans les années 90 ? un petit peu Zara et H&M, c'est un peu le même principe. Euh c'est c'est vrai, ils ont besoin d'avoir un magasin, de faire venir alors ça commencer par de l'e-commerce, le succès et après la crédibilité, c'est d'avoir aussi un magasin pour faire venir des gens et pour pouvoir et venir en France notamment et à Paris. C'est c'est une forme de voilà en disant voilà on est la France c'est la mode, on vient on vient on vient à Paris, on s'implante à Paris. Voilà.

Mais la demande est là, donc ça répond aussi à une demande en fait des jeunes, je trouve. J'aurais juste ajouter quelque chose, c'est qu'en fait on parle de fast fashion mais Chine arrive avec de l'ultra fast fashion et c'est ça qui est qui est grave aussi, c'est que l'Ultra fast fashion est encore pire que c'est quoi la différence entre la fast fashion et l'ultra fast fashion ? C'est c'est la c'est la qualité et puis c'est c'est le fait qu' des références. Enfin ça ça change tout le temps. C'est voilà et c'estes produits en masse et c'est des qualités vraiment de très très mauvaise voilà très très bas de gamme. Très très bas de gamme.

Anne Cécile Violent vous c'est un sujet que vous connaissez par cœur puisque vous êtes vous-même vous aviez porté cette loi au début de l'année qui avait été adoptée ensuite au Sénat. cette loi contre la fast fashion au moment où justement Chine voilà déversait des des tonnes de colis sur sur l'Europe. À l'époque de cette loi, il n'y avait pas encore de magasin physique. D'abord, est-ce que vous diriez qu'aujourd'hui cette loi, il faut il va falloir l'ajuster à la présence désormais physique de Chine sur notre territoire ? Absolument. Je pense que ça va être indispensable.

On savait hein déjà d'emblé quand on commence à travailler le texte que ce sont des des entreprises qui parce que on parle de Chine mais j'aimerais juste faire un petit point quand même, il y a pas que Chine hein, il y a d'autres enseignes et il y en a d'autres qui sont en train d'arriver. Fashion Nova par exemple hein, il y en a d'autres. Donc l'idée c'était de penser l'ultraf fassion. La différence avec la fast fashion c'est pas qu'une question de qualité hein, c'est le modèle économique dans son entier qui est différent. C'est-à-dire une multitude de de références nouvelles de produits chaque jour qui créent une addiction chez les jeunes. Vous avez parlé effectivement de cette cible.

C'est absolument dramatique ce qui est en train de se placer. C'est pas comparable pour moi. C'est pas comparable avec ce qui s'est passé avec Zara H&M à l'époque qui était effectivement une nouveauté et qui a attiré une nouvelle forme de de comportement hein qui a commencé à aller vers une consommation de plus en plus importante parce que c'est bien de ça dont il s'agit aussi c'est comment aujourd'hui on veut consommer.

Premièrement surconsommation absolument phénomène d'addiction c'est chez jeunes filles qui ont un panier plein en permanence dans dans l'application et comment est-ce qu'on peut essayer d'accompagner cela de de transformer cet acte d'achat en acte citoyen donc bien sûr que c'est cette annonce elle est absolument dramatique absolument dramatique et que c'est pour ça que plus que jamais il va falloir qu'on aide à réguler donc c'est vrai qu'on utilise l'outil législatif cette loi elle a été faite à un moment donné où il n'y avait effectivement pas de magasin physique sauf les les les magasins éphémères et puis pas non plus la question des des on va dire l'arrivée de Trump aux États-Unis qui viennent aussi un petit peu qui vient un petit parce que les droits de douane ont changé la donne parce qu'il y a effectivement comme il a coupé les frontières pour ses produits sur les États-Unis on a un afflux qu'on qu'on constate déjà aujourd'hui.

Donc là il y aura aussi quelque chose qui avait été enrichi par le Sénat notamment qui était la taxation des petits colis. C'est un un phénomène dont on parle et qu'il va falloir absolument régler aussi à un moment donné, qui se joue aussi à l'Union européenne. Mais ça veut dire qu'on a effectivement une loi qui va devoir s'adapter aujourd'hui à ce contexte nouveau. Sauf que la loi qui a été votée au Sénat est un peu modifiée, c'était au mois de juin. Là aujourd'hui, elle en est où ? Vous voulez bien nous dire ?

Alors, elle est votée en mars 2024 à l'unanimité à l'Assemblée nationale, juin 2025 adopté à l'unanimité au Sénat et puis on attendait euh de pouvoir convoquer une commission mixe paritaire. Donc sep députés, sep sénateurs, ils travaillent ensemble pour définir le texte final qui permettra justement de réguler cette cette parce que le Sénat avait modifié le texte de l'Assemblée nationale. Il l'avait modifié mais ils avaient fait un gros gros travail entre la commission et l'hémicycle et on a pu avoir un texte qui avait on va dire repris quand même une ambition une ambition qui était à l'origine du texte. Euh après, c'était des visions différentes hein entre le Sénat et l'Assemblée.

Ça se respecte, le travail a été fait mais c'est vrai qu'on est un peu plus proche d'une vraie ambition. Donc là, qu'est-ce qu'on attend ? On attendait la convocation de de la Commission mix paritaire, mais nous étions en attente aussi de la vie de l'Union européenne puisque bien sûr qu'on touche aussi à du droit européen. Donc la vie est tombée avanth soir, lundi. Euh c'est ça. Donc on sait qu'on va avoir du travail. On s'est déjà mis au travail. Dès que le le les préconisations sont tombées, nous nous sommes mis au travail et ça va effectivement être une grosse une grosse charge de travail que de pouvoir essayer de donner des arguments à l'Union européenne.

C'est-à-dire que pendant 3 mois, on va faire des allers-retours entre les ministères et euh l'Union européenne pour pouvoir être encore plus pertinent que les arguments de l'Union européenne. Et je voudrais saluer le travail euh que ce soit la ministre madame Panier Runaché ou la ministre alors du du la transition écologique ou madame Louvagie sur euh euh le commerce. Elles font un travail énorme aujourd'hui. Elles sont des missionnaires, on peut pas les entendre, elles peuvent pas s'exprimer.

Mais je peux vous dire que chacune travaille pas plus tard qu'aujourd'hui je les ai eu, elles travaillent énormément encore justement parce qu'évidemment on a besoin aussi d'experts et c'est évidemment dans leur cabinet qu'on peut avancer aussi. Où pourrez-vous aller ? C'est-à-dire, vous ne pouvez pas empêcher une marque de s'implanter en France ? Non. Et ça a été très bien dit aussi par Christophe Béchu qui disait "Mais moi, j'ai pas choisi Chine. Anger n'a pas choisi Chine. C'est Chine qui a choisi Anger parce qu'effectivement, il y a une liberté d'entreprendre. Donc il y a certaines circonstances où on peut orienter mais une enseigne qui veut s'installer chez vous, c'est impossible.

à Forciori quand c'est le patron d'un groupe français président des grands des des des grands magasins qui vient les chercher parce que c'est ce qui s'est passé quand même avec le BHou c'est monsieur Merlin qui est venu les chercher. Donc c'était le faunet de Chine. C'est c'est c'est ça. Il est avancé masqué. C'est ce que vous êtes en train de nous dire. C'est ça. C'est ça. Et c'est là où c'est absolument dramatique et que je parlais de provocation de venir le faire en France.

C'est c'est inacceptable, ça le serait partout évidemment, mais vous savez en fait, on prend un coup derrière la tête quand on apprend ça et ça nous rend encore plus fort et le combat va être encore plus, je veux dire, puissant parce que nous avons les acteurs évidemment de l'industrie textile en sa globalité et puis les parlementaires. Aujourd'hui, on s'est réuni pour faire une conférence de presse pour dire stop là, on va on peut pas continuer à laisser les choses se faire.

On ne le fait pas d'ailleurs, on va notamment interpeller le premier ministre pour que vraiment on puisse avoir une commission mixparitaire le plus vite possible et puis emporter le plus de personnes et notamment les Français dans ce combat. Laurent, juste d'un mot quand même, je me mets à la place, je sais pas, d'une vendeuse, d'un logisticien, d'un de d'un routier qui vous regarde et qui dit "Ils sont un peu gonflé quand même parce que ça va créer de l'emploi quand même dans ce magasin. C'est c'est ces produits qui vont arriver, il va falloir les traiter. Les Est-ce que ce que je vous dis, vous dites c'est bullshit parce que c'est un écran de fumée et et Chine s'en ser ?

Est-ce qu'il y a quand même pas un fond de vrai dans dans l'histoire ? Non, mais vous avez raison et c'est d'ailleurs un des arguments qu'ils utilisent. Mais c'est une vision hyper courttermiste en fait. Comment ça va se passer ? Ils vont s'installer s'ils le peuvent parce que c'est pas encore fait hein. On a vu que les galerie la Faillette le refusaient. Donc ça bravo aux galeries la Fillette euh que certaines enseignes déjà des corneurs à côté de Chine disent "Mais moi, je veux pas être à côté de de Chine." Vousz ça va en faire partir d'autres. C'est ce que vous dites. Bien sûr, bien sûr, bien sûr.

C'est c'est ils se sont déjà certains se sont déjà positionnés en disant "Mais si vous les accueillez, n part." Donc en fait c'est malheureusement une vision courttermiste et purement opportuniste. Quand vous quand Chine vient s'installer chez BHV, vous pensez réellement qu'il pense faire des profits avec le le prix de ces produits. C'est simplement s'implanter effectivement, commencer à cannibaliser notre marché et puis s'acheter éventuellement une belle image en disant effectivement on crée de l'emploi en France et puis on va offrir une une proximité à à nos consommateurs.

Mais qu'est-ce que vous dites aux centaines de personnes qui ont fait la queue devant des magasins éphémères Chine ces derniers mois quand ils ont ouvert à Lyon ou à Paris parce que c'est peut-être en fait d'abord à ces personnes-là qu'il faut s'adresser. Non, je suis d'accord. Et c'est pour ça que cette loi, elle avait une vocation aussi d'information. Moi, je comprends dans le contexte dans lequel on est qu'on nit pas tous les moyens d'acheter du made in France ou même sans parler de made in France de produits qui qui sont effectivement pas accessibles à tout le monde.

Mais alors déjà la première réponse c'est dire que tous les clients en Chine sont pas des gens qui n'ont pas les moyens quand on voit justement la multiplication des paniers euh qu' a des alternatives. Il y a des marques quand même qui sont, on va dire ne serait-ce que que faites en Europe et qui permettent d'accéder à des produits alors certes peut-être un petit peu plus cher et c'est là où on en vient peut-être aussi à notre manière de consommer.

Est-ce que on a besoin d'avoir à chaque fois c nouveaux t-shirts, c jeans et que peut-être on peut en acheter un qui sera un moins peut-être un petit peu plus cher mais certainement d'une meilleure qualité et puis surtout qui sera pas fait dans des conditions épouvantables à l'autre bout du monde dans les conditions qu'on connaît en exposant les gens qui les fabriquent mais aussi soit je pense qu'on a pas encore toutes les données sur la réalité de la toxicité des produits qu'on porte. On sait que 15 % des produits chines sont toxiques. Il a des problématiques d'allergie, des problématiques de perturbateur endocrinien et je pense que ça ira beaucoup plus loin.

Donc c'est aussi comment on peut essayer de transformer notre acte d'achat en acte citoyen. On disait dis-moi ce que tu manges, je te dirai ce que tu es. Bah dis-moi comment tu t'habilles et je te dirai aussi ce que c'est. Et c'est pas moralisateur, c'est pas c'est vraiment pas une question non plus culpabilisatrice parce que encore une fois je comprends mais vraiment il y a des alternatives puis je pense qu'on peut penser aussi à l'économie circulaire.

Justement justement merci de m'offrir cette belle transition Anne Cécile Violent parce que c'est évidemment le corollaire de cette mode jetable de ces vêtements qu'on porte trois fois avant de les balancer c'est que la filière recyclage est aujourd'hui au bord de l'implosion. En 5 ans, la collecte de vêtements est passée de 200000 à 290000 tonnes. Reportage sur le terrain signé Clément Perot et Marion du Vauchel. 42 tonnes de textiles sont triés ici chaque semaine. Le tridemma à Ran dans la Loire reçoit ce jour-là la visite du député local Antoine Vermorel Marquez. Allons-y. Il poursuit un travail parlementaire sur les conséquences de la face fashion.

Ce qui frappe tout de suite en entrant ici, c'est le volume impressionnant de textile. Les Français en consomment beaucoup et souvent pour pas cher. En 2024, ils ont acheté en moyenne 10 millions de vêtements neufs chaque jour. Tout ça, ça vient uniquement de 150 km à la ronde. Quoi ? Tout ça, ça vient de 150 km à la ronde. Donc, on a peut-être quand même une réflexion à avoir sur ce textile là, tout ce textile là. Est-ce qu'il a besoin d'en rentrer autant sur le territoire ? parce qu'on a besoin d'en consommer autant d'entrier autant. Voilà. Et après sur les vêtements de la de la Fast Fashion type Chine et cetera, il y a quasiment zéro réemploi en France. Non.

Alors, il y a pas de réemploi parce qu'on est quand même sur du vêtement qui qui perd vite sa forme, euh des textiles qui sont euh voilà qui tiennent pas dans le temps. Selon une étude de l'ONG American Remake, 30 % des consommateurs de Fast Fashion ne portent les articles achetés qu'à une ou deux reprises. Ces vêtements ne sont pas conçus pour durer. un vêtement de mauvaise qualité.

Voilà ce qui devient au bout de quelques-à-dire qu'il est acheté euh et il va boulocher une fois que il va déteindre une fois qu'il aura quelques quelques lavages et infiné et ben il a été porté trois quatre fois cinq si tout va bien et puis encore quasiment l'étiquette et puis euh et puis on le fera plus porter parce qu'il est plus en état et il finira il finira sur du recyclage et il aura coûté de la matière première, il leur a coûté de l'eau à la fabrication sans doute un peu de sœur et puis on pourra ne plus rien en faire. En plus, c'est marqué authentique. C'est ce qu'on a de plus en plus sur des vêtements dont les fibres sont courtes, dont la matière première est pas est pas stable.

Euh et euh voilà, donc on sait que sa durée de vie est très très limitée. Donc c'est marqué vêtements durable. Voilà. Donc ces vêtements sont en plus particulièrement difficiles à valoriser par le recyclage. Leur composition mélange souvent polyester, coton, acrylique, élastane, viscose. Des fibres qui ne sont pas toutes biodégradables et dont le traitement est très coûteux, parfois même impossible technologiquement. Thierry Verron. Thierry Verron, est-ce que la réponse elle est pas pour vous dans ce reportage ? C'est-à-dire qu'à un moment, vous pouvez opposer à cette Fast Fashion la qualité aussi et le savoir-faire des commerçants français. Bah, tout à fait.

C'est que on l'a entendu dans le reportage, c'est qu'en fait les vêtements, ils sont portés une fois ou deux et de toute façon au bout de la troisième fois, faut le jeter, il est il est plus il est plus portable. Euh donc c'est je dirais c'est la c'est la mode Kleinex quoi. Voilà, c'est les produits Kleinex, on les jette et mais le problème c'est que les Kleinex ils sont en papier et là c'est c'est c'est des produits qui sont difficilement recyclables. Est-ce que parmi vous quelqu'un a testé des vêtements Chines ? Non non personnellement non non non jamais. Jamais moi je connais des jeunes qui l'ont testé et voilà.

Mais c'est les jeunes je crois que je Mais est-ce qu'ils ont conscience de la mauvaise qualité ? Est-ce qu'ils s'en fichent ? Ben en fait, ils ont ils ont ils ont acheté une fois pour tester quoi et ils ont été déçus conscience mais bon après eux ils ont voilà ils ont envie de consommer c'est la exactement pour parler d'addiction tout à l'heure effectivement parce qu'il y a une telle consommation euh une telle création parce que pour le coup ils sont très créatifs. Il faut savoir que chez Chine c'est 7200 euh nouveautés tous les jours alors que chez Zara à l'époque c'était 7000 par an. Oui, on est vraiment dans un autre rythme.

Je sais pas si on peut voir des publicités, les publicités que Chine avait fait justement dans la presse française au moment du vote de votre loi de Cécile Violent. C'était des encars publicitaires qu'on pouvait voir dans les journaux ou dans les magazines qui revendiquaient justement pourquoi la mode devrait être un luxe. La mode est un droit, pas un privilège. Et là, on s'était dit, j'en ai un j'en ai vraiment un parfait souvenir d'ouvrir les journaux, de voir ça et dire mais ils sont très forts parce que c'était au moment de votre loi. C'était une riposte cinglante. C'était voilà, c'est ça. C'est-à-dire que c'est encore une fois c'était une provocation.

Euh bien sûr que que ça peut être entendu, la mode n'est pas un luxe, mais encore une fois, il y a des alternatives. Et quand on dit ils sont créatifs, non, ils sont pas créatifs. En fait, leur modèle économique est aussi basé sur l'intelligence artificielle qui va aller copier des modèles chez nos créateurs justement. Et c'est là, c'est en cela quand même où c'est c'est d'une enfin d'une hérésie folle de se dire ils font de l'argent avec nos modèles en tuant nos créateurs français. Oui, des petits jeunes qui sont fait copier carrément leur modèle et on les retrouve à qui toute concurrence.

Donc après, je serai plus relative sur la question de la qualité parce que parfois il y en a quand même certains produits qui peuvent être sinon effectivement on aurait très rapidement une baisse des ventes. Donc il y a certains produits qui peuvent être un petit peu plus durables. Mais la la problématique qui est énoncée aussi dans dans le reportage c'est la question de la du recyclage. En fait on sait est-ce que il y a pas aussi une urgence aujourd'hui à mettre en place une vraie industrie du recyclage en France ? Alors parce que là on a l'impression que c'est de la débrouille. Non non c'est quand même organisé. C'est c'est quand même organisé quand on paye une écochète.

Derrière, il y a des filières qui sont organisées en France. Mais là, vous entendez le le le volume, l'augmentation du volume. En fait, en moins de 20 ans, on a multiplié par de le nombre de vêtements qu'on achète par année. On est passé, on arrive quasiment à 50 vêtements que chaque français achète alors qu'on était à moins de 10 il y a 20 ans. Donc c'est une accumulation. Ça c'est une première chose. Et puis la deuxième chose, c'est que cette fast fashion ultra fast fashion, elle est faite avec des produits synthétiques.

Euh le le polyester, c'est fait avec des produits pétroliers qui fait que on n'arrive pas à recycler, on narrive pas à les recycler, on narrive pas forcément non plus à être dans le réemploi. Donc ça veut dire qu'on a un vrai sujet effectivement. Et oui, nos filières aujourd'hui sont saturées. Donc il va falloir revoir ce modèle. Mais la première chose à faire, c'est peut-être justement d'essayer de moins en envoyer au déchets et également dans les pays tiers qui sont en train de récupérer justement ce qu'ils avaient fabriqué quelques temps avant. Je vous propose, si vous le voulez bien, de faire un peu de sémiologie à présent. Nous allons interroger le sens des mots.

C'est le métier de Mariette Darig Grand qui est sémiologue et c'est le mot du jour tout de suite avec elle. C'est un mot qu'on entend beaucoup là depuis 20 minutes maintenant. Mariette ce mot de fashion et d'ailleurs en ce moment à Paris c'est la fashion week. Oui. Alors les Français se sont habitués effectivement à cette expression. Ils ne disent pas semaine de la mode hein. Ils le disent dans ce glob sauf s'ils veulent bien parler français Mariette. Voilà. Mais en gros cette fashion week, elle intéresse beaucoup les gens, surtout les moins de 30 ans, on va dire, qui sont habitués à parler cette langue internationale, hein, cette langue de la Jets ou du red carpette aussi.

Adeline, tapis rouge des défilés. Voilà, ça c'est un moment très très important. Les tapis rouges des défilés, ces événements sont très suivis, sont extrêmement importants pour la pour cette industrie. Alors, il convoque des personnalités hors du monde de la mode, de la musique, du cinéma. Donc c'est vraiment quelque chose de planétaire important et en plus de plus en plus la Fashion Week à Paris elle investit des lieux culturel magnifiques, des lieux patrimoniaux qui donnent de très très belles images évidemment au risque d'ailleurs de perturber la circulation dans la capitale. Par exemple hier soir dans la cour du Louvre. Oui. Oui. C'était c'était un peu compliqué.

Mais alors c'est peut-être le prix à payer pour localement pour nous pour que cet événement soit planétaire hein pour le rayonnement. pour le rayonnement et ce qu'on appelle le soft power quand même. Euh Paris reste la capitale du luxe et de la mode. C'est important pour la France, c'est important pour l'industrie, c'est important pour c'est son excellence dans la mondialisation. Alors évidemment, mais c'est un univers qui est critiqué comme on le voit dans notre débat depuis tout à l'heure qui pose des questions politiques aussi. Mariette, absolument.

Bah là, on voit bien à travers ce ce que vous dites effectivement cette cette dimension là, mais c'est pas la fashion toute seule, c'est la fast fashion ou comme vous dites aujourd'hui l'ultra fast fashion. Voilà, donc là on est dans le dans la la fast food de la grande industrie telle qu'elle voilà qui pollue, qui délocalise, qui détruit et vous l'avez beaucoup dit qui nous fait trop consommer. On est dans la surconsommation, c'est-à-dire dans le domaine de l'excès. Alors là, les grands acteurs du luxe, de la vraie fashion, ils sont sur la scellette parce que toutes les grandes marques aujourd'hui doivent pour justement plaire vraiment à la génération Z là euh être vertueuse.

Alors, combien d'eau elles utilisent, quel est leur impact carbone et d'une façon générale leur éthique. Alors, c'est ça où c'est compliqué ? C'est pas sûr que ce soit toujours possible, mais c'est un secteur qui a aussi ses vertus. On l'a dit Mariette, c'est un secteur qui crée de l'emploi à la phase Oui. Oui. Y compris dans cette semaine un peu spéciale là où des tas de petites mains sont employés, des étudiants en mode ou bien de jeunes stagiaires qui désirent se faire embaucher parce que c'est une industrie qui attire énormément.

Mais précisément Adeline, c'est là que je voulais nous amener à réfléchir aussi, c'est que bah dans toute cette masse de travail en fait la fashion doit se rappeler ces racines qui sont ouvrières et françaises. C'est français la fassion ? Bah oui, c'est la façon. C'est le mot façon hein. Voilà que l'anglais nous a piqué. C'est un emprunt emprunt à l'ancien français. Voilà. Et bah c'est comme quand on dit le façonnage ou à la façon. Ce sont des dérivées du verbe faire et très très très belle notion qui nous ramène au temps où les robes, les chemises étaient faites justement à la façon euh par toutes sortes de gestes artisanaux et comme on dit fémin.

C'est aussi ce qu'on a dans le made in France. Alors oui, parce que faire en anglais, tout le monde le sait, c'est to make, donc le made in France hein, la formule est quand même intéressante pour défendre notre culture. Et bien aucun des designers qui sont aujourd'hui dans la face fashion mise en valeur ne déroge à cette règle là. c'est ils savent queil faut le faire de manière très mesurée, très calculée comme tous les grands artisans, les grands artistes. Ce qui pose problème, c'est la commercialisation excessive de tout ça. Et là, je dirais Adeline pour finir que bah la fashion elle est faste, c'est problématique, mais elle est aussi un peu furieux.

C'est c'est ça ou Mariette comme vous y allez. Mariette comme vous y allez. Je vous voyais écoutez très attentivement ce que disait Mariette. On a entendu plusieurs choses dans ce qu'elle nous disait à propos de la fashion. C'est vrai qu'il y a la Fashion Week. La fashion Week, c'est le rayonnement de Paris. C'est des images qui sont reprises dans le monde entier et le même jour donc on apprend que Chine va ouvrir des magasins. Euh ces deux images complètement opposable et en même temps bah les jeunes filles qui regardent la Fashion Week, elles savent bien qu'elles vont pas pouvoir s'acheter le dernier pantalon créé chez Dior ou la dernière paire de chaussures.

Quand Chine arrive, Chine propose aussi à ses jeunes filles et à ses jeunes hommes. He il y a sans doute aussi une clientèle masculine, je crois. des choses auxquelles ils n'ont pas accès. Oui, c'est c'est la désirbal enfin c'est la la mode, c'est ça, c'est du désir, c'est essayer de de donner envie au aux gens de de rêver. c'est du glamour, c'est c'est tout ça. Donc bah il y a des grandes marques de luxe qui mettent en avant le savoir-faire, qui mettent en avant la qualité, qui mettent en avant des des textiles euh incroyables. Et puis elle a voilà la Fast Fashion qui fait rêver aussi bah les jeunes aussi parce qu'ils ont besoin.

C'est c'est une marque sociale enfin c'est Mais dans les coulisses quand même de la Fashion Week que vous que vous fréquentez, qu'est-ce qu'on disent les professionnels et notamment ceux du luxe ? Ça leur fait peur Chine ? Ça les amuse ou ça les Ça fait peur parce que c'est pas la même clientèle. C'est pas c'est pas du tout la même clientèle. Après, on peut se souvenir de Carla Garfel qui avait créé aussi une qui avait fait une collaboration avec HM.

Donc, il y a des créateurs aussi qui de temps en temps euh vont vers ces marques-là euh parce qu'ils se rendent compte que ben c'est il faut capter aussi une jeune clientelle, il faut une forme de démocratisation de la mode mais sans aller jusqu'à Chine. On verra pas de de collab de collaboration entre des créateurs et Chine. Non, il en a une avec Pinky, je crois. Enfin en tous les cas un rapprochement Pinky et Chine. Ah bah oui oui mais d'ailleurs en fait retiré de du il y a une trop grande différence entre le le luxe et puis Sophie Chan votre paris est-ce que dans 10 ans la Fast Fashion sera passée de mode ou est-ce qu'elle dominera le monde ? Elle sera je pense qu'elle sera elle sera là.

elle sera là mais en espérant que ben elle soit un peu plus vertueuse, qu'elle fasse un petit peu plus attention et qu'elle prône une mode un peu plus de qualité. Voilà. Mais Anne Cécile Violent, est-ce qu'il faut insister sur les arguments dont parlé Mariette auprès de la génération Z qui est très préoccupée par l'avenir de la planète, par le fait de de de manger bio, de d'être plus nature et en même temps bah d'être capable de s'habiller sur des des sites avec des t-shirts à 3 €. Est-ce que là aussi on tient pas quelque chose euh vers quoi on peut aller gratter un peu ?

Non, mais bien sûr, c'est c'est une question de cohérence vraiment et je crois que cette cette génération, elle est parfaitement captable. C'est-à-dire que quand on travaille cette loi, on va justement aller chercher les jeunes, essayer de comprendre pourquoi ils consomment.

Alors évidemment hein, on peut comprendre la trait de la nouveauté, la crée de la la quantité et puis très vite, j'insiste vraiment hein, il y a un phénomène d'addiction, d'où l'importance de pouvoir réguler la la publicité de ces produits parce qu'elle est extrêmement incite, extrêmement agressif punir aussi enfin de de réguler les les on veut interdire toute publicité, quel que soit le format, quel que soit le média parce que sinon on n'y arrivera pas. On y arrivera pas. C'est tellement tout le monde a fait l'expérience sur son téléphone ou sur son ordinateur d'avoir des fenêtres qui viennent de de ces différentes marques. Donc ça c'est extrêmement important.

Moi je crois je crois à notre jeunesse et je crois qu'ils sont effectivement capables d'arriver à davantage de cohérence en sachant encore une fois que bien sûr que la mode fait rêver. Après il y a un principe de réalité tout le monde et d'ailleurs une toute petite partie peut aller chercher des des vêtements chez chez Dior ou une autre grande marque qui font la fierté de la France. Il faut quand même le dire. Mais encore une fois, il y a des alternatives et c'est vers ces alternatives là, je crois qu'il faut qu'on accompagne nos jeunes mais les Français en général avec des supers produits, des supers créateurs qui méritent vraiment qu'on les mette en avant.

Euh je moi je crois vraiment la jeunesse. Il nous montre par plein d'exemples qui sont capables effectivement de résilience. Et sur cet aspect-là, bah il s'agit effectivement de transformer cet acte-là en acte citoyen. J'avais une toute dernière question que je ne pouvais pas ne pas vous poser à Cécile Violent. Est-ce que vous avez des nouvelles de Christophe Caster ? J'ai cru que vous allez me demander de Christophe Béchot. On a vu qu'il se défendait très bien à Anger de Christophe Castaner, je rappelle pourquoi ex-ministre de l'intérieur qui avait fait scandale en devenant conseiller chez Chine en décembre dernier. J'aimerais bien parce que je me fais beaucoup de soucis pour lui.

Je me fais beaucoup de soucis parce que je pense que ça doit pas être simple de vivre en ayant trahi des valeurs que j'espère qu'il avait quand il était ministre régalien. Euh, j'aimerais bien, j'aimerais bien le voir. J'aimerais bien qu'on puisse échanger. Vous aviez demandé, il me semble, au début de l'année à un entretien avec lui pour comprendre ce qu'il faisait chez Chino et vous avez répondu. Oui. Oui. On avait pu avoir un échange effectivement où il semblait être animé par des ambitions très vertueuses he de pouvoir faire changer le modèle Chine. Je pense que c'était extrêmement ambitieux ou peut-être que c'était pas tout à fait ça la vérité de son action, mais peu importe.

Je crois que aujourd'hui les personnes qui collaborent justement avec ces enseignes et ce qui se voit là aujourd'hc le BHV, c'est entretenir la mort de notre commerce local, de nos cœurs de ville, contrairement à ce qu'ils disent. Chine comme tous les autres et j'insiste sur tous les autres, il y en a d'autres qui vont arriver aussi. Ce sont des faux soyeurs de nos commerces de proximité. Et n'ont pas des sauveurs comme il semblent se présenter aujourd'hui. Donc il y en a d'autres qui sont qui font déjà de la pub. Ils sont pas ils ont pas encore des magasins mais ils ont ils ont une couleur orange, je crois, si voyez ce que je veux dire.

Mais ils sont ils sont déjà présents sur tous les téléphone. On reçoit la pub tous les jours. Enfin, c'est c'est hallucinant. Moi, je voulais rebondir sur quelque chose que vous avez dit tout à l'heure. Euh c'est que quand euh Carl Gorfeld a euh s'est tourné à collaborer avec H&M, je pense qu'en fait aussi c'est une façon de de d d' découler un petit peu son ses créations euh pour que les jeunes euh puissent se les approprier en allant chez HM pour plus tard quand ils ont un peu plus de pouvoir d'achat pouvoir retourner chez chez Carl. Et je pense qu'en fait on est dans une phase aussi de transition. On parle d'environnement, d'écologie et cetera.

Donc les jeunes se sont prennent ça euh en en pleine face et et il il le il le digère bien je pense. Et du coup euh ben pour se lâcher un peu, est-ce qu'il se tourne pas vers l'Ultra Fast Fashion ou Fast Fashion pour l'avenir nous le dira ? Thierry Veron. Je merci vraiment à tous les trois d'être venus ce soir sur le plateau de chaque voix compte. À suivre, c'est la question qui fâche. Alors que les syndicats appeler à une nouvelle journée de mobilisation aujourd'hui. Question sur l'une de leurs revendications. Faut-il suspendre la réforme des retraites ? Et bien, on va en débattre dans un instant avec nos trois prochains invités. Mais avant cela, c'est Laurent Guimier.

Et c'est quelle histoire ?

37:30
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Locuteur

Et ce soir Laurent, vous avez décidé d'inspecter la communication de la flottie de Gazam mais alors de la Cale jusqu'au grand m. Oui, c'est cette quarantaine de bateaux qui tente de rejoindre Gaza par la mer malgré le blocus ordonné par Israël. Et on en parle aujourd'hui parce que cette nuit, une grande partie de ces bateaux ont été arraisonnés par des soldats de la marine israélienne. Vous le voyez sur les images. Image abondamment relayée sur les réseaux sociaux par les militants de la flotti eux-mêmes. Les militants ne verront pas Gaza. En revanche, le monde entier a bien vu les militants. Qu'est-ce que vous voulez dire que tout ça n'est fait que pour l'image ?

Alors, je ne remets, entendons-nous bien, absolument pas en cause la sincérité de ces militants. Je parle de la forme. En décortiquant la méthode employée, vous allez voir qu'elle reproduit de façon parfaite le narratif habituel des grandes guerrias médiatiques réussis des 60 dernières années. Et ce narratif, ce sont trois piliers absolument essentiels. D'abord, un but géographique à atteindre, une odyssée, un chemin, un point précis sur la carte qu'il faut conquérir. Ensuite, il y a une toujours une troupe composite faite de militants pas connus qui entoure des personnalités très connues. Et puis enfin, troisème pilier, un dénouement qui en général se termine par un échec. D'accord.

Donc on va commencer par le premier pilier, ce que vous appelez l'ysée. Oui. Alors, regardez 2025, la flottie de la liberté vog vers Gaza. Début des années 80, ça nous ramène très longtemps en arrière. Le Rainbow Warrior de Greenpeace vogue vers la tole de Murua contre les essais nucléaires. Ce but de guerre géographique d'ailleurs n'est pas toujours au bout du monde. C'est parfois en plein Paris comme en 1994 lorsque des militants s'emparent d'un immeuble inoccupé pour y installer des mal logés. C'était du temps de l'abierre et de l'association du droit au logement. Voilà, rue du dragon en plein Paris.

Et là, c'est le deuxième pilier du narratif, la composition de la troupe et la présence de personnalités qui traversent les âges. Regardez, Flottide Gaza, l'actrice Adelle NL et Greta Tumberg. Année 90 et droit au logement, le chanteur Jacquy Gelin et le généticien Albert Jacard. Pareil pour les politiques hein. Octobre 2025, l'activiste Rima Hassan, fraîchement élu au Parlement européen sur la flotille. décembre 81, l'activiste Bris Laalonde qui venait de se présenter à la présidentielle sur le Rainbow Warrior. Donc la pipolisation de ce type d'action n'est pas récente en fait.

Non, la la pip politique, si on peut si je puis m'exprimer ainsi, est un est un très vieux concept de communication qui n'a absolument pas attendu Instagram. Reste Adeline le 3è et dernier pilier de cette guerriia médiatique, le dénouement. Euh c'est la police ou l'armée qui met fin à l'épopée. Et et vous voyez, regardez, il y a il y a quelques heures, on le voyait il y a quelques minutes, à raisonnement dans les eaux internationales euh revendiqué comme un sanctuaire. Et puis en 96, Église Saint-Bernard à Paris sans papier, autre sanctuaire religieux celui-là et lui aussi théâtre d'intervention des forces de l'ordre.

Et vous avez vu hein à l'image furtivement Emmanuel Béard, l'actrice que vous avez vu et qui elle s'était plac muré dans dans l'église Saint-Bernard. Vous parliez de l'échec systématique de ces actions, mais si on prend l'exemple de Greenpeace, les essais nucléaires avaient fini par s'arrêter quand même. Oui, mais plusieurs dizaines d'années et parfois de drames plus tard. Je rappelle qu'un photographe est mort en 1985 dans le Port d'Oland après le sabotage du Rainbow Warrior. C'est tout le risque de cette chorégraphie politique parfois macabre. Du côté des militants, il faut se préparer à échouer sous la botte des policiers et sous l'œil des caméras pour choquer l'opinion.

Puis de l'autre côté, du côté de la police, il faut faire terire les activistes sans provoquer de drames irréversibles. Merci Laurent. On passe à la question qui fâche.

41:11
Non speech

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41:18
Locuteur

Et je salue d'abord mes trois invités. Sylvain Berrios, député Horizon du Val de Marne, bonsoir et merci d'être là. Au côté d'Adrien Clou, député LFI de Haute Garonne, bonsoir. Et de Éric Veille, ancien conseiller ministériel en charge des retraites. Vous publiez ce livre Retraite, un blocage français, c'est chez Plomb. Les syndicats ont donc de nouveau manifesté aujourd'hui pour tenter de peser sur le prochain budget de Sébastien Lecornu. On saura bientôt. Au cœur des revendications syndicales, il y a donc la réforme des retraites dont il réclame à minima une suspension. Et c'est Hélène Bonduel qui pose ce soir la question qui fâche.

41:57
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41:59
Locuteur

La question qui fâche, le Premier ministre semble l'avoir déjà tranché vendredi dans les colonnes du Parisien. Aucun gouvernement n'a jamais remise en cause une réforme des retraites d'un gouvernement précédent. Et pourtant, alors que Sébastien Lecornu affronte sa troisème mobilisation sociale depuis sa nomination il y a moins d'un mois, cette réforme des retraites était encore au cœur des cortèges aujourd'hui. La vraie rupture, c'est accepter qu'à un moment, les gouvernements précédents se sont trompés. On a le droit tous de se tromper. Et donc, qu'est-ce qu'il corrige véritablement ? Et l'un des premiers sujets, c'est la question de de la de la réforme des retraites.

Pour qu'il puisse y avoir de la stabilité gouvernementale, il faut qu'il y ait une réponse aux exigences sociales à commencer par l'abrogation de la réforme des retraites. Et les pistes d'amélioration de la retraite des femmes proposées il y a de jours par le premier ministre n'y change rien, ni pour les syndicats, ni pour la gauche. Vous savez que nous notre position, elle est constante, on est pour l'abrogation de cette réforme des retraites. La suspension, ça suffira pas. La suspension, on prend. Est-ce que on est au bout du chemin de notre point de vue ? Non. Suspension, le mot est lâché et il pourrait séduire certains à droite aussi de l'échiquier politique.

Une concession acceptable alors que la droite s'était divisée en 2023 lors du débat sur la réforme des retraites. Alors ligne rouge ou piste sérieuse ? La question qui fâche ce soir promet en tout cas de peser sur le budget. Faut-il suspendre la réforme des retraites ? Un mot d'abord de cette journée de mobilisation dont on a dit qu'il s'agissait d'un moment de vérité pour les syndicats. Il y avait en tout cas moins de monde dans les dans les cortèges cet après-midi et des taux de gréviste très en baisse par rapport à début septembre. Euh d'abord, comment vous l'expliquez Sylvain Berrios ? Écoutez, il y a pas de gouvernement donc on sait pas contre qui on proteste.

Il y a pas de budget donc on sait pas contre quoi on proteste. C'était déjà le cas lors des précédentes précédent. Donc on comprend bien que la mobilisation est un peu compliquée dès lors qu'on sait pas pourquoi manifeste. Adrien Cloué, moi je vais vous rassurer, on sait très bien contre qui contre quoi manifeste. D'abord il y a pas de gouvernement. C'est vrai, c'est un échec des macronistes dont acte.

Deuxièmement, en l'absence de gouvernement, il y a quand même un responsable dans le pays s'appelle Emmanuel Macron parce que c'est lui qui depuis 2017 gouverne ce pays et a multiplié les réformes des retraites contre la vie du plus grand nombre, que ce soit la tentative de retraite par point avant la crise Covid ou que ce soit la réforme de 2023. Et donc je pense que cela explique pourquoi une grande majorité de Françaises et de Français demande l'abrogation de la réforme des retraites.

Pas parce que les gens euh n'aime pas leur travail, il y a beaucoup de gens pour lequels le travail est trop pénible, c'est vrai, mais parce que beaucoup de personnes pensent qu'on doit avoir le droit de vieillir tranquille et que tout le monde sait qu'à 62 ans dans ce pays, un tiers des gens ont déjà une incapacité. Ça veut dire qu'ils arrivent plus à se pencher, ils arrivent plus à faire la cuisine, à prendre un enfant dans les bras. Et donc ils savent que leur départ à la retraite plus tardifa un moment où la vie n'aura plus le même goût, n'aura plus la même saveur, où ils auront plus les petits bonheurs qui font qu'on a envie de se lever le matin.

Et les gens ont raison de se battre pour ça parce que oui, l'âge de la retraite, ça doit être un âge où on vit, où on vit dignement et pas un âge où on survit comme on peut. En tout cas, ça a moins mobilisé aujourd'hui que les journées d'action précédentes. Oui. Et ben donc il faut se réjouir que ça beaucoup mobilisé les journées précédentes et se dire que la prochaine ça marchera encore mieux. Sébastien Lecornu promet donc des mesures sur la retraite des femmes, sur la pénibilité. Il a envoyé un courrier en ce sens au syndicat avanthier soir. On sent Sylvain Berrios qu'il est prêt à bouger sur le sujet. Bouger jusqu'où ?

En fait, cette réforme des retraites qui, je vous rappelle, trouve quand même son origine dans une réforme de gauche, hein, c'était la réforme Tourenne qui ensuite a succédé euh la réforme d'Élisabeth Born. En fait, elle ne cit à personne. C'est-à-dire que bon, le RN comme d'ailleurs LFI souhaite revenir à minima sur les 62 ans et dans une front populaire qui rassemble donc LFI, le PS, repug et le PC et il y a même un projet pour revenir à 60 ans. Très bien. Donc le RN et la gauche sont d'accord.

sur à droite, on considère et on le voit bien que cette réforme elle ne vole pas comme on dit puisque elle est pas financée, elle en déficite cette année encore de 5 milliards d'euros et donc on sent bien queil faudra de toute manière remettre le travail sur le métier. Édouard Philippe d'ailleurs l'a expliqué lui qui avait proposé une retraite par point que de toute manière infiner il faudra soit travailler plus longtemps soit introduire un peu de capitalisation. Donc sur l'éjectif politique, elle ne cit à personne. Mais chez les Français, les jeunes quand vous interrogez, ils vous disent de toute manière, on aura pas de retraite.

Ceux qui travaillent, ils vous disent de toute manière moi je cotise mais je sais très bien qu'à la fin ce sera moins. Puis ceux qui touchent la retraite, ils disent bon partie comme ça, de toute manière mes pensions ont baissé. Donc en fait c'est une c'est une réforme qui ne satisfait personne pour des raisons diverses.

Donc la question de son gel, peut-être pas de ta suspension mais ni de son abrogation mais de son gel pour les 20 mois qui nous séparent de l'élection présidentielle et qui devra trancher cette question n'est pas absurde si c'est le prix de la stabilité c'estàdire que si en gelant pendant 20 mois la réforme des retraites on a la garantie que on a une stabilité politique je vous rappelle que la stabilité politique c'est 0,1 points de de PIB soit 3 milliards d'euros le gel de 20 mois c'est 1 milliard d'euros Mais la question peut se poser.

Adrien Clouet, vous diriez oui à un gel, une suspension de la réforme borne jusqu'en 2027 et puis laissons les candidats à la présidentielle faire leur proposition, laissant les laissons les Français choisir le projet qui leur convient et puis repoussons à 2027 la la réforme des retraites telles qu'elle sera à partir de 2027. Pardon mais on est en train de me demander de trouver le point médian entre 90 % des gens et une poignée de macroniste. Bon je pense que non. Ce qui doit s'imposer dans Vous dites une poignée de macroniste ? Bah parce qu'il y a guerre queux qui défendent la réforme borne. Moi en tout cas j'en ai pas trouvé plus que là.

Peut-être qu'il y en a deux trois dans vos amis mais moi je les connais pas. Mais quel est le point médiant entre les deux et pourquoi on irait trouver un compromis entre l'écrasante majorité des Françaises des Français et quelques députés de droite ? Les députés doivent suivre les consignes populaires. Je veux dire, la majorité des députés ont été élus sur la demande de l'abrogation de la réforme des retraite. Alors la suspension, on peut même voir techniquement qu'est-ce que ça signifie. Ça veut dire qu'en fin octobre là, on va dire aux gens c'est bon vous partez mais revenez en janvier, il manque des trimestres.

20 mois plus tard quand on aura peut-être par exemple quand France Hollande a été interrogé il y a quelques jours sur le sujet, c'était suspendre ça veut dire 62 ans. Voilà. Et ceux qui sont à 62 ans partent à la retraite. Oui. En fait, il faut préciser pour téléspectateur que l'objectif des 64 ans c'est 2030. Donc on n'y est pas. Mais ça mais sauf que cet objectif a commencé. Ça veut dire que le gel ce n'est pas un coût immédiat de 4 5 milliards hein. Le gel sur une année est évalué à 600 700 millions d'euros. C'est ça la situation, hein. Et donc si on devait arrêter au mois de janvier, euh on leur demande pas de revenir.

Simplement on gèle une situation et on connaît le coût qui est deux fois inférieur à celui de l'instabilité. Vous êtes en train de nous dire que vous offrirez les trimestres aux gens manquant. Non mais moi je suis je suis ravi hein, mais je pense que tout le monde doit le savoir. Moi je ferais rien. Je vous dis tout simplement il est possible de geler. Si vous voulez pas si vous préférez le chaos et l'instabilité, il y a pas il y a pas de sujet, on y reviendra. Mais je dis simplement si le prix de la stabilité qui quand même pour nos concitoyens est important parce que pour les concitoyens c'est aussi une forme de respiration et d'apaisement.

Si ce prix-là et comment et c'est le gel pendant 20 mois et on s'expliquera la présidentielle et que ce gel est inférieur est inférieur en coût à l'instabilité, ben je pense qu'il faut réfléchir et je pense que tout le monde devrait réfléchir. Mais je pense que tout le monde réfléchit en France et c'est une bonne nouvelle parce que vous nous parlez d'instabilité pardon. L'instabilité qui prime, je pense, c'est celle de l'existence quotidienne du plus grand nombre des gens. Et vous pouvez pas dire à la population, vous allez gagner de trimestre, on gèle.

Donc vous n'aurez pas l'allongement prévu dans les 20 mois, mais si à la fin à la présidentielle, il y a quelque chose d'autre qui s'est passé, on va revenir au régime antérieur. Il se passe quoi ? C'est veut dire que ceux qui ont des trimestres de retard les font quand même. Qu'est-ce que ça signifie concrètement ? Vous voyez bien que techniquement, je pense n'a pas beaucoup de sens. Et puis je le redis, les Françaises et les Français ont voté. Pourquoi on cherche des manières de contourner le vote populaire ? Moi, ça m'étonne beaucoup. Enfin, si vous voulez trouver un peu d'argent, on peut aller sur le terrain, il y a pas de problème.

Vous avez créé les primes Macron, pas de cotisation, notamment pour l'assurance vieillesse dessus. Pardon, moi ça me choque. On peut euh réfléchir à faire cotiser l'épargne salarial, on peut faire réfléchir à cotiser l'intéressement. On peut poser la question même quand même de la chose qui devrait être le bé àabas, l'égalité salariale entre les femmes et les hommes. Si demain on la réalise, il y a 16 milliards d'euros qui rentrent dans les caisses de sécurité sociale. Donc c'est ça l'enjeu aujourd'hui. L'argent, il existe, il est là. Quelle est la priorité ?

Est-ce que c'est la voie populaire ou est-ce que c'est des obnubilations d'une poignée de macroniste juste avant que veille que parce que il faut que R parle quand même c'est quand même le spécialiste. On a hâte de l'entendre mais en en 2027 on ne reviendra on ne reviendra jamais à la situation antérieure parce que le vainqueur de toute manière veut soit abroger soit modifier. Donc de toute manière on ne reviendra jamais jamais à la situation.

Éc Veille, vous vous êtes encore loin de la retraite et pourtant c'est un sujet qui vous passionne et que vous résumez dans votre livre en deux questions que se posent les Français depuis toujours et ils continueront sans doute longtemps de se la poser. Quand est-ce que je pars et combien je toucherai ? Personne ne sait répondre à cette question. D'abord Éric veille sur cette question de la suspension. Est-ce que techniquement suspendre la réforme des retraites c'est aussi compliqué que le dit Adrien Clou ? Ah non, c'est c'est tout à fait possible. Par la loi, on peut tout à fait décider de geler ou même abroger la réforme des retraites. C'est tout à fait possible.

pas par décret, contrairement à ce qui a été dit euh il y a quelques temps, par la loi, c'est tout à fait possible. Mais avant de répondre à la question "Faut-il ou non abroger de la réforme retraite d'Élisabeth Born, je pense qu'il faut revenir à la question quels sont les effets réels de cette réforme ?" Et je c'est un des éléments qui est développé dans ce livre qui vise à remettre un peu les faits au centre du jeu et je pense c'est sur la base d'un constat éclairé qu'on peut ensuite décider des meilleures solutions pour notre système de retraite. Sur la réforme borne, il y a beaucoup le débat a été largement parasité il y a 2 ans par de très nombreuses contrevérités ou idées reçues.

Je prends quelques exemples. On a dit avec cette réforme on vole 2 ans de vie au français. La réalité et c'est une étude de l'adresse des chercheurs sérieux qui le démontrent. Pour la génération 1984, c'est pas 2 ans, c'est 6 mois pour plein de raisons liées au mécanisme du système de retraite, à l'articulation entre la durée de cotisation et l'âge d'ouverture des droits. On a dit, c'est une réforme de case sociale qui est profondément injuste. La même étude de l'adresse montre que pour la génération 84, en réalité cette réforme est redistributrice. J'insiste sur le mot redistributrice, c'est-à-dire que elle réduit les droits à la retraite.

par droit à la retraite, j'entends le niveau de pension par rapport à la durée de retraite. Elle réduit les droits à la retraite de ceux qui touchent une pension supérieure à 2500 € légèrement de 1 %. En revanche, elle augmente les droits à la retraite du premier quartil de pension. Donc ceux qui touchent moins de 1000 € de pension, ça augmente leur droit à la retraite de 12 %. Donc ce n'est pas non plus une réforme de case sociale. Bien sûr, c'est une réforme qui pour autant est critiquable. D'abord parce qu'elle fait tout de même des perdants en gros les classes moyennes supérieures pour aller vite et certains profils de femmes, de mère, de famille. C'est tout à fait vrai.

Par ailleurs, par sa philosophie, elle est également critiquable puisque elle force finalement les gens à travailler plus alors qu'on pourrait imaginer plein d'autres solutions alternatives pour inciter les gens à travailler plus sans les forcer à le faire. Mais vous en proposez vous d'ailleurs des solutions dans votre livre et vous avez surtout étudié les régimes de retraite de nos voisins européens. Lequel a, j'allais dire vos faveurs ? Lequel est le moins est le moins pierre ? Bah d'abord quand on regarde le système français par rapport au système étranger, il y a deux différences majeures. La première, c'est qu'on a un système qui est particulièrement éclaté, une quarantaine de régimes.

C'est une spécificité du système français qui le rend à mon sens complètement illisible et incompréhensible. Et par ailleurs, c'est un système qui est particulièrement généreux. euh par rapport 14 % de PIB des consacré aux retraites, c'est un point de plus que la moyenne européenne, deux points de plus au CDE.

Donc pour répondre à votre question, il y a deux systèmes qui sont intéressants, du moins dans leur construction, c'est le système italien ou encore le système suédois qui sont des systèmes, c'est un peu technique mais à compte notionnel, en gros inspiré du régime à point euh d'il y a 5 ans, c'est-à-dire avec un système universel et une manière de lier de manière beaucoup plus directe et à mon sens beaucoup plus lisible les cotisations par rapport à ce qui est ensuite versé, là où aujourd'hui en France c'est complètement obscur pour la pour la plupart des gens.

Merci à tous les trois d'avoir été ce soir sur le plateau de de chaque voix compte pour évoquer donc cette possible suspension de la réforme des retraites. Vous restez là parce que tout de suite c'est Bourbon Express. C'est le journal de l'Assemblée nationale présenté par Valérie Brochard.

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Bonsoir Valérie. Ce soir dans Bourbon Express, on commence par le tout nouveau bureau de l'Assemblée nationale qui a donc été officiellement annoncé ce matin. Et oui, aujourd'hui les députés ont élu la plus haute autorité collégiale du palais Bourbon. Ça y est, on a nos trois questeurs, nos six vice-présidents et nos 12 secrétaires annoncés avec soulagement par la présidente de l'Assemblée nationale. Et je constate que le bureau de l'Assemblée nationale est entièrement constitué. Sa composition sera notifiée au président de la République, au premier ministre, au président du Sénat et publié au journal officiel.

Je voudrais remercier chacun d'entre vous pour sa participation à ces élections qui se sont déroulées de façon apaisée et en bon ordre. Voilà, ça c'est fait. Ça c'est fait. Et donc cet après-midi, c'était les élections des présidences de commission qui ont occupé les députés. Ouais. Des élections plutôt des tractations. Adeline, je vous explique, vous le savez déjà. Hier, le Rassemblement national a fait son grand retour au sein du bureau avec quatre élus. Un combat qui s'est fait grâce aux accords avec le socle gouvernemental qui en a récupéré les fruits. Regardez, huit personnalités issues des groupes les démocrates.

Horizon des membres d'ensemble pour la République et la commission des finances qui revient, c'est la règle, vous le savez, à l'opposition et c'est donc Éric Cocrel qui a été reconduit à la tête de la comme fille comme on dit ici. Mais là où ça devient encore plus intéressant dans les rapports de force, c'est qu'à la tête de la commission des affaires culturelles, les députés ont préféré Alexandre Portier de la droite républicaine à la socialiste Fatia Kello Achi. Bon, une commission perdue pour la gauche pour présider la commission des affaires économiques. L'insoumise aurait trouvé a été remplacée par Stéphane Traver à parenté ensemble pour la République.

Une autre commission perdue également pour la gauche. Mais Valérie, pourquoi est-ce qu'il faut regarder d'ussi près les présidences des commissions ? Et bien parce que les commissions permanentes, Adeline participe à l'élaboration de la loi. C'est bien au sein de ces commissions qu'on étudie les textes, qu'on propose des modifications, qu'on y apporte des compléments, une sorte de travail préparatoire avant d'exposer la loi en sciences publiques dans l'hémicycle devant l'ensemble de la représentation nationale. Et chaque patron de commission a un rôle prépondérant. C'est lui ou elle qui convoque les réunions, organise les travaux, dirige les débats.

Ils évaluent la recevabilité des amendements déposés. Ils ont donc un impact sur la production législative. Je vous donne un exemple très concret. Quand Aurélie trouvé député la France insoumise dirigeait la commission des affaires économiques. Elle a décidé d'auditionner des grands patrons comme Rodolphe Sadet, le PDG de CGA, CMA, pardon, CGM ou Éric Trapier, le patron de d'assaut aviation. Pas sûr que Stéphane Traver, ancien ministre de l'agriculture dans le gouvernement d'Edouard Philippe, se penche sur les mêmes dossiers. Vous faites sourire Adrien Clou, c'est une méthode guerre.

Mais mais mes deux joies en repensant au bilan excellent de ma camarade, auriez trouvé que je salue sur ce plateau. C'est pareil pour les rapporteurs du budget Valérie ? Oui, exactement. Philippe Juvent et Thbao Basin, tous les deux issus de la droite républicaine, ont été élus et réélu, rapporteur du budget général et rapporteur du budget de la sécurité sociale. Une droite républicaine plutôt d'humeur a travaillé avec le premier ministre Sébastien Lecornu qui était encarté chez les républicains jusqu'en 2017. Les rapporteurs et sep commissions sur H8 reviennent au bloc central. Ça fait beaucoup pour la présidente du groupe écologiste.

Le Rassemblement national ne s'est pas présenté portant ses voix sur les candidats macronistes et LR de manière extrêmement large. C'est un goût un enfin en c'est même un un enf c'est un goût amer mais même au-delà de ça. Enfin moi je vous dis après ces deux jours-là il y a un espèce de sentiment d'égût de voir ses accords de couloir. Tout ça est assez pitoyable. Sylvin Berri, vous avez envie de lui répondre ? Je me rappelle que le précédent bureau avait été élu dans des conditions tout aussi pitoyable à 4h du matin dans des négociations que personne n'a vraiment compris.

Moi, je pense que aujourd'hui toutes les tendances de l'Assemblée nationale sont représentées et c'est normal que chaque député voule députés voisin quel que soit sa couleur politique et que chacun soit représenté, c'est une bonne chose. Et on termine Valérie avec l'arrivée d'un d'un petit nouveau dans l'hémicycle. accueilli sous les applaudissements de ses collègues et par un petit mot de la présidente. Je vous indique que j'ai reçu lundi 29 septembre 2025 du ministre de l'intérieur une communication m'informant que Michel Barnier a été élu le dimanche 28 septembre 2025 député de la 2e circonscription de Paris. Nous pouvons lui souhaiter collectivement la bienvenue.

Alors ça c'est ce qui s'est passé hier évidemment. Alors, on lui souhaite la bienvenue, enfin plutôt un bon retour, hein, parce que il avait déjà siégé en tant que député de Savoie de 1978 à 1993. Applaudi hier donc par celles et ceux qui l'ont fait tomber, lui et son gouvernement il y a presque un an quand il était alors euh premier ministre. Mais vous savez, Adine, comme le disait Alain Jupé, en politique, on n'est jamais fini. Merci Valérie et merci à vous trois d'avoir été là ce soir dans chaque voix compte. Euh chaque voix contrevient demain à 19h30. Vous savez demain c'est vendredi, c'est l'émission en public. On va parler du pouvoir d'achat demain.

Dans un instant, c'est Débadoc avec Jean-Pierre Gracien. On vous souhaite une excellente soirée sur LCP Canal 8. À demain.

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