Edwige Diaz : "Marine Le Pen est combattive !" (France Info)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:52FerméeRéponse partielle
Détournement de fonds publics, elle dit sans ambiguïté possible, le tribunal, c'est pas une décision politique.
- 1:07RelanceÉludée
Toute personne, quand allons-nous tirer les leçons et mettre en place l'inéligibilité à vie pour tous ceux qui ont été condamnés pour des faits commis grâce ou à l'occasion de leur mandat ?
- 2:33RelanceRéponse directe
C'est au titre d'une loi que vous n'avez pas combattue, Camille, il y a raison.
- 4:06OuverteRéponse directe
L'appel, vous en faites quoi ?
- 5:44RelanceÉludée
Est-ce que vous regrettez ce que vous dites ? On aurait peut-être dû choisir une autre stratégie de défense.
- 7:51OuverteRéponse partielle
Edwige, vous avez fait appel, vous le dites, et effectivement Marine Le Pen peut obtenir un autre jugement. Mais est-ce que vous pouvez attendre le résultat par efficacité politique pour vos électeurs ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:52PrésentateurFait
« Détournement de fonds publics, elle dit sans aucune ambiguïté possible, elle dit le tribunal, c'est pas une décision politique. »
- 1:19PrésentateurFait
« Déclaration de qui ? De Marine Le Pen en 2013. »
- 1:25PrésentateurFait
« D'accord, oui, après l'appel, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. »
- 1:43InvitéFait
« La loi SIPA2 qui est justement au cœur de ce procès-là, qui prévoit l'automaticité des peines d'inéligibilité. »
- 1:55Invité politiqueFait
« Alors en 2016 Marine Le Pen n'était pas députée ? »
- 2:01InvitéFait
« Elle faisait déjà un peu de politique. »
- 2:06Invité politiqueFait
« Je rappelle que cette loi SIPA2 a été votée au moment de la période Cahuzac, du coup Parti Socialiste. »
- 2:11Invité politiqueFait
« Les faits qui nous sont reprochés sont antérieurs à cette période, donc il n'y avait pas d'automaticité en matière d'inéligibilité. »
- 2:25Invité politiqueFait
« Là, les juges ont fait le choix de mettre en œuvre une inéligibilité avec exécution provisoire, c'est-à-dire qu'il y a un juge dans ce pays, et je ne fais pas d'un édame. »
- 3:19Invité politiqueFait
« Et en fait, cette exécution provisoire, c'est vraiment, nous l'avons dit, c'est l'effondrement de la démocratie, c'est la négation de l'État de droit, et c'est surtout un mépris considérable de la volonté du peuple. »
- 3:29Invité politiqueChiffre
« Je vous rappelle qu'hier, un sondage est paru et y donnait Marine Le Pen en tête des intentions de vote en élection présidentielle à 37%, c'est-à-dire plus de 15 points devant son deuxième concurrent. »
- 3:41InvitéFait
« L'effondrement de la démocratie, c'est précisément la réaction du Rassemblement national par rapport au verdict, par rapport à la chose jugée. »
- 3:51InvitéFait
« La chose jugée ne se conteste pas en démocratie, c'est la démocratie, c'est à la fois des forces politiques, ce sont des règles, etc., et c'est l'État de droit. »
- 4:33InvitéFait
« Monsieur, je le dis, nous sommes innocents. »
- 4:41InvitéFait
« Il y a eu effectivement ce détournement. »
- 5:12InvitéFait
« C'est une disposition qu'on utilise souvent, qui est très souvent utilisée par ailleurs, et qui, généralement, permet d'éviter la récidive. »
- 6:21Invité politiqueFait
« Il n'y avait aucun risque de récidive, telle qu'elle a été alléguée par la magistrate, parce qu'en fait, Marine Le Pen n'est plus députée européenne, elle n'est plus présidente du parti. »
- 6:40Invité politiqueFait
« Ce qui nous fait dire que nous sommes innocents, et c'est pour ça que nous faisons appel, parce qu'en fait, là, il s'agit juste d'un désaccord administratif sur le rôle des collaborateurs parlementaires de députés européens qui sont dans l'opposition. »
- 10:20Invité politiqueFait
« Un pays qui met un ancien président de la République sous bracelet électronique et aujourd'hui un pays qui empêche la favorite élection présidentielle d'être candidate. »
- 10:52Invité politiqueFait
« Le Conseil constitutionnel a déclaré il y a quelques jours que dans le cadre de l'état de droit et notamment de l'individualisation de la peine, eh bien on doit prendre en compte les aspirations du peuple et le peuple en l'espèce souhaite que Marine Le Pen soit candidate à l'élection présidentielle. »
- 11:40InvitéFait
« Est-ce que c'est un modèle politique pour vous ou est-ce que vous comptez continuer à attaquer comme ça systématiquement la démocratie telle qu'elle existe en France ? »
Temps de parole
- Edwige Diaz52 %
- Invité18 %
- Invité 215 %
- Présentateur9 %
- Locuteur non identifié6 %
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Marine Le Pen est égale à elle-même, elle est combative, déterminée, même si on n'écarte pas que cette décision de justice est une véritable déflagration. Moi je voudrais d'abord lui adresser mon soutien et je voudrais aussi dire que nous avons été très touchés par le flot continu de messages de soutien que nous avons reçu de la part de nos électeurs, mais aussi de la part de citoyens engagés.
Et puis il y a une profonde indignation aussi, de très nombreuses personnes nous disent qu'est-ce que c'est que cette justice qui pose la question, enfin on s'interroge, il y a des gens qui nous disent est-ce que la justice n'essaie pas d'agir, c'est-à-dire de vous empêcher de vous présenter à une élection, empêcher de gagner cette élection là où nos adversaires ont échoué. Donc en tout cas je vous relaie un certain nombre d'interrogations qui ont été formulées par nos concitoyens.
– Détournement de fonds publics, elle dit sans aucune ambiguïté possible, elle dit le tribunal, c'est pas une décision politique.
– D'accord mais il y a un appel, donc nous avons fait appel, donc nous sommes pour l'instant présumés innocents, c'est l'état de droit.
– D'accord, toute personne, quand allons-nous tirer les leçons et mettre en place l'inéligibilité à vie pour tous ceux qui ont été condamnés pour des faits commis grâce ou à l'occasion de leur mandat, déclaration de qui ? De Marine Le Pen en 2013. – D'accord, oui, après l'appel, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui.
– La loi SIPA2 qui est justement au cœur de ce procès-là, qui prévoit l'automaticité des peines d'inéligibilité, je vais y arriver, c'est difficile. – Un exercice d'articulation. – Dans ces cas de détournement de fonds publics, à l'époque Marine Le Pen ne s'y est pas opposée, en 2016 vous convenez que ce qu'ont fait les magistrats aujourd'hui, c'est d'appliquer la loi, loi qui est votée par les représentants du peuple à l'Assemblée nationale.
– Alors en 2016 Marine Le Pen n'était pas députée ? – Non, non, non, mais elle s'exprimait déjà,
elle faisait déjà un peu de politique.
– Je rappelle que cette loi SIPA2 a été votée au moment de la période Cahuzac, du coup Parti Socialiste, et les faits qui nous sont reprochés sont antérieurs à cette période, donc il n'y avait pas d'automaticité en matière d'inéligibilité. Là, les juges ont fait le choix de mettre en œuvre une inéligibilité avec exécution provisoire, c'est-à-dire qu'il y a un juge dans ce pays, et je ne fais pas d'un édame.
– Qui est automatique, mais qui n'est pas obligatoire, mais qui est automatique. Si, la loi, elle est automatique, mais pas obligatoire. Ils auraient pu choisir de ne pas…
– C'est au titre d'une loi que vous n'avez pas combattue, Camille, il y a raison.
– Je vais finir sur le propos, s'il vous plaît. Il y a quelques juges en France, et je ne mets pas tous les juges dans le même panier, qui ont décidé de mettre en œuvre une exécution provisoire, alors qu'il n'y a pas eu de recours. Ça veut dire qu'il y a quelques juges dans ce pays qui se prétendent, qui se pensent invincibles, parce que c'est déjà arrivé dans l'histoire de situations politiques que des personnes aient été condamnées en première instance et qu'elles aient été reconnues innocentes en deuxième instance.
Sauf que là, l'exécution provisoire pour cinq ans, ce n'est pas seulement l'empêchement de Marine Le Pen de se présenter à l'élection présidentielle, c'est aussi et surtout la privation de millions de Français de voter pour elle. Et en fait, cette exécution provisoire, c'est vraiment, nous l'avons dit, c'est l'effondrement de la démocratie, c'est la négation de l'État de droit, et c'est surtout un mépris considérable de la volonté du peuple, puisque je vous rappelle qu'hier, un sondage est paru et y donnait Marine Le Pen en tête des intentions de vote en élection présidentielle à 37%, c'est-à-dire plus de 15 points devant son deuxième concurrent. Jean-Garry.
Alors, à mes yeux, l'effondrement de la démocratie, c'est précisément la réaction du Rassemblement national par rapport au verdict, par rapport à la chose jugée. La chose jugée ne se conteste pas en démocratie, c'est la démocratie, c'est à la fois des forces politiques, ce sont des règles, etc., et c'est l'État de droit. Et à partir du moment où l'État de droit a parlé, on ne le conteste pas en démocratie, de la même manière qu'on ne conteste pas l'élection d'un président de la République. Du coup, l'appel, vous en faites quoi ?
La déclaration des droits de l'homme et du citoyen, ce n'est pas l'État de droit, ça ?
Non, parce que dans le cadre de cette incrimination qui était celle de ce détournement de fonds publics, que j'aurais apprécié que le Rassemblement national admette et surtout condamne. Parce qu'on peut avoir fait des erreurs. On peut avoir fait des erreurs. Et c'est pour ça que nous ferons appel. Et c'était pire que des erreurs, d'ailleurs. Mais plusieurs millions détournés de la poche des Français, c'est beaucoup plus qu'une erreur. Monsieur, je le dis, nous sommes innocents. Mais non, mais vous ne pouvez pas dire que vous êtes innocents. Oui, monsieur. Tout le réquisitoire du procès l'a montré, c'est documenté. Il y a eu effectivement ce détournement.
Monsieur, vous pourrez tenir ses propos quand il y aura eu l'appel qui aura été prononcé.
Mais en l'occurrence, après, on peut dire que vous avez été reconnu coupable de l'économie de fonds publics. Nous faisons appel. Et qu'appel en précisant que vous avez...
Et nous faisons appel.
Mais nous pourrions ne pas vous retrancher derrière. Parce que nous nous estimons... La question de Jean-Garrivée, elle est intéressante sur la stratégie de défense. Parce que sur la question de l'exécution provisoire, donc de l'application immédiate, une des justifications mises en avant par les magistrats, c'est que c'est une disposition qu'on utilise souvent, qui est très souvent utilisée par ailleurs, et qui, généralement, permet d'éviter la récidive. On réitère les faits. En l'occurrence, il n'y a eu aucune... Vous auriez pu plaider coupable. Vous auriez pu reconnaître certains faits en disant « On a eu une utilisation impropre de ces fonds. On le reconnaît.
À l'époque, on l'a fait pour telle et telle raison. Et on a finalement... » Aujourd'hui, on ne le referait plus de cette façon-là. La stratégie choisie par vos avocats a été contraire à celle-ci. Et c'est en partie ce qui a motivé, dans les explications, la réponse. Est-ce que vous regrettez ce que vous dites ? On aurait peut-être dû, ce soir, appliquer, choisir une autre stratégie de défense.
Non. Et nous n'allons pas nous faire dicter notre stratégie de défense par nos opposants politiques. Vous voyez, moi, je le dis...
Non, mais là, en l'occurrence, ce n'est pas les opposants politiques. La juge a dit, puisqu'ils ne reconnaissent pas, puisqu'ils n'ont pas l'air de comprendre ce qu'on leur reproche, rien ne s'oppose à ce qu'ils recommencent. C'est pour ça que pour se prémunir de la récidive... Donc, ce n'est pas les opposants politiques, c'est la juge.
Je ne sais pas quoi vous dire, en fait, tellement votre vision est ou biaisée ou teintée de mauvaise foi. Moi, ce que je veux vous dire, c'est que nous disons que nous sommes innocents. Il n'y avait aucun risque de récidive, telle qu'elle a été alléguée par la magistrate, parce qu'en fait, Marine Le Pen n'est plus députée européenne, elle n'est plus présidente du parti. Donc, en fait, il n'y a aucun risque de récidive. Et nous n'allions pas pied des coupables, alors que je le dis, nous sommes innocents.
Et ce qui nous fait dire que nous sommes innocents, et c'est pour ça que nous faisons appel, parce qu'en fait, là, il s'agit juste d'un désaccord administratif sur le rôle des collaborateurs parlementaires de députés européens qui sont dans l'opposition. Donc, non, nous n'allons pas dire que nous avons reconnu des erreurs, puisque nous n'avons pas fait d'erreur, en réalité.
Et du Ziaz, qui serait le mieux placé si Marine Le Pen devait renoncer, alors que le sujet a été plutôt tabou chez les cadres du RN ? Louis Alliot a glissé ce matin, juste avant le jugement. Il ne fait pas mystère aujourd'hui. Jordan Bardella serait le mieux placé, évidemment, pour succéder à Marine Le Pen à une candidature à la présidentielle. Est-ce que vous êtes d'accord ?
Non, mais c'est une question à laquelle nous ne souhaitons pas répondre pour l'instant, parce que, je vous le dis, nous avons fait appel. Il peut se passer encore beaucoup de choses en deux ans. Ce que je peux vous dire, et pour rassurer aussi nos électeurs, c'est que nous saurons, le RN sera sur la ligne de départ en 2027, avec la ferme intention de remporter cette élection présidentielle et aussi de remporter les élections intermédiaires, et je pense notamment aux élections municipales. Et je voudrais remercier les électeurs du RN qui, depuis ce matin, sont très mobilisés, à la fois pour adhérer au RN et aussi pour signer la pétition qui a été mise en ligne par le parti tout à l'heure.
Edwidge, vous avez fait appel, vous le dites, et effectivement, Marine Le Pen peut obtenir un autre jugement. Mais est-ce que vous pouvez attendre le résultat par efficacité politique pour vos électeurs, justement ? Est-ce que vous pouvez attendre le résultat de cet appel pour décider si c'est Jordan Bardella, si vous vous obstinez avec Marine Le Pen, ou si c'est quelqu'un d'autre ? La campagne, les autres vont faire campagne pendant ce temps-là. Il faut récolter des parrainages, il faut ouvrir un compte de campagne.
Oui, mais en fait, je pense que la priorité de nos adversaires, c'est d'essayer d'avoir une ligne politique, une colonne vertébrale, ce qui n'est pas le cas pour l'instant. Nous, au RN, je vous l'ai dit, nous alignerons un candidat sur la ligne de départ. Moi, je souhaite évidemment que ce soit Marine Le Pen. Et en termes d'efficacité politique, vous savez, on en a. On en a sur le terrain, on en a à l'Assemblée nationale, nous en aurons au moment des élections municipales, et j'appelle à l'engagement citoyen de nos électeurs. Donc, vous voyez, ne vous inquiétez pas, on ne va pas rester sans rien faire pendant deux ans. Deux ans.
Je vous ai dit que je ne répondrai pas à la question pour l'instant, parce que ça n'est pas d'actualité. Louis Alliot dit oui, il ne serait pas tout à fait prêt. Louis Alliot, c'est le premier vice-président du RN, il a le droit de le dire. Pour l'instant, je vous dis, on va se battre, on va continuer de faire notre travail, parce que si la justice, ce matin, n'a pas rendu justice au nom du peuple, nous, nous allons continuer de défendre les Français au nom du peuple.
Pour qu'on comprenne bien, Edwizia, ce que vous nous dites ce soir, c'est que jusqu'à ce qu'une décision soit rendue en appel, Marine Le Pen reste votre candidate naturelle. Oui, même si ça dure deux ans.
Votre parti a longtemps soutenu le fait qu'on ne pouvait pas faire de la politique avec un casier judiciaire. Si Marine Le Pen est condamnée de façon définitive en appel, voire en confirmée en cassation, elle devra se retirer vers un casier de politique. On verra ça dans quelques années.
Pour en savoir un petit peu plus sur cet appel à la mobilisation populaire et pacifiste lancé ce soir par Jordan Bardella, qu'est-ce que ça veut dire exactement ?
Ça veut dire que nous avons entendu les messages très touchants de nos électeurs qui sont indignés et qui mesurent la gravité de ce qui s'est passé ce matin. Donc nous avons mis sur notre site internet une pétition de soutien à Marine Le Pen et je remercie les très nombreux signataires. Nous serons ce week-end présents sur le terrain au moyen de tracts, d'affiches. Je remercie nos sympathisants qui ont décidé d'adhérer au Rassemblement national. Et je peux vous dire que notre détermination à défendre les Français s'est décuplée, s'est démultipliée parce que beaucoup de Français s'interrogent légitimement dans quel pays nous vivons.
Un pays qui ferme une chaîne de télévision, un pays qui met un ancien président de la République sous bracelet électronique et aujourd'hui un pays qui empêche la favorite élection présidentielle d'être candidate. Moi je veux vous le dire, je comprends la colère des Français qui estiment qu'aujourd'hui la France n'a plus aucune leçon de démocratie à donner à qui que ce soit. Ils sont au-dessus des lois Marine Le Pen et Nicolas Sarkozy ? Non, ce n'est pas ce que j'ai dit. Je dis juste que le Conseil constitutionnel...
Si vous dites que ce n'est pas bien qu'il met un président de la République sous bracelet électronique, ça ne peut pas être...
Non mais je dis juste qu'en ce qui concerne Marine Le Pen, il y a une exécution provisoire alors qu'il n'y a pas eu de décision d'appel. Et je dis juste que le Conseil constitutionnel a déclaré il y a quelques jours que dans le cadre de l'état de droit et notamment de l'individualisation de la peine, eh bien on doit prendre en compte les aspirations du peuple et le peuple en l'espèce souhaite que Marine Le Pen soit candidate à l'élection présidentielle.
Je comprends très bien la frustration et l'effet de victimisation sur lequel vous allez jouer et c'est tout à fait légitime. Mais je suis quand même un petit peu inquiet par exemple de voir cet appel à une manifestation, de voir cette contestation de la chose jugée, de voir cette contestation de la démocratie telle qu'elle existe en France, qui ne me semble pas d'ailleurs le pire modèle démocratique dans le monde. Parce que tout ça nous renvoie quand même à un exemple outre-Atlantique qu'on appelle le Trumpisme et qui a mené par exemple à l'invasion du Capitole, qui a mené au déni de démocratie qu'on voit aujourd'hui. Et donc comment vous vous situez par rapport à ça ?
Est-ce que c'est un modèle politique pour vous ou est-ce que vous comptez continuer à attaquer comme ça systématiquement la démocratie telle qu'elle existe en France ? Et je le répète, pour être un petit peu...
Votre champ lexical est insupportable, excusez-moi de vous le dire, mais vous parlez de...
Mon champ lexical est celui d'un historien qui travaille sur ces questions depuis 30 ans. Alors s'il vous plaît, je pense que...
Pardon monsieur, mais un peu de neutralité vous ne ferez pas de mal. Et moi je vous demande de vous mettre... C'est à vous que la neutralité ne ferez pas de mal. Je vous demande de vous mettre la place des 11 millions d'électeurs qui ce matin ont vraiment subi cette décision comme une injure. Non mais la question sur le Trumpisme et du jazz.
Par exemple, on a vu que les premiers à avoir réagi sont Viktor Orban, le Premier ministre hongrois, Dmitry Pesthoff, le porte-parole du Kremlin, Elon Musk tout à l'heure.
Et comment vous vous positionnez par rapport à ça ? Les gens ont le droit de s'indigner d'une décision qui est indigne. Voilà. C'est pas les gens.
Voilà, mais sur le... Ce ne sont pas des démocrates. Ils ont le fait clairement. Écoutez, Trump il a été élu démocratiquement. Non, on ne parlait pas de Trump. Orban et Peshoff.
Orban il a été élu, réélu. On est élu démocratiquement, qu'on se comporte en démocrate. La démocratie ce n'est pas uniquement les élections et les données de l'ensemble démocratie au hongrois. Moi je vous dis qu'en France... Ce sont des éléments importants, les élections et les référendums, évidemment primordiaux dans une démocratie, mais ce ne sont pas les seuls. Il y a des contre-pouvoirs, il y a la séparation des pouvoirs. Et sans ça, on n'est pas en démocratie. On peut être dans un régime autoritaire ou illibéral comme la Hongrie.
En tout cas, rien à voir avec le Rassemblement national. Merci. Il demande à ce que la justice soit rendue au nom du peuple et le peuple souhaite que Marine Le Pen soit candidate à l'élection présidentielle. Merci.
Edwige Diaz