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Interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo (sur Site radio)· 3 novembre 2019 25 minContradictoireActualité / polémiqueLogementSécuritéImmigration & asileInstitutions & élections

Les évacués de la rue d'Aubagne à Marseille un an après, l'insécurité sur fond de trafic de drogue, l'immigration... le "8h30 franceinfo" de Stéphane Ravier

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 35 %Attaque 50 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 72 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:26OuverteRéponse directe

    Votre réaction à la mort du militaire français au Mali ?

  • 1:14OuverteRéponse partielle

    Où en est-on un an après les effondrements rue d'Aubagne ?

  • 1:30RelanceÉludée

    Mais depuis un an, qu'est-ce que la mairie a fait ?

  • 3:14OuverteRéponse partielle

    Marseille ne sortira jamais de cette spirale de la violence ?

  • 4:12RelanceÉludée

    Vous dites que la situation sur la criminalité ne change pas, mais les chiffres montrent une baisse.

  • 5:24OuverteRéponse directe

    Comment promettre de mettre fin au trafic de drogue à Marseille ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Invité politiqueFait
    « Toutes mes condoléances bien sûr à la famille de ce militaire qui, à des milliers de kilomètres de chez lui, participe à la sécurité des français en combattant l'islamisme. »
  • 0:45Invité politiqueFait
    « un islamisme qui se combat si loin mais aussi si proche puisque le mal est chez nous désormais. »
  • 1:16Invité politiqueFait
    « C'est toujours le même chaos, c'est toujours le même affolement de la part de la mairie centrale qui n'a rien vu venir, qui n'a pas su réagir avec discernement et avec professionnalisme. »
  • 1:31Invité politiqueFait
    « Sous la pression médiatique et populaire surtout des Marseillais, sous la colère légitime des Marseillais, elle a essayé de faire illusion de l'agitation en expulsant de leur logement des milliers de Marseillais »
  • 2:49Invité politiqueFait
    « On gère l'urgence dans les immeubles qui s'effondrent. »
  • 2:51Invité politiqueFait
    « On gère l'urgence dans les écoles aussi. »
  • 3:22Invité politiqueFait
    « Tant qu'on ne prendra pas en compte la réalité de cette hyper-violence barbarie qui règne à Marseille, et effectivement, on n'en sortira pas. »
  • 3:52Invité politiquePromesse
    « je serai leur maire, le maire de la sécurité, le maire qui protégera leurs enfants, et notamment du trafic de drogue. »
  • 4:06Invité politiqueFait
    « Et la mairie de Marseille doit prendre les moyens, et elle en a, elle en a les moyens »
  • 5:56Invité politiquePromesse
    « Je ferai en sorte d'augmenter le nombre de policiers qui passera à un millier, des policiers qui seront municipaux, qui seront armés, qui seront déployés sur l'ensemble de la ville »
  • 6:14Invité politiqueFait
    « Je serai un maire qui mettra les moyens pour contrôler ces établissements qui blanchissent l'argent de la drogue, ces fameux kebabs, ces épiceries de nuit qui fleurissent aux quatre coins de Marseille. »
  • 10:53Invité politiqueFait
    « Il ne s'agit pas de stigmatiser, mais de responsabiliser les parents. »
  • 11:24Invité politiquePromesse
    « Et cela va jusqu'à, si nécessaire, à expulser les familles qui bénéficient de la solidarité municipale, alors qu'elles participent en même temps à une insécurité qui est devenue insupportable à Marseille. »
  • 12:16Invité politiqueFait
    « Le problème de l'immigration massive qui a entraîné à Marseille en particulier une véritable substitution de population. Certains appellent ça, dont je fais partie, un véritable grand remplacement. »
  • 16:52Invité politiqueFait
    « il y a une réalité. Et Emmanuel Macron souhaite, par exemple, faire de Marseille un port d'accueil pour les migrants. »

Temps de parole

  • Stéphane Ravier62 %
  • Présentateur14 %
  • Présentateur 212 %
  • Présentateur 311 %

1,6 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:05
Présentateur

Bienvenue à tous, c'est 8h30 France Info jusqu'à 9h sur France Info Radio et le canal 27 de la TNT avec à mes côtés Saveria Rojek. Bonjour. Bonjour. Notre invité ce matin est sénateur Rassemblement National des Bouches du Rhône, candidat à la mairie de Marseille, Stéphane Ravier. Bonjour. Bonjour. Avant de parler politique, un militaire français de 24 ans a donc été tué hier au Mali dans une explosion revendiquée par l'Etat islamique. Votre réaction ?

0:27
Stéphane Ravier

24 ans ? Mon Dieu, c'est presque l'âge de mon fils. Toutes mes condoléances bien sûr à la famille de ce militaire qui, à des milliers de kilomètres de chez lui, participe à la sécurité des français en combattant l'islamisme. Donc une grande fierté pour ces hommes qui n'hésitent pas à faire le sacrifice de leur vie pour protéger la nôtre, un islamisme qui se combat si loin mais aussi si proche puisque le mal est chez nous désormais. Saveria ?

0:58
Présentateur

Stéphane Ravier, on va parler de Marseille et des municipales puisque vous êtes candidat Rassemblement National à la mairie de Marseille. Mardi, ça fera un an que trois immeubles se sont effondrés rue d'Aubagne, faisant huit morts, des dizaines de personnes relogées, parfois dans des conditions très compliquées. Où est-ce qu'on en est un an après ?

1:16
Stéphane Ravier

Oui, c'est toujours le même chaos, c'est toujours le même affolement de la part de la mairie centrale qui n'a rien vu venir, qui n'a pas su réagir avec discernement et avec professionnalisme. Elle n'a rien fait pendant des années.

1:30
Présentateur

Mais depuis un an, qu'est-ce qu'elle a fait ?

1:31
Stéphane Ravier

Sous la pression médiatique et populaire surtout des Marseillais, sous la colère légitime des Marseillais, elle a essayé de faire illusion de l'agitation en expulsant de leur logement des milliers de Marseillais, sous le prétexte qu'il fallait prendre des précautions, mais ça a été fait de façon anarchique et dans le désordre. Et aujourd'hui, il y a encore des Marseillais qui n'ont pas retrouvé leur logement, on ne sait pas où les mettre. C'est donc toujours un véritable chaos qui règne à Marseille. La fondation Abbé Pierre l'a d'ailleurs souligné, la mairie n'a pas su prendre les mesures adéquates.

2:09
Présentateur

Vous nous dites que c'est un chaos qui règne à Marseille. On va écouter justement Julien Denormandie, le ministre du Logement, il était sur France Info cette semaine.

2:18
Invité

Pendant un an, on a géré au mieux l'urgence avec les collectivités locales, en d'abord essayant de faire en sorte que les familles puissent retrouver leurs immeubles. C'est à peu près la moitié des immeubles qui ont été réintégrés. Il y en a qui ne pourront jamais rentrer chez eux, probablement. Exactement, c'est d'organiser la reconstruction de Marseille.

2:35
Présentateur

Pendant un an, on a géré au mieux les urgences.

2:39
Stéphane Ravier

Ça ne me fait pas rire, ça me fait sourire, même sourire jaune. C'est exactement la situation. On gère l'urgence. On gère l'urgence dans les immeubles qui s'effondrent. On gère l'urgence dans les écoles aussi. On gère l'urgence dans l'insécurité, puisqu'il y a un véritable pont aérien désormais entre les ministères parisiens et l'aéroport de Marseille-Provence. On nous envoie des ministres, puisque la ville, la municipalité, l'équipe Gaudin est complètement sous l'eau. On gère l'urgence, toutes les urgences. Et la ville, pendant ce temps, n'avance pas.

3:12
Présentateur

Justement, vous parlez de criminalité. Cette semaine, il y a eu une nouvelle fusillade à Marseille, une fusillade qui a fait six blessés. Marseille ne sortira jamais de cette spirale de la violence ?

3:22
Stéphane Ravier

Tant qu'on ne prendra pas en compte la réalité de cette hyper-violence barbarie qui règne à Marseille, et effectivement, on n'en sortira pas. Là encore, on nous a envoyé des ministres, les premiers ministres. On nous a fait des plans, toujours des plans, sans que vraiment ça ne puisse changer la situation, parce que les moyens ne sont pas donnés. Et pendant ce temps, dans les cités comme dans les noyaux villageois, eh bien des mères de famille perdent leurs enfants.

Donc moi, je m'adresse à elles, je m'adresse à l'ensemble des Marseillais qui en ont assez de cette hyper-violence, en faisant savoir comment je serai leur maire, le maire de la sécurité, le maire qui protégera leurs enfants, et notamment du trafic de drogue. Qui est à l'origine, pardonnez-moi, mais qui est à l'origine de la plupart des violences à Marseille, pas seulement, mais il faut s'attaquer à ce fléau. Et la mairie de Marseille doit prendre les moyens, et elle en a, elle en a les moyens,

4:09
Présentateur

elle en a des leviers, en condition d'avoir la détermination. C'est ce qu'a fait l'État en dévoilant à Marseille en septembre dernier un grand plan anti-stupe. Mais vous dites, la situation sur la criminalité ne change pas. Pourtant, quand on regarde les chiffres, il y a eu 7 morts dans des règlements de comptes depuis le début de l'année. C'est encore trop, bien sûr, mais c'est beaucoup moins que les années précédentes. Par exemple, en 2018, on avait compté 23 morts dans des règlements de comptes. La situation s'améliore.

4:33
Stéphane Ravier

– Écoutez, vous essayerez de le faire admettre, ça, aux Marseillais. Les statistiques du ministère de l'Intérieur sont une chose, la réalité de l'insécurité en est une autre. Si les règlements de comptes sont moins nombreux, le trafic de drogue, lui, est en train de miner la quasi-totalité de la ville. Elle met la ville en péril, parce que les moyens ne sont pas réellement donnés, quand j'entends le ministre de l'Intérieur nous faire savoir qu'il propose un plan de géolocalisation des points de deal. Mais on les connaît tous à Marseille, la police et les habitants.

Donc ce qui nous manque, ce sont des policiers sur le terrain, parce qu'ils connaissent le terrain, mais il faudrait qu'ils soient plus nombreux. Ce sont des magistrats qui condamnent, ce sont des centres pénitentiaires qui incarcèrent, et c'est la police de l'air et des frontières qui expulse.

5:19
Présentateur

– C'est un système qui est en place depuis des années, ce système du trafic de drogue. C'est presque une micro-économie à elle toute seule. Comment vous pouvez promettre aux gens qui vont voter pour les municipales à Marseille que vous, Stéphane Ravier, vous pourrez mettre fin à ça ? Est-ce que ça fait 30 ans que ça existe ?

5:33
Stéphane Ravier

– Oui, ça fait 30 ans que je le dénonce, dans l'indifférence de l'équipe Godin qui estime que je faisais du Marseille bashing, et j'ai vu ce trafic de drogue miner la ville de Marseille, allant jusqu'à s'exprimer devant les écoles. Moi, je serai le maire qui protégera les enfants de Marseille, qui protégera l'ensemble des Marseillais, avec une volonté, une détermination. Je ferai en sorte d'augmenter le nombre de policiers qui passera à un millier, des policiers qui seront municipaux, qui seront armés, qui seront déployés sur l'ensemble de la ville, et notamment devant les écoles en particulier.

Je serai un maire qui mettra les moyens pour contrôler ces établissements qui blanchissent l'argent de la drogue, ces fameux kebabs, ces épiceries de nuit qui fleurissent aux quatre coins de Marseille. On sait très bien que pour une partie d'entre elles, elles servent à blanchir l'argent de la drogue. Je serai un maire qui sera présent chaque semaine dans le bureau du préfet pour lui demander des comptes, qui harcèlera le ministre de l'Intérieur pour obtenir les hommes dont nous avons besoin. Et donc une mairie qui agit par elle-même, et une mairie qui met la pression auprès du ministère de l'Intérieur, ce qui ne s'est jamais fait et ce qui ne se fera jamais avec les bébés godins.

6:43
Présentateur

Justement, dans un instant, on va parler de ces municipales et des forces en présence avec vous. Stéphane Ravier d'abord à 8h40. On retrouve Solène Cressant pour l'Info. On ne baissera pas les bras sur le préfet des Yvelines après les violences urbaines hier à Chanteloup-les-Vignes. Un bâtiment public tout neuf. Le centre des arts du cirque a entièrement brûlé. Les policiers se sont fait caillasser une attaque contre les équipements publics par certains individus dérangés dans leur trafic, estiment les autorités. La mer avait récemment reçu des menaces. 7500 foyers privés d'électricité en Charente et Charente-Maritime.

Quelques dégâts après la tempête Amélie qui touche les côtes atlantiques avec des rafales enregistrées à plus de 160 km heure au Cap-Ferré. Le sud-est n'est pas épargné avec des risques d'inondations dans les Alpes-Maritimes et la Corse du Sud qui sont en vigilance orange. Le groupe État islamique revendique l'attaque à la bombe qui a tué un jeune soldat français au Mali. Le brigadier Ronan Pointeau, 24 ans, faisait partie du 1er régiment de Spahit-Valence. Il est mort dans la même région qu'une autre attaque revendiquée là aussi par Daesh. Une cinquantaine de soldats maliens sont morts mais aucun lien entre les deux assure l'état-major de l'armée française.

5 candidats retenus pour l'élection présidentielle en Algérie prévus le 12 décembre. Parmi eux, deux ex-premiers ministres du président déchu Abdelaziz Bouteflika. Vendredi, des milliers d'Algériens étaient de nouveau dans les rues pour demander le départ de toute l'élite au pouvoir. Et puis, mieux vaut arriver en Ile-de-France avant 13h. Ça risque de coincer si vous rentrez de week-end ou de vacances depuis la Normandie et la Bretagne. Bison Futé voit orange dans ce quart nord-ouest. France Info Et tout est plus clair. Le 8.30 France Info avec Stéphane Ravier, sénateur Rassemblement National des Bouches-du-Rhône, candidat à la mairie de Marseille. Saveria Rogec.

Stéphane Ravier, vous avez été maire des 13e et 14e arrondissements de Marseille. Vous pensez désormais emporter la mairie ? Vous allez profiter aussi de la division des autres camps, des Républicains, En Marche, qui n'a pas encore désigné de candidats. Là encore, ça vous fait rire.

8:43
Stéphane Ravier

C'est vrai que, ma foi, chacun ses soucis. Il est vrai que mes adversaires en sont toujours à essayer de se trouver, pour la République En Marche, un leader. Pour les Républicains, il y en a manifestement trop. C'est la guerre des clans, la guerre des égaux, la guerre des ambitions personnelles. Où sont les intérêts des Marseillais dans tout ça ? On l'attend encore. Et de notre côté, effectivement, le Rassemblement National, qui a géré les 13e et 14e arrondissements, le plus grand secteur de Marseille, le plus peuplé, qui a un bilan qui sera présenté.

D'ailleurs, nous sommes déjà en train de distribuer un document qui, en plus du bilan, qui propose les mesures essentielles qui seront les nôtres pour ce qui est de notre programme. Donc, un Rassemblement National qui est rassemblé, qui a une tête de liste, votre serviteur. Les 7 autres têtes de liste ont été présentées à la presse. Nous sommes les seuls en état d'ordre de marche avec un bilan. Vous pensez que cette avance va jouer en votre faveur ? Et j'estime qu'il est très bon. Et un projet, un projet marseillais aux Marseillais, qui répond aux attentes des Marseillais. Ce qui est l'insécurité, la propreté, les transports, les équipements publics.

Une mairie régalienne qui va reprendre l'initiative dans l'intérêt général des Marseillais.

9:53
Présentateur

Vous évoquez les Républicains, vos adversaires. Martine Vassal, qui, je le rappelle, n'est pas encore investie par les Républicains, a choisi pour vous affronter David Galtier. C'est un général de gendarmerie en retraite. Le message est clair. Ne pas laisser uniquement au Rassemblement National le champ de la sécurité.

10:10
Stéphane Ravier

Oui, c'est un général connu dans les ministères. Mais sur le territoire marseillais, c'est plutôt le soldat inconnu. C'est un candidat qui n'est pas de droite, d'ailleurs, j'allais dire, issu de la droite. Mais qui se dit ne pas être de droite. Qui se dit Macron compatible. Et prêt à accepter une fusion avec la liste macroniste quand elle aura vu le jour. Écoutez, quand on a des adversaires comme ça, on n'a plus besoin d'amis.

10:34
Présentateur

Stéphane Ravier, parlons de votre programme, justement. Vous voulez supprimer les logements sociaux aux familles dont les enfants mineurs sont impliqués dans des trafics. En quoi la stigmatisation des parents, la paupérisation des familles va aider des jeunes à entrer dans le droit chemin ?

10:48
Stéphane Ravier

C'est une mesure que j'ai failli oublier de vous présenter. Vous faites bien de la rappeler. Oui, je crois qu'il faut responsabiliser. Il ne s'agit pas de stigmatiser, mais de responsabiliser les parents. Ça se fait déjà dans certaines villes par arrêté municipal. Là encore, une mairie de Marseille en 2020, avec Stéphane Ravier et son équipe à sa tête, qui prendra des initiatives en matière de sécurité, comme j'ai pu le faire, en signant un partenariat. Nous avons été la seule mairie des secteurs à le faire avec l'entreprise Voisin Vigilant. Un partenariat entre les habitants, les élus et la police pour que la sécurité s'améliore.

Et cela va jusqu'à, si nécessaire, à expulser les familles qui bénéficient de la solidarité municipale, alors qu'elles participent en même temps à une insécurité qui est devenue insupportable à Marseille.

11:39
Présentateur

On va parler de la campagne, mais également un écho sur l'actualité nationale de ces derniers jours, de ces dernières semaines. Est-ce que vous comptez faire campagne à Marseille sur les sujets de l'immigration et de la laïcité ? Ce sont des thématiques habituellement fortes au RN. Je vous explique pourquoi je vous pose la question. Il y a eu un sondage dans le journal du dimanche le 27 octobre qui disait que la question de la défense de la laïcité n'était que septième dans les priorités des personnes interrogées, loin derrière la santé, l'emploi ou encore l'environnement. Le RN se veut proche des petites gens. Vous n'avez pas l'impression qu'il y a un décalage ?

12:07
Stéphane Ravier

Non, je ne crois pas qu'il y ait un décalage. Le problème de l'immigration massive qui a entraîné à Marseille en particulier une véritable substitution de population. Certains appellent ça, dont je fais partie, un véritable grand remplacement. Moi, je sais ce que je vois. Cette immigration qui entraîne un communautarisme et un militantisme islamiste et des revendications permanentes dans tous les domaines. Les Marseillais sont très inquiets de ça.

12:35
Présentateur

Mais qu'est-ce que ça veut dire concrètement ? Ça veut dire que la population marseillaise est remplacée par une population étrangère ?

12:41
Stéphane Ravier

À tel point qu'il préfère quitter la ville. Vous savez, c'est le quotidien, la Provence, qu'on ne peut pas suspecter d'être proche des idées du RN, qui le dit à demi-mot en faisant savoir que si Marseille n'a pas atteint le million d'habitants, toujours pas, c'est parce qu'il y a une hémorragie. Les Marseillais s'en vont. Les anciens Marseillais, le peuple historique...

12:57
Présentateur

C'est pas exactement ce que vous étiez en train d'expliquer.

12:58
Stéphane Ravier

Le peuple historique de Marseille s'en va et il est remplacé parce qu'il y a un taux de natalité très important dans les quartiers nord. Et une immigration qui continue, j'allais dire, à déferler sur la ville, contrairement à ce que disait M. Pujol.

13:11
Présentateur

Mais si les gens naissent dans les quartiers nord, ils sont français, non ?

13:14
Stéphane Ravier

Ils sont français par le droit du sol. Il faudra réformer le moment venu. Ça, ça sera en 2022. Mais moi, en tant que maire de Marseille, je ferai respecter la laïcité. J'ai été le seul, et à combattre l'islamisme, j'ai été le seul à dénoncer la réunion annuelle des musulmans du Sud qui s'est passée dimanche dernier. Nous étions le seul, du Rassemblement National, à être devant les grilles du Parc Chano, pour dénoncer la présence de ces islamistes qui nient le génocide arménien, qui attaquent la communauté juive et les homosexuels. Et j'ai alerté, encore une fois, dans le désert. L'équipe Godin n'a pas entendu. Le préfet ne m'a pas entendu.

Alors que le président Emmanuel Macron appelle à une société de vigilance, j'ai affaire en Marseille à une société politique de connivence.

14:03
Présentateur

Stéphane Raviesco, vous faites là d'actionner les ressorts de l'islamophobie. Ça ne vous paraît pas dangereux dans le climat actuel ? Mais je veux protéger... Alors, juste après l'attaque de Bayonne, dans le climat actuel en France, ça ne vous paraît pas dangereux, ce genre de discours ?

14:16
Stéphane Ravier

Au contraire, moi, je veux protéger les Marseillais dans tous les domaines. Protection physique, protection économique, sociale et identitaire. Et je souhaite que Marseille puisse retrouver cette unité qu'elle a perdue, en raison d'un communautarisme qui est en train de diviser la ville, et soigneusement orchestrée d'ailleurs par l'équipe Godin. Et je ne fais pas d'amalgame. Moi, je désigne le mal. Je ne dénonce pas les musulmans. Je dénonce l'islamisme, le communautarisme et les militants islamistes qui sont en train de manipuler certains musulmans et de créer une situation de conflit. Et moi, cette situation de conflit, je veux l'éviter.

Pour Marseille, je ne veux pas que se passe en Marseille ce qui s'est passé à Bayonne. Bien qu'à Bayonne, encore une fois, cet individu, cet octogénaire, n'a rien à voir avec nous. Je ne vois pas en quoi l'on peut être concerné par cette affaire.

15:04
Présentateur

Il s'était présenté en 2015 départemental sous l'étiquette Front National.

15:09
Stéphane Ravier

Oui, et il n'a plus rien à voir avec nous. Et il a quitté le mouvement national depuis très longtemps. Il a été aussi, pendant de longues années, au sein de l'éducation nationale. Doit-on condamner l'éducation nationale pour cela ?

15:20
Présentateur

Lors de votre dernier meeting, Stéphane Ravier, vous en avez appelé à l'aide de Dieu et du peuple marseillais pour faire tomber Marseille. Est-ce que ça ne vous gêne pas d'invoquer publiquement Dieu dans une république laïque ?

15:33
Stéphane Ravier

Vous savez, quand vous êtes marseillais, vous êtes sous la protection de la bonne mère. Tous les marseillais sont sous la protection de la bonne mère. Et moi, je suis responsable politique, laïque, mais pas amnésique. Je n'oublie pas que nos racines, ce sont 16 siècles aussi de chrétienté. Et même si je n'en fais pas porter tant d'art, encore une fois, Marseille est notre pays. Notre pays est sous la double protection de la Sainte Vierge et de Jean d'Arc. Ça fait partie de nos racines, de nos traditions, de nos coutumes. Et il est bon, quelquefois, de le rappeler, même si je mène au quotidien, un combat politique et laïque.

16:18
Présentateur

Dans l'actualité, cette semaine, il y a eu cet entretien accordé par Emmanuel Macron à Valeurs Actuelles. Ça ne vous a pas échappé. C'était mercredi. Il fait quoi ? Il chasse sur vos terres, là, le chef de l'État ?

16:27
Stéphane Ravier

Oui, il essaie de braconner, oui. Mais enfin, quand on braconne avec les mesures qu'il prend en réalité, nous ne sommes pas très inquiets. Nous sommes inquiets pour la France, parce que l'immigration massive continue.

16:37
Présentateur

Mais qu'il parle de ces sujets dont vous parlez depuis 30 ans, ça doit vous satisfaire.

16:39
Stéphane Ravier

Oui, oui, oui. Il nous fait... Non, moi, je ne me satisfais pas de parole. Moi, je souhaite, comme les Marseillais et les Français, des actes. Or, derrière les paroles d'Emmanuel Macron, qui ressemble étrangement à celles de Nicolas Sarkozy en 2007-2008, il y a une réalité. Et Emmanuel Macron souhaite, par exemple, faire de Marseille un port d'accueil pour les migrants. Il n'a pas remis en cause les 300 000 entrées d'étrangers dans notre pays, quasiment tous démunis de tout. Il ne remet pas en cause ces soi-disant mineurs non accompagnés, dont 70% sont en réalité majeure, etc. Alors, derrière les paroles, il n'y a que des actes qui continuent à être immigrationnistes.

17:17
Présentateur

On fait une pause, Stéphane Ravier. On vous retrouve juste après le temps de parler de l'info à 8h50 avec Solène Cresson. Un gros orage dans les Bouches-du-Rhône cette nuit avec des inondations à Maréniane, Vitrolles et Martigues. 80 cm à 1 m d'eau dans certaines maisons, affirment les pompiers. 180 interventions. Vigilance jaune dans les Bouches-du-Rhône. Orange pour pluie, inondations dans les Alpes-Maritimes et la Corse du Sud. C'est en lien avec la tempête Amélie qui touche aussi la côte atlantique. Conséquence, la circulation des trains est perturbée en Gironde. Aucun dégâts sur les voies, mais la majorité des TER Nouvelle-Aquitaine sont reportés ou annulés.

Retard à prévoir aussi sur les TGV au départ de Bordeaux. Les victimes de pédophilie au sein de l'église, bientôt indemnisées par l'église. La conférence des évêques doit voter les modalités de cette allocation la semaine prochaine à Lourdes. Au moins 200 victimes identifiées peuvent y prétendre. Les premiers versements sont attendus début 2020. La ville de Lille porte plainte après la découverte de tags nazis, des croix gammées et des sigles SS sur une statue du quartier de Fives inscrits de nuit d'affilée alors qu'ils avaient été effacés la première fois. Un acte honteux et infâme réagit la mère Martine Aubry. Le nouveau patron de la SNCF veut renouer le fil avec les cheminots.

Jean-Pierre Farandou répond à une interview dans le journal du dimanche. Deux jours après sa prise de fonction dans un climat social très tendu à la SNCF, il annonce des rencontres au plus vite avec les principaux syndicats. France Info, et tout est plus clair. Le 8.30 France Info avec Saveria Rojek et Stéphane Ravier. Dans le journal du dimanche ce matin, il y a un sondage IFOP. Marine Le Pen recueillerait au premier tour en 2022 28% d'intention de vote. Emmanuel Macron entre 27 et 28. Et au deuxième tour, Emmanuel Macron serait à 55 contre 45 pour Marine Le Pen. Donc ça se resserre par rapport à la dernière présidentielle. Justement, on parlait de Valeurs Actuelles et d'Emmanuel Macron.

Il présente ça comme un duel. Est-ce que ce n'est pas risqué de considérer aussitôt que ce duel aura encore lieu en 2022 ?

19:20
Stéphane Ravier

Écoutez, ça, c'est assez logique. Emmanuel Macron est finalement le candidat de l'ensemble de la classe politique qui s'est converti au mondialisme, au libre-échange, face à la seule qui représente le camp national, ceux qui croient encore en la nation, ceux qui croient encore au peuple, au peuple, j'allais dire au pluriel, et notamment au peuple français, au peuple qui coopèrent, à leur identité, à la fois culturelle, culturelle, économique et sociale. C'est logique que cette confrontation soit présentée ainsi. Je note qu'Emmanuel Macron perd deux points. Vous le disiez, l'écart se resserre. Nous sommes à la veille...

20:04
Présentateur

Tout ça est hypothétique, on le rappelle quand même.

20:05
Stéphane Ravier

Oui, c'est un sondage, mais enfin, ça donne quand même une image de la situation, une photographie politique de la situation d'aujourd'hui, alors que nous sommes à la veille de la réforme des retraites qui va, j'allais dire, matraquer les Français, comme d'ailleurs Marine Le Pen l'avait annoncé il y a quelques années. Alors cet écart, je pense, va considérablement se réduire pour inverser la vapeur, inverser la situation et permettre au peuple français en 2022 d'obtenir une nouvelle voie, la voie nationale. Ça va les rejeter.

20:39
Présentateur

Dans cette interview, le président estime que certains utilisent la laïcité pour faire le procès de l'islam. Est-ce que vous vous sentez visé quand le président dit ça ?

20:48
Stéphane Ravier

De toute façon, nous sommes toujours à l'origine de tous les maux dans ce pays, alors que nous sommes ceux qui ont annoncé en matière d'immigration. Nous avons, il y a plus de 30 ans, fait une analyse politique à raison d'une démographie, car il est là le problème, on ne veut pas le voir, mais la démographie mondiale explose avec en même temps la pauvreté sur des continents entiers qui conduit des populations à vouloir émigrer vers des pays soi-disant riches alors qu'ils ne le sont plus. et cela entraîne un communautarisme et des attaques envers notre modèle de laïcité que nous avions prévu. Une société multiculturelle est une société multiconflictuelle.

Ça se vérifie à travers l'histoire, dans tous les continents, mais on ne veut pas le voir au nom de l'idéologie. Et aujourd'hui, ce sont les Français qui en paient le prix, avec un développement en même temps, et j'ai pu le dénoncer au Sénat, de véritable racisme anti-français, anti-chrétien et anti-blanc, alors que les Français se sont poussés depuis 30 ans, ont fait des efforts, et voilà ce qu'ils récoltent. C'est injuste, ils ne le supportent plus, et ce n'est pas étonnant que Marine Le Pen soit sur le chemin de l'Elysée.

22:01
Présentateur

Stéphane Ravier, vous évoquez le Sénat, vous faites partie justement des sénateurs les moins actifs dans l'hémicycle au Sénat, que ce soit en jour de présence, en séance, en commission, aucun amendement signé, aucun rapport écrit. Est-ce que le travail parlementaire pour lequel je rappelle que vous êtes élu vous intéresse moins que la mairie de Marseille ?

22:19
Stéphane Ravier

Je suis le parlementaire des Bouches-du-Rhône qui a présenté le plus grand nombre de projets de loi. Alors c'est vrai que ces projets de loi ne sont même pas étudiés... De proposition de loi, vous voulez dire ? De proposition de loi, oui. Parce que les projets de loi, ne sont même pas étudiés. J'ai pu alerter par ces propositions de loi sur le communautarisme ou l'islamisme au sein des écoles, et pas seulement marseillaises. Aujourd'hui, j'observe que M. Rotaillot, le président du groupe LR au Sénat, essaie de surfer sur cette problématique. Mais j'ai été le premier à l'alerter. Donc je suis le parlementaire des Bouches-du-Rhône qui, en matière de propositions de loi, a été le plus actif.

Alors il est difficile d'être aussi dans la communication que mes concurrents qui bénéficient d'un groupe et auquel ils peuvent seulement par une signature se joindre. C'est une question de chiffres

23:08
Présentateur

et de nombre de jours de présence dans l'hémicycle. Stéphane Ravier, la presse, Libération et Mars Actu, a révélé récemment que la cérémonie de vœux que vous aviez organisée en 2007, en 2016, pardon, à Marseille, à la mairie de Marseille, avait coûté 100 000 euros. Ce chiffre, il n'est pas indécent, alors que vous plaignez régulièrement de ne pas avoir assez de budget pour les équipements sportifs, alors que vous-même, vous faites campagne sur la mauvaise utilisation des fonds publics. 100 000 euros pour une soirée de vœux.

23:40
Stéphane Ravier

Je l'assume totalement. C'était une soirée de vœux à la population et plus de 2 000 personnes. On veut nous lever une soirée. Même ça, les habitants des quartiers Nord n'y auraient pas droit. Une seule soirée par an qui leur est offerte avec des spectacles, avec une remise de prix à des associations qui oeuvrent dans l'intérêt des quartiers des 13e et 14e arrondissements.

24:03
Présentateur

Quelque chose d'un peu moins luxueux et qu'on prénove un stade de football ou une école.

24:07
Stéphane Ravier

Il n'y avait aucun luxe, mais la volonté de bien recevoir ces habitants des 13e et 14e arrondissements qui sont méprisés, à qui on n'accorde quasiment plus rien, même pas des écoles qui tiennent debout, des gymnases qui s'effondrent. Eh bien, une soirée par an, je l'assume comme j'assume, j'allais dire, la décrue financière année après année pour ses voeux. Mais ce que je dénonce aussi, parce qu'on me reproche d'avoir dépensé 100 000 euros, mais on ne reproche pas à la mairie de Marseille d'avoir ponctionné dans nos caisses 500 000 euros. On ne sait toujours pas ce que Jean-Claude Godin et son équipe en ont fait.

S'ils les ont investis dans les 13e et 14e arrondissements, peut-être, peut-être, si encore ils les avaient investis dans les immeubles de la ville, ça aurait été positif, mais on ne le sait toujours pas.

24:54
Présentateur

On s'arrête sur tous ces chiffres. Merci Stéphane Ravier d'être passé à France Info. Merci beaucoup Saveria Rojek. Encore une bonne journée pour vous, je le rappelle, puisqu'on vous retrouve ce soir aux manettes des informés de France Info. Excellente journée à tous. Et l'info politique, n'oubliez pas, c'est aussi un podcast original sur France Info, Paris, la bataille, le feuilleton des municipales. Un nouvel épisode tous les vendredis, un podcast à écouter sur franceinfo.fr, disponible aussi sur l'application Radio France.