Macron...et maintenant ? #cdanslair 21.06.2022
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 25 %Attaque 45 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:55FerméeRéponse directe
Elle était obligée de le faire ?
- 2:43OuverteRéponse partielle
Est-ce qu'au sein du gouvernement, elle est réussie à asseoir son autorité ?
- 8:12OuverteRéponse directe
Comment est-ce que, à votre avis, les Français peuvent recevoir ces images-là ?
- 10:23OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que ça raconte ?
- 11:39RelanceÉludée
Bien écoutez, on vient d'avoir un échange avec le président. Et ils en profitent pour lui faire la leçon.
- 12:16OuverteRéponse directe
Alors sur qui Emmanuel Macron peut-il bien compter ? Qui, pour être son allié ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:19PrésentateurFait
« Le président de la République se retrouve donc presque face à une page blanche, sans majorité absolue au Parlement, avec une première ministre déjà très fragilisée et avec la certitude qu'il ne pourra pas mettre en œuvre le programme pour lequel il a été élu. »
- 1:59InvitéFait
« C'est la tradition républicaine. »
- 2:14InvitéFait
« Autant faire que les projets de décret qui sont à la signature, qu'on continue à nous expliquer que ça avance, l'apprentissage par course. »
- 3:13PrésentateurFait
« On est devant un problème d'arithmétique parlementaire dont se sortent qu'à un cas, tous nos voisins européens, le fait qu'il n'y ait pas de majorité absolue dans des parlements qui sont en général à la proportionnelle, c'est courant. »
- 3:25InvitéFait
« Nos amis belges, italiens, allemands, avec des formules diverses, ils s'en sortent. »
- 5:13InvitéFait
« on ne se sépare pas d'une femme au bout de cinq semaines, comme ça, aujourd'hui, on a le cas Edith Cresson, on essaie quand même de ménager les choses. »
- 8:42InvitéChiffre
« Ils espéraient soit une majorité absolue, soit une majorité relative, mais comme a dit Roland, avec 10-15 voies qui manquent et donc ça on va aller chercher dans les dom-toms, chez les centristes, etc. »
- 8:53InvitéChiffre
« Là, 40 sièges ou 35 ou 40 qui manquent, c'est énorme. »
- 9:12InvitéChiffre
« Il y a plus d'une quarantaine de modems et il y a 27 ou 28 députés horizon. »
- 11:45InvitéFait
« ils portaient une très lourde responsabilité en ayant instrumentalisé les extrêmes, en ayant voulu nous affaiblir en faisant des débauchages. »
- 12:25InvitéFait
« J'ai cru comprendre qu'il avait entendu le message des Français, au sens où il ne pouvait plus être le président, l'omni-président, l'hyper-président. »
- 13:20PrésentateurFait
« Il voulait dire que se retrouver dans une situation type 4ème République, avec les institutions de la 5ème, c'est entrer dans le bizarre. »
- 14:04InvitéFait
« Non, il n'a absolument pas eu ces mots-là. »
- 14:19InvitéFait
« Madame Borne est totalement disqualifiée. Bien sûr qu'elle doit rendre son tablier. »
- 14:38InvitéFait
« Derrière Elisabeth Borne, c'est toute la ligne politique du président que l'opposition compte bousculer. »
- 15:06PrésentateurFait
« Le président va-t-il devoir renoncer à certaines réformes majeures, comme les retraites ? »
- 15:12PrésentateurFait
« Emmanuel Macron reporte en tout cas le lancement de son Conseil national de refondation, grâce auquel il promettait d'améliorer la concertation. »
- 17:19PrésentateurFait
« Nous souffrons d'une faiblesse démocratique. Nous souffrons du fait que les Français se sont d'abord désintéressés de ces législatives et n'y sont pas allés. »
- 18:25InvitéFait
« Mario Draghi, il a pris tout le monde, même l'extrême droite dans son gouvernement, aujourd'hui. Ils y sont tous. Il a fait l'Union nationale. »
- 22:53InvitéFait
« S'il fait la retraite à 65 ans, à quel moment les LR ne vont pas voter ça ? Ce serait complètement absurde. »
- 25:13InvitéFait
« s'il n'entend pas cette colère, c'est lui qui va provoquer le chaos et le désordre dans le pays. »
- 25:30InvitéFait
« Ce qui est sûr, c'est que ces résultats montrent qu'il y a un anti-macronisme qui est puissant, mais qui émane de différents endroits de la société française. »
- 30:53InvitéFait
« « C'est constitutionnel que la Commission des Finances revienne au Rassemblement National. » »
- 31:00InvitéFait
« « On va aller chercher les voix du RN. » »
- 34:11InvitéFait
« Une revalorisation, ça ne peut pas être en dessous du niveau de l'inflation. »
- 34:26InvitéFait
« On ne peut pas accepter une revalorisation qui serait inférieure au niveau de l'inflation. »
- 37:09InvitéChiffre
« une stratégie victorieuse qui se solde par quatre points de moins. »
- 38:18PrésentateurFait
« Jean-Luc Mélenchon, rappelez-vous, il disait, élisez-moi premier ministre, il a royalement 140 députés. »
- 38:29PrésentateurFait
« on était à 65 députés de gauche dans la précédente mandature, donc c'est pas mal. »
- 40:21PrésentateurFait
« 140, 140, autour de 140. Ce n'était pas ça qu'il attendait. »
- 40:27PrésentateurFait
« il doit se mordre le doigt aujourd'hui de ne pas avoir été candidat. »
- 40:34PrésentateurFait
« Il n'est pas député. »
- 41:22PrésentateurPromesse
« si vous augmentez le SMIC, on le fera. »
- 44:47PrésentateurFait
« Emmanuel Macron avait voulu installer un nouveau monde politique qui n'accordait pas beaucoup de place aux partis politiques traditionnels. »
- 45:10PrésentateurFait
« on a une moitié de France qui n'en a pas grand chose à faire, qui n'a pas voté ces histoires et qui ne comprend pas où sont les vrais clivages. »
- 45:24PrésentateurFait
« les partis politiques disent presque tous la même chose. »
- 47:09InvitéPromesse
« Nous demanderons tous ce à quoi nous avons droit, la présidence de la commission des finances. »
- 49:10InvitéChiffre
« Si par convention ce budget est bâti sur une croissance de 1,75% l'année prochaine. »
Temps de parole
- Présentateur85 %
- Invité7 %
- Invité 23 %
≈ 1,6 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bonsoir à toutes et à tous, nous attendons vos questions, SMS, Internet et réseaux sociaux pour alimenter notre discussion. Le président de la République se retrouve donc presque face à une page blanche, sans majorité absolue au Parlement, avec une première ministre déjà très fragilisée et avec la certitude qu'il ne pourra pas mettre en œuvre le programme pour lequel il a été élu. Depuis ce matin, il a reçu les responsables des futurs groupes politiques à l'Assemblée. Elisabeth Borne a réuni ses ministres, gagné du temps à tout prix, avant de trouver une nouvelle méthode, de construire peut-être de nouvelles alliances et de proposer une équipe remaniée.
Alors les témoignages des proches du président sous couverte d'anonymat racontent un chef d'État perdu, comme sonné par la sanction que les Français lui ont infligée dimanche. Alors comment peut-il reprendre la main ? Avec qui gouverner ? Quelles sont les options qui s'offrent à lui ? Macron est maintenant. C'est une question, c'est le titre de cette émission. Avec nous pour en parler ce soir, Roland Carole. Vous êtes politologue, directeur du centre d'études et d'analyse de CETAN. Je rappelle que vous êtes également directeur conseil de Région Magazine. Ève Roger, vous êtes directrice adjointe de la rédaction du Parisien Aujourd'hui en France.
À la une de votre journal aujourd'hui, Emmanuel Macron. Et cette question est maintenant, que peut-il faire ? On va tenter d'y répondre largement ce soir. Astrid De Vilaine, chef du service politique du Huffington Post. Je cite votre dernier article, sans majorité à l'Assemblée, la Macronie encaisse le choc et attend le président. Enfin, Jérôme Fourquet est avec nous ce soir. Vous êtes directeur du pôle opinion et stratégie d'entreprise à l'Institut de sondage IFOP. Je rappelle, la France sous nos yeux. Votre livre co-écrit avec Jean-Laurent Casselli, publié aux éditions du Seuil. Bonsoir à tous les quatre. Merci de participer à ce C'est dans l'air en direct.
C'était un peu l'événement de la matinée. Alors vous allez me dire, ce n'est pas un événement, c'est toujours comme ça que ça se passe. Roland Carole, néanmoins, Emmanuel Macron a donc refusé la démission que lui a présentée Elisabeth Borne. Elle était obligée de le faire ? Elle était obligée de le faire. C'est la tradition républicaine. Et la tradition, c'est qu'on l'accepte plus tôt. Là, non, on ne l'a pas acceptée. Je crois que Emmanuel Macron n'a pas eu tort sur ce coup-là de se dire, si en plus on part avec cette image d'une vacance gouvernementale, ils vont se dire à quoi ils jouent.
Autant faire que les projets de décret qui sont à la signature, qu'on continue à nous expliquer que ça avance, l'apprentissage par course. Oui, ils nous ont dit qu'on travaille. Voilà, on travaille. Et puis ça n'empêche pas que pendant les travaux, le boulot continue. Parce que l'équation politique, elle reste de toute façon celle du deuxième tour des législatives. Et ce n'est pas ce que vont faire les ministres restant en place de Mme Borne qui vont échanger. Mais ce n'est pas un sujet. Le cas Elisabeth Borne, plusieurs voix des oppositions se sont exprimées dans ces dernières heures pour dire qu'il faut qu'elle part.
Tout à l'heure, Jean-Luc Mélenchon a dit qu'elle est illégitime, même si elle a été élue parce qu'elle est députée, elle est illégitime car elle n'a pas de majorité. Il faut qu'elle se présente devant l'Assemblée et qu'elle réponde au fond à une motion de censure, un vote de confiance. On verra. Ce qui est sûr, c'est que tout est sur la table. On est devant un problème d'arithmétique parlementaire dont se sortent qu'à un cas, tous nos voisins européens, le fait qu'il n'y ait pas de majorité absolue dans des parlements qui sont en général à la proportionnelle, c'est courant.
Nos amis belges, italiens, allemands, avec des formules diverses, ils s'en sortent. Donc on va s'en sortir, évidemment.
Il y aura un parlement qui va parlementer et qui prendra des décisions à une majorité sans doute relative. Mais tout est sur la table. – Tout est sur la table, ça veut dire, tout est sur la table.
– C'est la question que je vous pose.
– Quand on discute, Macron, Mme Borne, les autres, les chefs de parti entre eux, ils vont discuter à la fois… – C'est votre téléphone qui sonne, Roland-Carros, c'est peut-être Elisabeth Borne. – C'est un vrai sens-là, je croyais l'avoir arrêté. On va discuter de tout, c'est-à-dire, pour attirer à soi des gens qui complètent votre majorité relative, il vous faut des gens du centre droit surtout, puis quelques autres si on peut les grappiller. Il faut soit les avoir d'un coup et les garder, soit les prendre l'un après l'autre sur des textes. Mais dans les deux cas, il faut donner quelque chose. Qu'est-ce qu'on donne ? On donne un agenda gouvernemental,
je te fais cette réforme, je te fais cette réforme, je te prends ces amendements, je ne te prends pas ceux-là.
– Je te prends ces ministres, je te prends cette première ministre ou pas ?
– Et puis voilà, je te donne éventuellement, au gouvernement, des postes, d'autres postes, et si ça coince vraiment du côté borne, on discute de ça aussi.
Donc on est vraiment devant une ouverture totale des cartes, tout est possible. – Donc, je retiens de ce que vous nous avez expliqué, Roland-Carros, que ceux qui considéraient, à commencer par la première ministre, qu'au fond, son sort est scellé et qu'elle va rester parce que le président a refusé sa démission, se tromperaient. Les choses, le jeu reste encore ouvert.
– Oui, la question aujourd'hui, c'est, aujourd'hui, ça ne sert à rien de se séparer d'Elisabeth Borne, puisque de toute façon, il n'y a pas de plan B, qui, aujourd'hui, à partir du moment où il n'y a pas de majorité, on ne sait pas quel accord électoral il peut y avoir lieu, il n'y a pas de plan B, il n'y a personne, et personne ne se risquera à accepter un tel poste aujourd'hui. Donc ça, c'est la première chose. Et puis la deuxième chose, effectivement, c'est un peu mon cheval de bataille, on ne se sépare pas d'une femme au bout de cinq semaines, comme ça, aujourd'hui, on a le cas Edith Cresson, on essaie quand même de ménager les choses.
– Vous voulez dire, le fait que ce soit une femme ajoute au fait qu'elle est protégée ? – Je pense que, d'une certaine façon, on ne peut pas le faire de façon aussi brutale, surtout quand il n'y a pas de plan B, je ne dis pas que ça n'arrivera pas, mais voilà. Et puis, on lui connaît beaucoup de défauts, elle a son profil techno, elle est froide, mais elle a une qualité qui est la négociation. – Alors, pourquoi pas, pourquoi pas lui donner une chance, et ça c'est aussi une hypothèse qui peut durer le temps que ça durera, mais pourquoi pas lui donner une chance d'être la chef de majorité qui va négocier justement ses majorités, au cas par cas, texte par texte, ligne par ligne.
– Elle est sonnée ? – Alors, elle… – Ou pas ? Ou est-ce qu'au fond, elle est habituée au gros temps ? Elle est serviteuse, serviteur, je crois qu'on dit ? – Serviteur heureux. – Serviteur heureux de l'État, est-ce que… – Si quelqu'un connaît les États d'âme d'Elisabeth Borne, je pense que c'est quelqu'un qui est très introduit. En réalité, elle donne l'idée, l'image de quelqu'un qui est solide, qui a une carapace, qui ne refuse pas l'obstacle, elle vient de gagner dans le Calvados, elle n'était pas obligée de se présenter aux élections législatives, donc elle donne au moins cette image de sûreté et de sérénité. – Astrid Devillan, est-ce qu'elle est contestée ?
Est-ce que dans ce qu'on entend, alors en ce moment, on lit beaucoup de choses sous couvert d'anonymat, de la part de ministres qui ont des États d'âme, qui se disent que ça ne se passe pas exactement comme c'était prévu, est-ce qu'au sein du gouvernement, elle est réussie à asseoir son autorité avec ses quelques semaines d'exercice du pouvoir ?
– Je ne dirais pas encore, c'est exactement ce que vous dites, c'est-à-dire qu'en honne, les ministres, les députés importants, etc., la soutiennent en disant exactement ce que vous disiez, elle vient d'arriver, laissons-lui le temps, elle connaît le job, elle a été réélue,
élue, pardon, pour la première fois dans le Calvados, même si moi j'ajoute une nuance, c'est qu'elle n'a pas été élue très haut la main, c'est le moins qu'on puisse dire 52,5, c'est rien du tout face à un jeune de 22 ans insoumis qui fait 48, donc ça c'est pour le côté, j'allais dire, public, en off, on sent bien que ça tangue un petit peu. Quand on voit la nouvelle assemblée qui arrive avec tous ces insoumis, ces fortes têtes, ces grandes gueules, ces anciens chroniqueurs télé, les 89 du RN… – Les anciens chroniqueurs télé. – Non mais c'est-à-dire que c'est des gens qui vont faire du… J'étais à l'assemblée tout à l'heure, tout le monde avait le mot chaudron.
Et déjà qu'à l'époque, la majorité de l'époque avait du mal face à des gens plus classiques, des profils plus classiques, les 100 LR, etc., qu'est-ce que ça va donner avec des forces de contestation pure comme sont le RN ou les insoumis ? Et c'est là où moi ça m'inquiète un peu pour elle, ce profil très peu politique, c'est-à-dire que quand on se retrouve au banc pour la première fois, toute seule, à devoir répondre à tous ces gens qui font du chahut, moi j'ai peur que là ça craquelle, mais je peux me tromper.
– Vous avez raison, c'est à chaque fois qu'ils le racontent, c'est un exercice extrêmement violent pour tous ceux qui ont à répondre face à ce chaudron, comme vous dites, aux 577 députés, alors tous ne sont pas contre vous, mais en tout cas c'est très impressionnant physiquement. On note au Pajas qu'elle a déjà répondu aux questions du gouvernement et c'est un exercice qu'elle a déjà pratiqué en tant que ministre. Juste un mot avec vous Jérôme Fourquet, on voit bien cette volonté de gagner du temps avec cette mise en scène de la ministre, du coup la première ministre entourée de ministres qui nous disent on est là, on est en train d'agir, ils n'ont pas le choix, il faut gagner du temps.
Comment est-ce que, à votre avis, les Français peuvent recevoir ces images-là ? – Il faut donner le change et donner du temps au président pour essayer d'explorer les voies de passage et aussi de se remettre sans doute du choc qui n'était pas attendu de manière aussi violente. Ils espéraient soit une majorité absolue, soit une majorité relative, mais comme a dit Roland, avec 10-15 voies qui manquent et donc ça on va aller chercher dans les dom-toms, chez les centristes, etc. Donc on sait faire ça. Là, 40 sièges ou 35 ou 40 qui manquent, c'est énorme.
On ajoute à cela sur la capacité à diriger cette équipe et cette majorité gouvernementale, présidentielle, parlementaire plus exactement, le fait qu'elle n'est pas homogène. Il y a plus d'une quarantaine de modems et il y a 27 ou 28 députés horizon. Et donc sans doute qu'eux auraient été un peu muselés dans une majorité plus importante, mais que là, le compte à rebours étant enclenché pour 2027, certains vont commencer à jouer leur partition. Et donc Emmanuel Macron doit à la fois essayer d'aller chercher à l'extérieur, mais maintenir l'ordre dans ses propres rangs
et ça risque là aussi de tanguer.
Certains vont avoir à cœur de faire entendre leur musique et éventuellement de se désolidariser si le Titanic prend un peu trop l'eau. En parlant, dernier mot sur Elisabeth Borne, qui a donc déjeuné avec le président de la République hier, mais avec eux, il y avait Edouard Philippe et François Bayrou. Qu'est-ce que ça raconte ? Ça raconte que c'est la majorité ensemble déjà, LREM, Horizon et le Modem. Et puis ça raconte surtout à la fin du repas. Le président a réitéré sa confiance à Elisabeth Borne, comme on l'a écrit ce matin dans le journal. Alors c'est vrai que ça lui arrive de le faire, même au moment de débarquer Edouard Philippe.
Il avait aussi réitéré sa confiance, les yeux dans les yeux. Mais ce n'était pas une garantie. Mais ce qui est le plus problématique, je trouve, c'est le fait qu'elle ne soit pas là aux négociations avec les partis politiques, ou en tout cas les chefs de parti. Aujourd'hui... Dans les consultations, aujourd'hui on va en parler. Voilà, c'est ça. C'est un peu... Alors c'est vrai que c'est un signe qui n'est pas très bon. Par ailleurs, on peut dire qu'elle était occupée à réunir le gouvernement à 14h30 et montrait que le gouvernement était au travail. Mais c'est vrai que c'est quand même un signe qui n'est pas très bon.
Tout le gouvernement au travail, y compris ceux qui vont partir dans quelques jours. Cette image-là, elle devait être difficile à vivre pour eux. En tout cas, la première... Juste un mot, peut-être. Elle va quand même recevoir les présidents des groupes parlementaires. Oui, la semaine prochaine. Comme s'il y avait là un partage des tâches qui a un sens. Les grands partis politiques nationaux, pour sortir de la crise parlementaire, c'est le président de la République. C'est un certain niveau. Et puis le niveau du Parlement et des groupes parlementaires,
c'est la première ministre. Ça peut se défendre.
En tout cas, la première ministre a donc remis sa démission ce matin que le président a refusé une procédure pour la forme. Elisabeth Borne a ensuite réuni son gouvernement, dont certains sont sur le départ. L'objectif, bien sûr, de mettre en scène l'image d'une équipe qui continue à travailler, alors que pendant ce temps-là, le seul patron à bord, Emmanuel Macron, sous pression, consulte. Aubrey Perrault, Anne McIgnon et Dominique Lemarchand. Ils n'ont pas réussi à lui prendre l'Elysée, mais ils l'ont empêché d'avoir la majorité absolue à l'Assemblée. Les chefs d'opposition convoqués aujourd'hui par un président dans les cordes.
Bien écoutez, on vient d'avoir un échange avec le président. Et ils en profitent pour lui faire la leçon. Je l'ai fait avec franchise et en disant que sur la situation actuelle, ils portaient une très lourde responsabilité en ayant instrumentalisé les extrêmes, en ayant voulu nous affaiblir en faisant des débauchages. Et ça s'est traduit par un affaiblissement de la République et de la démocratie.
À droite, pas question de rouler pour la majorité, assure le patron des Républicains. Alors sur qui Emmanuel Macron peut-il bien compter ? Qui, pour être son allié ? Il va falloir apprendre à négocier, prévient le chef des socialistes.
J'ai cru comprendre qu'il avait entendu le message des Français, au sens où il ne pouvait plus être le président, l'omni-président, l'hyper-président. Et qu'il prenait acte de ce message. Et qu'il avait donc une autre façon de gouverner, à inventer. Mais après, quelle sera sa façon d'y répondre complètement ? Ça, c'est, j'imagine, en gestation dans son cerveau.
Mais que se passe-t-il en ce moment dans la tête du président ? Celui qui avait été hérité de son surnom Jupiter dès son arrivée au pouvoir. Avec 245 députés seulement cette fois-ci, Macron est dans l'impasse. Que peut-il faire sans la majorité absolue ? À son entourage, il leur est dit...
On entre dans le bizarre.
Traduction. Il voulait dire que se retrouver dans une situation type 4ème République, avec les institutions de la 5ème, c'est entrer dans le bizarre. Situation inédite donc sous la 5ème République. Emmanuel Macron n'en dit pas plus mûrer dans le silence, après la perte de ténor de la Macronie. Christophe Castaner, chef de groupe de la majorité. Et Richard Ferrand, président de l'Assemblée nationale. Proche, parmi les proches du président. Fin de parti aussi pour certains des ministres, réunis aujourd'hui par Elisabeth Borne. Mais sans Emmanuel Macron qui consulte de son côté sa garde rapprochée en petit comité. Le président regrette de ne pas s'être impliqué dans la campagne ?
Non, il n'a absolument pas eu ces mots-là. Ça veut dire que pour nous, majorité présidentielle, qui avons envie de faire avancer le pays autour de l'intérêt général, il va falloir une capacité à créer du consensus.
Et il y a déjà un sujet qui fait bien consensus dans l'opposition.
Madame Borne est totalement disqualifiée. Bien sûr qu'elle doit rendre son tablier.
Si il reste, Emmanuel Macron fait le choix de l'immobilisme. Change rien. Elisabeth Borne, contrainte de quitter Matignon, réélu de justesse dans sa circonscription, mais toujours soutenu par le président, indique l'Elysée. La première ministre a remis sa démission au président de la République qui l'a refusé, afin que le gouvernement puisse demeurer à la tâche et agir en séjour. Derrière Elisabeth Borne,
c'est toute la ligne politique du président que l'opposition compte bousculer. Les Français doivent être entendus dans ce qu'ils ont dit et exprimés par leur vote. Et il ne peut pas continuer la politique qu'il a menée, car cette politique n'a pas recueilli la majorité absolue aux dernières élections législatives.
Le président va-t-il devoir renoncer à certaines réformes majeures, comme les retraites ? Emmanuel Macron reporte en tout cas le lancement de son Conseil national de refondation, grâce auquel il promettait d'améliorer la concertation. Nous allons revenir sur sa feuille de route, parce qu'il va être sans doute obligé de changer pas mal de choses qu'il avait promis aux Français. Mais d'abord cette question de Gilles dans la Drôme. Le fonctionnement de Macron est-il compatible avec le mandat qui s'annonce ? Je ne sais rien, je ne sais pas. Comment ça vous ne savez rien ? On ne peut pas lire dans le cerveau de Macron directement. On est amené aux conjectures.
Ce qui est clair, c'est qu'il a depuis plusieurs semaines donné vraiment cette impression de perdre la main. Par rapport à ce président qu'on avait depuis 2017, qui était quand même toujours tout feu, tout flamme, plutôt optimiste, avec le sentiment qu'il avait la capacité d'entraîner,
de changer les choses, de se tirer des situations difficiles.
Là, on a eu le sentiment, même son entrée dans la campagne présidentielle, tardive, il n'a pas cassé la baraque. Il ne nous a pas fait un programme. On a dit qu'il a été élu sur un programme. Vous l'avez lu, le programme ? Pas grand-chose de très nouveau. On s'est dit, tiens, qu'est-ce qui lui arrive ? Les résultats de la présidentielle l'ont visiblement un peu perturbé. Et c'est législatif qui lui tombe dessus. Même chose pour la politique étrangère. Entre-temps, on a le sentiment qu'il tâtonne, que sur l'Ukraine, il y a des allers-retours, qu'il est forcé de céder ce qu'il ne voulait pas céder. Il y a un vrai problème de la gestion personnelle politique de Macron
dans cette période. Il faut non seulement qu'il se ressaisisse, ce n'est pas un problème purement psychologique, mais qu'il trouve politiquement un moyen de récupérer une initiative.
Il a essayé avec le Conseil national de la refondation. Voilà, vous avez vu le succès, incroyable. Voilà, on n'en parlera plus. Donc ça ne suffit pas, en tout cas. Moi, je crois que le plus astucieux, ça a été l'idée de la nouvelle méthode. Mais à force de parler de nouvelle méthode et que les gens ne sachent pas exactement comment ça va marcher, moi, je crois que c'est là qu'il y a quelque chose. Nous souffrons d'une faiblesse démocratique. Nous souffrons du fait que les Français se sont d'abord désintéressés de ces législatives et n'y sont pas allés. Ils ne comprennent même plus à quoi ça sert d'envoyer des députés à l'Assemblée nationale dans un moment où pourtant c'est décisif.
Sans majorité, on ne peut pas gouverner. Eh bien, il faut vraiment montrer que, bien sûr, c'est plus Jupiter. Ça fait un moment qu'on a compris que c'était plus possible. Mais c'est autre chose aussi. C'est la capacité d'entraînement qui fait que d'abord on dialogue, d'abord on discute, d'abord on met dans le coup les gens, les gens chez eux, dans leur village, qui ne comprennent pas ce qui se passe,
jusqu'aux syndicats, aux associations, aux partis politiques, aux députés. Et cette façon de faire,
ça peut être une façon qui réinsuffle un petit peu d'espoir et de sens du compromis. Parce qu'on me dit tout le temps, moi, je cite sans arrêt les pays d'Europe où ça marche, sans majorité absolue à peu près partout. On me dit, mais on s'arrange pour la faire,
la majorité au fur et à mesure. Et on me répond, oui, mais ce n'est pas notre tradition à nous.
On vous dit peut-être aussi que ce ne sont pas des partis qui sont des partis d'extrême, ce sont des partis de gouvernement.
Mario Draghi, il a pris tout le monde, même l'extrême droite dans son gouvernement, aujourd'hui. Ils y sont tous. Il a fait l'Union nationale. Donc il y a des formules qui existent. Il faut arriver à le faire. Et je ne crois pas qu'il y ait quelque chose dans la mentalité française
qui empêche des compromis politiques. François Bayrou, qui sortait de son entretien avec le président de la République à l'instant, dit au fond que le président trouve ça stimulant. C'est son interprétation à lui de cette nécessité justement de répondre à cette crise démocratique qu'il avait vue monter aussi au moment des Gilets jaunes et qu'il trouve ça stimulant de réfléchir à cette nouvelle méthode. Et il dit, il faut s'approcher aussi près que possible de l'Union nationale. Alors, est-ce que c'est à cela que peut réfléchir le président de la République ? Est-ce que ça, c'est une porte de sortie ? Disons que la porte de sortie, pour aujourd'hui, personne ne la voit tout à fait clairement.
Tout ce qu'on sait, c'est qu'il ne peut pas faire une Union nationale avec les extrêmes. C'est-à-dire, ni avec le RN, ni avec Aminima et l'FI. Donc la question, la porte de sortie, elle est plutôt dans un arc d'hiver gauche jusqu'au centre-droit. Après, toute la position des partis aujourd'hui, c'est de ne pas avoir l'air de se soumettre à la Macronie, tout en gardant une forme d'autonomie, d'avoir un pouvoir. On sait qu'effectivement, il y a des échanges, comme le disait Roland Carole tout à l'heure. Alors, sur la mentalité d'Emmanuel Macron, ce qui est intéressant, c'est que son Conseil national de la refondation, c'était exactement ce que vous avez décrit tout à l'heure.
C'est-à-dire aller du citoyen élu jusqu'au député en passant par les associations locales. Mais ça, c'était valable dans l'esprit d'Emmanuel Macron, que s'il avait eu la majorité. Le problème, c'est que maintenant, sans majorité, ça va être... à quoi bon ? Comment faire, en réalité, cette culture du compromis ? Il doit la mettre à l'épreuve au Parlement. C'est ça, c'est au Parlement, c'est avec les parlementaires, c'est un député, un à un, discuter ensemble. Et c'est à ce moment-là qu'on verra si sa mentalité peut fonctionner avec le mandat qui s'annonce. C'est-à-dire, est-ce qu'il est capable de parlementariser la Ve République ?
Sur son état d'esprit, Ève Roger, c'est vrai qu'on a lu beaucoup de choses de gens qui nous expliquent qu'il est un peu sonné, que ça flotte un petit peu. Alors, ça flotte aussi. Alors, c'est vrai qu'on a publié une enquête ce matin qui raconte un peu, il tâtonne, il est sonné, il ne répond plus au téléphone, il ne répond plus aux SMS. C'est vrai qu'il tâtonne aussi parce qu'on ne sait pas quelle est sa stratégie. Quelle est la stratégie pour reprendre la main ? Et pourquoi il n'a plus de stratégie ? C'est parce qu'il n'a plus de stratège.
C'est-à-dire qu'on a parlé à la fois de Richard Ferrand, de Christophe Castaner, qui étaient un peu les plus fidèles des fidèles, mais il lui manque aussi Julien Denormandie, qui était aussi quelqu'un qui pouvait l'aider à mettre en place, enfin l'aider, j'exagère, qui pouvait travailler avec lui à une stratégie, et puis aussi son chargé de communication. Clément Léonard de Zy. Voilà, qui a quand même été son stratège pendant deux ans, et qui était celui qui lui permettait à chaque fois de reprendre la main. C'est-à-dire de trouver cette espèce de baraka qui permettait de se dire, tiens, on se relance dans le jeu. Astrid Evilaine, il est seul ? Il y a Alexis Kolaire,
mais qu'on appelle son double,
et qui, à mon avis, souffre d'un déficit majeur, c'est-à-dire le manque de terrain. C'est vraiment le techno des technos. Moi, je pense que s'il veut changer de méthode, ça pourrait aussi passer par ce changement-là, qui serait assez symbolique. En effet, Clément Léonard du Zy à la com manque beaucoup. Il n'y a plus personne, entre guillemets, qui tient le bateau communication. Et c'est important dans la période, parce que du coup, on voit les flottements. Plus beaucoup de gens répondent à la presse, ils donnent des éléments de langage, mais pas aussi bons qu'avant, etc. Il lui manque sa plume, Jonathan Guémas, qui a aussi quitté l'Elysée. Ça fait beaucoup de...
En fait, Emmanuel Macron, pour répondre à la question du téléspectateur, il a eu l'habitude pendant 5 ans de gouverner, de gérer la France à 5 ou 6. Beaucoup d'hommes, d'ailleurs. Tous les gens qu'on vient de citer. Aujourd'hui, certains ne sont plus là, et il ne peut plus se le permettre, puisqu'il n'a plus de majorité. Donc, il est obligé d'écouter, obligé de se renouveler, obligé de changer des choses. Obligé de trouver des alliés. Comment va-t-il faire lorsqu'on entend les Républicains avec lesquels... Parce qu'il avait classé la classe politique entre ceux qui étaient Républicains et les autres.
Donc, l'arc dont vous parliez tout à l'heure, de LR au Parti Socialiste, on va le résumer comme ça, et qui lui dit, c'était bien gentil, mais ce sera sans nous. Notamment les Républicains qui disent, nous sommes aujourd'hui dans l'opposition. Olivier Faure, qui a retrouvé un peu de vigueur, qui lui dit, on n'est pas là pour bloquer, mais bon, malgré tout, on souhaite l'application d'un programme qui n'était pas le tien. Comment peut-il trouver des alliés ? Mais ça, il peut aussi les piéger, entre guillemets. C'est-à-dire, par les propositions qu'il va faire, il peut aussi se dire, attendez, c'est dans votre programme. Il peut très bien récupérer.
S'il fait la retraite à 65 ans, à quel moment les LR ne vont pas voter ça ? Ce serait complètement absurde. Ils se décrédibiliseraient au-dessus de leurs électeurs. Là, Adrien Quatennens, qui doit être reçu aussi aujourd'hui ou demain, il a dit, s'il fait la VIème République, s'il fait la Constituinte, non, mais on sera là. En fait, à un moment, soit il écoute ce qui vient d'être dit, et dans ce cas, il peut trouver des majorités. Il peut faire ça ? C'est-à-dire qu'il peut aller piocher au coup par coup ? Ce serait très disruptif et ça lui ressemblerait, moi, je ne vois pas d'autres façons de faire.
Ou alors, il attend, il continue à avancer sur sa ligne à lui, mais qui n'est plus majoritaire, donc il va se prendre des échecs à l'Assemblée et il sera obligé de dissoudre à un moment. Ça voudrait dire, Jérôme Fourquet, qu'il ne tire pas une seule leçon du scrutin de dimanche en disant, comme on l'a entendu ici ou là, la France est plus à droite, donc je prends un Premier ministre à droite et je mène une politique qui pourra satisfaire une plus grande partie de l'Assemblée à droite. Ce que nous dit Astrid de Villene, c'est qu'il va peut-être être obligé de faire ce qu'il a toujours fait jusque-là, dû en même temps un peu macronien.
Oui, et donc ça donnerait du coup l'image de quelqu'un qui a entendu un message, parce que si on reste sur sa ligne, on ne change pas le Premier ministre, on est dans l'impasse. Après, tendre la main à tous ceux de l'arc, entre guillemets, de républicains ou des partis de gouvernement, on a vu aussi quel résultat ça a produit, c'est-à-dire que ça fait monter les extrêmes. Et Christian Jacob, dans votre reportage, le dit en disant, vous avez joué là-dessus, c'était moi ou le chaos, et on n'est pas loin du chaos. Et donc ces républicains, il faut aussi se mettre dans leur tête, en termes de psychologie, c'est des grands brûlés, des survivants.
Beaucoup de leurs camarades ont succombé au champ des sirènes. Ils avaient tous systématiquement des candidats en marche dans leur circonscription. Et donc ceux qui sont encore là aujourd'hui, ce n'est pas pour rallier maintenant. Maintenant, effectivement, Emmanuel Macron peut laisser peut-être un peu pourrir les choses et prendre l'opinion publique, notamment de droite, à témoin, en disant, les taux remontent, il y a une crise économique qui se profile, vous êtes soucieux de l'intérêt général du pays, des grands équilibres économiques, eh bien, en tant que patriote et gens responsables, venez travailler avec moi.
Mais il faut que ça se décante et pour l'instant, on n'en est pas sans doute encore là. Il y a Fabien Roussel qui dit, le patron du PCF, qui dit ce matin chez nos confrères d'RTL, s'il n'entend pas cette colère, c'est lui qui va provoquer le chaos et le désordre dans le pays. Est-ce que le message de dimanche, c'est un message de colère, Jean-Bourquet ? Alors, c'est toujours compliqué de dire les Français ont envoyé tel message parce qu'ils ne se sont pas concertés à l'avance en disant, on va faire comme ci et comme ça. Ce qui est sûr, c'est que ces résultats montrent qu'il y a un anti-macronisme qui est puissant, mais qui émane de différents endroits de la société française.
C'est-à-dire que l'anti-macronisme de la NUP, ce n'est pas celui du Rassemblement national et ce n'est pas non plus... Qu'est-ce qu'il a de différent ? On ne lui reproche pas forcément toujours la même chose et on n'attend pas forcément toujours la même chose. Et donc, du coup, c'est compliqué aussi à répondre à tout ça. Mais ce qui est clair, c'est que... Pardonnez-moi, je vous pose la question parce que ça pourrait être très simple de dire, bon, je vais regarder les résultats des élections, je vais en tirer des leçons politiques. En fait, c'est plus compliqué que ça.
Non, mais on peut tirer des leçons politiques, mais alors, sauf à faire comme ce qu'a proposé ou suggéré une députée en marche ce matin, de dire, on peut parler avec les gens du Rassemblement national. Je pense que là, pour rajouter le chaos au chaos, c'est-à-dire que là, vous perdez vos propres électeurs. Donc, il faut essayer de trouver le chemin de crête. Mais effectivement, le dirigeant du Parti communiste
a bien senti qu'il y avait de l'électricité dans l'air. On a vu que beaucoup de députés avaient été sévèrement battus, des figures emblématiques. Quand M. Castaner est battu, quand vous regardez les résultats de la circonscription,
il y a des reports qui sont un peu inattendus par rapport aux repères qu'on a habituellement. C'est-à-dire que très clairement, il y a une partie de l'électorat du Rassemblement national qui s'est payé Castaner en votant pour le candidat d'en face. On dit, on va jouer au chamboule-tout. Et Ferrand sans doute également. Donc, il a sans doute entendu ça. Et peut-être est-il un peu dans le même état d'esprit qui était le sien après son déplacement au Puy-en-Velay. Vous vous souvenez quand il avait visité cette préfecture qui avait été incendiée ? C'est-à-dire que là, sous une autre forme, on a un antimacronisme ou des antimacronismes qui se sont exprimés dans les urnes.
Oui, vous parliez de son état d'esprit aujourd'hui. Et c'est vrai que dans l'enquête de ce matin, il est dit qu'il ne comprend pas le rejet qu'il suscite. Et c'est vrai que c'est peut-être cette prise de conscience-là. C'est-à-dire qu'il ne comprend pas. Effectivement, il apparaît comme le candidat, en tout cas l'homme politique de la France qui va bien. Et la France qui va mal le déteste. La question est, comment on arrive à attraper la France qui va mal et dire que... Alors qu'il considère qu'il a fait beaucoup avec le pouvoir d'achat, pour le poids qu'il en coûte, avec le pouvoir d'achat. Donc c'est cet antagonisme-là qu'il faut maintenant résoudre.
Et effectivement, je pense qu'il y a vraiment une question de temps. C'est-à-dire qu'on ne peut pas dire aussi voilà la solution. Je pense qu'il y a vraiment, il faut que ça se décante, il faut que les LR, effectivement, il ne faut pas qu'ils aillent manger dans la main tout de suite, du jour au lendemain. Il faut qu'ils montrent qu'ils sont dans l'opposition de Macron, mais ils ne peuvent pas apparaître comme ceux qui empêchent et qui bloquent le pays pendant 5 ans. Donc aucun parti n'a cet intérêt-là. Donc en fait, il faut laisser un peu de temps au temps. Mais on en a du temps ? Eh bien... Pourquoi je vous pose la question ?
Parce qu'Emmanuel Macron, il a dit aux Français, après les législatives, on va voter un paquet pouvoir d'achat. En fait, il y a une urgence sociale à laquelle il faut répondre par des lois. Mais c'est peut-être la loi qui sera la plus facile à voter. Oui, mais votre question, est-ce qu'ils ne devraient pas prendre en compte les résultats politiques et dire, ben j'ouvre à droite, quoi. C'est ça que vous avez dit. Oui, normalement, ça devrait être ça. Mais il faut être deux pendant que c'est le temps de vous. Voilà, c'est ça.
Si vous dites à la droite, viens chez moi, et qu'elle dit, non, je ne viens pas, même si c'est un affichage un peu facile au départ, et ce qu'on se dit, une fois que les enchères ont remonté, on verra, vous ne pouvez pas les prendre, vous ne pouvez pas les forcer à venir ministre. Donc, de la théorie à la pratique, il y a ce clair-obscur qui fait qu'on va jouer un peu des deux. On va jouer à essayer de se rapprocher
d'un certain nombre de députés individuels. Oui. Qui vont rester arrimés à la majorité nouvelle pendant un certain temps, peut-être longtemps, et puis d'autres qu'on va essayer d'aller séduire au coup par coup. Et ça va commencer
avec la loi sur la vie chère, sur le pouvoir d'achat.
Oui, sur le pouvoir d'achat.
Et donc, une fois que vous avez commencé à trahir un peu, pardon, à être d'accord, à faire un bout de chemin avec la majorité de l'autre, un mouvement s'enclenche. Il y a une chose claire. J'entends des bruits
et de la fureur dans les médias sur les incroyables progrès du Rassemblement National et de la France Insoumise. Très bien. Mais vous mettez ensemble toute l'extrême-gauche, toute la gauche et tout le Rassemblement National, ce n'est pas une majorité à l'Assemblée. Donc, ils peuvent faire du bruit. Alors, ils vont en faire et ils sont souvent très bons. Un huissier de l'Assemblée me disait, monsieur, si vous saviez, tout a changé dans ce Parlement depuis qu'on y a introduit des micros. Alors, ils sauront faire du bruit, mais le bruit, ça n'a jamais empêché le travail parlementaire.
Et donc, le travail parlementaire, c'est aussi de faire petit à petit cette espèce de ratomodage dont vous trouverez
qu'il est trop lent, il sera trop lent. Mais c'est comme ça. C'est la remontée des taux, c'est la crise économique, c'est tous ces sujets-là qui vont se poser comme des urgences. Et c'est bien pour ça qu'il faudra les résoudre, y compris au Parlement. Vous voulez dire un mot, à ce rédition ? Oui, il peut aussi mettre les oppositions devant leur potentielle contradiction. C'est-à-dire que quand il va arriver avec son texte de pouvoir d'achat, s'il est vraiment conséquent pour les Français, quel député va voter contre ? C'est ça aussi qui est difficile. Donc, moi, je pense que ce texte-là, ce n'est pas le plus dur. Ce problème, c'est ensuite.
en ce moment, une crise démocratique, on le voit, une crise climatique et une crise sociale. Ce qui est étonnant quand on entend pour l'instant les ténors de la Macronie, c'est qu'ils semblent faire presque des appels du pied au RN. On a entendu l'ancien ministre des Relations avec le Parlement, Marc Fénaud, qui a dit « C'est constitutionnel que la Commission des Finances revienne au Rassemblement National. » Ce qui est faux. On a entendu une députée hier ou ce matin qui disait « On va aller chercher les voix du RN. » Il pourrait aussi aller chercher les voix de la NUPES. Donc, moi, je crois qu'il faut une clarification dans le projet d'Emmanuel Macron.
Il a fait campagne à droite au premier tour, campagne à gauche au second. Et maintenant, c'est le rien du tout. Il faut absolument qu'il clarifie son programme. Il a prévu de s'exprimer, de parler au français ? À mon avis, c'est essentiel. En tout cas, les ténors... Vous avez des infos ? Oui, mais la date n'est pas fixée. Il part à l'étranger presque une semaine. Donc, ce sera forcément à son retour ? Je ne pense pas que ça puisse être avant. Et à partir de jeudi, il part jusqu'à mardi à l'étranger pour différents sommets. En tout cas, vous parliez de ceux Jean-Luc Mélenchon continue depuis dimanche à occuper le terrain.
Cet après-midi, on le disait tout à l'heure, il a jugé illégitime la première ministre Elisabeth Borne. Il reconnaît d'ailleurs être allé un peu vite en besogne lorsqu'il a réclamé un groupe unique pour la NUPES à l'Assemblée. Une chose est sûre, les 131 députés de la NUPES ont bien l'intention de batailler contre le gouvernement à l'Assemblée. Ça, on le sait. Laura Radeau avec Juliette Vallon et Stéphane Lopez. Ce devait être l'arrivée en force de la NUPES. C'est finalement la photo de famille des députés de la France Insoumise. Problème d'agenda prétexte leurs alliés.
Peu importe, leur chef, lui, est bien présent. Jean-Luc Mélenchon, député sortant, mais toujours omniprésent.
Avec un groupe quatre fois plus grand qu'en 2017, LFI compte bien se faire entendre encore plus fort. Vous voyez le bruit qu'on a fait à 17 ? Donc vous imaginez, là, ça va être vraiment quelque chose, ça va dépoter. Et puis on est dans une configuration politique très différente d'il y a cinq ans avec une Macronie qui est défaite, qui n'a pas de majorité, une extrême droite qui est présente maintenant dans l'hémicycle, qui a fait sa percée. Donc c'est pas le même mandat. Voilà, et vous pouvez compter sur nous, en effet, pour tenir bon. Et pour les petits nouveaux du groupe, Jean-Luc Mélenchon joue les professeurs.
dans un hémicycle que les Insoumis ont transformé pendant cinq ans en tribune médiatique.
Et voilà ce que vous supprimez tous les mois par les plus démunis.
Du panier de course
pour symboliser la baisse des APL
à François Ruffin agitant un chéquier et Mathilde Panot s'appliquant elle-même un baillon. Forte désormais de 72 députés, la France Insoumise disposera de plus de levier.
Vu dans la précédente mandature, nous avions un ou deux députés par commission. Désormais, nous allons être, sans doute, je dis ça, au moins dix députés par commission. Donc dix personnes qui peuvent travailler, ça fait du meilleur boulot que deux personnes. Nous allons avoir plus de moyens pour avoir des collaborateurs, pour travailler sur des textes, donc avoir un argumentaire plus fin. Si vous êtes tout seul face à la machine de l'État, vous êtes broyé.
Une stratégie d'opposition ferme que la NUP s'apprête à mettre en pratique dans quelques jours avec la première loi de l'exécutif sur le pouvoir d'achat. Pour LFI et ses alliés, hors de question de faire des concessions. Une revalorisation, ça ne peut pas être en dessous du niveau de l'inflation. C'est quand même pas ça
ce que j'appelle une revalorisation. C'est pas possible de dire aux gens bon, on va vous donner un peu plus mais moins que ce que vous perdez chaque semaine ou chaque mois. C'est pas possible. Donc vous ne voterez pas les 50% d'augmentation des retraites ? On ne peut pas accepter une revalorisation qui serait inférieure au niveau de l'inflation. Ça me paraît une évidence.
Mais pour peser, encore faut-il rester unis. Dès hier, la coalition de gauche a connu ses premiers accros. Jean-Luc Mélenchon souhaite que la NUP ne forme qu'un seul et même groupe parlementaire. Refus immédiat du PS des Verts et des communistes. Leur leader, Fabien Roussel, veut conserver sa liberté de vote. Je ne comprends pas pourquoi Jean-Luc propose ça parce qu'il connaît le fonctionnement de l'Assemblée nationale et justement, quand on est quatre groupes de gauche face au groupe du Rassemblement national, ça nous donne à nous quatre fois plus de temps de parole
que le Rassemblement national. C'est quoi le sujet ? C'est de faire de la tambouille électorale pour des postes à l'Assemblée nationale. Mais jamais, mais jamais, jamais je ferai ça, jamais je parlerai de ça, jamais je rentrerai là-dedans. c'est pas le sujet.
Au moment même où les troupes de Jean-Luc Mélenchon font leur rentrée à l'Assemblée, les communistes, eux, se réunissent place du colonel Fabien.
Félicitations, monsieur le député.
Réunion pour parler stratégie, loin de celle de leurs alliés, de la France insoumise. Je ne suis pas, moi, pour la théorie du chaos à l'Assemblée nationale, du blocage des institutions, ça serait insupportable, horrible, de montrer ça aux Français. Enfin, c'est pas le jeu. Le jeu, c'est
les textes de loi que l'on propose, d'augmentation des salaires, des retraites, derrière les moyens que l'on met pour financer.
Premier test pour la NUP à l'Assemblée, la question de la motion de censure contre la Première ministre proposée par LFI. Ses alliés se sont pour l'instant montrés très hésitants. Et cette question d'Henri dans le Nord, la marche de manœuvre des partis d'opposition n'est-elle pas, elle aussi, très étroite ? Roland Queirole. Évidemment. Dans un Parlement, il y a un système majoritaire qui fonctionne quand même. Et donc, quand vous êtes dans les minorités, vous pouvez vous faire entendre, et encore une fois, vous pouvez y faire le plus de bruit que vous voudrez.
Il n'empêche que c'est très difficile de faire voter des textes, c'est même très difficile de faire adopter des amendements. En tout cas, c'était pas notre tradition, j'espère que ça va un petit peu changer,
et qu'il y a les limites du fait que, par exemple, si je prends la NUP ou la NUPES... On ne saura pas, on ne saura jamais aussi. On peut dire l'un ou l'autre. Voilà, sa stratégie est ce qu'elle est, elle est multiforme, et elle a quand même réussi à faire moins bien avec des candidatures uniques
qu'elle le faisait à la présidentielle, juste avant, avec des candidatures séparées, elle perd quatre points. Donc une stratégie victorieuse qui se solde par quatre points de moins
dans les urnes, on ne peut pas dire que ce soit flambant, flambant.
Donc ils ont chacun des limites dont ils doivent prendre conscience et si possible, essayer de corriger. Moi, je trouve que c'est incroyable comme il y a un côté tonitruant chez ceux qui ont progressé, comme s'ils avaient gagné, comme s'ils avaient atteint le symbole miraculeux du monde.
Mais c'est vrai que depuis dimanche, on est toujours, pour certains, sur ce débat. Mais oui. Qui a gagné, Jérôme Pourquet ? Alors on entend la NUP dire nous sommes le premier parti d'opposition, nous avons largement gagné, l'ERN dit la même chose et à l'ARM, on ne le dit pas, mais on dit bon, on est quand même les plus nombreux. Oui, alors tout dépend quels critères on prend, est-ce que c'est le nombre de sièges ? Et donc là, effectivement, il n'y a pas de majorité absolue pour la majorité présidentielle, mais c'est eux qui ont le plus gros contingent. Est-ce que c'est par rapport à ce qu'on attendait ?
Et donc effectivement, il y a le côté spectaculaire des 89 députés, donc il crée la surprise. Est-ce que c'est par rapport à ce qu'on avait soi-même visé ? Jean-Luc Mélenchon, rappelez-vous, il disait, élisez-moi premier ministre, il a royalement 140 députés, donc il en manque autant pour arriver à 289. Cela étant, il peut dire, regardez, du fait de ma tactique de candidat unique, on est quand même à 140 députés aujourd'hui, alors qu'on était à 65 députés de gauche dans la précédente mandature, donc c'est pas mal. Et donc en fait, il n'y a pas de victoire éclatante, et c'est aussi le beau jeu de chacun d'essayer de tirer la couverture à soi et de dire qu'il va être devant.
Pourquoi Jean-Luc Mélenchon fait ça aussi ? C'est parce qu'il a réussi à utiliser une tactique qu'on voyait dans les westerns, vous savez, quand il y avait quelques Indiens qui faisaient courir les chevaux pour faire beaucoup de poussière, faire croire qu'ils étaient très nombreux. C'est ça qu'il a réussi à faire, c'est-à-dire qu'il lance son slogan « Élisez-moi Premier ministre » dans l'entre-deux-tours qui va se solder par 41,5% des voix pour la Marine Le Pen. C'est elle la principale opposante. Et là, aujourd'hui, il est un peu rattrapé par le réel, c'est-à-dire que la France insoumise toute seule, c'est moins de députés que le Rassemblement national.
C'est pour ça que dès hier, il dit qu'il faut absolument remonter sur le cheval et montrer qu'on est un groupe unique pour être celui qui va peser le plus et essayer d'amener le pion médiatiquement au Rassemblement national pour maintenir encore une fois l'illusion que c'est nous la principale opposition. Mais du coup, la réponse a été trois fois non pour les écolos, pour les communistes et pour les socialistes. Donc, il n'y aura pas de groupe unique. Ça veut dire que la NUP a déjà non pas du plomb dans l'aile mais ressemble davantage à un accord électoral qu'à un accord politique. C'était un accord électoral. C'était un accord électoral.
Et c'est vrai qu'on se demande pourquoi il est allé le dire publiquement. Pourquoi il n'a pas pris son téléphone et appelé hier soir en disant le RN commence à nous menacer sur cette fameuse commission des finances dont on parlera tout à l'heure. Est-ce que ça ne serait pas plus malin de faire un groupe uni ? Je vous donne des gages. C'est vrai que c'est incompréhensible qu'il l'ait fait de façon publique et c'est vrai qu'aujourd'hui on a vu qu'il a fait un peu machine arrière. Il a dit j'étais un peu rapide je n'aurais pas dû. Moi je pense que Jean-Luc Mélenchon il a une double frustration en lui. La première frustration c'est de ne pas avoir fait le raz-de-marée attendu.
On l'a dit tout à l'heure 140, 140, autour de 140. Ce n'était pas ça qu'il attendait. Et la deuxième frustration c'est qu'il doit se mordre le doigt aujourd'hui de ne pas avoir été candidat. Là on le voit à l'Assemblée mais il ne pourra plus y aller ensuite. Il n'est pas député. Donc au fond il y a un groupe qui a été multiplié en fonction des chiffres disons par 7 ou par 4 pour LFI et par 7 pour l'ensemble de la gauche et il est censé être le leader de ce groupe-là mais il n'est pas à l'intérieur de l'Assemblée.
Comment voulez-vous au moment où les tractations les négociations vont commencer comment l'absent qui est à l'extérieur pourra avoir le même pouvoir qu'il avait dans la mandatrice précédente. Et du coup ce qu'on a très très peu vu pendant ces campagnes des législatives Olivier Faure Fabien Roussel reprennent un peu de vigueur de couleur et on les entend dire nous sommes totalement disposés à travailler avec le gouvernement nous ne sommes pas là pour bloquer la situation c'est ce qu'a dit Olivier Faure et on a surtout l'impression qu'il s'adresse à Jean-Luc Mélenchon.
Je ne sais pas si c'est à ce point mais ce qui est sûr c'est qu'Olivier Faure il a dit par exemple si vous augmentez le SMIC on le fera. En fait ce qu'il y a c'est que ces 4 forces-là elles ont des cultures politiques très différentes et donc c'est un peu quand même un tour de force qu'elles aient réussi à se parler en si peu de temps et quand même faire cet accord électoral qui est quand même assez payant même s'il est décevant pour tout le monde. Maintenant en effet dans la culture entre guillemets de l'Assemblée ou du gouvernement on va avoir des profils très différents.
Les insoumis c'est vrai qu'ils ont ce côté un peu plus spectaculaire un peu réseaux sociaux plutôt dans l'opposition frontale alors que les autres ont, je pense notamment aux socialistes ont plus vocation à être dans les arcanes gouvernementales parlementaires classiques de déposer des amendements etc. Est-ce que ça, ça va cohabiter ou est-ce qu'on va voir des divergences ? C'est ça qu'il faut observer mais là dès cette semaine.
C'est-à-dire que vous laissez entendre qu'ils ne sont pas d'accord sur la stratégie à adopter vis-à-vis du gouvernement c'est vrai qu'on a entendu Clémentine Autain qui disait on faisait déjà beaucoup de bruit à 17 alors là vous imaginez est-ce que du coup ils ont une capacité de nuisance maintenant qu'ils sont plus nombreux pour bloquer des textes ou est-ce que c'est juste le volume sonore ? C'est les deux
mais surtout est-ce qu'ils seront
tous d'accord là-dessus ? Peut-être que certains les plus modérés d'entre eux vont se dire non nous on veut voter parce que c'est bien pour le bien commun c'est là où on va avoir des différences et puis surtout pendant ces cinq années qu'est-ce qu'ils vont faire tous ?
Ils vont se partager l'héritage de Mélenchon si celui-ci n'y va pas ce qui n'est pas encore dit mais ils vont tous vouloir avoir envie d'incarner la force motrice comme d'habitude qui est le prochain candidat ou la prochaine candidate à la présidentielle s'il y a une dissolution il va encore falloir se mettre d'accord donc en fait il va y avoir aussi ces divisions intestines-là qui vont très vite arriver Oui parce que ce n'est pas uniquement des différences de culture c'est aussi dans la proposition de Jean-Luc Mélenchon à la fois un nouveau coup tactique resté sous le feu des projecteurs mais c'est aussi perçu comme une étape supplémentaire dans la digestion de ces petites formations de gauche dans un grand ensemble qu'il aurait vocation à présider et donc les dirigeants des forces alliées se rappellent à son bon souvenir en disant hors de question qu'on a fait parce que si on dit vous voyez on parle maintenant de la NUP ou la NUPES on parle moins des écolos des socialistes des communistes si après maintenant il y a un groupe unique etc après il y a un porte-parole unique etc on va vers la fédération et l'absorption et donc peut-être qu'il a été trop vite en besogne et chacun défend son identité son intérêt de boutique Jérôme Fourquet on a bien compris que c'était le retour du parlement est-ce que c'est aussi le retour des partis politiques Est-ce que c'est le retour des partis politiques Pourquoi je vous dis ça ?
Parce que c'est vrai qu'on ne les entendait plus tout ça n'avait plus de prise dans le débat public et aujourd'hui on a l'impression que toutes ces sensibilités-là d'ailleurs vous les exposez bien les uns les autres reprennent de la force dans le débat public alors peut-être que c'est transitoire mais est-ce qu'à votre avis c'est aussi un retour parce qu'il y a le retour du fait parlementaire des partis des chapelles Pour l'instant oui on a parlé aussi de ce qui se passait dans la majorité présidentielle pour l'instant on n'a pas trop entendu Horizon mais ils vont se faire entendre le modem François Bayrou a fait sa sortie etc.
Donc effectivement les partis vous savez on parlait de la république des partis sous la quatrième justement qui était une république parlementaire donc ça va un peu de pair alors c'est intéressant c'est une espèce de petit retour de bâton de l'histoire c'est-à-dire qu'Emmanuel Macron
avait voulu installer un nouveau monde
politique qui n'accordait pas beaucoup de place aux partis politiques traditionnels d'ailleurs son propre parti il appelait ça un mouvement c'était pas c'était pas un parti et donc il y a peut-être cette revanche après il faut voir combien de temps ça dure là on parle à chaud les élections n'ont que deux jours est-ce que dans trois ou quatre mois ça va continuer d'intéresser vraiment les français
Est-ce qu'il n'y a pas une demande aussi de fond dans la société française
pour que on comprenne mieux à quoi tout ça sert et où on pourrait aller moi je suis très frappé par les clivages générationnels très lourds qui se sont installés on a une moitié de France qui n'en a pas grand chose à faire qui n'a pas voté ces histoires et qui ne comprend pas où sont les vrais clivages les vraies oppositions et qui demande qui en est sentiment que les partis politiques disent presque tous la même chose et donc cette demande que certains appellent de radicalité d'une expression plus forte qui défende mieux les gens des catégories
non privilégiées qu'elles permettent plus d'être dans le système elle est là ça pèse
et ça va peser c'est le succès de la NUPS beaucoup plus que les résultats électoraux qui me paraissent pas bons c'est ça c'est d'installer des gens qui ont envie de dire non et pas non et je crois
qu'il y a là une demande très forte dans le système politique parce que le système il est trop consensuel en même temps etc
Vous voulez dire à moi Astrid de Villene ?
J'ajoute que je pense aussi que le système actuel il ne l'associe pas assez les français les citoyens régulièrement on l'avait vu pendant la crise des gilets jaunes il y avait une vraie demande de ce qu'on avait appelé le RIC mais ça pourrait passer par plein d'autres choses la convention citoyenne était un début de réponse mais peut-être que si on veut retourner dans la 5ème république qui ressemble plus à la 4ème en ce moment il y a peut-être aussi l'arme du référendum qui est à la disposition d'Emmanuel Macron dont on n'a pas parlé et j'ajoute juste sur les vainqueurs et les perdants les républicains c'est le grand paradoxe pour moi qui dit tout ils perdent ils sont perdus mais ils ont gagné ils sont les faiseurs de rois et des motions de censure et des lois En tout cas c'est l'une des premières batailles que vont se livrer l'ANUP et l'ERN les deux principaux groupes d'opposition revendiquent tous les deux la présidence de la commission des finances une fonction stratégique qui offre des pouvoirs très étendus à son président et même la possibilité de débarquer tout simplement à Bercy pour demander des comptes Juliette Perrault Wenguyan et Arnaud Fora
C'est un poste clé très revendiqué Nous demanderons tous ce à quoi nous avons droit la présidence de la commission des finances bien sûr Le poste que vous avez évoqué celui de la commission des finances nous revient mais je crois que ça a le mérite d'être clair
La commission des finances l'une des huit de l'Assemblée nationale est peut-être la plus puissante A sa tête un président traditionnellement issu du premier groupe d'opposition élu par ses pairs Son rôle superviser les comptes et le budget de l'Etat Pour cela il peut auditionner les ministres rejeter des amendements créer une commission d'enquête ou encore avoir accès aux dossiers fiscaux de particuliers et d'entreprises Une fonction stratégique occupée pendant 5 ans par Eric Wörth Comme son poste le lui permet il lui est arrivé de débarquer à l'improviste dans des institutions publiques
Vous vous pointez un jour à 8h du matin dans une administration vous dites voilà je veux vérifier tel point je l'ai fait dans le domaine de Notre-Dame-des-Landes Lorsque le gouvernement a décidé de ne pas continuer l'idée de construire un nouvel aéroport à Notre-Dame-des-Landes j'ai voulu savoir au fond cette décision combien coûte-t-elle et comme je n'avais pas de réponse claire de l'administration je suis allé à la direction générale de l'aviation civile et j'ai demandé les échanges de mails les contrats passés etc.
et puis évidemment j'ai auditionné le directeur immédiatement C'est toujours un peu de stupeur en vérité ceux qui l'ont fait puisque le rapporteur général peut le faire aussi souvent on prévient avant on prévient la veille voilà et si le directeur n'est pas là on ne change pas la date pour autant et tout d'un coup le directeur est là quand même
En face du président de la commission le ministre du budget avec qui les relations sont parfois tendues En 2011 Valérie Pécresse ministre de Nicolas Sarkozy tente de composer avec un certain Jérôme Cahuzac le socialiste torpille la politique budgétaire du gouvernement
Si par convention ce budget est bâti sur une croissance de 1,75% l'année prochaine qui croit sincèrement que telle sera la croissance du pays en 2012 personne évidemment et pas même les ministres qui pourtant nous présentent un budget fondé sur cette hypothèse
Aujourd'hui encore un proche de Valérie Pécresse se souvient
Elle défendait son biftec lui était dans une logique de suspicion permanente d'attaque du gouvernement Il était très partisan très politique Il n'avait que des arrières-pensées
Et pourtant la fonction se vaut au contraire très technique non partisane C'est bien d'ailleurs ce qui préoccupe aujourd'hui certains anciens présidents comme Gilles Carez en poste à la commission de 2012 à 2017
Si vous avez une personnalité qui ne s'attache qu'à aux affaires médiatiques ou qui fait du populisme on peut avoir des situations extrêmement graves Je prends un exemple C'est tellement facile Vous faites communiquer le dossier fiscal d'un particulier parce que pour telle ou telle raison vous estimez que ce n'est pas un bon citoyen et vous organisez une fuite vers tel ou tel média dont je ne citerai pas le nom mais c'est tellement facile Ça il faut absolument le proscrire
La commission n'en reste pas moins un puissant outil politique qui permet au président d'alimenter son propre parti
Il nourrit beaucoup sa propre formation politique des documents auxquels il a accès du temps aussi qu'il consacre à tout ça des notes et des analyses qu'il fait lui-même aidées par des collaborateurs Donc bien sûr c'est d'ailleurs fait pour ça Je l'ai fait au titre de LR à l'époque et je ne sais pas qui sera président de la future commission mais enfin j'imagine que ce sera le même cas
Une nomination très attendue Le vote pour la présidence de la commission des finances aura lieu le 30 juin prochain Et cette question d'Adrien dans le Val d'Oise les membres du parti LR ont-ils un coup à jouer pour la commission des finances face aux deux extrêmes ? Je crois que c'est un peu un scénario qui ferait plaisir à la majorité présidentielle c'est-à-dire qu'on le comprend après avoir vu le reportage et même avant que le gouvernement l'exécutif n'a pas intérêt avoir arrivé un membre de la France insoumise à la tête de la commission des finances ça s'est fait La France insoumise ou le RN ?
Ou le RN alors la France insoumise pourrait proposer quelqu'un du parti socialiste ou un écologiste et donc la majorité a fait passer l'idée que si c'était Valérie Rabot qui est une socialiste dont on a parlé d'ailleurs pour être à Matignon pour être nommée à Matignon à ce moment-là il laisserait faire il laisserait voter mais si c'est encore quelqu'un de la France insoumise à ce moment-là la majorité dit nous pour une fois on participera au vote c'est pas interdit mais d'habitude la majorité ne participera c'est l'usage voilà c'est l'usage et à ce moment-là votera pour le candidat éventuellement LR enfin ça c'est le scénario d'aujourd'hui donc on est loin encore du 30 juin Là on est dans un moment important de répartition des postes stratégiques il y a la question aussi de la présidence de l'Assemblée avec la défaite de Richard Ferrand et est-ce qu'Emmanuel Macron parmi tous les dossiers compliqués qu'il a à gérer sur son bureau il n'a pas aussi un problème de ressources humaines
Si et ça fait longtemps qu'il a ce problème-là après on entend beaucoup de noms circuler pour la présidence de l'Assemblée je crois qu'il y en a quand même en interne qui ont l'expérience là j'ai vu par exemple que Barbara Pompili
elle était candidate Eric Woerth on a entendu des ministres qui pourraient y aller alors Olivier Véran Gérald Darman Gérald Darman se font connaître mais moi je trouve ça déjà qu'il a mis un mois à composer un gouvernement si j'étais lui je n'irais pas commencer à dépouiller le gouvernement pour le mettre à l'Assemblée alors qu'il y a des troupes quand même en interne en revanche ce qui est sûr c'est que cette histoire de commission des finances dont on ne parle jamais d'habitude alors qu'elle est clé cette commission elle va à mon avis focaliser tout ce dont on vient de parler c'est-à-dire tout ce cette problématique parlementaire qui ressurgit d'un coup et qui va être et de répondre à cette question de qui a gagné parce qu'au final effectivement il y a aussi cette idée que c'est un groupe de position pas forcément le premier d'ailleurs qui hérite de la commission des finances oui c'est ça donc on verra donc mais on comprend pourquoi Mélenchon essaie de faire de la gonflette en disant il faut qu'on ait un groupe unique et essayer de se saisir de tous les leviers possibles ce qu'a expliqué aussi Alexis Corbière c'est des collaborateurs en plus c'est du temps de parole c'est de l'expertise pour se muscler et pour avoir un travail politique qui soit le plus efficient possible est-ce que tout ça pourrait être un mal pour un bien Roland Quairol c'est-à-dire retrouver du débat politique retrouver des groupes parlementaires qui ont des moyens donc ils travaillent retrouver le goût du compromis de l'équilibre et des joutes oratoires et peut-être pas de la violence dans la rue c'est un scénario peut-être naïf que je décris mais est-ce que c'est aussi un scénario possible ?
Profondément j'adhère à ça moi je crois que c'est possible on a assez dit quand on pose aux français les sondeurs posent la question de la revalorisation du parlement dans les institutions ils sont toujours très pour les français ils sont toujours restés pour la proportionnelle et pour que le parlement ait un rôle plus important et bien faisons-le faisons-le c'est une chance c'est arrivé par hasard avec une conjoncture électorale imprévisible mais c'est là autant s'en servir pour ça même cette histoire de présidence de la commission des finances alors on nous a obligé à tous réapprendre par cœur l'article 39 du règlement de la sonde de 2009 formidable mais au moins rappelez-vous quand le dernier président de la commission des finances a été élu ils étaient cinq candidats elle a été départagée
par un vote les différentes oppositions elles choisissent finalement celui qu'elles ont envie de prendre
faisons ça pourquoi aller sans arrêt ourdir des complots ahurissants pour arriver d'ailleurs à des résultats moins bons en général laissons faire que les institutions leurs pratiques évoluent et que quand il y a des désaccords le vote tranche les choses c'est pas mal le retour du parlement c'est vraiment ce que demandent les français ce qui était sûr ce qui était sûr c'est que peut-être que vous ne les avez pas interrogés là-dessus il l'a fait ce qui était sûr c'est que en tout cas le parlement en tout cas l'Assemblée nationale avait été dévitalisée sous le précédent quinquennat on avait beaucoup parlé on parlait déjà il y a longtemps mais là c'est assez palpable de ces députés godillots il n'y avait quasiment aucune initiative populaire parlementaire tout descendait de l'Elysée c'était une chambre d'enregistrement ce qui n'est pas pour rien non plus sans doute dans la progression de l'abstention on avait circonstances aggravantes aussi la question une on cumule des mandats qui faisait qu'on avait des députés qui étaient beaucoup étaient issus comme on dit de la société civile qui n'avaient pas d'ancrage préalable et qui donc en deux surcroît
n'étaient pas connus par les électeurs et vous voyez bien dans votre corporation que le poste de journaliste parlementaire n'était plus tellement couru ces dernières années ce qui montre bien que c'était plus là
que ça se passait comme par hasard on nous a dit que dans les rédactions de nouveau on demandait beaucoup d'accréditation pour aller à l'Assemblée ça c'est un signe voilà c'est un signe qui ne trompe pas allez nous revenons maintenant à vos questions une question de Jean-Pierre dans le Var y a-t-il un pilote dans l'avion à ce jour Astrid De Villene ça tangue en tout cas et le pilote
il faut qu'il parle
aux passagers je crois en fait c'est nous les passagers donc le président de la République devrait prendre la parole Roland Quirole laissait entendre que c'était acté sur le principe mais que la date n'était pas fixée pour moi ça c'est une évidence et puis ensuite qu'il clarifie sa ligne et qu'il dise aux français aux forces politiques aux députés où il veut aller parce que là personne ne sait et ça c'est assez dangereux surtout dans le contexte dangereux et inédit on a beaucoup dit que sa situation était inédite etc cette période là est assez moi j'ai jamais vu ça mais ça fait 10 ans que je couvre la politique alors je me tourne vers vous Roland Quirole ça fait un peu plus longtemps sans être désagréable oui ça fait plus longtemps mais qu'est-ce que vous voulez chaque élection c'est un événement particulier avec chaque fois c'est surprise c'est l'une des beautés de l'acte électoral quand même et franchement l'idée que majorité absolue ou majorité relative ça soit si fondamentale bon il faut peut-être quand même un petit peu raison garder là où il y a quelque chose de sans doute inédit sur la clarification de la ligne c'est comme on a un président et de gauche et de droite il y a une palette d'options qui lui est ouverte qui n'était pas ouverte à ses prédécesseurs comme on l'a dit tout à l'heure on fait campagne au premier tour de la présidentielle pour capter l'électorat de Valérie Pécresse donc c'est la retraite à 65 ans on est au deuxième tour
face à Marine Le Pen Jean-Luc Mélenchon est le faiseur de roi 22% donc on parle on tente de parler à l'électorat insoumis
on continue de lui parler lors de la composition du gouvernement et puis dans l'entre-deux-tours ça cafouille on dit peut-être là maintenant il faut reparler à l'électorat de droite donc désembarder comme ça dans le vieux monde quand c'était gauche-droite c'était un peu moins un peu moins sinueux que se disent les chefs de parti et Macron dans leurs entretiens actuels alors j'imagine qu'Emmanuel Macron les reçoit et leur demande qu'est-ce que tu es prêt à faire est-ce que tu es prêt à gouverner avec moi et à quelles conditions quand ils sortent du rendez-vous ils disent il m'a beaucoup écouté donc ça veut dire qu'en fait ils attendaient que Macron leur dise quelque chose et en réalité Macron ne fait que les écouter comme il a l'habitude de faire parce que moi je pense que ces journées de consultation c'est aussi une façon d'occuper l'espace au moment où ça ne veut pas dire qu'il va mettre en application ce qu'il a entendu je ne crois pas que demain soir on aura une solution je pense qu'aujourd'hui la nuit Paris va à l'Assemblée nationale avec le broie qu'on a vu je pense que c'est une façon de montrer que de gagner du temps comme on a dit et de combler un peu le vide en réalité les jours d'Elisabeth Borne au gouvernement sont-ils comptés ?
on en a parlé un petit peu tout à l'heure je crois que même Emmanuel Macron qui a la réponse ne le sait pas moi je pense qu'elle peut tenir en tout cas sur deux moments importants pour elle le 5 juillet donc elle doit faire sa déclaration de politique générale si elle ne demande pas de vote de confiance ce qui est possible Emmanuel Macron Jean-Luc Mélenchon lui demande il a raison il fait de la stratégie comme il sait la faire c'est-à-dire que si elle le demande elle se plante puisque personne ne va lui donner les oppositions toutes ensemble ne vont pas lui donner la confiance et donc elle tombe automatiquement mais ce n'est pas obligatoire pour elle de le demander donc si elle le demande c'est qu'elle a envie de quitter Matignon ce qui est encore autre chose ensuite s'il y a une motion de censure les Insoumis la NUP a dit qu'elle allait la déposer le jour même comme c'est prévu les Républicains dont on parlait tout à l'heure ont déjà dit qu'il ne la voterait pas et donc elle ne peut pas être adoptée cette motion de censure donc pour moi jusqu'au 5 juillet si tout va bien et si Emmanuel Macron n'a pas envie d'envoyer un signal politique ce qui serait autre chose envoyer une nouvelle personne un poids lourd quelqu'un de droite Bruno Le Maire il y a des noms qui circulent pour la remplacer elle peut tenir jusqu'au 5 juillet ensuite on verra La République En Marche ne trouvera-t-elle pas facilement des voix chez LR puisque les deux parties sont sur la même ligne sur beaucoup de sujets il y a des sujets on en parlait tout à l'heure la crise économique les retraites la dette le nucléaire peut-être que sur l'insécurité c'est un peu moins vrai mais c'est vrai qu'il y a des lignes de partage ça c'est sûr mais maintenant les LR comme on l'a dit tout à l'heure ne veulent pas apparaître comme étant faire un accord d'appareil donc ça va être encore c'est une négociation parce qu'ils ne veulent pas non plus être ceux qui bloquent donc vous voyez il y a aussi c'est pour ça que la mage de manœuvre est étroite c'est-à-dire qu'il ne faut pas bloquer il ne faut pas non plus faire cet accord d'appareil donc en fait ça va se jouer comme on l'a dit au cas par cas avec les députés Jean-Bourke si on fait l'accord les LR vont finir par se faire digérer complètement
et phagociter
vous voyez que typiquement en région parisienne la République En Marche a résisté en prenant ou en préemptant des circonscriptions qui historiquement étaient de droite et donc vous vous souvenez de Valérie Pécresse qui avait dit son programme c'est une photocopie du mien
si LR est la force d'appoint de La République En Marche il n'y a plus d'utilité à voter pour les républicains donc déjà ils ont énormément perdu donc ils jouent aussi tout le monde joue sa survie comme au sein de la NU
est-ce que tout le monde pourrait se dire on joue le blocage et puis on attend la dissolution moi je crois qu'il n'a pas intérêt personne n'a intérêt je ne vois pas l'intérêt de qui que ce soit à la dissolution je ne sais pas ça a été évoqué par les proches d'Emmanuel Macron qui se disent c'est la seule option dans 6 mois à 1 an parce que c'est la force de dissuasion nucléaire mais en attendant Macron s'y dissout maintenant
il aura la même assemblée
non il aura une assemblée pire pourquoi il va dissoudre il va nous dire ça ne me plaît pas non mais si ça ne me plaît pas encore pire la claque on redouble la claque et les autres ils n'ont pas montré quoi que ce soit d'original d'officace non pour le moment personne n'y a intérêt
et le blocage non plus c'est ça qui est intéressant c'est qu'il faut faire tout tout tout comme si on était en train de bloquer mais il ne faut pas bloquer
parce que les Français le sanctionneraient mais oui il ne faut pas être celui qui portera la responsabilité du blocage d'accord Macron pourra-t-il nommer un gouvernement avec des membres de tous les bords politiques ça s'appelle un gouvernement d'union nationale est-ce que c'est une option qui est envisagée évoquée par les proches d'Emmanuel Macron tous les bords je ne pense pas en revanche d'autres parties il aimerait bien il a déjà essayé lors du premier gouvernement il a essayé avec Valérie Herbeau il a essayé avec Yannick Jadot il a eu beaucoup de non de refus mais du coup moi ce que je pense c'est que ça dépend de ce qu'il dit c'est-à-dire s'il fait des propositions exceptionnelles pour un écologiste je prends un exemple qui me tient à cœur le milliard pour les violences faites aux femmes dont les femmes ont besoin pour que ça aille mieux ce sujet-là je ne vois pas qui une féministe par exemple si elle ne va pas au gouvernement on se demande un petit peu ce qu'elle fait vous voyez je pense qu'il peut faire ça sur tous les sujets mais il va falloir bosser le programme et là il faut tout remettre à plat la France insoumise va-t-elle faire de l'opposition systématique Macron est-il capable de se remettre en question afin de sortir de l'impasse qu'il a lui-même créé est-ce qu'il est capable de se réinventer il est obligé il n'a pas le choix Roland Carole à chaque fois sur la forme sur le fond je le crois j'ai l'impression qu'à chaque fois qu'on a eu l'impression qu'il comprenait quelque chose ça revenait en boomerang sa vraie nature moi je ne suis pas convaincue qu'il soit capable de se remettre complètement Jean-Fourquet on verra vous prenez beaucoup de risques ce soir on est dans la psychologie on avait repris la main au moment de la crise des gilets jaunes avec ce grand débat et puis ça n'a pas empêché depuis qu'on ait encore ce procès en jupitérisme etc allez une dernière question au vu de l'agenda international chargé du président que peut-on espérer de la part de la majorité pendant son absence ça va être calme plat jusqu'à jeudi jeudi prochain mardi prochain et bien c'est l'heure de retrouver maintenant toute l'équipe de C'est à vous merci à vous tous bonsoir Anne-Elisabeth au programme ce soir bonsoir Caroline longue de choc électoral vu de l'Elysée Emmanuel Macron prostrée dimanche soir face au résultat et qui tâtonne depuis voilà comment le journaliste du Parisien collègue d'Ève Roger Olivier Beaumont raconte les coulisses d'un deuxième tour catastrophique pour le président il est notre invité à tout de suite merci Anne-Elisabeth bonne émission je vous rappelle que vous pouvez retrouver C'est dans l'air déjà ce soir à 23h50 et puis quand vous le souhaitez en replay et en podcast on te retrouve demain en direct à 17h50 belle soirée et puis on te retrouve
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