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interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo· 8 août 2019 17 min

"Nous pouvons montrer aux élections municipales que la gauche unie peut gagner", affirme Fabien Roussel

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:05
Présentateur

Bonjour à tous et bienvenue dans l'invité politique de 8h30 comme chaque matin sur France Info, Radio et Télé sur le canal 27 avec Neila Latrousse. Bien sûr avec moi, bonjour Neila. Bonjour Julia. Et notre invité donc Fabien Roussel, secrétaire national du parti communiste français, député du Nord. Bonjour. Bonjour. C'est Neila qui vous pose la première question.

0:25
Fabien Roussel

Fabien Roussel, les drapeaux seront en berne demain sur les frontons des mairies pour les obsèques de Jean-Mathieu Michel, le maire de Signe. L'enquête privilégie pour l'instant la piste accidentelle. Alors pourquoi une partie de l'opposition dont vous faites partie fait une lecture politique de ce drame ? Alors là, je ne sais pas si j'en fais une lecture politique et pourquoi... Enfin, ce n'est pas une lecture politique. C'est un drame qui touche...

0:48
Présentateur

Je crois qu'il faut enlever... Excusez-moi, M. Roussel, enlevez juste votre téléphone. Je crois qu'il... Voilà. Merci. Excusez-moi. Ça faisait un petit peu d'interférence. Pardonnez-moi.

0:55
Fabien Roussel

Donc, ce n'est pas une lecture politique. Il y a 35 000 maires de communes rurales, des communes de moins de 5 000 habitants. Ces maires font face à de plus en plus d'incivilités. Et en même temps, on leur donne de moins en moins de moyens. De moins en moins de moyens pour répondre aux besoins des habitants, de moins en moins de moyens pour intervenir. On les déshabille. Et en plus de ça, ils prennent des coups, ils risquent leur vie. Et là, ils la perdent. J'espère dans des circonstances accidentelles. Mais en tout cas, c'est de plus en plus dur. C'est de plus en plus risqué.

Donc, la question qui se pose et que nous posons tous, c'est de dire comment on restaure l'autorité des élus locaux ? Comment on permet aux élus locaux de pouvoir le mieux possible exercer leur mandat ? C'est de plus en plus difficile. Or, ces communes rurales, ce sont les sentinelles de la démocratie. C'est la petite république dans la grande république. Nous sommes le seul pays de l'Union européenne à avoir 35 000 communes. C'est le symbole de notre démocratie issue de la Révolution française. Et on est en train de tuer à petit feu et les communes rurales et les maires, les élus locaux de ces communes.

2:08
Présentateur

Donc, pour vous, le gouvernement n'entend pas suffisamment les maires, c'est ça ?

2:12
Fabien Roussel

Oui, ça a déjà été dit depuis le début de ce mandat. Les maires des communes rurales se sentent délaissés. Les moyens financiers aux communes diminuent. On supprime, même le gouvernement supprime la taxe d'habitation, disant la compenser à l'euro près. Mais on sait ce que c'est que les compensations du gouvernement.

2:30
Présentateur

Alors, il y a pourtant un projet de loi qui sera bientôt examiné par le Parlement. Vous y êtes au Parlement, justement. Ce texte s'appelle Engagement et proximité. Il est censé revaloriser le statut de l'élu. Marlène Schiappa, qui était notre invitée hier sur France Info, l'a évoqué. On l'écoute.

2:48
Invité

Sébastien Lecornu, qui est ministre en charge notamment de cette question, est en train de travailler sur une loi qui permette de mieux sécuriser les parcours des élus et des maires. C'est très difficile d'être maire. Vous avez une responsabilité, parfois même pénale, qui est engagée. Et vous avez assez peu de rémunération, de moyens et de reconnaissance, il faut bien le dire.

3:04
Présentateur

Elle a raison, Marlène Schiappa. Excusez-moi, mais je n'ai pas entendu. Ah, vous n'avez pas entendu. Bon, qu'est-ce que vous demandez, en tout cas, dans ce texte ? Elles demandent un texte pour revaloriser un petit peu le statut de l'élu, faire face aux difficultés du quotidien.

3:19
Fabien Roussel

Oui, il faut revaloriser le statut de l'élu. Et ça passe par quoi, selon vous ? C'est d'abord donner des moyens aux élus locaux, aux maires, aux communes, de répondre aux besoins de leurs habitants. Vous savez, dans une commune de quelques milliers d'habitants, on leur a enlevé des compétences. On ne fait plus de passeport, on ne fait plus de carte nationale d'identité. Ils n'ont même plus la maîtrise du foncier, de l'urbanisme. Ils ont de moins en moins de moyens financiers. Et donc, aujourd'hui, ils se posent la question, à quoi je sers ? Par contre, ils sont en première ligne, quand ça ne va pas dans la ville, quand ça ne va pas dans le village.

Ce sont eux qui sont les premiers à faire le tampon et à devoir répondre aux problèmes de leurs habitants. Vous demandez de clarifier leur rôle et de leur donner plus de moyens financiers aux collectivités, aux communes. Plus de compétences, préserver leurs compétences, y compris créer la possibilité pour les communes de prélever l'impôt, comme ils le faisaient avant. Là, on leur supprime la taxe d'habitation. Elle sera compensée par l'État, mais du coup, les communes se retrouvent sous la coupe directe de l'État. C'est l'État qui tient les manettes. Et donc, quel rôle vont jouer les maires demain ?

Est-ce qu'ils seront là que pour couper les rubans, faire les inaugurations et peser sur rien du tout ? Voyez comment on pousse les communes, les villages, à fusionner ensemble. En Europe, il y a 72 000 communes dans l'Union Européenne, 72 000 communes, 35 000 en France. Nous sommes le seul pays à avoir cette richesse-là. Et aujourd'hui, on est en train de déshabiller les communes, déshabiller les élus locaux. Il y a 500 000 élus locaux dans notre pays.

500 000 hommes et femmes qui donnent leur temps, 7 jours sur 7, pour répondre aux besoins des gens, régler des problèmes de voisinage, regarder quelles sont les priorités des travaux à faire dans la commune, le trottoir, les lagages des arbres, la voirie, l'accueil des enfants, des personnes âgées. C'est vraiment un exercice démocratique qui est unique dans l'Union Européenne. Notre pays doit tout faire pour préserver ce tissu d'élus locaux et de communes rurales.

5:29
Présentateur

Fabien Roussel, autre rendez-vous de la rentrée pour vous, le gouvernement, la réforme des retraites pour la majorité. Il faut harmoniser les régimes. Quels sont pour vous, si j'ose dire, les lignes rouges ? Sur quel point êtes-vous prêt à discuter ?

5:43
Fabien Roussel

Cette réforme, sur le fond, elle est inacceptable. Déjà, l'âge de départ... Le principe même de la réforme ? On ne peut pas accepter, on ne peut pas demander encore plus aux Français de travailler plus, de toucher moins demain. Là, la réforme des retraites proposées par le gouvernement est d'allonger la durée de travail jusqu'à 64 ans pour avoir droit à une retraite à taux plein. Ce n'est pas normal d'allonger la durée du temps de travail ? À 62 ans, on subira une décote de 10%. Alors, pour l'instant, c'est une proposition. Il y a des consultations à la rentrée à Matignon. Oui, donc le Parti communiste français va proposer une autre réforme des retraites.

Et nous allons montrer qu'il est possible d'avoir une réforme des retraites qui garantisse un âge de départ à la retraite à 60 ans, avec une pension déterminée à l'avance. Pas de pension inférieure au niveau du SMIC pour qu'il y ait une pension minimale garantie. Et nous proposons de mettre à contribution les revenus financiers. C'est-à-dire, vous savez qu'il y a dans notre pays des gens qui perçoivent des revenus financiers en guise de salaire. Or, ces revenus financiers ne cotisent pas à la protection sociale.

S'il y avait tout simplement des cotisations sur ces revenus financiers, ce serait 34 milliards d'euros qui rentreraient dans le financement de la protection sociale et de notre système de retraite. L'allongement de la durée de la vie, ça ne doit pas être un problème. Ça doit être une chance pour la société. Et si les retraités, si les travailleurs partent à 60 ans, c'est la possibilité pour des jeunes de les remplacer. C'est créer du travail dans notre pays. C'est pour ça qu'il faut garantir la retraite à 60 ans à taux plein.

7:27
Présentateur

D'autres sujets à évoquer avec vous. Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste. On le fait après le rappel de l'info. Il est 8h40 avec Léoté Cher.

7:37
Invité

Nourrir la planète et la sauver en même temps, défi quasi impossible alors que près de 10 milliards d'habitants peupleront la terre d'ici 2050. Les membres du GIEC dévoilent leurs recommandations ce matin. Parmi les pistes évoquées, stop à la déforestation et vive les nouveaux modes d'agriculture. Un hommage à Jean-Mathieu Michel. Aujourd'hui dans le Var, les habitants de Signe invités à se rassembler pour leur mère. Décédé lundi, renversé par une fourgonnette qu'il avait surpris en train d'effectuer un déchargement illégal. Le conducteur a été mis en examen pour homicide involontaire. C'était une incroyable journée selon Donald Trump à Dayton.

Puis El Paso, hier, les deux villes touchées par des fusillades qui ont fait 31 morts le week-end dernier aux Etats-Unis. Le président américain qui n'a pas croisé les centaines de manifestants tenus à l'écart. Il l'accuse d'attiser la haine et le racisme. Et puis un accueil de rockstar pour Egan Bernal, le vainqueur du Tour de France, accueilli par 10 000 fans hier pour son retour, enfin cette nuit, pour son retour à Zipaquera. C'est le premier Colombien à avoir remporté le Tour et le plus jeune vainqueur depuis 110 ans.

8:42
Présentateur

France Info Pardon, Fabien Rousset ?

8:48
Fabien Roussel

Et il a 22 ans, c'est incroyable. C'est bien, hein ? C'est un avril, c'est l'un des plus jeunes et c'est vraiment, et pour la Colombie, c'est bien aussi.

8:55
Présentateur

C'est plein d'espoir. Fabien Rousset, le secrétaire national du Parti communiste français, fan de vélo. Alors vous avez suivi le Tour de France. Oui, du Tour de France, bien sûr. Ça vous a plu cette année ?

9:03
Fabien Roussel

C'était un Tour de France époustouflant qui a encore révélé plein de surprises et plein de promesses parmi les cyclistes français.

9:10
Présentateur

Bon, très bien. Un sport populaire par excellence. Naïla Latrousse a encore une question, même plusieurs pour vous.

9:16
Fabien Roussel

Juste avant le rappel des titres, nous évoquions les retraites. Si je comprends bien, vous proposez une contre-réforme, donc vous ne croyez pas au principe de concertation du gouvernement ? La concertation de notre gouvernement, ça fait deux ans et demi que ce gouvernement est en place. La concertation, on n'y croit plus. Regardez l'assurance chômage. Ils ont dessaisi les partenaires sociaux sur cette question et ils ont décidé par décret le 28 juillet, en plein cœur de l'été, de réduire les droits de l'assurance chômage sans aucune concertation. Je veux dire, nous n'y croyons pas. Il va falloir que nous nous mobilisions, les syndicats, les forces politiques de gauche.

Nous allons avoir des débats à la fête de l'humanité, dans nos universités d'été, tous ensemble, avec les syndicats, avec les forces politiques, pour montrer qu'il est possible ensemble d'avoir une réforme de retraite qui garantisse un bon niveau de retraite, un départ à 60 ans. Nous, c'est ce que nous proposons, pour permettre aux jeunes de prendre la place de ceux qui partent et puis de faire de l'allongement de la vie, une chance pour tous. C'est un véritable projet de société. On a réussi à le mettre en place, avec Ambras Croisa, au 45, à la Libération, quand la France était en ruine et exsangue. Aujourd'hui, la France produit plus de richesses.

Nous sommes une grande puissance économique et on devrait encore demander des efforts à ceux qui travaillent. Enfin, ça va, quoi. Les efforts, on les a faits, on les a produits. Répartition des richesses, distribution des richesses, voilà ce que nous demandons.

10:40
Présentateur

Alors, on va évoquer maintenant ce référendum sur Aéroports de Paris. Un peu plus de 600 000 signatures ont été récoltées. Donc, pour demander un référendum d'initiative partagée sur la privatisation des aéroports de Paris, il en faudrait 7 à 8 fois plus d'ici au mois de mars. Vous gardez espoir, entre guillemets ?

10:59
Fabien Roussel

Bien sûr que nous gardons l'espoir. L'objectif, c'est que le gouvernement retire son projet de privatisation d'aéroports de Paris. Donc, nous verrons bien quel rythme cela va prendre et comment nous allons faire. La fête de l'humanité sera un temps fort de cette mobilisation puisque nous allons mettre beaucoup de moyens durant cette fête pour que les gens puissent signer la pétition. L'objectif, c'est que nous arrivions à atteindre ou approcher le million de signatures à la rentrée de septembre.

11:27
Présentateur

Peut-être allez-vous inviter à cette fête de l'humanité cette année le député des Républicains du Val-de-Marne, Gilles Carrez. Il soutient ce référendum. Il était invité hier sur France Info. On l'écoute.

11:40
Invité

Je suis effectivement de droite. Je suis pour les privatisations un secteur concurrentiel. Mais je suis tout à fait contre le fait de privatiser une entreprise qui est en situation de monopole, une entreprise rentable, d'une entreprise de service public.

11:55
Présentateur

C'est la convergence des luttes, Fabien Moussel ?

11:57
Fabien Roussel

Je connais bien Gilles Carrez puisqu'il est à la commission des finances comme moi. Et ancien président de cette commission. Nous travaillons ensemble. Nous sommes adversaires politiques parce que nous n'avons pas la même vision de la société dans laquelle nous voulons vivre. Mais nous sommes d'accord sur une chose, c'est qu'Aéroport de Paris est une entreprise stratégique pour notre pays. C'est la plus grosse frontière que nous avons dans notre pays. 100 millions de personnes arrivent par les aéroports de l'île de France et on ne peut pas privatiser une frontière.

Quand Bruno Le Maire dit Aéroport de Paris, c'est une galerie marchande et donc l'État n'a pas vocation à gérer une galerie marchande. Mais enfin, on marche sur la tête. Ce n'est pas une galerie marchande.

12:37
Présentateur

Oui, mais la frontière ne sera pas privatisée, Fabien Moussel. Ce sera toujours la police française qui se renouve.

12:43
Fabien Roussel

Oui, d'accord. Faites un tour sur les aéroports de Paris, vous verrez de moins en moins de police française. Et on nous a dit ça sur EDF, on nous a dit ça sur tout et à la fin, tout est bradé. Donc, rares sont les pays qui privatisent leurs aéroports parce que ce sont des outils stratégiques, y compris pour lutter contre le réchauffement climatique, car c'est Aéroport de Paris qui fixent les taxes aéroportuaires. Et donc, l'État peut décider via Aéroport de Paris de baisser les taxes aéroportuaires pour les compagnies aériennes qui émettront moins de CO2. Voilà, ça, ce sera une politique publique.

Eh bien, nous n'avons pas confiance dans des opérateurs privés qui ne seront guidés que par la rentabilité. C'est pour ça qu'Aéroport de Paris doit rester public et qu'avec Gilles Carrez, nous menons ce combat. Aéroport de Paris a été créé en 45, je cite encore une fois 45, mais par le général de Gaulle dans un gouvernement auquel participaient des ministres communistes et c'est le ministre Tillon, communiste, qui a créé Aéroport de Paris. Est-ce que vous dites qu'entre Aéroport de Paris, la réforme de la retraite, de l'assurance chômage, le malaise dans les hôpitaux, le terreau est parfait pour une saison 2 des Gilets jaunes ?

Écoutez, moi, ce que je souhaite, c'est que le gouvernement crée les conditions de répondre à ce qui s'exprime dans le pays en matière d'emploi, de pouvoir d'achat, de vivre mieux et qu'on ne soit pas obligé de repasser par un mouvement social, par des crises, par... Voilà, enfin, je veux dire, c'est quand même terrible qu'aujourd'hui, pour se faire entendre, il faille secouer le cocotier à ce point-là. Vous avez vu que certains d'entre eux, d'ailleurs, souhaitaient s'engager sur les municipales. Vous êtes prêts à les accueillir sur des listes communistes ? Oui, mais je pense que sur les municipales, on regarde d'abord le projet qu'on veut défendre pour une ville.

C'est ça qui nous préoccupe.

14:26
Présentateur

Ah ben, ça tombe bien. Alors, ce sera quoi le projet des communistes après l'échec, on va dire, des européennes ? Vous espérez rebondir ? Ce sera quoi les ambitions du parti pour ces élections municipales ?

14:37
Fabien Roussel

D'abord, de défendre la commune. Comme je l'ai dit tout à l'heure, la commune, les communes rurales sont vraiment... 700 mairies communistes. Oui, c'est vraiment un enjeu pour notre pays. On a trop déshabillé les communes. On a trop fait de mal à nos communes. Donc, leur redonner des moyens, ça sera notre combat en tant que force politique. Et ensuite, les projets que nous allons défendre dans nos listes, c'est d'avoir des villes, des communes, des villages qui arrivent à avoir plus de moyens pour répondre aux besoins des habitants. Une ville qui défend ses services publics.

Une ville qui permette le vivre ensemble, c'est-à-dire qui crée les conditions que chacun se sente bien dans la commune. C'est les transports gratuits. C'est aussi favoriser les circuits courts. Donc, c'est la contribution pour le climat. C'est défendre les services publics dans les communes qui sont attaqués de partout. Ce sera les points principaux que nous mettrons en avant. Donc, le projet avant tout, ça veut dire que les alliances ne seront pas automatiquement reconduites là où il y a une majorité de gauche aujourd'hui ? Ce sera être le plus utile possible pour les populations. C'est-à-dire pas d'alliance automatique à gauche.

La commune, l'élection municipale, c'est une élection que les Français adorent parce que c'est celle où il y a le plus de proximité. Donc, ils peuvent toucher leurs élus, parler avec eux. Et donc, il faudra construire les rassemblements qui répondront le plus aux attentes des gens. Donc, ça va se construire avec eux. Nous, nous avons des axes forts que nous mettons en avant. Je vous ai parlé, transports gratuits, environnement, services publics, démocratie, une ville plus citoyenne, des tarifs accessibles pour tous et pas une ville coupée en deux entre les riches et les pauvres. Donc, c'est sur la base de ces propositions-là que nous construirons des rassemblements avec les gens.

16:15
Présentateur

Et vous allez parler avec les insoumis cette fois ?

16:17
Fabien Roussel

Pourquoi cette fois ? Je leur parle avec eux toute la semaine. Vous rigolez, quoi ? On est ensemble. On travaille. Vous savez très bien que les relations sont un peu chériches. On travaille avec tous ceux qui ont la bonne volonté et l'envie de faire gagner des listes sincèrement à gauche, honnêtement à gauche, entièrement à gauche et avec ça, on aura besoin de tout le monde. Nous pouvons montrer aux élections municipales que la gauche, punie, peut gagner et construire des projets qui peuvent répondre aux attentes de la population. Donc, il faudra résister aux listes de En Marche, empêcher que les listes de droite de la majorité ne gagnent.

16:58
Présentateur

Jamais de l'alliance avec En Marche, alors ? Jamais ?

17:00
Fabien Roussel

Ah ben non. D'accord. C'est pas possible. De toute façon, leur projet municipal va à l'encontre de ce que nous pouvons défendre.

17:07
Présentateur

Merci Fabien Roussel d'avoir accepté notre invitation aujourd'hui sur France Info. Merci Neila Latrousse. Merci à vous de nous avoir suivis. A demain pour l'interview politique. Merci à vous de whatnot.

17:16
Locuteur

Merci. Merci. Merci. Merci. Merci.