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InterviewRFI — Invité politique (sur Site radio)· 31 août 2026 8 minAutoproduitActualité / polémiqueBudget & impôtsÉconomie & entreprises

François Kalfon (Place publique): «Il y a une sorte de vote anti-Mélenchon qui s'est enclenché du fait de sa violence»

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:26OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'on peut, est-ce que vous pouvez prendre le risque d'un nouveau chaos politique en France ?

  • 3:20OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous pensez de cette candidature ? Est-ce qu'elle rebat les cartes ? Est-ce qu'affronter le patron du PS est à la portée de votre candidature ?

  • 6:52OuverteRéponse directe

    Est-ce que c'est un concurrent à la main de...

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:56Invité politiqueFait
    « Olivier Faure est légitime à se présenter en tant que Premier secrétaire »
  • 4:46Invité politiqueChiffre
    « 73% des électeurs socialistes considèrent que Jean-Luc Mélenchon est dangereux »

Temps de parole

  • François Kalfon74 %
  • Présentateur26 %

≈ 4,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonjour François Calfon, bienvenue sur RFI. Bonjour. Avant de partir dans la course à la présidentielle et les enjeux de la primaire à gauche, un mot justement sur ce périllé budget dont on vient de parler après le Premier ministre, c'est donc la porte-parole du gouvernement, Maude Bréjon, qui a appelé ce matin les socialistes à la responsabilité, alors qu'Olivier Faure laisse planer, on l'a dit, la menace d'une censure du gouvernement, à huit mois de la présidentielle, François Calfon. Est-ce qu'on peut, est-ce que vous pouvez prendre le risque d'un nouveau chaos politique en France ?

0:32
François Kalfon

Si j'écoute les commentateurs, c'est plutôt qu'à huit mois de la présidentielle, personne ne veut prendre le risque d'adopter un budget. Bon, si c'est le budget des petits pas de la quatrième voie présentée par M. Lecornu, il ne trouvera pas de porte ouverte. Si c'est un budget qui, comme l'an dernier, nous a permis par exemple la suspension de la réforme des retraites, qui était quand même demandé par plus de 80% des Français, eh bien il peut éventuellement y avoir une discussion. Alors c'est quoi les lignes rouges ?

Raphaël Glucksmann l'a indiqué, les lignes rouges, je vois encore les photos de dérèglement climatique, les images, c'est un budget qui en conséquence va faire en sorte que nous prenions en compte, de manière urgente, ce réchauffement climatique. Vous allez me dire, mais M. Calfon, c'est encore des dépenses ? Eh bien je propose, vous ne me l'avez pas dit, mais vous dites oui, vous êtes d'accord.

1:16
Présentateur

Vous me voyez arriver, vous avez l'habitude de cette question-là, la France est à dos, la dette explose, reproposer des dépenses, c'est peut-être pas d'actualité.

1:23
François Kalfon

Les Français sont tout à fait angoissés à l'idée de cette dette qui explose et d'impôts qui augmentent. Donc déjà, bien sûr, mais je crois que ce n'est pas prévu, pas d'impôts supplémentaires pour les classes moyennes et les classes laborieuses, mais simplement vous avez 211 milliards, suivant un rapport parlementaire, entre 180 et 211 milliards d'aides. Bercy reconnaît qu'il ne les connaît pas toutes, aux entreprises. Eh bien il faut le faire, ménage, dans les aides aux entreprises. Et là, il y a plusieurs dizaines de milliards d'euros à récupérer. Bon, mais il s'agit de passer un cap, parce qu'après, au lendemain de cette présidentielle, il faudra déployer d'autres priorités.

Et la priorité essentielle de la gauche, tout candidat confondu dans cette primaire, c'est de faire en sorte que le travail paye. D'où la proposition de Raphaël Glucksmann, que je porte ici et que je soutiens.

2:14
Présentateur

Allons-y, on est déjà dans le programme. Mais bon, allez-y. Je termine d'un mot. Bien sûr, bien sûr.

2:19
François Kalfon

La taxation des gros héritages, les petits 95% d'entre eux ne seront pas touchés, je tiens à rassurer les téléspectateurs, afin de financer des baisses de cotisations sociales salariales et de faire augmenter le salaire net. C'est tout à fait fondamental.

2:36
Présentateur

Donc vous dites, pas de budget de régression sociale, sinon ce sera la censure. Raphaël Glucksmann est sur la même ligne qu'Olivier Faure, en l'occurrence.

2:45
François Kalfon

C'est-à-dire qu'il a fait plus de propositions, il a plus déployé. Ce n'était pas une fin de non recevoir, quoi qu'il arrive. Mais je le dis, si c'est un budget de surplace, ce n'est pas à la hauteur des enjeux. On a obtenu l'an dernier un budget qui n'était pas un budget de surplace. Donc peut-être qu'on peut le faire cette année.

3:01
Présentateur

Voilà, on verra. De cette bataille du budget à la préparation de la primaire, la gauche se range en ordre de bataille. Cap sur cette primaire donc en octobre. Cinq candidats dont le vôtre, Raphaël Glucksmann. Et depuis hier, Olivier Faure, également engagé dans ce processus de départage. Qu'est-ce que vous pensez de cette candidature ? Est-ce qu'elle rebat les cartes ? Est-ce qu'affronter le patron du PS est à la portée de votre candidature ?

3:28
François Kalfon

Alors d'abord et avant toute chose, nous ne faisons pas subir aux Français une primaire sauvage, comme le fait le bloc central. Voilà, M. Attal a saturé les médias tout l'été. M. Philippe, se sachant un peu rattrapé, court de partout et court surtout après la droite dure, voire l'extrême droite.

3:44
Présentateur

Bien placé dans les sondages, Edouard Philippe, vous devez le reconnaître.

3:47
François Kalfon

Mais nous, nous ne voulons pas infliger ça aux Français. C'est-à-dire qu'il y a plusieurs candidats. Il y aura un ou une candidate qui sortira. Et pour répondre très nettement à votre question, bien sûr qu'Olivier Faure est légitime à se présenter en tant que Premier secrétaire. C'est l'élection ultime. Mais mes camarades, ceux qui s'engagent dans cette primaire, et je souhaite qu'il y en ait beaucoup, peuvent légitimement se poser deux questions. Quelle est l'équation efficace pour gagner ? Car il ne s'agit pas simplement de témoigner.

Et à ce moment-là, ça nous intéresse d'avoir un candidat, Raphaël Guzman, qui a un score à deux chiffres, et qui peut, grâce au booster de cette primaire, se hisser au niveau en tête de la gauche, comme il a déjà fait aux élections européennes, et pourquoi pas au second tour. Donc ça, c'est la première question. La deuxième question, elle est plus politique. Est-ce que nous devons, comme ça, embrassons-nous, folle ville, folâtrer avec les insoumis ? 73% des électeurs socialistes considèrent que Jean-Luc Mélenchon est dangereux, qu'il les inquiète. Eh bien, je crois qu'il faut avoir la grande sagesse de les suivre, et d'avoir une proposition politique claire. Pourquoi ?

Eh bien parce que si nous donnons le signal, Jean-Luc Mélenchon, que finalement, certains candidats seraient plus candidats à préserver les postes législatifs qu'il y a à la présidentielle, alors nous validerons Jean-Luc Mélenchon, et il sera lui-même, puisqu'il a du métier au second tour. Je le dis avec force ici à votre antenne, ceux qui ne veulent pas de Marine Le Pen au pouvoir, et elle a un pied et demi déjà à l'Élysée, et qui ont le cœur à gauche, doivent voter, soutenir une formule politique qui permette d'éviter ce drame. M. Mélenchon, allons au bout ! M. Mélenchon est compté depuis au moins deux ans à 30% au second tour, c'est-à-dire que Marine Le Pen l'emporterait à 70%.

Raphaël Glucksmann est compté à 45%, donc on n'est pas à la marge d'erreur. Mais le retard se rattrape. Avec M. Mélenchon, il y a une sorte de vote, ça n'est pas le fait de nos prises de position, de vote anti-Mélenchon qui s'est enclenché du fait de sa violence, du fait de l'essentialisation. Donc je préfère que...

5:53
Présentateur

Pour autant, Jean-Luc Mélenchon est dans la dynamique, alors que vous, vous n'en êtes encore qu'à la préparation d'une primaire. Il n'est pas sûr encore que Raphaël Glucksmann...

6:01
François Kalfon

Oui, mais c'est la différence entre un parti autocratique et un parti démocratique. Vous savez, ensemble, on va plus loin, même si seul, on va plus vite. Et on a décidé d'aller plus loin ensemble, et je pense que le temps que nous prenons, vous savez, fin octobre, mi-octobre, c'est terminé cette histoire-là de primaire. On va rentrer pleinement en campagne. Nous préparons les choses, le débat est public, donc c'est un élément de la campagne. Et quant à la question de Jean-Luc Mélenchon qui serait en dynamique, il est rentré très tôt, comme il est fait chaque année, mi-août, avec les amphis, comme on appelle ça. Il a finalement recueilli des soutiens supplémentaires.

Et je constate que depuis la dernière vague de sondage, et l'impression qui est faite par la campagne de Raphaël Glucksmann, Jean-Luc Mélenchon est plutôt en régression. D'ailleurs, dans un sondage IFOP, dans l'hypothèse où ce serait Gabriel Attal, Jean-Luc Mélenchon et Raphaël Glucksmann...

6:48
Présentateur

Vous croyez, vous pensez que la dynamique viendra après la primaire ? Après la primaire, il y a aussi François Hollande qui est là, en embuscade. Il ne participe pas, lui, à cette primaire. On dit qu'il attend les sondages de novembre qui pourraient être en deçà qu'espérés pour reprendre la main. Est-ce que c'est un concurrent à la main de...

7:12
François Kalfon

Écoutez, moi, je suis dans le pôle social-démocrate du Parti Socialiste. J'ai de l'amitié pour Raphaël Glucksmann, je viens de le dire, pour Bernard Cazeneuve, voire pour François Hollande. Et je suis allé voir...

7:23
Présentateur

C'est un ex-président, quand même, il s'est...

7:25
François Kalfon

Tout à fait. Je suis allé voir François Hollande en juillet, puisqu'il se posait la question de sa participation ou non à la primaire. Je lui ai dit, François, il faut que tu viennes à la primaire. Donc maintenant, moi, en militant discipliné, je choisis les gens qui sont à la primaire. Et je ne me situe pas, vous m'avez entendu, dans l'hypothèse où ça échouerait. Bref, ce serait une attitude paradoxale qui consisterait pour quiconque, et les gens vont bien le comprendre, à appuyer à la fois sur l'accélérateur et le frein. Donc je ne me situe pas là-dedans.

7:50
Présentateur

Donc François Hollande, ce n'est pas un problème pour...

7:54
François Kalfon

Après, François Hollande a dit lui-même...

7:56
Présentateur

Pour Raphaël Glucksmann, pas pour le moment.

7:58
François Kalfon

François Hollande a dit lui-même que si la dynamique était là, il ne serait pas un empêcheur. Je pense qu'il s'est fixé décembre. Je pense qu'en décembre, et Bernard Cazeneuve, et François Hollande, et Raphaël Glucksmann ne soutiendront qu'une seule et même candidature.

8:12
Présentateur

Merci François Calfon. Merci d'être passé RFI. Bonne journée.

8:15
François Kalfon

Merci à vous.