JULIEN ODOUL est SEUL CONTRE TOUS dans BFM GRAND SOIR !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 12 %Attaque 62 %Défensif 25 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:05FerméeRéponse directe
Vous avez découvert cette affaire quand ?
- 0:17OuverteRéponse directe
Votre première réaction à ce moment-là ?
- 4:42OuverteÉludée
Est-ce qu'il n'y a pas, entre guillemets, des ennemis de l'intérieur ?
- 6:09OuverteRéponse directe
Est-ce que le fait que M. Bardella soit promis pour Matignon peut justifier cette attaque ?
- 7:20RelanceRéponse directe
Vous disiez tout à l'heure que tout ça est absolument inimaginable. La difficulté que vous avez...
- 11:46OuverteRéponse directe
Votre première réaction ce soir ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:24PrésentateurFait
« C'est du délire et qu'on est dans une campagne extrêmement violente, parce qu'on sait depuis quelques années maintenant que tous les coups sont permis de la part de nos adversaires politiques et surtout médiatiques »
- 0:45PrésentateurPromesse
« Tout ça va se régler devant les tribunaux, que Jordan Bardella a déposé plainte, et que, évidemment, nous allons nous défendre et gagner »
- 1:21PrésentateurFait
« Nous, on fait une campagne sur le fond, Marine Le Pen propose sur le logement, Marine Le Pen propose sur le pouvoir d'achat, sur la baisse des taxes sur les carburants »
- 4:31PrésentateurFait
« Mediapart est un média islamo-gauchiste, d'extrême-gauche, vous l'appelez comme vous voulez, il y a une obsession pour démolir le Rassemblement National »
- 7:11PrésentateurFait
« Il n'y a aucun argument de fond qui nous sont opposés sur ce qu'on propose, sur le logement, sur le pouvoir d'achat, sur la sécurité »
- 8:23PrésentateurFait
« On a fait le ménage. On a fait le ménage, et on ne peut pas reprocher au Rassemblement National, quand il découvre des candidats ou des membres de son parti qui ne correspondent pas à nos valeurs, justement, de les exclure très très rapidement »
- 13:51PrésentateurFait
« Plus on a ce genre d'attaque et plus on monte dans les sondages »
- 16:46PrésentateurFait
« Moi ce que je trouve terrifiant, c'est cette théorie du complot »
- 24:41InvitéChiffre
« 62% des articles de Mediapart sont contre la droite et le RN »
- 28:34PrésentateurFait
« Le fait est qu'on a aujourd'hui des témoignages qui font, qui sont vraiment tous les tropes antisémites qu'on peut connaître »
- 29:30PrésentateurFait
« Je suis stupéfait par la virulence des propos antisémites attribués à Jordan Bardella »
- 36:22PrésentateurFait
« Les propos sont fous et justifient la plainte de Jordan Bardella en diffamation. »
Temps de parole
- Présentateur45 %
- ?17 %
- Invité12 %
- Invité 210 %
- Invité 38 %
- Locuteur non identifié3 %
- Locuteur non identifié 22 %
≈ 41,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Naudoul, soyez le bienvenu, merci d'être avec nous ce soir, député du Rassemblement National. Vous l'avez appris quand, vous
? Vous
avez découvert cette affaire quand ? Ce matin, comme tout le monde. Ce matin ? Nous, on l'a découvert un peu plus tard. Moi, j'ai découvert ça avec les premiers articles. Votre première réaction, c
'est
quoi à ce moment-là
?
Que c'est du délire et qu'on est dans une campagne extrêmement violente, parce qu'on sait depuis quelques années maintenant que tous les coups sont permis de la part de nos adversaires politiques et surtout médiatiques, et notamment de Mediapart, qui n'en est pas à son coup d'essai vis-à-vis du Rassemblement National, que c'est une construction aussi absurde qu'abjecte sur le fond, et que de toute façon, tout ça va se régler devant les tribunaux, que Jordan Bardella a déposé plainte, et que, évidemment, nous allons nous défendre et gagner, puisque tout a été inventé de toute pièce.
Enfin, n'importe qui aujourd'hui en France, qui connaît le Rassemblement National, y compris d'ailleurs nos opposants, savent pertinemment que tout cela est faux, que tout cela est infondé, et que tout cela a été construit pour nous nuire, parce qu'il n
'y
a pas d'argument en face. On est au début de la campagne présidentielle, et on observe que, mis à part ces attaques bêtes et méchantes, il faut bien le dire, il n'y a pas d'argument de fond. Nous, on fait une campagne sur le fond, Marine Le Pen propose sur le logement, Marine Le Pen propose sur le pouvoir d'achat, sur la baisse des taxes sur les carburants. En face, on ne reçoit que ce genre de construction, de mensonge, de manipulation. Je trouve ça assez
navrant pour la campagne présidentielle.
–
Vous vous dites construction, mensonge, manipulation,
vous dites que ça ne repose sur rien, etc. – Il n
'y a
rien. À l'heure actuelle, on parle sur du vent, nous sommes d'accord, Mediapart a sorti son article, il n'y a rien, il n'y
a
aucune preuve de quoi que ce soit. – Mediapart affirme avoir tous les messages dont il parle, affirme avoir tous les messages dont il a extrait un certain nombre de phrases, Mediapart
dit un message.
– Qui sont des faux,
comme l'a dit Jordan Bardella. – Alors ça c'est
la théorie de Jordan Bardella, c'est ce qu
'il
disait tout à l'heure. Il dit, soit c'est Mediapart qui a tout inventé, soit d'autres ont inventé
et
l'ont donné à Mediapart. – Et Mediapart s'en sert, parce que Mediapart,
il
faut le savoir, ce n
'est
pas un média comme un autre. Je veux bien qu'on mette Mediapart au même rang que de grands médias. Mediapart,
c
'est une officine d'extrême gauche qui a été fondée par un personnage aux idées nauséabondes, il faut bien le dire, et on se rappelle notamment des réjouissances d'Edoui Plenel après les attentats du groupe terroriste arabe septembre noir contre les sportifs israéliens. Edoui Plenel s'en était réjoui à Munich en 1972, exactement. C'est un adversaire farouche, obsessionnel du RN qui matin, midi et soir… – Mais c
'est aussi un média
Julien
Audou qui a sorti des dizaines et des dizaines et des dizaines d'affaires. – Oui, et il y a aussi des faux.
Il y a eu des affaires effectivement qui étaient, j'allais dire, pertinentes sur le fond, on s'en rappelle, l'affaire Cahuzac et d'autres, mais il
y
a eu aussi beaucoup d'affaires qui étaient basées sur des faux, des articles qui étaient mensongers, des sources, mais plein d'articles qui viseront le RN, comme par hasard, vous pourrez en retrouver si vous le souhaitez. – Mais vous en avez forcément en tête donc
?
– Oui, il y en a tellement, vous savez, Mediapart, c'est une obsession. –
Mais ils n'ont
jamais été condamnés pour ça, Mediapart. Il y a plusieurs procès qui leur ont été intentés et jamais personne n'a pu apporter la preuve
qu'ils
ont mentis. Ils ont eu 370 procès.
– Oui,
la France insoumise n'a jamais été condamnée pour antisémitisme, pourtant c'est un parti passionnément antisémite.
– Là on parle, c'est un peu différent, là on parle de… –
Alors
je vous laisse…
–
Il y a
une courroie de
transmission, ça c'est vous qui le dites, et la France insoumise sera libre derrière de vous attaquer, évidemment. – Mais ils ne le
feront pas.
– On parle d'un média qui, attaqué en diffamation, doit ensuite apporter effectivement la preuve, et ils n
'ont
jamais été pris en défaut des preuves qu'ils ont… Il n
'y a
pas eu un moment où vous dites, Mediapart, si vous dites qu'il y
a
une orientation politique, mais il n
'y a
pas un moment où vous dites,
c'est Mediapart, c'est sérieux.
– Il y
a
comme une orientation politique. – Je veux… –
Non, non, non. – C'est pas à
moi de dire ça, vous, vous avez cette opinion de Mediapart. Je constate simplement qu'ils ont sorti des affaires sur
tout le spectre
politique.
–
Je ne vous
mets pas
en difficulté. – C'est vrai ou pas
qu'ils
ont
sorti des affaires sur la totalité du spectre politique ?
– On
peut
dire que
Mediapart a un prisme politique, quand même.
– Objectivement, mais je veux dire, il
n
'y
a rien de choquant de dire
la vérité. – D'un point de
vue factuel, sur les enquêtes et les différents scandales qu'ils ont révélés, ils ont touché tout le spectre politique. C'est vrai ou c'est pas vrai
?
– C'est vrai, mais pour autant, vous le voyez dans leurs articles, dans leurs pensées, dans leur idéologie, qui est une idéologie islamo-gauchiste, excusez-moi, Mediapart est un média islamo-gauchiste, d'extrême-gauche, vous l'appelez comme vous voulez, il y a une obsession pour démolir le Rassemblement
National, y compris avec de fausses informations. – Julien O'Doul, est-ce que dans la formation du Rassemblement National, comme dans toutes les formations politiques, que ce soit en France ou à l'étranger, est-ce qu'il n'y a pas, entre guillemets, des jaloux, des ennemis de l'intérieur ? Parce que là, sont pointés notamment des courriels, ou des échanges en tous les cas, avec des militants, de la cellule… –
C
'est de ça dont on parle,
ce sont des échanges entre militants, de militants à militants.
– Vous l'avez
lu.
–
Où
était adhérent M. Barbella ?
– Premièrement, je vous dis que tout cela repose sur du vent.
–
Si c'est vrai !
–
Non mais je vous dis, c'est faux. Donc tout cela repose sur du vent. Et ensuite, par rapport à ce que vous dites sur, entre guillemets, les ennemis de l'intérieur, c'est vieux comme Périclès.
– Oui, mais ça
c'est
ce que je veux dire. – On est
toujours trahis par ses plus proches, on est toujours trahis par des gens qui ont été frustrés.
–
D'accord.
–
Non mais voilà, après je ne sais pas de quoi il retourne. Je ne sais pas, et comme Jordan Bardell l'a dit, soit c'est une opération construite par Mediapart pour nuire au RN, à un moment où on est très haut dans les sondages, à un moment où on a un groupe au Sénat, etc., où il y a quand même des perspectives de victoire pour la présidentielle, ou alors effectivement, ça profite à quelqu'un d'autre, à un autre parti politique, à d'autres responsables politiques, y compris effectivement à des gens qui étaient peut-être chez nous avant, et qui ont des griefs à l'endroit du RN aujourd'hui. – Qui
par exemple ?
–
Et qui se
servent ? – Je n'en sais rien, je n'ai aucune information là-dessus, et d
'ailleurs
comme tout
le monde.
– Est-ce que, à l'appui de ce que je viens de vous dire, est-ce que le fait que M. Bardella, si d'aventure Mme Le Pen est élue, le fait que M. Bardellois soit promis pour Matignon, est-ce que ça ne peut pas être justement un objet, un sujet à l'intérieur de votre formation,
ou
dans la branche nationaliste, plus largement, qui peut justifier justement de détruire sa réputation, et de l'attaquer ? –
Non, je pense que ce qui motive aujourd'hui…
– Ça fait
l'unanimité,
il sera Premier ministre si
Mme Le Pen sera élue,
il est élue. – Le ticket fait l'unanimité, que ce soit Marine Le Pen comme Président de la République, et Jordan Bardella comme Premier ministre, il fait l'unanimité, je vous rappelle qu'il a été élu en 2022 Président du Mouvement, avec un score très important, près de 85% des voix, donc il n
'y
a pas d'ambiguïté, et il fait l'unanimité. Pour autant, nos adversaires, effectivement, voient d'un très mauvais œil le fait que l'on gagne dans quelques mois, qui n'ont aucun argument, je le redis, il n'y a aucun argument de fond qui nous sont opposés sur ce qu'on propose, sur le logement, sur le pouvoir d'achat, sur la sécurité, sur tous les… – Juste un point, Jean-Laurent Doul, avant de faire rentrer vos adversaires, enfin certains de vos adversaires politiques, juste une chose, vous disiez tout à l'heure, tout ça est absolument inimaginable. – Oui.
– La difficulté que vous avez, c'est que les accusations qui sont portées ce soir par Mediapart, et on verra ce qui se passe, puisqu'il y a une action en justice, etc., les accusations portées par Mediapart, elles font écho
à
un certain nombre d'autres affaires, on se souvient des « brebis galeuses », je mets des guillemets, que vous avez dû évacuer de votre parti, à la hâte, pour ce genre d'accusations aussi, on se souvient d'un certain nombre de photos, etc., vous voyez, de candidats dans votre camp, qui ont été pris la main dans le sac, justement, avec tel ou tel chapeau nazi, ce genre de choses. C'est ça aussi qu'il y a en fond derrière cet article de Mediapart, c'est ce terreau-là qu'il y a dans cet article aussi.
– Bon, alors, après, il faut être tout à fait objectif, qu'il y ait eu des candidats qui, soit n'avaient pas le niveau, soit avaient des propos délirants, complotistes, ou que totalement incompatibles avec nos statuts et nos valeurs, on a fait le ménage. On a fait le ménage, et on ne peut pas reprocher au Rassemblement National, quand il découvre des candidats ou des membres de son parti qui ne correspondent pas à nos valeurs, justement, de les exclure très très rapidement. Contrairement à d'autres où ils sont promus, où ils deviennent même députés, y compris quand ils sont fichés S, etc., comme Raphaël Arnaud, par exemple. –
Mais
là, enfin,
ce
que vous me dites n'a aucun lien, de près ou de loin, avec la manipulation grossière de
Mediapart. – Monsieur O'Toole, si
vous avez lu l'article, au-delà des propos qui lui sont rapportés, et qui provoqueraient l'exclusion de toute personne dont il serait avéré qu'elle les ait rapportés. – Au conditionnel, oui, tout à
fait.
– C'est vrai que si n'importe qui chez vous, ou dans un autre parti, puisque c'est passif de la loi pénale, ce n
'est
pas discutable. Mais au-delà de ça, dans cet article,
il
y a tout un biotope de Saint-Saint-Denis, puisque au-delà de Jérôme Bardella,
il
y a des
échanges de Jordan
Bardella, il y a des échanges de mails entre membres de la fédération qui tiennent des propos épouvantables.
–
Non
mais,
on
parle de quoi ? Déjà, moi, j'attends de voir
les
preuves de Mediapart, parce que là, encore une fois, ce soir, on discute sur du vent. – Du vent, on discute sur
une enquête
journalistique
? – Non,
mais ce
n'est
pas une enquête journalistique. – C'est une enquête journalistique qui
obéit au règne du contradicte.
–
C
'est une torpille militante, qui est soit téléguidée par un parti politique ou des adversaires politiques, soit qui est montée de toute pièce par Mediapart. Donc, ce n
'est
pas une enquête journalistique.
–
Oui,
mais ça,
la
justice va avancer du coup.
– Voilà, oui, son avocat, on l'entendra tout à l'heure dans un instant. – Et puis,
à un moment donné, Jordan Bardella, ça fait longtemps qu'on le connaît maintenant. Ça fait longtemps que les Français le voient à l'œuvre. Ça fait longtemps qu'on enquête sur lui, complément d'enquête. D'ailleurs, on n'avait rien trouvé, complément d'enquête. Pourtant, là, pour le coup, c'est des enquêtes journalistiques. Jordan Bardella,
ça
fait très très longtemps qu'il est laserisé matin, midi et soir, qu'on observe ce qu'il mange au petit déjeuner, ce qu'il dit, ce qu'il ne dit pas, ce qu'il pense le soir en se couchant. La réalité, c'est qu'il est irréprochable. Et peut-être ce
qu
'on lui reproche le plus, c'est d'avoir mené et d'avoir conduit le Rassemblement national au niveau où il est avec Marine Le Pen actuellement et de pouvoir demain être le Premier ministre de la France. – Dans un instant avec nous en plateau, Priscatène, Alexandre Ouizil, avec vous, Julien Audoul. Mais on va réentendre, effectivement, Jordan Bardella tout à l'heure sur CNews. Jordan Bardella qui dit précisément, l'antisémitisme, la lutte contre l'antisémitisme, c'est mon combat.
–
S'il y a bien un sujet sur lequel
vous
ne trouverez pas d'ambiguïté de ma part, c'est sur le sujet de la lutte contre l'antisémitisme. Ces propos orduriers relèvent du délire. Voilà, donc j'ai demandé évidemment à mon avocat d'intervenir et j'espère que nous en saurons plus parce qu'il y a manifestement une tentative de déstabiliser la campagne, comme par hasard à quelques mois d'une élection où nous sommes donnés en tête. Et encore une fois, je pense que les Français ne sont pas dupes de cela. Tout sera fait pour nous atteindre et tout sera fait pour déstabiliser la campagne.
–
Avec nous donc, Priscatèvlo, bonsoir. Merci d'être là, député Renaissance des Hauts-de-Seine, Alexandre Ouizil, bonsoir. – Sénateur socialiste de l'Oise et porte-parole du PS, Priscatèvlo, votre première réaction ce soir.
–
Écoutez, moi ce que j'ai plutôt envie de dire, c'est que j'appelle les 35% de Français qui aujourd'hui déclarent sondage après sondage qui veulent confier leur avenir et les clés du pays au rassemblement à se réveiller. Derrière cette affaire dont on verra quelles sont les issues au travers des tribunaux et décidément, j'ai envie de vous dire, il n
'y a
pas un hiver qui suit sans que le RN ne
se
retrouve pas dans les tribunaux, c'est quand même un truc à souligner quand même. Il y a quand même une longue traversée sur ces enjeux-là. Il y a les sénatoriales très récemment, cette semaine, la semaine dernière, où il y a eu un candidat au sénatorial, Éric Minier, qui était aussi issu d'un groupuscule néo-nazi. Il y a eu la phrase, qu'il a décrit de lui-même comme malheureuse, mais quand même, d'un slogan nazi, le travailleur en libre. Il y a eu les fameuses brebis galeuses, mais qui arrivaient toutes les semaines par troupeau pendant 2024. Je veux dire, à un moment, ce n
'est
plus des exceptions,
c
'est une stratégie et une promesse pour l'année prochaine. Et je trouve la défense assez faible, je le dis assez simplement. Je ne parle pas que de ce qui a été révélé dans Mediapart là, puisque
j
'entends qu'il
y a
une action en justice qui a été annoncée par Jordan Bardella lui-même au travers de ses avocats, mais je parle d'une succession,
d
'une succession d'affaires qui entachent réellement votre volonté d'en finir avec le passé du Front National. Et je le dis, la flamme est toujours bien réveillée au RN. Et vous le savez très bien, Julien Audoul. C'est quand même assez impressionnant. Donc, soit à un moment, vous reconnaissez qu'il
y a
un problème chez vous
et
vous faites quelque chose, soit vous dites, circulez, il n
'y a
rien à voir. Et c'est d'autant plus embêtant parce que c'est inquiétant de ne pas réaliser à
quel point... Ça vous inquiète, oui, c'est sûr. Mais oui, ça m'inquiète parce
que nous sommes en France
et que ça réveille une
histoire collective qui malheureusement se rappelle à nous.
Julien Audoul, qu'est-ce que vous répondez à Priscaté ? Que c'est du grand n'importe quoi. Premièrement, les Français regardent ça de manière extrêmement désabusée en disant qu'est-ce qu'ils vont encore leur sortir pour éviter qu'ils accèdent au pouvoir. Parce que c'est ça, en fait. Mais j'allais dire qu'ils continuent. Vous savez, plus on a ce genre d'attaque et plus on monte dans les sondages. Les gens sur le terrain, ils ont bien compris que le RN, lui, avait à cœur de formuler des propositions et de faire de cette campagne un vrai choix de société. Un vrai choix de société. Pas un déferlement de boules puantes. Pas un bombardement de fake news. Pas de la manipulation grossière.
Donc moi, j'aimerais que Priscatévenot et les autres
représentants de
la Macronie finalement fassent preuve à la fois d'un petit peu d'humilité, d'un
petit
peu de calme et surtout d'un petit peu de recul.
On en appelle à la réplique. Aujourd
'hui, Mediapart, de prendre pour argent comptant ce que balance Mediapart. Quand on connaît Mediapart, et aujourd'hui, vous savez, vous avez deux personnes qui se réjouissent de ce qui se passe. Aujourd'hui, ce sont deux antisémites. C'est Jean-Luc Mélenchon et un Soral. Vous
avez deux personnes
qui se réjouissent de tout ça et ça fait le jeu effectivement de tous ceux qui espèrent d'une manière ou d'une autre freiner le Rassemblement national comme si ça allait détourner
une
grande partie du
peuple français qui ne veulent plus vous faire confiance.
Vous avez l'opportunité d'expliquer ce qui est là et je pense que c'est important de le faire. On est en France, on parle de sujets extrêmement importants qui rappellent
malheureusement à
notre... Exactement, et en République.
Avec la présomption d'innocence.
Mais c'est pour ça que je... Allez,
ne parlons pas... Vous
savez quoi ? Ne parlons pas du sujet Mediapart.
Parlons
des brebis galeuses, parlons de ce candidat au sénatorial. Là, là, il y a quelques semaines qui était un ancien d'un groupuscule néo-nazi, parlons de le travail libère, enfin, rend libre, je veux dire, un
moment...
Pourquoi c'est toujours chez vous les brebis galeuses
? Le travail rend libre, c'est la phrase qu'il y a eu Jean-Philippe Tanguy
et qui
s'est défendue derrière. Non,
mais je veux dire, c'est toujours...
Quand vous avez un président... C'est toujours du même côté que Cressa, en fait.
Quand vous avez
un président de la République
qui refuse de participer
à la marche
contre l'antisémitisme, quand vous avez un président de la République qui dit que la riposte d'Israël c'est de la barbarie, quand vous avez
un président de la République qui reconnaît l
'existence d'un État de Palestine
qui serait
dirigé par le Hamas,
quand vous avez encore il y a
quelques jours à la tribune de l'ONU
un président de la République qui
ment en
disant
que le Hamas ne sévit pas en Cisjordanie, en Judée-Samarie,
alors même qu'un nos
compatriotes a été massacré par un terroriste du Hamas deux jours avant, pas de leçon
! L'indignation pour cacher ce que vous êtes réellement encore en arrière-boutique ne sert à rien. Et franchement, vous devriez avoir un peu cette capacité...
Je sais ce qu'est Jordane Bardella et je sais ce qu
'est
le Rassemblement national.
Et je sais qu'il représente
un espoir pour des millions de Français, quels que soient
les... Il y aura une question,
Julien Audout, dans un instant sur... Comment dire ? C'est pour ça que je vous en ai dit tout à l'heure ce que vous saviez et à quel moment vous l'avez su. Parce que visiblement, Marine Le Pen a tout découvert cet après-midi.
C
'est en tout cas ce qu'elle a raconté. On verra l'extrait dans un instant. Mais Alexandre Ouizil, comment vous réagissez-vous ce soir ? Non, moi ce que je trouve terrifiant, c'est cette théorie du complot. Vous faites comme si Mediapart, les Français les connaissaient bien. Oui, les Français les connaissent bien. Ils savent que ce sont ceux qui, dans ce pays, depuis 15 ans, depuis 20 ans, révèlent des affaires. Et d'ailleurs, ils le font pour tout le monde. Moi, je suis un homme de gauche. J'ai connu l'affaire Cahuzac. J'ai connu l'affaire Denis Bopin. J'ai connu l'affaire Aquilino Morel.
En fait, ils ne sont pas dans une logique de choix politique, de on va se faire le Rassemblement national. Ils s'occupent, ils font des enquêtes.
Vous
l'avez rappelé tout à l'heure sur ce plateau. C'est factuel. C'est tout à fait factuel. Donc, le fait d'attaquer la presse bille en tête comme vous le faites ce
soir.
Mais bien sûr que c'est la presse. Et c'est la plus
grande presse d'investigation peut-être qu'on est dans ce pays. C'est la presse. Ça vous déplaît, mais c'est la presse. C'est la presse. C'est la presse qui a révélé un nombre considérable d'affaires dans ce
pays.
Vous
pouvez
continuer comme ça, mais vous vous décrédibilisez. Les Français
connaissent Mediapart.
Ils savent. Ils savent qu'ils ne font pas de choix entre la
gauche, la droite, l'extérieur.
Ils voient qu'il y a une enquête. Et par ailleurs,
on lit chez certains journalistes qui sont d'ailleurs de votre obédience politique que tout ça vient du Rassemblement National lui-même. Que demain, nous aurons des révélations. Vous y faisiez référence tout à l'heure d'une manière un peu différente. Yves Tréard, qu'est-ce que vous avez à dire là-dessus ? Oui, que ça vient du Rassemblement National, visiblement. Qu'est-ce que vous pouvez nous dire de ça ? Non mais, je n
'ai
rien à vous dire de ça. D'une, parce que ce que vous dites est totalement délirant d'un point de vue... Mais qu'est-ce que je dis de délirant ? Sur Mediapart.
Que c'est un journal
d'investigation ?
C'est délirant de le dire ? Non, ce
n
'est
pas un journal d'investigation.
Ah bon, d'accord.
Alors, ce n
'est
pas parce que vous êtes de gauche que ce sont vos amis idéologiques qu'il faut... Mais ils ont traîné
un ministre socialiste... Mais il y a combien de temps ? Mais il y a combien de temps ? Mais quand on était aux affaires, quand il y avait des affaires, monsieur. Donc arrêtez de dire... Arrêtez de dire n
'importe quoi.
C'est un journal d
'investigation qui est
une cible personne
ou
tout
le monde. C'est une
officine
militante
qui n'a qu'un seul but aujourd'hui. Mais nous voyons ce que le
Rassemblement National fait de
la presse dans ce pays. Mais ce n'est pas
la presse.
C'est la presse.
Ce n'est pas la presse. Non, non, ce n'est pas la
presse. Julien
Ardoux. C'est une officine militante. Je voudrais qu'on écoute ce que disait tout à l'heure Marine Le Pen. Parce que là aussi, ça interroge. On était avec l'avocat de Jordan Bardella tout à l'heure en plateau qui nous explique que Jordan Bardella a été prévenu ce week-end, que Mediapart lui a adressé un certain nombre de questions. Donc Jordan Bardella le savait dimanche. Dimanche soir, l'avocat de Jordan Bardella le savait. Or, cet après-midi, Marine Le Pen, face aux caméras, semble découvrir cette affaire. On écoute.
Vous
êtes gentil. Je n'ai pas lu... Vous savez très bien que je suis ici depuis des heures. Je n'ai absolument pas lu ce dont vous parlez. Ça me paraît totalement délirant. Je vous le dis tout net. J'espère que l'intégralité de ceux qui sont mis en cause déposeront immédiatement une teinte en diffamation contre Mediapart qui m'apparaît proférer des accusations juste folles. Vous m'entendez ? C'est fou. Voilà. Passons aux choses sérieuses. Est-ce que vous en aviez déjà entendu parler ? Je ne sais même pas de quoi on parle en fait.
Je
ne sais même pas de quoi on parle. Non mais... Pardon, mais le peu que m'a dit madame, le peu que m
'a
dit madame me paraît tellement, totalement dingue que je suis absolument convaincue qu'une action en diffamation va être introduite dans les minutes qui ont suivi cette folie pure.
Et
ça
nous est
à
l'inquiéter de Mediapart ? Non mais si vous ne m'interrogez pas sur le logement, je vais aller,
vous voyez, aller travailler parce qu'on est là...
Non mais si vous m'interrogez, c
'est
le
bras droit, madame. Non mais madame, vous faites votre publicité, d'accord. Je n'ai aucune confiance dans Mediapart. Je pense qu'il y a des manières de se faire ou de manipuler les gens. Ce que vous me dites, je n'y crois pas. Voilà, je n'y crois pas du tout. Je ne
peux
pas être plus clair que ça. Je n'y crois pas du tout. Mais je n
'ai
même pas besoin d'en parler avec Jordan Bardella, vous voyez. Je n'ai même pas besoin d'en parler avec Jordan Bardella. Non mais ce n
'est
pas que ce n
'est
pas un sujet, c'est que c'est une dinguerie. Oui.
Voilà pour la réaction de Marine Le Pen. Tout à
l
'heure, c'était dans un salon de professionnels du BTP. Julien Aubert nous rejoint. Bonsoir, M. Aubert, merci d'être à la vice-présidente des Républicains et ancien député. Julien Aoudoud, quand même une question sur ce que l'on vient de voir. Marine Le Pen ne savait pas. C'est-à
-dire
que 24 heures après ou quasiment, Marine Le Pen n'a pas été mise au courant des accusations portées du fait que ça allait sortir dans la presse.
Ça
ne semble plus beaucoup. Non mais premièrement, Marine Le Pen est candidate à la présidentielle, elle n'a pas que ça à faire. Vous savez, elle n'a pas qu'à regarder, analyser les articles mensongers et les manipulations d'un torchon comme Mediapart. Et ensuite...
Ça peut poser sur la campagne.
Et ensuite... Mais non, je ne le souhaite pas et j'espère qu'on va un petit peu relever le niveau et aller sur le fond des propositions, des projets et des visions pour le pays. Mais là, très clairement, Marine Le Pen dit la vérité. On ne sait pas de quoi on parle.
À
l'heure où on parle,
on
ne sait pas de quoi on parle. On n'a aucune preuve, on n'a aucun élément, on a juste des allégations, on a des déclarations de la part de Mediapart qui ne se basent sur rien. Je vais
préciser les choses. On
parle sur du vent. Je vais préciser les choses. Mediapart dit nous avons les messages. Voilà. Nous avons des
échanges,
des échanges privés. Jordan Bardella a demandé les messages. L'avocat Jordan Bardella a demandé les messages. Et dans l'article, on n'a pas forcément de date précise, d'heure, etc. sur ces messages. Mais Mediapart présente ça comme étant des extraits de ces messages. Mediapart dit on a tout. Les messages ont été analysés de manière indépendante.
C
'est
comme ça que c'est présenté. Vous savez,
j'ai les codes nucléaires. Je vous le dis, c'est sûr, j'ai les codes nucléaires. Bon, ce n
'est
pas pour autant qu'il y aura un article et que vous allez m'inviter pour en parler.
Mais
Julien Odo, le Jordan Bardella lui-même dit Mediapart a l'habitude de feuilletonner et ils vont tirer,
il
dit exactement la deuxième cartouche, c'est lui qui le dit comme ça, la deuxième cartouche arrivera demain. Comment vous êtes si sûr que demain, la deuxième cartouche dont parle Jordan Bardella ce soir, ça ne sera pas une preuve que vous attendez ou que vous réfutez
?
Non, ce ne sera pas des preuves qui vont être balancées par Mediapart. Ça va être la construction d'un récit imaginaire fantasmé par Mediapart et effectivement, ils vont essayer de feuilletonner pour tenir ça le plus longtemps possible. Mais je vous le dis, ça va faire pchit. Vous
craignez pas
ça ? Ça va faire pchit parce que les Français ne les suivront pas. Ça pollue. Vous pensez que les Français ne vont pas prêter l'oreille à cela
? Mais on verra les sauvages
dans une seconde, pas sur cette affaire.
Sur cette affaire ?
Malheureusement, ils
vont y être contraints
et forcés puisque vous en parlez, tout le monde en parle, très bien. C'est difficile de ne pas en parler quand lui-même vient à la télé ce soir pour expliquer qu'il n
'a
rien fait. Mais très clairement, ce serait bien qu'on parle aussi et d'abord...
Mais vous savez comment
se passent malheureusement les campagnes présidentielles
? Oui, ça ne m'a pas échappé. Il y a
toujours des histoires, des affaires. Depuis 1969, il y a toujours eu des dossiers qui sont sortis et qui
ont
pollué les campagnes présidentielles. 69, je fais référence évidemment à
l
'affaire Markovic.
Mais vous voyez bien que ça sort opportunément à un moment où vous avez une série de sondages qui placent Marine Le Pen en tête et vainqueur de l'élection présidentielle dans tous les cas de figure. Ça
sort à un
moment
où on tient envers une historie comme on est sénatoriale avec un groupe parlementaire. Ça ne veut pas dire que ce soit faux. L
'affaire qui a frappé François Fillon est sortie opportunément. Elle est sortie... Mais ça ne veut pas dire que c'est faux. Ce sont deux éléments qu'il faut séparer. Après, objectivement, Mediapart...
C
'est vrai que Mediapart a aussi travaillé ici contre
le camp de Julien Aubert, contre le camp d'Alexandre.
Mediapart, je ne tire jamais sur le lampiste et sur le thermomètre. Je suis quand même allé regarder. Les trois dernières années, j'ai demandé à
l
'intelligence artificielle de me faire la répartition des articles. 62% des articles de Mediapart sont contre la droite et le RN. Vous
avez peut-être plus écouté ces dernières années
? Oui, il y a un biais. Ça doit être ça.
Je vois que la visite du pape vous a totalement
à décolorer sur vous. N'oubliez pas de porter une civile ce soir. Ne vous
confessez
pas mais
il
n'y a pas
de problème. Je n
'ai pas besoin de me confesser, moi, si vous voulez. Non, non, je n'ai pas mon nom de
chose.
Je n'ai pas besoin de vous
absurde.
Donc,
ensuite, ce qui est certain dans cette affaire au point politique, c'est qu'il va y avoir un mort à la fin. C'est-à
-dire
que soit Mediapart s'est fait entuber par quelqu'un, soit le dossier n'est pas friable. Et dans ce cas-là, la réputation de Mediapart sera réduite vraiment en cendres parce que c'est quand même une affaire qui est très lourde pour le principal intéressé. Soit ils ont raison
et
dans ce cas-là, je ne suis pas d'accord avec vous, quand vous dites Marine Le Pen a autre chose à faire. Quand votre futur Premier ministre qui devait être d'ailleurs président de la République est accusé de propos qui sont honnêtement ignobles, c'est évidemment un sujet politique et la priorité doit être de bâtir une communication là-dessus. Et je veux dire, qu'on dise que
c
'est une dinguerie, ce n
'est
pas la même chose de dire que c'est faux. C'est faux, c'est vrai, personne n'en sait en fait rien.
Jean-Denard Della
le sait.
Jean-Denard Della le dit que, évidemment, il ne va pas dire que c'est vrai. Mais si vous voulez, vous et moi, et eux, nous n'en savons absolument rien. La seule chose dont on peut débattre, c'est quel est l'impact politique et de quoi on a besoin éventuellement pour éclaircir. Parce que pour les Français, tout ça n'est pas, je dirais, ni à se concentrer sur le sujet de fond ni à croire en la politique.
Est-ce qu'Atano voulait réagir aussi ?
Non, moi, sur le sujet, ça serait faux, pas faux. Moi, je vois beaucoup, j'entends beaucoup Julien Oudoul depuis tout à l'heure taper sur les journalistes. Très bien. Et j'ai envie de dire, ce n
'est
pas nouveau au Rassemblement National de faire ça. Mais il faut
quand même
écouter ce que a dit Jordan Bardella lui-même en décidant de parler à la presse ce soir. Il explique quelque part et ça a été redit, ça a été rappelé que ça vient presque de l'interne, de chez eux. Donc ça veut dire quoi aussi de ce qui se passe au sein du Rassemblement National ? Et ça augure pas des choses très positives.
Oui,
mais
bon,
j'ai envie
de
vous répondre. Ils se
sont
normalisés ? J'ai envie de vous répondre. Ils se sont normalisés ? Oui, ils se sont normalisés. Ils sont normalisés. Ils sont normalisés. Non, excellent. Ne me
dites pas qu'on est...
C'est la règle.
Alors,
tout ce qui s'est passé au Parti Socialiste, ça vient de l
'intérieur du Parti Socialiste. Quand c'était chez les LR,
ça a risolé de chez les LR,
il faut toujours se méfier de ses amis. Et
je pense
que chez vous, il
y
a quelques dossiers aussi...
Pas sur l'antisémitisme. Mais pas sur l'antisémitisme. Oui, mais c'est pour ça que... Là, c'est quand même le
sujet. Je suis désolée,
monsieur Tréard, c'est quand même un peu le sujet. Si vous
permettez de...
Je
termine...
Non, mais
si je termine quand même
parce que
ça fait quand même dix ans que maintenant... Enfin, pas dix ans, mais
quelques années que je donne d'arrière ce soir. Et là, il est sur le
devant de la scène. Ça fait quelques années qu'il attire le regard, notamment, et les enquêtes des journalistes. Et donc, ce qui est assez étonnant, c'est que cette histoire, si elle est encore vraie
et avérée...
François
Pillon était
en politique depuis
45 ans. Exactement. Et on n'a
pas découvert ces propos tenus qu'il aurait tenus dans les années 2013-2014. Certes. Et ce qui est intéressant, c'est de se dire que si ça sort maintenant, il y
a
peut-être quelqu'un qui a intérêt que ça
sorte aujourd'hui.
Et
d'où le sujet ?
D'où ma question ? Et que ça vienne de l'intérieur.
Et d'où
ma
question
? Il se normalise. C'est un parti comme les autres.
Oui, mais quand vous dites
tout à l'heure... M. Vert,
quand vous dites tout à l'heure, revenons à la politique. En fait, quand on parle d'antisémitisme, on parle de questions politiques. En réalité, il y
a
une telle filiation historique au sein du Rassemblement National qui est, chacun le sait ici, un parti fondé par des Waffen-SS qui ont été... Vous voulez
qu'on parle de France-Pomiterran ? Allemands sur le front de l'Est. René Bousquet ? Qui
a fait du rafour crématoire, qui a fait l
'homme du
détail, qui a fait avec Golnisch...
Les chambres-miterran
qui
travaillaient pour le maréchal Pétain deux ans après le statut des Juifs.
Qui a fait en 2024
ce qui
a été dit,
c
'est-à-dire des candidats avec des képis
nazis. Le fait
est qu'on a aujourd'hui des témoignages qui font, qui sont vraiment tous les tropes antisémites qu'on peut connaître,
c
'est-à-dire le grand complot internationaliste, les Juifs sont dans la banque, enfin les propos sont ignobles.
C'est une question politique. Les propos n'ont pas été tenus, vous n'en savez rien. C'est une question politique. Vous parlez plutôt de l'antisémitisme aujourd
'hui que de celui supposé d'il y a 10 ans. Moi, qu
'on
parle de l'antisémitisme aujourd'hui, ce qui travaille
dans la société,
c'est un sujet important. Lorsque les propos auront été avérés, là oui, on pourra effectivement dire qu'il y a un sujet d'antisémitisme.
Il ne passe pas la vérité.
Par rapport à ça, Julien Audoul, Marine Le Pen et Jordan Bardella
ont
fait, affichent le combat contre l'antisémitisme comme un de leurs combats, j'allais dire, oui, un combat viscéral. Je voudrais qu'on écoute ce soir la réaction de Jonathan Arfi, le président du CRIF, après donc ces révélations de Mediapart, et je vous laisse réagir juste après.
Je
suis stupéfait par la virulence des propos antisémites attribués à Jordan Bardella. Il témoigne, je crois, d'un démenti cinglant à ce qu'est la stratégie de dédiabolisation du Rassemblement national. Il y a une interrogation, comment quelqu'un qui a tenu de tels propos antisémites a-t-il pu ensuite avoir un itinéraire aussi prodigieux au sein d'un parti qui prétend avoir changé, qui prétend lutter contre l'antisémitisme ? Et puis, je suis aussi interpellé par une chose, ces propos ont été visiblement tenus sur des groupes, donc des espaces collectifs. Pourquoi n'ont-ils pas suscité de réactions ? Pourquoi n'y
a
-t-il pas eu de sanctions ou de gens qui se soient levés contre de tels propos antisémites
? –
Il y
a
un Arfi qui ne prend pas
de précaution. – Non, pas
de précaution. Pas de conditionnel.
– Et là encore, on connaît les positionnements politiques de M. Arfi. – Non,
mais franchement. – C'est un adversaire. – Non, mais là, franchement, –
Non,
mais
attendez.
– Là, c'est ignoble. – Là, je suis désolé, c'est
ignoble.
– Non, non, non,
c'est pas ignoble,
c
'est la vérité,
c
'est factuel, c'est documenté. M. Tréhard
pourra confirmer – C'est une description partout
de
Marie-Bethel, quoi. – Sauf chez eux. – M. Arfi est
un adversaire du Rassemblement national.
– Mais arrêté, en fait. – Et
d'ailleurs, voilà, et je vous le dis, vous avez face à vous l
'un
des vice-présidents du groupe d'amitié France-Israël.
– Ah, super.
– Et, ça vous dérange, Mme
Teddo ? – Non, mais je ne suis pas raciste, mon ami, et moi.
Enfin,
c
'est un peu ça, quoi.
– Je vous prône
en rond
pour ne pas répondre aux propos qui lui sont reprochés. Et je ne
parle pas simplement de Mediapart. Je parle des bruits galeuses, je parle du candidat au sénatorial,
je parle du slogan,
c'est pas « oh là
là », c'est extrêmement grave. – En fait, c'est insupportable.
–
Non, en
fait,
vous polluez
le débat,
vous polluez le débat. Alors, je sais
que vous êtes très mal à l'aise.
– Pas du tout. – Parce que vous vous dites que vous allez perdre le pouvoir. – Vous allez
perdre
le pouvoir. – Et je ne vais pas bouger.
–
Et
ça vous fait très peur, et vous êtes paniqués.
– Je vous parle de la République et je vous parle de l
'histoire de la France.
– Non, pas de
l
'histoire. Qu'est-ce que vous connaissez, l'histoire de la
France ? – Pardon. – C'est incroyable. – Pardon. – Quand
vous avez, encore une fois,
un président de la
République, ça veut dire ce que je vais dire. Donc, arrêtez d'imaginer des conneries. Donc, ça veut
dire… – On
déconne.
– Ça veut dire que, quand vous avez un président de la République… – Vous perdez vos nerfs. – Quand vous avez un président… – Vous perdez vos nerfs. – Non,
je ne perds pas du
tout mes nerfs. – Oh si, monsieur Oudou. – J'aimerais
juste pouvoir dire un propos. J'ai commencé à répondre à
la France Wittek.
Vous avez pollué le débat. – Allez
-y, Junior Oudou. – Je
redis, puisque ça a été dit, je suis fier d'être l'un des vice-présidents du groupe d'amitié France Israël. Et je reçois, depuis tout à l'heure, des dizaines et des dizaines de messages de soutien de membres de la communauté juive qui sont indignés des attaques contre Jordan Bardella. Parce qu
'ils
savent très bien qui est Jordan Bardella. Ils savent très bien que Jordan Bardella a été reçu par le gouvernement israélien, et notamment dans le cadre d'une conférence de lutte contre l'antisémitisme. Ils savent très bien que le Rassemblement National, depuis le 7 octobre notamment, et bien avant, a été en première ligne pour combattre l'antisémitisme et a été irréprochable, contrairement à la Macronie, qui, je le redis, dont le président de la République a refusé de participer à la marche.
–
Mais est-ce que tout
ça n'est pas fragilisé ce soir, –
Parce qu'il me disait que ça allait
diviser les musées. – Est-ce que tout ça n'est pas fragilisé ce soir ? – Parce que vous avez
un président
de la République qui
a reconnu un État à masse.
– Vous perdez vos nerfs. – Parce que vous
avez un président… –
Non,
c'est factuel, Mme Thévenot, c'est tout.
– Qui n'a pas réussi à… – Je sais que vous allez essayer par tous les moyens de nous foutre un, mais que vous n'avez pas d
'argument. Vous n'êtes pas
juge, vous n'avez pas de
questions à avoir.
– On est en débat, c'est marrant quand
même.
–
Donc voilà, j
'ai pas une formule
des
réponses.
– Moi, je pense qu'on devrait éviter de mélanger dans les débats le sujet d'Israël et le sujet des Juifs de France. À titre personnel, pour moi,
c'est d'abord
une religion. Et deuxièmement, ce sont d'abord des citoyens français. Et chaque fois qu'on prononce le mot « juif », se rapporter à l'État d'Israël, pour moi, ça donne l'impression que finalement, un Français de confession juive, il n'est pas vraiment citoyen. Il a une espèce de double nationalité systématique.
–
Vous dites… – Non, mais c'est parce que vous avez dit « moi, je suis au groupe d'amitié France-Israël ». Ce
n'est
pas une critique.
Ce
que je vous dis, c'est que j'aimerais que dans le débat…
–
Nos compatrières de confession juive sont essentialisés en permanence
et on les
revoit en permanence, y
compris une
ancienne candidate à la présidentielle
comme Fégolène
Royal, qui fait des parallèles scandaleux.
– Quand
on attaque les Juifs dans les propos répugnants qui ont été tenus, qui auraient été tenus, que je suppose vous condamnez comme moi, ces propos ne visent pas les Israéliens, ils visent les Juifs au plan global et les Français juifs. Et je pense que, voilà, je le dis ça parce que dans le débat,
on
a tendance à faire comme tout si tout ça était substituable, ce qui est en partie d'ailleurs le discours de LFI qui en
permanence… – Et du PS, c'est pas n'importe quoi. – Et du PS, c'est pas n'importe quoi. – Et du PS, c'est pas n'importe quoi. – Et du PS, c'est pas n'importe quoi. – Et de
Ségolène Royal, vous condamnez les propos de Ségolène Royal ? – Je trouve que les propos de Ségolène Royal sont une vraie faute politique, très grave.
– Non
mais ce n
'est
pas une faute politique, c'est une faute très grave.
– Ils sont
immondes,
ils sont immondes les graves de Ségolène Royal.
– Mais ça ne vous absoit pas
de la question qu'on vous est posée. – Mais là, c'est pas des contacts. – Moi, j'ai une question simple pour vous, monsieur. – Parce que oui, Ségolène Royal, c'est une faute politique. – Moi, je vous ai répondu, vous avez avéré. –
Non,
non, non, je ne suis pas. – Maintenant, je vais aller au bout de ma question. – Attends, attends, attends, attends, attendez. – Pour
préciser les choses,
il
faut que je précise, parce que vous en parlez depuis tout à l'heure, les propos de Ségolène Royal.
C
'était la semaine dernière lors de l'arrivée pour la primaire où Ségolène Royal explique que pour lutter contre l'antisémitisme, il faudrait qu'il y
ait
plus,
je
cite de mémoire, d'israéliens, de voix israéliennes et de voix juives pour critiquer la politique de Benyamin Netanyahou. – Comme si, quelque part, les juifs de France plus que les autres avaient à dire quelque chose de la politique abjecte, par ailleurs, de M. Netanyahou.
– Et
que le gouvernement
d'Israël est responsable dans l'antisémitisme en France. – Maintenant, je vais au bout, M.
O'Doul. – Je
ne vous lâcherai pas. – Vous n'avez pas besoin de me lâcher, j'ai répondu. – Si vous voulez, vous perdez du temps, c'est autre chose. – Demandez-leur à chacun de
poser
la question. – Julien O'Doul et ensuite Alexandre Louisine. – Julien O'Doul pour la question.
– Pour des propos qui ne sont pas du tout avérés, pour des propos qui sont construits…
– Ils ne sont pas de même nature déjà.
–
Ah
oui, vous avez raison, ils ne
sont
pas de la même nature.
– Ils ne sont
pas de la même nature.
Parce
que vous avez d'un côté des propos qui ont été tenus par une responsable politique du Parti Socialiste, qui sont immondes, et qui, encore une fois,
font
des parallèles antisémites assez navrants pour votre famille politique, mais vous n'êtes pas votre coup d'essai. Et vous avez des propos qui ne sont pas du tout avérés, qui n'ont pas été documentés, dont vous n'avez aucune preuve, et pour vous, ça fait une vérité absolue. Donc c'est pour ça que je mets, encore
une fois, – Donc il n'y avait pas de questions, vous avez remarqué comme moi. – Donc moi, j'ai déjà dit ce que j'allais dire sur les propos
de Ségur Gabriel.
– La question… – Avant, j'ai une question
simple, parce que vous n'êtes pas dans la tête de Jordan Bardella, ça peut être votre ami, tout ce que vous voulez, vous n'êtes pas dans sa tête. Si les propos sont vrais, est-ce que Jordan Bardella doit quitter immédiatement le Rassemblement National ? La question, elle est simple. Si les propos sont vrais, si les propos tenus par Mediapart sont vrais, est-ce que pour vous, M. O'Doul,
Jordan Bardella doit quitter immédiatement…
–
Je
vous pose
une question simple. – Jordan Bardella a déposé plein. – Je l'insiste,
c
'est
inconditionnel.
Si les propos sont vrais, parce que vous n'êtes pas dans sa conscience. – Techniquement, s'ils étaient vrais. –
Voilà, si les propos étaient vrais. – Merci à l
'arbitre des élégances. – La réponse de
J.
O'Doul. – Les
propos sont fous, et justifient la plainte de Jordan Bardella en diffamation.
– Donc vous n'offrez de répondre à cette question. – On va avancer sur le sondage. – Il y a un autre
exemple, regardez, je vous ai cité le cas du candidat au sénatorial, je vous ai cité le cas du slogan nazi qui a été répété, les brebis galeuses, on va en ajouter une autre. Mme Parmentier, Mme Parmentier, c'est ma votre collègue.
Elle est vice-présidente du groupe, député RN, elle a bien eu des
propos…
– Vous n'avez plus pas
exhumé ? – Non mais c'est important pour éclairer le débat. Elle a bien tenu des propos avérés pro-pétain. D'ailleurs, ça a été reconnu, puisque Marine Le Pen a dû sortir pour la défendre en disant, oui
mais
voyez, voyez, voyez, elle a changé. –
Mais
il
y a 25 ans, elle n'était pas au Rassemblement National. – Mais c'est toujours chez vous. – Mais en fait, le problème, c'est que c'est toujours chez vous. – Mais vous avez un député qui a fait un salut nazi ? – Et elle est encore… – Vous avez un député qui a fait un salut nazi ? – Il n'est pas là, il ne siège plus. – Vous avez un député qui a fait un salut nazi ? – Il ne siège plus, il ne siège plus. –
Le seul
député pour la première fois qu'il y avait un salut nazi dans l'émissier, – Mme Parmentier, on va me mettre d'inviter le balané des droits, – C'est un macroniste. – Non mais là, je
suis… Attendez,
– Non mais ensuite,
on a un sondage, il faut parler des… – Oui,
oui,
simplement la question de M. Ouzi se justifie tout à fait.
Quand
des gens qui se réclament du Rassemblement National à des élections locales ou à des élections ou d'autres élections ont des dérapages importants et notamment des dérapages antisémites, la règle est exclue. –
La
règle est exclue, bien sûr, bien sûr.
– En tout cas, moi je vais répondre
à
la
question que le Sénateur a posée.
Je pense que si
les propos étaient vrais, de toute façon, Jordan Bardella, qu'il soit exclu ou pas, devra quitter, c'est impossible. C'est pas une question pénale.
Très
souvent,
on est sur des termes juridiques, c'est pas une question pénale. C'est que, voilà,
donc s'ils étaient vrais, j'utilise bien le conditionnel, s'ils étaient vrais, ils devraient démissionner. Et s'ils sont faux,
eh bien, Médiapart ne devra aller à canocher ça.
– Maxime Soutet, quand ce sera démontré que c'est faux ? J'aimerais qu'on revienne sur ce plateau.
–
Le même. –
J
'aimerais exactement les mêmes. Voilà, le même, mais tout le monde.
– Je n'enlèverai pas une fois.
–
Je continue à poser la question pour moi, madame Caroline.
–
J
'aimerais que chacun fasse amende honorable.
–
Attendez,
moi je le repose la question. J'ai toujours pas de réponse.
Pourquoi madame Parmentier, qui a reconnu des propos pro-pétain,
– Mais on s'est expliqué comme du fois. – Oui, elle a
changé, elle a évolué, elle a machiné.
– Mais elle les a tenues. – Mais elle n'était pas, l
'Assemblée nationale,
ça
fait… –
Et pareil, pareil, ce
candidat au sénatorial, pareil, c'est toujours
la même
chose.
–
En avance, il y a une question quand même, Gino Doub, c'est de savoir si,
et
vous nous avez répondu non tout de suite, d'emblée, tout à
l
'heure au début de
l
'interview, si ce qui est en train de se passer ce soir pourrait avoir des répercussions négatives, chez vous, sur la campagne, sur la campagne de Marine Le Pen, sur les sondages. Pour l'instant, Lisa Hadev, dernier sondage, Marine Le Pen continue de creuser l'écart.
– Je
précise quand même que le sondage a été publié avant
les potentielles
révélations de Mediapart. Mais on va donc commencer avec les intentions de vote au premier tour, avec Édouard Philippe et Gabriel Attal, tous les deux candidats. Vous le voyez, Marine Le Pen obtiendrait 35% des votes, Jean-Luc Mélenchon 17%, Édouard Philippe 13%, Raphaël Glucksmann 10%, Bruno Retailleau 7% et Gabriel Attal 5%. Si Édouard Philippe est le seul candidat du bloc central, et que Gabriel Attal se retire, même score pour Marine Le Pen, plus fort pour Jean-Luc Mélenchon. Marine Le Pen 35%, Jean-Luc Mélenchon 18%, Édouard Philippe 16%.
Autre cas de figure, Édouard Philippe n'est pas candidat, ce qui profite à Gabriel Attal, mais ce qui profite aussi à Marine Le Pen, qui gagne 1 point. Marine Le Pen aurait dans cette configuration 36% des intentions des voix, Jean-Luc Mélenchon 17%, Gabriel Attal 12%. Et maintenant, on va passer au second tour. Face à Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen obtiendrait 69% des voix, Jean-Luc Mélenchon 31% des voix. Et face à Édouard Philippe, ce serait un second tour moins brillant pour Marine Le Pen, mais qui la rend victorieuse quand même dans ce sondage. 57% pour Marine Le Pen et Édouard Philippe, 43%.
Julien Robert. Moins brillant, l'histoire, regardez les élections présidentielles, et trouver qui a été élu à plus de 55, je crois qu'il
n'y a
que Pompidou. Oui, en 1960. Je
faisais
juste remarquer
que face à Édouard Philippe, elle avait un peu moins de points que face à Jean-Luc Mélenchon. Tout simplement, c'est factuel.
Si Bruno Retailleau fait 57% au deuxième tour, je
ne dirais pas que le skettin n'était pas brillant. Est
-ce qu'on peut revenir à 7% si Bruno Retailleau fait 57
% au deuxième tour ?
Juste une chose, Yves Tréhard, est-ce que ce dont on vient de parler, je mets les deux en relation, est-ce que tout ça peut glisser sur Marine Le Pen comme sur les plumes d'un canard ?
Alors, je ne
sais
pas si ça glisse comme sur les plumes d'un canard, mais ce qui est certain, c'est qu'à mon avis, à mon humble avis, je ne crois pas que ça puisse affaiblir sa position, ça peut être dérangeant, embarrassant, mais je crois que ça touche.
Surtout, effectivement, Jordan Barbella, qui ne pourrait plus, à mon avis, si c'était avéré, et j'ai bien dit si c'était avéré, ne pourrait plus être Premier ministre, mais Mme Le Pen a quand même une de ses marques de fabrique, quand même, et c'est une des raisons qui expliquent son parcours politique depuis qu'elle est en première ligne, c'est qu'elle a dédiabolisé, on ne peut pas le nier, et qu'elle a mis la question de l'antisémitisme très loin d'elle, à tel point qu'elle s'est fâchée, il ne faut pas l'oublier, qu'elle s'est fâchée gravement avec son père il y a quelques années, peu avant la mort de ce dernier, et donc ça, on ne peut pas le nier. Ça, c'est la première chose.
La deuxième chose, c'est qu'il y a une telle ambiance dans ce pays avec un tel désir de dégagisme, et je ne crois pas qu'on puisse lui mettre les propos de Jordan Bardella, même si c'est son numéro 2, sur son... Et j'ajoute une troisième chose quand on
regarde le sondage de ce soir, c'est que Julien Aubert, Prisca Thévenot, Alexandre Ouizil, vous êtes tous les trois sacrément dans la panade.
Non
? Non ? Non,
moi,
je n
'ai
pas envie d'être avec les trois.
Bah... Non, mais si vous voulez, on fait comme si, si vous voulez, on
fait comme si, on devait...
Ça
peut être trois dans trois
camps différents, il n'y a aucun problème. Si vous voulez, c'est une
philosophie, c'est une photographie, pardon.
Ah
oui,
c'est beaucoup.
La philosophie va arriver après, vous
n'inquiétez pas.
On
a fait la religion pour
la
première partie de l'émission, et maintenant,
je vais terminer avec un peu de stoïcisme. Mais c'est une photographie, si vous voulez, d'un entre-deux-tours que, finalement, un Français sur deux ne souhaite pas. Donc la question, c'est qu'est-ce qui va se passer ensuite dans l'électorat ? Et la principale leçon que je retire, c'est que celui qui était présenté comme étant le candidat ou si on se mettait tous derrière Edouard Philippe,
c
'était en tout cas le discours d'une partie de mes amis républicains il y a encore quelques semaines qui disait il faut tous se mettre derrière Edouard Philippe, c'est ce qui va nous permettre d'éviter le débat Mélenchon-Le Pen. Cette, je dirais, cette option, elle s'écroule. Et donc ça libère, je dirais, le débat démocratique. Moi, évidemment, je soutiens Bruno Retailleau parce que je pense qu'il a un projet qui est singulièrement différent et l'idée, en fait, c'est qu'il faudrait arrêter de voter dès le premier tour en voulant éviter des configurations de deuxième tour parce que c'est ça qui se passe aujourd'hui. Les gens ne
vous
disent pas je vote pour un tel ou un tel parce que je souhaite sa victoire mais c'est parce que j'ai peur qu'un tel soit élu. Donc dès le premier tour, je fais un choix tactique. C'est ça qui, en réalité, rend ces sondages extrêmement volatiles.
Deux éléments qui m'intéressent beaucoup dans ce sondage et pour en faire l'analyse parce qu'il suit d'autres sondages. D'abord, avec la fin du macronisme, le bloc central est en train de mourir, en réalité. On le voit.
C
'est-à
-dire
que le bloc central est en train de s'affaisser, de disparaître avec Macron. Il est devant vous, quand même. Pour l'heure. Mais si vous voulez, à la vitesse où ça va, on se revoit dans 15 jours parce qu
'on
veut refaire ce plateau absolument.
On
se revoit dans 15
jours et vous verrez qu'ils sont derrière nous. Vous voyez ce que je veux
dire ? Ce qui est en train de se passer, c'est que la vie politique est en train de se relatéraliser.
C
'est-à
-dire
que vous avez la droite, vous avez la gauche et le bloc central est en train de s'effondrer au milieu de ça. Alors nous, on est en effet dans le moment de notre primaire. Une fois qu'on sera sortis de cette primaire avec Raphaël Luxman, on verra exactement...
Où il a placé ? On verra
exactement...
Où avec Ségolette Royale ? On est en train de faire un premier
point.
Mais le deuxième
point qui est important,
c
'est à quel point Jean-Luc Mélenchon, pour la gauche, est le plus mauvais candidat imaginable de deuxième tour. C'est-à-dire que Jean-Luc Mélenchon nous parle de la magie du deuxième tour. Ce n
'est
pas la magie,
c'est un mur.
C'est
un mur. Vous avez noté que
dans tous les cas de figure...
Il y en a six, je crois.
Il
y a six scénarios. Tous les cas
de figure, c'est lui qui figure
au deuxième
tour.
J'ai bien vu ce son âge.
Mais est-ce qu'on peut dire dans le même temps que c'est le pire candidat pour
la gauche ? Oui, mais c'est le seul. Ça rejoint ce que disait le Rémi-Rémi. Pour affronter Marine Le Pen. Pour affronter Marine Le Pen.
Votre
travail, c'est de faire
progresser évidemment cette candidature qui bientôt
sortira de la primaire de l'Esprit
-Vinqueur. Et ce bloc central qui s'effondre est quand même, pour moi,
il est fondé de
cette présidentielle. Julien
Aubert,
loin de se qualifier pour le second tour avec LR, nous dit que tout va bien. Vous, loin de vous qualifier pour le second tour, vous dites que tout va bien.
Nous, on progresse, monsieur Zvitek.
On progresse.
Vous
progressez, ok. Bon, je pense qu'il faut être réaliste. Déjà, d'une, les sondages sont importants à regarder, mais les sondages de l'automne ne font pas les élections du printemps.
On est d'accord. Ça,
ce n
'est
pas nouveau. Maintenant, il faut quand même regarder les tendances. C'est vrai qu'on a le Rassemblement national extrêmement haut, sondage après sondage. On verra ce qu'il en est après les affaires sur les nouveaux événements liés à l'antisémitisme, mais derrière, talonnés directement dans tous les cas de figure, comme vient de le dire Yves Tréard, par Jean-Luc Mélenchon. Aujourd'hui, l'évidence qu'on nous vendait il y a quelques semaines n'est plus une évidence.
Et donc, ce qui est important aujourd'hui, je pense, c'est de pouvoir être dans ce temps qui est extrêmement important plutôt que de parler des atermoiements et pardonnez-moi du terme, vraiment, j'essaie d'être poli sur le Rassemblement national, de parler du fond, de faire campagne parce qu'il y
a
une réalité aussi et je le dis malgré ce qu'on est en train de se dire depuis tout à l'heure et qui sont importants et je le redis, ce n'est pas une mince affaire.
Mais
le simple barrage ne suffira pas. Et le plus important que nous avons à mener dans les semaines à venir, dans les mois à venir, c'est bien évidemment de regarder les sondages et de commenter, mais de ne pas s'arrêter simplement à ça et de faire campagne sur le terrain, sur les sujets de fond qui peuvent être le travail, qui peuvent être le salaire, qui sont l'indépendance énergétique.
Et on parlera des lycées dans un instant. Très bien, mais simplement pour rester une seconde
sur ce sondage, à un moment donné, vu que vous ne voulez pas de primaire... Alors
non.
Enfin non, alors vous...
Pour le coup, c'est
Edouard Philippe.
Vous avez raison,
Edouard Philippe n'en veut pas, en tout cas. Pour l'instant, il n'y
en
a pas. C
'est
-à
-dire
que le seul arbitre, ce seront les sondages, en réalité.
Non, c'est le peuple,
le seul arbitre.
C'est le peuple,
l
'arbitre ?
Attendez,
moi je viens...
Attendez, si c'est le peuple, ça veut dire qu'on pourrait avoir une configuration selon vous où Edouard Philippe, Gabriel Attal et Bruno Rottagno, ce sont tous les trois candidats ? Oui, vraiment candidats
? J'ai une
vraie question.
Mais pourquoi pas
? Vous parlez de primaire. Comment on peut avoir peur d'une primaire si on veut se présenter à
l
'élection présidentielle ? Nous,
on
le dit assez simplement. Bien sûr, bien sûr qu'il faut un rassemblement. Et d'ailleurs, je le dis assez simple. On n'est pas un candidat avec Gabriel Attal depuis trois ans. On l'est depuis à peine trois mois et demi. Et il y a une dynamique. Alors certes, pour l'instant, c'est... Mais Priscilla
Tévenot, pour l'instant, c'est Jean-Luc
Mélenchon... Pardon, excusez-moi. Au microscope.
Je
ne la ramènerai pas.
Au
microscope. Vu ce qu'on a dit depuis tout à l'heure sur le Rassemblement
national et tout ce qu'on a sorti... Je vais continuer à la ramener. Je serai un peu humble comme vous dites. Si, je vous connais très bien malheureusement.
Justement, donc vous savez que je vais
la ramener.
Mais blague à part, et pas blague en fait, il y a une dynamique qui est effectivement celle du Rassemblement national et de la France insoumise. Mais derrière,
il
y a une candidature qui est à tonne. C'est effectivement celle qu'on voyait comme une évidence jusque-là.
Donc c'est ça d'Edouard Philippe.
A chaque fois,
vous
ne le dites
pas.
Mais si, je l'ai dit. D'ailleurs, je l'ai dit tout à l'heure. Vous avez raison. Edouard Philippe. Je l'ai dit.
Edouard Philippe,
c'est quoi ? Non, mais la question,
Priscilla Tévenot,
c'est que... Il y a une réalité
qui s'appelle... Non,
mais
attendez, je repose ma question. Julien Robert a dit oui, aucun problème. On pourrait avoir une configuration de
l'élection présidentielle
avec Bruno Retailleau, Edouard Philippe et Gabriel Attal. Il pourrait y avoir... Il y
a
un monde où il y aurait deux candidatures du Bloc central, Edouard Philippe et Gabriel Attal. C'est un monde, il n
'y
a plus de Bloc central, à mon avis. Oui. Priscilla Tévenot.
Pardon,
excusez-moi.
Non, je vous le dis.
Non, mais je pense vraiment...
C'est une analyse médicale
que je pense qu'en effet... Priscilla Tévenot, est-ce qu'il y
a
un
monde où les
deux sont candidats réellement ?
Mais sur le sujet du rassemblement... Répondra pas.
qui
a organisé cette capacité à ce que nos familles politiques et pas que nos familles politiques d'ailleurs, pardonnez-moi, mais aussi l'UDI, le parti radical, le modem se parlent. C'est Gabriel Attal. Ça s'appelle le comité de l'ison qui se réunit et d'ailleurs qui se réunit assez
fréquemment. Je n'ai personne qui sait... Et donc,
sur ce sujet-là...
Personne n'est qui
sait dans mes priscates. Edouard, soyons en sérieux.
Oui, M. Yves
Tréard.
Soyons en sérieux. Soyons en sérieux. Tous les
candidats qui sont au centre du jeu politique, que ce soit M. Glucksmann, M. Retailleau, M.
Philippe, M. Attal n'ont pas de dynamique,
pas une seule dynamique derrière eux. Les
seuls qui ont eu des dynamiques,
il faut quand même
regarder ça.
C'est
Mélenchon et Mme Le Pen.
Donc, il y a un problème au centre qui est extraordinaire et je vais en donner, si vous me permettez, Maxime, un exemple qui explique tout. C'est la position de M. Philippe, sur les retraites qui commence en disant c'est à 67 ans et maintenant,
on
n'en sait
plus. Et la deuxième
chose, c'est M. Retailleau qui est assez ferme sur les
retraites en principe.
Mais oui, on n
'a
rien compris. On n
'a
rien compris.
Si
c'est
60 ans, on domine. Vous allez voir M.
Mélenchon, c'est très clair. Alors, Mme Le Pen, c'est pas clair. C'est clair.
Vous voulez pas parler ? Mais...
On
va pas en faire la retraite. On va pas en faire la retraite. C'est clair. Non, mais M. Traillard parlait à ce moment-là de la proposition de Gabriel. On ne peut pas nous
mettre dans le même panier que le bloc central.
On n'a rien à voir avec
ça. Nous, on n'a pas la même
vision. On n'a pas la même vision. On n'a pas la même
vision.
Ils ont rien d'avoir. Déjà, en
termes de dynamique, en termes
de dynamique, en
termes de dynamique,
je
suis désolé depuis la candidature de Raphaël Spannes, regardez tous les sondages. C'est plus 2, c'est
plus
3. Là,
c
'est notre...
Ils sont pas 45, c'est vrai. C'est notre... Alexandre Housine, c'est le blague. Laissez-moi
vous dire. Après,
vous
pourrez aller regarder et chacun pourra aller le vérifier. Mais dans les sondages, on est entre 10% et 14%. Donc,
c
'est notre pire sondage.
C
'est comme
ça, c'est un faible... Lisa, est-ce qu'on peut regarder le
précédent Toluna Harris Interacti
? Oui, ou
plutôt regarder peut-être un autre institut parce que sinon,
c
'est ça
qu'on
va
faire.
Vous me dites... Mais non, mais regardez un autre institut. Vous êtes en train de me... Je suis en train de dire
que c
'est
notre pire institut. Vous dites,
regardez le même institut. Il y a une étrange ambiance sur ce plateau. Ça sent la fin de journée. Mais pour dire
les choses simplement, nous, on n'est pas dans le bloc central.
En
fait, nous, justement, on ne croit pas à la
théorie de la tripartition. On croit
qu'il y a 4 familles et que la social-démocratie, elle doit regrandir à l'occasion de cette élection présidentielle. Nous, on a un processus de primaire. Nous, on va en sortir dans quelques semaines. Et moi, je crois que
les gens ne veulent
pas
d'un ancien premier ministre de Macron.
Ils n'en veulent
pas. Ils n'en veulent pas. Oui,
j'imagine.
La différence, c'est que vous parlez du principe que l'Ecluspan a déjà
gagné la primaire.
Non, on va tout faire pour la gagner. Parce que dans le sondage, c'est
les sondeurs qui font ça.
D'accord, mais si c'est Ségolène Royal,
par exemple, qui gagne la primaire, vous serez
bien
en mété.
Excusez-moi, c'est pas moi qui fais les sondages. La cigale ayant
chanté tout l'été, vous serez bien en mété. C'est pas moi qui
fais les sondages. On va monter dans
plein d'éoliennes. Il faudra en faire des éoliennes. Alors, attendez, je voudrais
qu'on parle de
ce qui va se passer, demain,
la
mobilisation dans les lycées. 180 lycées.
J
'ai la réponse.
Ah,
vous avez la réponse ?
Avant qu'on passe à autre
chose. Je vais pas chercher un IFOP.
C'est pas le
même institut. On
change
de sondage.
On
regarde de sondage
en sondage. Jusqu'à
preuve du contraire.
C'est ma question. C'est la coche d'orchestre. J'ai une réponse très précise.
Raphaël Luxman, 10%. Voilà.
Ça, c'était quand
?
En fin août.
Fin août.
C'était le dernier. Dans celui-ci, il ne bouge pas. C'était il y a un mois.
Là,
il n
'y a pas de dynamique. Je vous dis que c'est notre pire institut.
Vous
me répondez
avec le même institut. Vous avez le droit. Le terrain est lourd. Les sangliers ont mangé des caissons. Je vois
les choses
se passer comme ça. C'est un complot.
Il y
a du
soleil.
Vous
m'accusez de
poumonter.
C
'est
moche, ça.
Donc, les lycées. Je le disais, 180 lycées bloquées aujourd'hui avec un certain nombre de... Pas bloquées. Pardon. Perturbées. Avec un certain nombre de tensions, notamment du côté de la Seine-Saint-Denis. Mais ça a
été
le cas aussi à Lille également. Regardez ces images. On est notamment du côté de Saint-Denis. 180 aujourd'hui et plus demain. C'est en tout cas ce qu'espérait tout à l'heure le leader de l'union syndicale lycéenne, qui
est
le premier syndicat, et qui appelle, lui, à étendre le mouvement.
D'ailleurs, je voulais, parce que j'ai regardé ça à l'extérieur du plateau, et ça m'étonne qu'aucun journaliste ne l'ait dit quand même. Parce que je suis allé me renseigner. Il est figuré en troisième position sur la liste officiellement étiquetée La France Insoumise conduite par M. Duell. Donc, à un moment donné, il participait aux universités d'été avec Louis Boyard de LFI. Je dirais le jeune responsable
lycéen. Donc,
quand vous lui avez posé la question « Mais alors, est-ce que vous n'êtes pas noyauté ou inscrit
par
LFI ?
» Je
dirais, une forme de déontologie aurait quand même pu dire « Moi, je suis, j'ai par ailleurs été candidat à LFI, etc. » Ce qu'il n'a pas dit. Et pour le citoyen qui regarde la télévision en
se
disant « Ce sont des braves lycéens qui viennent simplement manifester leurs doléances. » On peut manifester les doléances sans démolir à coups de mortier les camions de pompiers ou les grilles. Ce que
nous disait le ministre tout à l'heure, c'est que d'après ces informations à lui, après avoir appelé plusieurs des proviseurs qui ont été touchés notamment et blessés, les proviseurs disent « Ce n
'étaient
pas nos lycéens en face. » C
'étaient
des éléments extérieurs.
C
'étaient des éléments extérieurs. Ce n
'étaient
pas
nos lycéens. C'est ce qu'il dit.
Le responsable syndical tout à
l
'heure nous disait «
Non,
pas du tout. Ce sont des lycéens. »
Et
il y a des raisons de manifester pour les lycéens. Je risque à Thévenot.
Première chose, c'est à quel moment tirer avec des mortiers, brûler du mobilier urbain, menacer et s'en prendre aux forces de l'ordre, c'est exprimer une quelconque revendication. Maintenant, j'entends l'élément que vous venez de dire, c'est qu'il y aurait peut-être des éléments extérieurs qui seraient venus. Alors à ce moment-là, pourquoi la France Insoumise et tous leurs représentants font tous les plateaux et tous les tweets possibles pour expliquer qu'il faut que ça s'amplifie et que ça continue ? Et il n'y a aucun appel au calme, aucun appel à faire attention à ce qui pourraient être ces éléments extérieurs. On va se le dire franchement.
C'est une préparation, ce qu'est en train de faire la France Insoumise. Louis Boyard fait le tour des lycées et il le dit...
Louis
Boyard, député insoumis.
Oui, Louis Boyard, député insoumis, s'il fallait encore le présenter. Il fait le tour des lycées,
il
fait le tour des facultés pour bien évidemment semer le trouble et attiser les haines et les colères. Il n'y a aucune revendication dans les images qu'on peut voir, aucune revendication d'ailleurs dans les tweets et messages envoyés par la France Insoumise qui s'est absolument emparé directement de ce phénomène pas par récupération...
Je vois Alexandre Ousine, Fernand de la tête. Mais
parce
qu'il... Ici, il
défend M. Mélenchon, j'ai
un peu de sujet, mais il y
a
un vrai sujet
sur... Non, mais il y
a
un vrai sujet, ce n'est pas de la récupération politique, c'est de l'orchestration politique sciemment menée par la France Insoumise. Et ce qui est d'autant plus dommage, c'est que ces jeunes dans ces lycées ont des revendications sur l'état de leur bâtiment, sur l'état de l'absentéisme d'un certain nombre de professeurs qui malheureusement
ne peuvent pas être là. Donc, ils ont un certain nombre de raisons de manifester. Oui, mais alors du coup, expliquez-moi comment vous cassez. Vous expliquez, M.
Switek,
Là, il y a évidemment eu
de la casse, il n'y
a
pas eu que de la
casse.
M. Switek, vous expliquez donc que vous revendiquez le fait que votre établissement ne soit pas dans des bonnes conditions en le cassant
?
Non, mais attendez, juste un mot. Il y a les images qui nous sont montrées et qui, en effet, chacun condamne la violence et les débordements. Il n
'y a
pas eu que ça, aujourd'hui.
Il
y a eu des jeunes qui étaient devant leur établissement et qui chantaient la Marseillaise. Vous l'avez vu comme moi aussi. Le
mouvement
lycéen ne se résume pas aux images qui passent peut-être en boucle parce qu'elles sont choquantes et elles doivent en effet être dénoncées. Mais il ne se résume pas à ça. En Seine-Saint-Denis, prenons en effet là où les images ont été aussi les plus fortes.
En
Seine-Saint-Denis, vous perdez quand vous êtes scolarisé en Seine-Saint-Denis par l'absentéisme un an et demi de scolarité au total, un an et demi.
C
'est colossal. – Ce que nous disait tout à l'heure le ministre, c'est qu'il y
a
plus de
moyens mis par élève en Seine-Saint-Denis qu'ailleurs. –
Et pardon, et le ministre par ailleurs, le ministre, je suis désolé, le ministre qui dit « Mais quand vous avez des revendications, allez voir votre responsable. » Mais ce n
'est
tellement pas à la hauteur de la taille du mouvement
qui est en train. – Je dis à Audeau, je dis à Audeau, je dis à Audeau. – Je finis juste là
-dessus.
– Ce n'est pas une excuse.
– Mais personne ne dit…
– Si, si. – Mais non, mais personne
ne dit… – Le
ministre nous a eu le contraire tout à l'heure. – Tout le monde… – Il y a plus de
moyens en Seine-Saint-Denis qu'ailleurs.
– Oui, mais il
y
a un absentéisme qui est plus important qu'ailleurs. D'accord ? Donc tout le monde condamne la violence quand elle se produit. Maintenant, il faut que… On ne peut pas juste dire « Allez discuter avec vos CPE, les gars. » Ce n
'est
pas possible de répondre à ça quand on est ministre. Donc il doit y avoir une réponse politique à ce qui est en train de se passer sur
les effectifs,
sur le bâtimentaire et sur l'absentéisme.
–
Vous avez 30 secondes. – Oui, dans mon département de Lyon, on a moins de chances d'obtenir le baccalauréat et de faire des études supérieures qu'en Seine-Saint-Denis.
Et
pourtant, les lycéens qui ont aussi des bâtiments qui sont dégradés, qui n'ont pas de climatisation, qui ont aussi des conditions quelquefois précaires, ne vont pas s'en prendre au camion de pompiers, ne vont pas tirer au mortier sur les forces de l'ordre, ne vont pas incendier du mobilier urbain avec des élus de la France Insoumise qui les instrumentalisent. Et quand vous avez des élus LFI qui se mettent en scène, qui disent qu'on va s'interposer, qui, comme Jean-Luc Mélenchon, nous parlent de racisme en disant que le gouvernement orchestre la répression avec du racisme, en fait, vous mettez une cible dans le dos à nos pompiers, à nos policiers,
qui
peuvent être pris pour cible par à la fois des éléments
extérieurs et
par des jeunes.
– Merci
à tous les six.