Réunion publique à Buzet-sur-Baïse (47) : discours de Jordan Bardella
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:54Invité politiqueFait
« ma génération était celle qui, aujourd'hui, dans les rues de France, pouvait mourir pour un regard de travers, pour une cigarette refusée, pour un téléphone portable refusé parce qu'on a refusé de se faire raqueter. »
- 6:45Invité politiqueChiffre
« Vous avez un agriculteur sur trois qui vit aujourd'hui avec moins de 300 euros par mois. »
- 7:10Invité politiqueChiffre
« en Guyane, un habitant sur trois est un clandestin. »
- 11:44Invité politiqueChiffre
« D'ici 2050, la population africaine va doubler. »
- 12:28Invité politiqueChiffre
« le gouvernement expliquer qu'il allait débloquer 16 000 places d'hébergement pour les migrants. »
- 14:17Invité politiqueChiffre
« 80% des Français considèrent qu'il n'est plus possible d'accueillir une immigration supplémentaire. »
Temps de parole
- Jordan Bardella88 %
- ?11 %
≈ 89,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Merci mes amis, merci mes amis, bonjour à tous,
merci
Olothé-Garonne pour son accueil, merci à la Gironde, merci mes amis pour la qualité de votre accueil et je le dis à chaque fois et j'aime le dire, merci à toute la France parce que depuis maintenant
plusieurs
semaines, depuis la mi-janvier que nous avons lancé cette campagne, nous sillonnons la France
de
petite ville en petit village à la rencontre des Français.
A
la rencontre, nous aimons le dire de cette France des oubliés qui, c'est vrai, ne fait pas la une du journal de 20h. Nous avons décidé dans cette campagne, vous le savez, d'aller
dans
tous ces territoires où les responsables politiques ne vont plus
pour
vous parler de votre avenir et pour parler de l'avenir de la France.
Le
23 mars 2018,
à
Trèbes, un nouvel attentat islamiste a frappé la France
et
le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame en est allé jusqu'au sacrifice ultime.
Vous
le savez, en se soustrayant à un autre,
il
a fait
de
son geste
quelque
chose d'héroïque et j'aimerais aujourd'hui qu'on l'applaudisse et qu
'on
lui rende hommage.
Le
lieutenant-colonel Beltrame était de ces héros français qui
sont
allés jusqu'au sacrifice ultime pour la patrie.
Il
est aussi celui qui, comme bon nombre de nos compatriotes,
sont
les victimes parfois oubliées de l'ensauvagement de notre nation.
Nous
étions hier avec Marine Le Pen et avec Thierry Mariani à Marseille pour un meeting.
Nous
avons consacré cette journée
à
un hommage. Vous savez qu'il y a quelques jours à Marseille, dans les rues de Marseille, dimanche dernier, une jeune étudiante de 21 ans qui s'appelait Marie Bélène
a
été poignardée à mort parce qu'elle a refusé de donner son téléphone portable. Lorsque nous avons lancé cette campagne, il y a quelques jours,
j
'ai dit que
ma
génération était celle qui, aujourd'hui, dans les rues de France, pouvait mourir pour un regard de travers,
pour
une cigarette refusée,
pour
un téléphone portable refusé parce qu'on a refusé de se faire raqueter.
Et
aujourd'hui, vous avez des milliers de Français qui, dans notre pays, subissent l'ensauvagement de notre nation dans l'impunité la plus totale pour les criminels.
Nous
avons donc tenu à lui rendre hommage.
Et
nous avons surtout tenu à rappeler que
les
minutes de silence, les bougies, ça suffit. L'heure doit être à l'action. L'heure doit être à la tolérance zéro.
Nous
ne pouvons plus regarder des Français, qu'ils soient jeunes ou moins jeunes, subir des agressions au quotidien parce que nous ne pouvons plus laisser des quartiers entiers où des femmes n'ont plus accès parce qu'elles ne portent pas la bonne tenue ou parce qu'elles ne sont pas maquillées correctement.
Et
aujourd'hui, partout dans notre pays, se développent non pas des zones de non-droit mais des zones de non-France. Et vous en avez dans votre département. Vous subissez aussi au quotidien la sécurité, les combriolages par exemple.
Alors
nous avons tenu hier à Marseille
à
rappeler que nous sommes les seuls aujourd'hui à défendre la fermeté qui s'impose en redonnant des moyens supplémentaires à nos policiers et à nos gendarmes qui subissent des violences dans nos quartiers, qui sont insultés, injuriés parce qu'ils portent un uniforme. Nous avons tenu à rappeler qu'il faut aujourd'hui la fermeté la plus totale à l'égard de tous ceux qui défient l'État, qu'il s'agisse des racailles d'extrême-gauche ou des racailles de banlieue qui s'en prennent impunément à des Français et à des Françaises.
J
'évoquais il y a quelques secondes
le
danger que constitue le fondamentalisme islamiste et que ce danger continue aujourd'hui de menacer la France et de menacer les Français.
Quelle
inconscience quand Castaner, dans notre pays, qu'il veut rapatrier des gens qui ont tué, qui ont violé, qui ont brûlé leurs papiers d'identité, ces gens sont dingues, ils ne cesseront de le répéter.
Les
Français pourront toujours trouver le Rassemblement National à leur côté, ici en France et demain au Parlement européen, pour défendre la fermeté la plus totale, pour défendre la France et pour protéger les Français.
Les
amis, le choix que vous aurez à faire le 26 mai lors de ces élections européennes,
c
'est un choix de civilisation.
Soit
l'Europe de Macron,
soit
l'Europe des nations.
Soit
d'un côté une Europe
ouverte
à tous les vents de la mondialisation qu'on pourrait résumer par une passoire, où tout le monde peut rentrer, qui est un véritable hall de gare, un hôtel, un guichet social, où beaucoup d'étrangers viennent en Europe pour bénéficier de prestations sociales.
Une
Union européenne ouverte aussi à la concurrence déloyale.
Nous
avons eu l'occasion, depuis le début de cette campagne,
de
rencontrer un certain nombre de nos agriculteurs qui travaillent dans des conditions de plus en plus difficiles.
Vous
avez aujourd'hui dans notre pays un agriculteur qui se suicide tous les deux jours.
Et
personne n'en parle.
Vous
avez un agriculteur sur trois qui vit aujourd'hui avec moins de 300 euros par mois. Et personne n'en parle.
La
situation que nous vivons ici en métropole avec nos agriculteurs, elle est aussi la même en Outre-mer. J'ai eu la chance d'aller durant plusieurs jours la semaine dernière à la rencontre de nos compatriotes d'Outre-mer. Et je me suis rendu compte que ce qu'on vivait partout en métropole trouvait un écho, y compris dans nos territoires d'Outre-mer, où nos agriculteurs n'arrivent plus à faire face, où en Guyane, un habitant sur trois est un clandestin.
Dans
la voie de la concurrence des loyales, des traités de libre-échange qui tuent nos agriculteurs, qui tuent nos éleveurs, soit on décide de se tourner vers la révolution du bon sens,
vers
des frontières qui protègent, vers une Europe pragmatique. Alors beaucoup nous disent, mais vous avez changé de position sur l'Europe.
Il
y a deux ans, vous parliez du Frexit. Vous vouliez un référendum un peu sur le modèle de ce qui s'est fait au Royaume-Uni.
Et
maintenant, vous nous expliquez que vous voulez changer l'Europe de l'intérieur, mais pourquoi ?
Alors
on va leur répondre.
Il
y a deux ans, en réalité,
en
Europe,
nous
n'avions pas d'autre choix que de nous soumettre à la réglementation européenne ou de sortir de cette prison parce que nous étions isolés sur la scène européenne.
Mais
regardez autour de nous,
en
Italie
avec
Salvini,
en
Autriche avec nos alliés du FPO,
et
dans un certain nombre d'autres pays d'Europe, les peuples sont en train de se réveiller. Les peuples sont en train de dire, nous voulons être respectés. Nous voulons rester français chez nous. Et Matteo Salvini, en Italie, il est en train de nous démontrer que quand on veut, on peut. Parce que pendant des années, on vous a expliqué qu'on ne pouvait pas faire autrement. On vous a expliqué que ce que nous vivions était une fatalité qu'on ne pouvait pas faire sans l'Union européenne, qu'on ne pouvait pas se passer de l'immigration massive parce que nous avions besoin d'une main-d'oeuvre bon marché.
Eh bien, nous répondons à ces gens-là que les futurs travailleurs, que les futurs cadres, que les futurs intellectuels français, nous allons les fabriquer nous-mêmes.
Ce qui
protège, c'est une Europe qui défend notre agriculture. Parce que c'est aussi une Europe qui défend la qualité de ce qu'on a dans nos assiettes.
Parce
que quand nous ouvrons nos frontières économiques,
avec
le CETA par exemple, un traité de libre-échange qui ouvre nos frontières avec le Canada, eh bien, on met en concurrence nos producteurs, les producteurs français, les producteurs bovins par exemple, avec des producteurs qui sont payés 30 à 40 % de moins. Comment voulez-vous être compétitifs
?
Notre projet, c'est le patriotisme économique. C'est le fait de donner un avantage dans la commande publique à nos producteurs. C'est le fait que dans les cantines de nos collèges, de nos écoles, de nos lycées, nous consommions des produits du coin avant d'aller consommer des produits du bout du monde. Pardon, mais ça s'appelle du bon sens.
Le
programme que nous défendons, ça s'appelle le localisme.
Ça
s'appelle le juste échange. Ça s'appelle le bon sens. Et quand nous regardons les choix politiques que sont en train de faire tous les pays du monde, je me dis que nous sommes dans le sens de l'histoire et que nos idées ne sont pas rétrogrades, que le progrès, il s'appelle frontière, que le progrès, il s'appelle juste échange, que le progrès, il s'appelle patriotisme.
De
Macron et cette Europe de Bruxelles,
c
'est aussi celle qui nous impose la case des services publics.
C
'est aussi celle qui nous impose de privatiser un certain nombre de nos groupes, qui nous impose des contraintes budgétaires qui font qu'on explique aujourd'hui qu'on n'a plus d'argent. Alors il y
a
de l'argent pour les autres, il y a de l'argent pour l'Union Européenne, il y
a
de l'argent pour la fraude, mais il n
'y
a plus d'argent pour les Français. Et beaucoup de nos compatriotes aujourd'hui ont le sentiment que l'État est toujours là pour les autres,
mais
l'État n'est jamais là pour eux. Alors nous, nous disons que nous allons inverser la tendance. Je le disais, cette élection du 26 mai, c'est un choix de civilisation.
Et
bien au-delà de notre agriculture,
de
notre économie, de nos emplois,
c
'est notre identité qu'il faut protéger. Parce que
cette
Union Européenne est ouverte à tous les vents de la mondialisation, à commencer par ceux de l'immigration massive. D'ici
2050, la
population africaine va doubler.
Alors
à ceux qui nous expliquent
que
la crise des migrants est terminée,
que
nous avons besoin d'une immigration pour occuper les emplois que les Français ne voudraient pas occuper, vous connaissez la fameuse théorie des feignants, et bien nous continuons de dire
qu
'avec le défi environnemental dont je viens de vous parler,
le
défi de l'immigration est peut-être l'un des plus grands défis qui se posent au continent européen pour le XXIe siècle.
Alors
deux choix se posent à nous.
Soit
accepter cette submersion migratoire,
qui
est en cours encore aujourd'hui. J'entendais il
y
a quelques jours le gouvernement expliquer qu'il allait débloquer 16 000 places d'hébergement pour les migrants. Souvenez-vous de Macron qui nous disait pendant la campagne, à la fin de l'année 2017, il n
'y
aura plus un Français qui dormira dans les rues. Battez-le plutôt dans les yeux en le 26 mai. Pourquoi on accepte cette submersion migratoire
? Avec
ses conséquences économiques sur la concurrence déloyale, ses conséquences culturelles et parfois même cultuelles.
Dans
les quartiers où j'ai grandi, moi j'ai grandi à Saint-Denis, dans une cité HLM du 93,
il
y a aujourd'hui
des
gamines de 5 ans qui portent un voile.
Il
y a aujourd'hui la quasi-totalité des commerces
qui
sont communautaires et qui sont halales. Il y a de plus en plus de nos compatriotes qui ont le sentiment de ne plus être chez eux
et
qui se sentent obligés de partir.
Alors
l'immigration n'a pas seulement des conséquences économiques,
l
'immigration a aussi des conséquences culturelles et parfois même cultuelles. Alors soit nous acceptons cette immigration, ça c'est le choix de l'Europe de Macron, de continuer d'ouvrir nos frontières, de faire comme le font les républicains, c'est-à-dire de parler fort contre l'immigration en France mais de voter pour les quotas de migrants et la répartition des migrants dans vos villes et vos villages en France.
Sont
le choix du bon sens. Soit nous écoutons ce que veulent les Français. N'écoutez pas ce qu'ils nous disent, l'immigration n'est pas un sujet qui divise, c'est un sujet qui rassemble puisque 80% des Français considèrent qu'il n'est plus possible d'accueillir une immigration supplémentaire.
Jean
-Paul Garraud et Marine s'impatientent. C
'est une
civilisation qui s'impose en Europe, mais c'est aussi un choix qui s'impose en France
parce
que cette élection, c'est la première élection de Macron.
Et
si Macron arrive en tête
le
soir du 26 mai, ce que personne ne veut ici,
se
sentir pousser des ailes et passer... Il va continuer de taper au portefeuille les Français les plus modestes. Il va continuer de s'en prendre aux retraités, aux jeunes, aux mères de famille qui n'arrivent plus à boucler les fins de mois. Et si Macron arrive en tête le 26 mai, alors la révolte populaire qui s'est dressée dans nos rues n'aura servi à rien. Et je vous appelle surtout à la mobilisation pour mettre un carton rouge à Macron le 26 mai.
Jordan Bardella