Le coup de gueule de Joëlle Dago-Serry face à Manuel Bompard
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Parce que c'est ça qu'on attend politique, c'est nous redéfinir les missions de l'État. Est-ce qu'on doit mettre l'argent là ou là ? Parce que on dépense trop aujourd'h Non, on dépense pas trop.
Non non non, on est endetté mais on dépense pas trop. C'est pas exactement la même chose. Vous savez quand on a un déficit non quand on a un déficit c'est qu'on dépense plus que ce qu'on récupère.
C'est ça un déficit. Donc vous pouvez décider que c'est parce qu'on dépense trop et puis moi je peux décider que c'est parce qu'on récupère pas assez. Voilà.
Et moi je considère que déjà un des pays les plus taxés au monde. Comment vous des pays les plus taxés au monde ? Qu'est-ce que le sur la base de quoi vous dites ça en fait en terme de de prélèvement de quoi précisément ?
Mais en fait en terme de prélèvement par la puissance publique sur la richesse richesse créée, on est parmi les plus haut au monde. C'est ça. Alors je vais vous dire pourquoi votre argument est de mauvaise foi.
Je vais vous répondre. Je vais vous dire pourquoi votre argument est de mauvaise fois. Parce que vous comparez des pays comme la France dans lequel il y a un système de protection sociale, dans lequel il y a une sécurité sociale et des pays dans lequels il n'y en a pas.
Et donc vous comparez deux systèmes qui n systèm qui n'ont aucun rapport. Mais si vous vous préférez monsieur si vous vous préférez si vous vous préférez que il y ait pas de sécurité sociale et qu'il faille aller passer à des assurance privée quand vous êtes malade pour être soigné que il y ait pas de retraite et que vous préférez que ça soit la retraite par capitalisation et la loterie mais proposez-le il y a pas de problème. Mais moi pardon, je suis attaché au système de retraite par répartition, je suis attaché à la protection sociale à la sécurité s'il vous plaît.
Enfin, c'est vraent je négocier. Je je comprends vos arguments et le système social. On a grandi avec ça et on a tous été bercé avec ce système social qui serait le plus le plus génial au monde.
Simplement ce que ce que ce que je dis moi, c'est que une personne par exemple qui est issue d'une famille pauvre qui a travaillé toute sa tout son parcours solaire scolaire pardon très durement pour aller dans des écoles devenir ingénieur et cetera. à la fin en France, on va lui donner 35000 € 45000 € à tout casser euh pour toutes ces années d'étude, tout cet investissement. Et cette personne, elle va décider de partir à côté tous en Suisse euh juste pour gagner 70000 ou 75000 €.
Et donc tout cet investissement, tout ce système génial social investi dans le parcours d'un jeune qui a travaillé et qui a réussi perdu perdu pour la France parce que lui il aura choisi non pas de bénéficier euh du système social mais de bénéficier de du fruit de son travail, c'est-à-dire de ses revenus et de partir en Suisse, elle est pas dans les personnes qui ont un patrimoine de plus de 100 millions d'euros. Mais vous ignorez en fait, vous ignorez la force de travail des gens. Vous ignorez toute cette toute cette population qui travaille très durement juste pour s'en sortir ou même pour s'en sortir même très bien si si parce que ces gens-là ils veulent partir monsieur Bompard et vous vous me parlez des ultra riches.
Vous me parlez des ultra riches mais moi je m'en fiche des ultra riches. Moi je fais partie d'une classe sociale très modeste très modeste qui travaille énormément et qui pense à partir parce qu'en fait moi je m'en fiche que Bernard Arnaud il est 100 milliards sur son compte. Moi je regarde juste je regarde juste que quand je touche 3000 € on m'en prend 1500 et ça c'est plus possible. voulez bien réponde en de mots en de parce qu'en fait vous devriez pas vous enicher parce que je vais vous dire parce qu'on taxe pas suffisamment les ultra riches parce que là on parle de gens qui ont plus de 100 millions d'euros de patrimoine la rentabilité de leur patrimoine chaque année c'est 6 % c'estàdire que là je vais proposer de leur prendre 2 % sur les 6 % ils vont continuer à s'enrichir parce que vous voulez pas les taxer eux madame à la fin ça repose sur les classes populairess regardez madame écoutez-moi juste de manière très concrète très concrète la proposition de réforme de l'impôt sur le revenu que nous faisons, c'est de rajouter 14 tranches.
Ça se traduit par le fait que les impôts vont baisser ou rester au même niveau pour 92 % des Françaises et des Français. Donc les gens dont vous me parlez, moi je propose pas qu'il payent plus d'impôts, je propose qu'ils en payent moins. Mais pour qu'ils en payent moins, il faut que les ultra riches, ceux qui eux ont vu leur fortune doublé soi mis davantage à contribution.
Ça s'appelle la justice fiscale. Vous avez raison, il faut que les gens qui travaillent, ils puissent vivre de leur travail et c'est pas le cas aujourd'hui. Et pour ça, il faut faire reposer l'effort sur ceux qui ont les moyens, pas sur ceux qui l'ont pas.
J'ai remarqué mais vous avez fait référence à notre système social qui est certainement le meilleur au monde. Je suis d'accord avec vous, notamment par l'assurance maladie. Euh il n'en reste pas moins que ce système est à bout de souffle, qu'il est moribon et que ça sert à rien de se cacher le le la vérité.
L'hôpital va mal, c'est vrai. Le système privé libéral va mal. Je ne connais pas une profession de santé aujourd'hui qui aille bien.
On a des pertes de chance de patients qui n'arrivent pas à se faire soigner en temps et en heure. Et qui paient souvent quatre fois pour leur santé, qui paient qui cotisent à l'assurance maladie, qui payent une complémentaire, qui paye une surclémentaire et qui paye un rest. Donc le système ne va pas bien et tant qu'on aura pas changé ce à quoi ne veut aucun homme politique ne veut s'attaquer, c'est-à-dire le mode de financement de l'assurance maladie qui est le même depuis 1947 et qui ne peut plus fonctionner aujourd'hui, on arrivera pas.
Donc c'est facile de dire on va taper les ultra riches, on va taper un tel, on va dire on va mettre 14 tranches d'impôts. Mais si vous ne vous attaquez pas à la base de tout qui est le système de financement d'assurance maladie, vous y arriverez pas. Alors monsieur, je vais vous dire, je je suis d'accord pour qu'on ait ce débat, mais je suis pas d'accord avec la conclusion que vous en tiré.
Euh euh je pense que vous avez raison, je suis d'accord sur le constat, le système de santé, il est à bout de souffle, il est à l'OS notamment quand même parce que depuis des années et des années en terme de budget accordé par exemple à l'hôpital public, on a été de coupe budgétaire en coupe budgétaire. Ça a quand même une conséquence, monsieur. Ensuite, sur la question du modèle de financement de la sécurité sociale.
Pourquoi la sécurité sociale aujourd'hui, on nous annonce des déficits et cetera ? Parce que depuis des années et des années, on a une politique qui est une politique d'exonération, décotisation. Donc en fait, ce qui est censé financer la sécurité sociale, on a fait des cadeaux en disant "Non, non, on va exonérer les grandes entreprises, de verser leur cotisation et cetera et l'État ne les compense pas." Donc, vous avez des exonérations non compensées, c'est à hauteur de 20 milliards d'euros.
Et aujourd'hui, on nous dit dans 10 ans, il va y avoir un déficit de 20 milliards d'euros dans la sécurité sociale. Mais si vous rétablissez exactement le financement de la sécurité sociale sur la base sur laquelle il est assis depuis le début, c'est-à-dire des cotisations prélevées sur les salaires, alors votre système de sécurité sociale mais je juste une seconde. Sauf que sauf que on sait très bien, vous et moi d'ailleurs si si on n pas on n'est pas complètement fou, mais on sait très bien que dans les 20 ans qui viennent, quantité de métiers vont disparaître que et fort heureusement d'ailleurs le le le nombre d'heures de travail va diminuer parce que tout ce qui va être automatisé va remplacer l'homme et que donc si vous ne taxez pas le produit fini plutôt que de taxer l'homme à savoir le salaire, mais vous vous en sortirez pas.
Je ne le crois pas monsieur. D'abord parce que ce que vous appelez taxer ce que vous appelez taxer le produit fini, il faut quand même dire les choses. Pardon hein, ça s'appelle la TVA associale, ça veut dire un impôt supplémentaire sur la consommation.
Donc très concrètement et je vous en fais pas le reproche, c'est une proposition qui est sur la table mais c'est une proposition qui va se traduire par une baisse immédiate de pouvoir d'achat. Pour qui en première ligne ? Pour les plus pauvres.
Pourquoi ? Parce que aujourd'hui les 10 % des plus pauvres, ils consacrent à peu près 13 % de leur budget à la TBA et les 10 % les plus riches, seulement 5% le budget. des produits étrangers.
Écoutez quand même peut-être ça vous intéresse ce que je suis en train de vous dire. Quand vous augmentez la TVA, ça impacte plus les 10 % les plus pauvres que les 10 % les plus riches. Donc moi, pardon, j'ess derrière si vous baissez derrière les impôts qui reposent sur le travail, le salaire net se rapprochera du salaire brut.
Donc c'est aussi intéressant mais vous allez baisser parce que je croyais que c'était pour combler. Vous allez vous allez je crois que c pour ce qui propose à TVA sociale c'est de baisser c'est de baisser c'est de baisser les impôts qui reposent sur le travail et que c'est impô ça ils l'ont déjà fait ça monsieur Truch ils l'ont déjà fait quand il propose la TVA sociale aujourd'hui c'est soit-disant pour faire face au déficit ils vont pas rendre aux gens ce qu' vont leur prendre partis de la TV sociale manuel taxer le produit fini excusez-moi tax sur la consommation si j'ai une machine qui me remplace 14 salariés ça qu'elle est pas taxé désolé C'est un débat qu'on peut faire si vous voulez. C'est une taxe robot mais c'est pas taxer le produit fin c'est un bon débat, il faudra qu'on le poursuiv on pourra le poursuivre et on va évoquer aussi la durée de vie de François Baou dans un instant avec vous à tout de suite avec les GG.
Yeah.
Manuel Bompard