Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
DébatPublic Sénat (sur YouTube)· 15 mai 2025 43 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsImmigration & asileEurope & internationalSolidarités & famille

LR : Wauquiez peut-il créer la surprise ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 35 %Attaque 45 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Quel est l'enjeu de cette campagne ? Est-ce que ça va au-delà des républicains finalement ?

  • 4:00RelanceRéponse partielle

    On a pas vraiment posé les questions de fond. Les mesures de l'un et de l'autre sont très proches.

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi il n'y a pas de sondage sur ce vote ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que pour Laurent Voquier, être ancien président est un atout ou un handicap ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Bruno Rotaillot est-il sincère dans ses positions ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Comment expliquez-vous la popularité de Bruno Rotaillot malgré les faits divers ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 7:20Bruno RotaillotFait
    « Si je suis rentré au gouvernement précisément, c'est pour prendre les Français à témoin, pour leur dire ce que nous pourrons faire aussi demain. »
  • 8:20Bruno RotaillotFait
    « Le combat politique plus que jamais, c'est un combat culturel. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

J'ouvre le second débat de ce sens public. C'est une campagne électorale que l'on va vous raconter, celle qui oppose Laurent Veoquier et Bruno Retaillot pour la présidence des Républicains. Euh dimanche.

Je disais en titre, l'un ou l'autre rêvera encore plus fort de l'autre. Campagne la présidentielle Mario Lompageux, Yan Fédé, Adrien Pin. En cette fin de campagne, deux stratégies différentes opposent les deux personnalités.

D'un côté, Bruno Rotaillot qui sort sur une vague d'intérêt et de popularité. De l'autre, Laurent Voquier qui a parfois peiné à exister dans la course. Rendez-vous est donné aux militants dans ce café parisien.

Alors oui, toi Laurent, tu auras une parole libre, forte car tu n'es pas tenu par ce devoir de solidarité gouvernementale et c'est vraiment un point très important. C'est cet argument qui est répété en boucle par le convquier. Il n'hésite pas à cibler son concurrent.

Dans cette élection se joue deux visions différentes de l'avenir de la droite. Soit une droite qui se fond dans le macronisme, soit une droite qui porte un projet de rupture. La proposition et moi c'est ma crainte de Bruno Retaillot de dire qu'on cumule à la fois ministre du gouvernement macroniste et en même temps chef des républicains.

Ça nous amène à l'arrivée dans la dilution. Malgré les critiques à peine voilé. le candidat sur vouloir jouer collectif.

Ça c'est un point très important pour moi. Je suis contre la division. Je considère que le renvoquer est un est un homme exceptionnel.

Il est sympa mais en même temps brillant sur le fond des idées. Je sais pas peut-être que ce sont c'est identique. Des militants LR venus en nombre pour l'un des derniers grands meetings de Bruno Rotaillot dimanche en région parisienne.

Le ministre joue la démonstration de force. dans cette salle, vous êtes plus de 3000 mesdames et messieurs. Il maintient son cap et répond aux attaques.

Alors bien sûr, on ne peut pas faire, on a des limites, on a des contraintes, je ne peux pas faire tout ce que j'aimerais, tout ce que je rêverai de faire, mais on prépare l'avenir en faisant bouger des lignes. Si je suis rentré au gouvernement précisément, c'est pour prendre les Français à témoin, pour leur dire ce que nous pourrons faire aussi demain. Nous avons déjà un bilan sur la régularisation, sur la naturalisation. sur plein d'autres chiffres en quelques mois.

Au premier rang, Bruno Rotaillot affiche ses soutiens. Les ténors du partire à l'avoir choisi son concurrent et je ne le critiquerai pas parce que nous nous ne le critiquons pas. Il fait des petites phrases, il fait des punchlines.

Si vous cherchez des punchlin chez Bruno Rota vous les attendrez longtemps. Le ministre de l'intérieur a aussi répondu aux insinuations qui lui prêtent des intentions de se fondre dans le macronisme en vue de 2027. Il rappelle son cap à droite et rassure les militants.

OK, je l'aime bien mais il est un peu trop mou. Il est moins affirmé que Retaillot et Retaillot franchement il dit les termes, il est sincère dans son discours. C'est très bien qu'il soit au gouvernement, il peut continuer à prendre des décisions qui nous servent.

Pourquoi pas Rota en 2027 ? Je pense que c'est le candidat. Rendez-vous est donné ce weekend pour le grand congrès des républicains.

Qui va gagner ce combat des chefs ? peut-il créer la surprise en débat avec Anne Charlin Bzina. Bonsoir, bienvenue.

Vous êtes constitutionnaliste, maître de conférence en droit public et vous publiez 5e République anatomie d'un régime en crise, c'est coécrit avec Thomas Negarov et publié aux éditions Les arènes. J'accueille Lor Salvin, bonsoir et bienvenue. Directrice générale de Verrian Alex Bouyag, bonsoir et bienvenue.

Vous êtes éditorialiste politique à France Info TV et Milisa Palski, éditorialiste politique évidemment est resté à mes côtés. Anne Charles, je commence avec vous. Quel est l'enjeu de cette campagne ?

Est-ce que ça va au-delà des républicains finalement ? Alors moi, j'ai peur que ce soit assez déceptif parce que c'est vrai qu'on on parle du match DLR, on a le sentiment qu'il y a une forme de regain et c'est vrai puisque notamment au niveau des adhésions, la machine à carte a fonctionné. Néanmoins, j'ai l'impression qu'on est quand même un petit peu passé à côté du fond notamment parce qu'il y a beaucoup de questions qui restent encore en suspend.

Les municipales, alliance, pas alliance, participation au gouvernement. Oui. Jusqu'à où ?

On n pas vraiment posé les questions de fond et en plus on a des frères si à moi programmatique absolu. Franchement les mesures de l'un et de l'autre sont très proches. J'ajoute qu'en plus je me suis un peu amusé à aller chercher la liste des présidents anciens de l'UMP ou DLR.

Ça n'est pas forcément l'avenir de la présidentielle du Nicolas Sarkozy que tous les deux ont en tête à mon avis. Évidemment, on y reviendra là-dessus. Lorsalvin.

Alors, on va rappeler pour commencer qu'il y a pas de sondage sur un vote comme celui-là. C'est évident mais on va expliquer pourquoi quand même. Absolument.

On a pu voir qu'il y avait des sondages auprès des sympathisants de droite ou des sympathisants, les républicains. Là, la la grande spécificité, c'est qu'on ne connaît pas le corps électoral et d'autant plus qu'effectivement, il a été renouvelé ce corps électoral. Pourquoi ?

Parce que ce sont des adhérents, donc ceux qui ont leur carte au sein du parti. et on sait que le nombre d'adhésions a doublé, je crois, là dans les derniers dernières semaines. Donc ce corps électoral, on a pu le connaître entre guillemets par rapport aux autres aux précédentes élections.

On sait qu'il est plutôt quand même, il a tendance à être de plus en plus à droite. Il a tendance à être très mobilisé, à souhaiter également des positions très très tranchées. ces 50 % qui viennent de se rajouter finalement on les connaît absolument pas.

Donc ça rend aussi ce scrutin intéressant et et indécis. En revanche, on peut parler de la popularité des deux candidats, du du souhait des des Français de les voir jouer un rôle dans les prochains mois. Vous avez notamment réalisé un sondage pour le Figaro Magazine sur ce thème-là et alors là il y a il y a des courbes qui se croisent.

On peut dire ça comme ça. Absolument. Effectivement, c'est le le baromètre des personnalités politiques qu'on réalise pour le le Figaro Magazine où là on voit bien que le match de l'opinion quelque part il est plié.

C'est clairement Bruno Rotaillot que ce soit d'ailleurs auprès de l'opinion d'une manière générale des Français puisqu'il est la 5è personnalité dans le baromètre pour qui on veut voir un avenir en France. Et alors là on voit on voit le les deux courbes, c'est assez frappant avec notamment la date de son entrée au gouvernement. et on a Bruno Retaillot qui est à 9 % en septembre 2024 qui et qui est aujourd'hui à 28 qui même monté jusqu'à 5e personnalité euh du pays à à être attendu alors que Laurent Voquier est 22 23e.

Effectivement, il a connu une ascension absolument spectaculaire. Rares sont ceux effectivement. Alors, on on l'avait vu avec Gabriel Atal, hein, souvenez-vous, il y a il y a quelques quelques mois, mais là, c'est euh c'est c'est très spectaculaire.

Et quand on regarde auprès des sympathisantes de droite, c'est exactement la même chose en fait. C'est-à-dire que Laurent Voquier, on aurait pu se dire "Bon, euh l'électorat de droite est plutôt fidèle à Laurent Vaquier qui est un peu l'héritier légitime, je dirais. Il est là depuis plus longtemps sur la scène politique, en tout cas nationale.

Donc voilà. Et en fait auprès des sympathisants LR, c'est la même chose. Rotaillot depuis septembre de l'année prochaine, c'est complètement volé.

M réalité la stratégie considé rentrer au gouvernement été payante. Alex Bouyag l'oquier, il a déjà été président du parti LR entre 2017 et et 2019. Est-ce que pour vous c'est plutôt un atout ou plutôt un handicap finalement ?

Alors ça c'est mal fini parce queil a dû partir après les européennes où il avait bah la droite avait avait échoué. Mais c'est me semble-t-il quand même plutôt un atout parce que il a une fine connaissance du parti, il connaît bien les fédérations, il est aussi en lien avec les grands élus et donc il a une petite côte d'amour quand même vis-à-vis des adhérents. Euh après, c'est vrai que le costume fait l'homme, Bruno Rotaillot, il est aussi passé dans une autre dimension.

Euh mais ce qui est intéressant, c'est de se dire que finalement euh mis à part le style euh l'un est plutôt euh un côté un peu plus moine, ancien homme de l'ombre, euh celui de Philippe Devilier euh puis celui de François Fillon. Donc je parle de Brudon Rotaillot qui est un homme prudent, courtois et d'ailleurs quand on parle un peu aux gens de droite ou même aux adversaires politique tout le monde même vraiment des des des personnalités de gauche trouve trouve toujours que le lien et la relation avec Bruno Rotaillot est assez facile dans le fond. Le discours est quand même nettement plus on n' pas tout à fait le le même retour concernant qui quoi qui est un peu plus rugueux.

Oui, l'homme c'est l'homme des punchlin, c'est un homme peut-être aussi aux fidélité successives. C'est un homme au coup de billard, c'est même pas à 5 bandes mais c'est à 26 bandes et c'est il a toujours ce procès en insincérité. Qu'est-ce qu'il a en tête chaque fois qu'il dit quelque chose ?

Chaque fois qu'il Mais n'oublions pas que là c'est le vote des adhérents et notamment des nouveaux adhérents. Donc il y a une surprise possible. Alors là, on est à 48h du c'est c'est samedi et dimanche que que le vote fait peut-être ce qui peut changer quand même du côté de l'adhérent, c'est que euh ils ont besoin d'un champion pour 2027.

Ils ont besoin quand même de se projeter mine de rien c'est dans 2 ans et ils sentent que finalement Retaillo pour l'instant c'est celui qui prend le vent dans les voiles et et donc il y aura peut-être une petite prime en se disant "OK, on fait coup double on installe à la tête du parti bah quelqu'un qui pourrait éventuellement nous amener un peu plus loin." Alors on va commenter deux déclarations récentes de de l'un et l'autre. Bruno Rotaillot pour commencer, c'était hier soir en meeting à Lyon.

Si je suis rentré au gouvernement, vous voyez, c'est précisément pour porter tous ces combats, ces combats pour porter de conviction et pour faire en sorte que progressivement on impose dans le débat politique des lignes, des prises de position qui par leur clarté là encore puissent faire bouger dans les esprits d'autres lignes. Je pense qu'aujourd'hui le combat politique plus que jamais, c'est un combat culturel et que là encore si demain on veut gagner dans les il faut gagner dans les esprits. Alors, on a choisi cet extrait parce qu'en fait Bruno Rotaillot depuis le début de cette campagne interne, il il est en permanence obligé de se justifier de sa présence au gouvernement Charlin Business, c'est un peu l'axe d'attaque de euh de de Laurent euh Vauquier euh et c'est pas si simple pour lui pour Bruno Rotayo, c'est-à-dire que il peut il veut pas assumer tout ce que tout ce que tout le bilan du macronisme évidemment quoi.

Et notamment parce que c'est un conflit historique de nos partis politiques. Rappelez-vous la SFIO, la participation ou pas la participation ? Et parce que précisément alors bon c'est plus historique pour la gauche je caricature évidemment mais la la question est importante puisqueon se rappelle que dès 2022 la question s'est posée avec la majorité relative et les LR ont vraiment joué surtout sous la houlette de Laurent Voquier non on a une identité propre est-ce que la participation est justement une force ou une faiblesse alors on regrettera peut-être quand même que ce soit un peu le seul argument de campagne de Lauren Vquier soyons honnête il a absolument considéré que la campagne devait se faire contre Bruno Retaillot eu égard au fait que Bruno Retaillot n'avait pas une liberté de parole.

Donc c'est vrai qu'en réalité il est en défense. Donc c'est toujours un petit peu plus délicat pour rentrer en campagne même si on le voit hein d'ailleurs dans dans le son que vous avez passé, il y a une sympathie aussi de ceux qui font partie des adhérents historiques à cette idée d'y aller. Voilà, on lui prête en quelque sorte un certain courage à se dire et bien et puis il incarne une ligne qui qui est la droite sénatoriale.

On peut pas vraiment dire que c'était une droite qui avait fait beaucoup de concessions notamment sur la loi immigration qui l'avait beaucoup porté. Donc j'ai l'impression qu'il est quand même assez identifié sur une forme de liberté et puis ce gouvernement c'est quand même celui des baronies hein. C'est-à-dire qu'on laisse à chacun des ministres une identité.

Oui, c'est sûr que François Baou laisse quand même pas mal de libertés de parole. Ça aurait été moins possible il y a quelques années. Alors Émilie, vous êtes également spécialiste en communication politique et et donc on va justement s'intéresser au style de Bruno Retaillot à cette montée fulgurante parmi les personnalités politiques qui comptent.

Bah oui, parce que Bruno Retaillot, superstar chez les politiques et chez les LR, on l'avait pas tout à fait vu venir euh enfin probablement davantage ici justement au Sénat, vous en parliez, au sein duquel notre ministre de l'intérieur avait une activité débordante très remarquée. Alors, depuis qu'il est ministre, le parcours de ce conservateur catholique démaré, vous l'avez dit, avec Philippe Deviler et François Fillon, et bien ce parcours, il est un quasi sans faute. On l'a vu avec le sondage. ces déclarations coup de point parce que il a des punchlin sur différents sujets.

Alors c'est vrai qu'on reste souvent sur l'immigration mais souvent elles font mouche. J'en cite quelques-unes. L'immigration c'est pas une chance pour la France.

L'état de droit n'est pas intangible ni sacré. Ça avait fait beaucoup parler. Une société multiculturelle est une impasse sans oublier évidemment les narcoracailles qui lui donnent des aires de sarcosi.

L'homme a aussi utilisé l'expression la tout récemment de rupture anthropologique pour parler du projet de loi en cours d'examen au Parlement sur la fin de vie. Alors entre parenthèses, une rupture qui est quand même souhaitée par une majorité de Français mais en tout cas il a des positionnements qui sont clivants mais qui sont totalement assumés. Bon contrairement à ce qu'on entendait dans notre reportage ouverture, il y a des punchline mais il n'y a pas que la communication.

Oui, la force du ministre, c'est que il y a des actes. Alors, vous allez me dire, il y en a peu, mais c'est difficile quand même dans ce contexte politique actuel. Côté réalisation, on peut parler du circulaire, un circulaire sur la régularisation des étrangers sans papiers avec des critères d'octroit plus resserrés pour les titres de séjour. une circulaire plus récente là sur la naturalisation qui durcit aussi ce qui existe déjà avec aussi un examen civique en plus qui viendra bientôt et bien sûr aussi la loi, j'en parlais tout à l'heure sur le narcotrafic sujet sur lequel il a planché pendant plusieurs années au Sénat et l'homme marque des points avec ça.

Sa côte d'influence augmente, on en parlait et même après ses échecs comme sur le dossier de l'influenceur algérien Douem qu'il a pas pu mettre dehors, et ben il reste très apprécié des français. Comment vous le vous l'analysez ça ? Bah en fait sans secret ça tient en quelques points.

Créer un contraste entre des positionnements très fermes, très clivant et une personnalité tempérée, polie, policée, austère même parfois. Deuxième principe, rester campé sur ses convictions de toujours constance idéologique oblige et puis enfin miser sur le fond plus que sur la communication. Il le disait lui-même en arrivant justement à Bovau.

Ce qui est terrible chez les politiques, c'est que la communication a remplacé l'action. Sa promesse pour les LR et bien elle tient elle est sur le même plan un travail de modernisation sur tous les chantiers majeurs. L'immigration bien sûr mais pas seulement.

Il parle de l'école, de la fiscalité, du travail et même de l'écologie ce qui est assez neuf. Il veut des idées nouvelles et pour ma part ça faisait longtemps que j'avais pas entendu cette approche là d'idées nouvelles du côté DLR. Alors chiche Bruno effectivement et puis on va voir si pour l'instant les idées nouvelles émergent émergent vraiment.

Mais alors, il y a quand même, moi j'ai il y a il y a une succession de fait d'hiver dans dans l'actualité française depuis des semaines, depuis des mois qui n'atteignent pas la popularité de Bonota alors qu'il est ministre de l'intérieur en charge de notre sécurité. Comment vous expliquez ce paradoxe apparent Lor Salvain ? Bah, sachant qu'il est quand même très présent justement, il y a beaucoup de d'incidents, mais il se rend disponible et il se il se positionne systématiquement effectivement notamment au secours des des victimes.

Je pense que une des clés de la popularité de Bruno Rotario, c'est justement cet aspect très tranché en fait et euh euh cette comment dire cette caractéristique euh chez un homme politique qu'il a des convictions et qu'il a les mêmes depuis longtemps. On parlait d'inscérité tout à l'heure pour Laurent Voquier. C'est vrai que auprès des sympathisants de droite, notamment ce qui compte chez Bruno Rota par rapport à Laurent Voquier, c'est justement ce côté sincère.

Et puis on a le sentiment également qu'il peut faire bouger les choses même si il y a pas énormément d'action comme vous le disez. On a ce sentiment là que en fait il pourra débloquer, il pourra débloquer euh des choses alors que Laurent Voquier c'est moins c'est c'est moins évident. Et c'est vrai que euh ce que recherchent aussi les adhérents, les militants et les sympathisants de droite d'une manière générale quand on les interroge, c'est pas tant le rassemblement, c'est pas tant euh une un durcissement de la politique, c'est surtout donner du sens en fait à leur parti qui aujourd'hui n'en a plus et depuis longtemps.

Oui. Comment il fonctionne Bruno Rotillo Alex ? il met pour pour obtenir ses résultats là dont on parle parce que c'est quand même son défi hein pouvoir afficher un certain nombre de résultats.

Il met la pression au préfet au à la hiérarchie policière. Qu'est-ce qu'on peut en dire ? Oui.

Alors moi c'est je je fais un parallèle en tout cas dans dans la méthode avec Nicolas Sarkozi. En fait, il utilise exactement la même la même stratégie qui est de faire l'ctu, d'utiliser le ministère de l'Intérieur comme caisse de résonance, de de jouer, enfin de bien réagir et de bien gérer les polémiques et surtout d'imposer euh ces thématiques. Et en fait, ça s'est vu notamment sur le terme de l'islamophobie.

En fait, c'est lui qui commence à créer. Et après tout le monde se définit sur le fait est-ce qu'il faut dire ce mot, pas dire ce mot ? Et puis donc il a il a fait l'ctu sur l'autorité, sur le voile, sur l'Algérie et et ce qui est intéressant comment finalement oui, les autres lui répondent, les autres se se positionnent et puis comment avec ces polémiques qu'il crée et notamment vis-à-vis du gouvernement, ben il répond à Laurent Voquetier.

Laurent Voquetier lui dit "Tu es muslé, tu peux pas parler, tu as pas d'autonomie." Ben ben si, il dit pas la même chose que François Baï par exemple sur cette sur l'usage de du mot islamophobie. Il continue de de voilà d'être d'être d'être lui-même et de pas se dissoudre dans dans le le gouvernement.

Mais alors quand même, je suis un peu je reviens à la question de la des résultats parce que le 21 mai ça fera 8 mois que Bruno Rillo ministre de l'intérieur. Il il y a bien un moment où les Français vont le juger aussi sur les résultats Char Bzina mais notamment parce qu'il n'y en a pas encore et parce que il est bien possible qu'il n'y en ait pas jusqu'à ce qu'il s'en aille. Quand je parle de résultat évidemment tout ce qu'on a dit est apporté à son actif mais ce sont des résultats de communication en réalité.

C'est-à-dire que impossibilisme juridique égale majorité relative en réalité. C'est-à-dire que il est incapable à l'heure actuelle de porter la loi immigration à laquelle il tient. Rappelez-vous même pas 15 jours qu'il est nommé dans le gouvernement Michel Barnier qu'il est déjà en train de commander un appel de la loi immigration qu'il a vu censuré très sévèrement par le conseil constitutionnel l'année dernière.

Donc en réalité il y a il a eu à vivre avec cet avortement dès le départ. qui est très intéressant que il fait tout ce qui lui est permis de faire dans son giron réglementaire circulaire on l'a dit application interprétation terminologie mais il y a un moment où il aura évidemment épuisé ce ressort je pense que vraiment en terme de stratégie politique la l'élection des est arrivée au bon moment pour que il profite de cet effet en quelque sorte de voilà de de coup de projecteur sur son action avant que son impossibilité de travailler ne soit vraiment trop cruel. Ouais.

Alors, on a écouté et et commenté Brunoillot Laurent Voquet maintenant. Alors, il était sur RTL ce matin et il a notamment évoquer la question de l'Union des droites. Pour l'instant, j'ai donné des illustrations de noms qui me semblent intéressant, c'est des personnes qui je trouve font bouger les lignes.

Sarah Knafo, je le dis ici, c'est numéro 2 de de Oui, c'est quelqu'un que je trouve intéressante. Elle a le courage notamment sur la dépense publique et vous auriez pu en parler aussi, de secouer les choses et de dire stop au gaspillage de la bureaucratie. Est-ce que de Laurent Vquier euh oublie la barrière étanche avec le FN à l'époque qu'avait érigé Jacques Chirac ?

Ce qui m'intéresse, c'est de rassembler tout le monde et je l'ai dit, j'ai été très sans tabou. Mais bien sûr, sans tabou. Mais pourquoi ?

Parce que je ne suis pas là et je vous l'ai dit dès le début, vous m'avez interrogé un accord électoral avec le RN ? J'ai dit non, avec une très grande clarté. En revanche, allez parler à des gens, des Français qui sont allés voter Ren parce que la droite les a découragé.

Mais évidemment que c'est notre devoir politique et démocratique. Euh alors il y a quand même cet appel du pied au parti reconquête de d'Éric Zemour. Lorsvin, est-ce que c'est souhaité par les Français ?

Ça c'est clairement souhaité par euh les Français ou par les sympathisants de droite et l'extrême droite, j'aurais dû préciser ma question. et par les sympathisants de droite. L'union des droites, c'est vrai que c'est quelque chose effectivement qui est plutôt euh euh en poupe chez les chez les sympathisant de droite.

D'ailleurs, et jusqu'au RM, c'est-à-dire qu'il y a il y a chez LR euh chez les sympathisants LR de plus en plus de de personnes pour dire allons allons jusqu'au RM. Il y a pas tout à fait. Il il y a pas de souhait de faire un accord global et permanent sur tout mais en revanche un accord au cas par cas sur certains sujets ou dans le cas de municipalité sur certaines municipalités.

Ça effectivement les sympathisants de droite et ça fait plusieurs années déjà bah qu'on le suit nous dans un baromètre fait pour le monde d'ailleurs sur l'image du RN. Effectivement, les sympathisants de droite, eux sont plutôt en attente euh d'union. De la même façon, de la part euh euh de des Français, effectivement, il y a cette volonté euh euh de euh restructurer un petit peu le monde politique avec effectivement euh beaucoup de tension au sein des euh de des partis et ça effectivement, il y a une certaine lassitude qui s'exprime de la part des Français à ce sujet.

Mais effectivement sur ce sur cette question de de frontière euh entre le RN et la droite, je pense que les sympathisants de droite sont beaucoup plus en avance en en tout cas beaucoup plus avancés dans leur réflexion que la plupart des euh des ténors politiques. Un Charine Bina, je je voyais un un peu peut-être pas du bit en tout cas vous vouliez intervenir sur cette question. Oui, notamment parce qu' alors je je crois volontiers au chiffres mais pour autant on a quand même eu la sission de la dissolution.

S'il y a bien une épreuve de clarification, je cite Emmanuel Macron, qui a eu lieu, c'est au sein des groupes de droite puisque on a eu alors déjà qu'on avait eu reconquêter et le RN qui s'était divisé en 2022, là on est en 2024 la sission avec Eric Sioti, avec l'UNR, avec ce rodéo de la période des clés DLR. On on se rappelle bien que l'idée qu'on ait aujourd'hui une élection à la présidence prouve bien qu'au fond la base et notamment tous les élus DLR se sont mis contre l'idée d'une alliance avec l'ARN. Je voilà les élus je sais pas forcément si tous les adhérents qui aujourd'hui sont encore enartés et notamment peut-être que le regain chez les nouveaux LR autour de la personne de Bruno Rotaillot moi me semble plutôt être une forme de on va dire de champ du signe en se disant bah si vraiment la droite régalienne peut aller aussi loin qu'un Bruno Retaillot on a aucun intérêt à aller chez les RN et ça peut redonner une vigueur donc si ça se solde par un accord moi j'aurais l'impression que c'est beaucoup de bruit pour rien al Bouagu Oui.

Après, je trouve que les deux ils ont pas tout à fait la même approche. C'estàd que quand même Laurent Voquier, il brise un peu un tabou quand il parle de d'aller de Gérald Armin à Sarah Knafo. Saraknafo c'est quand même l'extrême droite.

Enfin c'est c'est alors économiquement c'est vrai que elle est beaucoup plus libérale que que le Rassemblement national. Donc je pense que le clivage il est là-dessus. Euh donc lui finalement il il assume ça et il a toujours euh euh depuis quelques temps surfer sur le côté plus populiste, cette droite plus catholique euh populiste.

Alors que Bruno Rotaillot euh pour l'instant c'est la droite catholique. Il veut un candidataire étiqueté et lui il il veut pas de tambouille d'appareil. C'estd qu'il se garderait bien pour l'instant de donner le moindre nom.

Euh lui ce qu'il veut faire c'est revenir faire revenir les électeurs euh du RN de Reconquête et des Macronistes aussi. C'est donc c'est c'est une proposition qui est voilà qui qui semble un peu plus soft. Voilà.

Oui, je je comprends. On va parler dans un instant, vous l'avez évoqué tout à l'heure, du du match des des des nouveaux adhérents là, des euh des cartes d'électeurs. Vouliez intervenir ?

Oui, parce que c'est deux stratégies complètement différentes. L'un, essayer de se rattraper aux branches et de parler de rassemblement, de fantasmer, enfin de faire fantasmer sur cette projection de l'Union des droits. Il y en a un autre qui a essayé Éric Zemour he quelque part et qui n'a pas fonctionné.

Et de l'autre côté, on a quand même quelque chose qui ressemble à une incarnation de la droite qui existait pas depuis longtemps, depuis Sarkozy et qui quelque part, peu importe ce qu'il y a derrière, du moment que il l'émerge, tout le monde le suivra chez les LR et suivra son projet, j'ai l'impression. et moins il en dit, mieux c'est du moment qu'il brille. Bon, allez, on parle de cette chasse aux nouveaux adhérents avec euh Stéphane Duget tout de suite.

Euh rebonsoir Stéphane puisque il y a eu là depuis quelques semaines, quelques mois une augmentation des adhésents des adhérents au parti LR un peu partout en France. Oui Thomas, les deux candidats Laurent Voquier et Bruno Rotaille se sont livrés à ce qu'on appelle une bataille des cartes et ça se comprend. Je rappelle que ne peuvent voter à cette élection euh des une élection interne que les adhérents qui sont à jour de leur cotisation au 17 avril.

Ils sont donc 121617 à pouvoir voter. C'est trois fois plus d'adhérents que l'année précédente et 30000 de plus que lors de la dernière élection pour la présidence de LR en 2022. Alors pour en arriver là, les deux camps ont fait gonfler les rangs à coup de meeting d'appel téléphonique pour convaincre un maximum de personnes de reprendre leurs cartes ou de prendre leurs cartes et voter pour leur candidat Laurent Voquet ou Bruno Rotaillot. cette élection, c'est des mathématiques résume une sénatrice.

Ouis. Et alors cette tendance à la hausse, on va l'observer en détail là dans les départements stratégiques. Tout à fait.

Chez les républicains, un département égal une fédération. Les trois plus grosses en nombre d'adhérence, c'est d'abord Paris, puis les Hautes Scèes et enfin les Alpes Maritimes. À Paris, aujourd'hui, il y a 10200 adhérents.

C'est 7800 de plus que l'an dernier. Rendez-vous compte ? Pour les Hautes Scèes, on compte 7100 adhérents.

Le département enregistre 5000 nouvelles cartes et dans les Alpes Maritimes, il y a 6821 adhérant, 2802 plus que l'an dernier. Selon si vous interrogez les soutiens de Laurent Voquier ou de Bruno Rotaillot, et bien chacun vous explique que c'est grâce à son candidat que les adhésions augmentent. Bon, on a rajouté un zéro aux adhérents des haut de scène.

Ils sont pas 71200, ils sont bien 7100. Il serait ravi d'être 71200, je pense, dans les dans les hautes scènes. C'est pas bien grave.

Justement dans les départements des deux candidats, la même tendance elle s'observe. Ouais, je leur voquer en hautloire, on est passé de 250 adhérents à 2096. Chez Bruno Rotaillot en vendé, on passe de 560 à 2013 adhérents.

Sauf que la victoire dans leur fief et ben ça ne suffira pas. Il faudra compter sur les autres fédérations. Pour le moment, les élu voi plutôt Bruno Rotaillot sortir vainqueur de ce duel, même si personne ne peut prédire l'écart qu'il y aura avec Laurent Veoquier parce que cet écart, il sera très scruté Thomas parce qu'il déterminera l'équilibre de la future équipe dirigeante entre les pro Rota et les provoqués.

Merci beaucoup Stéphane. Alex B il y a quand même ce ce chiffre là de voir le nombre d'adhérents gonflés, ça doit forcément faire naître un nouvel espoir aussi chez les militants et sur l'avenir du parti, sur sa capacité à peser. Oui.

Oui, ça c'est ça c'est sûr. C'est c'est c'est une forme de dynamise. Ça veut dire que les militants ont envie d'y croire et ils rêvent à nouveau d'une d'une droite de gouvernement.

Le seul problème c'est qu'est-ce que la droite a produit comme idée ? Jean-Luc Mélenchon par exemple, on peut lui faire beaucoup de critiques mais sur le fond il y a des propositions, il y a un programme, les choses sont au clair. Les socialistes, c'est moins le cas. chez les républicains, il y a pas eu de ce travail a pas permis de faire parce la campagne elle a tourné sur toi tu es muselé par le gouvernement et moi je vais pas t'attaquer.

Donc c'est pas comme ça qu'on construit un programme. Et puis il faut pas oublier que quand même la dernière candidate à la présidentielle a fait 5 %. Donc c'est c'est voilà, c'est c'est une droite qui est grand brûlée.

Euh bon euh mais qui peut espérer. C'est vrai que les partiels, les dernières élections partielles ont été ont montré une forme de dynamisme. Donc il se passe quelque chose.

C'est pour ça que celui qui qui deviendra le patron du parti, même si les deux disent ou là là, on va pas aller trop vite, de fait, je pense que ça lui donnera un tremplin formidable pour la suite parce que je pense que les militants vont avoir envie d'y croire. Après décrypter les cartes, savoir à qui ça profite. Oui, on peut se dire qu'en vender ça va plutôt être pourillot puis en haute Loire plutôt pour le renvoquer.

Bon en tout cas c'est vrai qu'il y a une un dynamisme. Il y a un dynamisme pour Bonotaillot et des cadres LR qui ont plutôt choisi Bronoaillot. Ça ça peut être un indice mais encore une fois il peut y avoir une vraie surprise surtout choisi Bruno Rotaillot par détestation de Laurent Vi.

On en revient à la personnalité c'est que Xavier Bertrand et compagnie c'est vrai que voilà c'est sûr entre Xavier Bertrand et Laurent Guer là on est on est sûr qu'on peut parler de détestation ces nouveaux encartés chez chez LRClen bezina est-ce est-ce que ça peut permettre aux partis aussi de muscler ces prochaines campagnes électorales je pense au municipal ou à la ou à la présidentielle c'est quand même des forces vives en plus quoi. c'est des forces vives en plus, c'est un peu d'argent en plus également dans le financement de notre vie politique. C'est surtout un espoir, moi je rejoins ce qui a été dit.

C'est-à-dire que au fond se dire que notamment parce qu'il y a eu beaucoup de jeunes en réalité dans ces dans ces nouvelles cartes, c'est cette idée de se dire et justement c'est pour ça que je je pense que ça n'est pas forcément symptomatique d'une union des droits. Je pense que Laurent Voquier se trompe de combat parce que au fond le discours porté par Bruno Rotaillot est bien plus en corrélation avec ce qui se passe là. C'est-à-dire et si on avait une forme de revival de la droite de Sarkozy parce qu'il y a beaucoup de déçu de Sarkozy qui se retrouvent en fait dans aucune des droites, ni vraiment la droite de Macron, ni vraiment alors encore moins celle de porté par Édouard Philippe à la potentielle futur présidentielle.

Donc qu'est-ce que ça sera cette droite historique régalienne ? C'est pour ça que j'appelle ça le courant de la droite sénatoriale parce que Gérard Larchet est sur cette ligne aussi. Et en fait euh ce ceux qui n'ont jamais vraiment perdu l'accord de de ce moment-là, c'est Bruno Retaillot et ses soutiens.

Donc je crois vraiment qu'il y a il y a il y a une histoire à créer à ce niveau-là. En tout cas, lui il croit volontiers et je pense que c'est ces quelque chose. Mais alors oui, mais alors sur l'impulsion Lor Salvin parce que pour l'instant dans l'équation, on voit mal comment LR peut être en 2027 autre chose qu'une force d'appoint.

Oui, c'est vrai que alors bien sûr que ça peut changer. On est quand même encore à à 2 ans des élections et souvenons-nous tous les pronostic 2 ans avant une élection, très souvent ils sont ils sont déjoués. Donc il y a une campagne, c'est normal et la campagne crée des des dynamiques d'opinion.

Ce qui est certain, c'est que euh effectivement, je suis assez d'accord avec vous sur le fait que le timing est très bon pour les Républicains parce que euh dans un an, il va y avoir des élections municipales. Donc euh déjà effectivement, ça fait des des soutiens en plus. Ça peut créer une émulation aussi sur le fond justement qui n'a pas eu lieu jusqu'à présent.

Et je pense que Bruno Rotaillot comme Laurent Boquet ont bien conscience effectivement qu'il y a aussi les fondements et les valeurs qu' de la droite qu'il faut réaffirmer dans les dans les prochains mois et puis surtout avec potentiellement cette dynamique des municipales qui pourrait leur être favorable. On l'a vu dans les dernières partielles. Effectivement, les sympathisants de droite, c'est aussi des euh sympathisants, comment dire, qui aiment leur territoire, qui sont attachés à leur territoire et les élus locaux d'ailleurs de droite sont très implantés, beaucoup plus que euh d'autres d'autres partis, y compris le le RN.

Voilà. Donc effectivement, c'est ça peut être un véritable tremplin en tout cas pour la campagne présidentielle ensuite de 2027. Il y a aussi les problèmes du RN.

Donc ça tombe encore mieux parce que les deux personnalités émergent. On sait pas encore si Marine Le Pen finalement sera candidate ou pas. Un Jordan Bardella la ligne de crête est étroite hein.

Oui assez étroite. Donc imaginons que ça soit Jordan Bardella. Si on imaginait un Bruno qui émerge là-dessus, c'est vrai qu' il devient assez costaud par rapport à un candidat qui a montré quand même ses limites, qui est très jeune, qui serait très très jeune quand même et qui porte qui est beaucoup moins social que Marine Le Pen et donc qui se met beaucoup plus en concurrence avec un Retaillot.

Donc il y a quelque chose quand même qui peut se dessiner plutôt favorable et Retaillot. C'est bon à 2 ans à 2 ans d'avance. Et juste un dernier point, pardon, mais ce qui est intéressant d'ailleurs auprès des sympathisants RN, c'est qu'ils sont 40 % à souhaiter que Bruno Rotaillot un avenir en politique en France, 40 % des des sympathisants RN.

Donc effectivement, il y a des voilà signaux comme quoi il peut y avoir un petit champion. Il il y a des passerelles électorales en tout cas, peut-être pas d'accord mais en tout cas des passerelles ressenties par les électeurs. C'est ce que je retiens de de vos interventions.

On on va terminer, il nous reste quelques minutes autour de l'avenir des deux candidats et qu'est-ce qui peut se passer lundi ? Au lendemain de de du du vote, le sénateur LR du Valde Marne, Christian Cambon espère alors lui il se place dans l'hypothèse d'une victoire de son champion Bonota Taillot, il espère qu'en cas de défaite leur voquier sera beau joueur et ce qu'il conviendra c'est qu'effectivement au lendemain de cette élection de dimanche il va y avoir qu'un seul seul tour il y a deux candidats. Les gestes soient faits par celui qui va l'emporter pour que et ça vous avez la garantie si Bruno Retaillot l'emporte le renvoquer le soutiendra sans condition.

C'est ce qu'il a dit en tous les cas. C'est ce qu'il a dit et c'est la moindre des choses qu'on puisse attendre de la part de responsable politique. Les républicains reviennent au cœur du jeu avec d'autres formations dans le bloc central.

Il faut véritablement que les ambitions personnelles euh disparaissent ou en tous les cas euh soient que que l'emporte la volonté de reconstruire une formation de la droite. Ça vaut pour voilà Christian Cambon face à Orian Mansigni dans notre matinale et pourtant Charlin Bezina la question de l'incarnation des LR pour la présidentielle sera-t-il sera-t-elle forcément réglée dimanche soir ? Alors, non seulement je ne le crois pas, mais je me dis d'ailleurs, c'était la suite de la question d'Orien qu'on n'a pas entendu, qu'en est-il pour 2027 ?

Rien dans euh la loi ou dans la logique des partis politiques n'interdit Laurent Voquier d'être le candidat des ALR en 2027. Donc au fond, c'est pour ça que je parlais d'une élection pour rien tout à l'heure, c'est que c'est une élection interne. On sait qui va diriger le parti L mais ça n'est pas du tout une success story pour dire peut y avoir des primaires quand même organisé pour désigner par exemple le le candidat et par exemple Laurent Voquier pourrait tout à fait justement dans une espèce de demi- fairplay dire bon d'accord j'accepte une défaite en demi-teinte mais nous reposerons le match pour 2027 ou pour la candidature à 2027 et puis voilà on l'a dit aussi les équipes dirigeantes ça va compter qui prendra les portefeuilles qui sera trésorier comment est-ce qu'on organisera les choses Toutes ces choses-là, ça suppose en fait un sport de la part du perdant qui est pas forcément tout de suite acquis par Laurent Voquier qui quand même a dit "Alors, si je gagne, ça sera mon numéro 2." Mais il nous a pas donné l'inverse.

Oui. Oui. Je trouve que Laurent Vier a presque été plus clair que que Bruno Rotaillot qui s'est bien gardé de projeter un organigramme précis.

Ce qui est amusant, c'est que longtemps Laurent Voquier a plaidé pour justement qu'il n'y ait pas de primaire et qu'il soit finalement le candidat naturel de la droite. Mais c'était à l'époque où Eric Siotti étail était le patron du parti. Et c'est vrai que aujourd'hui on se dit que euh il va plutôt faire machine arrière si jamais c'était pas lui qui était élu ce dimanche en sachant mais mais est-ce qu'il peut tout éparpiller façon puzzle quoi ? esser de d'utiliser la force des députés à l'assemblée pour faire tomber gouvernement.

Enfin, je suis en train d'essayer de faire un peu politique fiction Laurent Voquier pour être candidat à la présidentielle. Après euh donc il le fera en sous-main. Ce sera pas la guerre thermonucléaire dès lundi.

Euh ça sera une espèce de travail de sap comme il sait plutôt bien faire de manœuvre souterraine. Après je pense que euh c'est pour ça que moi je je pense vraiment qu'il y aura une prime au sortant euh dimanche soir parce que euh il va y avoir la vérité des sondages. En fait je pense que cette élection là plus on va avancer plus les sondages vont aussi faire œuvre de décantation.

Édouard Philippe, est-ce que ça reste le champion de la de la droite centrale qui peut un peu faire le lien avec tout le monde ? Est-ce qu'il va tenir le choc ? Est-ce que Bruno Retaillot continue cette ascension ?

Et à ce moment-là, je pense que il y aura peut-être l'émergence d'un candidat naturel en tout cas à droite. Tiens, justement à propos de l'avenir de Bruno Retaillot, son destin et celui des LR peut-il changer ? On écoute François Xavier Bami.

J'ai soutenu Bruno Rel dans cette campagne interne et aujourd'hui on touche du doigt à la fin de cette longue campagne. À quel point il a réussi à faire se lever un vrai espoir. C'est très frappant de voir et je l'ai vu partout en France dans les réunions publiques que j'ai pu animer.

Beaucoup de gens qui avaient quitté cette formation politique et qui reviennent aujourd'hui. Beaucoup de gens encore plus marquants qui n'avaient jamais adhéré à une formation politique et qui ont choisi de s'engager parce qu'ils sentent bien que cette élection peut être le moment de reconstruire un parti politique de droite qui rassemblera demain une majorité de Français. Alors Salvain, vous nous avez dit tout à l'heure que Bruno Rotaillot en quelques mois était était devenu voilà était dans le top 5 des personnalités on va dire attendues par les Français.

Est-ce que ça fait pour autant de lui un président et est-ce que ça a du sens de répondre à cette question à 2 ans de l'échéance ? Voilà, ça figurez-vous qu'il y a une il y a eu une commission d'enquête également là-dessus en disant que peut-être qu'il faudrait interdire les sondages 2 ans ou 3 ans avant les élections justement parce que effectivement ce qu'on dit aujourd'hui n'aura certainement pas ou plus de sens dans 2 ans. Non, mais moi je pense que ce qui ce qui est intéressant aussi dimanche, c'est qu'il y a aussi une victoire symbolique, si c'est Bruno Rotaillot qui qui l'emporte, une victoire symbolique du sénateur, de l'image du sénateur sérieux, travailleur sur son territoire.

L'image effectivement maintenant de l'Assemblée nationale est de plus en plus quand même déconnectée par rapport à celle de du Sénat. Et puis c'est aussi la victoire de euh l'ancienne génération, en tout cas une génération mû dir dirais-je euh versus une génération plus jeune, Laurent Voquier a 49 ans. Donc effectivement, il y a aussi euh une victoire certainement symbolique et quelque chose que euh notamment pour Jordan Bardella qui pourrait aussi peut-être inquiéter les futurs candidats.

Une dernière question an Charlin Bezina quand même dans l'histoire de la 5e République, le ministère de l'intérieur ça a quand même assez souvent servi de marche piied vers l'Élysée. Ça c'est vrai. Le ministère de l'intérieur alors c'est un poste tout à fait stratégique.

Attention aussi au fait qu'il brûle très facilement les ailes étant donné qu'en fait ce ministère de l'intérieur, je pense notamment à à Charles Pasquis, il peut très vite être un peu celui d'une incarnation sans forcément être très programmatique ou en tout cas être un peu noyé. Donc euh comme on l'a dit, je pense que c'est vraiment l'élection du bon moment pour Bruno Retaillot. La question ça sera aussi quittera quittera pas euh le gouvernement.

Vous savez que aujourd'hui il y a eu un appel justement des députés plus ou moins de la droite et du centre qui ont dit bon euh là on on change de candidat, c'est une bonne chose parce que c'est vrai que la légitimité de quelqu'un qui porte un parti avec en plus tout le souffle d'espoir qu'on a vu derrière en se disant qu'il y avait une identité qui était celle des LR. Est-ce qu'il peut vraiment rester au gouvernement avec ça ? Alors voilà, la motion de censure arrivera peut-être lui laissant la possibilité de différer sa décision mais je crois que c'est une question qu'il se posera.

Bon merci beaucoup Charlen, je vous je vous libère. On va il nous reste de 3 minutes dans dans ce dans ce débat et on va continuer de évidemment se concentrer sur la stratégie parce que quand même il y a une leçon à tirer à Bouyag c'est Laurent Vier il aurait pu rentrer au gouvernement. Alors donc il a quand même fait une erreur.

Merci beaucoup. Ça fait quelques années qu' qu'il est un peu à cont-temps. C'est-à-dire que au moment où il aurait pu justement être beaucoup plus visible, il s'est tue notamment, je pense à la séquence euh décembre 2023 sur la loi sur les retraites.

Là, il était aux abonnés absents, on l'a pas vu. Ensuite, au moment de Michel Barnier, euh alors il veut il veut il veut il veut pas rentrer au gouvernement, il veut un poste finalement c'est pas le bon. Finalement Michel Barnier finit par lui reproposer quelque chose, il ne veut plus, il a changé d'avis, il ne veut plus rentrer au gouvernement.

Et puis arrive François Baïou, ben là il veut mais sauf que Baou veut plus. Donc en fait on se dit il a c'est comme s'il y avait de parfois il quoi ? C'est surtout Bercy qu'on qu'on lui a proposé, c'est ça ?

Oui, on lui a proposé Bercy voulait l'intérieur. Enfin en fait il a changement mais il y a un moment faut faut pas être véléitaire, faut savoir prendre des risques au bon moment. Donc je trouve que Laurent Voquier il y a eu du dès dès quel âge ?

En fait, il voulait jouer gagnant, sauf que c'est pas ça jouer gagnant. Alors que Bruno Rotaillot, il réfléchit beaucoup moins. Il voulait, il rêvait de beau il a eu beau maintenant il y est.

Et ben, il y reste. Se pose à partir de dimanche si c'était lui la question de comment on sort. Et on voit qu'il commence à amorcer quelque chose avec dans son meeting où il dit que le e en même temps ne survivra pas.

Ma sousentendu euh il y a un moment, il va y avoir un clivage, on va retrouver la droite telle qu'elle était avant Emmanuel Macron et c'est aussi une manière de dire Édouard Philippe, on a beau s'entendre pas mal, ce sera pas toi mon champion, je vais rouler pour moi. Et ça c'est aussi un message qu' adress inéressant parce que c'est pas enfin un ticket Édouard Philippe Bruno Rota c'est pas du tout dans la tradition de la de la 5e République. D'ailleurs, il y a jamais eu vraiment un binôme qui s'est présenté au Non.

Et puis à ce stade-là, ça serait une erreur. Je pense que Rota a a compris évidemment que ça serait une erreur de se présenter comme ça et que ça brouillerait les pistes de ce qu'il est en train de tracer. Moi ce que je trouve intéressant, c'est de savoir à partir de dimanche selon qui est élu, comment ils arrivent à faire vivre ce qu'ils ont réussi à faire vivre parce que Bruno Retaillot est à l'intérieur et ce qu'ils arrivent à faire vivre quand ils sont en campagne interne et après ils se cassent la figure. où on les entend pas où ils ont pas assez travaillé et on entend pas aller voir le l'enjeu des idées c'est tout à l'heure parce que finalement au primaire en 2022 bah ils ont fait l'événement il y a eu un show il y a eu quelque chose il y a eu si qui est sorti du lot il y a eu des idées qui ont été entendues beaucoup plus dures que ce qu'on entendait là pareil mais sauf que entre deux bah on les entend pas on sait pas où ils sont on sait pas ce qu'ils disent et on sait pas quelles sont les idées neuves qui pourraient sortir donc il va y avoir beaucoup de travail et aussi palier cette absence s'il n'est plus là que ça soit motion de censure ou de sa décision au ministère de l'intérieur où il a vraiment un show, une scène pour lui quoi.

Merci beaucoup. Merci à toutes d'avoir participé à ce débat. À très bientôt sur Public Sénat.

On vous suit Alix Bouag évidemment chez nos confrères de France Info TV. Voilà, c'est la fin de ce sens public. Merci à toutes et à tous de votre fidélité.

Je vous donne rendez-vous lundi 18h 22h. D'ici là, vous retrouvez nos débats sur notre plateforme publicsena.fr.

FR et puis vous pouvez nous écouter en podcast, vous partez faire votre footing en écoutant une émission, ça marche aussi et on apprend des choses grâce à nos invités euh talentueux et talentueuse. Notez que l'invité de la matinale demain, ce sera Nicolas Tenzer, spécialiste des questions géostratégiques. Belle soirée. [Musique] [Musique]