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interviewLa France insoumise (sur YouTube)· 23 septembre 2025 87 minAutoproduit

Écologie et communisme – Face aux impasses capitalistes, le communisme au service de notre programme

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour à toutes et à tous. Bienvenue à cette conférence des insoumis communistes. Donc s'il y en a qui se sont trompé, je vais redire le titre.

Écologie et communisme face aux impasses capitalistes, le communisme au service de notre programme. Donc quand on traite de la question écologique, on traite aussi de la question sociale. Dans notre modèle actuel, ce sont les plus précaires qui subissent les pires conséquences.

Donc vivre dans des passoirs et des bouilloirs thermiques, euh se contenter de la malbouffe ultra transformée de l'agroindustrie, euh être souvent écarté des modes de transport décarbonés et cetera. Et euh on en a tous parfaitement conscience que dans ce mouvement de la France insoumise que l'écologie ne peut pas se penser autrement que radicale et anticapitaliste. On doit changer notre modèle.

Faire de l'écologie dans l'économie de marché, c'est pas possible. Et donc on a la chance d'avoir aujourd'hui euh à nos côtés donc Déranger Sernont, député chemineau de Laissonne qui siège en en commission développement durable sur les questions de transport et de la forêt. Catherine Couturier, député de la Creuse de 2022 à 2024 qui elle aussi était en commission développement durable à l'Assemblée et Pierric Monet, agricolteur sociétaire de la fromagerie coopérative de la Combe du Val et coanimateur du groupe de travail agriculture et alimentation de la France insoumise.

Alors du coup, première question pour Beréranger. Est-ce que tu peux nous faire un résumé de la situation à l'Assemblée cette année sur les questions qui nous préoccupent dans cette conférence ? Bah déjà, merci à toutes et tous d'être présents.

Euh bah le résumé de la situation actuelle à l'Assemblée nationale et plus largement sur sur toutes les décisions qui sont prises, c'est que aujourd'hui, on peut observer des reculs très importants en matière en matière d'écologie. Euh non pas parce que il n'y a pas d'urgence ou parce que il y a pas des conséquences qui sont aujourd'hui visibles dans le paysage, mais tout simplement parce qu'aujourd'hui on est dans un système capitaliste, ça a été rappelé, qui euh déjà a été construit à une époque où la question de du dérèglement climatique où la question de l'urgence climatique n'était pas ce qu'il est aujourd'hui, mais qui en plus a été fondé sur des principes de rentabilité. Et à partir du moment où on a un système qui est basé sur un système de rentabilité et sur un système individualiste, évidemment la question écologique, la question de la solidarité et la question finalement de l'entraide ne peut pas rentrer en comp en compte puisqu'elle s'oppose complètement à cet objectif affiché du capitalisme.

Et donc aujourd'hui, on a besoin de repenser différemment. On a besoin de refonder les choses et on le voit à l'Assemblée nationale, le fait d'avoir un bloc central, un bloc je sais pas quoi, la social-démocrate ou bref allié à un bloc d'extrême droite, et bien ça nous amène à des reculs très importants qui vont peser énormément d'une part sur l'économie puisque partout où il y a des conséquences sur sur le climat et bien on voit que ça coûte beaucoup plus cher que si on avait su anticiper à une certaine époque et finalement prendre les mesures nécessaires. Mais en plus de ça, ça a un impact sur la société puisque il y a un impact, ça a été rappelé bah par exemple sur la question d'alimentation où finalement les plus précaires sont soumis bah à des choix et finalement des obligations de de malbouffe mais aussi sur la santé voilà respiratoire, sur le sur le déplacement, sur les mobilités, bref tout un tas de choses.

La loi du plomb, c'est l'exemple même finalement de mesures rétrogrades, de mesures antiécologiques qui ont été voté à l'Assemblée nationale par des députés élus par le peuple, mais surtout par une pression finalement capitaliste, par une pression financière de rentabilité. Aujourd'hui, on l'a bien vu les agriculteurs, la question qui se pose en premier lieu, c'est pas de savoir si finalement ils font de la qualité ou pas. c'est pas de savoir s'ils arrivent ou pas à préserver leur sol, mais c'est finalement savoir si leur ferme est viable, si ils ont une rentabilité finalement qui leur permett de tenir.

Et on voit que toutes les mesures qui ont été euh débattues, vous prenez la loi Grémillé, vous prenez sur l'énergie, vous prenez bah la question des ZFE ou j'y reviendrai peut-être un petit peu plus tard. Et bien finalement systématiquement ça a été la même logique qui s'est opposée. Il n'y a pas finalement la question écologique de savoir si euh bah on va dans le bon sens, si on protège les populations, si euh on anticipe aussi les conséquences de ce qui va se passer.

Mais finalement, c'est euh on nous en pose quasi systématiquement la question bah ouais mais ça va supprimer des emplois. Ouais mais l'entreprise va plus être viable. Ouais mais comment on va faire pour tenir vis-à-vis des autres qui font qui font différemment et cetera et cetera.

Et là, on voit bien que le système capitaliste, il est au bout du bout. il est euh il est euh il essaie de de finalement de survivre et il va encore plus loin que ce qu'il faisait auparavant où il essayait de s'accommoder un petit peu avec le climat, il essayait de s'accommoder un petit peu avec tout avec les questions sociales. Aujourd'hui, on voit que tout est balayé d'Har ver de la main parce que le capitalisme n'arrive plus à faire suffisamment de rentabilité et donc il est en train de taper sur tout ce qu'il peut taper.

Et les reculs aujourd'hui qu'on connaît en terme d'écologie sont bien évidemment dramatiques sur le plan humain mais aussi sur le plan sociétal parce qu'on voit que finalement ça oppose les uns aux autres et systématiquement ce sont les plus précaires, ce sont les plus fragiles qui se retrouvent mis euh finalement en difficulté. Vous savez quand dans une société on commence à débattre beaucoup plus d'une aide par exemple de la rentrée hein de 400 € d'aide pour les fournitures scolairire alors que il y a quasiment aucun débat sur un rapport qui a mis en exergue qui avait plus de 210 milliards d'aide aux entreprises et que finalement on sait pas trop où c'est que ça passe et puis on sait pas trop comment c'est utilisé et bien on se rend bien compte que notre société elle tombe pas bien rond et qu'il y a un problème quelque part. Donc oui, le communisme qui euh pense sur le bien commun, qui pense aussi sur le long terme, et bien c'est une des solutions qui peut être apportée sur la question écologique qui est liée évidemment à la à la question sociale et à la question sociétale.

Voilà. [Applaudissements] Alors euh Catherine, toi tu as travaillé sur le sujet des forêts pendant la mandature précédente. Est-ce que tu peux nous parler de leur rôle clé dans l'écologie et le modèle qu'il nous faudrait pour les protéger ?

Oui. Euh et Beréranger a repris le travail justement qui avait été mené sur l'exercice sur le mandat 2022-2024. Alors, pourquoi pourquoi les forêts ont un rôle primordial dans justement notre capacité à pouvoir permettre à tout le monde de vivre sur cette planète pour les générations futures ?

C'est ça la question, c'est que la forêt, comme d'ailleurs les océans, ont ce rôle de capteur de CO2 qui est hyper important parce que c'est le nos poumons pour pouvoir vivre sur la planète. Et donc à partir du moment où les forêts aujourd'hui sont surexploitées comme on le connaît euh pas seulement sur le territoire hexagonal mais aussi euh sur l'ensemble de la planète quand on parle de des forêts du Brésil, quand on parle de la Guyane où on assiste à une déforestation de plus en plus importante en particulier avec pourra peut-être faire le lien avec le Mercossur et la question de l'exploitation justement de raser les forêts pour pouvoir exploiter à outrance et et bien sûr importer des produits sur l'ensemble de de la planète. et bien il y a euh ce rôle justement euh euh important de la forêt en matière d'écologie qui euh qui est mise à mal.

Et euh en 2022, vous vous souvenez euh pourquoi je pourquoi j'ai mené ce travail sur la forêt, c'est tout simplement qu'en 2022, il y avait eu les incendies importants en Gironde et que là à l'assemblée, je vois Martine Étienne que je salue qui était avec nous à cette époque qui avait travaillé justement aussi sur ce sujet et bien tout le monde dans l'hémicycle nous disait "C'est pas possible ces incendies, il va falloir prendre des mesures. Faut faut pas que ça se renouvelle. OK.

Chiche. Résultat des courses. Qu'est-ce qui s'est passé ? c'est que nous avons mené une mission d'information qui l'objectif c'était d'aboutir à un texte de loi qui justement modifie la gestion forestière et que ce ne soit pas une gestion capitaliste parce que là aussi on voit bien que dans l'exploitation des forêts, c'est tout le jour la rentabilité première avec vous les voyez arriver avec des engins qui vous broent une forêt en en 1 heure alors queil y a a la possibilité de gérer la forêt autrement avec ce qu'on appelle gestion secouvert.

Je vais pas rentrer dans les détails techniques de gestion forestière, mais c'était ça l'objectif, c'était qu'on préserve justement une forêt, qu'on exploite uniquement ce qui arrivait, on va dire maturité et qu'on conserve les arbres qui ne sont qui n'ont pas atteint leur croissance totale pour jouer leur rôle euh de captation du carbone. Et c'était donc la proposition essentielle que nous avions porté d'un texte de loi qui interdit les couprase enfin qui les encadre tout du moins et qu'on aille vers une autre forme de gestion forestière. Et bien ce texte de loi qui avait été signé par de tête sep groupes 118 parlementaires n'a jamais été débattu.

Par contre, on nous a présenté un texte euh au mois d'avril qui euh consistait à prendre des mesures soi-disant pour donner les moyens de lutter contre les enfin faire face aux incendies. C'était pas même lutter contre les incendies en en prévention, c'était au moment où l'incendie arrive d'avoir des moyens. Et sincèrement, ce texte a accouché d'une souris, je le dis comme ça.

On avait eu soit-disant six canader parce que c'était le constat qui était fait. On avait pas assez de moyens. Les sapeurs pompiers n'avaient pas de reconnaissance déjà des risques et n'avaient pas aussi les moyens nécessaires pour pouvoir intervenir.

Et qu'est-ce qui s'est passé ? Et bien de si Canadair, on est passé à de et avec Atal 1 et résultat des courses, vous les avez vu même il est toujours pas arrivé ce Canader. Donc on voit bien que aujourd'hui c'est aussi une conséquence des choix politiques au niveau budgétaire, mais j'y reviendrai peut-être plus tard sur la question budgétaire qui en réalité n'ont absolument pas protégé la forêt et n'ont pas permis justement de lutter contre les incendies que nous avons pu connaître dans l'Udee notamment.

Et euh on voit bien que on y reviendra peut-être mais je sais pas euh sur la question qui va être posé, mais par exemple le rôle parce que vous avez entendu cet été les aberrations totales quand même des réponses. La préoccupation c'était pas de se poser la question pourquoi il y avait eu un incendie qui avait pris cette dimension qu'on connaît, c'était de savoir qui avait mis le feu. dans les médias, c'était ça en permanence et au lieu de se poser la question de quel modèle agricole on peut mettre en place et que on soit capable justement de d'un modèle où on a des zones agricoles et des zones forestières parce qu'on sait que la forêt elle a un rôle primordial aussi sur la question de la préservation de l'eau parce qu'on sait que sur certains territoires, les sources sont essentiellement en forêt et quand on détruit justement la forêt, on détruit aussi euh nos sources et donc on met en difficulté notre modèle agricole qui peut être que nous portons un modèle paysan et diversifié.

Donc voilà euh la le texte de loi sur le sur la forêt Beranger l'a repris et je vous le dis on avance pas. Il nous propose maintenant un nouveau texte qui a été revu, mais il a été revu à la baisse pour ne pas remettre en cause le système d'exploitation forestière qui est un système aujourd'hui capitaliste et qui ne correspond pas du tout aux enjeux que nous nous portons dans le programme de la France insoumise de ce lien entre la planification écologique et l'ensemble des de ce qu'il faudrait mettre en place. Voilà, j'ai respecté le temps.

C'est ça. Alors, pour continuer sur la planification écologique, donc dans le programme, on porte un grand nombre de mesures sur la question de la planification écologique, mais derrière ça, il y a une réalité, celle des travailleurs et paysans. Et donc le spécialiste va nous en parler de cette réalité et de vers où on doit aller.

Alors cette question dans le programme de la France insoumise aujourd'hui il y a 400000 agriculteurs et dans le programme on annonce qu'il en faudrait au moins 300000 de plus. Alors, c'est une estimation qui est un peu timorée puisque la Confédération paysane en euh dit qu'il en faudrait quasiment 1 million et les organisations de développement agricole euh disent qu'il en faudrait 2 millions. Alors, pourquoi il faut augmenter le nombre d'agriculteurs pour euh pour répondre à cette question ?

Euh je vous donne un exemple. qu'aujourd'hui avec 8 hectares de blé, vous faites un emploi de paysans de paysan boulanger qui vend son pain. Avec 100 hectares de blé que vous vendez à une grande entreprise pour faire des pâes panzani, vous arrivez à peine à vivre.

Et pour les vaches laitières, c'est pareil. Avec 10 vaches, vous fait vous faites vivre un couple qui fait du yaourt. Avec 50 vaches, le même couple qui donne son lait à Lactalis, c'est pas sûr qu'il boucle le mois.

Donc ça veut dire que dans une vision écologique de production et de respect des ressources, il va falloir beaucoup plus d'agriculteurs pour faire le travail et transformer que ce qu'on a actuellement. Alors, on les a pas et on aura jamais assez d'enfants de paysan pour les avoir si tentez que tous les enfants de paysans veulent devenir agriculteurs, ce qui n'est pas du tout le cas. Donc la grande bataille de l'écologie de mon point de vue, c'est qu'il faut créer un désir alors d'agriculteur, d'agricultrice, mais aussi dans d'autres dans d'autres secteurs stratégiques.

Il va falloir qu'il y ait des gens qui ont envie de faire de la rénovation énergétique. Il va falloir qu'il y ait des gens qui ont envie de faire des vêtements. Je prends l'exemple ceux qui connaissent la marque 1083, c'est à Roman sur IER, donc c'est juste à côté.

Il y il en faudra des milliers des gens comme ça qui fabriquent des vêtements euh d'une autre manière que avec les grandes chaînes de distribution. Dans la forêt, il faudra des bûcherons. Aujourd'hui, on n pas assez de bûcherons.

Euh il faudra des gens pour travailler le bois. Il faudra des gens dans la métallurgie. Donc la vraie question pour moi du du défi écologique, une fois qu'on a bien fait le constat que ça va pas, c'est de se dire qui travaillera pour faire ce qu'il y a à faire.

Et quand on veut être souverain, quand un pays veut être souverain sur une question, il faut des travailleurs pour faire le boulot. Donc, il faut sortir euh en partie de la situation du citoyen électeur qui veut de l'écologie pour rentrer dans un avenir où on a des travailleurs producteurs qui produisent de l'écologie. Je pense que c'est là l'apport qu'on peut amener avec une analyse communiste, c'est d'aller sur la bataille de la production.

Il s'agira donc d'être pour pour davantage de production d'agriculture biologique, de logement économe, mais aussi de culture. Par exemple, d'un point de vue culturel, il faudra aller vers moins de grands spectacles consommation consommateurs d'énergie et plus de citoyens qui font de la guitare et qui divertissent les gens autour d'eux. C'est ça aussi la question euh communiste de la question écologiste.

À un moment, on va pas faire tourner des centrales nucléaires si personne peut utiliser l'électricité pour se chauffer si on doit faire des grands spectacles pour divertir et assurer le chud de trois vedettes quoi. C'est c'est des vraies questions qu'il va falloir se poser tous ensemble et il va falloir créer le rapport de force dans la bataille de la production. C'est ça l'apport communiste.

Car l'enjeu du capitalisme, c'est bien celui qui domine dans le champ du travail. C'est ça le rôle du capital, c'est de dominer dans le champ du travail. Et et donc c'est à nous de nous battre en tant que travailleur pour que on reprenne la main sur comment on produit, qu'est-ce qu'on produit, vers où on produit, pour qui on produit.

C'est ça la grande bataille à mon avis. Euh et c'est d'ailleurs l'histoire de toute société euh de redéfinir en permanence quel type de travail on a. Euh pour certains, ça vous renverra à à certaines lectures que vous avez pu faire.

Euh il nous faut donc des travailleurs aussi qu'il sachent dire non dans leur entreprise à l'extension sans fin du capitalisme prédateur de ressources naturelles dans leur entreprise mais dans leur services public aussi. Il y a encore trop de gens qui acceptent que leur administration détruise des ressources naturelles pour aménager un parc de logement, pour aménager des autoroutes. Il y a encore trop de gens qui disent pas assez non.

Donc c'est ça, c'est aussi ça notre travail, c'est de leur donner le courage de dire non et d'arrêter de vouloir euh sans cesse avoir des projets qui dévastent les ressources et puis des gens qui dans leur entreprise euh amènent les nouvelles idées pour produire autrement parce que en fait on a déjà les compétences pour faire autrement de la construction, faire autrement de l'agriculture. seulement. Moi je le vois à l'échelle de ma coopérative.

Et ben c'est un travail de longue haleine de convaincre son voisin de dire bah tu pourrais peut-être arrêter de faire comme ça pour faire comme ça parce que c'est moins consommateur en pétrole, c'est moins consommateur en produits chimiques. Mais mais comme les gens on leur tient pas la main sur le volant du tracteur toute la journée, on peut pas les empêcher de faire. Donc c'est un travail de de très très longue haleine qui demande des résultats pour que les gens ils vous croient et ils fassent comme vous. et puis pour soi-même aussi.

Nous, on a besoin aussi d'être convaincu par d'autres qui ont fait des expérimentations ailleurs pour avoir d'autres idée. Alors ça ça vient à une à une idée, c'est que de mon point de vue, c'est bien la demande qui fait l'offre. C'est-à-dire que si les travailleurs changent les modes de production, les consommateurs, ils achèteront ce qu'ils trouveront.

Et si à un moment on produit que de l'agriculture biologique, les consommateurs, ils achèteront que de l'agriculture biologique. Et c'est bien pour insister sur le fait qu'on change bien. On passe du citoyen consommateur au citoyen producteur et on se pose la question de la production en premier et pas forcément de dire "Ah bah si je change mes modes de consommation, ça changera." Non, s'il y a pas de paysan pour vous produire des alimentations bio, vous irez pas en acheter, il y en aura pas assez.

Donc, il faut qu'on produisse massivement de ce côté-là et il nous faut donc des insoumis inséré au cœur des forces productives. Sans travailleur prêt à travailler autrement, le risque est grand pour que par miracle on gagne une élection mais que si sur le terrain on a personne pour mettre en œuvre les changements, ça changera rien. Et parce qu'il faut pas oublier quelque chose, c'est que les artisans, les paysans, les commerçants sont majoritairement de droite, voire de plus en plus d'extrême droite.

Donc si on a des gens de gauche qui veulent de l'alimentation bio, qui donnent des subventions à des artisans pour rénover leur maison, qui donnent des subventions à des paysans pour produire l'alimentation, mais eux ils le font de la manière que veut l'extrême droite, on changera rien. Il faut des gens au milieu d'eux pour faire changer la production. Et je bou cette question de de de comment on va comment on peut essayer de produire du désir, de l'envie de travailler dans ces métierslà.

Moi je le dirais dans notre parcours de jeunes installés agricoles, on réfléchit à une question en se disant comment notre installation agricole elle est viable, elle est vivable et elle est vitale. Viable ça s'entend. Il faut que ça soit viable, économique pour pas que la ferme elle s'écroule au bout de 2 ans.

Vivable, ben il faut pas que on s'écrou on s'écroule de fatigue ou qu'on tombe en dépression au bout de 2 ans parce queen fait on y arrive pas. Et vital, il faut que les actions qu'on mène sur notre ferme au quotidien, elle nous elle nous vitalise, elle nous donne de l'énergie, elle nous donne envie de faire ce qu'on a envie de faire. Et je dis ça au niveau agricole, mais un artisan, c'est pareil.

Il doit être satisfait de ce qu'il fait. On on sait très bien que quelqu'un qui est fier de son ouvrage, il va être fier de son travail, même s'il a vécu des moments durs que quelqu'un à qui on dit "Tu appliques les process et tu obéis et tu et tu fais de la merde et puis c'est pas grave, tu as qu'à tu as qu'à pas t'occuper du résultat." Donc cette réflexion agricole à mon avis, elle doit nous aider à à dire comment on va faire changer ce désir là.

Si on prouve aux jeunes notamment de s'orienter vers des métiers où on leur dit "Ton métier sera viable, il sera vital et il te procurera euh des grandes sensations parce que tu vas mettre au monde un veau quand une vache voilà, tu tu vas avoir éclore les fleurs que tu as semé euh dans ta production et cetera, tu vas faire le pain issu de ta moisson." C'est ça qui donnera envie aux gens de se dire "C'est peut-être ce métier qui va me donner envie de bouger et je prendrai ma place dans la bataille de la production pour changer cette société. [Applaudissements] On revient à Beranger.

Euh, est-ce que tu peux nous détailler un exemple concret de texte à l'Assemblée nationale qui pourrait être pertinent face à la crise écologique mais qui ne peut en aucun cas fonctionner dans le modèle capitaliste actuel ? Alors, la question de l'écologie, elle est elle est très présente dans la société et on la retrouve quand même un petit peu à l'Assemblée nationale, encore heureux d'ailleurs, mais sous des formes très différentes et évidemment avec des objectifs là aussi différents. Ça a été rappelé à partir du moment où on est dans une société capitaliste, dans une société productiviste, il y a un certain nombre d'obstacles qui se dresse face à la question centrale de l'écologie finalement, du bien commun et de comment faire finalement autrement.

Parce que aujourd'hui la sociologie, on va dire, de l'Assemblée nationale fait que la question écologique, elle est pris systématiquement sous le prisme d'une part d'une société capitaliste parce que on a grandi dedans et que finalement avoir un autre imaginaire, c'est compliqué. Mais en plus de ça, parce que on est représenté par une certaine élite qui euh ne connaît pas les mêmes contraintes finalement que alors eux ce qu'ils appellent la société civile, mais enfin bon, on vient tous de la société civile, il y a pas d'extraterrestre donc euh voilà, mais en tout cas de ceux qui sont confrontés en premier lieu à à ces questions écologiques. Il y a six ouvriers sur 577 députés.

Donc vous imaginez bien que quand on leur parle de retraite, quand on leur parle de conditions de travail et cetera, bon euh bah ils comprennent rien parce que de toute façon ça leur parle pas. Bon et ben sur la question de l'écologie, c'est un peu pareil et pour moi l'exemple le plus flagrant finalement de de ce qui a posé un certain nombre de de problèmes qui n'a pas été anticipé par l'État parce que l'État a un rôle aussi quand même central dans la question de la planification écologique, des moyens mis à disposition pour faire cette transition écologique, mais aussi d'imposer aux entreprises de faire cette cette transition. C'est la question des FE, c'est euh les zones à faible émission euh qui ont euh été euh mises en place euh qui avait été euh soi-disant anticipé mais où on finalement euh dans le système dans lequel on est n'a été anticipé de rien si ce n'est la date.

Mais enfin, une fois que vous avez fixé la date et que vous êtes arrivé à la date, ça vous règle absolument pas le problème. Et au contraire, finalement, ça braque tout le monde sur le sujet. Et quand on voit ce qui s'est passé vis-à-vis des FFE, la la levée de bouclier, euh bah il est évident que ça ne pouvait pas se passer autrement parce que euh l'État n'a rien fait, c'est-à-dire que ils avaient fixé une date et puis après bah vous démerdez avec ça.

Il n'avait pas imposé aussi aux entreprises de changer leur modèle de production. C'est-à-dire que euh on était resté euh sur euh bah voilà, faire de la bagnole pour faire de la bagnole sans réfléchir à faire en sorte de faire des petites voitures, des voitures qui consomment moins, des voitures hybrides, des voitures électriques et cetera et cetera. Et aujourd'hui, vous vous retrouvez avec un mode de production de bagnole où la voiture électrique est à 35000 €.

Euh très clairement, quand vous avez déjà pas assez pour bouffer et pour vous payer deux repas par jour, vous allez pas mettre 35000 € dans une voiture. En plus de ça, euh ce qu'on a appelé les les zones à faible émission, bon bah c'est un mec, il est arrivé, il a pris un point, il a pris un compa, il a fait un rond, il dit "Bon bah ça c'est toute la ZFF." Bon bah c'est pas comme ça qu'il faut regarder.

Il faut regarder ça dans son ensemble. C'est-à-dire que là où il y a des transports en commun, en effet, on pourrait peut-être se dire "Bon et ben là, on la passe en zone à faible émission parce que il y a un transport alternatif, parce que il y a une prise en charge qui peut être fait par la commune ou par l'inter l'intercommunalité mais en tout cas pas laisser les personnes comme ça finalement se démerder parce quea aujourd'hui la conception de l'écologie dans le capitalisme c'est de dire bah en gros c'est l'individu, c'est de l'individuel et tu te débrouilles avec ça et c'est ta responsabilité et de ta seule responsabilité alors que non la responsabilité, elle est avant tout collective, mais elle est aussi de la responsabilité de l'État. Et on voit bien que la démission de l'État sur la question de l'écologie et bien on l'a subi notamment à travers la question des aides feu.

Et oui, la question des aid, c'est l'exemple même de ce qu'il ne fallait surtout pas faire et de ce qu'il ne faut surtout pas refaire parce que quand vous voyez pareil, il là aussi les projections qui peut y avoir, par exemple l'arrêt de la vente de voiture, enfin en tout cas thermique à partir de l'horizon 2035, et bien là aussi si on se retrouve pas avec une anticipation de la part des industriels et une anticipation de la part de l'État, et bien on aura un recul très important parce que les gens ne pourront pas faire cette transition de manière individuelle. et il faudra qu'elle se fasse de manière collective. Et bien évidemment qu'on a conscience que les personnes qui subissent le plus la question des des gaz à effet de serre, ce sont les personnes les plus fragiles, ce sont les personnes les plus précaires.

Mais qui est obligé aussi d'habiter le plus loin des villes ? Et bien, c'est les personnes les plus fragiles et les plus précaires. Qui est obligé de prendre sa bagnole parce que il y a pas de transport en commun, parce queil y a pas de service public, parce que il y a pas tout enfin une démission complète de l'État.

Et ben là aussi c'est les personnes les plus précaires. Donc c'est bien tout le système qu'il faut revoir dans son ensemble. C'est pas un seul bout par un seul bout.

C'est bien un ensemble et avec une intervention de l'État qui planifie, qui aide à faire cette transition, que ce soit du côté du citoyen, parce que c'est bien joli de filer des primes, des primes, des primes, mais bon, c'est pas ça qui règle le problème. Mais aussi au niveau des industriels parce qu'on voit bien que et ben nos entreprises françaises, elles ont absolument rien anticipé et qu'on est complètement en dehors de la plaque, en dehors finalement de tout ce qu'il faudrait faire. On le voit aujourd'hui, l'industrie automobile est en crise et la seule réponse aujourd'hui qui est apportée à cette industrie automobile, c'est de dire bah faites encore plus de bagnoles comme ça on va en vendre encore plus et on va encore faire encore plus de produits de de profit.

Sauf qu'à partir du moment où les gens n'ont plus d'argent, bah forcément, ils vont pas acheter de voiture et finalement c'est le serpent qui se mort la queue. Donc on va encore filer des aides aux entreprises alors qu'il faudrait au contraire réfléchir avec eux à comment faire en sorte bah peut-être de renationaliser voilà pour que la l'État assume ses responsabilités mais qu'en plus de ça elle puisse faire la transition écologique et permettre d'avoir un autre mode et de consommation et de production. Beréranger a commencé à parler de d'une aire de la guerre l'argent.

Actuellement le gouvernement, il nous parle uniquement de rentabilité pour faire passer sa politique austéritaire. Est-ce que Cathy, tu peux nous parler Catherine, tu peux nous parler de la bataille de l'automne qui arrive. Bah la bataille de l'automne, elle a déjà commencé, je dirais.

C'est pas On va vers certainement et je l'espère un automne qui va être chaud puisqu'on a eu un été chaud. Il faut que l'automne soit aussi chaud euh et mais chaud euh chaud dans la rue, chaud dans les mobilisations, chaud dans les échanges que nous pouvons avoir partout. Et euh bien sûr qu'il faut que le ça soit chaud aussi à l'Assemblée nationale.

Il faut que Baayerou son gouvernement soit censuré. Il faut pas qu'il soit censuré euh hein. Il y en a certains là, j'entends des voix qui disent "Oh ben, on va attendre le budget, la discussion et on verra." Non, c'est tout de suite.

C'est tout de suite parce que les enjeux écologiques, on peut plus attendre. Et donc à partir de là, on peut plus attendre. Bien sûr qu'il va falloir, il faut censurer Bairou.

Il faut que son plan d'austérité euh tombe et bah il faut aussi que demain ça soit nous qui prenions le pouvoir et ça et bien il y aura nécessité à un moment donné Bairou et toute sa clique et il faut Macron faut qu'il dégage aussi. Donc il nous faut porter il nous faut porter un programme de rupture parce que sans programme de rupture les questions écologiques, on n'y arrivera pas. Je pas revenir sur tout ce qui a été dit.

Et vous avez entendu certainement hier Mathilde Panicides, Mathilde, elle a annoncé euh que dans notre niche parlementaire, on reviendrait sur le texte de la loi du plomb parce que la loi du plomb alors oui, le Conseil constitutionnel a censuré un certain nombre d'articles mais les mégabassines sont toujours dedans. La question des fermusines, c'est toujours dedans. Alors moi, cela étant, il y a des espoirs quand même parce que la rentrée, on parle de du 10 septembre, mais il y a aussi toutes les luttes qui sont en cours, toutes les initiatives qui existent et je pense que nous en tant que insoumis communiste, il faut aussi qu'on soit partout.

Il faut qu'on soit dans les associations, il faut qu'on soit sur le terrain. Je pense à un exemple en creuse dans mon département. Il y avait un projet d'une euh d'une ferme 1000 vaches.

Non, c'est des 1000 ports, pardon, des cochons sur le plateau. Il y avait les plateau des 1000 vaches. Excusez-moi, j'ai fait le c'était sur le plateau des 1000 vaches, mais c'était une un élevage de cochon. et bien par la pression citoyenne et par les interventions des citoyens sur l'installation les autorisations qui étaient à la préfete est revenu en arrière sur les autorisations et résultat des courses les porteurs de projet alors elle est revenue en arrière mais en leur disant faut revoir votre copie tatati tatata mais ils ont bien compris qu'il y avait une mobilisation et donc là les porteurs de projet ont annoncé C'est terminé.

Donc on voit bien que euh la rentrée, bien sûr qu'il va y avoir cette mobilisation du 10 de 10 septembre. Euh mais il faut que ça soit et dans la rue et aussi à l'Assemblée nationale. Et nous en tant que insoumis, nous avons une place à jouer pour aider, pour accompagner.

On n'est pas là pour récupérer un mouvement, mais on est là pour justement porter nos propositions. Et nos propositions et bien c'est le programme de rupture. Et donc dernière question pour Pierric, tu nous as longuement parlé du modèle qu'il faut repenser.

Est-ce que tu peux nous détailler des outils existants qu'on pourrait utiliser aujourd'hui pour repenser le modèle et l'améliorer ? Alors donc première première réflexion déjà que je voulais vous partager. Euh repenser le modèle, oui euh mais il y a un truc qu'il faut qu'on fasse attention, c'est que on sauvera pas la planète.

Alors, je m'explique en deux mots. Je laisse ça plutôt aux chrétiens évangéliques de sauver le monde. Nous, on va le transformer.

Je pense que c'est c'est quelque chose qu'il faut qu'on se qu'il faut qu'on se dise. La planète, elle a elle a vécu 4 milliards d'années après avant nous. Elle vivra 4 milliards d'années après nous.

Elle elle nous mangera. On était poussière, on deviendra poussière. Et on nous on fait notre travail et on transforme les choses.

Ça c'est le le premier point. Alors, qu'est-ce qu'on peut trouver finalement dans l'ordre existant ? Le finalement, est-ce qu'il y a des déjala communistes qu'on pourrait utiliser pour transformer notre modèle agricole et notre modèle écologique ?

Moi, j'en ai vu plusieurs à partir du modèle agricole qu'on pourrait adapter à d'autres solutions. La première chose, c'est la question des coopératives, c'est-à-dire l'égalité un homme une voix dans les entreprises. Par contre, ce que nous apprend à l'agriculture, c'est qu'il y a plusieurs sortes de coopératives.

Vous avez les coopératives où on partage seulement le matériel et chacun produit ce qu'il veut. Vous avez les coopératives où on met tout en commun et on on décide ensemble ce qu'on produit, comment on le produit euh au jour le jour. Et vous avez des coopératives comme la mienne où on met en commun seulement le fruit de notre travail, à savoir le lait.

Après celui qui veut avoir 10 vach, il a 10 vaches. Celui qui va en avoir 30, il en a 30. Celui qui veut trèir à 6h du matin, celui qui veut trèir à 8h du matin, ils font ce qu'ils veulent.

Mais on met en commun notre lait sur des bases communes euh qu'on a décidé ensemble de qualité. Et je pense que je reviens à viable, vital et vivable. Il y a aussi ça, c'est-à-dire que dans un modèle écologique alternatif, il faut qu'on puisse donner envie aux gens de se dire "On mettra en commun par contre votre sensibilité personnelle, elle sera respectée." Et si vous êtes plus quelqu'un qui voulait travailler tout seul, vous travaillez tout seul et vous partagez seulement le fruit de votre travail.

Il y a il va falloir construire des modèles qui soient adaptables aussi aux envies des gens et au désirs des gens. On n'imposera pas de faire des colcuses à tout le monde pour produire un seul truc qu'on a décidé ensemble. Ça, je pense que c'est vraiment une leçon de l'histoire.

Euh le deuxième truc en tant que communiste, évidemment euh c'est la question de la propriété. Intervenir sur la propriété. Et c'est quoi la différence entre un monde capitaliste et en tout cas une société qui avance vers le communisme ?

C'est la question de la propriété d'usage, c'est-à-dire qu'il faut qu'on utilise des solutions où la propriété la propriété des moyens de production n'est qu'un outil pour produire et n'est pas un moyen de spéculation ou un moyen d'enrichissement personnel. C'est-à-dire que si je gagne ma vie, c'est par mon travail et pas parce que j'ai revendu ma ferme super chère à un petit jeune qui voulait absolument faire ça et que j'ai bien arnaqué sur sur le coup. Et donc aujourd'hui, on a des modèles, j'en citerai un, c'est le Larzac.

C'est-à-dire que quand le Larsac a été finalement annulé de faire un camp militaire en 81, les terres qui étaient récupérées par l'État ont été louées sur 99 ans à pascher par l'État au collectif local. Et le collectif local depuis gère la transmission des terres et des maisons qui sont dessus. Et donc si vous voulez vous installeer agriculteur sur le Larzac, quand vous arrivez, vous louez pas cher, vous avez une maison et quand vous partez, vous ne revendez rien.

Vous rendez juste à la collectivité l'usage du bâtiment et l'usage de la maison. Et celui qui vient d'après, il a pas besoin de racheter, il reprend en l'état en relouant. Et euh et ça c'est très très euh important parce que c'est ce qui protège la ressource puisqueen fait on est on on au lieu de toujours vendre et acheter et produire plus pour racheter plus cher ce qu'on a revendu plus cher et cetera, on est juste dans un système où on utilise ce qu'on a besoin pour perpétuer la production qu'on a besoin.

Et ça ce système sur Larzac, il est vertué puisqueaujourd'hui le Larzac, c'est le seul endroit de France où il y a plus d'installations que de départ à la retraite en agriculture. Donc ça c'est quand même un indicateur d'une vitalité de d'un modèle. L'autre point et qui marche pour en terme de propriété qui marcherait pour la forêt mais qui marche aussi pour l'agriculture, c'est ce qu'on appelle la propriété sectionnale.

Alors ça c'est un truc pour les gens du limousin, ils connaissent tous. Dans le reste de la France, on connaît pas trop. Euh la propriété sectionnale en fait c'est dans les communes, vous avez des bois et des terrains agricoles qui n'appartiennent qui appartiennent à la commune mais qui sont pas gérés par la commune et en droit français c'est texto écrit comme ça. les gens qui habitent sur le territoire de la section de commune qui décident ensemble ce qu'ils font de la forêt et du terrain qui est mis à disposition et on n pas le droit de le vendre et il faut l'avis unanime de tous les habitants du haau pour faire quelque chose du terrain.

Et par exemple si vous déménagez, vous avez plus le droit de donner votre avis sur le hameau. Si vous emménagez que vous êtes un néorural, vous avez le droit de donner vous êtes dans l'entité. Et ça c'est quelque chose qui existait avant la Révolution française qui et qui a survécu après la Révolution française.

Et cette propriété collective, elle empêche de euh brûler des forêts pour aller les vendre les sapins. Elle empêche de détruire des terres agricoles puisqu'il faut l'unanimité de tous ceux qui habitent. Et surtout ce qui est important, c'est que les vieilles familles qui partent du hameau, elles ont plus leur mots à dire parce qu'ils habitent plus sur place.

Et ça c'est une question de propriété communiste qui est important à à à faire dire. C'est c'est les gens du coin qui décident de l'utilisation au quotidien de leur environnement. C'est pas quelqu'un qui est propriétaire et qui habite à Paris et qui dit "Bah moi, je m'en fous de ce que vous voulez, je rase les 40 hectares de sapin pour en replanter." Bah non, si les gens ils veulent pas, ils veulent pas et c'est eux qui habitent sur place.

Et ça c'est quelque chose qui à mon avis est une brèche qui pourrait être réutilisée à l'avenir. Programme des municipal. Ouais.

Ouais. Dans le programme des municipales. Et le dernier point.

Alors euh donc le programme de la France insoumise propose euh de reprendre les dettes des agriculteurs qui se convertiraient à l'agriculture biologique euh par des systèmes mécaniques de financier. Donc ça c'est un système qui euh peut inciter financièrement à changer. Par contre, c'est que incitatif.

C'est pas c'est pas pénalisant et ça ne résout pas tout puisque il y a des gens qui veulent pas être en agriculture biologique mais qui veulent quand même produire sans produits chimiques qui n'ont pas envie de se convertir et de rentrer dans un modèle où faut payer un conseiller et cetera. Donc peut-être que la question qu'on pourrait poser, c'est celle de qui aujourd'hui finance la pollution agricole. Et en fait, il y a un acteur que tout le monde connaît, c'est le crédit agricole.

Donc une position insoumise communiste mais une position insoumise en général ne serait pas de se contenter d'appurer les dettes, d'éponger les dettes. Il faut qu'on soit bien en en enà de ce qu'il faut faire. Donc la question, moi je la pose, c'est qu'en 81, le gouvernement a nationalisé les banques.

Une mesure écologique de bon sens serait nationaliser le crédit agricole pour reprendre la main sur le crédit agricole et en faire un outil de transformation écologique avec des prêts ou pas de prêts mais des subventions aussi mais où l'argent il ne sert plus à polluer. Mais on dit bah tu produiras dans ce sens-là. En ce sens, on répond à la question de la planification écologique.

La planification écologique, ça sera ça. On donnera des subventions aux gens qui produisent dans un certain sens et on n'en donnera pas aux gens qui produisent dans un autre sens. C'est très martial peut-être comme je le dis autoritaire, mais c'est le fonctionnement des subventions et je pense qu'il faudra euh il faudra y réfléchir pour avoir une planète qui reste et je termine là-dessus viable, vivable et vitale. [Applaudissements] Bon, alors merci à toutes et à tous.

On va passer aux questions-réponses dans la salle. Donc je vais passer avec le micro. Euh on va faire en paritaire un homme, une femme et puis au bout de cinq questions, on demandera de répondre.

Bonjour, je m'appelle Jean, je suis de Vaclus et j'habite en zone rurale. J'ai deux deux thématique à aborder. Celle des ZFE et des fausses bonnes solutions comme la voiture électrique.

En France, la voiture électrique, c'est des voitures nucléaires. Le nucléaire c'est des déchets, c'est des rejets radioactifs à non plus finir. C'est des atteintes à nos santé.

Donc en France, en tous les cas, la voiture électrique n'est pas la bonne solution à la transition écologique et j'aime pas ce terme transition. Je préfère rupture d'ailleurs. Donc ça c'est le premier propos.

Le deuxième propos, c'est pour le camarade agriculteur. Euh je pense aussi qu'il faut revoir complètement l'enseignement agricole. Moi, j'ai suivi une formation en CFPA en centre de formation professionnelle agricole après avoir mené plusieurs métiers auparavant.

Et dans ce cadre-là, si on ne prend pas l'option bio, on est complètement conditionné idéologiquement à l'usage des intranes chimiques. Et on a un tableau de bord, tu as tel hectare de telle culture, ça doit te rendre te ramener tant de tant de bénéfices et tu auras tant de frais. Point final, voilà tes objectifs.

Et c'est ce qu'on appelle la Bible. La Bible, c'est un bouquin où il y a je sais pas combien de molécules chimiques qui nous sont proposées pour balancer balancer sur la terre. Voilà.

Donc je pense que la question de l'enseignement agricole est aussi une grande question. Bonjour, j'ai deux questions en j'ai deux questions en une. La première, ça concerne euh le enfin ça a surtout très tourné autour un peu de de la enfin ce qu'on appelle ce qu'on va enfin la souveraineté alimentaire.

La première, c'est j'aimerais avoir un peu votre avis sur ce qu'on appelle le traité base plant, donc le traité végétalien qui est un traité européen. Et la deuxième, c'est aujourd'hui face aussi à la situation alimentaire qu'on connaît effectivement où bah beaucoup de gens ont du mal à se nourrir et à se nourrir bien et correctement. J'aimerais savoir ce que vous en pensez de de l'idée de faire des caisses de sécurité sociale alimentaire.

Salut Bruno de Paris. Euh ben justement, je viens dans la suite de ce qui vient d'être dit, je suis membre du groupe de travail de la France insoumise pour la sécurité sociale de l'alimentation et donc euh on va coorganiser avec le groupe de LAAFI, mais aussi les Verts et les autres et peut-être même d'autres groupes à l'Assemblée un colloque euh cet hiver sur justement la sécurité sociale de l'alimentation. Et ça répond et c'est très communiste la écologique et communiste la sécurité sociale de l'alimentation comme pour la sécurité sociale de la santé.

Euh ça nous permet de faire des collectifs citoyens locaux qui décident eux-mêmes avec qui quel agriculteur ils vont travailler, avec quel transformateur ils vont travailler et avec quel distributeur ils vont travailler. Ça va dans il y a déjà une quarantaine d'expérimentations en France et euh il y a une proposition de loi qu'on qui est en court discussion chez nos députés pour que nous créons la 6e branche de la SQ, la branche de la sécurité sociale de l'alimentation. C'est complètement complémentaire à ce qui était dit tout à l'heure et c'est très important parce que travailler des collectifs de sécurité sociale et alimentation et c'est lié aussi au communal euh au oui au communal au commun au municipal pardon.

Moi, je suis dans la commune de Paris à fond euh au communalisme et donc ça nous permet donc de travailler la démocratie et la réappropriation par les citoyennes et citoyens de leur alimentation mais aussi de leur santé mais aussi de la production de la transformation du foncier. Il y a toutes les questions, c'est complètement transversal et c'est complètement structurel comme attitude. C'est pas que Berna Friot, faut c'est beaucoup plus large et il faut qu'on puisse élargir encore le mouvement et le faire connaître.

Donc j'invite tous les camarades sur vos territoires à être dans les collectifs ou à les créer, les collectifs de sécurité sociale, de l'alimentation. Il y a un site internet du collectif national avec lequel on va faire le colloc et ça c'est important et c'est déjà du communisme existant. Et sur euh l'écologie alors je m'excuse, j'ai raté le début, le but était en panne, mais sur la théorie, je vous rappelle que les livres d'Engels, le pote de Marx dont on parle rarement sur l'écologie, la nature et l'environnement sont encore d'actualité.

Hein ? Mars l'avait dit hein, le capital tue et la nature et l'homme. Euh, il faut travailler ça mais le mettre au jour au goût du jour d'aujourd'hui.

Et au jour et au jour d'aujourd'hui, le coopérativisme Jean-Luc parle toujours de collectivisme, soyons collectivistes. Mais très concrètement et je suis aussi fonctionnaire de territorial et je suis un ancien élu, euh le meilleur moyen quand même, c'est le coopérativisme pour socialiser les choses. Moi je souhaiterais et je fais de la prospective, c'est que notre 6e République, elle soit une 6e république de service public coopératif et je vous expliquerai ce que c'est derrière et de coopérative.

Il y a plus de boîte privée, il y a plus de privé et on peut arriver à ça à un moment donné. Même les trailleurs indépendants peuvent être dans des coopératives qui s'appellent les CAE. Tout existe aujourd'hui.

Il faut qu'on s'y mette, qu'on aille dedans. S'il y a des camarades ici qui sont au chômage, vous en connaissez, il y a de quoi monter des coopératives partout sur le territoire et des coopératives utiles qui respectent la règle verte et cetera et cetera. Et sur les services publics, je termine là-dessus, quand j'ai été élu, on on fait des régies publiques de l'eau, mais si la droite gagne après, il il privatise et cetera et on privatise et cetera.

Il faut sortir de ça. Donc faire en sorte que l'ensemble des citoyens, des citoyens à partir de 16 ans soit sociétaire de leur service public. Si on était tous sociétaires de DF, c'est service public de la SNCF et cetera et cetera, des régies de l'eau, on aurait le actionnaire, donc tout sociétaire, on est sociétaire de nos sociétés et poussons le bouchon plus loin, on pourrait comme dans le dans le limousin être aussi tous sociétaires de notre foncier, de notre territoire et ne et qu'il soit plus qu' deviennent impartageable et qu'on puisse mettre en œuvre ce fameux communisme et ensuite alors là, je vais provoquer les camarades et qu'on puisse comme disait Élisée Reclu, euh recréer l'ordre naturel de l'humanité, l'ordre suprême.

Allez, c'est l'anarchie. On fait on fait une réponse et je reviens après. La dame en verame en vert.

Oui, je suis en vert. Bonjour. Je vais redescendre un peu plus bas là.

C'est dommage que c'était très Ah ouais, je vais descendre un trou comme ça. Sur le menton. Sur le menton.

Voilà. Vas-y. Ça me va bien au teint.

Oui. Alors voilà. Merci.

Oui, je vais redescendre un petit peu plus bas parce que c'était beau et enthousiasement le l'intervention d'avant. Je voulais juste poser des questions justement vu comme comment est-ce qu'on gère le fait que la plupart des propriétés des forêts en France sont des propriétaires privés et voilà. Donc déjà qu'est-ce qu'on alors est-ce que je me trompe au niveau du chiffre ou pas ?

Euh et qu'est-ce qu'on peut faire ? Euh voilà, moi je veux bien qu'on expropie, pourquoi pas ? Et la 2è question, c'est plus une question de langage.

On dit toujours qu'on a un programme de rupture. Mais de rupture avec quoi ? Et je trouve qu'on devrait pas euh se contenter parce que la rupture, elle peut être atroce aussi, hein.

En Alemagnaie, il y a une rupture. Enfin bon, voilà. Donc je trouve que euh ce serait bien qu'on répète, ça peut être contre de rupture avec le capitalisme, de rupture avec les politiques euh avec les politiques de profit de je sais pas qu'on trouve une formule bien sûr courte et englobante mais ne pas rester simplement dans la c'est pas une enfin ça c'est pas une valeur en soi la rupture, il faut savoir pourquoi.

Voilà. Merci. Un petit mot juste, c'est juste je voilà de savoir comment convaincre les grands agriculteurs qui ont des de bê raaves par exemple qui ont des beaucoup de d'hectares. [Applaudissements] C'est moi qui l'ai dit.

Bon, je vais je vais répondre à quelques quelques interventions qui ont été faites, quelques interpellations sur la question des affe de la voiture électrique et cetera et cetera. Euh il faut qu'on sorte du modèle du tout bagnol. Aujourd'hui, dans la plupart des ménages, on a deux voitures alors que une seule voiture pourrait suffire.

Et puis il faut penser aussi finalement maillage territorial parce que aujourd'hui on a un certain nombre de gares, un certain nombre d'endroits qui n'est plus desservie par des transports en commun et qui oblige finalement à l'utilisation de la voiture. Mais au-delà de la question de l'utilisation de la voiture finalement c'est l'utilisation sur quel périmètre ? Parce que si l'utilisation de la voiture si c'est uniquement, on va dire pour aller dans une gare, uniquement pour aller à un point à covoiturage, j'y crois pas trop, mais de bus ou je ne sais quoi, ça peut être la voiture électrique, pourquoi pas ?

Et c'est vrai que aujourd'hui l'utilisation de la voiture de de la manière dont on utilise la voiture aujourd'hui n'est pas la bonne utilisation et il faut sortir de cette utilisation là où on l'utilise sur des distances beaucoup trop longues et surtout on les utilise bah finalement pour aller d'un point jusqu'à la destination finale alors qu'il faudrait réussir à bah la laisser à un endroit pour pouvoir utiliser des transports en commun. Et aujourd'hui, il y a un truc qu'on ne parle absolument jamais. J'en profite parce qu'il y a une étude qui est sortie fin juin et sur laquelle on va appuyer énormément. c'est sur le coût euh de la voiture parce qu'on nous parle énormément du coût du train, on nous parle énormément des infrastructures et cetera, mais on nous parle jamais du coût de la bagnole.

Le coût de la bagnole, on est sur des chiffres absolument astronomiques. C'est énorme. C'est près de 300 milliards d'euros qui sont utilisés dans la bagnole sur l'entretien des routes, sur les subventions, sur la pollution et cetera, le coût de la congestion aussi routière.

Et ce n'est jamais jamais jamais pris en compte. Et c'est vrai que la ruralité aujourd'hui euh il ne faut pas l'opposer finalement à la ville où beaucoup disent "Bah tu as qu'à prendre les transports en commun. Moi, je viens de la ruralité.

Je peux vous dire qu'avant de trouver un transport en commun, vous allez mettre un certain temps et puis alors vu que c'est un peu valonné quand vous allez prendre votre vélo en hiver, je vais vous dire, vous êtes super content, hein. Alors, vous allez avoir une belle piste cyclabe, mais enfin bon, ça sert à rien du tout. Non, c'est pas comme ça qu'il faut réfléchir.

Ce qu'il faut réfléchir, c'est comment réussir à réduire l'utilisation de la voiture. Sortir finalement du tout bagnol, on va pas se passer de la voiture, on va toujours l'utiliser, mais il faut moins l'utiliser et euh de de et puis aussi changer le modèle de voiture qu'on a parce que aujourd'hui, on voit partout des SUV. Est-ce qu'on a besoin d'avoir un SUV pour monter un trottoir ?

Franchement non, ça ne sert à rien. Une petite voiture suffit largement. euh sur la question de la sécurité sociale, de l'alimentation.

Je laisserai répondre les les camarades, mais ça remet au centre aussi la question des cotisations sociales parce que aujourd'hui notre modèle de société, notre modèle finalement social est attaqué de toute part. On entend beaucoup là Nicolas qui paye là, Nicolas qui paye. Nicolas qui paye.

Il veut moins de taxe mais enfin bon, il aimerait bien quand même profiter des hôpitaux gratuits, de l'école gratuite et des transports gratuits et des machins et des bidules. Ouais mais Nicolas il y a un moment euh ça marche pas comme ça mon garçon quoi. Ça marche pas comme ça.

Donc c'est soit tu passes par une mutuelle, soit tu passes par des trucs privés et cetera et tu payes plein pot, soit ben en effet il y a les cotisations sociales et les cotisations sociales elles ont un rôle central et c'est un modèle de société aujourd'hui où beaucoup nous l'envent parce qu'on oublie aussi de le dire c'est que le modèle de sécurité sociale qu'on a alors il est loin de fonctionner comme il faudrait mais enfin bon on a les solutions aussi pour régler le problème mais ce qui est sûr c'est que beaucoup aujourd'hui de alors pas de pays mais en tout cas de citoyens qui n'ont pas la chance d'avoir la sécurité sociale nous l'envent et aimeraient avoir le même modèle parce que quand il Il s'agit de passer au tiroir caisse parce que vous êtes passé faire un tour à l'hôpital parce que vous êtes cassé le bras ou je sais pas quoi et vous lâchez des milliers d'euros, je peux vous dire que vous êtes bien content d'avoir votre carte vitale et d'avoir payé des cotisations, enfin d'avoir payé des cotisations, vous et l'entreprise vis-à-vis pour pour avoir ces choses-là. sur la question de la la rupture avec le capitalisme. En fait, la question elle se pose systématiquement lorsqu'on veut arrêter avec avec quelques choses.

Par exemple, quand on se pose la question de la censure Bairou, une fois qu'on s'est posé la question de la censure Bairou, on va pas s'arrêter là parce que si c'est pour avoir le même Playmobil dans la seconde qui suit, ça sert à rien. On a eu la même chose avec Barnier. C'est la question finalement de la rupture mais aussi de qu'est-ce qu'on arrive à construire derrière.

Et la question finalement ben de la rupture avec le capitalisme et du modèle de société qu'on va mettre derrière, il sera inspiré évidemment du communisme. Ce sera pas un modèle calqué parce que le monde a changé, le monde a évolué et il faut bien vivre avec son temps et vivre voilà avec ce qui nous entoure et les contraintes qui peuvent qui peuvent qui peuvent nous entourer. Mais évidemment qu'on va s'appuyer sur un modèle voilà qui qui a été réfléchi, qui a été construit.

Euh comme je dis, on va pas inventer l'eau chaude, hein, ça sert à rien. Mais par contre, ce qui est sûr, c'est que oui, quand on parle de rupture derrière, évidemment, on a déjà anticipé le coup d'après et il s'agit de mettre en place, voilà, une 6e République, un autre modèle social où on aurait euh voilà, une un partage du bien commun, où on prendrait la question, la dimension humaine de manière beaucoup plus importante et arrêter de penser voilà productivisme, argent, rentabilité et cetera et cetera mais penser bien commun. Donc la rupture oui mais évidemment avec quelque chose derrière parce que le sa dans l'inconnu c'est bien joli mais bien souvent c'est pour reproduire les mêmes conneries.

Donc euh je juste rajouter un élément sur ce qu'a dit Beranger par rapport à la question des du véhicule électrique. Je pense qu'il faut pas enfin faut pas se tromper. On peut pas être faut pas s'opposer à la question du véhicule électrique.

Je pense qu'il faut se poser la question, c'est quoi comme modèle de production électrique qu'il faut mettre en en en place pour pouvoir répondre aux enjeux écologiques ? Bien évidemment, dans notre programme, on a apporté les questions des énergies renouvelables et on voit bien que sur ces questions là aujourd'hui, il y a un recul qui qui est fait parce que bon, vous le savez dans le dans leur projet, c'est les combien de 6 je crois nouveau EPR, hein, c'est ça hein. C'est je sais plus 12 à terme, je crois.

Et on voit bien que aujourd'hui euh par exemple le photovoltaïque, nous ce que moi j'avais j'ai euh j'étais intervenu sur ces sujets, c'est la question on peut faire du photovoltaïque mais pas sur les terres agricoles. On doit faire du photovoltaïque sur les toitures parce que il y a largement la capacité et là on peut bien avoir une production d'énergie qui peut répondre à la question du véhicule électrique et donc des moyens de transport. dans des territoires comme en Creuse, je suis désolé, si tu as pas de bagnole, tu vas pas bosser.

Donc voilà et on voit malheureusement que la dernière petite ligne de train Guéré Feltin vient d'être fermée la semaine dernière et on on voit bien les objectifs qu'ils ont aujourd'hui sur ces questions-là. Je voudrais revenir sur la question euh de la propriété forestière. Euh dans le texte la proposition de loi que j'avais déposé et que a été repris par Beranger, il y a un article par exemple sur le droit de préomption des communes parce que aujourd'hui les communes elles ne peuvent préompter que si la commune elle est euh sur la parcelle limitrophe.

Et donc dans le euh limitrophe en en limité de et donc euh il faut absolument élargir ce doigt de préomption. Il y a des communes aujourd'hui qui se sont engagées justement sur cette démarche de d'acquisition forestière et euh ce qui a été soulevé tout à l'heure sur les biens de section. Et bien effectivement, on peut aller dans ces modèles-là à partir du moment où les communes elles acquièrent les forêts et qu'on met en place un modèle de gestion qui soit durable parce que c'est pas le tout d'acquérir une forêt parce que en ce moment il y a vous savez euh des groupements forestiers qui se créent.

Alors, c'est très bien. Bon, euh moi, je fais partie d'un groupement forestier où on a racheté 22 hactares de forêt là. Euh, je sais plus, on est une vingtaine euh pour justement mettre en place un modèle de gestion.

Mais il y a des propriétaires qui achètent et qui créent des grands groupements forestiers pour une exploitation capitaliste de la forêt. Et donc, c'est pas forcément la bonne solution. Faut faire attention.

Aujourd'hui, c'est 75 % de la forêt qui est privée et donc j'ai pas parlé tout à l'heure dans mon intervention de la nécessité de renforcer justement les moyens pour l'ONF, l'OFB euh qui sont indispensables euh à l'intervention de d'une gestion durable des forêts publiques qu'on connaît pratiquement dans tous les territoires. Nous avons des forêts doméniales ou des forêts communales. à toi.

Alors, on peut on peut d'ailleurs raccrocher la question de la forêt à l'agriculture parce que par exemple dans les corbières où il y a eu ce fameux incendie, vous avez des producteurs de port dans des dans des petits villages et en fait la forêt comme le comme les corbières avec du pain voire du chaîn de Méditerranée, c'est des forêts où on peut mettre des ports dessous qui sont à à l'ombre. Ils grattent la terre vu la terre qu' a de toute façon ça abîme pas grand-chose et ils peuvent se nourrir avec les glands des chaînes qui tombent. Alors quel lien je fais avec ça ?

C'est que un une forêt entretenue c'est une forêt où il y a moins d'incendie. Donc on crée de l'emploi et on crée de la production et en même temps, on participe à l'entretien de l'environnement et ça crée des barrières euh des barrières au feu. Euh et ça c'est quelque chose d'important parce que euh on donnera pas non plus envie aux gens de dire bah faut sauver la forêt pour sauver la forêt.

Enfin euh je veux dire aujourd'hui qui a envie d'aller passer sa journée aller ramasser du petit bois et aller débroussailler des petites branches tous les tous les ans dans une petite parcelle. Enfin, je veux dire, c'est fastidieux aussi. Donc, il faut qu'on ait un modèle écologique où euh les tâches à réaliser de manière écologique soient facile à faire et ne soit pas un truc on nous ramène au Moyen-Âge et c'est la corvée du village et on y va à 100 et on trafique à la main.

Voilà, c'est c'est quelque chose aussi qu'il faut qu'on réfléchisse he il faut qu'on donne envie de faire les tâches à faire mais que ça soit pas rébarbatif. Et donc cette question de la forêt, elle prend place dans le milieu agricole. Et alors le lien que je fais, je vais répondre à la question sur la question végétalien.

Euh donc d'après euh l'Institut de l'élevage euh 85 % des protéines disponibles en France ou même sur terre mais en France on va rester là ne sont pas digestibles et comestibles par l'homme. Donc le postulat scientifique de l'Institut de l'élevage, évidemment, il s'occupe d'élevage, c'est de dire l'animal est le meilleur outil de transition entre la protéine brute naturelle et la protéine consommable par l'homme. Donc vous mettez une vache, elle mange de l'herbe que nous on peut pas manger et on on elle nous donne son lait et nous on boit son lait et ça nous fait des protéines que là on peut digérer en fromage, en beurre, en ce que vous voulez.

Et c'est pareil sur plein de céréales. Vous avez on va pas faire en fait des céréales à 1500 m d'altitude. Par contre, on a quand même des gens qui habitent.

On va pas faire du soja à 1500 m d'altitude non plus. Euh et cetera et cetera. Donc cette question euh elle doit être prise avec beaucoup de précautions.

C'est-à-dire que on doit pas tomber dans le piège de "Ah mais on en a rien à [ __ ] des végan et des végétaliens, ils vont à la cantine, ils mangent qu'on leur donne." Ça c'est une ça c'est plutôt la vision de la droite euh qui en profite bien pour faire passer d'autres messages nausé àabond notamment dans les cantines scolaires de Robert Ménard. Donc nous on doit répondre d'une autre manière et une autre manière c'est de dire bah les gens ils veulent manger ce qu'ils veulent ils mangent.

Voilà. Par contre, il faut aussi qu'il y ait des producteurs. Je reviens là-dessus.

Aujourd'hui, produire des lentilles, c'est super compliqué. Produire du soja, c'est super compliqué. Enfin, super compliqué.

En tout cas, ça demande des conditions très particulières. Produire du blé, c'est déjà plus facile et produire du lait avec les protéines, c'est beaucoup plus facile. La vache, elle est assez grande.

Elle se débalade toute seule dans le prê, elle mange son herbe. On la trait le soir, on a le lait, on a le fromage le lendemain. Et c'est la question qu'on devra se poser à l'avenir au niveau écologique.

C'est-à-dire que les animaux avec lesquels on vit et on cohabite sont aussi nos alliés. C'est comme la symbiose pour ceux qui s'intéressent à cette question, entre les champignons et les arbres. L'arbre sans le champignon, il peut pas récupérer les protéines dans le sol et le champignon sans l'arbre, il peut pas récupérer euh la chlorophyle euh euh et certaines certains nutriments qui lui seront.

Et ben nous, avec les animaux, c'est un peu pareil et c'est un compromis qu'on fait. Euh peut-être ça ne plaît pas à tout le monde, mais c'est aussi un compromis écologique et on doit vivre avec ce compromis écologique. [Applaudissements] J'arrive pas à regarder l'heure.

Je sais. Euh, on a encore un peu de temps pour des questions. Une dame là-bas.

Ouais. Nellie, j'habite en Provence dans une commune rurale et on a un problème démocratique qui a pas été évoqué qui est la gestion de les de par les métropoles euh parce que oui, ce sont des élus, ce sont des maires. Le problème c'est que les mairies ont perdu beaucoup de pouvoir qui a été donné au métropole qui fait n'importe quoi.

On parlait transport et problème de voiture. Nous, ils ont décidé que là où il y avait de l'emploi, on allait continuer à mettre d'autres emplois. Là où il y avait des logements, d'autres logements.

Non, il faut mettre des logements là où il y a de l'emploi et de l'emploi là où il y a déjà des logements. C'est bon, je pense que on va être d'accord. Euh la question qui me chagrine aussi, c'est euh comment est-ce que dans une commune, il est envisageable de mettre en place des régies agricoles pour sur l'alimentaire et comment comment les voilà comment faire.

Merci. esté par je le vois là. Voilà la générale.

Bonjour Iliè, j'habite à Clermont et on a vu l'année dernière et cette année aussi que dans le puit d'homme aussi, il y a de plus en plus de départ de feu. C'est un truc assez nouveau que on voyait pas vraiment avant. Donc ma question est pour Christine Couturier qui nous a parlé des des pardon excusez-moi euh qui nous a parlé du coup des Canadaires.

Donc on a vu que on était parti sur une commande de 6, on est passé à 1. Mais ma question c'est surtout que les Canadaires, ils sont construits bah au Canada du coup et est-ce que du coup il y a des projets européens à porter ? Est-ce que c'est une lutte qu'on doit mener pour que pour notre souveraineté par rapport à ça ?

Donc voilà, merci. Ouais. Des ingénieurs et des ouvriers.

Merci Maxime de Bretagne. Je voulais revenir sur deux notions, le coopérativisme et la planification. Le premier sur la question des coopératives.

Moi, je j'alerte quand même, je pense qu'il faut pas tomber dans un coopérativisme BA sodial. L'une des plus grandes coopératives laitières françaises a été à la pointe pour emmener les gens dans l'augmentation de la production laitière. et euh provoquer les problèmes qu'on connaît aujourd'hui de revenu chez les producteurs laitiers.

Un autre exemple, c'est ROP. ROP, l'entreprise. Moi, je suis un sociaire malheureux de ROP.

Euh bon, j'y croyais pas vraiment, mais je trouve admirable l'idée de refaire circuler des des lignes transversales euh et c'était l'idée que les usagers deviennent sociétaires de leur entreprise. Moi, je pense qu'aujourd'hui, en tant qu'assoumis, il faut être réaliste dans une logique, du coup, ça me permettra d'aborder le deuxième point, mais de planification écologique. Les gros de grands services publics nationalisés d'État reste quand même très important.

Et d'ailleurs euh le camarade agriculteur parle bien de nationaliser le crédit agricole, ancienne banque coopérative. Bonè point sur la planification écologique, moi je pense que il est quand même important de de mettre en place cette notion et dans un cadre de et je pense que la visée communiste sur la planification peut nous apporter notamment sur le volet agricole. On a parlé brièvement de l'élevage, mais le réchauffement climatique est quand même une réalité.

Et si on ne sauve pas la planète, il faut quand même adapter notre modèle agricole. Et je pense que l'élevage laitier, tel qu'on l'a connu aujourd'hui, était déjà en complète voie de désérance. Aujourd'hui, il y a plus aucune collecte laitière, par exemple en PACA, ça n'existe plus, quoi, pour ainsi dire, dans certains départements de de PACA.

Et je pense qu'il va falloir remettre de l'élevage mais de l'élevage différent, c'est-à-dire réinstaller de l'élevage au vin, du coup bloquer nos les traités de libre échange avec les pays d'Océanie qui nous importent du mouton. Euh ça ça va permettre de prévenir les incendies parce que c'est quand même quelque chose de très important le pâturage des ovins pour limiter l'enfrichement. Et donc tout ça rentre dans une visée de planification écologique qui euh pour moi se est est indissociable aussi de notre projet sur la 6e République.

Voilà pour euh quelques points. Beaucoup de questions et tout à fait. Mais est-ce qu'il y en a d'autres là devant ?

Frida, je suis d'Avignon mais j'ai grandi en creuse et fille d'agriculturis. Euh vous avez une Ouais, à la fois une question mais aussi une remarque souvent vous avez du rôle qu'on peut avoir en militant militante mais aussi euh des députés de la de la France insoumise vis-à-vis de de la de la FNSEA notamment et du discours qu'on porte sur eux et de rappeler parce que c'est un les médias mettent bien en exerge et ce qui un frein à la lutte écologique le fait que la FNS porte réellement la parole des agriculteuristes et euh et que donc lorsqu'ils s'oppos lorsqu'ils sont favorables à la loi du plomb, c'est tous ceux qui s'opposent à loi du plomb sont contre l'agriculture. et donc de rappeler que bah déjà le réel projet agricole que porte la FNSA qui est un projet de d'agroindustrie et notamment par le fait de pouvoir rappeler que le que le président de la FNSUA est lui-même patron de de grosses industries à des à des entreprises en au Brésil et donc vis-à-vis du Mercure, on voit bien quels sont ses intérêts.

Et là-dessus, la question que j'ai plus d'un point de vue possibilité d'action législative, c'est moi le le fait même que un que un patron soit président d'un syndicat qui est normalement un syndicat de d'ouvrier de travail heureuse je pense que d'un point de vue légal, je sais pas s'il y a un moyen d'avoir un une action là-dessus, mais c'est quelque chose qui pose question. [Applaudissements] Bonjour, je voudrais dire un mot par rapport à l'idée de rupture. Quelqu'un demandait qu'on précise et cetera.

Donc je crois que nos les erateurs l'ont fait et Berger notamment en parlant de rupture avec le capitalisme. Mais si on essaie de de concrétiser un peu plus, voilà, on est dans une société qui nous propose quoi dans le système capitaliste ? Qui nous propose de produire n'importe quoi du moment qu'ils peuvent le vendre ?

C'est ça. Et et donc qui s'appuie sur la consommation et tout ce qu'on a entendu par Pierric et par les intervenants qui sont là, c'est de dire si on veut changer la société, notre mode de vie, il faut qu'on intervienne dans la production, faut qu'on dise comment on veut produire, pourquoi, à quelle fin. Parce que aujourd'hui la crise écologique notamment est telle que il y a un risque de pas de disparition de la planète.

On peut pas dire les choses comme ça, mais il y a une la catastrophe, elle est devant nous. Si ce système capitaliste qui consiste à produire n'importe quoi pour vendre continue, mais les catastrophes vont continuer. Et il y a une autre remarque aussi que je veux faire, c'est qu'on parle souvent dans notre programme de défendre notre écosystème et je crois que peu à peu la la France insoumise évolue vers l'idée de défendre des écosystèmes parce que la question sociale et nous pour comme communiste, on est concerné par ça, la question des rapports sociaux, elle intervient aussi dans le développement de la crise écologique.

Par exemple, je veux dire quand il y a un tsunami, c'est les populations qui sont dans des bâtistes le long de la mer qui en subissent. Et Johnny Halid à Saint-Martin qui a sa qui a sa ville là sur les hauteurs, elle ne le subit pas. Quand le niveau de la mer monte, tel qu'il est prévu, le Bangladesh peut avoir un tiers de son territoire qui est complètement sous l'eau et cetera.

Quand la clim quand la euh quand la canicule arrive l'été, euh les gens qui ont de l'argent disent "Je vais acheter une climatisation, mais les gens qui sont dans les HLM, ils crèvent parce que il y a pas d'isolation alors qu'il y a des solutions. Elles sont peut-être onéreuses, mais rêvons." Par exemple, on peut construire des maisons et pourquoi pas des HLM en bois paille euh et euh et terre.

Voilà. Merci. Voilà.

Et moi, j'ai rencontré à Périgue une copine insoumise qui a construit sa maison comme ça. Elle paye 5 € d'électricité par mois. Bon et elle est elle est protégée par cette maisonlà et ça s'il y a un investissement au niveau de la société pour faire tout ça.

Voilà. Et si j'ai le temps, une dernière chose, ce qui est dit par Piric en particulier sur le la nécessité de penser la production, c'est valable pas seulement dans l'agriculture, c'est valable dans tous les domaines. Béanger a cité des exemples sur la SNCF, mais je crois qu'il faut qu'on voit aussi qu'on a été habitué à combattre le capitalisme d'une certaine façon qui n'est peut-être pas efficace.

Je prends un exemple. L'année dernière, Sophie Sophie Binet a invité Martin, le patron des patrons à la fête de l'humanité et elle était interview en disant "Qu'est-ce que vous allez faire ? Qu'est-ce que vous allez faire ?" Et Sophie Binet a dit "Et bien nous on a nos revendications.

J'espère que Martin, il vient avec son carnet de chèque." Voilà la dérive syndicale dans laquelle on est pensé. On ne pose plus le problème de la production.

On on laisse faire les patrons sur la façon, on organise la production d'une façon qui est démentielle et qui est destructrice pour l'être humain et pour la société. Et après on essaie d'aller commander de récupérer une partie de des profits qui ont été réalisés. Il faut qu'on arrête avec ça.

Faut qu'on s'intéresse au travail et il faut qu'on dise voilà comment on veut travailler. Voilà pour quelle fin, voilà comment on définit notre société. Voilà et c'est quelque chose pour la jeunesse aussi qui est important.

Combien de jeunes avec le système qui est mis en place s'engagent dans des études qui les conduisent à des métiers qu'ils ne veulent pas faire. C'est extraordinaire ça. Qu' ne veulent pas faire notamment les ingénieurs agronomes dans l'agriculture, on les forme pour des métiers.

Ils ne veulent pas le faire parce que lui on va détruire la planète si on fait ces métiers là. Et donc tout cela et les communistes qui sont là qui vous parlent qui sont d'abord des insoumis mais qui portent leur valeur communiste, ils se disent la société dans laquelle on veut être, c'est une société où ce que l'on fait dans le travail mais dans la vie quotidienne, elle a un sens pour tout le monde parce que c'est ça le communisme, c'est la défense de l'intérêt général. On prend une dernière question.

Oui, bonjour Agnès. Alors euh moi je voudrais euh répondre à ceux qui parlent de la formation professionnelle. La formation professionnelle est gravement en danger actuellement.

Vous savez que la formation pour professionnelle publique va disparaître si on laisse faire, hein. tous les lycées professionnels, tout est transformé en en maison privée dirigé par des entreprises par des intérêts capitalistes et la formation professionnelle en France, elle va perdre tout ce qui faisait la grandeur de la formation des des ouvriers qu'il soient dans tous les domaines agricoles ou industriel. Et puis je voudrais dire un mot sur la rupture.

Euh la chose qui est qui nous appartient et que il faut jamais lâcher, c'est on ne nous fera pas terre. Et c'est la plus grosse rupture que l'on fait dans cette société. C'est-à-dire que jusqu'à présent, on laissait on on on avait des députés, des sénateurs qui nous racontez rien de ce que de tous les mécanismes et de toutes les rouages qui faisaient qu'on était tous dans le pérain.

Mais nous, on détricote tout ça, on explique tout jusqu'au moindre détail, on va dans les dans les coins et dans les recoins. Et c'est ça la rupture. La plus grosse rupture, c'est de ne pas laisser les gens dans l'ignorance, de porter partout l'explication de pourquoi ça va pas, pourquoi ça ne marche pas, pourquoi on doit s'unir pour lutter ensemble. [Applaudissements] Je vais faire réponse très courte.

Euh Francis, j'en profite suite à ton intervention pour vous inviter aussi à suivre notre page Facebook des insoumis communistes et d'ailleurs le dernier texte porte sur cette question de la production et produire pour la demande ou produire pour répondre à une offre qu'on a des moments pas forcément besoin. Et c'est ça les questions. Je je reviens sur la la question des métropoles.

Vous connaissez la position de la France insoumise sur la question de l'intercommunalité, de la loi nôtre et de la loi MAPTAM. Nous sommes toujours opposés à ces à ces deux textes et bien évidemment que aujourd'hui dans le cadre des élections municipal, nous avons tous intérêt bien sûr à préparer le contenu du programme pour la commune mais aussi pour les interc parce que si on ne prend pas en compte la question de qu'est-ce qu'on va porter aussi à l'intercommunalité, on passe au côté des grands enjeux parce que je rappelle quel que soit le statut de l'intercommunalité, la question du développement économique est la première des compétences pour toutes. La question de l'eau et de l'assainissement également et ce sont des questions fondamentales dans le cadre de l'aménagement du territoire et donc des questions de planification écologique.

Je vais pas plus loin. Je te laisse répondre sur Rop hein parce que nous aussi en creuse on avait petite expérience. Ouais. sur sur la question de la FNSEA parce que moi là-bas je suis syndicaliste et finalement la question qui se pose vis-à-vis de la FNSEA et des agriculteurs qui adhèrent à ce à ce syndicat, c'est la question de à quoi sert un syndicat et comment représente finalement le le syndicat parce que en soit vous pourriez très bien par exemple adhérer au MEDF en tant que salarié hein.

Après tout c'est un syndicat mais qui représente les patrons. La FNECA, c'est un syndicat qui représente les intérêts de l'agroindustrie. Malheureusement, il faut aussi que les agriculteurs comprennent, voilà, que ils ne sont pas représentés à la hauteur de ce qui devrait l'être et adhérer à d'autres syndicats ou s'organiser autrement.

Mais voilà, ça fait aussi partie du jeu démocratique. C'est vrai que il y a eu des dérives par rapport à ça et c'est vrai que la main mise de la FNSEA sur le monde agricole est très important aujourd'hui. Et c'est vrai qu'on se pose la question de savoir pourquoi ils y adhèrent.

Mais finalement aujourd'hui le monde agricole qui aide les agriculteurs à s'installer, à comprendre les normes, à comprendre l'aspect juridique et cetera ou à acquérir des terres. La FNSEA bien souvent est le premier contact qu'à l'agriculteur avec euh avec le monde syndical. Et donc bah évidemment, vous avez tendance à vous rapprocher bah de celui qui vous a contacté en premier.

Donc voilà, c'est aussi des choses à à revoir sur ROP. C'est un scandale absolu ce trucl. Euh bon, vous vous m'auriez posé la question, je vous aurais dit "Mais pas 100 balles là-dedans parce que tu vas te faire niquer".

Parce que faire du ferroviaire, ça s'improvise pas. Et finalement sur ces ces domaines là qui sont des domaines cruciaux, qui sont des des des domaines vitaux et qui ont besoin de d'une intervention d'un état stratège, et bien ce doit être l'État qui assume ses responsabilités, que ce soit de financement et d'organisation. Ça peut pas être une une coopérative, ça peut pas être une société, ça peut être encore moins les régions.

Tout simplement parce queon va tout découper et il ne va pas y avoir de cohésion territoriale, il va pas y avoir de maillage territorial. Et quand on fait une transversale, vous doutez bien que vous traversez je ne sais combien de départements, je ne sais combien de régions et vous imaginez que si chacun faut qu'il s'entende, faut qu'il mette en fonction de machin de bidul et cetera et en fonction de s'il veut un arrêt, bref, vous vous en sortez absolument pas. Alors que l'État lui a cette possibilité-là, a les moyens financiers aussi de le faire parce que il y a ça aussi, on l'a dit, il faut pas ne voir que de la rentabilité et ROP malheureusement d'une part bah ceux qui sont lancés là-dedans, bah ils savaient pas faire de train donc forcément c'était un peu compliqué l'histoire mais en plus de ça, il y avait quand même un objectif financier important de lever des fonds, de pouvoir faire des machins et des bidules et cetera et forcément et ben dans le monde dans lequel on est, ça ne peut pas marcher parce que bien souvent euh on se rend compte que l'histoire a fait qu'on en est arrivé là où on en est.

Je vais vous prendre un exemple sur les retraites. On nous explique que on a qu'à passer par capitalisation parce que ça marche pas. Le système dans lequel on est aujourd'hui.

G la capitalisation, on a on l'a déjà vécu hein. Les retraites par capitalisation c'était avant 29 et la crise de 29 avait que plus personne n'avait rien et qu'on s'est dit [ __ ] finalement la capitalisation c'est de la merde, on fait autrement. Bon et ben le ferroviaire c'est pareil.

Avant, c'était des entreprises privées, c'était n'importe quoi. Ils ont tous fait faillite, l'État a dû reprendre la main dessus et puis euh bah aujourd'hui, on se dit "Bah finalement, bah vu qu'on arrive à faire un peu de bénéfice, hop, on va refiler ça au privé et puis en fait c'est l'histoire qui se mort la queue." Non, il y a qu'une solution, c'est d'avoir un état stratège qui ne fait pas de la rentabilité, qui est bien au service des usagers, au service des gens et c'est comme ça que ça pourra fonctionner. [Applaudissements] Alors, il y a des gens qui ont fait des habiles transition puisque sur la question des régies publiques alimentaires, cet après-midi, on a un atelier sur quel rôle des communes dans la bifurcation agricole et alimentaire où on aura des intervenants qui parleront de ça.

Donc je vous inviterai à aller dans cette conférence sur les échanges internationaux et le Mercosur cet après-midi également. Il y a un atelier avec Nicolas Girot, ancien porte-parole de la confédération paysane Manon Aubri qui traitera également de cette questionlà. Donc je vous inviterai à aller à ces conférences.

Voilà. Euh qu'est-ce que nous apprend la question agricole ? Alors sur la question des coopératives par exemple, mais qu'on peut élargir à tout.

Nous, notre coopérative 7 millions de litres de lait, 18 fermes, on n pas de directeur et on va pas grossir. La question des coopératives pour qu'elle reste dans la main des travailleurs, je pense c'est qu'il n'y a pas de directeur. Ça c'est quelque chose qui me semble très important et en fait on peut le dupliquer partout. dans un établissement qui accueille des personnes en situation de handicap, vous payez un directeur avec le même salaire, vous payez deux éducateurs et ben avec le temps gagné par l'embauche de deux éducateurs, vous faites une réunion de plus et vous vous coordonnez le travail, il y a pas besoin de directeur.

Et ça, je crois que c'est quelque chose de très important qui doit nous guider. On fera aussi de l'écologie pas avec des directeurs, avec des chargés de mission de ceci et que cela, avec des producteurs qui feront des réunions, qui se mettront d'accord et qui décideront ensemble de ce qu'ils veulent produire et qui ne délégueront pas à quelqu'un la solution technique. Et ça, je crois que c'est quelque chose de très très important dans le projet communiste, insoumis.

Et j'avais d'ailleurs été très heureux de voir que dans le la création des groupes d'action de la France insoumise, on disait à un moment quand vous êtes plus de 15, coupez le groupe en deux et faites deux groupes pour éviter d'être trop nombreux et de se marcher dessus qui a commencé à avoir des petits chefs, des machins, des trucs. Il vaut mieux ne pas grossir et favoriser l'émergence d'un copain. Et quand il y a un copain qui émerge d'ailleurs au passage souvent il y a des coopérations.

Donc après on coopère entre coopérative, on coopère entre groupe d'action. Donc ça je crois que c'est vraiment un principe directeur de ne pas avoir de directeur. Voilà.

Ouai. Ben voilà. Et puis euh je voulais terminer sur un un petit point.

Euh peut-être vous en parle vous entendez parler souvent de d'écoanxiété. Alors, j'avais trouvé, je vais dire la source, j'avais trouvé une petite vidéo de Frédéric Lordon qui parlait de ça et j'avais bien aimé parce qu'il nous disait "C'est bien un truc, c'est bien un truc capitaliste les anxiétés. On fait porter l'angoisse de quelque chose sur une personne qui le prend sur elle et qu'est-ce que j'ai mal fait ?

Qu'est-ce que j'ai pas fait ? Qu'est-ce que je dois faire ?" et puis je fais des cauchemars parce que je peux pas sauver le monde.

Et je pense que l'ordon nous invitait à politiser cette angoisse face au changement climatique. Donc le politiser, le collectiviser, le poser ensemble. Et puis quand on dit politiser, c'est-à-dire il faut poser les questions.

Qui pollue ? Pourquoi ? Qui est responsable ?

Et après cette colère de voir que des gens polluent, on la retourne contre eux et on mène des luttes pour à les faire arrêter de polluer. Et là, on se dit plus "C'est moi qui pollue parce que j'ai pas mis le bon déchet dans la bonne poubelle." Non, il y a quelqu'un qui pollue on va l'arrêter, on va se mettre en travers.

Et je crois que c'est finalement engager la bataille de l'optimisme dans cette lutte contre les coanxiétés individuelles. Oui, des fois c'est pas facile. Oui, des fois il y a des gens qui font pas ce qu'il faudrait faire et la loi du plomb on était un très bon exemple.

Mais s'il y a toujours des gens pour faire pire, il y aura toujours des gens pour faire mieux. [Musique] Demain, Assemblée générale des insoumis communiste à 11h45 présidé par le Francis Parni, notre président et c'est en salle Bre. Voilà.

Dans le palais. Dans le palais. Dans le palais.

Merci à tous. Merci. [Musique] communiste conc

Écologie et communisme – Face aux impasses capitalistes, le communisme au service de notre programme — Bérenger Cernon · Pourquijevote