Nicolas Dupont-Aignan invité de France Info tv
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 40 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 65 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:43FerméeÉludée
Un moratoire, interdire toute immigration légale, est-ce que ça vous paraît réaliste ?
- 1:00FerméeRéponse partielle
Est-ce qu'un moratoire vous paraîtrait être une bonne idée Nicolas Dupont-Aignan ?
- 2:43RelanceRéponse partielle
Pas de droits sociaux pendant 5 ans.
- 3:07FerméeÉludée
Est-ce que c'est constitutionnel ?
- 4:00RelanceRéponse partielle
Mais vous ne répondez pas à la question que je vous pose. Vous répétez votre proposition.
- 4:30FerméeRéponse directe
Votre plan Marshall, vous le payerez bien avec les impôts ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:24InvitéFait
« Je déciderai d'un moratoire immédiat sur toute l'immigration légale pour arrêter ce délire, cette situation incontrôlée qui nous entraîne vers le fond. »
- 1:10Invité politiqueFait
« Je veux rétablir les contrôles aux frontières nationales, car cela n'a pas de sens de maîtriser l'immigration si on ne contrôle pas qui rentre chez nous. »
- 1:48Invité politiqueFait
« Et troisième point, ils cotisent avec des assurances comme à Singapour, comme dans beaucoup de pays. »
- 2:02Invité politiquePromesse
« Un vrai plan européen de sauvetage et d'aide à l'Afrique, car si on ne règle pas la question majeure du développement africain, et je suis l'un des rares à en parler dans cette campagne. Vous appelez ça un plan Marshall. »
- 4:48Invité politiqueChiffre
« La Banque de France, au nom de la Banque Centrale Européenne, prête à 0%, 180 milliards d'intérêt en France aux banques. »
- 4:52Invité politiqueChiffre
« 1 000 milliards d'euros, 1 000 milliards d'euros aux banques. »
- 5:50Invité politiqueFait
« Depuis la loi de 73, avant, le général de Gaulle, Georges Pompidou, empruntait à la Banque Centrale française à 0%. »
- 6:11Invité politiqueChiffre
« La Banque Centrale Européenne prête à 0%, 0%, 1000 milliards par an aux banques privées, et ces banques privées prêtent avec un bénéfice aux États. »
- 6:41Invité politiqueChiffre
« Nous payons 40 milliards d'intérêts illégitimes, et pendant ce temps-là, on supprime des postes d'infirmières, on supprime des postes de policiers, on supprime des postes d'enseignants. »
- 9:35Invité politiqueFait
« C'est l'application des réformes que Bruxelles veut imposer la France, des régulations du marché du travail. »
- 10:35Invité politiqueFait
« Suppression de la durée légale du travail et négociation par entreprise. »
- 10:48Invité politiqueFait
« Augmentation de l'âge de la retraite. »
- 16:00Invité politiqueFait
« Bachar el-Assad n'a tué personne à Paris. »
- 17:00Invité politiquePromesse
« Ma priorité, je l'avoue, je l'assume, c'est d'abattre Daesh. »
- 21:30Invité politiqueFait
« C'est enlever les traîtres à la patrie. »
- 21:41Invité politiqueFait
« Ceux qui ont bradé l'aéroport de Toulouse aux Chinois, ceux qui ont vendu nos plus belles entreprises à des intérêts étrangers et qui ont été pantouflés pour M. Azema, la Bank of America et pour le directeur du Trésor dans un fond chinois avec la bénédiction de M. Macron. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan58 %
- ?17 %
- Invité8 %
- Présentateur7 %
- Présentateur 22 %
- Invité 22 %
≈ 65,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bienvenue
dans l'émission politique de France Info.
On
est ensemble comme tous les matins jusqu'à 9h avec Jean-Michel Apathy. Bonjour Jean-Michel.
Bonjour Fabienne.
Bonjour Gilles Bornstein et Guy Birenbeau. Notre invité ce matin est candidat Debout la France à l'élection présidentielle. Bonjour Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour Jean-Michel Apathy. Marine Lapin était en meeting hier à Paris et elle a dit à propos de l'immigration ceci que nous allons écouter.
Je déciderai d'un moratoire immédiat sur toute l'immigration légale pour arrêter ce délire, cette situation incontrôlée qui nous entraîne vers le fond. Un moratoire pour faire le point de la situation
avant
de mettre en place de nouvelles règles et une nouvelle régulation beaucoup plus drastique.
Un moratoire, interdire toute immigration légale, est-ce que ça vous paraît réaliste ? Est-ce que vous pourriez partager ce point de vue Nicolas Dupont
-Aignan ?
Moi je ne suis pas là pour commenter les points de vue de mes concurrents. J'ai un projet présidentiel, gaulliste, patriotique, humaniste
et
je suis prêt à répondre sur mon programme.
Est-ce qu'un moratoire vous paraîtrait être une bonne idée Nicolas Dupont-Aignan
?
Moi j'ai proposé des mesures très claires en matière d'immigration,
avec
trois aspects complémentaires.
D
'abord je veux rétablir les contrôles aux frontières nationales, car cela n'a pas de sens de maîtriser l'immigration si on ne contrôle pas qui rentre chez nous. Deuxièmement je veux
supprimer
l'appel d'air social en obligeant les étrangers qui arrivent sur notre sol, même l'égo, à cotiser cinq ans
avant
de percevoir des aides sociales. C'est d'ailleurs ce que voulait M. Cameron et c'est ce que fait Mme Merkel en
Allemagne.
Pendant cinq ans ils payent mais ne
bénéficient
pas. Et ils cotisent, ils chargent leurs droits,
c'est ce que Mme
Merkel est en train de mettre en place en Allemagne. Ça je ne
sais
pas mais
pas de
sécurité sociale.
Et troisième
point, ils cotisent
avec des assurances comme à Singapour, comme dans beaucoup de
pays.
Et troisième point, un vrai plan européen
de
sauvetage et d'aide à l'Afrique, car si on ne règle pas
la
question majeure du développement africain, et je suis l'un des rares à en parler dans cette campagne. Vous appelez ça un plan Marshall. Un plan Marshall pour l'Afrique, car oui, rien ne pourra se traiter en Europe si on ne comprend pas qu'il faut trouver un mode de développement plus centré en Afrique. Et je rappelle que nous allons être confrontés au premier choc démographique de l'histoire de l'humanité,
c'est-à
-dire, oui mais c'est important,
un
milliard d'habitants supplémentaires dans les 30 années. Alors c'est pas... Jean
-Michel Apathy, je finis ma phrase. On
va revenir au plan
Marshall. Non, je finis ma phrase. Ce n'est pas juste que vous
allez accueillir 100 000 ou 500 000 en Europe ou un million, que vous allez régler le problème du milliard en
Afrique. Il
faut parfois discuter de la praticabilité des idées, donc pas de droits sociaux pendant 5 ans. Un Italien rentre en France, au bout de 2 ans, il éclare un cancer qui demande 300 000 euros de soins et
il n'en est à part. Il retournera dans son pays se soigner.
Comme à Singapour,
comme aux Etats
-Unis, comme dans tous les pays du monde. Vous savez... Il n
'y a
pas de modèle
social français. Vous savez, je vais vous dire une chose. Il n'y a plus de
modèle social
français.
Est-ce que c'est constitutionnel
? Mais si
je peux répondre aux questions. Moi je le dis toujours, aujourd'hui vous avez des retraités français
qui
ont travaillé 46 ans
au
SMIC. Vous savez combien ils touchent Jean-Michel Apathy ? Non, ce n
'est
pas une question.
850 euros par mois. Mais ils ont un accès aux soins.
Non, tu n
'as rien. 850 euros par mois.
Non, mais ils ont un accès aux soins.
Mais heureusement.
Heureusement.
850 euros par
mois.
Je
parlais de l
'accès aux soins, de quelqu'un qui rentrait légalement, qui
déclare un cancer au
bout de 2 ans et on lui dit, écoute, repart
que toi. Je peux
finir ma phrase. Je dis simplement que la France n'a plus les moyens d'accueillir une immigration sociale. Ce n'est plus possible. Et je demande à ce qu'il y ait une possibilité, ce n
'est
pas la préférence nationale, au bout de 5 ans, c'est ce que voulait M. Cameron en Angleterre, c'est ce qu
'est
en train de faire Mme Merkel. Au bout de 5 ans sur le sol, vous pouvez prétendre aux aides sociales, allocations familiales, vous pouvez prétendre à l'aide au logement.
Mais vous ne répondez pas à la question que je
vous pose.
Vous répétez
votre
proposition.
Oui, parce que c'est clair.
Vous dites que laissez-moi répondre aux questions, mais si vous ne répondez pas, on n'avance pas beaucoup. Sur la santé, vous savez très bien
que même des irréguliers sont soignés en France. Et je ne remets pas en cause le droit, en cas de force majeure, de soigner quelqu'un. Je ne suis pas inhumain. Je dis simplement
que, comme
je veux réduire fortement les impôts, et je suis le seul à proposer une baisse majeure
fiscale en France... Votre plan Marshall, vous le
payerez bien
avec
les impôts ? Non. Ah bon non ? Mon plan Marshall, je le payerez exactement... Avec quoi ? Je vais vous répondre. Je paierai le plan Marshall pour l'Afrique, avec les facilités de la Banque Centrale Européenne. Vous savez que la Banque Centrale Européenne prête à 0% d'intérêt
chaque
année. 1 000 milliards d'euros, 1 000 milliards d'euros aux banques. La Banque de France, au nom de la Banque Centrale Européenne, prête à 0%, 180 milliards d'intérêt en France aux banques. C'est
quand ça vous arrange la Banque Centrale Européenne ? Je
dis... Non mais la Banque Centrale Européenne, parce que c'est le système d'aujourd'hui. Et
je
prends les choses telles qu'elles sont. Vous
dites que l'État français empruntera auprès de la Banque de France...
Oui, à
0%. Pour ne
plus
l'emprunter auprès de la Banque Centrale Européenne.
Et
puis là, parce que le plan
Marshall,
ça vous arrange, vous empruntez
auprès de la Banque
Centrale Européenne.
Non, excusez-moi, je vais reprendre. Ce que je dis,
c
'est que j'abolirai la loi de 73, qui est l'escroquerie du siècle.
Et
c'est d'ailleurs pourquoi les banquiers ont des candidats dans cette campagne. Pour maintenir cette escroquerie.
Ah, qui est
le candidat des banquiers ? Ah,
vous pensez que c'est pour
ça qu'il est candidat ?
Ah oui,
c'est l'instrument. Mais je peux finir ma phrase
sur... Non,
puisque c'est une accusation littéralement
là. Oui,
j'assume.
C'est-à-dire qu'il y a un consortium de banquiers qui se sont réunis pour
dire Emmanuel Macron sera candidat ? Mais
je vais répondre avant à la question et je vous répondrai sur Macron. Je finis sur mon explication. Il faut que les Français sachent
que
depuis la loi de 73, avant, le général de Gaulle, Georges Pompidou, empruntait à la Banque Centrale française à 0%. C'était des avances remboursables. On remboursait la dette, mais on ne payait pas d'intérêt aux banques privées.
Un
système a été mis en place qui fait que la Banque Centrale Européenne, aujourd'hui, c'est un fait, prouvé, c'est écrit partout, même Michel Rocard l'a reconnu à la fin de sa vie et l'a regretté. La Banque Centrale Européenne
prête
à 0%, 0%, 1000 milliards par an aux banques privées,
et
ces banques privées
prêtent
avec un bénéfice aux États. En ce moment, faible. Oui, mais aux États. Alors que le principe d'une banque publique, qu'elle soit européenne ou nationale, ça n'a aucune importance, c'est de prêter à l'État, parce que ce sont les banques des États, à 0%. Si
on parle un peu plus vite, le plan
Marshall sait combien
pour l'Afrique ? Oui, mais j'insiste là-dessus, Jean-Michel Apathy,
parce que nous payons 40 milliards d'intérêts illégitimes, et pendant ce temps-là, on supprime
des postes d'infirmières,
on supprime des postes de
policiers,
on supprime des postes d'enseignants. Et, justement, je propose... Le plan Marshall, comment il
coûte ?
Donc, ça coûtera aux
contribuables 100 milliards d'euros. Vous
attendez un accord européen pour aider l'Afrique, ou vous pensez que la France doit le faire
seul ? Je
pense qu'il faut le soumettre pour avoir un accord européen pour démultiplier. Si l'Europe ne le fait pas, on le fera nous, parce que je crois qu'il est vital de stabiliser la population africaine pour éviter qu'elle vienne chez nous. C'est clair, précis. Et je pense que dans un débat présidentiel qui concerne l'avenir du pays, Jean-Michel Apathy, on a le droit de répondre à vos questions de manière complète, un minimum.
Et
vous aurez largement l'occasion de le faire, puisqu'il est 8h40 seulement. Et voici Victor Maté pour une minute.
Après le très court succès de son référendum dimanche, le président turc célèbre sa victoire. Des milliers de personnes réunies hier à Ankara, Recep Tayyip Erdogan, qui évoque désormais la tenue d'une éventuelle consultation populaire sur l'adhésion à l'Union européenne. Les négociations entamées il
y
a plus de 50 ans sont au point mort. À cinq jours de la présidentielle, les meetings continuent. Benoît Hamon à Toulouse ce soir, Jean-Luc Mélenchon à Dijon. Et en hologramme, dans six autres villes, hier François Fillon était à Nice, Emmanuel Macron à Bercy, Marine Le Pen aux Zéniths de Paris, avec des incidents avant et pendant son meeting. Les internes en médecine appelés à la grève, aujourd'hui une grève illimitée, ils protestent contre la réforme de leur troisième cycle, aussi bien sur le contenu que sur la méthode.
Et puis des réserves d'éléphants anéantis, des arbres millénaires abattus, près d'un tiers des sites classés au patrimoine mondial de l'humanité, sont menacés par le braconnage, la déforestation ou encore la pêche illégale. C'est un rapport du WWF, le Fonds mondial pour la nature.
Nicolas Dupont-Aignan avec nous jusqu'à 9h sur France Info. Question Jean-Michel Apathy ? Vous avez suggéré Emmanuel Macron que... Nicolas Dupont-Aignan qu'Emmanuel Macron...
Non, j
'étais à Ragis avec lui, mais pas au même endroit, assurez-vous.
Vous avez suggéré qu'Emmanuel Macron était un candidat manipulé ? Non,
pas manipulé du tout, il est suffisamment intelligent
pour
savoir ce qu'il fait.
Mais qu'est-ce que vous voulez
dire quand il est
candidat
des banquiers ? Par les banques ! Qu'est-ce que vous voulez dire ? Mais je le
dis très clairement, d'ailleurs c'est pas le seul. Il y a dans notre pays une volonté
de
voler la présidentielle aux Français
en
leur imposant la
poursuite... C
'est les banquiers
ça
qui veulent...
Et
la feuille de route d'Emmanuel Macron, comme celle de François Fillon d'ailleurs, est très claire. C'est l'application des réformes que Bruxelles veut imposer la France, des régulations du marché du travail. M. Macron, dans une interview du Parisien que j'ai lu, a très clairement dit qu'il gouvernerait par ordonnance cet été, qu'il supprimerait, qu'il changerait l'indemnisation du chômage, qu'il passerait à la négociation de les heures de travail dans l'entreprise, et
puis par branche... Mais ça ne fait pas un candidat des banquiers ça. Mais si je peux
finir mon argumentation ? Oui,
mais
si vous
m'interrompez... Mais si vous m'interrompez... Mais monsieur Lapati,
si je ne
peux
pas finir ma réponse,
vous ne pouvez pas connaître ma pensée. Mais si vous voulez laisser la candidat des banquiers... Mais si je peux
finir...
Qu'est-ce que vous voulez
dire ? Alors laissez-moi finir pour que je vous dise... Allez directement
au but et ne passez pas par...
Mais si, il y a peut-être besoin d'un raisonnement logique...
Qui n'a aucun rapport
avec ça. Ah,
ça n'a aucun rapport,
vous croyez... Allez-y.
Vous croyez que la
loi travail... La loi travail... Vous
avez dit à l'instant,
il y a une
feuille
de route... Oui, qui est écrite à Bruxelles. Par qui lui est-elle donnée ? Ah, ce n'est pas les banquiers, c'est pas
les
banquiers, donc. Mais si je peux finir...
Allez-y.
Quand
on dit suppression de
l
'indemnisation du chômage telle qu'elle est, François Fillon a le même programme. Suppression de la durée légale du travail et négociation par entreprise. François Fillon a le même programme. Angela Merkel
aussi. Oui, exactement. Et va en parler. Comme vous chiquiez tout
à l'heure,
comme un modèle. Et va en parler, mais
si je peux finir. Augmentation de l'âge de la retraite.
C
'est un programme qui est un programme de moins dix ans social, qui est dicté par un agenda de Bruxelles, par l'ensemble du patronat européen, qui vise tout simplement, au lieu de créer de la richesse en France, en protégeant l'Europe
de
la concurrence déloyale,
de
ce nivellement social par le bas, à appliquer les recettes qui ont été mises en place en Grèce, en Espagne, en Italie, qui aboutissent
à
une contre-performance économique,
toujours
moins de consommation, toujours plus de chômage, toujours plus de délocalisation, toujours
plus
de travailleurs détachés. Je dis aux Français, je dis aux Français, mais sauf
que ça, c
'est
le
groupe Bill Berberg, ce sont les
groupes
des banquiers centraux, c'est exactement
la politique. Vous êtes dans le complot, Bill Berberg ? Non, pas
du tout. Je suis dans la lucidité sur la démocratie qui est prise en otage, et on veut nous imposer un traitement de choc qui va faire souffrir les peuples. Alors qu'au même moment... C'est pas imposé,
c'est la campagne présidentielle. C'est les multinationales. C'est les électeurs qui choisiront. Mais c'est
pour ça que je les avertis, Jean
-Michel Apathy. C'est pas
imposé. Et c'est pour ça que je suis candidat. Pour proposer un autre destin
en français. Quand vous dites que
quelqu'un est candidat des banquiers, vous suggérez qu'il y
a
une manipulation.
Oui, il y a une manipulation. Là, ce que vous
décrivez, c'est un débat démocratique.
Tout à fait.
Il
y a des gens
qui proposent quelque chose,
et vous, ils proposent autre chose. Mais il y a une différence entre moi et M.
Macron.
Ah, mais sans doute, il y en a peut-être beaucoup. Entre M.
Mélenchon et M. Macron, comme entre d'autres candidats et M. Macron, c'est que nous, nous n'avons pas eu les couvertures de 50 couvertures
des magazines qui appartiennent à des mêmes propriétaires
qui soutiennent ce traitement de choc
qui
va abîmer
la France. Mais ils ne sont pas tous les banquiers, M. Dupré. Je le dis
aux Français. Je le dis aux Français. Je propose une autre politique raisonnable. Je veux taxer davantage les multinationales et baisser l'impôt des PME. Je ne veux pas remettre en cause la durée légale du travail, mais je veux récompenser mieux les heures supplémentaires en les défiscalisant. Je pense qu'il
y a
une autre façon d'utiliser l'argent public, qu'il y
a
une autre façon d'économiser l'argent public et je propose un projet de redressement national différent. Et je pense qu'il est important que les Français lisent le programme de M. Macron et de M. Fillon car il faut qu
'ils sachent... Et le vote et le vote. Voilà, on va signaler ça. Mon agenda de présidence... Vous avez eu
à...
Parce que vous verrez que c'est pas la même chose. Je ne suis
pas, comment dire, « Dicter ma loi n'est pas dictée par Bruxelles ou par des milieux
d'affaires ». Et ma campagne n'a pas été financée par les milieux d'affaires. Vous avez
eu avant l'élection des mots, des commentaires positifs sur Donald Trump. C'était,
je
crois, sur BFM TV. On vous écoute.
Le succès de Trump illustre le ras-le-bol des classes populaires. Il dit des choses qui méritent d'être écoutées. Et ce que je regrette...
Vous
pensez à quoi ? Je pense par exemple au contrôle des frontières, je pense au protectionnisme.
Qu
'est-ce que vous pensez des frappes qu'il a ordonnées en Syrie
? Vous
auriez pu ajouter, et vous ne
l
'avez pas fait,
la minute qui
suivait.
Non
?
C'est une
partialité. La
minute qui suivait. Monsieur Dupont. La minute qui suivait. Vous auriez pu l'ajouter.
On aurait pu ajouter l
'heure. Il faut mettre deux heures aussi. Non
? Soyons précis pour les
auditeurs. Oui, oui, soyons
précis. Où je disais, parce qu
'il
y avait une suite, que M. Trump, si les Américains et la classe politique américaine avaient réagi avant sur les inégalités aux États-Unis, il y aurait peut-être eu quelqu'un de plus raisonnable que Trump et différent de Trump.
Et c'est ce que j'ai toujours dit. C'était juste une image de
prétexte pour vous amener à parler de la politique extérieure si
vous l'acceptez. Mais soyons
complets. Car
la manipulation,
elle n'est pas acceptable.
Très bien. Alors, il n'y a pas de... Je ne dis
pas
ce que j'ai dit. Je suis en désaccord
et je l'ai dit très clairement avec ces frappes. Car j'estime que, justement, il y a beaucoup d'Américains, je lis la presse américaine aussi, j'ai bien lu, beaucoup d'Américains ont été déçus car la position de Trump n'était pas du tout celle-là. Et on voit bien qu'il a cédé au faucon néo-conservateur américain et à Mme Clinton, notamment, qui revendiquait cette façon.
Ah bon ? Vous pensez qu'il a cédé Mme Clinton ? Elle a approuvé, mais a apport donné.
Et
je suis en total
désaccord avec ces frappes parce que je pense qu'on ne doit agir qu'après vérification de la tragédie des armes chénie.
Alors,
justement,
et je
pense, si je peux finir ma phrase, qu
'il ne faut pas
reproduire...
Vous pouvez les accélérer aussi.
Mais
ce mépris est
inutile. Mais il n'y a aucun mépris, M. Duroyon !
Laissez-moi finir ma phrase. Ben,
écoutez, puisque
vous m'interrompez dans chaque... Non, c'est le jeu. Mais si je peux
quand même finir
en disant
qu'il ne faut pas reproduire, je sais que ça vous agace, qu
'on
pense différemment de vous, qu'on ne peut pas reproduire l'erreur tragique de l'Irak où il y a eu manipulation sur des armes chimiques, ni l'erreur de la Libye. Et je dis aux Français, en tout cas moi, je serai le candidat
de
la continuité de la politique étrangère qu'avaient eu Jacques Chirac et Dominique de Villepin et pas celle de François Hollande parce que je considère que l'interventionniste tous azimuts est dangereux pour la France.
Dis bien, Justement, sur Bachar el-Assad, vous avez eu ces propos qui nous ont un peu étonnés la semaine dernière sur TF1.
On
les écoute. Sauf si les armes chimiques,
et
ce n'est pas prouvé encore, sont de ce fait.
De
son fait, pardon. Je dis
que Bachar
el-Assad n'a tué personne à Paris.
Bachar el-Assad n'a tué personne à Paris, ça veut dire que les victimes étrangères nous indiffèrent ? Non, mais en revanche,
je dis aux Français, je ne serai pas le président de la République qui s'attaque à tous les dictateurs de la Terre parce qu'on peut à ce moment-là déclarer la guerre à une quinzaine de pays où il y
a
des atrocités. Il
y
a le Soudan en ce moment qui est une monstruosité, personne n'en parle. Il y a le Yémen qui est une monstruosité, personne n'en parle. On
en parle aussi. On en parle aussi. C'est un peu abrupt, non ? Bachar el-Assad n'a tué personne à Paris.
Moi, je serai président de la République
française pour défendre...
C
'est cette phrase qui nous a choquées. C'est une affaire très grave. Je
serai président de la République française pour défendre les Français. J'ai le dit, je suis scandalisé
que
Daesh soit toujours là alors qu'il y a eu les morts du Bataclan et de Nice. Si on s'attaque à un cheveu des Français, je riposterais. Je ne peux pas, et je le dis aux Français, avec l'outil de défense qu'on a aujourd'hui, qui a été d'ailleurs abîmé par les gouvernements successifs, nous ne pouvons pas intervenir partout. Donc, ma priorité, je l'avoue, je l'assume, c'est d'abattre Daesh.
Donc,
le gaullisme,
c
'est fermer les yeux sur des enfants gazés.
Mais le gaullisme n
'est
pas intervenu tous azimuts dans le monde entier.
C
'est faux.
Et
je remarque d'ailleurs que les interventions sont toujours à géométrie variable. On décorde la Légion d'honneur le roi d'Arabie Saoudite en cachette, M. Hollande, et on ferme les yeux sur les massacres au Yémen. Alors, c'est facile l'indignation à Écripps qui sert les Américains et certains gros intérêts. Je veux une politique de la France indépendante. Et je dis merci à Dominique de Villepin et Jacques Chirac de ne pas avoir engagé la France en Irak.
Et
si on n'avait pas engagé la France en Libye,
on
n
'en
serait pas là au Sahel et au Maghreb.
On finit cette conversation dans...
C'est une
affaire sérieuse.
On finit cette conversation après une minute de titre seulement avec vous, Victor Matem.
Un
mouvement national des patrons d'auto-écoles à l'appel de deux syndicats. Ils dénoncent l'ubérisation de leur métier avec des inscriptions au permis en ligne et plus seulement en préfecture. Des opérations escargots sont organisées à Paris, Nantes, Marseille, Toulouse ou encore Lyon. Les quatre derniers jours de campagne, elles s'arrêtent vendredi soir avant le premier tour qui aura lieu dimanche. Les meetings s'enchaînent. Ce mardi, Benoît Hamon est à Toulouse, Jean-Luc Mélenchon à Dijon et dans six autres villes en hologramme. En Guyane, les barrages routiers à nouveau fermés. Ils avaient été levés le temps du week-end de Pâques.
Le collectif veut faire pression sur le gouvernement pour trouver un accord. Le mouvement social dure maintenant depuis un mois. Le début des quarts de finale retour de la Ligue des champions.
C
'est du football. Leicester, Atletico et surtout Real, Bayern, Madrid, entraînés par Zidane qui s'étaient imposés deux buts, au match allé.
Et puis
c'est parti pour la 41e édition du Printemps de Bourges. Le chanteur Renaud ouvre le bal de six jours de concert jusqu'à dimanche également au programme des rendez-vous littéraires et du théâtre.
Nicolas Dupont-Aignan avec nous jusqu'à 9h sur France Info.
Jean
-Michel Apatip en question. Dans votre livre Mon agenda de président, vous décrivez vos 100 premiers jours de présidence. Vous relatez un voyage que vous pourriez faire à Rome au jour 24 de votre présidence. Vous dites « Cela me donnera l'occasion de revoir mon ami Bébé Grillo
».
Vous avez des relations avec celui que l'on qualifie de populiste en Italie.
Oui, je l'ai vu. Vous l'avez vu souvent ?
Pas souvent, quelques fois.
Combien de fois ?
Trois fois de mémoire. Ah d'accord.
J
'ai beaucoup... Et
c'est votre ami
? Ce n
'est
pas mon ami, c'est une expression.
Ah, c'est parce que vous l'écrivez comme ça. Je suis
candidat à la présidence de la République pour qu'on change de politique de manière raisonnable. Oui. Je le dis très clairement. Si on continue à imposer des millions de chômeurs sur notre continent,
une
immigration désordonnée, la régression sociale, l'obligation d'expatriation pour nos jeunes. Quel rapport ? Qu'est-ce qu'on fera ? Si c
'est
un rapport, c'est que dans
tous les pays d'Europe,
il y
a
un ras-le-bol de cette manière de construire l'Europe.
Non, mais tous les contestataires sont vos amis. Je suis...
Non, je suis... Vous êtes
plus proche
de gens comme Bébé Grillo. Je m'en fiche de tout ça.
Je veux... Non, mais c'est vous qui l'écrivez, M. Dupont. Je vais essayer de comprendre qui vous êtes. Regardez les propositions
qu'il y a dans mon livre. Ce sont des propositions sérieuses pour, par exemple, relocaliser l'emploi, pour revaloriser les petites retraites, pour reconstruire l'école publique, pour sauver l'hôpital, pour avoir une politique d'aménagement du territoire. Ça,
c
'est des affaires sérieuses. Et je dis simplement... Pourquoi ? Ce que
vous écrivez n'est pas sérieux.
C'est les dirigeants européens avaient un peu conscience des drames qui se nouent. De la destruction de l'Europe par leur folie, leur incapacité à maîtriser les flux financiers. Je veux redistribuer l'argent qui, aujourd'hui, est perdu vers ceux qui produisent, qui travaillent. Ça, ce sont des vraies questions. Mais pendant cette présidentielle, on a parlé de quoi
?
Jamais des vraies questions qui concernent les Français. Vous savez, nos concitoyens, ils aimeraient vivre mieux. Ce n'est pas vrai. Non, si, c'est vrai. Il
n
'y
a
qu'à voir les questions depuis tout à l'heure.
Quelles sont les questions qui traitent des Français ? On parle que de chers-reignants. Quelles sont les questions qui traitent des Français ? Mais Péguillot, ça n'a aucune
importance. C'était aimable.
Quelle générosité, Jean-Michel Appetit. Mais vous pouvez pas retourner.
Vous dites, on n
'a
pas parlé
des vraies problèmes. Bien sûr qu'on a parlé des
vraies
problèmes. Quel honneur. Vous me laissez finir une
réponse.
Dans notre livre, programme
que Jean-Michel
conserve
pieusement sur
son bureau, vous dites... Avec
700 propositions, 200 pages sur Internet et j'invite les Français à le lire.
Puis-je terminer ma question, cher Nicolas Dupont-Aignan ? C'est très gentil de votre part.
Vous dites, c
'est
un patron de PME qui sera nommé ministre de l'économie. Il fera le ménage à Bercy. Ça veut dire quoi, faire le ménage ?
C'est enlever les traîtres à la patrie. Ah,
il y a des traîtres à
Bercy. Oui, ceux qui ont bradé l'aéroport de Toulouse aux Chinois, ceux qui ont vendu nos plus belles entreprises à des intérêts étrangers et qui ont été pantouflés pour M. Azema, la Bank of America et pour le directeur du Trésor dans un fond chinois avec la bénédiction de M. Macron.
Ceux
qui
ont privatisé les
autoroutes ? Ceux qui ont privatisé les
autoroutes. Dominique de
Villepin. Oui. Que vous étiez tout à l'heure. Oui, et j
'étais en complet désaccord. Comme un exemple.
Et je suis un de ceux...
C'est un traître à la patrie, le
pays crève
d
'avoir des dirigeants qui l'ont abandonné. C'est des
dirigeants politiques. Qui ont servi leurs
copains. C'est des dirigeants
politiques. Qui ont
servi leurs copains. Qui, au lieu d'aider nos entrepreneurs, au lieu de récompenser les petits qui font la France. Non. Mais il y a un réseau d'influence en France qui coûte très cher à la France. Et quand vous regardez notamment sur les autoroutes, ça fait
11
ans que je me bats pour rendre la gratuité des autoroutes aux Français. Parce qu'il est inacceptable qu'une société privée ait mis une raquette en place avec la complicité des États. Mais ça,
ce
sont des responsables politiques. Ce n
'est
pas les hauts fonctionnaires. Ce sont des responsables politiques qui ont
laissé les hauts fonctionnaires
pantouflés dans des banques après avoir bradé l'industrie française. Et quand Alstom, Alcatel,
Technip,
Lafarge passent sous contrôle étranger, après, ce sont des chômeurs et des usines qui ferment. Oui, je veux défendre les intérêts des Français de manière raisonnable, mais ferme.
Et je veux qu'on
réhabilite l'intérêt général.
Et j'ai proposé
une charte éthique où j'interdis le pantouflage des hauts fonctionnaires. On ne
peut pas servir l'État
et après se vendre à des banques étrangères. Viver une banque.
Vous avez dit à plusieurs reprises ces derniers jours que des amis de François Fillon avaient fait pression sur vous pour que vous vous retiriez.
Je
vous propose d'écouter l'une des porte-parole de François Fillon, Mme Portelli.
C
'était sur LCP. Elle vous répond. C'est vieux, hein. Ce type de méthode, ce type de pipeau un peu. Je trouve ça plutôt pathétique. S'il a que ça, faire comme effet de com. Il avait déjà quitté le plateau de TF1. Ça, c'était plutôt marrant. Là,
ça
va un peu trop loin. Il
faut
qu
'il
se calme. Alors, je ne vous propose pas de vous calmer, mais je vous propose juste de nous donner
les
SMS. Je vous les donnerai le jour venu. Mais c'est quand le jour venu ? Peut-être bientôt.
Mais vous dites quoi ? Mais ça dit quoi ? Parce que vous avez dit que c'était ahurissant. Avant le premier tour. Ce sont des menaces. Des menaces ? Des menaces de quoi ? Oui. Des menaces
de
quoi
? Et comment dire
? La volonté de m'acheter. Pardon, M.
Dupont-Aignan. Menaces
de quoi ? La volonté de vous acheter ? Attendez, attendez, attendez. Acheter,
corruption ? Acheter, oh, acheter. Par un poste.
En
forme de poste. Ministériel.
Mais
je ne suis pas à vendre.
Et
je n'ai répondu qu'un tweet, qu'un SMS. Je ne suis pas à vendre, vous vous trompez d'adresse.
Et
je vais vous dire derrière ça. C'était quoi
? Un ministère ? Un ministère en échange de votre retraite ?
C'était ambigu. Mais enfin, ça voulait dire ça. Il y avait même une phrase extraordinaire. Il vaut mieux
une
soupe
bien
chaude ou un truc comme ça à du pas rassis.
C
'est aimable
pour
un élu de la République. Alors, vous savez, moi, je fais de la politique et j'ai rompu avec ces gens-là il
y
a dix ans.
On
peut être en désaccord, Jean-Michel Apathie, avec moi.
Mais
pour défendre des convictions.
Je suis gaulliste.
J'aime mon pays.
Et
je n'accepte pas que des menteurs mentent à mon compte.
Et si, M. Dupont-Aignan, ce sera la dernière question, vos 5% font chuter, François Fillon, pour le premier
tour, vous
diriez
quoi ? Ce
n'est pas mes 5% qui font chuter, M. Fillon. C
'est M.
Fillon qui a perdu la moitié de sa cote de confiance à cause de son comportement et qui a pris en otage les Français. Et je dis aux Français qui aiment l'honnêteté, l'exemplarité et qui veulent changer de politique, arrêtez avec cette vieille classe politique, choisissez des personnalités neuves qui n'ont pas gouverné mais qui sont raisonnables. C'est
tout le sens de mon projet. Merci,
Nicolas Dupont-Aignan.
Merci
de votre
invitation. Je
voudrais terminer ma phrase d'avoir accepté l'invitation
de France Info. Merci. Allez, on se retrouve demain avec des
phrases complètes.
Merci.
Nicolas Dupont-Aignan