Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewSénat (sur YouTube)· 3 avril 2026 89 min

Audition de France Universités

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Madame la rapporteur, mon cher collègue Bernard Fialler, monsieur le président, merci d'être d'être venu jusqu'à jusqu'à vous. Comme la séquence est est filmée, je vous rappelle que vous êtes président de l'université de Camp Normandie et président de l'association France Université. Bienvenue à vous dans cette commission d'enquête.

Je je vous rappelle l'objectif de cette commission d'enquête. Donc elle a été décidée par le Sénatal, l'initiative du groupe les Républicains et elle vise à établir un état des lieux partagés du modèle universitaire français et à identifier les leviers qui permettraient d'améliorer la qualité de du service public de l'enseignement supérieur dont l'université constitue le socle. Voilà, ça c'est notre notre préalable politique à nous comm mission de la culture.

Pour nous, il est donc essentiel de de recueillir le point de vue de France Université qui porte la voix des présidentes et des présidents des établissements publics d'enseignement supérieur et de la recherche et je je rappelle que votre association est reconnue d'utilité publique et consacrée par le code de l'éducation. ce qui est pas une petite chose. Nos sujets de préoccupation sont multiples, vous allez le voir dans nos questions.

Finissez d'entrer, chers collègues, comme on dit en corison. Je résume nos grandes interrogations par rapport à l'objectif de cette commission d'enquête. Quelles sont pour vous les principales forces et faiblesses du modèle universitaire français face à la conf à la concurrence croissante à la fois des universités étrangères et maintenant de l'offre privée en matière d'enseignement supérieur ?

Quels sont pour vous les marqueurs de l'excellence académique des universités ? Comment il est possible aujourd'hui de renforcer cette excellence ? Et enfin, quelle est votre vision générale, votre projet pour l'Université française de de demain ?

Je vais vous céder la parole pour un propos liiminaire qui devra pas durer plus de 10 minutes et je m'attacherai parce que je connais un peu les universitaires à faire que vous ne débordiez pas trop. Voilà. Euh et puis ensuite, je donnerai la parole à Laurence Garnier qui vous posera un certain nombre de de questions auxquelles vous répondrait au fur et à mesure et puis ensuite je donnerai la parole euh à nos à nos collègues pour qu'ils puissent vous euh vous poser aussi leurs questions.

Avant, je suis obligé de consacrer un petit peu de temps aux formalités d'usage d'une commission d'enquête et je suis obligé de vous rappeler qu'un faux témoignage devant cette commission est passible des pleines prévues aux articles 434-13-14 et-15 du code pénal. Et je vous invite, monsieur le président, à prêter serment de dire toute la vérité, rien que la vérité, en levant la main droite et en disant je le jure merci monsieur le président. Je vous remercie par ailleurs de nous faire part de vos éventuels liens d'intérêt en relation avec l'objet de notre commission d'enquête.

Ben le seul intérêt, c'est que vous êtes président de France université et c'est pour ça qu'on vous a invité. Donc inacceptable. Je vous rappelle enfin que cette audition est diffusée en direct sur le site internet du SA.

Monsieur le président, vous avez la parole pour environ 10 minutes. Merci à vous. Merci monsieur le président rapporteur monsieur les membres de la commission je tiens tout d'abord à vous remercier pour cette invitation de l'importance que vous apporez à l'université française.

Est-ce que vous pourriez prendre le micro pour pour nos collègues qui sont derrière le F ? Ça doit être mieux effectivement. Monsieur le président, madame la rapporteur, mesdames et messieurs les membres de la commission, euh je je tiens à vous remercier d'abord pour cette invitation à venir m'exprimer qui et cette invitation qui témoigne de l'importance que vous accordez à ce sujet et à l'université française dans la définition des orientations de l'enseignement supérieur du pays.

Je tiens aussi à vous rassurer sur la concision de mon propos liminaire. Je n'utiliserai sans doute pas les 10 minutes que vous m'avez accordé. Le titre de cette audition, Excellence, n'est pas neutre.

Euh, il doit nous rappeler que l'université française n'est pas seulement un espace de savoir, elle est aussi un pilier stratégique de notre nation, un moteur de cohésion sociale et un levier pour l'avenir dans un monde professionnel instable et de plus en plus compétitif. loin des caricatures qui lui sont parfois faites. L'université française aujourd'hui est au cœur d'un certain nombre de ces enjeux.

Nous accueillons à près de 2 millions d'étudiants en France et donc nous avons entre nos mains une partie évidemment de l'émancipation mais aussi de l'avenir de la jeunesse de notre pays de fait de pouvoir leur donner des compétences, des qualifications au service du développement de leur développement mais aussi du développement économique du territoire. Et nous nous hébergeons également près de 90 % de la recherche publique française et de son innovation. Ce qui signifie que nous avons aussi entre nos mains une partie des enjeux de souveraineté et de compétitivité du pays.

L'avenir de la jeunesse, des enjeux de souveraineté et de compétitivité, vous voyez que ça n'est pas complètement neutre et que donc si nous sommes tous d'accord pour dire que ces enjeux sont des enjeux importants, alors nous serons tous d'accord pour dire qu'il faut soutenir nos universités. L'université est aussi profondément ancrée dans ces territoires. Elle ne se limite pas aux grands centres urbains.

Elle est un acteur majeur de cohésion sociale, territoriale, économique, culturelle. Ses campus sont des leviers de dynamisme local. Ses chercheurs contribuent à l'attractivité industrielle et technologique de chaque région.

L'université française, c'est aujourd'hui une institution dynamique qui est au cœur des écosystèmes, qui travaille avec les collectivités territoriales, avec le monde économique, avec la société civile. Nous travaillons avec les collectivités parce que nous jouons ensemble des enjeux sur l'attractivité, le dynamisme des régions et une partie du développement économique avec le monde économique parce que nous sommes ceux qui donnons des qualifications, des compétences et donc qui sommes à l'écoute des besoins aussi du monde socio-économique avec la société civile car évidemment nous avons une mission de dialogue entre la science et la société qui est absolument fondamentale surtout dans un temps où la propagation de la désinformation joue à très grande vitesse sur les réseaux sociaux et sans doute pas seulement sur les réseaux sociaux. Réduire donc le le rôle de l'université à un simple vivier de formation ou un partenaire parmi d'autres dans l'écosystème de l'innovation serait une erreur stratégique majeure.

C'est bien au sein de l'université que se construisent les avancées fondamentales sur des enjeux majeurs que qui nous formons les talents et que nous opérons les croisements entre les disciplines qui permettent des ruptures scientifiques majeures. L'université n'est pas un acteur périphérique. Elle est l'architecte de long terme de notre capacité d'innovation.

Cela suppose des choix politiques qui sont des choix politiques clairs. Faire de l'enseignement supérieur et de la recherche le socle structurant des politiques publiques d'innovation et non un maillot dépendant ou ajustable. Ça implique également de penser les liens avec le monde économique, non logique de substitution, mais de complémentarité où l'université conserve son rôle moteur garant de l'intérêt général, du temps long et de l'indépendance scientifique.

Pour continuer à jouer pleinement son rôle, l'université a besoin de moyens et d'autonomie. Le financement reste, vous le devinez, une question centrale. Les assises du financement que nous avons accompagné, que nous avons appelé de nos vœux en témoignent.

Nous devons investir massivement, non pas pour maintenir des structures existantes, mais pour accompagner la croissance, la modernisation des infrastructures, le numérique et la recherche de pointe. L'autonomie universitaire, elle n'est pas un luxe. Elle a la condition pour permettre aux établissements de répondre aux besoins locaux et globaux, de bâtir des projets scientifiques ambitieux et de s'adapter aux mutations profondes de notre société.

Mesdames et messieurs, le l'émission de l'université est claire. Formée, insérée, créée, innové. Nous nous battons pour cela au-delà de certaines polémiques que nous avons tous pour mission de ne jamais tolérer et de condamner mutuellement, efficacement, sans créer de décisions supplémentaires ou de phénomènes d'amplification autour de nouvelles formes d'instrumentalisation.

Notre université est au service de l'excellence académique et de la prospérité collective. Cette institution doit être défendue face aux obscurantismes qui tent parfois de la déstabiliser. Je voudrais pour terminer vous dire que soutenir l'université, c'est un choix politique, c'est un choix stratégique, c'est un choix de notre point de vue incontournable et je me tiens bien entendu à votre entière disposition pour répondre à vos questions et je vous remercie de nouveau d'avoir la possibilité de clarifier des points structurants via votre commission d'enquête.

Je vous remercie. Merci. Monsieur le président, c'était parfaitement synthétique.

Madame la rapporteur, je vous cède la parole pour une série de questions. Merci monsieur le président. Merci pour vos propos euh et pour cette cette première approche particulièrement synthétique, je tiens à le à le souligner, ce qui va nous permettre de d'avoir un échange de questions-réponses.

J'ai beaucoup de questions, mes collègues, on en sans doute un certain nombre également. Donc euh voilà, nous vous invitons comme vous l'avez très bien fait à pouvoir nous répondre aussi de manière synthétique pour qu'on puisse avoir un maximum d'échange au sein de cette heure et demi que que nous allons passer ensemble. Euh peut-être en en préalable de mes propos euh vous redire que notre commission d'enquête a choisi le prisme de l'excellence des universités comme vous l'avez souligné pour ces travaux.

Nous mesurons à quel point l'université française est en mouvement, à quel point elle s'est adaptée, à quel point les choses ont bougé depuis euh plusieurs années, plusieurs décennies. Euh notre travail au sein de cette commission d'enquête va être de comprendre ce qui va moins bien. Et donc mes questions, nos questions vont forcément porter sur les points de difficulté que nous identifions à ce stade et sur lesquels nous serions heureux de vous entendre.

Euh je je le pose volontairement pour vous dire que ça n'occulte pas ce qui va bien dont vous avez parlé et dont nous avons conscience. Euh peut-être une première question euh pour cadrer euh notre échange de ce matin. Est-ce que vous pourriez nous préciser le périmètre exact de votre association ?

Est-ce qu'elle rassemble l'ensemble des universités euh l'ensemble des grands établissements issus de la loi de 2018 ? On a évidemment à l'esprit que d'autres structures sont apparues récemment. Je pense à l'UDIS, à l'oref par exemple. ce qui nous interroge sur la nécessité de plusieurs structures capables de porter la voix des universités françaises et donc finalement sur l'objet université aujourd'hui qui est extrêmement divers.

Euh qu'est-ce qu' a-t-il de commun entre une université territoriale voire une antenne d'une université territoriale et un grand établissement parisien ? Voyez donc peut-être si vous pouvez nous répondre d'abord sur le périmètre de votre association avant qu'on entre dans le vif des échanges. Bien sûr.

Merci. Oui, France Université, vous l'avez dit monsieur le président, est inscrit dans le code de l'éducation et donc c'est le partenaire avec le ministère de l'enseignement supérieur. Le ministère de l'enseignement supérieur consulte sur tous les grands projets de l'enseignement supérieur et de la recherche.

Aujourd'hui, nous regroupons 119 établissements d'enseignement supérieur. Ce sont tous les établissements d'enseignement supérieur public, donc toutes les universités, mais aussi tous les établissements publics expérimentaux, tous les grands établissements, tous les grandes école d'ingénieur public, des grandes écoles de Polytechnique à ScienceP, du réseau des INSA, à l'ensemble des universités et des EPE. Et donc c'est bien l'ensemble du du service public de l'enseignement supérieur et de la recherche qui est représenté par France Université.

Donc l'UDIS ou d'autres sont peuvent avoir une double appartenance. Absolument. D'accord.

Regoupe aujourd'hui établissements s cré autour des établissements qui av été labellisés et on agrège aujourd'hui un certain nombre d'autres établissements mais ce sont bien des établissements qui sont partie prenantes et à l'intérieur de France université. Parfait. Merci beaucoup.

Alors, une première question qui va concerner donc toujours dans ce ce prisme de l'excellence académique de nos universités la dégradation réelle ou supposée du niveau académique des cours qui sont dispensés. On essaie de réfléchir de la manière la plus objective possible. Donc sans sans qu'on soit dans des poncifs du débat public que vous avez évoqué tout à l'heure.

Monsieur le président, de quels indicateurs dispose-t-on aujourd'hui pour évaluer le niveau des étudiants de nos universités et l'évolution de ce niveau ? Vous avez sans doute lu le l'enquête de l'OCDE sur les universités françaises qui est paru il y a quelques mois qui nous dit que 10 % des élèves diplômés de l'enseignement supérieur français, alors ça ne va pas au-delà de cette réalité très large ne possède pas le niveau de lecture et d'écriture d'un élève du primaire. Comment vous réagissez à à cette à cette enquête de l'OCDE et de quels éléments de quels indicateur on dispose pour s'intéresser au niveau le plus objectif possible des étudiants de nos universités françaises ?

Alors, j'ai connaissance effectivement de cette enquête de l'OCDE qui nous a un petit peu surpris pour tout vous dire. après 10 % de des étudiants dans l'enseignement supérieur, c'est pas forcément 10 % de diplômés qui sont des diplômés de l'université, qui sont dans les cycles licences ou euh master dont je j'ai à à répondre aujourd'hui. Évidemment, euh nous avons en fait un un premier élément peut-être.

Le premier élément c'est celui de l'insertion professionnelle. Euh aujourd'hui 90 à 92 % des étudiants diplômés de master et de licence professionnelle de l'université trouve un emploi en moins de 12 mois. Un emploi non seulement vous voyez le chiffre quantitativement est important mais il est qualitativement également très important puisque les enquêtes démontrent que leur ressenti démontrent qu'ils pensent avoir une insertion professionnelle à la hauteur de la qualification diplômante qu'ils ont obtenu au sein de l'établissement. licences professionnelle et master.

J'exclus pour l'instant le cycle licence. Je pense qu'on aura l'occasion de reparler de des questions du de la licence générale. Ça c'est quand même un premier indicateur qui est important.

Un taux de chômage qui est extrêmement faible chez ces diplômés de licence professionnelle et de master. 5 % après 18 mois. Donc vous voyez, on est plutôt inférieur à la moyenne nationale et donc un taux non seulement d'insertion mais un taux de satisfaction qui est également extrêmement extrêmement important.

Est-ce que vous avez ce taux de satisfaction monsieur le président ? Oui oui oui. Le taux de satisfaction est quasiment identique à celui de l'insertion.

C'estàd plus de 80 % des étudiants estiment être insérés au bon niveau par rapport au diplôme que que l'université leur a permis d'obtenir. Euh après euh on a quand même aussi vous on y reviendra là aussi très certainement une excellence académique. On a quand même une excellence de nos chercheurs au sein de nos laboratoires qui est mondialement reconnu. on a une adaptation de nos formations qui est beaucoup plus agile que précédemment et donc ça veut dire qu'on est capable de répondre à des enjeux aujourd'hui qui sont des enjeux qui intéressent par exemple le monde économique sur les compétences et les métiers d'avenir.

Et donc ça ce sont des et on le voit sur les taux de de demande de l'ensemble de ces diplômes sur les compétences et métiers d'avenir que nous avons un un une demande qui est relativement importante. Nous avons également pour faire monter le niveau parce qu'on parle souvent et on aura certainement l'occasion d'en reparler des décrocheurs au sein de l'université mais on a aussi dans la personnalisation des parcours la mission de s'occuper des étudiants qui sont des étudiants qui réussissent et des et donc nous faisons des efforts considérables pour essayer d'attirer des étudiants qui sont toujours de meilleur niveau, qui sont toujours de grande qualité et on on évoquera peut-être ensemble le développement de filières sélectives au sein de l'université, le développement de double diplôme au sein de l'université et donc le fait qu'on essaie vraiment de tirer vers le haut l'ensemble de la des des promotions étudiantes. Donc je ne dénie pas ce chiffre.

Je pense pas qu'il s'adresse particulièrement aux étudiants diplômés de l'université. Vous savez qu'aujourd'hui l'université française accueille en tant que tel 1700000 étudiants. Ça veut dire 60 % de l'enseignement supérieur français.

Et donc je je ne dis pas qu'il n'y a pas d'étudiants dans cette situation. Je dis peut-être que le plus grand nombre n'est pas dans les filières universitaires. Parfait.

Merci beaucoup pour ces éléments. Euh, on va effectivement parler de sélection puisque vous évoquez, c'est toujours le prisme de l'excellence, la volonté de l'université d'attirer les meilleurs étudiants. Euh ce qui nous intéresse sur ce sujet, c'est on parle du premier cycle, hein, je je le spécifie euh parce que c'est sans doute là que les questions se se posent le plus en master et à forceurie, en doctorat.

On voit que les choses sont très différentes sur le premier cycle. Euh on constate un échec massif des étudiants qui intègrent le premier cycle après leur baccalauréat et une sélection qui s'opère à postériori et par l'échec puisque l'université reste sélective, très sélective, mais par le prisme d'un abandon ou d'un échec d'étudiants qui reste très important à l'issue du premier cycle. Euh comment est-ce que vous voyez cette question de la sélection à l'entrée de l'université ?

On vous avez parlé des doubles licences, vous avez parlé de nombreuses initiatives que les universités euh on ont mis en place au cours de ces dernières années pour pouvoir sélectionner leurs élèves alors que le droit commun leur permet pas. Euh voilà, comment vous appréhendez cette question de la sélection à l'entrée de l'université et le rôle de parcours sup euh dans cette orientation incitative comme l'ont appelé certains de vos collègues. Alors, les universités, alors d'abord cette question du taux de sélection parce que de taux du taux de réussite pardon en licence un peu plus de 40 % d'étudiants qui réussissent en licence en 3 et 4 ans.

D'abord, la première chose, ess pas me défausser du tout, on va aborder la question, c'est que globalement, on est dans les taux moyens de l'OCDE. Vous avez des taux qui sont encore inférieurs en Suède, en Espagne. C'est pas une raison pour s'en satisfaire évidemment.

La deuxième chose, c'est que la façon de lire les taux de réussite en licence sont extrêmement complexes. Je vais vous donner quelques exemple. Un étudiant qui entre en première année de licence Accès Santé en psychologie et qui réussit à l'issue de sa première année d'aller vers les études de médecine va être dans nos statistiques d'insertion compté en échec parce qu'il n'obtiendra jamais sa licence de psychologie. il va vers les études de médecine.

Un étudiant qui se destine à être avocat, qui fait une première année de master puis qui va vers le CFPA, n'obtiendra jamais le master 2, il est compté en échec. un étudiant qui fait une première année sur laquelle il échoue clairement et qui décide de faire une réorientation de façon générale. Il faut savoir que 36 % des étudiants qui font une réorientation obtiennent finalement un diplôme.

Et donc ce sont des trajectoires vers la réussite. En France, c'est vrai qu'on a l'habitude et encore une fois je ne défausse pas et on va revenir sur ces chiffres en valeur absolue. On a une vision de la linéarité des parcours qui est extrêmement prévalente.

On a la conséquence, c'est qu'on a des étudiants qui sont extrêmement jeunes au sein de nos universités. On a des étudiants qui sont en moyenne 3 ans plus jeunes que les autres étudiants dans l'enseignement supérieur en Europe. Et donc évidemment, il peut y avoir quelques erreurs d'orientation à l'entrée de l'université.

Donc il faut se donner la chance finalement de travailler sur les réorientations. Ça n'est pas forcément un échec s'il y a une année de césure. Et donc cette indicateur lui-même est difficile à analyser.

Ensuite, vous l'avez dit, il y a des déterminismes quelque part contre lesquels il faut essayer de lutter. Les universités ont essayé de faire beaucoup d'efforts sur cette questionl. On sait par exemple qu'un lycéen pro qui a un bac professionnel qui va rentrer en licence générale euh a un taux de réussite et des chances de réussite qui sont extrêmement faibles.

Ça va être de l'ordre de 5 %. Donc quelque part euh il n'a il n'est pas complètement il y a des réussites évidemment, mais il n'est pas complètement à sa place dans une licence générale. Mais s'il est en licence générale, c'est aussi parce que quelque part il n'a pas trouvé sa place au sein d'un BTS ou parfois au sein d'un IUT qui devrait lui être finalement la voix un peu plus naturelle.

Et donc nous, on a essayé vraiment de beaucoup travailler sur ces questions en mettant en place de très nombreux dispositifs. Je pense au dispositif Wiissi qui a été de dire à des étudiants à qui on ne peut pas refuser l'entrée à l'université, on vous on vous accepte au sein de la licence mais si vous suivez par exemple votre première année en 2 ans ou si vous vous soumettez à une première année, une sorte de propédotique finalement qui vous permet de vous remettre à niveau. Et ça ça a permis de réorienter un certain nombre d'étudiants.

Nous avons énormément travaillé sur les passerelles, sur le tutorat, sur la remédiation. Nous avons créé des dispositifs, je pense au dispositif paréo par exemple dans lequel nous avons un diplôme d'université de niveau bac+in dans lesquels nous avons une remise à niveau au premier semestre et la possibilité de faire des stages au second semestre pour tester des des idées de réorientation. Nous signons des conventions avec des partenaires industriels.

Je pense à la CPME, je pense au MEDF, de manière à pouvoir proposer des stages à ces étudiants au 2e semestre de la première année de manière à puiss puissent tester leur réorientation et trouver des solutions parfois à l'intérieur, parfois à l'extérieur de l'université et des licences générales. Donc nous avons testé énormément de de dispositifs. Après, il faut aussi être lucide.

Euh le premier cycle universitaire qui a le meilleur taux de réussite, ce sont les IUT. Là, le taux de réussite, il est deux fois supérieur à celui de la licence générale. Et pourtant, dans les IUT, depuis la loi ORE, vous avez 50 % de bâcheliers technologiques.

Donc, ça veut dire des bâcheliers qui peut-être n'étaient pas les mieux armés pour des parcours qui sont des parcours très académiques. Pourquoi donc le taux de réussite est bien meilleur en IUT ? parce que le taux d'encadrement y est infiniment supérieur.

On travaille en petit groupe, on travaille sur la professionnalisation, on travaille en en groupe restreint et finalement vous vous rendez compte que les moyens qui sont mis dans les IUT, qui sont très supérieurs aux moyens qui sont mis dans les composantes traditionnelles de l'université permettent de mieux encadrer et donc de mieux aider à la réussite de nos étudiants. Donc il y a aussi dans les chiffres que nous regardons ensemble sur l'insertion sur la réussite étudiante en premier cycle, une question là aussi de moyens et de d'encadrement que nous pouvons mettre à la disposition de nos étudiantes et de nos étudiants sur peut-être parcours sup. Oui, les questions de sélection en général, mais ça prolonge tout à fait votre propos.

J'ai noté dans ce que vous disiez, on doit dire à des étudiants, à on doit répondre à des étudiants à qui on ne peut pas refuser l'entrée à l'université. Donc ça fait le lien avec Parcours SUP, avec ce que vous avez évoqué sur les IUT ou des formations plus courtes et plus professionnalisantes. Euh finalement et est-ce que vous n'estimez pas que le taux de réussite, je crois que c'était 97 % au général euh au baccalauréat général l'année dernière euh n'est pas devenu un droit d'accès à l'université qui interroge le fonctionnement de nos universités et la réussite même de nos étudiants.

Est-ce que 97 % des jeunes issus de qui obtiennent leur baccalauréat sont faits pour aller sur les bancs de l'université tel que vous la présidez ? Est-ce qu'il y a pas justement des formations plus courtes, plus professionnalisantes qui leur permettront de trouver un travail et qui seront sans doute plus ajustés à leurs besoins et à leurs aspirations ? Il y a certainement des form des des profils d'étudiants qui sont plus à l'aise dans des formations plus courtes et professionnalisantes.

Après, on a une mission qui est une mission aussi d'élévation globale du niveau d'ambition de notre jeunesse. On tient beaucoup. Vous savez qu'on a en tant que sénatrice et sénateur, vous le savez qu'on a un maillage territorial qui est un maillage territorial qui est extrêmement important.

Il y a, je crois pas un étudiant aujourd'hui en France qui soit moins de 50 km d'un campus universitaire. Et donc on doit pouvoir donner la chance à des étudiants de de de suivre un parcours. Mais néanmoins, vous avez raison sur le fait que un on pourrait imaginer encore plus de formation d'UT, de bachelor si les moyens étaient étaient à la hauteur des enjeux. et je le disais sur un certain nombre de bâcheliers technologiques professionnels, ça n'est absolument pas dégradant d'aller vers une formation professionnalisante.

Et donc il y a tout un travail d'orientation, il y a tout un travail que les universités font avec les rectorats font avec l'enseignement secondaire qui doit toujours être amplifié parce que on voit bien que malgré des réformes successives sur l'orientation, beaucoup de questions se posent encore sur la qualité de celle-ci bien en amont et donc c'est ce qu'on fait au travers de dispositif. Je pense par exemple au cordé de la réussite que nous faisons avec les collèges et les lycées de manière à à ce que chacun puisse en même temps pouvoir réfléchir à son orientation, réfléchir à son avenir professionnel à un âge où je le disais tout à l'heure, nos étudiants sont jeunes et où ils n'ont peut-être pas encore tout à fait mûri leur projet professionnel. Si je me permets une question très concrète, mais par rapport à votre pratique au sein de l'université de de Camp Normandie, vous vous recevez les dossiers de parcours sup parce que on parle du bac mais ce qui conditionne l'accès à l'université, c'est d'abord pour parcours sup.

Bien évidemment, il faut le bac, mais l'entrée à l'université est décidée par par Coursup. Au sein de votre université, vous avez des filières sélectives. Oui.

Vous avez des filières en tension où le nombre de candidats est nettement plus important que le nombre de places disponibles et ensuite vous avez des capacités d'accueil qui vous sont imposées par le rectorat plus des systèmes de remédiation. à la fin de parcours sup où le rectorat vous oblige, je parle librement, à euh récupérer les gamins qui ont aucune infectation euh en septembre. dans votre pratique, vous en tant que président de l'université de Camp, qu'est-ce que ça représente pour chacune de ces voies d'accès à l'université et est-ce qu'il y a une voie d'accès sur laquelle vous aimeriez que l'autonomie de votre établissement, comment dire, puisse être beaucoup plus libre ?

Voilà. et et vous permettre je termine et vous permettre de définir vous-même les capacités d'accueil qui vous semblent adaptées. Alors euh diminuer les capacités d'accueil, c'est euh probablement augmenter le taux de réussite déjà parce que vous voyez que quand on reçoit les dossiers de parcours sup, les équipes pédagogiques et passent énormément de temps lisent tous les dossiers et font un classement he un ordre prioritaire et après la capacité d'accueil vous dit à quel niveau vous allez chercher sur votre liste les étudiants.

Certaines formations sont en tension et donc vous avez un taux de sélection qui s'opère d'ors et déjà qui est important. Vous pouvez avoir des filières dans lesquelles vous ne retenez que 15 % des candidats qui ont souhaité suivre cette formation et vous avez des formations où au contraire vous accueillez 100 % des étudiants qui demandent la formation. Effectivement, en terme d'autonomie, aujourd'hui, vous l'avez dit, les universités ne sont pas libres de la fixation des capacités d'accueil.

Nous avons des discussions au sein des universités, nous avons des votes dans les conseils, nous votons des capacités d'accueil et après nous sommes en discussion avec le rectorat. La plupart du temps, les choses se passent bien avec les rectrices et les recteurs, les questions n'est pas là. Mais globalement, nous n'avons pas le droit de réduire des capacités d'accueil.

Globalement, on a le droit de faire un petit transfert d'une formation vers l'autre, mais euh en raison de la tension sur les territoires, nous n'avons pas le droit globalement de diminuer les capacités d'accueil. C'est vrai que c'est nous à l'intérieur des universités qui savons euh quelles sont nos capacités d'encadrement pédagogique, de la disponibilité des enseignants, de la réussite potentielle de nos étudiants. Et en terme d'autonomie, ce serait effectivement un pas supplémentaire que de pouvoir fixer nous-mêmes les capacités d'accueil dès lors qu'on nous demande à la fin des comptes sur les taux de réussite et sur l'insertion et la réussite de nos diplômés.

Donc il est clair que c'est une demande des universités d'avoir une autonomie et une liberté de fixation des capacités d'accueil plus importante que celle dont on dispose aujourd'hui. Même si je je le répète globalement les choses ne se passent pas mal avec nos recteurs et nos rectrices. Merci monsieur le président pour une réponse très claire.

Ajouter un petit mot sur Parcours sup. Parcours suplectionner. Je je suis pas tout à fait d'accord avec ça parce que on voit il y a des des des domaines dans lesqu par contre ça angoisse beaucoup.

Voilà, il y a de l'angoisse des élèves, il y a de l'angoisse des parents qui sont parfois les prescripteurs de l'orientation. Euh mais on a un sujet parce que euh à chaque fois je pense que la plateforme s'est beaucoup améliorée. Je pense qu'aujourd'hui on a des informations consolidées sur cette plateforme à disposition des élèves et des parents.

Par exemple, vous savez combien de d'élèves ont candidaté les trois années précédentes. Vous savez le taux d'acceptation, vous connaissez les taux de réussite. Vous savez par exemple que si vous êtes 300è sur une formation qui n'accueille que 100 personnes, quelle est votre chance d'être retenu parce que vous avez des remontées en liste complémentaire ?

Et donc toutes ces informations sont disponibles aujourd'hui. Les formations qui ne sont pas sur parcours supérieur privé lucratif. Et aujourd'hui, ces formations font leur marketing, leur communication sur le fait que ce soit une chance d'être en dehors de Parcours Sup.

Et donc il faut absolument qu'on arrive à faire en sorte si parcours suponse en sorte que le fait d'être sur parcours sup est un label de qualité est une assurance de la qualité académique de ces formations parce que et que de ne pas être sur parcours sup deviennent aujourd'hui un handicap parce que aujourd'hui on joue à armes totalement inégal avec des établissements d'enseignement supérieur privé lucratifs qui sont extrêmement agressifs très tôt dans l'année dès le début du mois d'octobre, vous avez des premiers salons. Euh les élèves sont relancés systématiquement avec à la fois une communication sur les financements publics d'aide à l'apprentissage qui vont vers ces formations et en même temps le fait de ne pas être sur parcours sub qui devient un allum élément de communication. Donc, il faut absolument qu'on arrive à travailler et je crois que vous aurez probablement avoir un projet de loi prochainement sur l'enseignement supérieur, sur la régulation de l'enseignement supérieur.

Je crois que vous devriez avoir un projet de loi sur la régulation de l'enseignement supérieur. On y tient beaucoup. On y tient beaucoup.

Euh je crois que vous l'avez vu, c'est le cas de l'ensemble des conférences d'établissement parce que justement il nous faut réguler euh ces dysfonctionnement actuels. Peut-être juste une une petite question incidente sur euh la hiérarchie des vœux. Est-ce que vous ne penserez pas Est-ce que vous ne pensez pas que ça pourrait être aussi un élément important déterminant sur l'évaluation qualitative de parcours supir ? ce qui est pas le cas aujourd'hui, une hiérarchie des vœux, ce qui permettrait aussi de de libérer plus rapidement des places et de fluidifier le calendrier.

Alors, je suis un peu Oui. Euh je suis un peu mesuré sur la hiérarchie des vœux parce que euh je le dis en souriant, un certain nombre de formations apprenant que vous n'êtes pas le premier choix pourrait finalement se dire "J'ai pas vraiment intérêt à bien classer ce candidat qui me considère que ma formation n'est pas son premier choix." Voilà, donc c'est un peu la difficulté je pense de de du classement et c'est pour ça qu'aujourd'hui les les vœux ne sont pas classés et que donc le formations n'ont pas connaissance finalement des autres dossiers déposés par les candidats.

Merci beaucoup. Alors euh il me reste deux questions. La première concerne l'épineux sujet des droits d'inscription.

Euh deux questions dans la question. Une première question sur les droits d'inscription des étudiants extracommunautaires. Euh on constate qu'au sein des universités françaises, une politique d'exonération massive de ces droits d'inscription s'est développé au bénéfice de ces étudiants quand par ailleurs ces mêmes établissements rencontrent d'importantes difficultés pour boucler leur budget.

Et quand on observe aussi un certain nombre de responsables politiques au premier rang desquels le président de la République qui lorsqu'il se déplace en Inde vient expliquer aux étudiants étrangers qui hésiteraient à venir en France que le bas niveau de nos tarifs n'est pas un signe de mauvaise qualité. Donc sur ce premier sujet des d'exonération des droits d'inscription des étudiants extracommunautaires euh qui a été adopté par une majorité des établissements, on aimerait bien vous entendre monsieur le président. Et ensuite plus largement sur la question d'une potentielle augmentation des droits d'inscription des étudiants français.

Euh quel est quel est votre regard sur ce sujet-là ? Sachant que un certain nombre de présidents d'université remontent ce fameux signal prix négatif qui pour certaines familles française semblerait jouer à l'encontre des universités et peut-être justement privilégier l'enseignement supérieur privé lucratif que vous évoquiez précédemment. Est-ce que vous ne pensez pas qu'une augmentation des droits d'inscription qui se ferait de manière progressive selon le revenu des familles et qui n'aurait pas vocation à remplacer les dotations de l'État français aux universités mais à la compléter ?

Je pense que c'est important aussi de le dire euh ne serait pas une piste intéressante à mettre en œuvre. Certains établissements le font déjà. Euh on peut penser à Science Po et à Dauphine euh qui incarne aussi une forme d'excellence universitaire française.

Alors euh si vous voulez bien, je vais essayer de délerer la question des droits d'inscription des questions du financement des universités dans un premier temps. Quand a été décidé en 2018 dans le cadre de la stratégie bienvenue en France, le fait de d'inscrire des droits différenciés et donc des des droits supplémentaires, des droits d'inscription plus importants pour les étudiants extracommunautaires. L'idée était bien de dire que l'apport financier qui allait en résulter devait être investi dans un meilleur accueil des étudiants internationaux.

Parce que vous savez qu'aujourd'hui les étudiants internationaux, tous ceux qui viennent en convention partenariale sont très bien accueillis, absolument aucun problème. Mais que la difficulté c'est que la plus grande partie des étudiants internationaux viennent ce qu'on appelle des free moovers. Ça veut dire qu'ils viennent en dehors de toute convention partenariale.

Ils sont sélectionnés par Campus France et après on les intègre au sein de l'établissement et ils ont parfois plus de difficultés en terme de précarité que les autres à à à survivre au sein de des universités. Et donc c'est important de se rappeler que ces droits d'inscription différenciés dans le cadre de cette stratégie devaient être réinvestis dans les stratégies d'accueil. Euh donc on est sur des montants qui sont des montants qu'il faudrait en grande partie réinvestir.

Je sais pas si on en réinvestirait 100 %. Vous avez raison sur le fait de dire que dès lors que l'autonomie avait été laissée aux établissements, on a aujourd'hui relativement peu d'étudiants extracommunautaires qui payent ses droits différenciés. 10 15 % probablement.

Je sais qu'il y a des discussions qui sont en cours dans le cadre de la revoyure de la stratégie bienvenue en France, mais ça n'est pas pour moi un moyen de résoudre le problème de du financement des universités. Voilà. Alors après, on peut être pour ou contre cette question.

Il y a une question évidemment de de service public, d'universalisme, j'allais dire que que certains ont ont promu. Je peux comprendre par certains côtés que c'est la solidarité nationale du coup qui pèse sur le financement de ces études. Donc je pense que des discussions seront en cours dans les prochains mois sur cette question.

Mais ça n'est pas un moyen de résoudre le problème du financement des universités. C'est pas sous cet angle qu'on l'aborde hein, monsieur le président et on a parfaitement conscience de ce que représentent les droits d'inscription dans le budget global des université. Mais ce que vous dites sur le fait qu'effectivement c'est la solidarité nationale qui va financer les études de ces étudiants et le fait que ça ne peut qu'apporter malgré tout une amélioration de la situation financière des universités même si ce sera loin de la résoudre sur les étudiants français.

Alors sur les étudiants français, on a un point de de fragilité sur cette réflexion. Il y a pas de tabou. Je veux dire, il faut parler de tous les sujets, y compris pour éventuellement dire que ça n'est pas une bonne idée.

Et donc tout doit absolument être mis sur la table. Il faut arrêter de sortir des postures. Aujourd'hui, le modèle peu cher, modique des frais d'inscription n'assure pas une totale égalité des chances, hein.

On voit bien qu'il y a une certaine disciplines des CSP plus plutôt dans certaines disciplines et moins ailleurs. Donc ça n'est pas une garantie. En même temps, encore une fois, le fait de faire payer des frais d'inscription importants, c'est quand même un changement de modèle total de l'enseignement supérieur qui mérite de prendre le temps d'en discuter.

Mais ce qui me semble aujourd'hui le plus important, c'est que depuis maintenant plusieurs années, depuis 2022, je crois particulièrement, une promesse a été faite de la réforme des aides sociales aux étudiants, d'une réforme des bourses. Une petite réforme a été faite. Je je veux pas être péjoratif en disant ça en 2023.

C'était une première étape, c'était une réforme paramétrique mais il fallait aller bien au-delà. Et donc il y a tout un sujet sur l'aide sociale à l'étudiant qui doit à mon avis être un débat absolument central dans dans la question de la vie étudiante. La question par exemple de la décohabitation, ça n'est pas la même chose pour un étudiant d'être décohabitant, c'est de ne plus être chez ses parents ou d'être encore chez ses parents parce que la question du loyer, c'est quand même le premier poste de dépense pour un étudiant.

Il y a la question des APL, il y a la question probablement difficile de dire si on aide les étudiants, est-ce queon continue à donner la demi-partiscale pour les parents ? Euh est-ce qu'on aide finalement et les parents et les enfants sur des des choses qui sont un petit peu identiques ? Et donc les organisations représentatives étudiantes et la communauté universitaire attend aujourd'hui une réforme et un vrai débat sur la question de l'aide sociale aux étudiants.

Et à mon avis, la question des droits d'inscription des étudiants dans les universités euh ne pourra pas se faire tant qu'on n' pas discuté sur cette question des aides sociales. Il faut discuter globalement de tous ces sujets-là. Et donc je pense que encore une fois nous on est prêt à discuter.

Si l'État à un moment donné veut veut qu'il y ait une discussion qui s'ouvre, on y participera. Mais il nous semble qu'aujourd'hui ça n'est c'est inaudible dans le cadre de de de la discussion et des engagements qui avaient été pris par l'État depuis depuis 2022. Merci beaucoup.

Et une dernière question avant de céder la parole à nos collègues, je voulais revenir sur la question de l'accueil des étudiants étrangers. Euh je crois qu'ils sont 4500 aujourd'hui. Oui.

Vous me corrigerez si nécessaire. Euh est-ce que cet accueil d'étudiants étrangers se fait d'après vous toujours dans une optique d'excellence, notamment sur le cycle licence ? encore une fois sur le cycle master et encore davantage sur le cycle doctorat, je pense, corrigez-nous si nécessaire, qu'il y a pas de de difficultés particulières.

Certains présidents d'université ont témoigné d'étudiants venant de pays particulièrement précaires. Je pense par exemple à des étudiants issus de pays d'Afrique sub-saharienne qui dès leur arrivée en France basculent dans une très grande précarité parce que les fonds qui leur ont été prêtés et qui ont été mis sur leur compte bancaires doivent être remboursés à des réseaux de passeurs ou bien sont transmis à d'autres à d'autres étudiants. Je parle de témoignage de président d'université he qui ont pu nous être fait.

Ces étudiants qui sont dans la précarité la plus extrême sont contraints de travailler pour s'en sortir, n'assistent pas au cours dispensés au sein de leurs universités. On a peine à voir où est la logique pour ces étudiants et où est la logique d'excellence pour nos universités. Quel regard vous portez sur ces difficultés qui nous ont été remontées à de nombreuses reprises ?

Alors euh sans naïveté de ma part euh je ne pense pas qu'il y ait euh j'ai peine à assimiler la mobilité académique avec des filières d'immigration massive qui seraient qui seraient sous le coût de d'un certain nombre de passeurs qui favoriseraient leur leur venu. Je dis pas que ça existe pas, je dis juste queon le condamne et que ça me semble pas être la majorité. En revanche, là où je vous rejoins totalement, c'est sur la précarité de ces étudiants.

Donc ça veut dire que il y a certainement un sujet entre les revenus minimums qui sont demandés aujourd'hui, je crois 600 € par mois euh pour pouvoir accueillir un étudiant international sur le territoire français et la vérification de ces revenus qui en est faite parce qu'effectivement c'est très difficile. Vous pouvez euh avoir, vous le dites, une somme à un moment donné, même sans que ce soit euh sous la forme de passeur, une somme à un instanté ne fait pas euh nécessairement les les moyens qu'un étudiant peut euh dont un étudiant peut se servir une fois qu'il est en France. Et donc c'est vrai que c'est très difficile à vivre de de voir que ces étudiants qui arrivent en freemover qui parfois arrive en pensant que inscription à l'université vaut logement.

Ce qui n'est pas le cas puisque l'université et le CROUS qui discutent ensemble sont quand même deux entités différentes et que le fait de vous accepter à l'université ne signifie pas que vous avez un logement. Et donc ils sont confrontés à leur arrivée à cette première réalité qui est qu'il faut trouver un logement et que c'est parfois difficile en pleine rentrée universitaire dans des métropoles en tension. Et on voit qu'un certain nombre de ces étudiants internationaux se retrouvent aujourd'hui dans les fils d'attente des distributions alimentaires des épiceries sociales et solidaires sur nos campus.

Donc c'est pas une situation qui est aujourd'hui satisfaisante. Euh je sais qu'il y a une discussion aujourd'hui sur la hausse du revenu minimum pour accueillir les étudiants. Je ne sais pas comment tout ça est vérifié parce qu'à la limite ça n'est pas le sujet des universités de savoir comment on vérifie les moyens avant l'arrivée en France de ces étudiants.

Ça relève évidemment de d'autres d'autres ministères et d'autres organisations. Donc là, je vous rejoins sur l'extrême précarité de ces étudiants. Et donc quand vous êtes en situation précaire, que vous soyez un étudiant international ou vous soyez un étudiant français, vous êtes effectivement contraint pour subvenir à vos besoins d'essayer de de travailler et autant un emploi étudiant de 10 12 heures par semaine que vous faites sur votre campus, c'est plutôt un facteur de réussite.

Autant faire avoir un emploi salarié à temps quasiment plein dans des conditions de travail souvent difficile éloigné du campus est un facteur massif d'échec. Donc je on connaît bien cette ce déterminisme. Je crois que les les établissements favorisent aujourd'hui la venue d'étudiants en master et en doctorat par rapport au cycle licence.

Je pense qu'il y a des discussions qui sont en cours dans des groupes de travail de bienvenu en France pour justement regarder cette cette évolution. Après, ne négligeons pas notre rôle de de soft power aussi. accueillir des étudiants internationaux, c'est aussi former des gens, les former à la culture française.

Ça en fait aussi des ambassadeurs quand ils rentrent dans leur pays. Et donc, il faut qu'on mesure tout ça. Et on est souvent sujet à des injonctions contradictoires en disant il faut faire rayonner l'université, il faut en accueillir toujours plus des étudiants internationaux.

On a fixé la barre à 500000 étudiants. On n'y est pas encore tout à fait. On recule dans les classements d'attractivité.

Je crois qu'on est 8e cette année sur l'accueil des étudiants internationaux. On a été 4e par le passé. Donc voilà, il faut qu'on soupaise absolument tout ça après qu'on travaille à à accueillir dignement les étudiants qu'on accueille et finalement à éventuellement ne pas accueillir des étudiants qu'on n'est pas capable d'accueillir dignement est un vrai sujet.

Merci. Je je vais laisser la parole aux collègues qui me l'ont demandé. On commence par Max Brisson.

Vous avez la parole chers collègues. Merci monsieur le président. Je voudrais d'abord, monsieur le président, faire de deux petites remarques préalables.

L'une pour vous, nous aurions tellement aimé pouvoir discuter dans les semaines qui viennent du projet de loi sur l'enseignement supérieur. Malheureusement, il ne nous semble pas inscrit à l'ordre du jour du Sénat alors que nous étions préparés et que le rapporteur Stéphane Piedoir était tout à fait en capacité de nous apporter ses lumières dans les jours qui allaient suivre. La deuxième remarque, elle est plus interne, c'est intention de David Ross qui s'inquiète beaucoup d'une sorte de rapprochement entre lui et moi au cours de ces derniers jours.

Et donc mon intervention, mes questions vont le rassur mes questions vont le rassurer parce que je vais reprendre le rôle en général de méchants que j'exerce parfois dans notre commission de de la culture et éducation. Je voudrais revenir cher président sur plusieurs points de ce que vous avez dit. D'abord, vous avez dit que votre que France Université représente 119 établissements d'enseignement supérieur.

Est-ce que c'est pas beaucoup trop ? Ma question sera très simple en la matière. Le deuxème le deuxème question va porter sur ce que vous avez dit sur le décrochage.

Vous avez c'est votre rôle, j'en conviens. Essayez de nous l'expliquer. C'est et j'ai pris tout à fait en compte un certain nombre de vos explications.

Vous avez essayé aussi de minorer. Est-ce qu'il y a pas quand même un coût social, un coup humain de voir des jeunes Bacheliers envoyés dans ces formations ? comme Napoléon envoyé les Maris les Marie-Louises au massacre en 1814 ou 1815.

Est-ce qu'il y a pas quelque chose d'inac pour notre société, pour notre pays que de créer que de faire ainsi un tel bisutage à ces jeunes étudiants qui sortent du baccalauréat ? Ce qui pose plusieurs questions. Vous avez dit serait mieux en IUT, serait mieux en BTS mais pourquoi sont-ils à l'université s n'ont pas les moyens de suivre des études universitaires ?

Et donc cela pose la question du baccalauréat. Est-ce que le baccalaurat pour tous peut-être encore une grade universitaire ? Est-ce qu'il faut pas envisager de donner les moyens de sélection à l'université ?

Est-ce qu'il est normal qu'il y ait des formations à l'université où tous ceux qui postulent sont reçus ? Vous avez parlé de formation à 100 %. Est-ce tout à fait est-ce tout à fait normal ?

Est-ce un service rendu à la jeunesse de ce pays ? Voilà, monsieur le président, ma première série de questions là-dessus en vous demandant au-delà du coût humain pour chacun le coût total pour le pays. La deuxè série de questions, c'est que est plus simple pour sortir de l'ornière, n'avez-vous pas besoin de davantage d'autonomie ?

Et finalement, est-ce qu'il n'est pas temps de réviser l'ensemble du dispositif sur la liberté, l'autonomie de diversité ? Est-ce que la tutelle éctorale est encore nécessaire ? Vous avez évoqué tous les étudiants qui vont dans les organismes privés qui ont connu un grand succès, on peut souhaiter le réguler et j'en fais partie.

Mais ce succès peut interroger aussi pourquoi y a-t-il tant d'élèves, d'étudiants, de Bacheliers qui veulent aller vers ces établissement ? Ce n'est pas que la conséquence de marketing fut-il réussie et est-ce que ne serait pas bien mieux que ces ces étudiants et leur famille est capable de payer des coûts de scolarité, d'écolage aussi élevé le face à l'université puisqu'ils en ont les moyens et puisqu'ils le font et puisque de toute façon ils le feront. Est-ce que c'est pas là pour l'université des ressources et des étudiants qui manquent parce qu'on est resté figé sur un système que les familles ne suivent plus. de dernière et tout ceci bien sûr et je suis tout à fait d'accord avec ce que vous a dit en adéquation avec un vérit une véritable réforme de système d'allocation et de bourse et de péréquation sociale au service des familles qui sont les plus démunis dans tout pays.

Dernière question sur un sujet qui a été à peine effleuré tout à l'heure par notre rapporteur. Avez-vous les moyens de lutter contre ce que vous appelz vous-même l'obscurantisme ? l'entrisme et l'antisémitisme.

Monsieur le président, vous avez la parole. J'ai plus que 3 minutes. Oui.

Oui. Vous avez plus que 3 minutes. Allez-y.

Prenez le temps qu'il vous faut là. Alors, est-ce que 119 établissements d'enseignement supérieur, c'est trop ? Non, c'est pas trop.

L'unité, c'est pas une option. Euh, aujourd'hui, on est confronté au sein de l'enseignement supérieur à des choses qui nous réunissent. la question des moyens, la question de l'orientation, la question des métiers d'avenir et donc on a besoin d'avoir des instances dans lesquelles on travaille tous ensemble.

Ça veut pas dire que les débats sont pas nourris en notre sein comme ils sont nourris dans toute organisation mais moi ça me semble pas trop de réunir l'ensemble des établissements d'enseignement supérieur. Président Président, c'était pas tout Excusez-moi, je je me suis mal fait comprendre. Est-ce qu'il y a pas trop d'établissement d' supérieur dans le pays que puisqueon les représenter tous ?

Vous savez, il y a eu une politique de regroupement euh très euh très forte qui a été menée depuis un certain nombre d'années. Et donc euh vous avez par exemple des établissements publics expérimentaux, vous avez des établissements qui sont nés déjà de fusion, vous avez des rapprochements entre des universités et des grandes écoles. Donc je pense qu'il y a eu des gros efforts de de mutualisation, de rapprochement, de réorganisation à l'intérieur de l'enseignement supérieur.

Est-ce qu'on est au bout du chemin ? peut-être pas tout à fait, mais je pense qu'il y a déjà eu des gros efforts qui ont été faits de de redéfinition de la carte de la carte universitaire, notamment pour essayer d'avoir en interministérialité des projets un peu ambitieux entre des partenaires qui pouvaient dépendre de ministères différents et qui aujourd'hui se regroupent au sein de de grands établissements. Donc on a une une grande liberté d'action, vous savez, on maille complètement le territoire.

Moi, je je pense qu'on pourrait assister à de nouvelles réorganisations, mais on significativement, on est à peu près dans l'épure de ce que de ce que représente l'enseignement supérieur en France. Euh sur la question globale de euh de vous avez utilisé des mots forts euh de massacre, de coût de coût humain, de coût social. Moi, j'ai je veux pas du tout euh minorer euh ces enjeux-là, mais euh sans exonérer les universités, je renvoie quand même quand même aux moyens qui sont accordés aujourd'hui à l'enseignement supérieur et à la recherche en France.

Vous connaissez le chiffre parce que je pense que chaque présidente président va vous le rappeler dans ces séquences, mais ça fait 20 ans que la France promet d'être à 3 % de sa DIRDE, donc de son investissement en recherche et développement. protocole de Lisbonne, on est à 2,18. On était à 2,18 il y a 20 ans, on est à 2,18 aujourd'hui.

Le différentiel entre les 21 % qu'on investit aujourd'hui et les 3 % qu'on a promis depuis 20 ans, c'est 25 milliards d'euros par an. C'est de ça dont on est en train de parler. 25 milliards d'euros par an.

On joue, on a des compétitions et on nous demande d'être compétitif à l'échelle internationale face à des pays qui sont même pas à trois, qui sont à quem. La Corée du Sud, la Suède, l'Allemagne, des pays loins, des pays proches, toute l'Asie du Sud-Est aujourd'hui investissent trois fois plus que nous. Ce sont des ce sont des dizaines et des dizaines de milliards d'euros par an.

Et évidemment, à un moment donné et sur ces montants-là, tout ne vient pas de l'argent public. Vous avez entièrement raison, il y a grosso modo toujours la même règle 1/3 d'argent public pour 2/3 d'argent privé. On y est en France aujourd'hui simplement on est à 07 et 14 hein. 07 d'argent public et 1 4 d'argent privé à peu près.

Là on devrait être à 1 et 2. Donc si je m'arrête juste à la promesse de l'État de 3 % je vais même pas au 44 et demi qu'on d'autres pays. Ça représente 8 milliards d'euros par an qui manque de la part de l'État et le double de la part du secteur privé. de la nation, c'est sur le PV donc par de l'État de la nation si vous voulez de la nation pas de pas de souci et donc le double de la part d'ailleurs de l'argent privé et donc évidemment tout cet argent qu'on investit pas dans l'enseignement supérieur dans la recherche de l'innovation vous nous dites à la fin on est en sous-encadrement vous nous dites si moi je vous dis si on encadrait mieux on aurait un meilleur taux de réussit donc ça dépend où on veut mettre l'argent je veux dire à un moment donné il y a un choix politique soit on investit dans l'enseignement supérieur, la recherche, l'innovation et on va augmenter le taux de réussite, on va augmenter l'encadrement et c'est un coût social, un coût humain qu'on ne payera pas, soit on accepte de continuer à payer le coût social et le coût humain parce qu'on investit pas dans l'enseignement supérieur et la recherche.

C'est pour le coup, c'est vraiment un choix politique, hein. Je je dire je comprends que dans les circonstances actuelles, il y a pas énormément d'argent à mettre sur la table. Il y a peut-être des choix différents à faire, mais pour moi, il y a un choix politique qui est derrière.

Et donc ce coût euh est-ce qu'on accepte de le payer aujourd'hui en coût humain, en coût social comme vous le dites ? Même si sans le minorer, j'ai essayé de vous expliquer qu'il y avait euh un certain nombre de choses qu'on faisait et un certain nombre et d'ailleurs les choses ont plutôt ont plus sont plutôt amélioré ces dernières années. Mais pour moi, sans nous défausser de de nos responsabilités, je pense que la question centrale, elle est politique, elle est sur les moyens que que l'État investit sur sur ces universités. sur le peut-être un petit mot sur le projet de loi projet de loi de la régulation de l'enseignement supérieur et en particulier de l'enseignement supérieur privé lucratif.

En fait, c'est vrai que nous, je vous le dis, les conférences la France université, la CDFI, la CGE, la physique, on a vu un certain nombre de courriers aussi appellent à à ce que ce texte soit inscrit désormais de façon assez rapide à l'agenda du Parlement. On comprend pas vraiment pourquoi il ne l'a pas été parce que toutes les personnes qu'on rencontre nous disent que elles sont très en faveur du fait qu'on puisse débattre de ce texte. Donc on espère le voir inscrit très rapidement au Parlement.

On l'a rappelé au président de la République, au premier ministre, au ministre de l'enseignement supérieur. Moi, je tiens à dire d'emblé parce que je veux clarifier les choses. Nous, on n'oppose pas l'enseignement public et l'enseignement privé.

D'accord ? On n'est pas dans une guerre publique privée. Il y a de l'enseignement privé à d'intérêt euh d'intérêt collectif, d'intérêt public qui fait bien son travail.

Et donc je pense que ce qui se passe sur l'enseignement privé lucratif nuit y compris à l'enseignement privé qui fait bien son travail. Ça c'est la première chose que je voulais dire en préambule. Moi le succès euh de de l'enseignement supérieur privé lucratif ne m'étonne finalement pas.

Euh il y a un certain nombre d'acteurs qui ont compris que c'était un marché et qui avait énormément d'argent à gagner. de l'argent qu'il gagne en bénéficiant des aides publiques de France Compéten parce que finalement faute de régulation n'importe quelle formation qui se fait des reconnaître par le RNCP peut se permettre de toucher les aides publiques de France Compéten pour les aides à l'apprentissage. Et puis j'insiste, il y a quand même Martin qui est fort qui fait qu'aujourd'hui on a plus de 400000 étudiants au sein de l'enseignement supérieur privé lucratif. de personnes qui elles ne vont pas travailler sur les passerelles et les réorientations que j'évoquais tout à l'heure, hein.

Vous réussissez, vous réussissiez pas. Euh l'école, elle ouvre, elle ferme, elle laisse en race campagne des élèves, des étudiants en cours d'année en leur demandant d'aller finir la formation à l'autre bout de la France. Euh enfin, je trouve ça un peu indigne, mais soyons honnête entre nous.

Si l'université devait aujourd'hui absorber 430000 étudiants de plus, elle fait comment ? Donc est-ce que là aussi on n' pas laissé prospérer le développement de l'enseignement supérieur privé en paupérisant l'enseignement supérieur public ? Là aussi c'est un vrai débat.

Aujourd'hui, on a 250000 étudiants de plus en 10 ans. Ça veut dire que chaque année, on a une université de plus. Grosso modo, on devrait là absorber 430000 étudiants de plus.

Je ne sais pas comment on ferait. Et euh et moi je m'interroge sur l'avenir parce que vous entendez tous parler de baisse de la démographie. Peut-être qu'on aura l'occasion de d'y revenir.

Je vois un certain nombre d'écoles privées lucratives qui commencent à mettre la clé sous la porte avec la réduction des aides à l'apprentissage. À votre avis, où viennent ces étudiants ? Ils viennent à l'université. l'université continue d'avoir une hausse du nombre d'inscrits considérable chaque année.

Et donc même dans la baisse démographique à venir, moi je ne suis absolument pas sûr qu'on aura une baisse dans les universités parce que ces 400000 étudiants, ils vont bien aller quelque part et que les entreprises qui recrutaient aussi dans le privé lucratif sur la base de l'alternance et de l'apprentissage vont continuer à avoir besoin de ces compétences et donc devront venir les chercher là où on peut continuer à les développer. Ça veut dire probablement à l'université. Merci monsieur le président.

Il faut qu'on s'arrête vers midi à peu près. Donc je vais comme tout le monde veut prendre la parole, je vais je vais vous inviter chers collègues à à poser ah oui une ou deux questions, pas beaucoup plus. Il y a une question auxquelle vous avez pas répondu, monsieur le président, mais vous le ferez avec l'intervention suivante.

C'est sur le baccalauréat. Est-ce qu'il faut le maintenir ou pas ? Mais je vais d'abord passer la la parole à à Karine Daniel.

Merci monsieur le président. Euh moi, je pense qu'il nous faut collectivement avoir quand même une réflexion sur les enjeux euh euh internationaux euh qui ne soi pas seulement par le prisme des frais d'inscription euh des différentes catégories d'étudiants. Les États-Unis, le Canada ont une politique offensive d'accueil des étudiants internationaux qui sertent le développement de leur pays et qui sert le développement de leur rayonnement.

Plus pragmatiquement aujourd'hui, on a des enjeux d'internationalisation qui sont aussi liés à Parcours sup. Et quand on conditionne trop des accès, quand on restreint des accès, on sait qu'on a des étudiants. Enfin, moi j'étais à Zagreb, on a découvert que 100 étudiants 100 étudiants en en vétérinaire étaient à à l'université de Zagreb.

Bon euh, on a des étudiants en médecine, en pharma et cetera qui sont en Belgique de manière assez massive. Donc qui contourne aussi parcours suplissements privés mais sur les établissements à l'international. Donc je pense qu'il faut vraiment qu'on ait une réflexion politique et stratégique sur les enjeux de développement international des universités.

Sachant que la recherche et l'excellence de la recherche, elle se fait aussi par les coopérations internationales sur les enjeux euh de des étudiants qui sont en première année, moi je trouve qu'on sousvalorise et qu'on sous-communique sur les possibilités de passerelle entre les filières aux différents moments de la vie des étudiants. Et ça ça me paraît important de le peut-être comme axe de progrès de le souligner. Et puis c'est peut-être ma ma mon prisme un peu d'économie publique qui parle.

Mais les collègues, excusez-moi, mais c'est pas parce que un étudiant va sortir de l'université ou ne va pas être inscrit à l'université que le coût pour l'économie nationale va disparaître pour autant. Enfin, ayons une vision un peu plus globale des choses et considérons la question de l'apport de l'université à l'économie réelle de manière peut-être un peu plus nuancée. Et puis dire aussi que les étudiants qui quittent l'université au cours des trois premières années le font aussi pour suivre d'autres parcours où ce qu'ils ont appris et ce qu'ils ont obtenu à l'université n'est pas une perte de sèche mais et aussi un investissement pour la suite de leur parcours.

Merci David Ros juste pour une question, pas une intervention générale chers collègues, juste une question. Merci monsieur le président. Je vais presque respecter parce que comme Merci comme Max a joué aux méchants, je vais être obligé quand même de jouer aux gentils sinon il y a et qu'on nous a parlé de presque de Waterlow dans cette maison où il y a le sèche de Napoléon.

Moi, je préférais qu'on parle d'osterlite. Euh, plus sérieusement, j'ai eu la l'occasion d'être avec ma collègue Vanina pas au légigin aux assises au rencontres des assises lancées par le ministre de l'enseignement supérieur. Vous avez fait d'ailleurs une prise de position extrêmement intéressante.

J'aimerais bien que vous puissiez la la livrer d'ailleurs en en élément à cette commission d'enquête puisque ça évoque une partie de ce qui a été évoqué sur les moyens financier et sur d'ailleurs le fait que quelqu'un comme Jérôme Fournel donc on peut pas accuser qui dépense de l'argent pour dépenser de l'argent acte bien qu'il y a un problème financier reconnu maintenant sur la contribution de charge service public et donc ça pose ça amène à ma question qui en fait finalement lorsqu'on reproche un peu tous les mots à l'université de notre société vous êtes un peu si j'ose dire pris en sandwich à l'heure du leur du repas qui qui arrive euh avec la tranche de pain qui est ce qui a été évoqué la question du baccalauréat et peut-être plus généralement de la réforme finalement du lycée parce que moi je siège pour le Sénat dans le conseil supérieur des programmes, j'ai été très surpris de voir que ça s'arrête à la terminale et moi je me semble alors ce serait intéressant d'avoir l'avis des universitaires mais que pour évoquer la question des licences générales qui évoquait notre rapporteur peut-être qu'il faudrait qu'il a ce travail de programme lycée licence qui soit un travail spécifique au regard du reste du programme pédagogique qui va depuis le premier cycle jusqu'à jusqu'à la fin du collège. Donc il y a cette première tranche de pain où finalement vous avez ensuite à gérer les étudiants qu'ils arrivent avec le niveau qu'ils ont mais dont vous êtes pas responsable et de devoir ensuite les former pour en faire des citoyens éclairés et ensuite des travailleurs potentiels. Donc on arrive à la deuxième tranche de pain qui est la sortie de l'université qui a été abordée avec effectivement les résultats en sortant de des filières professionnalisante d'ingénieurs aussi qui sont dans les universités et puis de des masters.

Et donc la question qui se pose, c'est que vu que vous avez une très grande expérience à travers les universités, est-ce que il y a des échanges au-delà des moyens sur justement ces chiffres don que vous maîtrisez parfaitement pour que le gouvernement puisse le cas des échamp adapter justement les capacités d'accueil au regard de ces filières qui permettent de trouver du travail et c'est dommage que ces filières soient limitées puisque justement elles nous permettrait d'aller verslist et de mettre en avant le milieu universitaire. Monsieur le président, vous pouvez répondre à cette question plus celle sur le baccalauréat. Voilà.

Euh très rapidement sur Je vous rejoins madame Daniel quand vous évoquez l'importance de la stratégie internationale. C'est c'est une vraie réflexion. Vous avez des pays par exemple le Canada quand ils attirent des personnes qui viennent de l'étranger, ils pensent non seulement à tirer des talents, mais ils pensent aussi à essayer de les conserver.

Et donc il y a toute une stratégie de comment facilite l'obtention d'un visa pour un étudiant brillant qu'on a formé et dans des disciplines parfois qu'on a choisi et qu'on a envie de maintenir sur le territoire. La France a vraiment fait l'inverse depuis des années. Ça veut dire en disant peut-être pour rassurer les partenaires internationaux, on va former des gens mais on vous prend pas les talents, rassurez-vous. ils vont revenir sur votre territoire et donc en ne favorisant pas du tout euh l'obtention de visa.

L'étudiant, il est diplômé, il doit partir. C'est vraiment la norme aujourd'hui. Donc il y a une vraie réflexion sur la stratégie de de étudiants internationaux et les universités participent très grandement à au rayonnement international au travers des universités européennes, au travers d'un certain nombre de conventions partenariales et on pense qu'effectivement on contribue beaucoup à cette diplomatie scientifique et à la formation des talents.

Par ailleurs, je vous rejoins également sur le le coût et puis finalement ce que ça rapporte. Vous savez que 1 € investi aujourd'hui dans l'enseignement supérieur en France rapporte systématiquement 3 à 4 €. les retombées économiques sur un territoire donné sont absolument considérables.

Donc quand on a une analyse économique de la situation, il faut prendre vraiment l'ensemble du spectre et la situation est c'est c'est compliqué mais est souvent plus complexe que celle que on décrit rapidement. Sur la question euh du baccalauréat, c'est ça ? rappelez-moi la question c'était est-ce que tout le monde doit avoir le baccalauréat ?

C'était ça un petit peu est-ce que ça sert encore à quelque chose ? Je pense que c'est quand même encore un parcours initiatique hein pour pour nos jeunes euh pour avoir une fille qui passe le baccalauréat cette année. Il continue de stresser un peu, il continue de voilà de je pense que c'est ça reste ça reste quelque chose de de de relativement important.

Après euh là où il y a une une vraie difficulté, c'est que je sais pas si c'est la réforme du baccalauréat qui l'a faite, mais euh on a un recul euh par exemple de la féminisation et c'est quand même un tout petit peu embêtant particulièrement dans les filières sciences et technologies euh qui sont les filières qui vont aider aussi à la réindustrialisation du pays qu'on a envie de favoriser, qui sont les filières. Et alors ça c'est vraiment quelque chose de compliqué. On nous dit souvent mais commencez par fermer un certain nombre de formations où il y a peu de monde et vous acceptez 100 % des gens parce que du coup vous êtes pas sélectif.

Je suis pas sûr qu'on forme dans ces cas-là les bonnes filières parce qu'on fermerait probablement des filières justement sur lequel notre vivier est trop faible parce que si on accepte 100 % des gens c'est aussi parce qu'on n pas assez d'étudiants et pas assez d'étudiantes dans ces filières. euh on se prive de la moitié déjà de de des forces vives du pays. Et donc, on a travaillé sur ces enjeux-là et on le voit bien, il y a des au sein du baccalauréat aujourd'hui euh des spécialités qui ont été très attractives.

Je pense notamment à ce qu'on appelle HGGSP sur euh la géopolitique, les sciences politiques, l'histoire, la géographie qui demande à trouver des prolongements aujourd'hui à l'université mais sur lesquels on reste prudent parce que il faut que on a une responsabilité vis-à-vis des débouchés. Donc tout ça, ce sont euh des des constructions extrêmement complexes qui, vous avez raison, doit demander un partenariat extrêmement fort entre les lycées et l'université, entre l'éducation nationale et l'enseignement supérieur. On s'y attelle au travers des cordés de la réussite, au travers d'initiatives communes, au travers de discussion sur l'orientation force de constater qu'on a encore du travail.

Voilà. Oui, oui, et je crois qu'il y avait euh J'aimerais passer la parole à mes collègues puis vous complétéz votre votre proposend sur un autre sujet. Vanina Paul Gagin et puis après Bernard Fialer, vous vous posez vos questions et puis monsieur le président répondra.

Voilà et Adelle à la fin. Voilà. Merci monsieur le président, madame la rapporteur, monsieur le monsieur le président.

Euh d'abord, je voulais faire un petit rappel historique très bref, c'est que effectivement il y a eu avec les pouvoirs politiques jusqu'à assez récemment un abandon total du financement de l'université. Enfin, il faut le dire. Donc tout cet argent supplémentaire qui est mis, c'est un rattrapage mais qui ne viendra jamais rattraper les 25 ans pendant lesquels il y a pas eu ce qu'il fallait.

Donc je reprends votre propos, monsieur le président. Moi je pense, vous l'avez dit justement, c'est un sujet politique mais c'est un sujet régalien. Si personne ne comprend que c'est un sujet régalien, et bien euh on aura pas solutionné le problème.

Je voulais aussi un petit rétexte. Rappeler que lors du plan université 2000, parce qu'il regarder l'histoire de temps à autre, on avait un président de la République qui nous disait qu'on formait trop d'ingénieurs en France. Je peux vous le dire, on a été en train de créer l'université de technologie de 3, on a été obligé de la faire hors plan.

Donc ça c'est juste que de temps à autre, c'est bien aussi de se souvenir. Deux questions qui ont trait au financement, monsieur le président. La première euh c'est celle de la finalement de la planification et de la programmation du financement.

J'ai essayé euh dans un échec magistral au Sénat de faire une loi de finance pluriannuelle. Est-ce que vous ne pensez pas que c'est la pluriannualité qui s'y est au financement des universités sur le volet budgétaire en calage aussi avec l'arrivée des nouvelles équipes ? Euh il faut qu'il y ait une symbiose entre la gouvernance, le budget, le temps qu'on a pour l'affecter et et créer une vraie politique d'établissement finalement.

Ça c'est c'est une question sur laquelle j'aimerais vous entendre. Euh alors c'est ce qu'on fait pour la LPR, mais est-ce que finalement on devrait pas le faire d'un point de vue systémique ? Et deuxème question, euh on va parler des canaux maintenant, des canaux de financement.

Est-ce que vous ne trouvez pas que la multiplication de ces canaux euh c'est-à-dire le financement budgétaire, le financement par appel à projet français, européen, euh les Frances 2030, les ANR et cetera. Est-ce que tout ça finalement c'est pas encore une grosse machinerie dont nous seuls avons le secret et que personne ne copie nulle part dans le monde ? Il y a un moment aussi il faut savoir faire son rétexte personnel.

Euh est-ce que tout ça ça nous fait pas perdre en efficience, en efficacité et donc en excellence et puis même en argent public finalement parce que tout ce temps de cerveau disponible à remplir des appels à projet euh euh quand c'est le fait de docteur et cetera, je pense c'est pas de l'argent très bien utilisé. J'aimerais vous entendre là-dessus. Merci.

Merci Bernard Fialer. Puis après vous vous aurez 10 minutes pour répondre et puis je passerai la parole à Delian juste avant avant la clôture. Merci monsieur le président.

Oui, je vous remercie. Vous vous m'avez fait découvrir euh ce ce cette formation de bac + 1 où on fait 6 mois de propédotique et et 6 mois de stage. Euh ça me paraît un excellent moyen par exemple pour euh où où devrait être orienté tous ces élèves dont on sait que statistiquement euh ils vont pas euh ils vont plutôt à l'échec.

Et est-ce que vous avez une autonomie ? Comment les places peuvent être faites ? Est-ce qu'on les oriente vraiment préférentiellement ? sur ces sur cette formation qui est assez simple.

La la deuxième, vous parliez là des de l'enseignement de la de des sciences sociales politique que peuvent faire les les élèves en jusqu'en terminale et après il faut aussi quand même que l'éducation c'est pas fait du remplissage, c'est fait aussi pour éveiller même donner des consciences citoyennes. Ça me paraître des bonnes formations. C'est pas pour autant qu'ils veulent tous suivre en en en science P.

Donc, est-ce qu'il y a pas un un barrage où justement sur les options qui sont choisies euh en euh jusqu'en terminale ? Maintenant, on privilégie finalement euh ce qui va vous permettre par parcours sup d'être pris dans telle filière que de vous permettre d'avoir euh justement un éveil et même un élargissement un petit peu du spectre de vos connaissances. Et le tout dernier point euh comment vous voyez l'émission de de l'intelligence artificielle maintenant dans l'enseignement supérieur ?

Moi je je vous parliez de votre fille qui va passer le bac. Moi j'ai dîner hier soir avec mon fils qui me parlait de mes petits enfants. Alors comme lui il est dans la tête euh il envisagerait très facilement euh qu'une intelligence artificielle il travaille déjà avec eux, il leur mettra des trucs et et qu'il puissent euh se former et être enseigné de cette façon.

Je suis euh j'ai mal dormi. Monsieur le président, vous avez la parole. Euh alors, j'essaie de reprendre la question du financement.

Euh alors je vous rejoins mais alors totalement. Euh nous demander de piloter un établissement. Vous savez aujourd'hui, je sais pas si moi je suis j'ai 3000 personnels, 33000 étudiants.

Donc ça veut dire que vous avez la responsabilité de 36000 personnes, vous avez un budget de 300 millions d'euros. Donc c'est et vous êtes autonome sur la gestion une autonomie encadrée hein par le fait que 83 % de la masse salariale déjà. Donc c'est ça réduit considérablement votre autonomie.

Et par là-dessus sont venus s'ajouter des décisions d'une année sur l'autre du cas pension de la protection sociale complémentaire de la hausse du point d'indice des agents de la fonction publique. Euh c'est venu s'ajouter comme pour nous tous probablement euh le coût énergétique considérable, l'inflation. Ça relève de la gageur de piloter un établissement euh sur de la pluriannualité alors que vous avez par exemple la gestion totale de votre patrimoine immobilier. gestion de votre patrimoine immobilier, c'est une stratégie à 25 ans qu'il faut.

C'est une vraie réflexion, c'est une vision. Et donc être aujourd'hui en responsabilité d'un établissement sans avoir une vision pluriannuelle des choses, en naviguant à vue, en vous ajoutant des contraintes à la dernière seconde, en faisant que les financements sont fléchés, que vous avez pas le droit de les utiliser pour autre chose. Ce sont des contraintes qu'il faut desserrer.

C'est une évidence et il nous faut de la pluriannualité. Je suis je vous rejoins totalement. Par ailleurs, la loi de programmation de la recherche avait ce mérite effectivement de donner un peu de rattrapage.

Je pense que c'est un rapport sénatorial qui démontre que c'est la loi de programmation la plus mal suivie aujourd'hui par l'État. Et je vous rejoins également quand vous dites que c'est une loi mais enseignement supérieur et recherche beaucoup plus systémique qu'il nous faudrait aujourd'hui parce que découper finalement les deux ça n'a pas vraiment de sens. Vous parlez de l'intelligence artificielle par exemple.

Il est clair qu'aujourd'hui les universités sont le seul endroit où on a la capacité d'articuler de la formation initiale, de la formation continue, de la recherche, de l'innovation, de la création de start-up d'IPTECH et que c'est un enjeu absolument fondamental. Ça interroge nos pratiques pédagogiques, ça interroge nos pratiques d'évaluation de nos étudiants. On est aujourd'hui en train de former des spécialistes, on est en train de former des formateurs, on est en train d'acculturer des gens qui ne seront pas des spécialistes mais qui ont besoin quand même de d'avoir cette cette compétence en intelligence artificielle.

Et donc là, si je corrèle un peu les deux questions, par exemple sur ce sujet-là, on a eu la chance d'avoir un peu d'argent de France 2030 et je reviens à la superposition des des différents financements, mais France 2030, l'année prochaine, il y a plus d'argent. Et donc tout ce qu'on a mis en place grâce à France 2030 sur toutes ces formations, sur cette formation continue, sur des master, sur des licences professionnelles, sur le fait d'esser IA et éthique, IA et marketing, IA et droit par exemple, et bien il va falloir que les universités enfassent leur propre affaires à l'intérieur de budget qui sont déjà très contraints. Donc oui, il y a trop de couches de financement.

Euh il faut que euh et on plaide sur ce sujet-là que le financement de subvention pour charge pour services publics nous permett d'assumer les missions de services public des universités. Voilà. Après, moi je suis pas à tout crain contre les appels à projet.

Un appel à projet par exemple dans le domaine de la recherche qui vous permet d'acheter un gros équipement, ça peut avoir une stratégie d'accélération à un moment donné. Et de la même façon, les contrats, les comptes à 100 % qui devraient être signées en début d'année prochaine doivent être simplement le croisement de la stratégie de l'établissement et euh des stratégies des politiques publiques décidées au niveau de l'État, mais devrait pas concerner le socle, j'allais dire, de notre financement. Donc oui, il faut absolument que on arrive à faire en sorte que l'ensemble des financements converge et surtout qu'on arrive à retrouver un petit peu de ce sole sur la question des dispositifs paréo.

Donc le diplôme bac +1, moi je trouve que c'est vraiment une excellente une excellente une excellente idée et ce sont des formations qui sont très demandées. Mais là encore, on a un problème, c'est que vous voyez que sur ces questions de décrochage, il y a pas de modèle économique derrière. Ça veut dire que on peut travailler avec des entreprises qui vont nous proposer des terrains de stage et donc c'est déjà très intéressant en soi.

Mais aujourd'hui l'État nous donne et on le rediscute année après année. Donc on n jamais la sécurité de la pérennité 2000 € par étudiant. Voilà quand la formation coûte évidemment beaucoup plus.

Donc les universités le font à la hauteur de leurs moyens et malheureusement pas à la hauteur de ce qu'il faudrait faire. on aurait la possibilité d'encadrer beaucoup mieux ce qu'on appelle ces décrocheurs ou des gens en tout cas qui ont besoin de continuer à 18 ans, de réfléchir un peu à leur orientation, de tester des choses et malheureusement le déploiement de ces de ces dispositifs sont pas à la hauteur de ce qu'il faudrait qu'on engage comme financement au sein des universités, mais tout ça sont effectivement à caisse à l'intérieur d'une caisse extrêmement contrainte. Euh et puis je vous rejoins sur l'élargissement du spectre des connaissances que donnent différentes spécialités.

Là où finalement le démarrage de ces spécialité a été un peu compliqué, c'est que le premier message qui a été donné à nos jeunes, à nos élèves, ça a été finalement par curiosité, choisissez ce qui vous intéresse. Choisissez, faites un bac à la carte selon la pétence que vous avez. Et c'est vrai que quand ils arrivent après à l'université qui veulent faire de l'économie et qu'ils ont pas pris de mathématiques, et ben ce modèle à la carte, il peut trouver ses limites.

Donc c'est des choses qui peuvent se corriger au fur et à mesure des années, mais voilà, il y a un certain nombre de questionnements qui se posent sur cette dimension un petit peu à la carte. Adelsian, merci président. Alors ma question en une minute monsieur le président, merci beaucoup pour votre présence.

Je vais parvenir sur différents aspects qui étaient extrêmement intéressants sur la question de l'accueil des étudiants étrangers, la place de l'attractivité de la France également dans la compétition internationale entre université qui passe aussi par des questions de mobilité et de former des élites qui demain soit en France soit constat qu' composeront une forme de soft power à la française qui nous permettra d'être présent à l'international. Pas le temps puisque on finit à midi. Président, ma question, elle va aller directement à ce rapport de l'inspection générale des finances. sur le le le potentiel bâti des universités, vous avez peut-être pu voir qui évoquait, alors je vous le dis en quelques lignes là, je retrouverai un peu là les éléments, euh cette non plusieurs millions de mètres carrés dans les universités parce que quand on parle d'excellence académique, on parle aussi de l'optimisation du patrimoine, des conditions d'accueil.

On a pu aller avec notre rapporteur avec David Ross dans certaines universités, je pense à mon département en scène Saint-Denis où de grands travaux sont menés justement pour optimiser, améliorer l'accueil des étudiantes et des étudiants. Mais on en revient à ce que vous évoquez. Donc ma question sur le bâti évidemment, mais on en revient à ce que vous disiez lors de l'examen euh budgétaire des crédits enseignements supérieurs en recherche cette année, je pense que les bras nous en sont tombés sur notre incapacité à nous projeter sur du pluril annuel, ne pas tenir nos engagements et tout le retard accumulé euh au cours des dernières années qui font que plusieurs milliards sur plusieurs milliards sur plusieurs milliards, c'est un décalage dans le temps qui est très difficile ensuite à compenser.

Donc ma question, je concluais là-dessus, c'était sur cette question du bâti de son optimisation et à l' des difficultés financières que nous avons aujourd'hui en terme d'investissement, fond de roulement et fond de trésorerie. Comment est-ce que nous sommes en capacité de votre point de vue à y répondre ? Monsieur le président également présent de l'université.

Vous avez la parole en en 2 minutes. Je pense que ça va être très facile pour vous. Allez-y.

C'est une grande question. On pourrait on pourrait y passer beaucoup de temps. C'est un vrai enjeu parce que d'abord le bâti universitaire c'est à peu près 30 % du bâti de l'immobilier de l'État.

Donc ça veut dire que si l'État veut réussir sa transition énergétique, il va falloir accompagner les universités sur cette question-là. Euh moi, je suis dans un établissement qui a pris la dévolution totale de son patrimoine immobilier sans un centime. Je peux vous assurer que c'est compliqué parce que quand vous êtes dans la situation financière dans lesquelles vous êtes là en ce moment, que vous avez du mal à engager les montants qu'il faudrait en ce qu'on appelle le gros entretien renouvellement qui est simplement l'argent que vous engagez pour entretenir votre bâtis.

Je ne parle pas de le valoriser, je ne parle pas de construire, je ne parle même pas de le rénover, je parle de l'entretien, de l'entretien de base que vous ne pouvez pas engager. Ça veut dire que mécaniquement vous le laissez dégrader dégradez votre bâti. Donc là, on n pas le choix, il faut qu'il y ait une réflexion.

En 2020, il y avait eu à peu près au moment du Covid un grand plan France-Rance. Les universités, on avait un peu bénéficié. On avait prouvé qu'on avait la capacité de le faire.

Je pense que ça avait relancer un peu l'économie également de tout le secteur bâtiment et travaux publics. Nous, on appelle de nos vœux premièrement le fait d'avoir un grand plan. Est-ce que c'est un plan campus ?

Est-ce que c'est au niveau des universités ? Je je ne sais pas. Mais il faut qu'il y ait un plan d'investissement massif parce que les économies qu'on va pas faire aujourd'hui, c'est le coût de demain en terme de fonctionnement parce que je ne sais pas qui aujourd'hui peut prédire le prix de l'énergie dans les années qui viennent, mais j'ai bien peur que on soit encore sur des chocs aujourd'hui et demain sur qui nous ont déjà beaucoup coûté dans les années 2020.

La deuxième chose, c'est qu'il faut absolument accompagner les établissements sur cette question et il faut les accompagner sur le temps long. Il faut trouver les moyens de donner aux universités. Alors, quelques universités qui ont eu la dévolution dans la première phase de l'expérimentation ont eu un peu d'argent sur 25 ans de manière justement à avoir une stratégie pluriannuelle. euh ça s'est arrêté après et du coup euh ben vous voyez que les établissements ont beaucoup hésité à prendre la dévolution de leur patrimoine.

Je pense que c'est absolument indispensable d'accompagner cette transition et euh et encore une fois peut-être que il y a des réflexions à avoir. Vous savez qu'on fonctionne toujours avec des CPER. Je ne sais pas si on aura un prochain CPER ou pas un prochain CPER.

Je suis bien incapable de répondre à cette question. Mais peut-être qu'il y a une évolution de ce modèle qui pourrait aller vers le fait de pouvoir sur le temps long euh donner un peu une vision pluriannuelle aux universités sur les moyens dont il pourraient disposer euh de manière à avoir une stratégie immobilière de long terme. Voilà, c'est peut-être une piste à creuser.

Merci beaucoup monsieur le président. On a fini à à à midi pile madame la rapporteur. Voilà.

Merci. Merci chers collègues pour vos interventions. Merci à vous pour la participation d'une commission d'enquête.

À bientôt chers collègues. Merci à vous. Merci.

Oké.