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Discours / meetingyoutube.com· 24 août 2026 113 minAutoproduitFond programmatiqueSolidarités & familleTravail & emploiEnvironnement & énergieJustice

MEETING DES 4E RENCONTRES D'ÉTÉ RÉVOLUTIONNAIRES

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 32 %Défensif 8 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:30HélenaPromesse
    « On a arraché l'engagement par notre direction de défendre devant le conseil d'administration l'augmentation des primes des salaires pour tous les collègues. »
  • 5:00GuillaumeFait
    « Airbus s'est félicité d'avoir sorti une version de la 400M qui peut larguer de l'eau sur les incendies. »
  • 7:30RubenChiffre
    « Plus de 800 millions d'euros en contrat d'achat d'armes, a dépensé plus de 60 milliards en budget militaire depuis 2018. »
  • 12:30HortensePromesse
    « Il faut inscrire dans la Constitution le principe de la règle verte selon laquelle on ne prélève pas davantage à la nature que ce qu'elle est en état de nous reconstituer. »
  • 15:00Gaël KirentFait
    « On ne peut pas faire cohabiter le patronat et les travailleurs et travailleuses avec ou sans emploi, retraité ou non. »
  • 0:15Fait
    « 40 ans de politique antisociale de gauche comme de droite, c'est 40 % pour l'extrême droite, mais c'est aussi 40 ans de politique de front républicain. »
  • 2:00Fait
    « La pression sera forte mais les explosions sociales sont aussi devant nous. »
  • 4:00Fait
    « L'arme des travailleurs, c'est l'autoorganisation, c'est les assemblées générales, c'est la coordination de ces assemblées générales, c'est les comités de grève. »
  • 6:00Fait
    « Le capital épuise les deux sources de toute richesse, la terre et le travailleur. »
  • 9:00Fait
    « Pas de répis quand on a conduit des bus sous 45°gr. Pas de répis quand on a travaillé à l'usine sous 40°gr. »
  • 12:00Fait
    « Le RN, c'est Macron en plus raciste. »
  • 21:00Fait
    « La France de Macron, président des patrons. »
  • 23:00Fait
    « Dans la France de Macron, la retraite, elle est à 64 ans. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[musique] P [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] B B B P me you know my you know boun [musique][chant] boun you know me you know you I keep [musique] [musique] [musique] to many clowns at the circus. R fall off. They be lurking [musique] holding tight to my elephant in the room he be working st your feet put your hands in the air to the beat got the dj [musique] spin bring the heat dance press they don't me [musique] they me they me you know my boun you know keep it bouncy I [musique][chant] keep it boun you know keep it bouncy girl they don't me they me yeah Keep me you know my bouncing you know keep it bouncing I keep I K [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] Salut tout le monde.

Bonjour à tous. Ça fait [acclamation][applaudissements] [applaudissements] ça nous fait évidemment extrêmement plaisir de vous accueillir ce soir sous ce beau chapitau pour nos 4e rencontres d'été révolutionnaires et pour le meeting. Je reprends en français.

Alors, [rires] on espère tous [applaudissements] on espère à tous que la que la journée vous a plu évidemment que les ateliers étaient très enrichissants, vous avez pu profiter du soleil, de la piscine et cetera. Euh et on espère que les jours qui suivront iront avec. Il y aura plein d'autres choses à faire, ne vous inquiétez pas.

On est très content, notamment parce qu'on est plus de 600 pour le meeting ce soir, ce qui est une très bonne nouvelle. [acclamation] [applaudissements] Meeting que vous pouvez suivre aussi sur les réseaux sociaux. Enfin, vous vous le voyez en vrai, mais n'hésitez pas à le partager autour de vous.

Et pour ceux qui regardent le live, bienvenue. On est très content que vous soyez là. Bon, sans plus tarder, je vais laisser la parole à à mes camarades.

Petite présentation du lineup de ce soir finalement, on va d'abord avoir Elena du SAMU social en grève et en lutte à Paris. [applaudissements][acclamation] [applaudissements] Puis ce sera à Guillaume ouvrier Airbus à Toulouse. [applaudissements] [acclamation] [applaudissements] une petite dose d'internationalisme bien sûr avec Ruben Bizar de l'État espagnol qu'on remercie évidemment d'être venu [applaudissements][acclamation] et Rika du RSO en Allemagne qui pourra faire son intervention en allemand avec une traduction simultanée ce soir.

Donc merci beaucoup d'être venu. [applaudissements] [applaudissements] Enfin, je vous je vous parlerai un petit peu avant de laisser la place à nos deux portees-paroles Gaë et Selma juste à ma droite. [applaudissements] [acclamation] [applaudissements] Évidemment, on ne les présente plus mais je vous les présente quand même.

Donc G Kirante qui est postier en lutte pour sa réintégration et syndicaliste. Porte-parole. [applaudissements] Porte-parole de la campagne de Selma Labib qui est conductrice de bus et candidate à l'élection présidentielle 2027. [acclamation] [applaudissements] [applaudissements] On va on va commencer.

Je laisse la parole à à [applaudissements][acclamation] Et ben bonsoir à toutes et à tous. Moi, je suis Hélena, je suis éducatrice au SAMU social de Paris et ce soir, c'est l'occasion pour moi de vous raconter deux victoires parallèle. C'est deux luttes qui se sont liées contre toute attente.

La victoire des grévistes du SAMU social de Paris après 57 jours de lutte et celle des occupants du parvi du Berlier [applaudissements] [acclamation] et celle des occupants du parvis du Berlier qui eux ont occupé le parvis pendant 37 jours. [applaudissements] [applaudissements] Le 115, pour euh vous le raconter rapidement, c'est euh le numéro des personnes qui se retrouvent à la rue qui cherchent un toit ou un peu de compagnie dans le jour de la vie. Et euh mes collègues, bah c'est leurs oreilles présentes 24h sur 24, 7 jours sur 7.

Elles encaissent quotidiennement toutes les horreurs que produit la société. Elle bosse sur des chaises cassées, dans des bureaux surchauffés, sans avoir le temps de se parler et rentre à la fin de la journée la tête pleine de tous ces appels qui auront pas trouvé de réponse favorables. Quand mes collègues écoutantes du 115, elles ont décidé de s'opposer aux décisions arbitraires d'un état et d'une direction qui coupe les budgets dans l'hébergement et qui remet à la rue 861 personnes la veille d'une vague de canicule, ben on est plusieurs collègues de plein de services différents à avoir rejoint la bagarre, pas uniquement par solidarité. mais aussi parce qu'on sait que si le 115 est aujourd'hui attaqué le reste du social et ben on partira ensuite.

Cette grève, ça a été l'occasion de regrouper des travailleurs précaires du social mais d'autres travailleurs encore plus précaires, privés d'emploi, privés de logement et parfois de papier. C'est une lutte inédite pour nous. Elle s'est décidée conjointement en âgée de gréviste, en âgé de famille à la rue et elle a permis de mettre en évidence toutes les conséquences des politique publique qui s'abattent sur les travailleurs et sur les personnes qui sont à la rue.

On a aussi euh largement dénoncé le lien entre nos conditions de travail et l'impact qu'elles ont sur les plus précaires d'entre nous. Au fil des tournées de service, on a de nombreux collègues qui ont pu faire le lien entre les conditions des écoutantes et les leurs. En vrai, ils se sont juste rendus compte que ils étaient aussi exploités à leur poste de travail.

Et dans le social, les patrons, ils aiment à se dire qu'ils sont de gauche, mais pourtant et ben il leur aura fallu plus de 57 jours pour céder à des obligations réglementaires qui sont la base des droits salariés. Parce que oui, en fait, mes collègues, elles se sont battues au début pour obtenir des temps de travail sans avoir à décrocher d'appel. Elles se sont battues pour obtenir une prime symbolique de 150 € bruts qu'elles avaient été les seules à pas toucher pendant le plan Grand Froid.

Et il aura fallu batailler quand même, dites-vous bien, pour obtenir la nomination d'un inspecteur du travail. On a arraché l'engagement par notre direction de défendre devant le conseil d'administration l'augmentation des primes des salaires pour tous les collègues. Et ça, c'est une large bataille qu'on a obtenu par cette grève. [applaudissements] Et euh [applaudissements] et parce que la lutte elle s'arrête jamais.

Et ben en fait rendez-vous en octobre parce qu'on va les forcer à tenir parole et qu'au conseil d'administration d'octobre, on ira chercher la victoire la vraie, celle où ils sortiront le chéquier. [applaudissements][acclamation] [applaudissements] Une chose est sûre, cette victoire c'est la nôtre. C'est la nôre parce que pendant 57 jours, on a montré que c'était parfaitement possible de s'émanciper de l'exploitation par le travail et d'organiser collectivement nos journées.

Pendant 57 jours, on a lutté ensemble face à la direction du SAMU social de Paris, face à la ville, face à l'État et on n jamais lâché. [applaudissements] Cette expérience commune, c'est la prise de conscience que seule une lutte de l'ensemble de notre camp peut être entendu durant ces 2 mois de bagarre, c'est des collègues que j'ai rencontré qui ont pris confiance dans leur capacité à organiser une grève, à prendre la parole, à expliquer les raisons de leur colère. Moi, je suis fière de savoir que ces liens qui se sont créés, ils ils permettront de continuer les prochaines luttes et d'être transmis à nos prochains collègues.

C'est aussi l'affranchissement de nos rapports habituels de travailleurs sociaux et de personnes accompagnées pour construire une autre commune. Et c'est en faisant face aux mêmes ennemis tous ensemble que ces gens-là sont devenus mes propres camarades. [applaudissements] Cette lutte, elle a permis de mettre à l'abri plusieurs centaines de personnes.

C'est une victoire commune et on pense que ces victoires là ensemble, elles auraient pas été aussi conséquente si on les avait pas si on avait pas mené notre lutte ensemble. Et de la même manière, nous on a tordu le bras en forçant la convocation d'un conseil d'administration dont je parlais juste avant qui s'est tenu le 6 août dernier et pour nous, ça a été l'occasion d'aller chercher des collègues bien au-delà du SAMU social. Et à cette occasion, on a réuni plus de 500 personnes, un 6 août en plein milieu de l'été avec tous les secteurs, tous les soutiens, tous les appels à la solidarité et tous les collègues de nos patrons qui siègent dans notre conseil d'administration sont venus.

C'est comme ça que le 6 août dernier étaient réunis des collègues de la ville de Paris, de la RATP, de la PHP, mais aussi des chemineaux et de tant d'autres secteurs. Et c'est là qu'on a vu craindre ce que tout bon patron doit craindre notre unité. [applaudissements] [applaudissements] Et euh et si les attaques elles sont nombreuses, et ben nos réponses aussi.

Dans le 93, dans les bouches du Rône à Bruxelles, nos collègues, ils se sont aussi mis en grève et ils ont refusé pour certains des remises à la rue. À Lyon, par exemple, il y a des réunions interror qui s'organisent en s'inspirant de notre mouvement. 30 ans après l'évacuation de l'église Saint-Bernard, il y a rien qu'à changer.

L'État, il continue de s'attaquer au plus précaires, il continue de faire passer des nouvelles lois sur l'immigration toujours plus répressive. Et cet été et ben encore une fois l'État a expulsé par la force l'occupation du parvis du SAMU social le 13 août sans aucune proposition d'hébergement adapté pour des centaines de personnes. Et hier, alors qu'on était en route pour les RER et que mes camarades il se préparaient à manifester justement pour l'anniversaire de l'évacuation de l'église Saint-Bernard, la ville de Paris a décidé de lancer la mise à l'abri de ses occupantes.

Alors, on est très content c'est 253 personnes qui ont été mises à l'abri et à qui la ville a été forcée parce qu'on a mené cette occupation et cette grève conjointe. Mais la ville de Paris, elle a fait le choix de laisser 60 personnes sur le carreau parce qu'elle avait effectivement prévenu personne et qu'elle s'était assurée que les gens puissent aller se balader ailleurs. Notre lutte, c'est pas seulement la lutte du SAMU social de Paris.

C'est même pas celle du social, c'est celle de l'ensemble de notre camp qui doit continuer à se battre parce qu'aucune victoire, elle se suffira elle-même au SAMU social, on s'arrêtera pas là. On s'arrête, on ira au 14e rencontre du en 14e rencontre nationale du travail social en lutte qui s'organise le 3 et 4 octobre. On participera à toutes les dates qui existeront en septembre et pour nous, le 29 septembre doit exister avec l'ensemble des secteurs au côté des pompiers et de toutes celles et ceux qui sont prêts à reprendre leurs affaires en main.

Car on le dira jamais assez mais la force des travailleurs, c'est la grève. [applaudissements][acclamation] C'est la force des trava C'est la grève. [acclamation] C'est la [applaudissements] forme des travaux.

C'est la guerre. C'est la forme des travailleurs, [acclamation][applaudissements] c'est la forme des travailleurs c'est [acclamation] [applaudissements] la travailleur c'est [acclamation][applaudissements] On va maintenant laisser [cri] c'est la C'est On va maintenant laisser la parole à Guillaume pour parler un petit peu d'Airbus, des conditions de travail et cetera. [applaudissements] Et bien bonsoir à toutes et à tous chers camarades.

Moi c'est Guillaume et là où je bosse, on a eu un été chaud niveau température dans les ateliers mais aussi comme dans la lutte des travailleurs. Alors je bosse dans l'aéronautique, un secteur qui a parfois la réputation d'être un secteur prometteur où il n'y a pas de licenciement et où il y a de bons salaires et des primes généreuses. Et quand le patron nous demande de nous serrer les coudes à cause de la situation internationale car il faut préserver la compétitivité.

Certains pensent que c'est pour préserver ses acquis et ses bons salaires et ses primes généreuses. Mais dans l'aéronautique, comme ailleurs, les promesses des patrons, ce sont des promesses de rentabilité accrues pour les actionnaires. Parce qu'en fait, malgré ce qu'on entend au quotidien, quand on nous demande de tenir, de faire un dernier effort, d'enchaîner les heures supplémentaires pour arriver à sortir un avion à temps, nous ne sommes pas dans le même bateau en fait.

Ces promesses patronales, la seule manière de les interpréter, ce sont des promesses d'attaque sur nos salaires, sur nos conditions de travail où il faut toujours produire plus avec toujours moins, moins de personnel et moins de moyens. Alors cet été, pendant que ça brûlait partout et bien on continuait de produire des avions dont on n pas besoin au lieu de produire des canadaires dont on aurait bien eu besoin. [applaudissements] Avec les images terrifiantes des incendies, on a eu d'autres promesses du patron.

Airbus s'est félicité d'avoir sorti une version de la 400M. qui peut larguer de l'eau sur les incendies. La 400M, c'est un avion de transport de troupe avant tout.

Airbus nous fait le coup de l'arbre humanitaire qui cache la forêt militaire. Mais on ne peut pas attendre que les capitalistes se décident à investir un nouveau marché rentable pour répondre à la crise climatique justement parce que c'est cette logique capitaliste qui nous mène à l'amplification du dérèglement climatique. [applaudissements] Mais [acclamation] pendant que ça brûlait, la colère explosait.

Alors ça a commencé ici en France où on s'est battu pendant plus d'un mois en allant jusqu'à nous mettre en grève pour nous faire respecter. En mai, on a eu des débrayages sur mon site et sur plein d'autres en France sur une question de prime qui ne sont qu'une manière de ne pas nous augmenter nos salaires. Les débrayages étaient spontanés et largement organisés par des collègues au-delà des consignes syndicales, ce qui était assez inédit dans une boîte comme la mienne.

Et lorsque la grève a vraiment démarré, on éétait pas forcément très nombreux comparé au milliers de salariés de l'entreprise, mais ce qu'on avait quand même avec nous, c'était le soutien des collègues. Et qu'est-ce qui nous a manqué pour que cette grève prenne plus d'ampleur ? C'est difficile.

C'est difficile à dire tant les problèmes qui sont sur le chemin des travailleurs en lutte sont nombreux. Ce qui est certain, c'est que la répression patronale n'a pas manqué elle. Alors en France, on a fini par reprendre le boulot mais la tête haute et puis le patron a décidé d'en remettre une couche et envoyer une petite lettre à tous les salariés.

Réduction drastique du télétravail. Et en France, la contestation sur le télétravail n'a pas dépassé en nombre en colère la bagarre sur la prime qu'on venait de vivre. Mais en Espagne, ça a été autre chose parce qu'en Espagne, ce n'est pas toujours, ce n'est toujours pas pardon Pedro Sanchez qui fait trembler la direction d'Airbus.

Vous vous souvenez peut-être de sa tentative d'interdire l'exportation d'armes vers l'État d'Israël qui avait été balayé par Airbus en menaçant de délocaliser ses usines ? En Espagne, ce qui fait trembler Airbus, ce sont les travailleurs et les travailleuses. [applaudissements] [applaudissements] Notamment ceux des sites près de Madrid, mais aussi Séville, Cadix et cetera qui ont fait 3 semaines de grève avec jusqu'à 6000 grévistes sur tous les sites dans l'État espagnol. [applaudissements] Et tout ça a démarré sur le télétravail.

Mais au-delà du télétravail qui ne concerne que les salariés ingénieurs et cadres, les grévistes sont surtout allés chercher des revendications qui leur permettraient de rester tous ensemble et d'élargir à ceux de la de la production avec des revendications sur les salaires. Et alors, de fil en aiguille pour une entreprise qui compte 15000 salariés dans le pays, on a eu 7000 salariés qui se retrouvent en manifestation le 15 juillet en banlieu madrilenne avec tout le monde des bureaux aux chaînes d'assemblage. [applaudissements] Mais [applaudissements] ce n'est pas juste les nombres qui sont porteurs d'espoir dans cette histoire.

C'est aussi le fait que quand le syndicat majoritaire a voulu faire un référendum sur un accord qui aurait trouvé avec la direction, les grévistes ne l'ont pas accepté. Ils n'ont pas accepté cette méthode et ont voté par eux-mêmes le refus de cet accord et ils ont continué la grève. Mais ce n'est pas arrivé par hasard les camarades.

Ces grévistes ont dès les premières heures organisé un comité de grève pour que l'ensemble des salariés syndiqués mais aussi des non syndiqués puissent prendre les décisions. Ces décisions ont été prises dans des assemblées quotidiennes aux portes des usines avec des commissions pour décider de tous les aspects de la grève. Ils ont notamment réussi à imposer des négociateurs issus des rangs des grévistes dans les réunions avec la direction.

Ils ont aussi pu s'organiser sur un fil télégram avec encore aujourd'hui des centaines de collègues qui échangent sur la suite car ce n'est pas fini. La direction d'Airbus voulait en effet boucler l'affaire avant la période de congé d'été mais les grvistes ont rejeté l'accord et se sont dornés rendez-vous dès demain matin pour reprendre le combat. [applaudissements] [applaudissements] Et oui, et oui, quand les travailleurs sont en colère, il faut plus que quelques pirouettes pour les faire rentrer sagement chez chez eux.

Et je vous raconte tout ça parce qu'en fait ce n'est pas une petite chose. Des milliers de travailleurs en grève organisés qui décide par eux-mêmes, ce n'est pas une petite chose. C'est une chose de nature à mettre à genoux des capitalistes.

Mais si, mais aussi parce qu'on soit militant ou travailleur du rang et qu'on a décidé de garder la tête haute, de la jouer collectif face à l'individualisme de notre société et au coup des chefs, et ben parfois on galère et des fois ça paraît démesuré le combat qu'on a. Quand on a des multinationales en face, ça paraît démesuré pour les collègues, mais ça paraît aussi démesuré même pour des militants. Mais à nous donc militants et travailleurs qui allons au boulot avec la ferme conviction que notre dignité vaut plus que quoi que ce soit que notre patron pourra nous lâcher comme niet pour qu'on reste sage.

Et bien, je veux vous dire qu'il faut garder espoir et que tout est possible. Si ça a été possible en Espagne que des milliers de travailleurs s'organisent de cette manière, c'est aussi possible en France. Et nous révolutionnaire, on n'est pas de ceux qui pensent que les Pyrénées peuvent arrêter la contagion de la colère, ni que les travailleurs de l'État espagnol sont d'une autre espèce que ceux ou d'un autre tempérament que ceux vivants en France.

Alors, on ne lâchera rien et sous notre drapeau de l'in de l'internationalisme, nous ferons tout ce qui est possible pour qu'ici aussi les travailleuses et les travailleuses et les travailleurs se lèvent par milliers et se fassent respecter. [applaudissements] [applaudissements] Alors pour finir les camarades, [applaudissements] cinq petits mots. Vive les luttes des travailleurs du monde entier.

Une [applaudissements][acclamation] [acclamation] [applaudissements] lavrière patrière [applaudissements][acclamation] une ouvrière patrie fon lavrière [applaudissements][acclamation] patrière une ouvrière la famille frontière [acclamation] une classe ouvrière la famille [applaudissements] frontière une seule [acclamation] Et puisqu'on a ni patrie ni frontière, je laisse la parole à Ruben de l'État espagnol. [applaudissements][acclamation] Alors, bonsoir les camarades. Au nom de la délégation de ISAR, vous dire qu'on est à nouveau heureux d'être ici au RER avec vous et de voir bien entendu autant de monde dans ce forum.

On nous a demandé ce soir de parler de la situation politique dans l'État espagnol, mais ce soir, on va pas trop s'attarder en réalité sur la crise actuelle d'un gouvernement soi-disant de gauche qui depuis en réalité 2018 ne répond pas du tout aux attentes sociales de la classe ouvrière et de la jeunesse en matière de salaire, de services publics, de logement, de retraite ou de d'emploi et de précarité dans l'emploi et qui par contre et malgré sa volonté d'afficher une politique internationale soi-disant différente à celle d'autres pays impérialistes n'a aucun problème à faire des affaires avec les sionistes. Plus de 800 millions d'euros en contrat d'achat d'armes, a dépensé plus de 60 milliards en budget militaire depuis 2018 ou a envoyé l'armée espagnole à Feouta pour déporter les travailleurs et la jeunesse marocaine qui fut la misère provoquée par ce système capitaliste. On va pas s'attarder non plus sur l'orientation des directions syndicales complètement soumises aux politiques de ce gouvernement et à la politique de paix sociale avec le patronat espagnol qui soi-disant passant n'a jamais gagné autant d'argent que l'année dernière en 2025 plus de 70 milliards d'euros.

Et après, on s'étonne que la droite du Parti populaire et que l'extrême droite de Vox soit aux portes du prochain gouvernement et qu'il soit déjà aux affaires dans de nombreuses communautés autonomes, régions de l'État espagnol dont l'Andalousie ou qu'il se permettent en prime time à la télévision des députés de Vox en parlant de nos frères marocains qui ont été assassinés. par le capitalisme de dire qu'il faut aller chasser les survivants qui sont à Féouta pour les renvoyer au Maroc. Et donc ce qu'on est venu dire justement ce soir, c'est qu'il n'y a pas d'issue institutionnelle ni pour changer nos vies, ni pour combattre l'extrême droite.

Les travailleurs et la jeunesse, nous devons prendre en main nos affaires et à la rentrée, il va y avoir des opportunités. Ces dernières semaines d'ailleurs, on a vu comment la population de Feouta a dégagé les groupes d'extrême droite, les Vitoiles, les Alvis qui s'étaient déplacés là-bas et ils les ont dégagé au cri de Futo. Dehors les fascistes ici c'estuta, c'est pas Toreko. [applaudissements] Hier, on a vu à Barcelone comment des centaines de travailleurs et de jeunes antifascistes ont dégagé à leur tour de leur rue les groupes ultra Save Europe Act soutenu par Vox qui avaient organisé un rassemblement contre les immigrés justement pour défendre le concept de rémigration.

C'est comme ça qu'on combat l'extrême droite par nos luttes, par la mobilisation des travailleurs, des travailleuses et de la jeunesse et pas par les élections. Et justement des luttes à la rentrée, il va y en avoir dans plusieurs secteurs et en marge des directions syndicales bureaucratiques de des commissions ouvrières ou de la traité. à Airbus, Guillaume l'a dit bien sûr où demain plus de 14000 travailleurs décident s'ils continuent en grève illimité à partir du 25 août et reprennent ainsi les mobilisations du mois de juillet dans tous les sites de l'État espagnol dont celui de Retafé à Madrid mais aussi dans les secteurs de l'éducation avec des grèves en Catalogne ou dans la région de Valence qui avait débordé la dernière les directions syndicales en votant en AG contre les accords sign par les syndicats majoritaires avec l'administration des grèves où en Catalogne 22 journées de grève en Catalogne et 5 semaines de grève illimitée à Valence mais aussi à Madrid à partir du 14 octobre en Andalousie à partir du 11 novembre mais pas que ces secteursl aussi des grèves dans tout l'état dans des secteurs comme les travailleuses de l'aide à domicile dans le secteur de l'hôtellerie avec un appel fait par des femmes de chambre justement à Tenélif et dans les îles Canaries pour une grève pendant les vacances de Pâqu dans tout l'état espagnol. un un appel d'ailleurs que plusieurs syndicats lutte de classe sont en train de reprendre et que bien évidemment nous allons reprendre nous aussi en Andalousie avec le syndicat dans lequel nous intervenons.

Donc, vous l'avez compris, une rentrée mouvementée pour nous où l'ensemble des courants révolutionnaires auront la responsabilité de renforcer ces luttes, d'y intervenir pour donner une perspective différente à celle de la gauche institutionnelle. une une gauche révolutionnaire d'ailleurs à qui l'on a proposé de se voir en septembre pour discuter d'une intervention commune dans la lutte des classes et des prochaines élections législatives sûrement au mois de mars ou avril. une gauche révolutionnaire pour finir qui a la responsabilité malgré sa faiblesse dans l'état espagnol de s'appuyer justement sur ces luttes sur les luttes existantes contre les guerres impérialistes dans les boîtes pour les augmentations de salair pour les emplois dans la jeunesse afin de reconstruire une conscience de classe éloignée des illusions institutionnelles et pour remettre à l'ordre du jour l'urgence de la révolution et du communisme.

Merci. [applaudissements] [acclamation] No hay no hay otra manera o [acclamation] con la [applaudissements] o con laera no hay no hay [acclamation] no hay otra manera [applaudissements] o con la patronal o con la sobera. No hay no hay [acclamation] no hay otra manera.

O son la patronal [applaudissements] o con la casa obrera. No hay otra manera. O con la patronal [applaudissements][acclamation] o con la clase obrera. [applaudissements] Et maintenant, je laisse la parole à RSO avec la traduction simultanée. [applaudissements] Allô ?

Allô ? Allô ? On entend ?

Non, on non. OK. Bonjour camarad de d'Allemagne.

En Allemagne, on vit beaucoup d'évolutions qui vous vous connaissez aussi ici. La montée l'extrême droite, les programmes d'austérité, la militarisation qu'on voit partout. Le gouvernement actuel en Allemagne de conservateurs avec les socio-démocrates commence à avoir un cours de plus en plus drisé.

Il prépare avec leur politique d'austérité sur les budgets sociaux et la remilitarisation inédite les victoires de partie d'extrême droite alternative pour l'Allemagne AFD. Dans beaucoup de lenders de l'Est, la FD elle est déjà à 40 voir plus de pour 6 septembre. Ils ont des bonnes chances d'obtenir pour la première fois une majorité absolue dans un état fédéral et de pouvoir gouverner tout seul.

L'extrême droite évidemment espère étendre ce succès sur toute l'Allemagne. Combien de temps le gouvernement de allemand assez faible peut continuer et quand l'Europe et le monde va se voir confronté à une Allemagne avec un gouvernement ouvert d'extrême droite et une remilitarisation ? Bataille, le parti de gauche radical allemand est un espoir pour certains en parlant de de garder l'état social et de pas complètement sans condition soutenir la militarisation.

Mais le l'espoir aveugle, c'est le premier pas sur la route des décisions. La Link partaille, elle oriente sa stratégie surtout sur une chose, c'est sur le fait de gouverner à la fin. Il veulent éviter les pires dérives du capitalisme.

C'est aussi comme ça qu' disent que ils veulent éviter que l'extrême droite atteigne le gouvernement. La première tentative ça sera les élections de Berlin fin septembre. probablement ils vont c'est une possibilité qui dirige la le gouvernement dans d'autres états dans où il y a des élections bientôt de tolérer en tant qu'opposition loyale un gouvernement conservateur tout ça pour soutenir le sacre sain barrage républicain cette stratégie évidemment elle est pas nouvelle et va pas éviter la montée de l'extrême droite.

Link, elle a déjà participé à des gouvernements et a évidemment pas soutenu ses ses promesses euh parce qu'on peut pas faire de compromis avec le capitalisme. Il y a besoin de la force d'une classe organisée qui résiste pour gagner. [applaudissements] Il y a des jeunes activistes combatif qui vont vers la Link et qui espèrent de l'initiative et des luttes.

Aussi des électeurs déçus, des écolos ou socio-démocrates qui espèrent une sorte de réformisme honnête ou sauvetage du climat. Un truc qu'on voit à chaque fois quand on discute avec des jeunes de la NICE, tous espèrent plus que ce que la direction de ce parti réformiste peut finalement donner. Tout l'espoir, tout la colère, elle est canalisée dans le cul de sac des du parlement.

Nous en tant que socialiste révolutionnaire dans ces temps on a le privilège aussi le devoir de construire quelque chose qui est plus que juste les compromis pourriis qui finalement sont juste le fait de vendre les intérêts de la population et des travailleurs. C'est pour que partout où on peut en Allemagne, on s'adresse à d'autres activistes, d'autres groupes révolutionnaires qui partagent ces objectifs d'une lutte honnête contre le capitalisme. Berlin, on va se présenter le 20 septembre aux élections pour un monde sans frontière, guerre et exploitation.

La colère des des opprimés, des jeunes, des travailleurs, elle est justifiée et ensemble on peut construire une organisation de combat qui peut lutter dans les dans les luttes contre l'oppression, contre le capitalisme et puis que gagner des véritables victoires. [applaudissements] Évidemment, on se présente pas pour être élu au parlement, mais pour donner du feu aux luttes contre le capitalisme et pour monter les bases d'une partie des travailleurs qui peut transformer la société de manière révolutionnaire. C'est bien de savoir queon n'est pas tout seul au niveau international avec ça et qu'on lutte ensemble dans différents pays pour débarrasser ce monde des frontières de la guerre et de l'éducation de l'exploitation vive la solidarité internationale. [applaudissements] [acclamation] [applaudissements] nationale [acclamation] solidarité [applaudissements] nationale solidarité [acclamation] internationale solidarité [acclamation][applaudissements] et je vais maintenant passer la parole à ma camarade Hortens étudiante et militante au NPA jeune révolutionnaire [acclamation] [applaudissements] Ouais, Guillaume en a parlé déjà un petit peu mais cet été on a pris feu.

C'est minimum 7300 personnes qui sont mortes en France des conséquences de la canicule. La température, elle a dépassé celle de l'intérieur d'un corps humain. Quand j'étais au lycée, je criais qu'on était plus chaud que le climat.

Et là, on commence carrément à être bouillant comme avec le Covid. D'ailleurs, le gouvernement, il a joué la carte bah de la surprise comme si les fortes chaleurs, elles étaient imprévisibles, sorte de coup du sort, quasiment une punition divine. Mais nous, on les connaît les coupables.

S'appelle Total Energie, Shell ou encore Amazon. Alors non, nous on n'est pas échoanxieux, on est échoenragé parce que le sud-ouest, il a déjà été ravagé par les feux de forêt il y a 2 ans à peine et on a toujours pas assez de canader parce que nos grands-parents, ils sont déjà morts à l'épat en 2003 pendant la vague caniculaire et qu'il n'y a toujours pas la clime dans les centres de soins et les hôpitaux. C'est pas une catastrophe naturelle, c'est une mise à mort assumée d'une partie de la population pour ne pas toucher à un seul centime des profit des patrons.

Et avec tout ça, il y a bien sûr leur petit ton condescendant en prime puisque pendant que les travailleurs mourent littéralement de chaud au travail sur les toits ou les chantiers, le gouvernement lui, il publiait des petites recommandations en nous disant de boire de l'eau et de rester au frais comme si on n'était pas obligé d'aller travailler avec les mêmes horaires sous 40°gr que sous 25. Et comme si certains logements n'étaient pas tellement insalubres que certains préféraient dormir dans des parcs avec leurs enfants plutôt que chez eux, tout le monde le voit et tout le monde est tombé sur Macron et son gouvernement criminel et a raison. Mais alors, que nous proposent les autres champions de l'écologie qu'on a en face de nous ?

Bon ben le Rassemblement national, lui il propose la clime pour tous, ce qui est évident puisqu'on a tous déjà vu bien sûr de gros gros gros climatiseur arrêter un feu de forêt ou bien mettre fin à l'asséchement des ruisseaux. Mais du côté de la gauche, l'écologie c'est bien sûr la priorité prioritaire depuis les années 2000. Bon, PS et Écolo, ils ont quand même déjà été au pouvoir et puis leur bilan écologique à peu près du même acabi que leur bilan social.

Donc, il pourrai quand même s'abstenir de continuer à nous en parler. Mais du côté du programme le plus écologique des présidentiels, donc c'est-à-dire celui de la France insoumise selon la France insoumise, qu'est-ce qu'il en est ? Bon, alors attention les yeux, je vais vous présenter la mesure clé du programme.

Il faut inscrire dans la Constitution le principe de la règle verte selon laquelle on ne prélève pas davantage à la nature que ce qu'elle est en état de nous reconstituer. Alors ouf, nous voilà sauvés face à l'urgence. Alors, j'espère que ce sera inscrit à côté de l'article de la Constitution qui garantit à tout citoyen le droit au travail et le droit au logement.

J'espère peut-être que ce sera à côté de l'article qui garantit la liberté d'avorter tandis que les cliniques ferment et que les plannings familiaux ferment et j'espère même que ce sera inscrit en lettre d'or dans le droit international juste à côté de l'interdiction de génocider les populations. [applaudissements][acclamation] [applaudissements] Parce que parce que la vraie question la vraie question c'est qui qui va contrôler qu'on ne prélève pas davantage que ce que la nature est en état de reconstituer ? On n pas le temps de supplier les patrons d'être honnêtes sur leurs émissions carbone.

Oui, parce que ça c'est une vraie mesure du programme aussi. Non, mais en fait, je serais ravie d'apprendre la quantité de tonnes de CO2 que produit Bernard Arnaud, mais je pense que je préfère encore l'empêcher de les émettre. Tout programme qui ne propose pas d'exproprier les grandes entreprises, c'est l'équivalent d'une lettre au Père Noël.

Parce que de toute façon, le principal problème qui va rester, c'est que Mélenchon, il va peut-être nous produire plus de Canadair, mais il produira surtout des rafales pour les profits des patrons de l'armement. Pourtant, les bombes, ça détruit tout, la nature, les infrastructures et surtout les êtres humains. Et il n'y a qu'à voir l'état de la Polynésie aujourd'hui, plus de 30 ans après les essais nucléaires français ou bien la pollution des sols vietnamiens depuis l'utilisation de l'agent orange.

La guerre, ça détruit tout. Le vivant dans son ensemble et la nature y compris et pour des siècles. Et cette tendance, elle ne risque pas de ralentir vu la tournure que prennent les événements aujourd'hui et la marche à la guerre qu'on observe.

Bon, actons quand même que le capitalisme, surtout à son stade impérialiste, il n'est jamais en paix. Guerre mondiale, Afghanistan, Corée, Vietnam, Algérie, Yugoslavie, Palestine, Irak, Reirak, guerre civile, génocide. Ça c'est les 80 ans de paix depuis la deuxième guerre mondiale.

C'est 20 millions de morts dans des conflits armés. Mais c'est vrai que depuis la guerre en Ukraine, on sent quand même un changement de ton dans les relations internationales. Rien que cette année, avec le kidnapping de Maduro au Venezuela, la guerre en Iran ou la poursuite du génocide à Gaza, on sent que l'explosion des budgets militaires de chaque pays n'est vraiment pas prête de s'arrêter.

Ça, c'est évidemment pas pour déplaire à l'industrie de l'armement puisqueen France, les industriels de la défense cumulent plus de 100 milliards d'euros de commande juste sur la période 2025-2026. Mais la guerre, elle ne se fait pas qu'au profit du grand homme Serge d'assau. Non, c'est bien tous les capitalistes qui bénéficient de cette situation.

Parce que dans un contexte de concurrence généralisée, avoir un état armé, c'est quand même vachement pratique pour garantir les parts de marché. Il n'y a qu'à voir comment la France traite les Canaques qui veulent leur indépendance avec des tanks et avec l'armée. Une véritable guerre pour protéger ce précieux placement français dans le Pacifique.

On peut aussi voir la brève et non exhaustive liste de la présence militaire française dans le monde. Gabon, Djibouti, Côte d'Ivoire, Mayotte, Guinée surtout que personne ne touche au reste de l'Empire colonial français. Et pour pouvoir garder ce précarré impérialiste, il faut une armée nombreuse et équipée.

Il faut donc des rafales plutôt que des Canadaires et il faut une population prête à l'accepter. Donc voilà, c'est le service militaire volontaire pour la jeunesse et c'est les classes de défense dès le collège et jusqu'au lycée. Ils essaient de nous avoir en parlant de services volontaires.

Oui, c'est volontaire comme on peut être volontaire dans un système capitaliste. On galère à trouver un travail et on nous refuse l'entrée à la fac aujourd'hui d'autant plus avec parcours sup et avec l'augmentation des frais d'inscription pour les étudiants étrangers et bientôt pour tous les autres. Car ceux qu'ils essayent de convaincre de leur service militaire, c'est avant tout les enfants des classes populaires aujourd'hui.

Avec le service national, c'est viens sous l'uniforme, tu seras nourri, logé, tu auras une solde 800 € par mois et des avantages sur parcoursu pour sur la recherche d'un emploi. C'est vrai que à côté d'un salaire d'un apprenti ou d'un alternant, 800 € ça paraît presque décent, même si au passage les bourgeois français sont quand même beaucoup plus radins que les Allemands qui alignent 2600 balles par mois. Mais euh en Allemagne, comme en France, c'est la contestation aussi.

En Allemagne, c'est des grèves lycéennes parce que oui, des luttes et des résistances, il y en a. Il y a ceux qui refusent cette marche à la guerre ou la guerre tout court. Il y a ceux comme les jeunes qui refusent de combattre en Russie, en Ukraine ou en Israël.

Il y a aussi tous ceux qui s'insurgent contre cet état des choses. Toute une partie de la jeunesse et des travailleurs qui sont sortis dans la rue crier leur horreur du génocide à Gaza et dénoncer la complicité de nos gouvernements. Parce que oui, face à leur guerre, il faut exprimer notre solidarité internationale.

Et pourtant, on n'est pas pacifiste parce que la paix sous le capitalisme pour une grande partie du monde, c'est le silence entre deux bombardements. C'est les ruines, c'est les frontières tracées par le plus fort. La paix, c'est accepter l'état des choses tel qu'il est.

Nous, on veut organiser ceux qui sont conscients qu'il faut le changer cet état des choses, le renverser et détruire tout le système qui le produit. Alors, qui sont les utopistes ? Ceux qui veulent demander au patron de faire mieux ou ceux qui veulent leur prendre les moyens de production, c'est-à-dire les outils mêmes de l'exploitation ?

Qui sont les utopistes entre ceux qui croient encore au droit à l'international et qui demandent de l'aide de l'ONU après 3 ans de massacre, 70 ans d'occupation et plus d'un siècle de colonisation en Palestine ou ceux qui savent que seul la révolte de tous les opprimés de la région pourra arrêter ce génocide. Qui sont les utopistes entre ceux qui veulent demander au patronat d'adapter l'industrie française pour polluer moins et ceux qui militent pour le pouvoir des travailleurs qui pourront planifier la production en fonction de leurs besoins et des ressources nationales disponibles. Oui, il y a urgence urgence à la révolution aujourd'hui comme hier comme du temps de Marx ou de celui de Trotski et aujourd'hui encore comme du nôtre.

Avoir conscience de ça, c'est déjà se demander comment on peut le faire. Parce que des révoltes, il y en a. Il n'y a qu'à voir l'embrasement de la Jenz dans le monde depuis 3 ans dont la force a permis de renverser des ministres, voir même des gouvernements entiers et mettre le feu à des parlements.

Oui, on peut penser au Bangladesh, au Maroc, à l'Indonésie ou à Madagascar ou encore plus récemment encore au mouvement des cafars en Inde. Une révolte des étudiants et des jeunes qui a fait trembler maudit. Mais pourtant la révolution mondiale, elle n'a pas encore commencé car l'effort d'un mouvement collectif, ça ne suffit pas.

C'est aussi quels objectifs on se donne et à qui on fait confiance. Quelle classe prend la tête de la révolte ? Et la tête de la révolte en Inde, elle a fini par rappeler au calme après la démission du ministre de l'éducation.

Alors évidemment, ça n'a rien changé et cette capitulation sans perspective, elle nous rappelle que seule la classe ouvrière armée d'une d'un véritable programme socialiste pourra amener jusqu'au bout une révolution. Oui, les possibilités elles existent. Il faut pouvoir les reconnaître, les appuyer, déceler les pièges des gouvernements, des patrons, les faux amis chez ceux qui semblent nous soutenir, mettre en avant les intérêts de la classe ouvrière et surtout rendre possible son organisation en vue de sa prise du pouvoir.

Et c'est pour tout cela que nous on pense qu'un parti communiste et révolutionnaire, c'est un outil indispensable et qu'il y a nécessité et même urgence de le construire et en commençant dès maintenant même à notre modeste échelle. Oui, l'avenir qu'ils veulent imposer à la jeunesse, c'est d'accepter l'exploitation, d'accepter la misère, les chaleurs, les inondations, d'être sage surtout et d'aimer l'armée et puis de faire des gosses pourquoi pas pour qu'il ne manque ni de main d'œuvre ni de futurs soldats pour leur guerre, pour les ressources manquantes ou pour leur course au profit. L'avenir que nous auquel on travaille nous au NPA révolutionnaire, c'est celui d'une société débarrassée de l'exploitation et des oppressions.

Et on pense que cet avenir, il ne se demande pas, il ne se mandit pas, il s'arrache par la lutte et la tête haute. Alors rejoignez-nous. [applaudissements] [acclamation] [applaudissements] Révolution [acclamation] révolution [applaudissements] [acclamation] révolution [applaudissements] [acclamation] je vais laisser la parole à nos porte-paroles et juste avant ça, j'ai une grande annonce à vous faire. puisque ce soir en ce moment on lance la deuxième version de notre site.

Donc tous ceux qui sont en live en ce moment peuvent déjà s'y rendre. Ça s'appelle beta.npa-rnaire.org et on attend tous vos avis bien sûr sur comment ça se passe cette interface. [applaudissements] [acclamation] Donc je laisse la parole à Gael Kirent. [applaudissements] Euh et bien bonjour les camarades, les amis et les collègues et il y en a plusieurs dans dans cette salle vu qu'on est très nombreux.

D'abord, ça fait plaisir de se retrouver à quelques encablures de ce qu'on appelle la rentrée sociale en France. Comme ça a été décrit par mes différents camarades avant moi, on a du p sur la planche et très franchement, on peut être évidemment très content, très heureux du nombre que nous sommes ici, du fait que ce soit l'édition des rencontres d'été révolutionnaires la plus conséquente, importante en terme de nombre de travailleurs, de travailleuses, de jeunes, y compris dans la continuité il y a juste 3 semaines d'un camp internationaliste à près de 300 avec des camarades de Grèce, de l'État espagnol, de France, des États-Unis, d'Allemagne dans lequel nous avons pu discuter ensemble des perspectives internationalistes, mais que ça ferait une différence si c'est plus de 600 que nous sommes aujourd'hui faisait le choix conscient de militer, d'agir, de s'organiser. de combattre la barbarie capitaliste.

Qui peut aujourd'hui défendre comme perspective, comme horizon indépassable le capitalisme, son ordre social ? une différence d'être en capacité de s'organiser, d'être en capacité de se regrouper, de renforcer le camp des révolutionnaires et au lieu de ça, on n'arrête pas d'entendre parler face à l'atrocité du capitalisme, à ses conséquences élection élection 2027, jadeau tondelier soufflot qui ressort fort qui est décontenancé en pleines universités d'été. C'est ça qu'on va utiliser pour faire face aux conséquences du capitalisme, aux guerres sociales, aux guerres tout court quand on discute aujourd'hui de la nécessité de renforcer le camp des révolutionnaires pour faire face à la barbarie capitaliste, qu'est-ce qu'on veut dire ?

Nous ne pourrons pas lober. On n'y aura pas de raccourci à l'affrontement avec les capitalistes. Il n'y aura pas de raccourci à la confrontation avec la bourgeoisie.

Elle a conscience de son agenda. cette guerre sociale qu'elle mène, cette guerre tout court qui vient, en réalité, elle la prépare, elle l'organise et on le dit avec force, avec amitié, avec fraternité, sororité, on le dit comme des militants communistes internationalistes face à la barbarie capitaliste, l'urne, le bulletin ne fera aucune aucun effet, aucune solution. Aujourd'hui, lorsque l'on prône la question de la révolution, c'est dire une chose simple.

On ne peut pas faire cohabiter le patronat et les travailleurs et travailleuses avec ou sans emploi, retraité ou non. On ne peut pas faire cohabiter dans une même organisation sociale les exploiteurs et les exploités, ceux qui n'ont comme ça objectif cette petite minorité qu'on dit de parasite pour utiliser une image d'inutile, de nuisible qui puise le profit, les richesses de notre travail, de notre sueur, de notre activité collective. Cette organisation sociale doit finir, doit être détruite.

Il faut en terminer avec l'État capitaliste, les nations capitalistes et l'objectif d'une classe sociale qui a comme seul et unique objectif d'exploiter l'immense majorité de la population. Nous refusons Nous refusons de nous faire exploiter docilement, d'accepter de toujour être dans l'incertitude du lendemain. Comment on va pouvoir terminer les fins de mois ?

Qu'est-ce qu'on va donner à nos gamins ? Quelle suite pour nos familles, nos frères, nos amis ? Toute cette société en fait ne donne aucun espace de répit pour l'immense majorité des travailleurs, des travailleuse et de la population.

Comprendre cela lorsqu'Orort s'explique par rapport à la question écologique. Si tu n'expropries pas ceux et celles qui sont les principaux responsables de la pollution, qu'est-ce que tu fais ? Tu fais de l'esbrouff, tu fais du cinéma, tu donnes des illusions.

Aujourd'hui, pouvoir se confronter à la question de la pollution, du réchauffement climatique sans s'attaquer au pouvoir des capitalistes, c'est impossible. Et ça évidemment, il faut le dire dans le cadre d'un programme dans les entreprises, dans nos lieux d'étude, dans nos quartiers au moment des élections, mais surtout se doter des moyens qui sont celles et ceux de l'arme des travailleurs et des travailleuses. Ce que disait Guillaume par rapport à Airbus, nous n'allons pas esquiver la confrontation, nous n'allons pas esquiver l'affrontement avec les capitalistes qui nous mènent la guerre, une guerre de classe, une guerre sociale.

Et face à ça, lorsqu'on dit les armes des travailleurs et des travailleuses, il y a le slogan sur la grève. Mais la question fondamentale, c'est l'action consciente des travailleurs et des travailleuses comme celle d'Airbus Areta fait près de Madrid comme ça a été expliqué par Guillaume et Ruben qui s'organisent eux-mêmes, qui prennent leurs affaires en main, qui décident en fin de tout parce que c'est nous qui faisons tout tourner. Qu'est-ce que ça veut dire faire tout tourner ?

Souvent, on nous dit dans les manifestations sur les marchés ou là où on discute avec nos collègues, mais il y a des gens qui travaillent pas, ça veut dire tous les travailleurs, tous les prolétaires. Sans nous, on l'a vu dans tous les moments de crise comme le Covid. Les essentiels, c'est qui ?

C'est les Bernards Arnaud, c'est les Bolorés, c'est les Dassau. Ou c'est les soignants et les soignants ? les transporteurs ou bien les travailleurs et travailleuses de bus, de métro, de tramouet, les postiers, les postières, les chemineaux, les cheminotes, ce sont évidemment tous ces travailleurs et travailleuses qui font tout tourner, tout fonctionner et donc il n'est que justice, que normal, que légitime qu'il décide en fin de tout.

On nous vole toute décision, tout pouvoir économique et politique. Et c'est pour ça qu'on le redit avec force. Notre objectif n'est pas une meilleure part gâteau.

Ce gâteau est le nôtre. Nous le produisons, nous le fabriquons, il est à nous, il nous appartient. C'est à nous de le contrôler.

C'est quand même une dinguerie de continuer à défendre la perspective d'une petite minorité qui en a et le contrôle et l'usufruit et la propriété. Alors oui, aujourd'hui s'attaquer à la question du réchauffement climatique, s'attaquer à la question de la guerre, s'attaquer à la question de l'extrême droite, s'attaquer à la question de nos conditions de travail, sans s'attaquer au pouvoir des capitalistes et du patronat, vendre l'illusion qu'on pourrait cohabiter avec eux, qu'on pourrait avoir des jours heureux avec l'exploiteur et les exploiteurs seraient heureux et les exploités seraient heureux de vivre en commun avec eux. Cette illusion-là, nous devons la combattre.

Nous allons la combattre avec fermeté, avec conviction et avec le fait de dire aujourd'hui, il est possible d'élargir cette conviction auprès de nos collègues, auprès de nos camarades d'étude, auprès de nos voisins et voisines. Alors, on nous dira "Mais comment faire face à ça ?" Parce qu'évidemment euh lorsque la bourgeoisie craint à peur de perdre le pouvoir qu'elle a lorsque dans des moments historiques, les travailleurs et les travailleuses font grève, bloquent tout, comme en 68 par exemple où il y a entre 8 et 9 millions de travailleurs et travailleuses qui sont en grève générale.

Lorsque l'État capitalise vacile, et ben à ce moment-là, il y a pas d'hésitation en face. Lorsqu'on dit confrontation, affrontement, c'est l'usage de la violence. de Gaulle un 29 mai si je ne m'abuse quitte l'Élysée avec sa femme et part à Baden Baden en Allemagne où étaient en fait des forces armées militaires françaises après la Seconde Guerre mondiale pour voir le général Massu celui-là même qui en 57 était le général qui avait dirigé la 10e division de para et tout pouvoir de police à Alger pour généraliser la torture face au FLN et à l'ensemble des Algériens.

Qu'est-ce qu'il va voir de Gaulle à ce moment-là ? il va discuter parce qu'il sent ce pouvoir qui vaille, cette dualité de pouvoir qui s'exprime par justement l'organisation des travailleurs et des travailleuses, la possibilité même d'une intervention militaire, garantir le soutien de l'armée. Alors, on me dira mais peut-être à gauche ou même peut-être dans la gauche révolutionnaire, on n'est pas à l'aube d'une grève générale.

Ça c'est sûr que lorsqu'on écoute tous ceux qui interviennent aujourd'hui dans la gauche institutionnelle, tout est centré autour de la question électorale. Mais très franchement, les conditions sont pas réunies d'une explosion sociale, chaleur, conditions de travail déplorable. Lorsqu'on voit comment un État, une puissance mondiale comme la France utilise, gère des feux dans la région bordelaise, comment les postiers ont été traités à ce moment-là, comment l'ensemble des travailleurs, comment on ne peut en réalité compter que sur nous-même, comme lorsqu'il y a eu la catastrophe de la Dana à Valence, les inondations où les travailleurs et travailleuses disaient "Le peuple se sauve lui-même par lui-même et aujourd'hui en réalité dans cette situation concrète les pompiers leurs organisations syndicales cette journée morne qui nous était présentée par les directions syndicales de la fonction publique ce n'était même pas une journée interprofessionnelle de grève le 29 septembre elle prend une autre connotation avec la mobilisation des pompiers avec une compréhension basique simple de tous ceux et toutes celles qui se confrontent au pouvoir du patronat, celui de dire regroupons-nous un même jour sur un même lieu au même moment pour imposer nos revendications.

Le fait évidemment de porter la discussion autour de rassemblement statique et samedi 26 septembre, dimanche 27 septembre, lundi 28 septembre et de dire derrière il faudra faire la jonction avec la grève du 29 transforme politiquement et possiblement aussi la grève morne de la fonction publique du 29 septembre. Notre responsabilité en tant que militante et militant révolutionnaire dans la jeunesse et dans les entreprises, dans les quartiers, on n' pas les mêmes problématiques. Nos conditions de travail délabrées, nos salaires en lambau, un non respect et aucun moyen pour pouvoir véritablement travailler dans de bonnes conditions.

Les décalages sont tellement béants entre les choix politiques faits, entre les guerres impérialistes menées et les besoins des populations, des travailleurs, des travailleuses et de la jeunesse. de le simple fait de donner les chiffres comparatifs de combien de Canadaires pourrait être fait, combien d'écoles, combien d'hôpitaux, combien de services publics face au choix d'augmentation historique du budget militaire avec aujourd'hui plus de 6,7 % 6,7 milliards d'euros supplémentaires pour ce budget militaire qui atteint un chiffre record de 57,1 milliards d'euros. Face à ça, on va le combattre par l'arme des travailleurs et des travailleuses et ceux et celles qui ne mettent pas dans l'agenda politique la question des mobilisations, des explosions sociales.

Nous avons raison de le dire, de le défendre. Ces explosions sociales ne sont pas générées par les révolutionnaires, par les partis révolutionnaires, mais elles sont devant nous. On s'y attendait pas, y compris de ces possibilités.

De la même manière que l'année dernière, on ne s'attendait pas à la possibilité autour du 10 septembre de pouvoir porter en réalité une perspective de mobilisation d'ensemble. Ces questions-là sont des questions aujourd'hui centrales et évidemment que la gauche révolutionnaire, que le NPA révolutionnaire devra y jouer tout son rôle. pas de raccourci, pas de possibilité de lober l'affrontement, la confrontation face aujourd'hui en réalité au patronat qui a lui un agenda, même s'il connaît une crise politique importante.

Et face à ça, aujourd'hui, nous on comprend, on dit avec force, y compris pour des problèmes immédiats autour de l'inflation, autour des salaires, autour du réchauffement climatique. la question de la lutte. Tout ce que nous avons obtenu a été au travers de nos grèves, de nos manifestations.

Est-ce que c'est légitime qu'on est autour de nous ou que nous-mêmes nous nous interrogions par rapport à la séquence qui arrive s'il ne serait quand même pas plus judicieux de réfléchir au caractère institutionnel ? Mais à quel moment ça a soulevé le moindre effet positif pour les travailleurs et les travailleuses ? Vous savez, je vais prendre juste une petite anecdote.

Je pense que il est difficile de pas voir les liens, on va dire, avec l'État espagnol entre Ruben et moi. Euh, il se trouvait que évidemment sur cette période, on est remonté un peu du sud de l'Espagne en passant par le nord de la Catalogne. Effectivement, on a traversé puisqu'on parle aujourd'hui d'extrême droite, de fascisme, on a traversé Argelè sur Saint-Cyprien, Barcarè alors c'est des plages mais c'était toujours surtout en 39 après la chute de Barcelone le 26 janvier, c'était surtout des camps d'internement de réfugiés, à peu près 1 demi million d'espagnols qui fuyaient l'extrême droite, le fascisme et qui étaient parqué surveillés avec aucune possibilité de déplacement grâce à Dalladier.

Daladier un des artisans principaux du Front populaire, ministre de la guerre de Léon Blum. Les mêmes arguments étaient donnés. On ne peut pas accueillir tout le monde.

La reconnaissance même du régime de Franco par ce gouvernement pour essayer de permettre le retour d'une partie des réfugiés de l'autre côté des Pyrénées. discours qui a plus de 90 ans autour du fait qu'on ne peut pas accueillir tout le malheur malheur naturel, malheur causé par les guerres, causé par le capitalisme, causé par cette volonté de dominer, d'exploiter l'immense majorité de la population. Et ça ne peut pas faire autre chose que écho avec ce que nous avons vu à Saouta début août dans lequel il y a eu des manifestations effectivement tout à fait positive comme l'a dit Ruben en refusant l'instrumentalisation de youtubeurs influenceurs d'extrême droite en les dégageant mais aux travailleurs et aux travailleuses de Feouta qui aurait aujourd'hui se tromperait de cibles. regarderait du mauvais côté, se tromperait d'ennemis.

Il y a pas suffisamment de richesse sur l'ensemble de la planète pour permettre d'aujourd'hui en finir avec l'ensemble des frontières qui tuent. frontières qui en ser en réalité servent à maintenir cette domination des capitalistes. Cette question aujourd'hui de la liberté de circulation tortillé avec cela, c'est flirter avec le nationalisme, c'est refusé de s'affronter à la question de l'internationalisme, de l'unité des travailleurs face à l'extrême droite, face au patronat, face aux guerres.

Nous ne pourrons pas faire autrement que l'unité des travailleurs. Les slogans qu'on met dans nos banderolles sont pas que des slogans de propagande. On veut défendre cette perspective, l'organisation indépendante, la mise en mouvement indépendante des travailleurs et des travailleuses de l'ensemble de la planète indépendante de la bourgeoisie, de leur guerre, de leur exploitation et de leur racisme.

On le dit haut et fort. Oui à l'ouverture des frontières. Les frontières tout tuent.

Oui, à la liberté de circulation et si nous sommes les seuls à le défendre de manière ouverte dans ses élections présidentielles au travers de Selma Labib, on sera les seuls avec les camarades de la gauche révolutionnaire à le faire. Mais c'est une question essentielle et fondamentale. Le nationalisme auprès de nos collègues est un poison.

Un poison qui renforce le patronat. Un poison qui renforce le patronat. Alors, nous avons aujourd'hui en fait des possibilités.

Nos ennemis, les Atales, représentant de la bourgeoisie, les Philippes qui redoublent hein, de petites expressions racistes. Le combat, on le prend au sérieux ce combat contre l'extrême droite, mais ça veut dire qu'on veut en finir avec ces fronts républicains parce que les Philippes Léatal en juillet 2024, il y avait une ribambelle de l'ensemble de la gauche qui nous appelait à voter pour eux. pour des bornes, pour des darmanins.

Quand on dit dans nos banderoles 40 ans de politique antisociale de gauche comme de droite, c'est 40 % pour l'extrême droite, mais c'est aussi 40 ans de politique de front républicain. camarades autour de nous, il va falloir cheviller au corps, mener cette bagarre politique avec nos collègues, avec nos camarades de classe, avec nos voisins sur le fait de dire parce que la pression sera forte mais les explosions sociales sont aussi devant nous. Il est assez incertain de savoir quel sera le résultat d'un premier tour et ce qui se passera le 2 mai veille du 1er mai.

Mais on peut être sûr qu'en tous les cas personne ne restera tranquille et que nous aurons un rôle à jouer et que lorsqu'on discute du nombre que nous sommes, c'est pas pour faire de la gonflette. Lorsqu'on discute du nombre que nous sommes, c'est parce queon sait que ça fait une différence dans les entreprises, dans les grèves, dans les bagarres, dans les université, dans les lycées, dans les quartiers, dans la capacité de dire l'arme des travailleurs, c'est l'autoorganisation, c'est les assemblées générales, c'est la coordination de ces assemblées générales, c'est les comités de grève. C'est ça qui fait la différence de justement aujourd'hui renforcer le camp des révolutionnaires.

Et renforcer le camp des révolutionnaires, ça le fait aussi dans les élections. Et on va pas y aller en forme de témoignage. Nous allons continuer à défendre la question et la perspective du pôle des révolutionnaires. perspective que l'on veut enrichir d'une logique qui celle d'être claire, d'être indépendant de la gauche institutionnelle, de celle qui pensent qu'on peut faire cohabiter le patronat et les travailleurs et les travailleuses.

Et nous allons porter à la fois ce discours au moment des élections parce que nous savons que ça fait partie de la bataille politique, du rapport de force politique et on est extrêmement fier d'aujourd'hui porter une candidate de notre organisation, Selma Labib, Selma, notre camarade qui est une travailleuse qui est en première ligne qui a fait face aujourd'hui pendant le mois d'août à ce que sont les conséquences de la privatisation de la RATP avec Théolis, de ce que ça veut dire aujourd'hui en fait remettre en cause dans son entreprise les possibilités de s'organiser y compris au travers d'organisation syndicale. Alors évidemment que ça sera bien différent d'aujourd'hui défendre porter cette bagarre qui sera pas facile mais qui sera enthousiasmante et dans laquelle nous n'avons pas le choix. La confrontation et l'affrontement, nous devons pas en avoir peur.

Nous devons l'anticiper, nous devons l'organiser. Ça s'appelle construire une organisation révolutionnaire, des liens internationalistes, se présenter aussi au moment des élections et évidemment se donner la possibilité d'être disponible pour toutes les formes d'unité d'action avec tous les travailleurs et travailleuses qui le voudront, avec l'arme des travailleurs qui est la forme d'autoorganisation à la base par la grève, par l'action avec l'ensemble des travailleurs et des travailleuses, avec ou sans emploi. devant nous, c'est possible et on va le faire en étant plus nombreux, plus fort et on l'espère aussi avec une certaine audace.

Merci à vous. [applaudissements] [acclamation] C'est nous qui travaillons, c'est nous [applaudissements][acclamation] qui décidons. Du pouvoir des patrons.

C'est nous qui travaillons. C'est nous qui décidons. [acclamation] [applaudissements] Du pouvoir est patron.

C'est nous qui travaillons. [acclamation] C'est nous qui [applaudissements] décidons. Du pouvoir des padrons.

C'est nous qui travaillons, c'est nous qui [acclamation] décidons. [applaudissements] Pouvoir des patrons, c'est nous qui travaillons, [acclamation] c'est nous qui décidons. Et pour la dernière intervention, je laisse la parole à Selma Labib. [acclamation] [applaudissements] Bonsoir à tous et à toutes.

Bon, [acclamation] vraiment très heureuse hein de vous retrouver à ces rencontres d'été révolutionnaires encore plus nombreux que l'année précédente effectivement avec près de 600 camarades. RER, c'est sûrement une parenthèse, une parenthèse pour prendre du recul, pour discuter, pour analyser, pour échanger, mais en fait avec un objectif qui est clair, c'est être prêt et prête à l'action dès la semaine qui vient contre l'exploitation, contre le racisme, contre les guerres impérialistes, contre le sacage de la planète. En fait, en un mot pour être prêt et prête contre le capitalisme, retourner dans notre quotidien avec les idées claires et avec une boussole aussi qui va nous aider à organiser nos luttes et on pense bien sûr avant tout aux pompiers qui ont pris sur eux de montrer la voix avec cet appel à la mobilisation hein du 26 au 29 septembre avec l'occupation de la place de la République à Paris et par la grève aux côté des agents de la fonction publique et de tous celles et ceux qui les rejoindront.

Et évidemment qu'un tel appel, il peut que être entendu, soutenu et répercuté par tout travailleur qui est conscient de ses intérêts. Nos luttes, leur convergence, c'est en fait la seule réponse à cet été infernal qu'on vient de vivre et au projets patronaux de case sociale de l'année qui arrive parce que le patronat lui, il pratique pas la trêve électorale. L'été qu'on vient de vivre, je disais finalement on n' pas eu de répi en fait à cette actualité politique.

Pas de répis quand on a conduit des bus sous 45°gr. Pas de répis quand on a travaillé à l'usine sous 40°gr. Pas de répis quand on a bossé à l'hôpital sans clim pour les patients et les soignants avec la mise en place des plans blancs qui sont en fait rien d'autre qu'une attaque à nos conditions de travail.

Et après chaque canicule aussi où toutes les conséquences sur notre santé elles sont répercutées sur des services hospitalisés qui faisaient déjà le tri des patients au point où les soignants des urgences ils sont obligés de parler de patients brancards pour désigner tous ceux en fait que le manque de personnel y permet même pas de soigner dans une chambre. Pas de répi quand après le taf on rentre chez soi dans des passoirs thermiques qui chauffent la journée qui se rafraîchissent pas la nuit et qu'on a du mal à aérer parce que même pour acheter un ventilateur ça a été le parcours du combattant. pas plus de repis de répis quand on a dû annuler nos vacances parce que la France brûlait et pire encore quand c'est les maisons des travailleurs et des travailleuses qui brûlaient comme au village du PE pendant qu'on donnait la priorité à aller éteindre les feux qui menacaient les maisons des riches.

Pas de répis pour les travailleurs de la poste par exemple ou d'ailleurs quand les patrons ils ont le culot de leur faire payer mais sur leur propre congé des jours d'absence parce qu'ils ont été déplacés par les incendies mais vraiment ceux-là ils sont nés avant la honte. Pas de répis cet été parce que la lutte des classes, elle prend pas de répis. Et comme devant chaque nouvelle crise, comme on l'a vécu, ouais, Ort le disait pendant la pandémie il y a 7 ans, c'est l'impasse, c'est l'impasse de système capitaliste qui saute aux yeux. l'impasse d'un système qui ne sait anticiper que pour garantir ses profits.

Parce que quand c'est pour supprimer des emplois, quand c'est pour fermer des usines, ah ben là, ils savent nous expliquer hein que d'ici 5 ou 10 ans, le marché de l'automobile, il sera plus le même. Quand c'est pour préparer la défense de la grande France et de son drapeau colonial pour ramener à 5 % du budget la part des dépenses militaires pour préparer le retour du service national, là ils savent anticiper. Ils savent mettre en place des classes défense.

Ils savent tester les armes les plus avancées technologiquement. Ils savent embrigader les enfants des classes populaires en leur fermant toutes les autres portes que celles de l'armée. Quand c'est pour rembourser les dettes contractées par l'État pour subventionner le grand patronat, là ils savent anticiper en présentant les pires budgets d'austérité.

Quand c'est pour les profits, quand c'est pour maintenir leur ordre social, quand c'est pour garder leur place de grande puissance impérialiste, ils savent anticiper. Mais alors, quand il s'agit de nous, quand il s'agit de nos vies, quand il s'agit de nos besoins du quotidien de travailleurs, de travailleuses, de jeunes, là il y a plus personne. Enfin, si il y a tous les services de communication du patronat et du gouvernement pour annoncer trois pauvres mesures d'urgence 30000 à 40000 climatiseurs pour combien des pas des dopidos ? nous ont dit mais demandez là à canicule infoservice 15 minutes de pause dans nos bus de 45° parfois il y a même pas de local on est dans la rue sous le cagnard on a une ou deux journées glaces qui sont offertes par le patron pour lutter contre les risques d'hypertermie avec des bouts de tissu aussi mouillés rafraîchissants et des gourdes mais ça c'est pas des mesures d'urgence ça ça du foutage de gueule et c'est du foutage de gueule qui est pas resté sans réponse parce que comme pendant la crise du Covid il y avait les bourgeois planqués et les prolons en première ligne et on a réagi à Poiss ont réagi.

Il y a eu des débrayages et des appels à la greffe contre le travail sous forte chaleur. Et dans cette usine à Poissi, mais comme dans les autres, les machines les plus sensibles, elle elles étaient climatisées. Parce que le travailleur, s'il fait un malaise ou s'il crève au travail, sa force de travail, elle sera remplacée par un autre.

Mais la machine, elle c'est pas la même. Dans la société capitaliste dans laquelle on vit, les machines sont protégées de la chaleur et pas les ouvriers. Dans un collège de mon département, le seul endroit du collège qui est climatisé, c'est le local poubelle.

Dans la société capitaliste, on traite mieux les poubelles que les profs et les enfants qui sont l'avenir de ce monde. Des débrayages, il y en a eu aussi dans les ateliers de maintenance des trains par exemple comme à Rouan. Des débrayages ou des droits de retrait comme on en a vu et on en a fait nous dans le transport urbain parce que la règle, elle est simple.

S'il fait trop chaud, on s'arrête de travailler. Point barre. Quand il neige, quand il fait froid, que le travail il devient trop dangereux, on s'arrête de travailler.

Mais c'est ça qu'il faut généraliser. On peut pas attendre après nos patrons, après ce gouvernement, ni pour des mesures d'urgence comme la climatisation. Parce que oui, la clime, c'est bien une mesure d'urgence, c'est pas une solution au long terme face au réchauffement climatique, ni pour des mesures d'urgence, ni pour poser réellement le problème de comment on s'adapte au bouleversement de la planète et surtout comment on les enrille.

Mais pour ça, faut poser la question qui fâche ? Qui sont les criminels du réchauffement climatique et de la dégradation de notre environnement ? Qui sont les responsables des incendies qui se multiplient ?

Qui sont ceux qui pent les ressources sans aucune planification ? Qui sont ceux qui utilisent l'eau de façon totalement anarchique ? Qui détruisent des zones forestières pour construire des autoroutes ?

Qui tentent de construire des aéroports dans des zones humides ? Qui installent des mégabassines ? C'est qui ?

Ce qui transforme les forêts, les cours d'eau, les sous-sols, les océans jusqu'à l'air qu'on respire même en une manne de profit. Marx, il mettait déjà en garde par rapport à ça. Il disait "Le capital épuise les deux sources de toute richesse, la terre et le travailleur." 140 ans plus tard, toute la planète subit les effets dévastateurs d'une économie anarchique au profit d'une infime minorité.

Donc oui, les responsables, ils ont des noms, ils ont des visages. C'est les grands capitalistes, les banquiers, les patrons, les actionnaires et les politiciens minable qui défendent leurs intérêts. rien que leur domestique qui joue de temps en temps le rôle de paratonaire à la colère sociale comme le RN récemment de Le Pen qui a rejeté à l'Assemblée l'idée d'une taxe sur les les compagnies d'assurance pour financer les services départementaux d'incendie ou comme Retaillot qui montre bien qui comprend aussi bien l'écologie que l'astronomie parce qu'il a déclaré il s'agit pas de sauver la planète elle en a vu d'autres depuis le Big Bang.

Bon, la terre elle a pas vu le big bang. Mais venant de quelqu'un qui a commencé sa carrière politique au puit du fou, on pouvait pas non plus s'attendre à une extrême rigueur scientifique. [applaudissements] [acclamation] [applaudissements] Alors évidemment les responsables c'est le grand patronat, c'est les grands de l'agroalimentaire et de la grande distribution, c'est les Nestle, Auchamp, Carrefour, c'est ceux du pétrole comme total et c'est 13 milliards de profit en 6 mois de crise énergétique et de guerre en Iran.

C'est ceux de la haute technologique comme ST Micro qui, non content de consommer autant d'eau que l'agglomération de Grenoble, présente non pas un plan d'embauche, mais un plan de licenciement avec l'argent public. C'est aussi les géants de l'automobile comme Stellantis qui ferme Poissie. Et bien sûr une spéciale dédicace au grand groupe de l'aéronautique Airbus ou d'Asso, à une famille de patron bien de chez nous he qui savent se mettre bien avec tout le spectre politique du PC à de Gaulle dans le passé et aujourd'hui de Le Pen à Mélenchon.

Alors ces groupes ils montent en capacité, je vous traduis en gros ils augmentent les cadences et l'exploitation pour produire quatre affales par mois mais on en est toujours au max à deux Canadaires par an que l'État il commande même pas. C'est les grands capitalistes qui tiennent les reines de cette société et qui ont le pouvoir. Et quand moi j'étais militante dans le secteur jeune du NPA et que la jeunesse à l'international elle sortait dans la rue quand on sortait dans la rue pour les Friday for future, on disait déjà un petit geste pour le climat renverser le capitalisme.

Oui. [applaudissements] Oui. Il faut renverser le capitalisme et poser la question du pouvoir et du contrôle des travailleurs sur la production.

Parce que le contrôle des travailleurs en fait, c'est le contrôle de toute la population. C'est le contrôle des travailleurs dans leurs entreprises qui polluent. C'est le contrôle des travailleurs sur les logements, sur la vie quotidienne dans nos quartiers, sur l'éducation de nos enfants, sur les soins pour nos anciens et cetera.

Alors aujourd'hui, on disait à CRERR, on est près de 600 à être réunis finalement autour de cette idée, celle de changer cette société, d'en finir avec le capitalisme, de construire une société débarrassée de toute exploitation et de toutes les oppressions, une société où les travailleurs et les travailleuses il seraient au pouvoir. Et cette idée, cette idée, on la rend palpable en fait dans chacune des luttes dans lesquelles on intervient dans les boîtes parce que c'est dans les luttes et surtout dans les grèves qu'on touche du doigt. Ce que ça veut dire que c'est aux travailleurs et aux travailleuses de décider.

Et dans chaque grève, dans chaque dans chaque lutte, c'est toujours les militants révolutionnaires qui défendent cette politique. Celle qu'on discute, celle qu'on s'organise, celle qu'on décide par nous-même dans des assemblées générales avec des comités de grève. Les camarades en ont déjà parlé, c'est pas pour rien.

Et on pourra bien signer des pétitions avec nos collègues. On peut bien engager des actions en justice. En fait, on peut se saisir de tout ce qu'on peut pour se défendre, mais c'est quand on décide de s'arrêter, quand on décide de se battre et qu'on le fait ensemble, qu'on se sent fort.

C'est nous qui travaillons. C'est à nous de décider de tout. [applaudissements] Ce qui nous rend fort en fait, c'est d'agir et c'est de relever la tête.

Et attendre, ça nous ça nous rendra jamais fort. Attendre 2027, ça nous rendra jamais fort. Alors, on n'attendra pas 2027.

On n'attendra pas 2027 pour mettre un bulletin dans l'urne parce que cette attente passive du résultat électoral de l'élection présidentielle à bénéficiera que au parti qui est déjà donné vainqueur pour tous les sondeurs et les éditorialistes. C'est le Rassemblement national et ça c'est hors de question. Le RN, c'est Macron en plus raciste.

Alors, on comprend le dégoût que tous les autres, ils peuvent inspirer la gauche, la droite, le centre qui gouverne depuis des dizaines d'années pour faire tous la même politique antisociale. Mais voter à RN par dégoûtte cette politique, c'est comme vouloir soigner la peste avec le choléra, c'est se tirer une balle dans le pied. Et le RN maintenant, il fait pas que des déjeunés avec les patrons, il fait aussi des séminaires, des grands taureaux à l'université du MEDEF.

Ils sont passés du dîner avec le capital au petit-déjeuner, si vous voyez ce que je veux dire. Au moins, ce qui est clair là-dedans, c'est que le RN, il a rien à défendre pour les ouvriers, pour les travailleurs et pour les jeunes, pour les privés d'emploi, pour les retraiter. Rien à défendre à part un programme raciste pour mieux faire croire à ceux qui galèrent que le problème c'est les immigrés, en brouillant les pistes en plus avec un critère qui est totalement arbitraire en fait, qui est celui de la nationalité et dans lequel eux-mêmes ils se prennent les pieds régulièrement.

Parce que derrière le référendum sur la préférence nationale, c'est purement et simplement du racisme. Et c'est du racisme contre tous les immigrés de 1 2e 3e génération, peu importe qui soit musulman ou supposé comme tel, ça aussi peu importe. Tant que ça divise, ça fait le terau de l'extrême droite.

Écoutez les les décérébrés qui les suivent et dont les vidéos ils ont fuité cet été. Eux ils ont pas la pudeur de gazelle de leur patron. Eux, ils affichent leurs couleurs et ils chantent les Arabes à l'abattoir.

B à nous les travailleurs et les travailleuses de toutes les origines de mettre cette peste brune à la poubelle de l'histoire. [applaudissements] [applaudissements] Alors forcément forcément ce RN qui est donné vainqueur, il suscite bien des vocations. Bon chez les républicains déjà bien sûr mais franchement la distinction entre Vquè ou Retaillot et Le Pen relève maintenant du domaine du microcosmos en politique.

Mais surtout parmi les amilles de Macron ce texte socialiste qui se disait ni de gauche ni de droite mais qui mène une politique d'extrême droite. Bon, on a Atal son clone. Lui, il se réjouit du référendum raciste de Marine Le Pen et il passe son mois d'août à taper sur les Romes et les voyageurs opprimé parmi les opprimés.

Tout ça pour gratter quelques points dans les sondages. Et on a Philippe et le cornu qui eux vont à Mayotte, non pas pour constater les dégâts du cyclone Shida qui sont toujours pas réparés mais par contre pour faire de la démagogie contre les Comoriens en parlant de remettre en cause le droit d'asile et le droit du sol. Mais les Comoriens, ils sont chez eux à Mayotte.

C'est l'impérialisme français qui doit dégager de Mayotte. [applaudissements][acclamation] Alors alors le vote Mélenchon, c'est la seule solution pour éviter ça encore attendre 2027 avec un sauveur suprême, ça c'est pas sûr parce que cette gauche, elle a certes le mérite de résister aux assau racistes, mais elle reste dans le cadre du nationalisme. La France insoumise, elle a ouvert ses journées d'été avec un spectacle de drone pour dessiner un drapeau français géant.

Le message, il est clair. C'est la force, y compris militaire de la France coloniale et impérialiste sur les cinq continents comme dit Mélenchon. Mais ça ça a des conséquences pour nos luttes de travailleurs.

Quand Mélenchon il distingue les travailleurs immigrés, les différents types d'immigration et qui prétend les réguler quand face aux images de C'est ou de Mayotte, il explique qu'il faut le poser le problème dans les pays voisins pour limiter l'immigration quand il oppose les travailleurs détachés au reste de notre classe. Tout ça nous affaiblit tous collectivement. Les frontières tu eu tous les jours.

Celle de l'Europe ce qu'il faut c'est les ouvrir. C'est une mesure d'urgence. C'est la fermeture de ces frontières qui est politique et criminelle et elle est menée par nos États européens qui sont responsables de la précarité dans laquelle les travailleurs ils sont tirés.

C'est pas les travailleurs sans papier et les travailleurs détachés qui tirent les travailleurs bien d'ici vers le bas. C'est la mise en concurrence de tous les travailleurs qui nous rend plus vulnérables à toutes les attaques du patronat. Et cette politique, elle touche ce qu'on accuse en premier.

Alors oui, liberté de circulation et d'installation et régularisation de tous les 100 papiers. [applaudissements][acclamation] Alors, on assume, non, la France insoumise, c'est pas l'antidote de la lutte contre l'extrême droite. Parce que même pour y mettre un bulletin de vote pour cette gauche institutionnelle qui se dit radical, ça veut dire qu'on remet les luttes à demain.

Et ça, c'est pas possible. et on le dit et on l'assume. Non, le meilleur rempart à l'extrême droite, c'est pas le vote.

Le meilleur rempart à l'extrême droite, c'est l'unité des travailleurs et des travailleuses. C'est la solidarité avec les travailleuses les plus attaquées. Ceux qui font le même travail que nous, des fois même plus dur que nous, mais avec moins de droit.

Et à chaque fois qu'on est sur les terrains des luttes, à chaque fois l'extrême droite, on l'entend plus. Faire reculer l'extrême droite, ça commence par faire reculer le patronat par nos luttes et surtout surtout qu'on vienne pas nous faire la leçon. Pas à nous qui sommes tous les jours au taf, qui militons toute l'année auprès de nos collègues et pas qu'à l'approche des élections.

Alors à toutes celles et ceux qui voudraient nous imposer un vote Mélenchon au titre par exemple au hasard que ce serait le seul qui incarne et qui intègre la voix des immigrés ou des racisés comme il et elle disent et que ne pas voter Mélenchous et voter contre eux. On leur dit que les représentants autoproclamés d'une couche de la société, c'est pas forcément les défenseurs de l'ensemble des travailleurs et des travailleuses. À ceux et celles qui nous dirait que ne pas voter Mélenchon en 2027 s'est jeté 30 ans de lutte à la poubelle, on leur dit qu'on n'est pas obligé de présenter comme seule perspective aux luttes une impasse électorale et que du côté des révolutionnaires, on a une une politique à proposer dans les luttes pour les emmener au bout de leurs possibilités.

À celles et ceux qui nous disent que voter Mélenchon, c'est assumer un candidat qui s'oppose au patronat, n'oublions pas quand même qu'il va compter Fleurette au Dasso et Consort pour vanter les bienfaits d'un bon patronat français de l'armement. Et à celles et ceux qui disent que Mélenchon, il assume clairement de s'opposer aux violences policières et à soutenir le peuple palestinien. C'est sûr, la France insoumise, elle a pu assumer ses positions et pour ça nous on a toujours été solidaire contre les attaques du gouvernement et de l'extrême droite contre les militants de la France insoumise.

Mais après les positionnements, faut qu'on discute des perspectives quand même. Et les perspectives autour du droit international, excusez-moi, c'est pissé dans un violon. Ça fait maintenant 1 an que l'État palestinien, il a été reconnu.

Et quoi ? Il s'est passé quoi ça a changé ? Quoi ?

Et en ce moment là, dans les hauts lieux des cours internationales, le combat c'est de faire reconnaître le terme d'apartê de genre à partir de la situation terrible et indescriptible des femmes en Afghanistan. Mais il y a un débat là-dessus. Évidemment qu'il y a un appartê de genre.

Mais une fois que ce sera fait, on va faire quoi ? Et combien de femmes vont mourir par manque de soi en attendant ? Sous les coups de leur mari, sous les coups de leurs frères, sous les coups de la police de la pudeur.

Combien de suicide ? On pense vraiment qu'on va régler le problème de la condition des femmes en Afghanistan grâce aux instances internationales, grâce à des instances internationales mises en place par la première puissance mondiale, les États-Unis, pour leurs intérêts et qui sont eux-mêmes responsables de la prise du pouvoir des Talibans. Oui, les Talibans au pouvoir et leur régime d'oppression moyen-âgeux, c'est un sous-produit des crimes de l'impérialisme occidental.

Et ces idéologies réactionnaires, elles sont pas l'apanage des pays les plus pauvres. L'impérialisme américain, il les ramène à la maison de la périphérie vers le centre. comme avec l'interdiction de l'avortement.

Il y a que les luttes et celles des femmes en particulier des femmes travailleuses avec tous leurs appuis de leur classe qui peuvent renverser ces régimes d'appartide qui soient de genre comme en Afghanistan ou génocidaire comme en Israël. Alors, on pourra pas attendre 2027 parce que l'extrême droite, c'est dès aujourd'hui qu'amène des politiques dangereuses dans les mairies comme à l'échelle internationale et qu'elle déverse ses idées de partout. Et chaque jour où on remet la lutte contre l'extrême droite à un front par la voie électorale, bah l'extrême droite, elle gagne du terrain.

Et on la connaît l'histoire, c'est celle du NFP, c'est celle du Front républicain le plus large jusqu'à ceux qui sont en gouvernement en ce moment même et qui battent le pavé à l'extrême droite. Et puis on pourra pas attendre 2027 parce que pendant tout l'été et dès la rentrée, c'est le gouvernement auquel on fait face aujourd'hui. su de Macron Retaillot le cornu d'Armanin, suit de Macron depuis deux mandats qui a attaqué tout Azimut depuis 2022 et en réalité même depuis 2016.

Alors c'est quoi le bilan ? Bah je pense que le bilan, on peut le condenser en une expression. La France de Macron, président des patrons.

On rajoute bah dans la France de Macron, les patients meurent à l'hôpital alors qu'ils auraient pu vivre par manque de prise en charge. Dans la France de Macron, Retaillot il mène des rafles contre les travailleurs immigrés. Dans la France de Macron, le policier qui a tué Naël, il est devenu millionnaire.

Dans la France de Macron, il y avait un violeur à l'intérieur, un complice à la justice pendant que les planning familiaux il ferma. Dans la France de Macron, la retraite, elle est à 64 ans. Dans la France de Macron, quand le président il se rend dans le Var après les incendies meurtriers de cet été, c'est pour mieux défendre sa loi de programmation militaire. 36 milliards en plus pour l'armée, pour l'armée et le service national.

Parce que dans la France de Macron, l'heure elle est de préparer les esprits au potentiel guerre militaire de demain. Et parce que dans la France de Macron, il y a des conel colonel qui passent à la télé pour nous préparer à envoyer nos enfants crever au front. Dans la France de Macron, tu casses, tu répares, tu salis, tu nettoies, tu défies l'autorité, on t'apprend à la respecter.

Sauf pour les patrons, là c'est open bar bien sûr, mais dans la France de Macron, toutes ces attaques, elles sont pas passées sans résistance. Déjà cet été effectivement les salariés du SAMU social et Eléena en parlait dans une grève mais extrêmement politique pour l'amélioration des conditions de travail des écoutants, mais contre une politique aussi envers les personnes accompagnées. Alors, on fera pas la liste de toutes les luttes, les grèves, les manifestations, les mouvements nationaux qui ont éclaté, mais il y en a eu.

Peu importe qui sera aux manettes de l'État bourgeois en 2027, peu importe qui sera le serviteur du patronat en 2027, il y en aura encore et toujours des luttes. Rien qu'à la rentrée au côté des pompiers contre la politique du gouvernement qui ne nous donne pas les moyens, ne donne pas les moyens à l'ensemble des services utiles aux travailleurs et aux travailleuses de fonctionner et qu'on paye tous les jours dans notre vie quotidienne. Alors bien sûr qu'on en sera à ces mobilisations.

On en sera et on fera en sorte que dans nos entreprises le mois de septembre, ce soit celui du tous ensemble pour mieux faire entendre les problèmes de chacun. Alors pas de trêve électorale dans la lutte des classes. Tous les autres candidats, ils vont multiplier leurs promesses et avant de faire ces promesses aux travailleurs et aux travailleuses, ils vont calibrer leur programme aux attentes du MEDEF et dès la fin août au séminaire du MEDEF à Roland Garos parce que le premier débat des présidentiels, c'est bien celui du MEDF.

Alors le MDEF, on appelle pas ça un syndicat, on appelle ça un club, une secte, un clan, en fait on appelle ça une classe sociale. Et tous les candidats depuis Mélenchon jusqu'à Le Pen, ils vont y aller pour prouver qu'ils seront les mieux à même de défendre cette classe. Alors nous, on n'est pas du genre à rester en retrait et critiquer.

On est convaincu que les travailleurs et les travailleuses, ils doivent diriger la société la société et donc se mêler de tout et surtout de politique. Et en tant que militant révolutionnaire, on est tenu d'incarner cette perspective et donc d'y aller nous-même. Et vraiment, c'est une énorme fierté de porter cette candidature.

Conductrice de bus, salarié du privé, maintenant on peut le dire, du de mes 31 ans avec mes 1900 balles de salaires par mois, ni député, ni sénatrices, ni parlementaire européenne, pas une politicienne professionnelle, juste une travailleuse en fait, une militante communiste révolutionnaire qui est celles et ceux qui baisseront jamais la tête. une travailleuse, [applaudissements] une travailleuse parmi des millions qui se lèvent tous les jours pour aller faire tourner la société, à qui on fait comprendre toute leur vie que la politique c'est pas pour eux, qu'on entend jamais parler dans les médias et à qui on demande jamais leur avis, que ce soit le gouvernement ou que ce soit au travail. avec Gaë à mes côtés bien sûr que la Poste a licencié pour son activité syndicale avec le soutien du ministère du travail mais qui continue de se battre aux côté de ses collègues parce qu'il y a personne qui va nous éteindre et on portera ça y compris à l'élection ren de la République du fric. [grognement] [applaudissements] Et la première bataille, les camarades, elle est déjà entamée.

La première bataille, c'est celle d'être à la hauteur de ce défi en réussissant à avoir les 500 parrainages. Et dans cette bataille, comme dans les autres, on s'adresse aux élus qui sont les plus proches du monde du travail, ceux et celles qui sont les maires des petites communes qui sont eux et elles-mêmes des travailleurs travailleuses actifs ou retraités. Ils en bol comme tout le monde des cirques de politiciens professionnels mais par leur parrainage ils ont les moyens de déverrouiller ce que cette caste elle a verrouillé.

Parener une travailleuse de première ligne qui sera la mieux placée pour défendre les intérêts de ceux qui galèrent dans les villages comme dans les cités. Alors oui, on est des travailleurs et des travailleuses et on nira pas défendre notre programme devant le MEDF parce que notre programme c'est un programme pour les luttes, c'est un programme pour de défense des intérêt de notre classe et c'est un plan de bataille contre le patronat et l'État à leur service. C'est un programme de lutte pour l'ouverture des frontières contre les fermetures d'entreprises et pour l'interdiction des licenciements, pour les salaires des pensions qui suivent l'inflation, pour des moyens, pour les services utiles aux travailleurs et aux travailleuses, éducation, transport, santé, climat et pour le contrôle des travailleurs et des travailleuses sur les affaires des capitalistes, de l'État et de toute la vie sociale.

C'est une campagne pour le pouvoir ouvrier, pour la solidarité internationale entre exploité du monde entier et finalement pour un monde sans frontière ni patron, urgence révolution. [applaudissements] [acclamation] évolution [applaudissements] sur notre évolution [acclamation] sur [applaudissements] notre révolution sur notre [acclamation] révolution révolution [applaudissements] révolution [acclamation] [acclamation] Merci à toutes et à tous. avant de chanter l'international, quelques petites annonces quand même.

Euh c'est seulement on a parlé à la fin mais évidemment il y a beaucoup de choses à préparer pour cette rentrée. Vous vous le savez, toutes les luttes sociales bien sûr, toutes les grèves, mais aussi bah une campagne quand même. Et donc des parrainages, un militantisme au quotidien.

On a besoin de toutes les aides et de toutes les bonnes volontés. Vous avez entendu ce que j'ai entendu et vous avez sûrement envie que tout le monde puisse l'entendre, je pense. Et ça c'est possible si on a le plus d'aides et de militants et de militantes.

Donc voilà, une petite annonce rapide pour l'organisation des ROR pour le coup, c'est par rapport à l'infirmerie. Le numéro de l'infirmerie qui était affiché au bar n'est plus d'actualité. Donc les camarades afficheront leur numéro personnel tous les matins euh en fonction de quand ils sont d'astreintte.

Donc voilà, pensez à regarder le matin euh qui il faut appeler s'il y a un problème. Euh voilà, je crois que j'ai fait le [rires] tour de l'année de la terre de vous les forç de la fin la raison en son c'est l'éruption de la fin du passé. Rage nous debout debout le monde va changer de bat sommes rien soyons c'est la lutte du mal où louer demain l'international nationale sera le grand humain.

C'est la lutte pournous et demain. international sera le temps humain. [acclamation] [applaudissements] [applaudissements] [musique] [musique] 리 e [musique] Yeah.