Pouvoir d'achat : «C'est inexplicable que le gouvernement soit inerte», souligne Ségolène Royal
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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- 0:29OuverteRéponse directe
Est-ce que vous trouvez, comme M. Lecornu, que ce n'est pas aux seuls actifs de payer le vieillissement de la population ?
- 3:10RelanceRéponse partielle
Mais vous savez très bien le poids que pèsent les retraites aujourd'hui dans nos dépenses sociales. Est-ce qu'il ne faut pas quand même commencer à travailler sur ce système des retraites ?
- 5:08OuverteRéponse directe
Il y a la question du carburant, au cœur des préoccupations. Que faire face à la révolte sociale ?
- 8:32OuverteRéponse directe
C'est une bataille à mener pour vous ?
- 10:14OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous êtes allé faire dans cette galère ?
- 12:41OuverteRéponse directe
Est-ce que vous demandez un éclaircissement sur les rapports avec la France Insoumise ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:36Invité politiqueFait
« Je pense que c'est une provocation à l'égard des retraités. »
- 1:36Invité politiqueFait
« C'est déjà désindexer les retraites. »
- 1:40Invité politiqueFait
« Tout le monde voit bien que le coût de la vie augmente plus vite que la hausse des retraites. »
- 2:02Invité politiqueFait
« C'est une rupture du pacte entre la nation et ceux qui ont cotisé toute leur vie. »
- 3:02Invité politiqueChiffre
« Je rappelle que la retraite moyenne des femmes, c'est 1 200 euros. »
- 3:48Invité politiqueChiffre
« Savez-vous que si les seniors qui sont actuellement au chômage étaient en activité, le système serait quasiment équilibré ? »
- 3:55Invité politiqueChiffre
« Savez-vous que si l'égalité salariale homme-femme était réalisée, alors qu'il y a souvent dans certains secteurs plus de 40% d'inégalité salariale, en moyenne c'est 25%, d'inégalité salariale entre les hommes et les femmes, ça provoquerait immédiatement une augmentation de la cotisation. »
- 10:48Invité politiqueChiffre
« Malheureusement, il faut payer 15 euros déductibles des revenus, mais 10 euros donc pour ceux qui c'est trop cher. »
- 17:16Invité politiqueFait
« Ah oui, ce serait une douleur même. Pourtant, c'est une femme. »
- 19:13Invité politiqueFait
« Bien sûr, il faut qu'elle s'excuse et qu'elle explique aussi pourquoi elle a eu cette idée saugrenue de faire la parité dans les métiers de la petite enfance. »
- 19:47Invité politiquePromesse
« Moi, je suis favorable à l'installation de caméras de vidéosurveillance dans tous les lieux qui accueillent des publics fragiles, la petite enfance ou le grand âge comme dans les EHPAD. »
Temps de parole
- Ségolène Royal80 %
- Présentateur18 %
- ?2 %
≈ 11,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Europe 1.
La
grande interview Europe 1 C News, Laurence Ferrari.
Et
notre invitée ce matin dans la grande interview sur C News et sur Europe 1, c'est Ségolène Royal. Bonjour à vous. Bonjour. Bienvenue sur nos antennes. Sébastien Lecornu, vous le savez, cherche 30 milliards d'économies.
Il
veut mettre pour son budget 2027, il veut mettre les retraités à contribution. Désindexation des pensions, suppression de 10% de l'abattement fiscal. Pour tout ça, pour trouver quelques milliards d'euros, cela révolte les retraités. Mais est-ce que vous trouvez, comme M. Lecornu, que finalement, ce n'est pas aux seuls actifs de payer le vieillissement de la population, Ségolène Royal ?
Je
pense que c'est une provocation à l'égard des retraités. Et c'est à se demander si ce gouvernement, ce président, ne cherche pas à semer le chaos dans le pays pour reprendre la main.
Je
ne sais pas
comment.
Écoutez, entre le refus de baisser les taxes sur l'essence, l'agression qui est tous les jours sur les retraités, donc c'est une déstabilisation de la société, c'est finalement une incitation aussi à la révolte. Et on se demande pourquoi ce gouvernement incite ainsi à la révolte. Est-ce que c'est pour nous inventer une dissolution demain matin, une reprise en main, un état d'urgence ? On ne sait pas. Mais en tout cas, ce qu'ils font n'est pas responsable. Et je lance solennellement un appel à Emmanuel Macron. Je lui dis que dans la situation actuelle, continuez les provocations. Continuez aussi avec l'inertie,
c
'est-à
-dire
provocation contre les retraités. Inertie sur la baisse des taxes sur le prix de l'essence, alors que c'est possible. C'est une ancienne ministre de l'Énergie qui vous parle. C'est possible. Et en ce qui concerne les retraités, quand on leur dit on va vous désindexer, mais c'est déjà désindexer les retraites. Tout le monde voit bien que le coût de la vie augmente plus vite que la hausse des retraites. Donc c'est un mensonge de leur dire, de faire croire aux Français que les retraites augmentent en même temps que la hausse du coût de la vie. C'est faux. Ce n'est pas vrai. Surtout les prix de l'alimentation. Et deuxièmement, la retraite,
c
'est la rémunération différée d'un travail. C'est une rupture du pacte entre la nation et ceux qui ont cotisé toute leur vie ? Exactement. C'est une rupture du pacte. Et c'est une rupture du pacte entre les générations. C'est-à-dire que ce que fait ce gouvernement, en essayant de dresser les générations les unes contre les autres... Parce que les jeunes disent, ce n
'est
pas à nous de payer aussi pour ce qui se passe. Mais les retraités ont payé, ils ont cotisé. Et par ailleurs, les retraités sont les grands-parents, les arrière-grands-parents. Ils sont aussi des lieux de solidarité au sein de la famille.
Ils
aident leurs enfants, ils aident leurs petits-enfants. Et parfois même leurs parents. Et parfois même leurs parents. Donc quand vous déstabilisez cette génération des retraités, c'est toute la famille qui est déstabilisée. Donc c'est toute la solidarité intergénérationnelle qui est déstabilisée. Et c'est fait pour détourner la tension. Parce que pendant que vous vous frappez les retraités, vous ne dites rien sur les conséquences de la suppression de l'impôt de solidarité sur les grandes fortunes financières. C'est-à
-dire
que ceux qui s'enrichissent en dormant aujourd'hui sont mieux traités que ceux qui ont travaillé toute leur vie et qui ont des retraites modestes pour la plupart d'entre eux. Je rappelle que la retraite moyenne des femmes, c'est 1 200 euros. On est riche à 1 200 euros
? Il faut arrêter
ça. Il faut arrêter.
Mais vous savez très bien le poids que pèsent les retraites aujourd'hui dans nos dépenses sociales.
C
'est près de 400 milliards d'euros. Est-ce qu'il ne faut pas quand même commencer à travailler sur ce système des retraites et peut-être le modifier, faire en sorte qu'on travaille peut-être un peu plus longtemps, Ségolène Royal ?
Avant de faire peur aux retraités, d'abord travailler plus longtemps à la carte. Ceux qui se sentent en bonne santé doivent pouvoir continuer. La retraite couperait. D'abord, le mot même est très choquant. Ceux qui peuvent travailler plus longtemps...
Donc vous n'êtes
pas d'accord avec le Parti Socialiste qui veut un âge fixe ? Moi, je pense qu'il faut une retraite à la carte,
c
'est-à-dire travailler plus longtemps, si on peut travailler plus longtemps. En revanche,
il
faut regarder du côté des recettes. Savez-vous que si les seniors qui sont actuellement au chômage étaient en activité, le système serait quasiment équilibré ? Savez-vous que si l'égalité salariale homme-femme était réalisée, alors qu'il y a souvent dans certains secteurs plus de 40% d'inégalité salariale, en moyenne c'est 25%, d'inégalité salariale entre les hommes et les femmes, ça provoquerait immédiatement une augmentation de la cotisation. Donc, avant de frapper les retraités, de les menacer, de leur faire peur, de déstabiliser leur vie, parce que ça fait de la déprise économique, ça détruit de la valeur économique de faire peur aux retraités. Pourquoi ? Ça détruit la confiance.
Ça détruit la confiance, ça fait baisser la consommation, ça fait baisser les actions de solidarité intergénération, donc ça détruit de l'économie.
Oui,
dans la situation dans laquelle on est, on n'a pas le droit de détruire de l'économie en fragilisant tous les acteurs, tous les citoyens. Les retraités, ils ne sont peut-être plus au travail, mais ils sont consommateurs. Donc, faisons attention à cette approche à la fois cruelle, il faut le dire, cruelle, irresponsable et violente, qui s'abat aujourd'hui sur les retraités. Vous parlez d
'Emmanuel Macron et de son gouvernement, vous dites qu'il souhaite le chaos. Il y a la question du carburant, évidemment, au cœur de toutes les préoccupations. On n'est pas loin d'un mouvement de révolte sociale. Là, ce matin,
il
y a des marins-pêcheurs, des dizaines de marins-pêcheurs qui bloquent le dépôt pétrolier de fosses sur mer. Ils disent qu
'on
n'en peut plus, en fait. L'essence est beaucoup trop chère, le gasoil en l'occurrence. Il faut que le gouvernement fasse un geste. Pour l'instant, c'est non, parce qu'il n
'y a
pas d'argent dans les caisses, nous dit-on.
Ce
qui est incompréhensible,
c
'est que ce geste ne soit pas fait. Il a été fait dans les pays voisins. Il a
été
fait en Italie, il a été fait en Espagne. Pourquoi est-ce que le gouvernement bloque ? Là aussi, je pense que c'est parce qu'il joue la carte du chaos. Et pourquoi est-ce qu'il y a une montée des violences ? C'est parce qu'il y a des faillites. Toutes les professions que vous venez de citer à l'instant sont en faillite. Donc, on a un gouvernement qui regarde, comme ça, inerte, les faillites se faire, la violence montée. Pourquoi
? Il
faut avoir une réponse. Pour quelles raisons ce gouvernement est inerte ? Une fois de plus, je répète, je pense qu'il joue le chaos. Donc, il faut faire attention. Moi, je vais dire aux gens qui ont envie de se mobiliser aujourd'hui et qui perdent de l'argent parce qu'il faut se déplacer sur les ronds-points, il faut me poser des jours de congés, etc. Je leur dis, dans huit mois, il y
a
une élection. Dans huit mois, il y
a
une élection. Et nous avons la responsabilité d'être plus responsables que ce gouvernement irresponsable. Parce que, si j'étais en responsabilité, si j'étais à la place d'Emmanuel
Macron, où feriez
-vous ? Premièrement, je supprime la taxe de 15 centimes qui a été mise subrepticement, comme ça, sur le prix de l'essence.
Certificat d'économie d'énergie.
Certificat d'économie d'énergie. On sait en plus que c'est une taxe qui est fraudée, qui est mal utilisée. Il y
a
une opacité sur l'utilisation de cet argent. Donc, il faut supprimer immédiatement cette taxe. Et ça ne ramène pas le prix à 1,70 comme vous le souhaitez. Non, mais ensuite, il y a la TVA. Et puis, la taxe sur l'énergie, qu'on peut aussi baisser. L'ancienne TIPP. Et donc, sachant qu'en plus, il y a de la TVA sur la TIPP. C'est-à
-dire,
nous avons un impôt sur l'impôt. Donc, ce qu'il faut, c'est aussi négocier rapidement au niveau européen. Il faudrait aussi que l'Europe soit quand même beaucoup plus mobile quand il y a des crises pour que l'on puisse baisser ses taxes également pour ramener et ensuite jouer.
C'est
bloqué par ces règles européennes, vous le savez. À
moitié bloqué.
Mais il y a toujours un espace quand on veut, vous savez. Quand on veut, on peut. Et dans la mesure où tous les pays européens sont confrontés à la même situation et pourquoi les Espagnols ont réussi à baisser leurs taxes. Ça prouve qu'il y
a
quand même un espace d'action pour baisser les taxes. Je pense que le bon prix du litre d'essence, qui est déjà plus élevé que celui qui avait suscité la révolte des Gilets jaunes, c'est 1,70. Et pour arriver à 1,70, c'est possible par la baisse des taxes, comme je viens de le dire, et par la négociation, c'est là où on a besoin de l'échelon européen aussi, par la négociation sur les marges du raffinage. Parce que ce qu'il faut bien comprendre, c'est un truc tout simple, c'est que quand le prix du baril augmente, le prix du ce qu'on appelle le Brent augmente, il a augmenté de 30% ce prix du baril à cause des guerres, à cause de la spéculation en particulier sur l'essence.
Car dès qu'une guerre est annoncée, il y a de la spéculation sur le prix de l'essence. Et ensuite, les marges de raffinage, de distribution, de transports sont prises en pourcentage. Donc vous voyez, quand ça augmente de 2 euros, le pourcentage augmente, donc la marge augmente. Donc il faut bloquer cette marge pour qu'elle n'augmente pas au prorata de l'augmentation du prix du brut. Et ça, c'est possible à faire si tous les raffineurs européens sont sommés de faire en sorte de ne plus à leur tour spéculer sur la hausse du prix de l'essence. Et là, si on fait cela, et c'est rapide, ça peut être rapide, et là, c'est la volonté politique. Vous
voyez,
c'est ça la politique.
C'est d'être capable de réagir à des urgences
pour ramener, je le répète, le prix de l'essence à 1,66
euro. De
nombreux candidats à Ségolène Royal proposent des baisses de taxes, notamment Marine Le Pen. Elle propose une baisse des taxes sur le carburant, une TVA à 0 sur 100 produits de première nécessité. Elle fait du logement une de ses priorités. Elle mène la bataille sur le pouvoir d'achat. C'est la bonne bataille à mener pour vous ? C'est une bataille, bien sûr. Je la mène aussi, bien sûr.
Elle a
raison sur les solutions qu'elle propose ? Je ne
vais
pas dire qu'elle a raison, parce que je ne
vais
pas lui donner à satisfaire. Elle
n'a
pas raison sur plein d'autres choses, donc je ne voudrais pas que mes propos après soient mal placés.
Mais bien sûr,
c'est évident. Regardez, vous voyez les retraités hier,
c
'était touchant d'ailleurs. Ils interpellent des ministres au pouvoir qui disaient « Mais avant, on était heureux en France. » Vous vous rendez compte ? Des retraités qui avaient 900 000 euros de retraite et qui disaient ça, c'était poignant d'ailleurs. Mais avant, ils ne comprenaient pas.
Ils
disaient «
Mais
avant, on était heureux en France. Mais qu'est-ce qui est en train de se passer ? » Vous voyez ? Et face à ça, je le rappelle, il y
a
un président, un gouvernement inerte. C'est inexplicable que ce gouvernement soit inerte. Donc là, il faut que le Parlement se bouge aussi. Car de quel droit est-ce que c'est un pouvoir exécutif qui décide tout seul qu'il n
'y
aura pas de baisse des taxes sur l'essence ? De quel droit ? Ou
il n'y a pas de
majorité au Parlement ? Mais pour un sujet comme cela, comme celui-ci, c'est au-delà des clivages politiques. Il faut que le Parlement impose au gouvernement la baisse des taxes sur l'essence. Ça me paraît tellement évident. Et en plus, ça rehausserait l'image du Parlement. De quel droit est-ce qu'un pouvoir exécutif décide de ça tout seul ? C'est extravagant. Que la représentation nationale ne puisse pas dire son mot sur la baisse des taxes sur le prix de l'essence. C'est extravagant. C'est un dysfonctionnement démocratique
invraisemblable.
Alors, Ségolène Royal, vous êtes aussi candidat à la primaire de la gauche, le Parti Socialiste. Qu'est-ce que vous êtes allé faire dans cette galère ? Vous connaissez les primaires. Vous avez vécu celle de 2006 qui vous a permis d'être candidate et au second tour de l'élection présidentielle, celle de 2011. On se rappelle de votre émotion à la sortie de la primaire. Vous savez bien que c'est une machine à perdre pour vous, la primaire. Pourquoi y être allée ?
Ce n
'est
pas facile, c'est vrai. On ne sait pas ce que ça va donner.
Les éléphants, ils ne vous ont
jamais fait de cadeau. C'est vrai. Madame Royal,
vous croyez qu'ils vont vous en faire là ? Vous voyez que tout n
'est
pas verrouillé d'avance
?
C'est possible.
Que tout est déjà joué entre M. Farah et M. Glucksmann ?
C
'est possible, c'est possible. Alors pourquoi ? Parce que je fais toujours confiance aux électeurs et je leur dis venez voter. Voilà. Malheureusement, il faut payer 15 euros déductibles des revenus, mais 10 euros donc pour ceux qui c'est trop cher. Ça a été verrouillé on ne serait-ce que par le prix. Ça c'est sûr. Ce n
'est
pas moi qui ai mis ce prix. Je voulais que ça soit 4 euros. Maintenant c'est là. 15 euros, oui. Et donc c'est Raphaël Glucksmann qui a voulu ça pour verrouiller le vote. Mais je dis aux gens que ce n
'est
pas grave. Surmonter ça. Surmonter. Venez voter aux primaires. Tout le monde peut voter. Sur son téléphone. En plus,
c
'est plus facile que de se rendre dans les urnes. Il n
'y a
pas de dépense d'essence pour se déplacer. Et donc venez voter. Venez choisir parce que c'est important ce qui va se passer. C
'est important.
Et puis si vous voulez, par rapport à votre question, par rapport à ce que vous... ce que l'on vient d'écrire par rapport à ce déclin, par rapport à ce qui se passe, ce que l'on prépare pour les nouvelles générations, je considère, comme je l'ai écrit dans mon dernier livre, que la responsabilité politique c'est de rendre un pays en meilleur état que celui qu'on a reçu. Vous vous rendez compte ? En meilleur état. On y est en meilleur état ? Mais non. Tout se déglingue. Et moi qui ai l'expérience du fonctionnement de l'État, je vais vous dire que je remettrai de l'ordre juste dans l'État. Et
que l
'État fonctionnera. Il fonctionnera de façon démocratique et collégiale. mais il fonctionnera de façon ordonnée. Il y a des candidats
socialistes
comme Karim Boimran, comme d'autres qui ont refusé de participer à cette primaire, encore une fois, à Ségolène Rien. Il
y
a aussi François Hollande qui est en embuscade. Est-ce que tout ça n'est pas cousu de fil blanc en réalité
? Déjà, tous ceux qui ne participent pas à la primaire devraient s'abstenir de critiquer la primaire. Parce que ça devient... Vous leur dites taisez-vous ce matin. Taisez-vous. Taisez-vous. Respectez-nous. Si vous n'êtes pas dans la primaire, vous avez espéré taisez-vous. Attendez le résultat de la primaire. Faites-vous discret et respectez-nous. Très bien. Voilà. Le message est adressé ce matin. Le message est adressé.
Est-ce que, sur la ligne notamment d'Olivier Faure, vous demandez un éclaircissement sur les rapports avec la France Insoumise ? Parce que, voilà, il dit, avec la France Insoumise, on partage 80% de nos votes. On n'exclut pas d'accord. Les électeurs de gauche ne sont pas irréconciliables. Qu'est-ce que vous dites, vous, Ségolène Royal ? Je
dis que les électeurs, ce sont eux qui maîtrisent le résultat des élections. Moi, je n'ai jamais, comment dirais-je, diabolisé ni l'ERN ni d'autres partis politiques. Parce que les électeurs, s'ils votent dans ces partis, soit ceux qui sont critiqués, soit l'extrême droite, c'est parce qu'ils ont des raisons de le faire. Et donc, ceux qui sont aux responsabilités doivent s'interroger sur les raisons pour lesquelles, en effet, il y a ces votes. Et donc, je verrai. Moi, je n'anticipe pas. Je ne fais pas de théorie. Je ne fais pas d'accord d'appareil. Je vais voir ce qui se passe dans le vote de la primaire.
À la fête
de l'humanité, Ségolène Royal, tout le monde déteste les socialistes que scandent les militants et les filles. Tout le monde déteste les socialistes. Pas tous. Pas tous les socialistes. Non, non, mais c'était les chants qu'on entendait. Oui. Ça, ça vous va, ça ?
C'est pas grave. C'est pas grave. En revanche, il y a socialistes et socialistes, si vous voulez. Parce que maintenant, il
y
a des socialistes qui veulent faire alliance avec la droite tout de suite avant même la fin des primaires. Ça, ça ne va pas. Mais peu importe. Je veux dire la ligne politique, ma ligne politique,
c
'est d'abord, c'est à l'être émuterandienne, pardon, d'avoir recours à ces anciens temps. Mais c'est d'abord l'union de la gauche. C'est d'abord l'union... C'est d'abord
l'union... À
LFI, à Jean-Luc
Mélenchon ? Non,
parce qu'LFI ne veut pas d'union, de toute façon. Donc c'est d'abord l'union de la gauche de ceux qui peuvent faire l'union. Vous voyez ? Mais par les électeurs. Par les électeurs. Et ensuite, les appareils politiques suivront. Mais c'est les électeurs prioritairement qui doivent venir voter. C'est pour ça que les électeurs écologistes doivent aussi venir me soutenir dans cette primaire. Mais pour vous... Parce que l'alliance avec les écologistes, elle est évidente pour moi compte tenu de mon engagement sur
ce sujet
-là et d'ancienne présidente de la COP21. Donc je le dis aussi, venez, tous ceux qui ont une sensibilité qui se retrouvent dans ce que je peux défendre, venez aux primaires même si vous n'êtes pas socialiste. Donc vous dites que vous
voulez rassembler la gauche jusqu'à atterrer les électeurs de Jean-Luc Mélenchon pour entendre ce que lui, les idées qu'il porte, ce qu'il développe à travers ses militants, il ne représente pas un danger pour la République selon
vous ?
Écoutez, les partis sont représentés au Parlement. Donc, les partis politiques sont représentés au Parlement. Maintenant, on peut tenir un discours idéologique politique tel que celui que vous tenez. Ce n
'est
pas mon discours politique, je vous l'ai dit. Moi, je respecte l'expression du suffrage universel, quels que soient les partis auxquels appartiennent les militants. Et par ailleurs, la question, c'est de savoir
qu
'est-ce qu'on veut pour la France de demain ? Comment est-ce qu'on redresse le pays ? Avec quelle stratégie politique ? Et surtout, avec quel mode de gouvernance ? Je pense qu'il faut un changement profond, radical, dans le mode de gouvernance. non pas des mesures, etc., pour bousculer les gens, mais un changement radical dans la fonction, dans la forme d'exercice du pouvoir. C'est pour ça que je parle de la France paisible, de la France en paix, parce que secouer sans arrêt les gens, brutaliser, faire le bruit et la fureur, vociférer, ça n'est pas ma façon de faire de la politique.
Et donc, par conséquent, il y a cette forme d'exercice du pouvoir, j'entends l'habiter pleinement, si un jour, on me confie ces responsabilités-là, avec de la sobriété, avec de l'apaisement, mais avec de la radicalité sur la façon dont on peut répondre aux problèmes pour redresser la France et pour
stopper ce déclin.
Si je
comprends bien ce que vous nous dites, Ségolène Royal,
c
'est qu'entre RN et LFI, vous ne choisissez pas. Vous refusez de choisir. Si c'était
le choix, de choisir. Je
m'adresserai aux électeurs, à tous les électeurs, y compris les électeurs de ces deux mouvements. Non,
mais
si
le
second tour, c'est RN et LFI, vous ne choisissez pas. Le second tour de la présidentielle. Mais attendons d'y être. Vous ne m'entendrez jamais ni composer un gouvernement, comme j'entends certains, ce qui est aberrant, ni parler du second tour. Parce que, étape par étape, il
faut
déjà que je gagne la primaire. Vous savez, je resseme les petits cailloux. Si vous la perdez, vous vous rangez derrière Olivier Faure. Je verrai. Je ne
vais
pas anticiper. Vous savez, c'est comme un sportif de haut niveau. J'entame une course de fond. Donc,
je
ne
vais
pas m'occuper de ce qui se passe chez les autres. Je suis dans mon couloir. Et je vous donne rendez-vous à Lefortville pour la première grande réunion publique le 22 septembre de la semaine prochaine.
Si Marine Le Pen était
la première femme à accéder à l'Élysée, en quoi ce serait une défaite pour la féministe que vous êtes
? Ah
oui, ce serait une douleur même. Pourtant, c'est une femme. Oui, mais ça ne suffit pas. Je
n'ai jamais réduit
une responsable politique à son genre, si vous voulez. Et en même temps,
j'aurais
voulu être la première femme présidente.
J
'aurais pu l'être, d'ailleurs. Et c'est pour ça aussi, peut-être d'une certaine façon, que je me suis engagée là. Je me suis engagée par rapport à l'état du pays, par rapport au sujet d'actualité concernant la crise climatique, le déclin du pouvoir d'achat et les maltraitances sur les enfants. Parce que vous avez en face de vous la seule, vous m'entendez, la seule responsable politique qui mettra fin à ce scandale. Du périscolaire. Zéro de toutes les maltraitances le périscolaire et de toutes les maltraitances notamment sexuelles sur les enfants.
Vous avez la seule qui aura la force politique, l'expérience politique parce que je l'ai faite dans mes responsabilités ministérielles et la volonté politique parce que je considère que c'est un sujet politique majeur. Une nation qui n'est pas capable de protéger ses enfants ne mérite même pas le nom de nation.
Vous
m'entendez
?
C'est Colène Royal.
Ce
matin, justement, Anne Hidalgo est auditionnée par le Sénat à propos de ses violences sexuelles dans le périscolaire. Elle était la semaine dernière en interview. Elle est décalée aux côtés des parents. Il n
'y a
pas eu d'excuses. Est-ce que c'est l'heure des explications ? Est-ce que chacun doit rendre des comptes sur ce qui s'est passé et arrêter de dire qu
'on
n'y est pour rien ? C'est insupportable pour les parents et leurs enfants.
Bien sûr. Ils ont été tenus dans le silence, dans l'indifférence. C'est terrible quand vous avez un enfant mal traité.
Vous avez des responsabilités à la mairie de Paris ?
Évidemment, il y
a
des responsabilités à la mairie de Paris.
Et
c'est l'objectif de ces auditions. Cela dit, je voudrais moins saluer le travail d'Emmanuel Grégoire qui aujourd'hui recueille... Qui était en
charge
de ses dossiers. Non,
mais ce n'est pas ça. Mais en tant que maire, il n'était
pas maire. Mais maintenant, il
a ce
fardeau à porter. Je lui adresse tous mes encouragements pour extirper, en effet, ses comportements du périscolaire. Mais
vous en avez une autre
chose d'Anne Hidalgo
?
Je ne sais pas. Elle n'est pas encore auditionnée. Bien sûr, il faut qu'elle s'excuse et qu'elle explique aussi pourquoi elle a eu cette idée saugrenue de faire la parité dans les métiers de la petite enfance. Donc, ça veut dire que des femmes compétentes, vous m'entendez, ont été écartées au profit d'hommes sans référence, sans formation, sans responsabilité, sans rien. Donc, il y
a
eu un réseau, manifestement. Il y
a
eu un réseau de pédocriminels qui s'est installé et des alertes qui n'ont pas été entendues. Et donc, il faut que toute la clarté soit faite pour que, justement, il y ait des décisions soient prises pour que ça ne recommence jamais.
Et
en particulier, moi, je suis favorable à l'installation de caméras de vidéosurveillance dans tous les lieux qui accueillent des publics fragiles, la petite enfance ou le grand âge comme dans les EHPAD.
Merci
beaucoup, Cégolène Royal, candidate à la primaire socialiste. Vous étiez notre invitée ce matin sur CNews et sur Europe 1. Bonne journée à vous. Merci, Cégolène Royal. Merci, Laurence Ferrari. Dans un instant, vos signatures européennes du mardi, Eugénie Bastier, Emmanuel Ducrot et Nicolas Carreau.
A
tout de suite.
Ségolène Royal