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Interviewi24NEWS Français· 8 juin 2026 7 minComplaisantActualité / polémiqueEurope & internationalInstitutions & électionsSolidarités & famille

Jérôme Guedj en Israël : « Il faut rétablir le courage de la nuance »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    De quoi était-il question lors du webinaire sur Israël-Palestine ?

  • 2:03OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'elle existe encore cette gauche qui a le courage de la nuance ?

  • 2:40OuverteRéponse directe

    Vous dites être sioniste et pro-palestinien, est-ce que cela vous a valu des critiques ?

  • 3:22OuverteRéponse directe

    Est-ce que c'est difficile de porter ce message en France après votre déplacement ?

  • 4:45OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous regrettez vos alliances passées avec Jean-Luc Mélenchon ?

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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Et en parlant de la France, il a choisi Israël et les territoires palestiniens pour effectuer son tout premier déplacement officiel. Ici en tant que candidat à l'élection présidentielle française, le député socialiste de Lesson, Jérôme Gadge, se penche sur ce dossier si épineux du conflit israélo-palestinien. Un sujet hautement clivant d'ailleurs pour la gauche française ces derniers temps. Il est notre invité ce soir. Bonsoir et merci. Bienvenue à vous Jérôme Gade. Merci d'avoir accepté notre invitation. Alors, vous avez participé m'a-on dit hier soir, un séminaire, un webinaire Israël Palestine fracture dans la gauche française. De quoi était-il question ? Il était question de ce qui a en partie motivé mon déplacement ici parce que évidemment la situation d'Israël, du

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Moyen-Orient, des territoire palestinien de la Palestine est un sujet régalien essentiel pour le futur président de la République. Il aura à le traiter. J'étais la semaine dernière en Finlande et en Estonie sur une autre problématique essentielle qui est la sécurité face aux Russes et la mobilisation des forces de l'OTAN. Donc ça c'est un sujet de compétence présidentielle mais pour être honnête c'est aussi un sujet qui fracture euh la gauche et moi je veux incarner une gauche républicaine une gauche digne et une gauche crédible là où malheureusement une partie de la gauche s'est abîmée dans une fuite en avant qui ne cherche plus euh à construire des solutions de paix, des solutions constructives qui cherche plus à construire le nécessaire compromis mais qui veut opter pour des positions

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campistes. Voilà, moi je suis fidèle à la position de la gauche française, celle que François Mitteran a défendu à la Kné en 1982 qui est celle de la solution à deux États. Je sais que c'est compliqué, je sais que ça se fera pas demain matin, mais il faut offrir cette perspective parce que sans perspective raisonnable, alors la résignation, l'abandon, le désarroi et la colère vont prendre le dessus. Et dans le webinaire que qui a été organisé par l'association Shalom Salam Jafa euh l'idée était de pouvoir échanger avec des représentants de la gauche israélienne. Il y avait Shana Orlic euh avec d'autres représentants de la gauche française euh avec la sociologue franco-israélienne Evailou justement sur d'où vient cette ligne de fracture et et je pense que il

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faut rétablir ce que moi j'appelle le courage de la nuance. ne pas céder aux passions tristes et aux pulsions les plus réductrices et essayer de faire le paris de l'intelligence. Encore une fois, même si c'est compliqué, même si c'est dur. Et c'est le sens de mon déplacement pendant toute cette semaine en Israël et en Palestine. Je le sais en le disant ici que c'est parfois des positions qui sont pas comprises, y compris celles de la France, mais je pense qu'il faut faire entendre cette voix singulière. Alors justement, est-ce qu'elle existe encore aujourd'hui cette gauche qui a le courage de la nuance ? Comme vous dites, on a vu le meeting entre autres samedi de Jean-Luc Mélenchon, ambiance assez particulière. Il a notamment dédié son meeting au peuple palestinien. Est-ce que si vous

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aviez été présent, voilà on voit les images, vous auriez pu être hué, insulté alors que vous défendez cet équilibre ? Vous dites, vous êtes sioniste et pro palalestinien. C'est un petit peu la quadrature du cercle. J'aurais probablement été sifflé dans ce meeting là comme je l'ai été dans certains rasmeland de la gauche parce que la position de nuance que je veux incarner m'a valu à certains endroit d'être traité de salle sioniste dégage comme à d'autres endroits de salle gauchiste. Tu ne défends pas assez Israël. J'essaie encore une fois d'avoir cette position la plus équilibrée et la plus responsable. Jean-Luc Malanchon a dédié son meeting au au Palestiniens. Moi, je l'aurais dédié à la paix. Voilà. parce que on peut pas construire l'un euh on peut pas construire l'une sans associer

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l'ensemble des protagonistes. Et donc il faut nécessairement sortir de cette logique de stigmatisation de euh de de de dénigrement euh systématique d'Israël. Je suis je le dis et c'est aussi le sens de mon déplacement opposé à la politique menée par Benjamin Netaniaou. Ça ne me fait pas que des amis en Israël mais c'est le débat démocratique. Il y a des Israéliens qui sont pour Netaniaou et d'autres qui sont contre. Mais moi, je ne confonds pas mon opposition résolue radicale au gouvernement de Benjamin Netanou, au soutien qu'il faut apporter, au droit à la sécurité d'Israël. Ce matin, comme beaucoup d'Israéliens, j'ai été réveillé par les alarmes et j'ai passé une partie de la matinée dans le méclat à Telvive. Et donc le droit à la sécurité d'Israël, ce n'est pas négociable. Mais comme

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beaucoup de grands hommes d'État israélien, je pense que la sécurité d'Israël passera immanquablement par la reconnaissance du droit à l'eau de détermation des Palestiniens. C'est un chemin compliqué. Il faut faire entendre cette voix. Il y a besoin de maintenir cette bougie allumée parce que sinon, moi j'entends beaucoup y compris chez des amis israéliens et chez des amis de gauche de la gauche israélienne un sentiment d'abandon, de désarrois, de résignation et il faut tordre le coup à cela. Et en deux mots, sans insister là-dessus, mais avec le recul, vous regrettez ces alliances passées avec Jean-Luc Mélenchon, avec les insoumis ? Écoutez, je l'ai faite en 2022. Je l'ai faite en 2022 et j'ai été le premier à la contester dès le 8 octobre, au lendemain du 7 octobre et après les

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déclarations de la France insoumise, j'ai dit la NUPES c'est fini. Et la dissolution qui a suivi en juillet 2024, j'ai je suis un des rares socialistes à avoir fait ce choix. J'ai refusé d'être candidat sous l'étiquette du nouveau fond populaire. J'ai pris un risque, j'ai eu une candidature face à moi. Donc j'ai j'ai fait un choix à un moment donné, c'était une erreur, je le reconnais. Et aujourd'hui, je me bats par-dessus tout en France pour que la gauche républicaine soit incarnée justement par ce que je porte, ce que d'autres le portent aussi, Raphaël Luxman ou d'autres. Parce que si cet espace n'est pas vivant, alors on se retrouvera avec un deuxième tour entre l'extrême droite et Jean-Luc Mélenchon. Et comme je combats aussi prioritairement l'extrême droite en

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France, je ne veux pas que ce tapis rouge leur soit déroulé. Alors, mais si on veut un petit peu les esprits en France, quand on voit à quel point Israël est diabolisé aujourd'hui, est-ce que c'est difficile de revenir d'Israël de dire en France bah voilà, j'ai visité un pays, c'est pas la partide. On voit qu'il y a des députés arabes à la Cnéette qui sont d'ailleurs certains ouvertement antisionnistes. On voit qu'il y a des médecins, des pharmaciens, des avocats, des juges qui sont arabes en Israël. Est-ce que c'est difficile de porter ce message aujourd'hui ? En tous les cas, c'est celui que je veux porter. Je vais dire cela à chaque fois que je reviens de la même manière que je vais dire ce que j'ai vu cet après-midi. J'étais en 6 Jordanie au sud d'ébron et

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franchement le harcèlement de colons israélien, la complaisance de l'armée et de la police qui ne protège pas des paysans palestiniens. Et donc la colonisation en 6 Jordanie, c'est l'adversaire premier de la solution pacifique que j'appelle de mes vœux. Donc c'est ça la position équilibrée que je veux avoir qui est de dire qui est de dire Israël n'est pas l'état nazifié que certains veulent décrire et qu'il a le droit à sa sécurité et le droit à son existence. Et par contre on ne peut pas avoir cette fuite en avant sécuritaire, ce refus parfois cette déshumanisation, cette invisibilisation du sort des Palestiniens parce que il en va à la fois de l'âme d'Israël et il en va de sa propre sécurité. H merci beaucoup d'être venu sur notre plateau et bonne

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chance dans cette course à l'Élysée qui ne fait que commencer