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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 18 novembre 2025 39 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Julien Odoul : "Alain Souchon est déconnecté du réel !" (BFMTV)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 36 %Attaque 48 %Défensif 16 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:39OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous lui répondez à Alain Souchon ? Est-ce que déjà ça vous a surpris ces mots d'Alain Souchon ?

  • 2:53OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous êtes d'accord pour dire que vous n'êtes pas encore considéré tout à fait comme un parti comme les autres ?

  • 4:05RelanceRéponse directe

    Vous avez du mal encore à nouer des alliances ?

  • 5:01RelanceRéponse directe

    Ce que je veux dire par là, c'est que vous restez isolés. Vous restez isolés, vous pesez, c'est clair et net, et on le voit dans les sondages, vous êtes loin devant tout le monde, 20 points devant les autres partis d'opposition, mais vous restez isolés sur le spectre politique.

  • 6:30OuverteRéponse directe

    Pour autant, est-ce que pour autant, le RN est allé jusqu'au bout de cette mission de dédiabolisation qui se sont fixées ?

  • 7:34OuverteRéponse directe

    Est-ce que votre tendance politique a intérêt ou a l'envie d'investir le terrain culturel dans les universités, dans l'art, dans la musique, etc., et d'essayer de développer cette bataille culturelle qui précède, je le pense, la victoire politique ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:46Invité politiqueFait
    « Vous savez, au RN, nous sommes malheureusement habitués aux insultes, aux injures, aux dénigrements permanents, que ce soit vis-à-vis de nos élus, de nos électeurs. »
  • 1:42Invité politiqueFait
    « Il n'y a qu'un malheur pour ce triste personnage, c'est qu'il y a de plus en plus d'électeurs du RN et qui ne supportent plus d'être insultés, infantilisés, injuriés par ce genre de personnes déconnectées du réel parce que M. Souchon est un millionnaire dans un ghetto de riches qui ne connaît aucune des souffrances et des difficultés de la majorité de nos concitoyens. »
  • 2:24Invité politiqueFait
    « Je précise pour M. Souchon que ce sont les alliés du Rassemblement National qui dirigent en Suisse, avec une politique de priorité nationale, avec le contrôle des frontières, attention, et le contrôle des frontières en Suisse. »
  • 3:24Invité politiqueFait
    « Oui, et nous revendiquons de ne pas être un parti comme les autres, c'est-à-dire de ne pas avoir un bilan épouvantable d'un point de vue économique, de ne pas être pour l'ouverture totale des frontières, de ne pas être pour le vivre-ensemble absolu, de ne pas être pour la soumission de notre pays à l'Union européenne ou à la mondialisation malheureuse. »
  • 5:24Invité politiqueFait
    « Non, mais il n'y a pas plus d'une centaine de candidats RN, il y a eu quelques candidats, effectivement, qui ont eu des propos et qui nous avons sanctionnés immédiatement, comme dans tous les partis politiques. »
  • 5:40Invité politiqueFait
    « La seule différence entre nous et eux, c'est que eux, ils sont promus, même quand ils sont triple fichés, ils deviennent députés. Nous, quand ils ont des propos contraires à nos statuts, à notre ligne, à nos valeurs, ils sont immédiatement exclus. »
  • 11:52Invité politiqueFait
    « On est les premiers à reconnaître des erreurs. D'ailleurs, vous remarquez qu'au Rassemblement national, je ne veux pas dire qu'on est meilleur que tout le monde, évidemment, mais on reconnaît quand on fait des erreurs. »
  • 13:20Invité politiquePromesse
    « Aujourd'hui, on a travaillé pour avoir la meilleure équipe de France possible avec les meilleurs profils pour les prochaines législatives. »
  • 22:28Invité politiqueChiffre
    « Moi, ce que je vois, c'est les intentions de vote qui sont plutôt à 35%. »
  • 22:43Invité politiqueFait
    « Dans les idées, nous avons gagné la bataille des idées. Il nous reste à gagner la bataille électorale. »
  • 26:54Invité politiqueFait
    « C'est un système progressif qui est juste. C'est-à-dire qu'on a commencé à travailler à partir de 20 ans. À partir de 42 annuités, on peut partir à la retraite à taux plein. »
  • 28:45Invité politiqueFait
    « Qu'il y ait des profils qui apparaissent dans les 18 prochains mois, c'est tout à fait possible. »
  • 29:01Invité politiqueFait
    « la marque Rassemblement National qui signifie tellement, qui est tellement ancrée à la fois dans la tête mais surtout dans le cœur de beaucoup de Français »
  • 29:25Invité politiqueFait
    « le Rassemblement National sera très clairement évidemment le favori parce qu'il incarne aujourd'hui le seul parti de rupture et le seul parti de rupture républicaine »
  • 33:54Invité politiqueFait
    « il n'y a ni enrichissement personnel, ni emploi fictif dans toute cette affaire »
  • 34:29Invité politiqueFait
    « ce qui change surtout, c'est la juridiction »
  • 38:07Invité politiqueFait
    « Ils se moquent de la situation économique. Ils sont obsédés par leur siège et ils sont obsédés par l'arrivée du RN au pouvoir »

Temps de parole

  • Julien Odoul51 %
  • Présentateur18 %
  • Invité12 %
  • Invité 27 %
  • Invité 34 %
  • Invité 43 %

2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Julien Oudou, bienvenue sur ce plateau, député Rassemblement National de Lyon. On voulait d'abord vous faire réagir aux propos d'Alain Souchon. Vous avez dû les voir passer. Alain Souchon qui dit « Ne pas croire les Français assez cons pour élire un président issu du RN ». Plus précisément, voilà ce qu'il dit. Si jamais... Alors je vais dire précisément ce qu'il dit. « On ne sera jamais dans un pays dirigé par le RN ». Par contre, il monte, il fait peur, tout le monde en parle, ça fait des frissons. Et il ajoute « Je ne crois pas que les Français soient assez cons pour élire quelqu'un du RN pour diriger. Si jamais ça arrivait, on irait en Suisse ».

Qu'est-ce que vous lui répondez à Alain Souchon ? Est-ce que déjà ça vous a surpris ces mots d'Alain Souchon ?

0:46
Julien Odoul

Vous savez, au RN, nous sommes malheureusement habitués aux insultes, aux injures, aux dénigrements permanents, que ce soit vis-à-vis de nos élus, de nos électeurs. Et ça fait des années que des générations d'électeurs du RN et du RN sont mis ouvertement, facilement, honteusement, par ce petit milieu et ce petit conglomérat de bobos bien-pensants, sont mis au banc de la société. Alors c'est vrai que c'était très tendance de nous traiter de fachos, de nous traiter d'abrutis, de nous traiter de cons comme M. Souchon.

Il n'y a qu'un malheur pour ce triste personnage, c'est qu'il y a de plus en plus d'électeurs du RN et qui ne supportent plus d'être insultés, infantilisés, injuriés par ce genre de personnes déconnectées du réel parce que M. Souchon est un millionnaire dans un ghetto de riches qui ne connaît aucune des souffrances et des difficultés de la majorité de nos concitoyens, qui se permet de donner les leçons de démocratie comme s'il avait évidemment au bout du doigt la vérité et la pureté, alors qu'il se barre en Suisse, M. Souchon. Et il va voir comment ça se passe en Suisse, qu'il se barre en Suisse.

D'ailleurs je remarque pourquoi en Suisse, c'est assez curieux, pourquoi pas au Venezuela, pourquoi pas en Corée du Nord, pourquoi pas dans d'autres pays, pourquoi en Suisse, c'est très curieux. Je précise pour M. Souchon que ce sont les alliés du Rassemblement National qui dirigent en Suisse, avec une politique de priorité nationale, avec le contrôle des frontières, attention, et le contrôle des frontières en Suisse.

2:32
Présentateur

Lui, ce qu'il voulait dire, je pense, je quitte la France, je quitte un pays gouverné par le RN.

2:36
Julien Odoul

Oui, il aurait pu dire en Belgique, en Allemagne, en Italie, en Espagne, que sais-je, pourquoi en Suisse, il y a peut-être des choses à planquer, je ne sais pas.

2:45
Présentateur

Mais c'est intéressant quand même ce qu'il dit, si on décortique un peu plus. Il dit que vous faites encore peur. Quand on regarde les chiffres, effectivement, le front républicain, si sûr, on parle de 53% des Français qui ne souhaitent pas de front républicain, selon les derniers sondages. Mais il n'est pas encore complètement brisé, ce front républicain. Est-ce que vous êtes d'accord pour dire que vous n'êtes pas encore considéré tout à fait comme un parti comme les autres ?

3:12
Julien Odoul

Ah si, pour la majorité des Français, pour l'immense majorité des Français, le RN est un parti qui compte. Alors effectivement, là où vous avez raison, ce n'est pas un parti comme les autres. Oui, et nous revendiquons de ne pas être un parti comme les autres, c'est-à-dire de ne pas avoir un bilan épouvantable d'un point de vue économique, de ne pas être pour l'ouverture totale des frontières, de ne pas être pour le vivre-ensemble absolu, de ne pas être pour la soumission de notre pays à l'Union européenne ou à la mondialisation malheureuse. Oui, effectivement, nous sommes différents des autres. Mais pour autant, nous sommes un parti démocratique qui doit être respecté comme tel.

3:49
Présentateur

Ce que je veux dire par là, c'est que vous restez isolés. Vous restez isolés, vous pesez, c'est clair et net, et on le voit dans les sondages, vous êtes loin devant tout le monde, 20 points devant les autres partis d'opposition, mais vous restez isolés sur le spectre politique. Vous avez du mal encore à nouer des alliances. Je ne sais pas s'il y a 35%, on est isolés. En tout cas, les alliances, pour l'instant, elles ont du mal à se mettre en place. Jordan Bardella, on parle tout juste, mais...

4:16
Julien Odoul

L'alliance, elle a déjà eu lieu. On a eu une alliance avec Éric Ciotti, avec un parti UDR. Nous sommes dans une coalition parlementaire... Non, mais excusez-moi, mais nous sommes...

4:25
Présentateur

16 députés, si je ne dis pas de bêtises.

4:28
Julien Odoul

Nous sommes 16 députés, effectivement, mais beaucoup plus d'adhérents. Et le parti d'Éric Ciotti a accueilli, ces dernières semaines, particulièrement, énormément d'adhérents des LR. Et au-delà de cette alliance, qui est une alliance véritable qu'on observe au Parlement, nous sommes dans une coalition parlementaire qui fonctionne très bien, nous rassemblons très, très largement des Français de tout milieu, des Français de toutes origines politiques, qui aujourd'hui se retrouvent à la fois dans deux personnalités, Marine Le Pen et Jordan Bardella, mais surtout dans un programme politique, dans des idées.

4:58
Présentateur

Il y a quand même une partie des Français, toujours, c'est ça, c'est là où je veux en venir, qui considèrent que votre mission de dédiabolisation n'a pas encore tout à fait fonctionné. Il y a aussi toute une partie des Français qui restent marqués par les élections législatives de 2024, où on a vu, c'était quoi, plus d'une centaine de candidats RN qui laissaient des propos racistes, homophobes, antisémites, conspirationnistes, etc., sur les réseaux, et qui ont été d'ailleurs désignés comme des brebis galus par Jordan Bardella.

5:24
Julien Odoul

– Non, mais il n'y a pas plus d'une centaine de candidats RN, il y a eu quelques candidats, effectivement, qui ont eu des propos et qui nous avons sanctionnés immédiatement, comme dans tous les partis politiques. D'ailleurs, tous les partis politiques, et particulièrement ceux d'extrême-gauche comme LFI, ont eu des brebis galeuses. La seule différence entre nous et eux, c'est que eux, ils sont promus, même quand ils sont triple fichés, ils deviennent députés. Nous, quand ils ont des propos contraires à nos statuts, à notre ligne, à nos valeurs, ils sont immédiatement exclus. Effectivement, ça fait une grande différence entre LFI et le RN.

J'observe que l'attention médiatique se porte systématiquement sur les candidats du RN, beaucoup moins sur les candidats LFI.

6:03
Présentateur

– Non, alors là, pour le coup, on en parle de la même façon.

6:09
Julien Odoul

– J'ai suivi de près cette campagne, comme vous, et vous avez pu observer quand même qu'il y avait beaucoup d'attention à faire de candidats RM des brebis galeuses quand on épargnait des candidats LFI, antisémites ou notaristes ou autres.

6:23
Présentateur

– Parce que j'entends ce que vous dites d'Alain Souchon qui est un peu dans sa bulle et qui ne voit pas la montée du RN.

6:30
Julien Odoul

– De bulle sentimentale.

6:30
Présentateur

– Pour autant, est-ce que pour autant, le RN est allé jusqu'au bout de cette mission de dédiabolisation qui se sont fixées ?

6:40
Invité

– Non, je ne pense pas. Alors moi, je n'aime pas le mot de dédiabolisation, mais je vois ce que vous voulez dire. Je ne pense pas que le RN soit allé au bout. Alors lorsqu'on parle de… Il y a deux raisons. Il y a la raison politique, d'abord. Vous parliez de coalition, de manque d'alliés. Alors effectivement, il y a l'UDR d'Éric Ciotti.

Mais il faut savoir, pour ajouter ma pierre à l'édifice, que parmi les adhérents, notamment des Républicains et du RN, les adhérents, les sympathisants plutôt, donc c'est encore plus large, les gens qui soutiennent et qui pourraient voter pour ces partis, sont d'accord à 82 et 88%, respectivement pour chacun des partis, pour une coalition entre ces deux partis. Ce qui coince, c'est la tête en réalité des partis, c'est les cadres des partis qui refusent, parce que les Républicains n'ont pas envie de disparaître. C'est le cruel dilemme. Disparaitre dans la Macronie ou disparaître dans le RN.

7:19
Présentateur

C'est juste ça ? On n'a pas envie de disparaître ? Ou c'est le RN qui pose quand même encore problème ?

7:24
Invité

Non, je pense que pour la plupart d'entre eux, c'est ça. Il y a le volet économique, bien entendu. Mais à ce moment-là, il pourrait rejoindre tout à fait Éric Ciotti, qui a un volet économique semblable à celui des Républicains aujourd'hui. Et en revanche, il y a le côté, moi, que je trouve très intéressant, et j'aimerais poser la question à Julien Andoul, le volet culturel, puisque c'est pour ça qu'on parle d'Alain Souchon. On le sait, la gauche a eu l'intelligence de tout temps, d'ailleurs c'est l'une des forces de la gauche, d'investir le terrain culturel, c'est ce qu'on appelle le Gramschisme, la bataille culturelle, qui précède la victoire politique.

Moi, ce que je remarque, ce n'est pas tant les artistes qui appellent à voter contre le RN, ça il y en a pléthore, mais c'est le manque d'artistes qui soutiennent assumément le RN. Et je voulais vous poser la question, est-ce que votre tendance politique a intérêt ou a l'envie d'investir le terrain culturel dans les universités, dans l'art, dans la musique, etc., et d'essayer de développer cette bataille culturelle qui précède, je le pense, la victoire politique ?

8:15
Julien Odoul

Alors c'est effectivement une excellente question, parce que, effectivement, la gauche a totalement vampirisé ce milieu. Et quand un artiste, quand quelqu'un en vue, ose avoir un avis un petit peu divergent de la doxa, ose donner une préférence, on a vu, je me rappelle, d'une ancienne Miss France qui, sur un plateau télé, avait donné sa préférence pour Jordan Bardella, elle a reçu des menaces, elle a été obligée de sortir de l'émission, etc. Évidemment, ce qui n'est pas du tout la même chose quand on donne sa préférence pour Raphaël Glucksmann, où là, effectivement, ça passe très crème, et on est encensé par ce petit milieu. Mais effectivement, c'est un terrain d'attention...

8:55
Présentateur

Parce que vous portez aussi le poids du passé.

8:58
Julien Odoul

Mais comment ça, le poids du passé ? Excusez-moi, le Parti Socialiste porte le poids de la Francisque de Mitterrand, et de dîner avec René Bousquet, qui est quand même le commanditaire de la rafle du Veldiv, l'organisateur de la rafle du Veldiv. Donc, si on fait de la spéléologie, tous les partis politiques portent un poids.

9:15
Présentateur

Je ne suis pas sûre qu'on puisse vraiment comparer. En tout cas, pardonnez-moi.

9:17
Julien Odoul

Mais excusez-moi, on peut comparer. Si vous voulez qu'on compare, moi, j'observe que certains responsables politiques ont des origines assez détestables, qui ont été totalement masquées, voire édulcorées, par la bien-pensance, parce que les idées convenaient, parce que finalement, le libéralisme politique ou économique convenait, parce que le sans-frontierisme était très tendance, etc.

9:39
Présentateur

Mais vous parliez du peu d'artistes qui défendent le Rassemblement National. Je voulais faire écouter la réaction de Patrick Sébastien sur BFM TV ce matin, qui lui monte au créneau, justement, pour dire qu'il ne cautionne pas les propos d'Alain Souchon. On écoute Patrick Sébastien.

9:56
Invité

J'adore Souchon, mais il a dit une bêtise, bien sûr. Non, c'est ce mépris. Ce mépris-là, c'est ce mépris-là qui a fabriqué le RN. C'est ça qui est formidable. C'est que plus on les méprise à ce point-là, plus on les réconforte.

10:09
Présentateur

Lui, il dit, Bruno, les propos d'Alain Souchon, il ne porte plus en 2025.

10:15
Invité

Je suis d'accord qu'Alain Souchon aurait dû tourner sa langue cette fois dans sa bouche avant de parler comme il l'a fait. Je ne sais pas dans quelles conditions il l'a fait. Je crois que c'était sur une interview RTL. Pourquoi il a parlé de la Suisse ? Je n'en sais rien du tout. Après, ça lui appartient. En revanche, pensez que, M. Audou, inversement, vous êtes attaqué par Alain Souchon. Mais est-ce que pour autant, comme vous le dites, vous êtes blanc comme neige avec les brebis galeuses ? Moi, j'ai l'impression qu'on a aussi bien fait des reportages sur les brebis galeuses du RN que sur M. Arnaud, candidat et député aujourd'hui du Vaucluse.

En tous les cas, je l'ai vu plusieurs fois sur BFM. Je ne vous autorise pas à dire ça s'agissant du député Léphiste, qui, par ailleurs, a fait l'objet de reportages. Il a été élu. Certaines de vos brebis galeuses n'ont pas été élus. D'ailleurs, heureusement, parce que certaines étaient quand même vraiment galeuses. Je pense que c'est ça. Et d'ailleurs, si vous avez fait ce travail depuis avoir ces candidats, c'est bien parce qu'il y a eu cette question-là qui s'est posée à vous et qui, sans doute, vous a empêché d'avoir plus de députés. Je veux dire, c'est peut-être la différence entre la Ration nationale et la France insoumise.

C'est que la France insoumise n'écarte pas les brebis galeuses à l'effet élire. Je ne connais pas les proportions, Victor. Je crois quand même que les proportions étaient assez importantes sur le nombre de candidats. Non, non, c'est faux. Mais en tout cas, il faut voir des verres. Mais il ne faut pas... Mais je ne pense pas que ce soit faux. Je pense que c'est vrai. Je pense que c'est vrai. Sinon, ça n'aurait pas été dit par votre président qui lui-même a reconnu... Non, mais il ne faut pas exagérer les choses. On peut reconnaître des erreurs.

11:52
Julien Odoul

On est les premiers à reconnaître des erreurs. D'ailleurs, vous remarquez qu'au Rassemblement national, je ne veux pas dire qu'on est meilleur que tout le monde, évidemment, mais on reconnaît quand on fait des erreurs. On accepte. Parce que nous, on a une mission qui est effectivement d'obtenir une majorité pour répondre à la demande des Français. Nous sommes là pour les Français. Et quand on commet des erreurs qui peuvent nous empêcher d'avoir la majorité, on y travaille. Et c'est pour ça, vous avez reconnu qu'on y travaille depuis plus d'un an. Il y a eu des erreurs de casting.

Mais excusez-moi, au-delà de votre chaîne, l'attention, et là, vous pourrez regarder toutes les coupures de presse, l'attention qui a été portée sur quelques candidats, dont beaucoup, d'ailleurs, ont été exagérés, ont été amplifiés. D'ailleurs, un candidat de Bretagne a été très récemment, j'allais dire, lavé de ses accusations. Il faut quand même le dire. Il a été traîné dans la boue par la presse d'extrême-gauche. Il a été évidemment sanctionné par le mouvement, alors même qu'il n'avait rien fait. Donc ça existe aussi. C'est un cas sur une centaine. Mais pas une centaine. Non, non, c'est faux. Mais bon, voilà, c'est faux. Ça a pu exister peut-être. Il y avait 577 candidats.

Donc ne dites pas une centaine. On a l'impression que vous niez cette partie-là.

12:59
Présentateur

Ça a été reconnu par votre patron.

13:01
Julien Odoul

En fait, le problème, je ne vais pas être dans votre sens, on a reconnu. Je ne vais pas revenir sur ces faits-là. Mais pas une centaine. Donc je ne vous laisserai pas dire un mensonge.

13:09
Présentateur

Combien alors ?

13:10
Julien Odoul

Il n'y a pas une centaine. Mais il y en a eu quelques-uns qui ont été épinglés, qu'on a sanctionnés, qu'on a mis dehors parce qu'ils ne convenaient pas et que le casting avait été mal fait. Ce n'est plus le cas. Aujourd'hui, on a travaillé pour avoir la meilleure équipe de France possible avec les meilleurs profils pour les prochaines législatives. Mais effectivement, je vois que chez Mélenchon, ils cherchent ce genre de profil. Pour eux, ce n'est pas un problème d'avoir des candidats antisémites puisqu'ils en ont besoin. Ce n'est pas un problème d'avoir des gens qui sont communautaristes parce qu'ils flattent les islamistes.

Donc très clairement, il y a toute une différence entre des candidats républicains dont certains peuvent connaître des erreurs. Et les erreurs, malheureusement, font partie des partis politiques, des équipes humaines.

13:49
Présentateur

Et là, en cas de dissolution et de nouvelles campagnes législatives, vous êtes complètement prêts ? Vous avez l'ensemble de vos députés validés ? Plus de brebis galeuses, pardon ?

14:00
Julien Odoul

Candidats. On a l'ensemble de nos candidats, effectivement, qui, je l'espère, pour une majorité d'entre eux, seront élus députés. Mais on a fait cet important travail qui nous a été demandé par Jean-Dame Bardella. On co-dirige la campagne des législatives avec mon collègue Thomas Ménager. Il y a un gros travail qui a été fait par la Commission nationale d'investiture. Je pense que ce travail-là n'a été fait par aucun parti, en termes de sélection, en termes de formation, en termes de préparation.

14:24
Présentateur

En quoi il a constaté le travail ? Pour éviter de recommettre ces erreurs ?

14:27
Julien Odoul

Si vous regardez un petit peu dans l'hémicycle les interventions, les profils de certains collègues, tous groupes confondus, je pense qu'il y en a certains qui devraient, effectivement, faire une petite formation et se mettre à jour. Ça a consisté en quoi

14:40
Présentateur

le travail de sélection ? Alors, pour éviter, justement, que ces cas de figure ne se répètent ?

14:44
Julien Odoul

On a une Commission nationale d'investiture qui a travaillé d'arrache-pied depuis plus d'un an. On a des modules de formation, on a fait des formations partout en France. On a sélectionné ces candidats, que ce soit les candidats RN ou les candidats de VDL. Vous avez éprouvé

14:57
Présentateur

les réseaux sociaux, etc.

14:58
Julien Odoul

Effectivement, aussi. On a ce travail sur les réseaux sociaux parce que, quelquefois, ça fait des dizaines d'années, vous avez des publications qui vont être exhumées et qu'on ne connaît pas. Donc, il y a un important travail qui a été fait.

15:09
Présentateur

Alors, vous aurez peut-être... Pardon, je voulais juste quand même vous faire réagir à nouveau sur Patrick Sébastien parce que, oui, il a réagi au propos d'Alain Souchon, mais pas que. Il va plus loin. Il dit qu'il veut peser en 2027. Peut-être un potentiel concurrent sérieux pour vous. En l'État, il dit qu'il ne veut pas être candidat à la présidentielle, mais il veut mettre en place un processus pour l'instant. Il appelle les Français à lui envoyer des mails pour lui dire ce qu'ils veulent pour la prochaine présidentielle. Il dit qu'il en a déjà reçu des milliers. Peut-être qu'on peut l'écouter, Patrick Sébastien, ce matin sur BFM TV.

15:43
Invité

Prendre ses propositions, d'en garder une quarantaine d'ici les élections, de les faire étudier par des gens pour voir ce qui est réaliste et réalisable et de faire ce que j'appelle un chantage démocratique. C'est-à-dire d'aller voir les deux qui vont rester à l'élection et de leur dire, voilà, est-ce que vous engagez solennellement à appliquer ce que veulent les gens, ce que veut le peuple ? Et dans ces cas-là, vous aurez nos voix.

16:02
Présentateur

Voilà. Est-ce que déjà cette initiative vous semble pertinente ?

16:08
Julien Odoul

Je trouve que c'est une démarche intéressante d'un point de vue démocratique. Je trouve que à la fois la sincérité de Patrick Sébastien, à la fois sa proximité avec le peuple qui est indéniable, il a un lien privilégié avec les Français, avec ceux qui l'ont écouté, ceux qui l'ont suivi et je trouve que cette démarche, qui n'est pas une démarche mégalo de dire je vais être candidat à la présidentielle parce que j'ai des choses à dire, etc. Mais d'arriver avec des propositions et de les mettre dans le débat présidentiel, je trouve que c'est plutôt intéressant.

16:41
Invité

Vous seriez prêt à les regarder ?

16:43
Julien Odoul

Nous, nous sommes prêts à regarder toutes les propositions de bon sens. On les regarde déjà beaucoup parce que que ce soit nos élus, Jordan Bardella, Marine Le Pen reçoivent et écoutent énormément et on est en prise avec le terrain. Moi, je rencontre des idées, des centaines de personnes chaque semaine dans ma circonscription qui me disent des choses, qui m'envoient des propositions que l'on relaie, que l'on étudie. Mais je trouve que cette démarche est plutôt intéressante.

17:06
Présentateur

C'est un petit appel du pied à Patrick Sébastien ce soir ?

17:08
Julien Odoul

Non, il n'y a pas d'appel du pied. Je pense que Patrick Sébastien, il n'a pas besoin d'appel du pied, mais il a quand même animé d'une conviction sincère. Il aime profondément son pays. C'est un patriote. C'est quelqu'un surtout qui est un défenseur des catégories populaires qui ont été méprisés, abandonnés depuis des années, particulièrement depuis les temps sous Emmanuel Macron, et qu'il a envie que ça change. Et je pense qu'il partage l'avis d'une majorité de Français qui en ont ras-le-bol et qui ont envie que ça change.

17:35
Présentateur

Est-ce que l'électorat, alors si on peut appeler ça l'électorat de Patrick Sébastien, mais en tout cas, les Français qui écoutent Patrick Sébastien, est-ce qu'ils ont des points communs avec l'électorat du RN... Bruno Jeudy, pardon, vous qui avez suivi Patrick Sébastien à la tribune dimanche.

17:53
Invité

Pour partie, oui. C'est une évidence. Je pense que dans les spectateurs qui vont dans les spectacles de Patrick Sébastien, il y en a beaucoup qui ne votent plus. C'est une évidence aussi. Mais pour partie, il y en a vraisemblablement un nombre important qui ont voté pour le RN, peut-être à la présidentielle, législative, je ne sais pas. Mais oui, pour partie, évidemment, c'est un public très populaire, un public qui habite vraiment les petites villes, ces villes qui sont sous les radars des médias, ces villes qui sont souvent aussi...

Les populations peuvent se sentir abandonnées parce que les services publics, parce que des aires médicaux, ce qu'on appelle la dépossession culturelle aussi, tous ces éléments-là qui font partie des déterminants dans le choix du vote pour Marine Le Pen et plus largement des partis extrêmes, comme on dit. Donc oui, bien sûr, pour partie, c'est évident que c'est déjà le cas. Mais il y a aussi beaucoup de gens qui sont plutôt en rupture globale avec la politique. C'est-à-dire, bon, oui, Marine Le Pen, le Rassemblement National, peut-être, mais ils sont carrément plutôt en rupture avec la politique, avec les médias, avec tout ce qu'on peut dire à Paris.

C'est vraiment ce public où je vous dis, c'est plus deux tiers de ces Français qui habitent dans les villes de moins de... Et c'est 50% de Français qui ne veulent plus. Oui, bien sûr. Qui ne veulent plus voter. D'ailleurs, je pense qu'il y a, si vous voulez, lorsqu'on fait les débats sur les brebis galeuses, les incarnations du Rassemblement National, je pense qu'on se trompe de débat parce qu'en réalité, le Rassemblement National pourrait changer absolument toutes ses incarnations et mettre absolument n'importe qui à la place. Ce qui compte, c'est l'idée que porte le Rassemblement National. C'est ça qui séduit les gens.

D'ailleurs, lorsqu'on voit les sondages où on voit que Jordan Bardella est exactement au même niveau que Marine Le Pen à chaque sondage, c'est parce qu'en fait, les gens ont envie de voter RN, ils n'ont pas envie de voter Marine Le Pen ou Jordan Bardella. Je pense que c'est l'idée qui les séduit. Et donc là, il y a entre eux ces 50% de Français en âge de voter, en capacité de voter, qui ne votent pas et l'électorat du Rassemblement National qui d'ailleurs, le Rassemblement National pendant longtemps et encore aujourd'hui, essaye aussi de récupérer une certaine partie des gens qui ne votent pas.

Je pense qu'entre les deux, il y a, comment dire, cette espèce d'interstice où il y a pas mal de gens qui votent RN mais qui se disent c'est mon dernier vote. C'est-à-dire que c'est le vote de la dernière chance. Si le Rassemblement National, un, ne l'emporte jamais, je ne crois plus en la politique, mais deux, ce qui serait peut-être même plus grave. D'ailleurs, si le Rassemblement National venait à l'emporter un jour et n'appliquait pas les promesses pour lesquelles j'ai voté pour le Rassemblement National, et bien à ce moment-là, la politique, c'est fini pour moi, je ne vote plus.

20:24
Présentateur

C'est un peu ce que dit Patrick Sébastien, à nouveau, on l'écoute, il faut que ça bouge, on l'écoute.

20:29
Invité

La plus grande menace, c'est que ça reste en l'État. Et depuis, regarde, toi qui observes depuis des mois-là, ils se battent là-haut et en bas, ça a changé quoi ? Rien. Le plus grand péril, c'est ça. Ce qu'il faut faire pour cette prochaine élection, il faut renverser la table. Il ne faut pas se contenter de changer la nappe parce que c'est ce qu'on a fait aux dernières élections. On a changé la nappe, mais la table est restée la même. Il faut la bousculer, la table. Parce que si nous, on ne la bouscule pas aujourd'hui, c'est le plus grand péril qui nous gâte, c'est que ça va mal se terminer.

21:01
Présentateur

Comment vous l'interprétez quand il dit que ça va mal se terminer ? C'est le risque si on ne change pas les choses.

21:06
Julien Odoul

Je considère qu'il a raison et moi, j'entends régulièrement de la part de mes électeurs, en 2027, si ça ne passe pas, j'arrête de voter ou je quitte la France. Je l'entends énormément. Et ça me fait peur, mais je comprends cette aspiration parce qu'il y a un tel ras-le-bol depuis des années, le sentiment d'avoir... Alors, les moyens de quitter la France, c'est encore une autre histoire. Oui, mais vous allez en Suisse peut-être. Franchement, pour les spectateurs

21:34
Invité

de Patrick Sébastien, je crois qu'il y en a peu qui quitteront la France.

21:37
Julien Odoul

Mais figurez-vous, excusez-moi, entre, effectivement, il y a les plus populaires qui s'arrêteront de voter, donc qui sortiront du champ démocratique, et moi, je considère que le RN est la dernière cartouche démocratique. C'est-à-dire que le système qui est malade et qui est agonisant aujourd'hui, qui a 40 ans, qui a montré tous ses échecs à tous les niveaux, les alternances gauche-droite qui n'ont rien mené, la situation économique, sociale, migratoire, sécuritaire, aujourd'hui, on est à la fin d'un cycle.

Et il y a une possibilité d'alternance, c'est-à-dire de rompre avec ce système et de changer de politique qui est incarné par le RN et qui est souhaité par une majorité de Français dans tous les sondages. C'est-à-dire, sur nos idées, sur nos propositions, sur notre vision, une majorité de Français veut ce choix-là. Si en 2027, il ne l'avait pas...

22:26
Invité

Une majorité de Français, c'est quel sondage ?

22:28
Julien Odoul

Moi, ce que je vois, c'est les intentions de vote qui sont plutôt à 35%. Je parle sur les thématiques, sur les grands sujets, sur les sujets de sécurité, sur les sujets d'immigration, sur les sujets de pouvoir d'achat. Vous êtes plutôt à 34%, ce n'est pas une majorité de Français, mais vous êtes effectivement en tête dans les sondages. Dans les idées, nous avons gagné la bataille des idées. Il nous reste à gagner la bataille électorale. Sur l'économique, je ne crois pas. Si, si, si, je le pense. Je ne crois pas. Je pense. Je pense que c'est sur les retraites, je pense que c'est sur un certain nombre de thématiques que vous développez. Je ne suis pas d'accord avec vous.

22:56
Invité

Je crois que sur les retraites, si. Avec la gauche, d'ailleurs.

22:59
Julien Odoul

Sur les retraites, on est majoritaire. Sur le pouvoir d'achat, sur la fin du fiscalisme, je pense qu'on est majoritaire. Sur la fin de l'assistanat, je pense qu'on est majoritaire. Sur la libéralisation de la transmission et de l'héritage, je pense qu'on est majoritaire. Sur les aides aux entreprises, je pense qu'on est majoritaire. Donc sur les grands sujets, je pense qu'on est majoritaire. Il y a quelques questions

23:19
Invité

qui se posent.

23:20
Julien Odoul

Mais aujourd'hui, le vrai risque, effectivement, pour notre démocratie, c'est qu'on continue ce système-là. C'est qu'il n'y ait pas d'alternance. Parce qu'une vraie alternance, c'est un changement de politique. Ce n'est pas, comme le dit Patrick Sébastien, ce n'est pas la couleur de la nappe ou des rideaux. C'est un changement de politique.

23:35
Invité

Ça, je pense que c'est un vrai enjeu. C'est-à-dire qu'effectivement, on sent bien que les Français ont un ras-le-bol. Donc ils ont bien sûr envie de renverser la table. Moi, je suis assez d'accord. Parce que si on regarde, effectivement, ceux qui vont voter pour vous, 34% en plus, là, c'est de l'autre côté, qui veulent aussi renverser la table et d'une autre façon, peut-être bien plus grave, de LFI, on est à plus de 50% des Français qui en ont complètement ras-le-bol. Il faut prendre conscience de cela. Et quand, effectivement, je pense que... C'était déjà fait en 2017. Exactement. Mais sauf que rien n'a changé depuis. C'est-à-dire qu'effectivement, si, quand M.

Macron a pris le pouvoir, il a dit « Je vais changer les choses », certains y ont cru. Pas moi, mais certains y ont cru. Mais rien n'a changé. Ça a même empiré, malheureusement. Donc, le danger, il est là. C'est que quand on voit M. Soucheon qui dit « Oui, finalement, on va aller en Suisse, etc. », vous vous rendez compte le décalage qu'il y a avec la réalité des Français. Dire que les Français, ils ne peuvent pas aller en Suisse. Certains, peut-être, encore, c'est de plus en plus dur. Maintenant, vous savez que les banques suisses réclament un million d'euros si vous voulez ouvrir un compte en Suisse.

Donc, pour dire qu'il y a tellement de Français qui sont déjà partis en Suisse que ça va être compliqué. Comment, aujourd'hui, on peut être chanceux ? Moi, je l'aimais beaucoup. Mais dire que les Français, il y a 35% des gens, ce sont des cons. C'est assez incroyable. C'est assez méprisant. Moi, je trouve que c'est très dangereux. Par contre, si je peux me permettre de vous donner un conseil, c'est qu'il faut que vous vous muscliez d'un point de vue économique. Parce qu'effectivement, le danger que nous avons aujourd'hui, c'est que vous faites des propositions sur les retraites, etc. Sur la réduction des dépenses, c'est très bien.

Sur la fiscalité, moi, je pense qu'il faut un vrai cadrage macroéconomique que vous n'avez pas aujourd'hui. Alors, les Français ne le réclament pas parce que, eux, ce qu'ils veulent, c'est renverser la table. Par contre, attention, si jamais vous l'emportez et que, derrière, on voit que, regarde ce qu'il fait Mélanie en Italie, très vite, elle a réussi à capter avec elle des personnes qui avaient un background économique et elle a proposé... Parce qu'elle s'est mis dans la roue de l'Union européenne. Oui, mais surtout, elle a proposé des solutions économiques concrètes. Donc, je pense que ça, c'est le danger, vous l'avez dit vous-même.

Parce que si, demain, effectivement, vous êtes élu et que, d'un point de vue économique,

25:21
Julien Odoul

si je peux vous rassurer juste d'un mot, c'est qu'on a un programme économique et, véritablement, il faut... Mais il y a des trous dans la raquette. Non, non, non, il faut le lire. Non, mais il faut le lire. Non, mais on l'a lu, on l'a décomptiqué. Non, non, non, non, on lise la lu. Souvent, vous écoutez ou vous lisez les brèves des commentaires ou de nos adversaires qui caricaturent. Non, non, non, c'est un joli tableau qu'on a tous. Donc, ce qui fait que, vous remarquerez, pour les LR, en fait, on est d'affreux bolcheviques qui a mis des milliardaires. Donc, à un moment donné, il faut un petit peu recentrer...

25:54
Présentateur

Quels sont les trous dans la raquette ?

25:55
Invité

Notamment sur la question des retraites. Je suis désolée, sur la question des retraites, on ne sait pas qu'est-ce que vous voulez, dans quelles conditions.

26:00
Julien Odoul

Si, justement, c'est dans le programme.

26:02
Invité

Un système progressif. Non, moi, j'ai écouté Jordan Bardella qui nous a expliqué, ici même, qu'il faut qu'on ait... C'est un sujet tellement important et structurant qu'il faudra atteindre la campagne présidentielle pour savoir exactement... Oui, bien sûr. ...à quel niveau il faut prendre sa retraite, s'il y a un âge pivot, si c'est une retraite, les modalités, la jurisprététisation...

26:23
Julien Odoul

C'est frapper au coin du bon sens. Non, mais donc, oui, c'est pas si clair. Que ce soit un débat de la présidentielle... Non, mais bien sûr. On a un projet, mais c'est normal que ce soit un débat dans le cadre de la présidentielle. Ça impacte l'avenir de la nation. On est bien d'accord. Ça concerne la croissance, ça concerne la natalité. Évidemment, ça concerne la justice sociale. Donc, c'est un débat de la présidentielle. Mais nous, nous avons un projet et nous le pensons qui est le plus juste et le plus pérenne d'un point de vue économique à condition qu'il y ait relance de la croissance et de la natalité. Et donc, ça, il y a des dispositifs fiscaux pour se faire.

Mais c'est un système progressif qui est juste. C'est-à-dire qu'on a commencé à travailler à partir de 20 ans. À partir de 42 annuités, on peut partir à la retraite à taux plein. Vous avez commencé à 25 ans, vous partez à 67. Vous avez commencé à 23, vous partez à 65.

27:06
Invité

Sur les économies que vous pouvez avoir sur l'immigration qui est quand même un des points structurements de votre programme, programme économique, il y a des chiffres qui vont dans tous les sens. Il y a Pascal et Votre, vos estimations qui sont contestées par des économistes. Pas tous. Mais qui sont aussi... Moi, je n'ai pas compris les économistes. Vous avez vu leur copie parce qu'effectivement, à la base, il paraît de parler de 40 milliards. J'ai fait un débat justement où j'ai dit avec un de vos collègues, je lui ai dit non, mais 40 milliards, ce n'est pas possible. Sur l'immigration, il est revenu maintenant à 18 milliards. Ce qui paraît plus...

Voilà, il y a des fourchers qui sont assez larges. Non, mais justement, c'est votre chiffrage de rien avant.

27:34
Julien Odoul

Vous avez les 18 milliards... Parce que là, c'est plus plausible que 40 milliards. Alors, les 18 milliards, c'est les économies que vous faites avec une mesure extrêmement simple. C'est de conditionner le versement des prestations sociales non contributives aux étrangers qui ont au moins cotisé 5 ans. Voilà. Là, vous récupérez 18 milliards d'euros par an. Mais après, l'immigration, ce n'est pas seulement de l'économie et ce n'est pas seulement des prestations. Absolument. L'immigration, c'est aussi de la sécurité. Excusez-moi. C'est aussi des réparations. C'est aussi une cohésion sociale. C'est aussi l'éducation. C'est de la santé. C'est tout ça, l'immigration.

C'est une politique globale et qui rapporte, au final, en tout cas, qui fait gagner à la nation beaucoup plus que 18 milliards d'euros.

28:15
Présentateur

Il reste un an et demi avant la présidentielle. Est-ce que vous croyez, c'est un peu l'hypothèse que vous avez soulevée tout à l'heure, Marc Toiti, en une candidature surprise, dégagiste, un peu à l'image de ce que propose Patrick Sébastien qui dit quand même la chose suivante. La réalité des gens, c'est que j'ai plus assez de thunes, j'ai trop de charges, ma sécurité n'est pas assurée. Là-dessus, d'ailleurs, vous vous rejoignez. Mais est-ce que vous croyez qu'il y a un profil comme ça qui peut émerger dans les tout prochains mois et qui puisse vous faire concurrence ?

28:45
Julien Odoul

Alors, qu'il y ait des profils qui apparaissent dans les 18 prochains mois, c'est tout à fait possible. D'ailleurs, il y a toujours des surprises au moment des élections présidentielles, des candidats qui apparaissent.

28:55
Présentateur

Potentiellement, lui, il peut vous effrayer si jamais il décidait de se lancer.

28:58
Julien Odoul

Mais personne ne nous effraie. Vous savez, comme ça a été dit, la marque Rassemblement National qui signifie tellement, qui est tellement ancrée à la fois dans la tête mais surtout dans le cœur de beaucoup de Français, qui est gage de solidité, qui est gage de valeurs, de visions et d'idées qui sont partagées, je le redis, par une majorité de Français, le Rassemblement National sera très clairement évidemment le favori parce qu'il incarne aujourd'hui le seul parti de rupture et le seul parti de rupture républicaine.

Effectivement, il y a un autre parti de rupture qui a une vision aux antipodes de celle du Rassemblement National qui est celle de Jean-Luc Mélenchon qui, elle, pour le coup, est extrêmement dangereuse et néfaste. Mais on peut lui reconnaître qu'il a pour le coup une vraie vision et un vrai programme. Et c'est pour ça que je pense que nous serons opposés à l'extrême gauche à l'élection présidentielle.

29:50
Présentateur

C'est ce que vous souhaitez parce que pour l'instant,

29:52
Julien Odoul

ils en sont loin. Alors, je ne le souhaite pas pour mon pays parce que ce serait... C'est-à-dire que comme vous le dites tous, on a l'impression que vous le souhaitez. Non, mais vous savez pourquoi ? Parce que comme le bloc central est totalement démonétisé, discrédité et que ces candidats, finalement, ont été éclatés, effectivement, le seuil pour aller au second tour sera très difficile pour ces partis-là et malheureusement, il y a un candidat... Mais la gauche aussi est éclatée. Oui, mais Jean-Luc Mélenchon, malheureusement, est un candidat qui fera avec son sort de électorale ses voix et qui peut se qualifier dans ce cadre-là. Vous le souhaitez ? Qui ? Je ne le souhaite pas.

Mais en tout cas, ce sera, je le pense, la fiche du second tour.

30:29
Présentateur

un duel Jean-Luc Mélenchon face à Jordan Bardella ou Marine Le Pen. Je pose cette question parce que les choses semblent se préciser du côté de Marine Le Pen. Il y a une petite phrase qu'elle a prononcée qui est passée un petit peu sous les radars ces derniers jours. C'était chez nos confrères d'RTL. Si elle ne peut pas se présenter en 2027 à cause de ses problèmes judiciaires, voilà ce qu'elle dit. La candidature de Jordan Bardella serait une évidence, ce serait très difficile, mais je crois que c'est une décision qui, dans l'intérêt du pays, s'impose.

Si je suis empêchée et que la Cour de cassation me donne raison trois mois ou quatre mois après, il sera trop tard pour faire une campagne présidentielle. Et elle ajoute « Je pense que Jordan a des qualités pour occuper tous les postes qui nécessitent de la volonté, des convictions et un amour immodéré du pays. » C'est la première fois qu'elle le dit de façon aussi claire. Si elle perd en appel, même si elle se pourvoit en cassation, elle laissera la place à Jordan Bardella. On sent que c'est un déchirement, mais ça y est, elle le dit publiquement.

31:30
Julien Odoul

Alors, elle avait déjà dit que si elle ne pouvait pas se présenter pour tout un tas de raisons, que ce soit la justice

31:36
Invité

Elle avait dit « Si je passe sous un bus »

31:38
Julien Odoul

Exactement, que Jordan Bardella serait candidat et que nous aurions Jordan Bardella comme candidat à la présidentielle. Moi, je trouve que c'est d'une part extrêmement responsable, extrêmement aussi courageux de le dire, parce que ce n'est jamais facile pour un responsable politique d'envisager son remplacement, quel qu'il soit. Mais ça en dit long aussi sur le combat que mène Marine Le Pen, qui est un combat d'idées, qui est un combat pour la France et les Français. Et sa situation personnelle, sa candidature personnelle, passe après l'intérêt du pays et de ce combat-là.

Donc effectivement, si par malheur, elle était empêchée par la justice ou par une autre raison, elle soutiendrait Jordan Bardella qui serait notre candidat et je l'espère notre prochain président de la République.

32:27
Présentateur

C'est un tabou encore au Rassemblement national. Vous espérez jusqu'au bout que ce soit Marine Le Pen ?

32:33
Julien Odoul

Il n'y a pas de tabou, mais nous espérons bien évidemment. Marine Le Pen est présumée innocente. Elle va tout faire pour démontrer son innocence. et nous souhaitons qu'elle soit candidate.

32:45
Invité

Mais est-ce qu'elle ne réfléchit pas ? Puisque certains le disent, même si elle est assez secrète un peu sur sa stratégie de défense, est-ce qu'elle ne réfléchit pas à un changement de stratégie de défense qui lui permettrait peut-être pas d'empêcher une condamnation, mais par exemple de diminuer la peine d'inéligibilité qui lui a été, dont elle a écopé en première instance ? Je dis ça parce qu'il y a des jugements précédents qui l'ont démontré. Alain Juppé condamné à 10 ans d'inéligibilité dans une affaire ancienne dite des emplois fictifs de la mairie de Paris, en appel, il est à 1 an d'inéligibilité. Donc un changement de stratégie de défense peut permettre un certain nombre de choses.

Est-ce qu'aujourd'hui, Marine Le Pen réfléchit à cette éventualité ? Parce qu'on sait que dans le dossier, pour ce qu'on suivit le procès, les preuves sont quand même matérielles, les faits sont constitués matériellement, comme l'ont dit les juges en première instance.

33:43
Julien Odoul

– Bon, en tout cas, Marine Le Pen va se défendre. – Bien sûr. – Elle aura sa stratégie de défense, elle va tout faire pour prouver son innocence. Et encore une fois, je rappelle qu'il n'y a ni enrichissement personnel, ni emploi fictif dans toute cette affaire, et qu'il y avait, il faut le reconnaître, on ne va pas refaire évidemment le procès. – La question n'est pas là. – Ah ben si, quand même.

34:04
Invité

– Est-ce qu'elle peut changer de stratégie de défense en expliquant que c'était des pratiques d'un parti dont elle a hérité, puisque c'était des pratiques qui existaient avant son arrivée ? Et j'allais dire, on sait bien que devant la justice, une faute à demi avouée, c'est déjà le pas vers une peine inférieure.

34:22
Julien Odoul

– Au-delà de la stratégie qui doit changer, ce qui change surtout, c'est la juridiction. – C'est la cour d'appel. – Ben oui, c'est la cour d'appel. C'est pour ça que dans notre droit, parce que j'entends votre observation et votre réflexion sur le changement de stratégie, mais là, il y a des juges différents qui, normalement, doivent avoir une appréciation différente. – Les médecins ne changent pas. – C'est pour ça qu'on a deux niveaux. C'est qu'on a une première juridiction et ensuite la cour d'appel. Donc là, l'idée, c'est que la défense qui a été celle de Marine Le Pen, qui sera celle de Marine Le Pen pour l'appel, soit entendue différemment que ça a été le cas lors de la...

– Ce que vous dites, c'est qu'elle ne va pas changer de stratégie de défense. – Non, je ne vous dis pas ça. Encore une fois, ce n'est pas à moi de vous divulguer sa stratégie de défense. – Non, c'est toute une question. – Donc, pour le coup... – Moi, je pense qu'elle aurait plutôt intérêt. – Surtout ce qui doit changer, rappelez-vous quand même de l'appréciation des réflexions d'une procureure sur le fait qu'elle ne pouvait pas demander la relaxe, que ça lui faisait trop mal, qu'on a bien senti que tout était un peu ficelé la dernière fois, dès le début, dès le début de l'audience.

35:28
Invité

– Enfin, Julien Audou, nos téléspectateurs, il faut qu'ils comprennent que si, en appel, c'était deux ans d'inéligibilité, Marine Le Pen pourrait se présenter à la présidentielle. Là, elle a pris cinq ans, c'est ça qui se joue. C'est pour ça qu'un changement de stratégie de défense n'est pas... est très important. C'est-à-dire que là, il y a un choix stratégique

35:46
Julien Odoul

majeur pour Marine Le Pen. – Mais vous pouvez compter sur elle, en tout cas, pour se défendre bec et ongle, comme elle le fait à chaque fois, pour démontrer son innocence et, justement, pour permettre cette candidature à l'élection présidentielle.

35:57
Présentateur

– J'aimerais vous faire écouter les mots de Sébastien Lecornu, le Premier ministre, qui s'est exprimé depuis le sommet de Choose France, qui réunit les entrepreneurs à Paris et qui rappelle l'importance de trouver un compromis sur le budget d'ici les prochains jours. On écoute le Premier ministre.

36:13
Invité

– Quand on fait un compromis trop tard, c'est un mauvais compromis. C'est pour ça qu'il faut trouver un compromis sur le budget avant décembre. Parce que s'il n'y a pas de budget, ça sera un mauvais compromis en gestion de crise plus tard. C'est un peu pareil pour les retraites. Si le conclave avait fonctionné, peut-être qu'il n'aurait pas été utile de suspendre. Petite personnelle, je ne suis pas favorable à la suspension de la réforme des retraites. J'ai dû la proposer pour débloquer la situation. Bon, ça doit nous faire tous réfléchir.

Parce que, qu'est-ce que ça veut dire si on ne continue pas d'avoir enfin cette culture du compromis dans notre vie politique, mais aussi dans notre vie économique et sociale. Je note que d'autres pays y sont arrivés en Europe. Il n'y a pas de raison que nous, nous n'y arrivons pas.

37:02
Présentateur

– Voilà, l'importance de trouver un compromis, sinon on a un mauvais compromis. Et il prend l'exemple des retraites. Si le conclave avait marché, on n'aurait pas ce mauvais compromis. Et donc, dit-il, cette suspension de la réforme des retraites. Est-ce que vous croyez-vous à un budget d'ici la fin de l'année ?

37:17
Julien Odoul

– Moi, ce que je vois, et c'est malheureux pour notre pays, c'est que le débat que nous avons actuellement à l'Assemblée nationale, que personne ne comprend, qui est sans queue ni tête, ce débat n'est pas guidé par l'intérêt national, par la situation des Français, par la volonté d'améliorer notre situation économique. Ce débat est totalement verrouillé, ficelé par une seule obsession, comment empêcher de nouvelles élections ?

Comment faire, entre les uns et les autres, entre les macronistes et les socialistes, pour empêcher la motion de censure qui déboucherait sur la dissolution de l'Assemblée nationale et donc des législatives anticipées et donc l'arrivée du Rassemblement national au pouvoir ? – Comment faire en sorte de débloquer la situation pour qu'il y ait un maximum

38:01
Présentateur

de stabilité en France et donc éviter de nouvelles élections législatives ?

38:05
Julien Odoul

– Ils s'en moquent totalement. Ils se moquent de la situation économique. Ils sont obsédés par leur siège et ils sont obsédés par l'arrivée du RN au pouvoir qui leur donne des cauchemars et des boutons. C'est uniquement ça. Donc quand vous voyez des magouilles, quand vous voyez des revirements, quand vous voyez les socialistes qui font semblant de s'opposer tout en dealant avec le gouvernement, on les voit. Là, encore une fois, c'est à ciel ouvert. – Il y a un autre regard là-dessus,

38:29
Présentateur

c'est la volonté de stabilité

38:30
Julien Odoul

et de réunions économiques. – Vous avez des réunions. – C'est ça que ça a coûté

38:35
Invité

de ne pas avoir de budget

38:35
Julien Odoul

au début de l'année 2025. – Je vais terminer d'un mot parce que c'est assez choquant. Vous avez des réunions ou des pauses dans l'hémicycle. Vous avez des deals devant nous entre Mme de Montchalin, entre les socialistes, pour quels arguments avancer. – Ce n'est pas un secret. Ils discutent aussi. – C'est le compromis dont parle Sébastien Lecorn. – C'est le compromis pour éviter que le RN arrive au pouvoir. « Je veux pas avoir

38:57
Locuteur

pour vous faire seriously, ce n'est pas un lire. C'est le program pour éviter les bourses et leurs disciplines. C'est le problème pour éviter les bourses et nature.

Julien Odoul : "Alain Souchon est déconnecté du réel !" (BFMTV) — Julien Odoul · Pourquijevote