Présidentielles 2027 : ne sous-estimons pas la menace de l'extrême droite !
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Place à la politique maintenant avec les 4V ce matin. Jeff Vittimbert, vous recevez Alexis Corbière, député euh du groupe écologiste et social. Bonjour à tous les deux.
Bonjour Alexis Corbè. Bonjour. Bonjour le service public.
Oui, pour vous défendre. Merci d'être avec nous ce matin. La mort de cet adolescent à Nant, les circonstances de son exécution sur fond de narcotrafic.
Cette affaire est loin d'être la première du genre mais elle suscite une très grande émotion, un effroid. euh devant cette ce cette progression spectaculaire de cette criminalité du narcotrafic. Laurent Nunes, le ministre de l'intérieur était sur place hier il parlait de guerre.
Qu'est-ce que vous qui êtes un élu de quartier populaire mais tous les quartiers sont concernés aujourd'hui. Qu'est-ce que vous dites de ce phénomène ? Bon, déjà euh avant l'analyse, un mot hein, 15 ans, mourir à 15 ans, c'est terrifiant.
D'autres de ses amis des jeunes ont été touchés et je crois je lis la presse que on va parler narcotrafic mais il faut encore établir clairement que les jeunes gens concernés étaient liés au narcotrafic voilà c'est le contexte hein. Je veux pas manquer de respect aux familles. Je n'accuse rien.
Je ne sais pas voilà par contre là où je crois même en Loir atlantique c'est la 54e séquence avec des coups de feu en Loir Atlantique là où ça a eu lieu. Et dans ce quartier, je crois qu'il y a déjà eu un jeune homme qui a été assassiné il y a quelques temps et je crois que c'est 110 morts chaque année lié au narcotrafic. Un jour sur tro, il y a quelqu'un qui se fait assassiner.
Diagnostic, remède. Qu'est-ce que vous dites ? Voilà.
Alors [grognement] déjà, diagnostiquer le fait l'ampleur de ce dont nous parlons. Là, on parle plus de petites choses du fait qu'il y a sans doute on estime autour de 1 million de personnes chaque jour qui consomment du cannabis par exemple. Alors, quelle proposition ?
Moi, je m'appuie sur ce que dit monsieur Amine Kessassi que vous avez déjà interrogé. Comme vous le savez, Amine Kessassi qui a perdu deux frères à Marseille qui est aujourd'hui un homme engagé, [raclement de gorge] magnifique, écologiste et cetera. Ce que propose Amine Kessassi qui n'est pas un tendre hein sur la question, lui aussi parle de guerre, de mener la guerre mais il faut légaliser le cannabis comme on tente bien.
Je ne suis pas laxiste en disant ça mais je dis il y a des pays qui l'ont fait ce qu'on vous oppose en général pas des statistiques qui ont baissé le soin de regardons regardons et bien tout de même on estime que notamment les Pays-Bas la consommation notamment après de cocaïne vient à baisser parce que c'est ça qui nous intéresse. Comment on occupe la police sur des activités qui ont du sens et non pas de faire de la batonite. légalisation.
Bah ça permet déjà que il y ait à partir de là sur le on peut faire sortir de la clandestinité des gens qui vont s'occuper légalement en payant des cotisations et cetera. On va contrôler les produits, on va pouvoir développer des politiques de santé publique. Ce n'est pas un abandon, une démission finalement il y a de la consommation, on l'accepte.
On parle de milliards. Est-ce que vous savez que ce dont on parle aujourd'hui en France, c'est sans doute un business qui est entre 6 à près de 10 milliards d'euros. Je regardais, c'est quasimenters du budget ministère de l'intérieur.
Rentre dans les caisses de l'État. C'est ça que vous dites alors ce que je veux dire c'est que devant l'ampleur d'un tel phénomène, il y a déjà des gens qu'il faut sortir de la clandestinité si je puis dire pour pouvoir stabiliser. C'est c'est un business énorme.
Toutes les politiques là, j'ai pas pas manqué de respect, monsieur Nunes, c'est de la communication. Avant on a eu Rotaillo, on a eu Darmanin, on a eu Sarkozi, ça ne propose rien. Pipo pipo justement, c'est surtout pas ça qu'il faut faire.
Il faut de la police de proximité. L'état d'urgence, je sais ce que c'est. C'est spectaculaire, des caméras, vous allez venir et puis je ça ça n'impacte rien.
En 2003, quand Nicolas Sarkozi a supprimé la police de proximité, quel était l'avantage de la police de proximité ? Évidemment, elle était plus informée de ce qui se passait, elle était plus en lien. Je vais vous dire même une chose, il faut en sortir de cette culture aujourd'hui de détestation dans certains quartiers de la police.
Faut recréer du lien humain. Ils travailleront mieux qu'il travaillent non pas sur les petits dealers euh à 3 francs 6 sous mais remonter des business, sortir une activité parce que quand il y a de tels milliards qui échappent à tout contrôle, ça produit. Et puis pour terminer, vous savez c'est le désordre général du monde et de la France qui amène ça, le chômage de masse, le fait que dans certains quartiers c'est les seuls qui font rentrer de l'argent, le fait qu'il y ait des armes qui viennent d'Ukraine, tous les travaillers du monde et non pas les conséquences avant tout.
Et vous croyez comme cela qu'on va faire baisser ce phénomène qui est lié aussi à la consommation grandissante par exemple contre laquelle Emmanuel Macron s'était insurgé. Il a si ça me gêne je suis le premier impact consomme de plus en plus de cocaïne en si ça me gêne j'observe que les techniques utilisées les rodau monontades sécuritaires ne fonctionnent pas et amplifie le phénomène. C'est ça que je dis.
J'en ai marre du pipoto. Je veux de l'efficacité. Je veux pas que nos enfants meurent en raison de narcotrafic.
Je veux chasser les narcotrafiquants, mais je ne fais pas de la communication sécuritaire en disant "Regardez-moi" et en échouant, c'est nos enfants qui meurent un jour sur trois, d'accord ? On meurt de ça. Donc je qu'on me prenne pas pour un laxiste.
Je dis de l'efficacité mais discuter avec des policiers qui en ont rbol d'attraper des petits dealers et qui ne touchent pas les trafiquants à l'étranger. Avant de parler de l'avenir de la gauche dont vous êtes l'un des membres éminents, un tout autre sujet que vous avez mis en lumière cette semaine avec la publication de ce rapport que je montre à l'antenne. Ce rapport, il parle de la sécurisation des musées.
Pourquoi on est 8 mois après le spectaculaire case du Louvre où les joyaux de la couronne qui parenthèse n'ont jamais été retrouvés. 88 millions d'euros qui n'ont jamais été des vrais joyaux de la couronne mais qu'importe du moins c'était effectivement 88 millions d'euros montré cette affaire a montré la la vulnérabilité la fragilité des musées et vous proposez des mesures assez fortes comme par exemple qu'on arrête de nommer que la le président arrête de nommer la la présidou je vais terminer làdessus d'abord des moyens pour nos musées indiscutablement he c'est aussi des baisses de politique publique qui amènent à ce qu'on est passé 3700 surveillants dans des musées à 3000 et cetera on n'a pas donné les moyens de faire face aux établissements à cette nouvelle menace il y a des nouvelles menaces he les il y a des cambrioleurs, des braqueurs qui volent moins les œuvres pour l'œuvre d'art que pour la matière parce que l'or a augmenté, les diamants et cetera. Je vais là-dessus, je mets ça de côté mais le Louvre parce que ça nous a intéressé.
Oui, je pense que le système de nomination de la présidence du Louvre crée un problème systémique. C'est que le président de la République qui nomme en quoi ça change la sécurité ? Si parce qu'à partir du moment où la priorité n'est plus véritablement l'établissement mais c'est d'accompagner la volonté présidentielle par exemple d'aller vers le Louvre Renaissance qui va faire passer de 9 millions à 12 à 15 millions.
C'est plus la même préoccupation que le schéma de visiteur. C'est pas que je veux pas, c'est que j'observe que le schéma de sécurité qui qui était proposé par le prédécesseur madame Descart qui comprenait la sécurité la vidéos surveillance depuis 2021 n'a pas avancé. On a perdu 2 ans et demi.
Et bien, j'affirme ici que sans doute madame Descart était plus préoccupé de satisfaire Emmanuel Macron pour sa conférence de presse, expliquer qu'on va aller vers un grand projet que le quotidien de la vidéosurveillance. Vous voyez que à partir du moment où vous êtes nommé, tel que je le propose par un conseil d'administration avec des représentants du personnel, des salariés notamment qu'il faut mieux payer dites-vous, et qu'il faut évidemment mieux payer, mieux former, ça crée un système plus vertu. Vous n'êtes pas là pour plaire au président de la République, le grand geste présidentiel, le fait du prince qui vous a nommé mais vous êtes au service de l'état. musé populair, c'est que vous dites.
Ah ben ça évidemment hein, c'est le patrimoine de ceux qui n'ont pas qui a dans les musées et la transmission de l'histoire et notre mémoire est fondamentale. Alors on en vient à la politique hein puis avec ce casset qui occupe la gauche dont vous faites partie. Je rappelle qu'il y a maintenant 2 ans et demi vous avez quitté la France insoumise pas quitté, j'en ai été exclu.
Bah oui mais c'est pas c'est pas secondaire. Oui oui, c'est absolument. Est-ce que je voulais qu'il y a une strat stratégique au croyez encore à une primaire de la gauche alors que bon, elle est prévue le 11 octobre mais de plus en plus de candidats potentiels disent qu'ils n'iront pas.
On pense à Raphaël Gusman. François Hollande pourquoi pas ? Pourquoi vous vous y croyz ?
Moi déjà je mets je je je Pourquoi vous y croyez encore ? Parce qu'ils le font. Parce que la l'élection présidentielle qui vient le débat c'est est-ce qu'il y a sous-estimation du danger de la victoire du Rassemblement national ?
Moi j'y crois. C'est possible. C'est possible parce que les élections européennes ils sont arrivé en tête.
C'est possible parce que les récentes municipales, ils ont gagné 72 villes. C'est possible parce qu'aujourd'hui ils ont fait plus de 10 millions et demi de voix aux dernières élections législatives. Qu'est-ce qu'il faut face à ça ?
Dans un moment où la gauche et les écologistes globalement n'a jamais été aussi faible. Être uni pour s'assurer qu'une de nos candidatures soit au second. Et bien il le faut.
Vous savez la dernière fois quand Emmanuel Macron a dissou en 3 jours nous avons fait l'union avec Jean-Luc Mélenchon. Il faut refaire lui il dit chez lui c'est carré donc il faut se ranger derrière. Peut-être que vu de l'extérieur Mélenchon c'est carré mais la stratégie de division c'est tarré.
Je le dis clairement, Jean-Luc Pelchon, il est dans j'aimerais avoir la discussion à lui, une sous-estimation du danger du RN. Je l'ai vu l'autre jour euh chez vos collègues de TF1, il est venu en disant "Je suis même pas sûr que l'exandrite soit au second tour, je vais la plier à plat de couture, dit-il. Il y a aucune élection depuis 2012 où un homme de gauche a battu l'extrême droite, jamais." Donc, j'ai dit à Jean-Luc Planchon, "Ne sous-estime pas le danger.
Ne fais pas croire que toi tout seul tu vas gagner." J'ai vu un des députés insoumis, monsieur Léoman, qui a dit mais attendez écoutez-moi, il a dit que ils peuvent même gagner dès le premier tour, donc il faut pas qu'il illusionnent les choses. Comme ça, nous perdons, il faut se rassembler.
La primaire permet d'avoir un processus démocratique pour désigner un candidat qui peut rassembler dès le premier tour 9 millions de voix et entraîner au second tour pour battre l'extrême brate. Il faut le faire parce que c'est nécessaire. Alexis Corbierre, député aujourd'hui écologiste et social d'un mouvant qui s'appelle l'appré avec Clément Daniel Simon Rid.
Absolument. Yeah.
Alexis Corbière