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Podcast / conversationClémentine Autain· 21 mars 2023 11 minAutoproduitActualité / polémiqueRetraitesInstitutions & électionsSolidarités & familleJustice

Le Point d'Autain 8 : Macron est dans la nasse

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00Invité politiqueFait
    « 1 vraisemblable la situation que traverse notre pays notamment depuis jeudi dernier et totalement abracadabrantes qui pouvait imaginer que nous serions en ce moment dans une telle crise de régime »
  • 0:41Invité politiqueChiffre
    « je rappelle que 9 actifs sur 10 sont opposés à ce projet de réforme ne veulent pas qu'on leur transforme les deux plus belles années de retraite en deux pires années de travail »
  • 1:22Invité politiqueFait
    « ils ont osé mépriser le Parlement c'est à dire refuser le vote à l'Assemblée nationale »
  • 4:41Invité politiqueFait
    « on ne voit pas comment il peut se sortir de cette affaire à l'Assemblée nationale il n'a pas de majorité »
  • 6:01Invité politiqueFait
    « elle se retrouve 24 heures en garde à vue c'est à dire voilà dans un tout petit réduit avec très peu de lumière »
  • 6:42Invité politiqueChiffre
    « chaque jour de grève où on perd 70-80 100 euros c'est très très difficile pour pouvoir pour pouvoir tenir »
  • 7:25Invité politiqueFait
    « le pouvoir en place alerte totalement rigide tout à fait rigide donc on est dans une impasse »
  • 8:05Invité politiquePromesse
    « il faudrait c'est une nouvelle République c'est à dire une constitution qui permet de remettre le lien de confiance entre les institutions et les citoyens »
  • 8:48Invité politiqueChiffre
    « nous avons déposé au Conseil constitutionnel mais aussi avec le référendum d'initiative partagée qui est qui permet de récolter 4,7 millions de signatures »
  • 9:29Invité politiquePromesse
    « nous avons la responsabilité de le faire de le faire grandir pour le faire advenir et de le faire à devenir au pouvoir »

Temps de parole

  • Clémentine Autain100 %

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Clémentine Autain

1 vraisemblable la situation que traverse notre pays notamment depuis jeudi dernier et totalement abracadabrantes qui pouvait imaginer que nous serions en ce moment dans une telle crise de régime puisque le gouvernement a décidé d'agir par la force et la brutalité non seulement d'un point de vue social avec sa politique et son projet de contreforme des retraites mais aussi d'un point de vue démocratique puisque il a actionné le 49-3 la majorité étant introuvable à l'Assemblée nationale c'est-à-dire que non comptant d'avoir méprisé le dialogue social comme on dit c'est à dire le point de vue des syndicats de tous les syndicats unis dans cette appréciation du projet du gouvernement sur les retraites non comptant de s'être assis royalement sur le point de vue des Français et je rappelle que 9 actifs sur 10 sont opposés à ce projet de réforme ne veulent pas qu'on leur transforme les deux plus belles années de retraite en deux pires années de travail et on les comprend une fois la maison dit au fond on s'en fiche littéralement de tout ça ils ont osé mépriser le Parlement c'est à dire refuser le vote à l'Assemblée nationale puisque leur voilà les menaces même qu'ils avaient fait à l'égard de LR en tout cas toutes les tractations n'ont pas pu aboutir et que cette majorité est introuvable à l'Assemblée nationale et donc ils ont décidé de passer en force ils auraient pu faire autrement ils auraient pu laisser l'Assemblée nationale délibérée et si c'était un nom et bien si soumettre ce qui est quand même normal en démocratie de laisser pour ce qui est de la législation le pouvoir au Parlement non non Emmanuel Macron a décidé que le pire de la Cinquième République serait son point d'appui mais ce n'est pas une porte de salut dans le pays et on l'a vu assez vite puisque nous avons déposé une motion de censure immédiatement et que depuis l'annonce du 49 mois jusqu'au vote de la motion de censure qui s'est joué à 9 voix 9 voix près à 9 mois après le gouvernement était renvers renversé ce qui veut dire que c'est tout petit le gouvernement ne tient aujourd'hui plus qu'à un fil et bien tout au long de ces de ces moments-là les Français ont connu un regain de mobilisation et de colère ça même été une explosion de rage à l'annonce du 409-3 et une deuxième explosion ouvrage quand on a vu que ça se jouait un œuf à 9 voix et progressivement on sent très bien que la mobilisation repart repart de plus belle parce que c'est insupportable d'imaginer que un seul homme s'appuyant sur un mécanisme légal mais la légalité ne veut pas dire la démocratie puisse imposer son point de vue à la majorité et donc on est dans un moment de de crise très très forte et le pouvoir pour l'instant choisi la stratégie de l'attention comme on l'a vu avec la façon dont il réprime les mobilisations d'abord en interdisant des manifestations très vite le premier soir on pouvait être place de la Concorde dès le lendemain c'était terminé et puis partout on voit bien que les manifestations ne sont pas de répression insensée de cette violence d'État parce qu'il faut appeler les choses par leur nom et que cette violence d'État dans les régimes néolibéraux est souvent de mise on sait très bien que plus les politiques sont violentes socialement par la volonté de tout déréguler et de d'abaisser les droits les protections plus on a dans le même temps de la répression et du contrôle social ce sont vraiment les deux manettes des deux mamelles pardon du néolibéralisme à la fois des régulations économiques et contrôle social accrue ça c'est important de toujours l'avoir en tête et donc ça c'est la réponse pour l'instant du gouvernement mais au moment où il nase les manifestants on a immédiatement en tête l'idée que c'est lui qui est dans la nasse c'est Macron qui est dans la nasse parce qu'on ne voit pas comment il peut se sortir de cette affaire à l'Assemblée nationale il n'a pas de majorité pour ce qui avait un doute et il était légitime d'avoir un doute que sur un certain nombre de sujets très à droite il ne trouve pas finalement l'appui des républicains mais là maintenant on voit bien pas de majorité à l'Assemblée nationale n'a pas de majorité dans le pays et même un pays qui est de plus en plus en colère contre lui on le voit dans toutes les enquêtes d'opinion la confiance est très très en berne et les gens en rage pour reprendre ce terme d'un très beau texte d'ailleurs que je vous recommande de Nicolas Mathieu qui est pris Goncourt en littérature et qui a fait un magnifique testeur pour exprimer cette cette rage qu'on ressent en interpellant en interpellant le pouvoir et en disant mais est-ce qu'ils ont pensé avez-vous pensé avez-vous pensé à la dureté en fait des politiques que vous menez donc bref je vous invite à lire ce texte si vous l'avez pas déjà lu mais c'est ça cette espèce d'impression du drage communicative y compris dans la jeunesse fortement dans la jeunesse puisque là cet après-midi j'étais encore au commissariat voir c'était des jeunes femmes dans le premier arrondissement qui avait manifesté elle devait avoir 18 ou 19 ans pas tellement plus et malheureusement peut-être c'était leur première manifestation en tout cas leur premier des grands mouvements social et elle se retrouve 24 heures en garde à vue c'est à dire voilà dans un tout petit réduit avec très peu de lumière des matelas de briquets de broc une petite couverture et de la nourriture assez peu ragoutante de ce qu'on en a vu comme première expérience citoyenne c'est comme assez effrayant mais c'est une manière pour le pouvoir et pour Darmanin de vouloir encore une fois intimider et empêcher que la manifestation puisse grandir je crois pas que c'est ce qui va se passer dans le pays et les difficultés pour Macron vont devenir de plus en plus grandes parce que jeudi s'annonce une immense mobilisation avec des millions de personnes probablement dans la rue les grèves reprennent dans un certain nombre de secteurs on le voit avec les raffineries mais je pense que ça peut être tout à fait contagieux en dépit de la difficulté et c'était le cynisme de Macron que d'imaginer que les temps étant si dur avec l'inflation avec les salaires en berne les gens ne tiendraient pas les éboueurs d'ailleurs ont tenu très très longtemps et au bout d'un moment mais ils arrivent au bout du bout et parce que évidemment il faut il faut bien vivre malgré tout et que c'est très très compliqué de joindre les deux bouts alors évidemment chaque jour de grève où on perd 70-80 100 euros c'est très très difficile pour pouvoir pour pouvoir tenir mais je trouve que les Français tiennent bon tiennent tête fortement et qui a aussi de la solidarité qui s'organise je pense en particulier au caisse de grève et que la volonté dans des coudes a repris du galon parce que le pouvoir en place alerte totalement rigide tout à fait rigide donc on est dans une impasse et la question est de savoir comment tout cela peut se dénouer il y a une solution simple c'est qu'Emmanuel Macron retire le projet ça c'est le point je dirais d'achauffement les Français ne veulent pas de cette loi le gouvernement s'entête le bras de fer est là et nous devons le gagner donc s'il y a des millions de personnes dans la rue jeudi c'est d'abord pour obtenir le retrait mais on se rend compte que la crise est bien plus profonde et qu'en réalité ce qu'il faudrait c'est une nouvelle République c'est à dire une constitution qui permet de remettre le lien de confiance entre les institutions et les citoyens et les citoyens puisque il y a quelque chose qui visiblement ne tourne absolument plus rond cette nouvelle république elle me paraît une des réponses adaptées à la séquence et puis pour terminer c'est sûr que le cadre aujourd'hui où on a trois sinon blocs au moins trois pôles politiques entre la macronie qui est très très mal mais qui est cette espèce de socle de bloc d'extrême centre si on peut dire l'extrême droite qui est là et la nups qui émerge avec force et bien de ces trois pôles de cette tripolarisation il va falloir que sorte une majorité demain alors je crois pas que le gouvernement aujourd'hui et l'intention de dissoudre il n'y a pas pour l'instant intérêt il peut finir par y être contraint mais il n'y a pas intérêt nous en tout cas du point de vue institutionnel on va essayer de tout mobiliser pour à la fois faire tomber la loi faire tomber la loi avec un recours nous avons déposé au Conseil constitutionnel mais aussi avec le référendum d'initiative partagée qui est qui permet de récolter 4,7 millions de signatures et de demander un référendum bref on veut faire feu tout bois d'un point de vue institutionnel parallèlement à la mobilisation sociale qui reste la clé évidemment pour faire reculer le gouvernement et pour préparer les victoires à venir parce que la question politique qui est là devant nous et qui peut nous permettre de sortir de la crise de régime c'est évidemment que on arrive à dégager une majorité plus franche dans le pays et on voit bien que Satan et qui a une cause contre-la-montre qui est engagée avec l'extrême droite et que nous nous devons avec la nupesque et le cadre de rassemblement qui est celui qui peut nous permettre de gagner et bien nous avons la responsabilité de le faire de le faire grandir pour le faire advenir et de le faire à devenir au pouvoir tout simplement parce que il y a des issues dans un moment donné on peut gagner sur la loi retraite mais on voit bien que ce qui se joue et bien plus profond et suppose non seulement de se mobiliser pour gagner à court terme mais que si on se mobilise beaucoup à court terme sur des coordonnées qui sont des coordonnées sociales et démocratiques alors nous préparons les victoires à venir qui sont indispensables pour sortir de la crise de régime et pour permettre de relancer l'idéal de progrès parce que pour l'instant c'est vrai que la perspective et c'est d'ailleurs ce qui remue la population c'est qu'elle elle voit que en terme de perspective on est soumis des espèces de régression en chair en chaîne à tous les niveaux et qu'il faut sortir de cette logique régressive pour rentrer dans une nouvelle dynamique qui est celle qui est celle du progrès voilà ça veut dire que il faut dans les jours qui viennent à la fois soutenir tout ce qui bouge dans la société pour tenir tête au gouvernement et faire de la politique parce que l'issue elle est sociale et elle sera au bout du bout aussi