🔴 Discours d'Olivier FAURE - #CamPuS2025
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« vous êtes près de 900 jeunes socialistes »
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« ce sont plus de 110 000 tracts et des milliers d'affiches qui sont en train d'être imprimés »
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Est-ce que vous pensez qu'on va...
Chers camarades, c'est un très grand plaisir pour moi de vous retrouver cette année encore. Et cette fois un plaisir particulier de vous retrouver comme président des Jeunes Socialistes. Et parce que nous n'aurions pas pu nous retrouver ici sans eux et sans elles, je veux saluer toutes celles et ceux qui ont rendu ce moment possible. Merci au Parti Socialiste, bien sûr, à son premier secrétaire Olivier Faure et à toute la direction nationale du parti. Merci aux équipes, merci aux dizaines de bénévoles, merci aux services d'ordre, qu'il le faut lors de nos événements. Merci bien sûr à Marc Griscourt, maire de Blois, pour son accueil fidèle année après année.
Et puis surtout, merci à vous, amis et camarades Jeunes Socialistes. Sur notre campus des Jeunes Socialistes, dans nos controverses, dans nos formations, dans nos réflexions, vous avez été au rendez-vous cette année encore. Vous êtes encore plus nombreux, encore plus nombreux que l'année dernière, parce qu'à Blois, cette année, vous êtes près de 900 jeunes socialistes. Chaque année, à Blois, nous nous donnons rendez-vous. Ici, on tire les leçons de l'année passée. Ici, surtout, on prépare la suite. Et il y a un an, nous étions là, souvenez-vous. Nous avions vécu un été pas comme les autres.
Nous sortions d'une campagne des européennes intense, qui avait replacé au cœur de la vie politique notre famille socialiste. Nous avions vécu des élections législatives anticipées, décidées sur un coup de tête, par un chef d'État qui n'a pas supporté, le 9 juin au soir, le résultat des urnes. Nous étions dans un pays où le peuple venait de faire un choix. Celui de retirer toute forme de majorité à Emmanuel Macron et à son gouvernement de droite. C'était un pays qui venait de refuser l'ascension de l'extrême droite. C'était un pays qui avait choisi la gauche comme force majoritaire et première arrivée lors de ses élections.
Et pourtant, l'insoutenable obstination du président de la République à refuser le résultat des urnes a fait éclater au grand jour ce qu'il préparait depuis un moment déjà. Un pacte avec la droite conservatrice, seul moyen pour lui de poursuivre une politique qui avait été rejetée massivement. Alors la vie politique continuait comme avant, comme si rien n'avait changé, comme si le peuple n'avait pas voté souverainement. Et pourtant, pendant cette année, la vie est restée la même pour les Françaises et pour les Français. La politique tourne vite, oui, mais la misère, elle, reste immobile. Et celles et ceux qui n'ont que leur travail pour vivre vivent encore les mêmes galères qu'hier.
On voit toujours de nouvelles promesses, toujours de nouvelles annonces, toujours de nouvelles intrigues. Mais jamais d'avancées réelles pour lutter contre le dépérissement de notre planète. Jamais d'augmentation du pouvoir d'achat. Jamais de remise en question de ce système financier qui permet à quelques-uns de se gaver pendant que d'autres triment. Alors cette année, en nous, une colère s'est accumulée, comme dans le cœur de tant de Françaises et de tant de Français. Et nous avons le droit d'être en colère. Car pendant que la colère légitime des oubliés de la République monte, le gouvernement choisit toujours un autre chemin. Détourner le débat.
Or, ce n'est pas en rendant invisible la réalité qu'on l'a fait disparaître. Et dans ce jeu d'ombre pour occulter la réalité sociale du pays, le gouvernement s'est trouvé de très bons alliés. L'extrême droite, ce qui ne fait que se nourrir de l'enfouissement des tristesses, des peurs. Mais la vérité, c'est que Marine Le Pen, Jordan Bardella et leurs amis nient la dureté de la vie des Français autant que ne le font le président de la République et le Premier ministre. Car s'ils parlent sans cesse d'identité, de religion, en cœur avec Vincent Bolloré, ce n'est pas pour améliorer la vie des Françaises et des Français.
Mais c'est pour ne pas parler des salaires, c'est pour ne pas parler du logement, c'est pour ne pas parler de l'environnement. Car plus on parle de l'autre, moins on parle de la misère ici. Ça, c'est la stratégie de ceux qui n'ont rien à proposer pour le pays. Ceux qui n'ont rien à proposer pour améliorer la vie des Françaises et des Français. Parce que nous, à nos meetings, jeunes, nous disons que la jeunesse, elle emmerde le Front National et pas un autre parti. Et voilà où nous enseignons aujourd'hui. François Bayrou demandera la confiance à l'Assemblée Nationale le 8 septembre. Cet acte, il l'a présenté comme un acte de clarification.
Mais il est en réalité l'aveu d'une immense faiblesse. Car de quelle confiance parle-t-il ? Pas de la confiance du peuple qui n'en peut plus. Pas de la confiance des jeunes qui galèrent pour se loger, pour trouver un travail digne, pour construire une vie stable. Pas de la confiance des soignants, des enseignants, des travailleurs qui voient leurs moyens s'effondrer. Non. Ce gouvernement n'a pas de majorité, pas de projet, pas de souffle. En réalité, ce vote de confiance n'a qu'un seul but. Tenter de faire croire que le macronisme a encore un souffle. Mais ce souffle, il est artificiel. Et les faits ne tiennent pas.
On ne pourra pas dire, quand on regarde les mois écoulés, que les socialistes n'ont pas été à la hauteur de la crise politique que nous vivons. Car on ne pourra pas dire que nous n'avons pas œuvré pour faire avancer la démocratie parlementaire. Que nous n'avons pas œuvré pour faire avancer les discussions, pour essayer, tant bien que mal, de trouver des compromis. Et pour cela, nous avons été parfois critiqués, insultés, traînés dans la boue, même par des élus et militants, se disant de gauche, qui préfèrent parfois se complaire dans l'obstruction systématique, dans le blocage institutionnel, persuadés qu'ils sont, que la crise de tout un pays leur sera favorable.
Mais nous ne partageons pas cette obsession pour le bruit et la fureur. Alors, ce gouvernement a trahi tous ses engagements. Et alors, qui lui ferait encore confiance aujourd'hui ? Car la vérité, c'est que leur politique a échoué. Leur fable du ruissellement a fait face à la réalité. Alors, mes amis, je veux vous dire ceci. Parce que notre génération ne veut pas voir son pays s'enfoncer dans la crise. Parce qu'elle ne veut pas voir son avenir hypothéqué par des obsédés du pouvoir qui n'arrivent pas à s'en décrocher. Alors, je le dis, députés, faites tomber ce gouvernement le 8 septembre ! Alors, mes amis, ce que nous voulons toutefois, ce n'est pas seulement changer de Premier ministre.
Parce que ce que nous voulons, nous, c'est changer de politique. Car ce qui se joue le 8 septembre, c'est la fin d'un cycle politique. Un cycle ouvert en 2017 par Emmanuel Macron, qui se disait ni de droite ni de gauche, et qui au fond a toujours été plus à droite qu'à gauche. Un cycle marqué par la verticalité, par la casse des solidarités, par le mépris des corps intermédiaires, par le démantènement de la République sociale. Un cycle qui a échoué parce qu'il ne l'a jamais cru dans la puissance du collectif, mais seulement dans l'arrogance de quelques-uns. Alors, il est temps de solder l'héritage de ce cycle qui n'est qu'un champ de ruines.
Le 8 septembre, ce n'est pas seulement Bayrou qui sera renversé, c'est tout un système qui sera mis à nu. Et le Président de la République gardera le pouvoir de nomination du Premier ministre, mais en faisant ce choix, il sera seul à assumer le blocage que connaîtra le pays s'il persiste dans sa dérive autoritaire. Et quand ce système s'effondre, camarades, il laisse un vide. Un vide que la gauche, que les socialistes doivent remplir, sinon ce vide sera rempli par d'autres, réactionnaires, par l'extrême droite. Cela suppose une doctrine, une colonne vertébrale, car être à la hauteur du moment, faire face à la crise, c'est voir plus loin. Car cette crise, elle ne nous étonne pas, à vrai dire.
Elle est le symptôme d'un système à bout de souffle. La mondialisation s'est muée en volonté de domination absolue sur les corps et sur les esprits. Elle a exercé une telle pression que les sociétés se défendent en rejetant ce système. Et dans ces moments, les socialistes se sont toujours dressés face aux inégalités, face aux injustices, face aux dominations, pour transformer la société lorsqu'elle n'était plus supportable. Nous devons accélérer la mue du socialisme au XXIe siècle, plus de clarté, plus de réalisme, plus d'ambition, un récit, une histoire, un destin pour la France.
Et je sais que, comme il l'a fait à maintes reprises par le passé, notre premier secrétaire Olivier Faure sera capable de l'audace qui doit guider ce projet et sa concrétisation. L'initiative, coordonnée par Chloé Riedel, cette rénovation du projet socialiste dont nous avons accueilli un atelier sur notre campus des jeunes socialistes devra permettre aussi d'atteindre cet objectif. Rénover sans avoir peur d'étonner, voire de cliver. Ma génération, celle des jeunes socialistes, sera cette génération qui peut faire changer les choses. Car nous savons ce qui peut nous attendre, car nous voyons que le pire peut se dessiner.
Nous ne sommes pas nos grands-parents, qui ont vécu dans une ère de prospérité qui semblait alors inépuisable. Nous ne sommes pas nos parents, qui ont vécu dans une ère d'espoir incroyable alors que le progrès technique ouvrait des perspectives inédites. Mais cette génération, elle n'acceptera pas de passer son tour. Nous revendiquons de ne pas vivre dans un monde fait de crises successives, mais dans un monde qui avance. Nous refusons de continuer comme avant.
Jeunes socialistes, grâce au travail d'Emma Raphobich que je salue et qui m'a précédé dans mes fonctions, ainsi que de toute l'équipe qui l'a accompagnée, grâce à ce travail, on peut l'applaudir en effet, grâce à tout ce travail, nous sommes la première organisation politique de jeunesse à gauche. Et nous prendrons toute notre place pour organiser cette jeunesse, pour structurer ces luttes. Et nous commencerons dès lundi. Car, chers camarades, en ce moment même, ce sont plus de 110 000 tracts et des milliers d'affiches qui sont en train d'être imprimés et qui seront distribués partout en France dès le 1er septembre par les jeunes socialistes.
Cette campagne de rentrée, elle a un slogan simple. De nos colères, bâtissons ensemble l'espoir. Et cet espoir, nous le définissons par un mot, une idée qui a été forgée par nos luttes. Une force qui nous nourrit d'espoir, la justice, le désir de justice, le besoin même de justice. Les conservateurs ont tenté de se réapproprier cette idée. Ils en font un instrument pour figer l'ordre social. Il faudrait gentiment obéir aux ordres et aux lois sans les remettre en cause. Sauf que le peuple de France n'est pas sage, il n'est pas docile, il refuse les ordres illégitimes.
Notre conception de la justice, celle que nous devons défendre et exprimer à travers notre projet, ce n'est donc pas la préservation de l'ordre établi, mais la recherche de l'ordre idéal. Parce que, comme le rappelait Albert Camus, ce n'est pas la révolte en elle-même qui est noble, mais c'est ce qu'elle exige. Et si nous nous révoltons, ce n'est pas par plaisir de contrarier, mais par besoin de changer la société. Nous n'avons plus le temps de rester politiquement correct dans le sens où nous cacherions la vérité par peur d'offenser. La politique aujourd'hui n'est pas correcte avec les citoyens. Alors cessons d'être correctes avec un système, avec un gouvernement qui broie des vies.
La justice est celle de la République sociale, qui garantit une école publique, qui émancipe, qui corrige les inégalités au lieu de les reproduire, une sécurité sociale universelle, qui s'élargit au logement, à l'alimentation, une démocratie au travail, des rémunérations justes, une richesse produite qui profite à tous et non pas à quelques-uns. La justice, c'est celle de la République écologique, condition de survie de l'espèce humaine, cette écologie qui planifie la bifurcation productive, qui lance la révolution industrielle décarbonée, qui investit dans les transports publics pour la liberté et la mobilité, qui interdit les niches fiscales des grands pollueurs.
La justice, c'est celle de la République démocratique, car le présidentialisme a étouffé la Vème République. Le peuple doit reprendre la main par le droit d'initiative et la pétition contre la loi Duplomb a montré cet été la force de mobilisation de la société. Nous devons avoir un Parlement enfin respecté par un réel pouvoir d'agir des collectivités territoriales et notamment de ces communes dans lesquelles nous œuvrons tant et dans lesquelles nous aurons encore tant à œuvrer. Et parce que nous sommes internationalistes, parce que nous croyons en l'universalité de la justice, elle doit dépasser nos simples frontières. C'est elle qui nous guide à défendre l'Ukraine face à l'agression russe.
C'est elle qui doit nous pousser à sortir des paroles pour aller aux actes afin de faire cesser ce génocide en cours à Gaza. Voilà notre horizon. Voilà ce qui peut rallumer l'espérance. La liberté est peut-être loin, mais de ce lointain, elle nous fait signe et nous appelle à changer la vie, comme l'écrivait Anton Chekhov. Un autre chemin est possible. Il est étroit, je vous l'accorde, mais il existe. Il existe ce chemin, via une rupture nécessaire avec l'ordre des choses, mais guidé par la volonté populaire et pas celle de narcissique ou de haineux. Et ce chemin, c'est le nôtre. Nous devons l'emprunter. Nous devons en dessiner les contours. C'est ce qui nous attend cette année.
Et il ne sera pas possible sans l'unité. Et je salue tous nos partenaires de gauche qui sont là aujourd'hui et avec qui nous avons pu avoir des échanges constructifs tout à l'heure. Car l'unité à gauche, c'est la condition de l'espoir. Et il faut l'unité de toutes celles et tous ceux qui souhaitent enfin passer à autre chose. Parce que quand on se dit de gauche, on fait de la politique pour changer la vie des gens. Pas dans un siècle, pas dans un an, mais on la change aujourd'hui. Parce que les gens n'ont pas le temps d'attendre.
Et dans un moment où les ténèbres dominent, où l'individualisme triomphe, nous sommes les remparts, nous qui militons, nous qui croyons au travail inlassable des forces de la solidarité, de la justice, ces liens qui unissent, qui dépassent, qui émancipent ce phénomène décrit par Théodora qui chante « Un meilleur moi, donc un meilleur nous, de mon ventre a disparu la boule, je m'envole quand le vent souffle ». Alors camarades, l'heure est venue ! Le macronisme s'effondre, la droite se délite, l'extrême droite menace. Et c'est à nous, socialistes, de relever le drapeau de l'espérance. Parce que nous voulons une gauche qui gagne ! Parce que nous voulons une gauche qui gouverne !
Parce que nous voulons une gauche qui transforme ! Et nous serons ensemble cette gauche-là ! Alors camarades, allons-y ! Partout, dans nos villes, dans nos quartiers, dans nos universités, dans nos lycées, allons porter la voix socialiste ! Partout, préparons l'alternance ! La vraie ! L'alternance sociale, écologique, démocratique ! Vive le socialisme et son parti ! Vive la République sociale, écologique, démocratique ! Et vive la France !
Parce que tu es un pays, parce que tu es un pays, parce que tu es un pays pour l'instant ! Je cherchais des yeux le maire de Blois. Ah, il est là, cher Marc. Merci de nous accueillir une nouvelle fois dans ta très belle ville de Blois. Merci à nos deux co-présidents de la FNESER qui viennent achever ses travaux, Hélène et Benoît. Merci à Rémi qui vient s'adresser à nous toutes et tous et qui a manifesté l'enthousiasme communicatif des jeunes socialistes. Merci à nos secrétaires nationaux, aux permanents, aux bénévoles de la Fédération qui ont sacrifié une partie de leurs vacances pour nous accueillir comme chaque année dans les meilleures conditions.
Merci aux services d'ordre, toujours discrets mais toujours présents. Merci à nos amis et partenaires. Merci Marine, François, Léon, Raphaël qui est parti, Raquel, Benjamin, Lucie et bien sûr, vous remerciez toutes et tous militants, élus qui consacrez une part de votre vie à l'action politique. J'espère que vous avez bien rechargé vos batteries parce que c'est reparti et que vous allez en avoir besoin. Chers camarades, chers camarades, Ce campus 2025 se déroule dans un contexte, chacun l'a compris, assez inédit. Nous en avons donc bouleversé la nature pour nous hisser à la hauteur du moment. Nous sommes entrés en cette heure de vérité ou socialiste.
Nous devons nous retrouver et nous unir pour défendre nos principes communs, la justice sociale, le progrès, la dignité humaine et l'écologie. Nous avons eu des débats importants qui ont été tranchés et je suis heureux, vraiment heureux, de retrouver en cette rentrée 2025, si importante, si cruciale, Boris qui est à la tête du combat à l'Assemblée, Patrick au Sénat, et last but not least, Nora Mébarek au Parlement européen. Mais je veux aussi saluer, parmi les maires présents, ceux que je vois au premier rang.
Ça me permettra de saluer d'abord en voisin Emmanuel Denis, maire écologiste de la ville de Tours, mais aussi, évidemment, Nicolas Meilleur-Rossignol, maire de Rouen, Mickaël Delafosse, maire de Montpellier, Mathieu Klein, maire de Nancy, Nathalie Apéret, maire de Rennes, et dans les premiers rangs, c'est tout ce que je vois, mais si, Cédric, Cédric, à Villeurbanne, évidemment, Hélène, à Cachan, bon, je sens que je vais faire Patrick à Sincelle, mais je sens que ce Tour de France va être un peu long, parce que cet ancrage qui nous définit est encore ce qu'il est, et donc vous dire que, évidemment, nous serons avec vous dans cette grande bataille des municipales et que nous serons toutes et tous à vos côtés pour aller arracher les victoires.
Et comme tout à l'heure a pu le dire Marine, j'irai soutenir les socialistes, les communistes, les écologistes, et toutes celles et ceux qui sont prêts à partager nos combats, et partout, de Blois à Bourges, de Paris à Marseille, de Nantes à Nancy, de Nantes avec Johanna Roland, de Rennes à Saint-Etienne, de Villeurbanne à Lille, d'Amiens à Avignon, nous affirmerons avec force ce que nous apportons partout où nous sommes, et partout où nous sommes, aux côtés des Françaises et des Français, parce que nos élus protègent les habitants et, disons les choses, on vit mieux dans nos villes.
À l'automne, nous réunirons nos têtes de liste et nous mettrons à l'honneur nos principales réalisations et nous présenterons les grands combats qui nous sont communs. Nous chercherons évidemment le rassemblement avec nos partenaires de gauche et écologistes, et nous chercherons évidemment et nous conserverons, et évidemment, Marine, nous conquérirons, parce que ce rassemblement est le gage de notre capacité à avancer ensemble jusqu'au grand rendez-vous de 2027. L'heure n'est plus l'heure. Là, en l'occurrence, je n'y suis pour rien.
C'est nos maires qu'il faut applaudir parce que, vraiment, depuis six ans, ils ont fait la démonstration à travers leur réalisation qu'il restait un clivage entre la gauche et la droite dans ce pays et qu'il était un clivage important qui permettait de montrer qu'on peut encore réaliser de grandes conquêtes. Et ces conquêtes, ce sont nos maires qui les réalisent et nous pouvons toutes et tous être fiers d'eux. Et donc, chers camarades, le moment n'est plus à l'exacerbation de nos différences. Elles existent et ne s'envoleront pas par magie, mais notre responsabilité est de regarder devant nous.
Le 8 septembre, le 8 septembre, François Béroux montera à la tribune de l'Assemblée et prononcera son discours d'adieu. Il se posera alors en victime expiatoire de l'irresponsabilité de tous les autres. Il montrera du doigt nos bancs pour faire peser la culpabilité sur la gauche et les écologistes. Il se parera de toutes les vertus et nous désignera et vous désignera comme les agents du vice. Il nous prédira les sept plaies d'Égypte que les dieux de la finance enverront sur ce pays qui a osé le laisser partir et aucun fléau ne nous sera épargné. Les sauterelles du FMI, la destruction des troupeaux, les orages de grêle des marchés financiers et vous serrez les dents.
Chacun d'entre vous ici sait que tout cela est faux, que le bilan catastrophique qu'il a tiré le 25 août, c'est celui d'une politique qui a conduite ou cautionné pendant les huit dernières années. Ferrer les points parce que vous savez qu'il n'y a aucun acte de courage dans la décision prise par François Béroud. Son histoire, c'est celle du virus qui frappe à votre porte et se présente comme le médecin. Le courage pour un Premier ministre aurait été d'affronter les événements, de rechercher les compromis utiles aux Français, de ne pas se dérober par un tour de passe-passe qui voudrait faire passer une auto-dissolution pour du panache.
Alors, je le dis au Président comme au Premier ministre, nous n'acceptons pas ce renversement, ce travestissement de la réalité. La dette, c'est vous, les irresponsables, c'est vous, les ingénieurs du chaos, c'est vous, et les vrais martyres, ce sont ceux qui souffrent de votre politique, ceux dont vous exigez sueur et larme, mais qui, eux, ne voient jamais l'armistice.
Et c'est trop lâche de toujours renvoyer ses propres erreurs sur le dos de ceux qui ont alerté, proposé, et qui continuent à démontrer qu'il est possible de réduire notre dépendance à la dette sans passer par une purge pour les travailleurs, pour les demandeurs d'emploi, pour les malades, les retraités, les bénéficiaires de la solidarité nationale, les mal-nogés, les mal-nourris, les précaires et les jeunes. C'est trop facile de jouer à la cigale pendant un été qui a duré huit ans, huit ans où l'État a été privé de 62 milliards d'euros par an au seul bénéfice des plus riches et de pointer l'automne venu en présentant la facture à la multitude des fourmis.
Et voilà, Monsieur le Premier ministre, que vous vous étonnez lorsque les fourmis vous répondent à la manière de la fontaine, vous chantiez sur la partition du Mozart de la finance, eh bien, dansez maintenant ! Un homme de l'être, un homme de l'être devrait pourtant se souvenir que le grand peuple de France, le peuple de Molière, se moque des tartuffes. Et où est la justice quand ces 44 milliards touchent de plein fouet les plus vulnérables au moment où le taux de pauvreté en France atteint le niveau le plus élevé depuis 30 ans où 12 millions de Français vivent désormais sous le seuil de pauvreté entre Hexagone et Outre-mer.
Le seul ruissellement, c'est celui de la misère qui s'insinue et s'infiltre, y compris dans les couches de la population salariée. J'ai encore en mémoire les mots cet hiver de cette assistante sociale de la Seigne-sur-Mer qui disait souffrir de ne plus avoir les moyens de faire son travail lorsqu'elle devait conseiller à une femme sans ressources de diluer son shampoing avec de l'eau, de couper son liquide de vaisselle avec de l'eau, de rajouter de l'eau dans la vinaigrette. Et elle concluait ainsi demain, je lui dis quoi ? De mettre de l'eau dans l'eau ? Où est la justice ?
Quand 380 000 familles modestes vont entrer dans l'impôt sur le revenu, que 19 millions de ménages verront leurs impôts augmentés, que 17 millions de retraités verront leurs pensions gelées, que 6 millions d'agents de la fonction publique verront encore une fois leur pouvoir d'achat baissé, que 2 jours fériés seront supprimés, soit un trimestre non rémunéré sur la durée d'une vie professionnelle ? Où est la justice quand le Parlement vote la taxe Zuckmann qui vise 1 800 ultra-riches, qui optimise tant et plus pour échapper à leurs contributions et que le gouvernement y oppose son veto ?
Et c'est parce que nous sommes, nous, mais plus largement la gauche et les écologistes, ce grand parti de la justice que nous le disons, ce projet est inacceptable. Et c'est pourquoi nous l'avons dit d'emblée, le 8 septembre, nous n'accorderons pas notre confiance à ce gouvernement. Il n'y a, il n'y a de notre part, aucun calcul médiocre. Nous avons appelé depuis toujours au compromis, puisque les Français n'ont accordé de majorité à aucun camp. Mais le pouvoir actuel n'en a jamais eu la volonté. Les déficits et la dette ne sont pas la conséquence d'une hausse des dépenses qui sont restées stables ces dernières années, mais d'une baisse des recettes.
Et depuis Reagan, depuis Thatcher, les ultralibéraux ont la fâcheuse habitude de creuser le trou de la dette pour mieux justifier ensuite le dépeçage des services publics. Ils n'ont rien retenu de l'histoire. Tout à l'heure, Marine citait ce livre « Les irresponsables » de Yohan Chapouto. Rappelons simplement que la crise de 1929 n'était pas seulement financière. Elle fut amplifiée par les politiques d'austérité et de déflation. Résultat, chômage de masse, désespoir social, montée des extrêmes, effondrement des démocraties et cette Europe des années 30, prisonnière de la rigueur, a pavé, hélas, la voie au fascisme et à la guerre.
Et aujourd'hui, même si je ne lui en prête pas l'intention, François Beyrou incarne cette vieille obsession comptable. C'est une politique dangereuse. Il est impossible de réduire durablement les déficits sans croissance et impossible de créer de la croissance sans investissement. Et ce n'est pas tant la dette qui inquiète les marchés financiers que l'absence de crédibilité et de vision du pouvoir en place. Pour vous en faire la démonstration, juste trois chiffres. Trois. Il y a une semaine, j'ai regardé à quel taux les États se refinancent. Le 22 août, donc, la France empruntait sur les marchés à 10 ans au taux de 3,42%. Les États-Unis à 4,3%.
Et le Japon, pays le plus endetté du monde à seulement 1,74%. C'est la preuve que le lien entre taux d'intérêt et d'aide publique n'est ni cohérent ni évident. La France n'est pas en faillite. Elle a des ressources colossales, mais une classe dirigeante qui pense se survivre par une éternelle fuite en avant. Alors, que faire ? Que faire ? J'entends que chez certains qui font profession de nous commenter ou de commenter la vie politique et trop pressés d'en finir avec la gauche, nous expliquer que les Français n'attendraient plus rien d'elle. Elle serait d'ores et déjà disqualifiée. Le pays aurait basculé à droite.
Eh bien, je le conteste, sauf à considérer que droite et extrême droite se fondent en un seul bloc. Je vais y revenir. La réalité, c'est que c'est la coalition de la gauche et des écologistes qui est arrivée en tête et a remporté les élections légitatives l'an dernier. Ce sont les valeurs de la gauche qui sont plébiscitées par les Français. La fraternité, la solidarité, la justice sociale, l'écologie, ce pays a une passion aussi, une passion lointaine qui lui vient de la révolution, l'égalité. Et je prétends que la France n'a jamais eu autant besoin de la gauche depuis 80 ans. Dans quel contexte intervient la crise que nous subissons ? Quels sont les défis auxquels nous devons répondre ?
Ce que nous vivons n'est pas un simple changement de période, c'est un changement d'époque. Il y a 80 ans, le 26 juin 1945, la Charte de San Francisco fixait les objectifs Nations Unies. 41 jours plus tard, après que l'espoir se fût levé, l'arme nucléaire était utilisée pour la première fois sur les villes martyres d'Hiroshima et de Nagasaki. Pendant 80 ans, c'est ce système d'équilibre par le droit international d'une part et la dissuasion nucléaire qui a tenu et qui est désormais défiée par les empires comme par les organisations terroristes. Parmi les nombreux exemples que je pourrais prendre de cette grande dérégulation du monde, le monde entier a les yeux braqués sur Gaza.
Gaza n'est plus qu'une pluie ininterrompue de bombes, un territoire rasé où rien n'a été épargné. Les écoles, les hôpitaux, les lieux de culte, les habitations, les femmes, les enfants, les civils, les humanitaires, les journalistes, les soignants sont les victimes d'une violence aveugle qui ne trie pas ces victimes. Gaza est une enclave fermée qui ressemble à une souricière. Même la famine est utilisée contre une population qui subit la double peine du Hamas et de Tsaal. Tous les témoins extérieurs au conflit reviennent traumatisés par une situation jugée apocalyptique.
La qualification de génocide est utilisée y compris en Israël par les ONG, par les chercheurs, par les intellectuels, par la population qui réclame le retour des otages mais refuse que la population palestinienne paie le prix du sang et il ne revient pas quand il est trop tard qu'aux historiens de qualifier ce qui se déroule sous nos yeux. J'ai donc moi aussi, comme vous, les yeux fixés sur Gaza parce que sur cette terre où deux arbres sont enracinés dans la même terre brûlante, je compte trop d'amis déchirés. Les accords d'Oslo, ce sont mes 20 ans, l'âge de tous les espoirs, celui où une poignée de mains entre les ennemis d'hier devient la plus belle des promesses, celle de la paix.
Cette paix que Rabine chantait chirent la chalome quelques minutes avant d'être assassiné. Il y a 30 ans, j'ai pleuré l'assassinat de Yitzhak Rabine. Nous sommes la France. Nous sommes les enfants d'une révolution qui a rendu universelle les droits humains. C'est notre fierté et pour le reste du monde, nous devons en être les garants. Je n'ai cessé de le dire depuis deux ans, de le répéter sur tous les tons, le droit ne se divise pas. Ce sont les mêmes droits fondamentaux, à commencer par l'irréductible droit de vivre.
C'est Mitterrand, devant la Knesset, en 1982, qui plaidait déjà pour la solution à deux États, israéliens et palestiniens, à la condition exclusive que chacun inscrive ses droits dans le respect de ceux des autres. Et c'est depuis notre position constante. Alors, nous soutiendrons la position de la France quand Emmanuel Macron reconnaîtra enfin l'État palestinien. Mais chacun le sait bien, cette reconnaissance ne suffira pas. L'urgence impose que nous exigeons l'arrêt de toute livraison d'armes et la suspension de l'accord d'association entre l'Union européenne et Israël.
L'article 2 de cet accord est conditionné au respect des droits humains et tolérer la violation des accords s'est laissé s'effondrer les violations du droit. Il serait irresponsable de nous y résoudre au moment où les grandes puissances se vivent à nouveau comme les empires et cherchent à substituer au droit un rapport de force permanent, une lutte à mort pour obtenir la meilleure part des ressources indispensables à leur hégémonie. A l'Est, rien de nouveau. Poutine ne fait pas missaire de ses intentions et celui qui fut son inspirateur, Sourkov, ne la se lasse pas de décrypter le jeu du Kremlin dont il fut le mage.
La démocratie doit céder selon lui le pas à ce qu'il appelle une démocratie souveraine, c'est-à-dire une démocratie sous le contrôle autoritaire de l'État et indépendante des normes occidentales. Le pluralisme ne peut être qu'artificiel et les vrais opposants finissent hélas comme Alexei Navalny. Quant à la Russie, ce qu'il nous dit, sa nature serait impériale et sans frontières, son expansionnisme sans limites. Nous sommes là très loin de toute forme de romantisme et de la valse sentimentale de Tchaikovsky. C'est la raison pour laquelle la mascarade du sommet d'Encourage fut une honte. Oui, une honte.
Et je le réaffirme ici au nom des socialistes, la vocation de la gauche est aux côtés de la résistance ukrainienne. L'obstacle à la paix n'est pas Zelensky. Il est le président qui a permis de contenir de contenir l'ogre russe et rien ne justifie qu'on offre la tête de celui qui a porté, entraîné, encouragé, soutenu son peuple dans cette résistance héroïque. Volodymyr Zelensky incarne l'âme indomptable ukrainienne. Et c'est pour cela que c'est une honte de reprendre les arguments de la propagande russe comme ce fut une honte la mise en scène de l'humiliation du président ukrainien dans le bureau ovale. Le seul obstacle à la paix c'est Poutine et son régime.
Nous ne pouvons plus accepter de recevoir la leçon de Trump. Si l'Union A27 interdit d'avancer, alors avançons avec ceux qui le souhaitent. L'Europe ne peut pas se limiter à administrer un marché commun et assurer la paix entre ses seuls membres en sous-traitant sa défense aux Etats-Unis. La relation transatlantique telle que nous l'avons connue est aujourd'hui un souvenir. Réveillons-nous Trump et Poutine roucoule. C'est parce qu'ils sont les deux farces d'une même pièce. Ils partagent une même détestation pour l'Europe, la même aversion pour ce que nous représentons et le même rapport relatif à la vérité. Là où nous pensons l'égalité, droit des peuples, ils pensent force et empire.
Et à cela s'ajoute la volonté des populistes de droite de détruire l'État Providence, c'est-à-dire la garantie d'un ensemble de droits sociaux, économiques, culturels, dont l'effet est de réduire les inégalités et de protéger les individus contre les risques et les hélias de l'existence. Le tandem Trump-Rance est un poison que l'international réactionnaire tente d'importer dans nos veines. Et c'est pourquoi j'enrage avec vous lorsque je vois Ursula von der Leyen mettre le genou à terre sur les droits de douane et François Bayrou se limiter à un tweet de regret.
J'imagine le grossier Trump dans le bureau ovale face à ses admirateurs leur dire « Ah, vous savez, ce sont de drôles de types les Européens.
» Je leur ai dit écoutez les gars je mets les tarifs à 30% sur tous vos produits vous auriez du vol en tête après avoir bien fait paniquer tout le monde j'ai laissé tomber à 15% j'ai cru en les regardant qu'ils croyaient le printemps arriver ils paraissaient même tellement soulagés que j'ai poussé l'avantage et je leur ai dit écoutez en plus de ces tarifs réduits à 15% vous allez me prendre 600 milliards de dollars d'investissement chez nous vous installerez vos usines chez nous vous achèterez 750 milliards de dollars de notre énergie même notre gaz de schiste et puis vous continuerez à vous approvisionner en armes chez nous et bien vous savez quoi les Européens ils ont tout pris combien de temps accepterons-nous cette humiliation l'accès au marché européen est existentiel pour les soutiens de Trump alors l'Europe doit rendre coup pour coup Trump ne s'impose qu'à chaque fois que les autres se mettent à genoux nous ne faisons plus face comme lors de son premier mandat à l'improvisation brouillonne d'un mania de l'immobilier mais d'une stratégie populiste assumée avec le soutien de l'extrême argent expression expression que j'emprunte volontiers à François Ruffin extrême argent des milliardaires de la Silicon Valley pour mobiliser les classes populaires ces nouveaux libéraux ont désigné un ennemi l'Etat obèse monstrueux l'Etat providence avec ses bureaucrates parasites les intellectuels forcément de gauche accusés d'avoir développé une fausse conscience les syndicats défenseurs de pseudo-privilèges les programmes sociaux qui bénéficient à une classe d'assistés les faux droits accordés aux minorités aux femmes le monde des arts et de la culture dénoncés comme woke la fiscalité fatalement confiscatoire les lois visant à réduire les inégalités lutter contre les discriminations ou protéger l'environnement présentés comme liberticides que veulent-ils d'abord un droit de propriété sacralisée et sans restriction toute forme de redistribution des richesses toute réglementation toute norme est une spolation et une agression et parallèlement pour consacrer une alliance nécessaire avec les ultra-conservateurs ils sont disposés à rétablir l'ordre moral pour discipliner la société accusés de déviance féministe de complaisance avec les minorités ethniques et sexuelles il y a chers camarades des guerres il y a des guerres qui se mènent sans armes ou plus exactement sans autre armes que celles des mots et des votes des guerres idéologiques et nous sommes entrés dans ce moment-là ces gens sont entrés en croisade et le moment est venu de prendre conscience de ce qui se joue et de les arrêter de tout ce que je viens de vous dire je n'invente hélas rien je n'exagère rien j'ai passé quelques heures cet été vous allez me dire que j'ai de drôles de vacances à lire leurs inspirateurs libertariens Rothbard Yervin Andriessen Altman Thiel leur vision du monde est simplement effrayante une jungle où les perdants n'ont que leurs yeux pour pleurer et ce qui leur reste de force pour s'entretuer entre eux et où les gagnants vivent à l'écart dans des cités bunkers comme à Indian Creek au large de Miami où Trump possède d'ailleurs une résidence les citoyens deviennent de simples clients celui qui possède dirige parce que la démocratie est un système inefficace et destructeur leur idéal c'est cette île de Roatan au large du Honduras le Honduras pays où la population vit en moyenne avec 7 dollars par jour et bien cette ville cette île ils l'ont transformée en une cité autonome offshore destinée à une poignée de riches vivant selon ses propres règles celle de l'argent avec le soutien du milliardaire trumpiste Peter Thiel tout cela alors évidemment à cette tribune vous pariez encore caricaturale marginale et vous vous dites rien de tout cela ne peut réellement arriver et c'est ce qu'au fond de nous nous ne pouvons pas nous empêcher de penser comme nous avons longtemps pensé avant d'être démenti par les faits que l'extrême droite ne pouvait pas l'emporter dans de grandes démocraties l'extrême droite elle ne se contente pas de penser elle agit ses discours vous les entendez déjà en Europe et en France ils ont même déjà contaminé la droite extrémisée l'international réactionnaire s'est armée pour gagner la bataille culturelle elle dispose de moyens importants de médias de fondations de relais d'opinion et c'est l'argent de la tech qui aujourd'hui soutient Trump ce sont leurs algorithmes qui favorisent la colonisation des esprits avec des campagnes qui ont pour but de désigner l'état providence comme l'ennemi à abattre à l'instar en France de cette campagne honteusement démagogique c'est Nicolas qui paye alors nous sommes prévenus ils avancent et nous ne devons pas reculer parce que oui la démocratie peut basculer le climato-scepticisme peut l'emporter le séparatisme entre ultra-riches et la multitude des gens ordinaires peut s'imposer la lutte contre l'égalité et contre les discriminations contre le racisme peut naître plus qu'un long qu'un vague et lointain souvenir le fascisme peut en présenter de nouvelles formes et empoisonner de l'intérieur nos démocraties qui reposent sur l'intervention de l'état pour corriger les inégalités et lutter contre l'épuisement de la planète il est là l'enjeu de la période cette guerre idéologique nous devons la mener ensemble nous devons la mener ensemble oui ce qui suppose ce qui suppose de rompre parfois avec nos propres désordres avec ces désaccords secondaires qui deviennent dans nos débats des divisions majeures en France cette grande bascule de la droite arrive à grande vitesse nous n'y sommes pas encore mais nous ne sommes plus si loin le gouvernement héberge un ministre de l'intérieur qui rivalise avec un ministre de la justice et un président de groupe LR pour mieux stigmatiser les étrangers voire même les français d'origine étrangère accusés de régression ethnique et les musulmans présentés subliminalement comme inassimilables à la nation fin du droit du sol envoie des AQTF à Saint-Pierre et Miquelon haïssez-vous les uns les autres voilà leurs nouvelles évangiles la dépense publique est présentée comme une drogue les ultra-riches bénéficient d'une immunité fiscale inconditionnelle les perdants du libre marché dépeints comme des assistés la liste est longue de leur convergence loi immigration moratoire sur les énergies renouvelables méga-bassines loi du plomb ce sont les mêmes qui ensemble au parlement européen rejettent le pacte vert face à cette offensive nous devons défendre ensemble les fondements de l'état protecteur c'est l'identité de la nation que nous défendons on nous parle en permanence d'identité nationale vous la cherchez elle est là l'abolition des privilèges le front populaire le conseil national de la résistance la décolonisation voilà la nation dont nous sommes si fiers celle qui a inscrit en sa devise aux côtés du mot liberté les mots égalité et fraternité nous défendons les piliers du contrat que les français ont passé avec l'état protection sociale éducation santé sécurité redistribution des richesses intervention économique solidarité cet hiver lors de notre tour de France j'ai rencontré des français qui se sentaient attaqués de l'extérieur j'en ai parlé longuement mais aussi aussi de l'intérieur minés de l'intérieur parce que notre socle de valeur et notre modèle social semble se dissoudre progressivement et c'est à eux que nos politiques doivent répondre notre grandeur ne peut pas se limiter à être celle du passé avec notre patrimoine culturel artistique nos grands discours d'hier et nos vieilles odyssées industrielles la France n'est pas un musée un héritage figé elle est un projet sans cesse renouvelé elle est une marche elle est une marche vers une république que nous voulons écologique et sociale et l'unité de la France c'est ce pont invisible qui relie Paris à Marseille Lille à Toulouse Brest à Strasbourg les gens de nos campagnes aux places de nos villes et nos quartiers mais il y a une condition au maintien de ce destin commun que chacun quel que soit son parcours trouve sa place et sa dignité que les inégalités ne deviennent pas des fossés infranchissables parce que gouverner ce n'est pas imposer c'est convaincre et c'est unir partout partout vous nous avez dit la même chose l'Etat ne nous protège plus nous avons été abandonnés faites quelque chose la France ce n'est pas ça cet été a été un traumatisme pour notre pays qui a connu ce gigantesque incendie meurtrier dans l'Aude qui a vu ces forêts réduites en cendres Sébastien Carole Bertrand et tous les autres que je n'ai pas vus d'Occitanie comment voulez-vous qu'une telle catastrophe ne vienne pas nourrir le sentiment d'impuissance politique publique et de colère lorsque nous apprenons que les commandes du Canadair passées en 2022 ont été annulées en 2024 dans le cadre de la cure d'austérité décidée par Gabriel Attal et prolongée par François Béraud cet été vous vous êtes mobilisés contre la loi du plomb parce que vous n'en pouvez plus de voir les multinationales de l'agroalimentaire qui empoisonnent nos sols et nos enfants sans que le gouvernement fasse respecter ce principe pourtant constitutionnel de précaution alors il est temps oui il est temps de remettre de la couleur dans nos vies un autre avenir est possible un autre avenir est possible et nous nous croyons en vous nous croyons dans ce peuple de France et nous voulons investir avec vous dans son avenir c'est ce cap que la gauche doit incarner et la priorité doit aller à l'investissement et à la justice fiscale pour augmenter votre pouvoir d'achat en relançant l'activité en recréant de l'emploi et en vous permettant de mieux vivre voilà ce que tout gouvernement devrait entreprendre et puisque celui-ci ne le comprend pas et bien ce sera le suivant et nous sommes volontaires pour être les suivants la France la France mérite mieux que l'entêtement et le désordre le 9 juin 2024 le président a pris une décision que rien ne commandait dissoudre l'Assemblée nationale chacun connaît le dénouement la gauche est arrivée en tête mais c'est vrai sans majorité absolue dans un parlement éclaté en trois blocs alors il aurait dû tirer les leçons de cette situation et la seule obsession du président a été hélas de défendre son bilan avec ses premiers ministres successifs et d'ignorer les messages que vous leur avez adressés et le résultat est là la paralysie et l'instabilité car un gouvernement sans majorité qui refuse le compromis ne peut à l'évidence n'aller que d'échecs en crise et comme vous j'ai mal à notre pays notre France est grande de son histoire de ses compétences de l'engagement de ses citoyens de ses valeurs mais les dirigeants actuels la rendent faible et impuissante dans un monde pourtant mouvant et dangereux alors je le dis aussi ce que nous partageons ensemble avec toute la gauche c'est l'idée d'un chemin d'un chemin qui existe celui des forts certes mais que l'on fait supporter à ceux qui en ont la capacité et pas à ceux qui ne remplissent plus leur caddie ne partent plus en vacances renoncent déjà à se soigner et donc c'est la raison pour laquelle demain nous présenterons avec Boris avec Patrick avec nos groupes parlantaires de l'Assemblée et du Sénat avec nos secrétaires nationaux avec Béatrice avec Brice et bien nous présenterons un autre chemin nous montrerons en lien avec nos partenaires qu'une autre voie est possible que prouverons-nous qu'il est possible à la fois de désendetter un pays sans enfoncer les classes populaires et moyennes que le désendettement ne peut signifier l'asphyxie de l'activité sauf à vouloir mourir guéri qu'il est possible de se s'exister des ambitions pour les services publics pour la transition écologique et je le dis au passage il y a une dette qui elle ne se remboursera jamais c'est la dette écologique alors nous en finirons demain avec cette fable sachérienne Beyrou ou le chaos oui il existe une vision alternative et ce n'est pas Beyrou ou l'apocalypse et dès demain ce sera son projet ou le nôtre mais la vérité mes amis c'est que la crise que traverse notre pays n'est pas d'abord budgétaire ou financière elle est politique elle est née d'un état qui gouverne seul contre son peuple et non avec lui elle est née de cette tentation permanente d'imposer au lieu d'écouter de soumettre plutôt que de construire le compromis comme un levier de transformation et nous ne proposons pas seulement un plan alternatif à celui de François Beyrou nous proposons ensemble une autre manière de gouverner une méthode nouvelle qui part d'un principe simple et exigeant on ne gouverne pas contre son pays on ne gouverne pas par la peur on gouverne en mettant un peuple en mouvement et la France est forte quand elle se sent respectée quand la justice guide ses choix quand l'écoute précède la décision quand la dignité de chacun est respectée et qu'elle est au coeur de tout quand faire ensemble devient la règle et non l'exception c'est pourquoi c'est pourquoi nous voulons un parlement qui débattre librement qui légifère sans tutelle ni menace qui cherche des compromis dynamiques nous proposons de renoncer ainsi aux instruments de confiscation démocratique nous proposons de créer des conventions citoyennes permanentes pour que le débat démocratique ne s'éteigne pas entre deux élections mais irrigue en continu la vie publique nous voulons donner un véritable statut aux collectivités locales pour qu'elles puissent agir sans être prisonnières de l'arbitraire budgétaire de l'Etat nous voulons qu'à chaque grande réforme le Parlement puisse voter après un temps de dialogue social et citoyen obligatoire afin que les décisions soient construites et partagées mais la démocratie n'est pas qu'une mécanique institutionnelle c'est une respiration quotidienne elle suppose que chacun se sente respecté dans sa dignité de citoyen et de travailleur voilà pourquoi nous proposons dès aujourd'hui des mesures d'urgence pour réparer le lien brisé et retisser le fil de la confiance dans l'action publique mis à mal ces dernières années redonner des moyens à l'hôpital pour que les soignants puissent soigner que les patients soient dignement accueillis investir dans l'université la recherche pour que la jeunesse ait un avenir et que la France reste une nation de savoir protéger le pouvoir d'achat des familles face à l'inflation par le blocage temporaire des prix pour les biens de première nécessité refonder l'école autour de la réussite de tous du respect des enseignants et de la transmission de l'égalité et de l'émancipation renforcer la justice la sécurité en donnant aux magistrats aux policiers aux gendarmes et aux éducateurs les moyens de leur mission la gauche a réussi chaque fois qu'elle a su s'appuyer sur le mouvement social celui du 10 celui du 18 et nous verrons sur le monde de la culture et sur l'intelligence collective chaque fois que la gauche a changé la vie c'est parce qu'elle a su conjuguer l'action gouvernementale avec l'élan populaire qu'elle a su écouter associer rassembler créer ce va-et-vient fécond entre la société et l'état c'est cette méthode cette fidélité que nous voulons aujourd'hui retrouver c'est pourquoi j'annonce qu'au lendemain de la chute du gouvernement en Bérou nous entamerons un grand cycle de consultations des syndicats associations forces citoyennes et culturelles pour renforcer nos propositions et faire la démonstration d'une nouvelle méthode de gouvernement car ce n'est pas seulement une liste de propositions une liste de réformes que nous proposons c'est une manière de dire à la nation nous avons besoin de vous votre expérience vos luttes vos savoirs vos colères et vos espérances sont la matière même d'un avenir commun la république ne sera forte que si elle redevient la maison du respect et de la justice une maison où chaque citoyen se sente respecté voilà notre ambition renouer avec le fil des grandes espérances de la gauche rendre à la France la fierté de se gouverner elle-même dans l'écoute et la dignité et donc le moment est venu de réveiller un espoir nous le ferons avec les formations politiques et les organisations de la société civile qui recherchent non pas le chaos mais la justice ici chacun sait bien que le désordre se rit souvent des plus vulnérables et qu'il peut être au contraire le meilleur serviteur de l'ordre établi pour cela nous n'avons pas attendu l'autodissolution de François Bayrou depuis de nombreux mois peut-être même de nombreuses années nous travaillons à cette alternative à gauche et nous avons accueilli au cours de cette journée nos partenaires écologistes communistes générations l'après debout place publique que je salue toutes et tous et j'ai entendu de la bouche j'ai entendu de la bouche de chacune et de chacun d'entre eux des propositions voisines et cette volonté partagée de ne pas laisser s'ouvrir une boîte de Pandore au fond de laquelle sommeillent les projets les plus sombres nous avons des différences mais au fil du temps nous avons aussi appris à travailler ensemble et puis il y a toute l'énergie de ceux qui nous accompagnent et qui évoluent dans le monde intellectuel celui des experts de la culture des ONG et qui sont venus éclairer nos débats derrière Lucie Casté et merci pour leurs analyses et expertises et bien avec l'ensemble de cette grande famille de la gauche et d'écologistes je le dis nous sommes prêts nous sommes prêts à nous mettre au boulot pour redresser notre pays dans la justice avec tous ceux qui le souhaitent sur la base de notre projet et de notre méthode nous ne disposons pas d'une majorité au Parlement c'est exact personne d'ailleurs n'a ce privilège et d'ailleurs Barnier puis Beyrou sont eux-mêmes issus des groupes les plus minoritaires de l'Assemblée mais mais alors me direz-vous pourquoi réussirions nous là où eux ont échoué et bien parce que nous sommes convaincus que le moment est venu de changer de méthode on ne peut pas dire comme François Beyrou je sais que je suis minoritaire et en tirer la conclusion paradoxale que cela donne le droit d'imposer aux Français ses propres vues nous proposons nous proposons ce que nous avions déjà suggéré à nos prédécesseurs et qu'ils ont méprisé nous prenons l'engagement de ne pas utiliser l'article 49.3 ce qui mécaniquement nous obligera à trouver des compromis texte par texte par leur vote les Français nous ont mis dans l'obligation de dialoguer et bien nous répondrons à cet appel et nous légiférerons sous leur contrôle exigeant nous rendrons compte chaque année de la bonne utilisation de l'argent public et plus aucun Français ne pourra dire où est passé l'argent que l'on me demande de rembourser il appartient donc désormais au président de la République de répondre à cette proposition commune c'est à lui seul qu'il appartient constitutionnellement de nommer un premier ou une première ministre et bien qu'il le fasse nous ne nous plierons pas au jeu des pronostics et des prétendants sous son regard gogonard il est temps simplement de remettre la démocratie à l'endroit et de rétablir le Parlement dans son rôle un programme de travail de gauche qui a la légitimité des urnes un gouvernement ouvert à ceux qui partagent ses objectifs communs une méthode qui oblige au compromis et au dialogue permanent avec les Français voilà ce que nous proposons hors de toute confusion je le dis hors de toute confusion et si je le dis c'est parce que j'ai lu sous la plume d'un ministre la proposition que j'ai trouvé étrange d'un gouvernement de fort à Rotaillot j'ai le sens de l'humour mais je vous le dis aussi je n'ai pas celui de la trahison je n'ai pas le sens de la trahison des convictions qui ont donné sens à ma vie et à mon engagement je ne suis pas fait de ce métal comme vous ici je suis fidèle à ceux qui attendent de nous que nous rendions leur vie meilleure et si nous n'avons pas le pouvoir de leur accorder le bonheur nous avons au moins le devoir d'éradiquer les conditions de leur malheur j'en ai assez assez oui d'entendre rabâcher depuis huit ans ce mot bienveillance qui a été vidé de tout sens où est la bienveillance quand on purge les plus modestes pour préserver les plus aisés où est la bienveillance quand on vote une loi qui remet en circulation le poison de la cétamipride où est la bienveillance qu'on accepte que des étudiants apprennent le ventre vide où est la bienveillance quand ceux qui nous soignent et nous sauvent travaillent avec des bouts de ficelle et de salaire indigne où est la bienveillance quand des policiers ou des magistrats qui nous protègent travaillent avec un matériel hors d'usage où est la bienveillance quand on rend un hommage magnifique à monsieur le professeur Paty mais qu'on laisse l'éducation nationale seule face à tous les maux qui roncent la société nous ne voulons plus d'une bienveillance hypocrite nous voulons la justice notre projet tient en une phrase de Victor Hugo aimer c'est agir et notre vocation est d'agir pour cette multitude de femmes et d'hommes ordinaires parce que oui nous les aimons nous ouvrirons d'autres chemins avec eux nous irons conquérir d'autres droits le temps des conquêtes est encore devant nous la gauche unie peut défier toutes les forces contraires alors laissez ricaner les moqueurs et avancer et à Rémi à Lola à Louise à toute la jeune génération réunie ici à Blois et qui n'a pas encore connu le bonheur d'une victoire et qui s'impatiente je dis en durée encore un peu mais je l'en dis aussi avec vous la gauche revient je vous remercie vive la gauche et les écologistes vive la république vive le grand peuple de gauche et vive le grand peuple de France merci la dreadnale portami via oh bella ciao oh bella ciao oh bella ciao ciao ciao partigiano portami via che mi sento di morire e se io muoio da partigiano Oh bella ciao, bella ciao, bella ciao, ciao, ciao E se vuoi un partigiano, tu mi devi seppellir E seppellire la sua montagne Oh bella ciao, bella ciao, bella ciao, ciao, ciao
Seppellire la sua montagne
Sotto l'ombra di un bel fior Tutte le genti che passeranno Oh bella ciao, bella ciao, bella ciao, ciao, ciao E le genti che passeranno Ti diranno che bel fior E questo è il fiore del partigiano Oh bella ciao, bella ciao, bella ciao, ciao, ciao Questo è il fiore del partigiano Morto per la libertà Questo è il fiore del partigiano Morto per la libertà Questo è il fiore del partigiano Morto per la libertà