🔴 Le PDG de Carrefour, Alexandre Bompard, sur la situation du groupe et les perspectives du secteur
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Le secrétaire général, mes chers collègues, [grognement] nous devons avant de démarrer notre audition procéder à une désignation de rapporteur sur la proposition de renouvellement envisagé par le président de la République en application de l'article 13 de la Constitution de monsieur François Jacques aux fonction de président du conseil d'administration du centre national d'étude spatiale, le KNÈ. Je vous rappelle que l'audition de monsieur Jacques est prévue le 8 avril prochain à 15h15. Dans le cadre et selon le tourniquet applicable à ces nominations, j'ai reçu du groupe La France insoumise nouveau Front populaire la candidature de monsieur Arnaud Saint-Martin.
Monsieur Arnaud Saint-Martin, puisil n'y a pas de manifestation particulière et donc désigné rapporteur pour conduire ce travail. Nous avons le plaisir ce matin de recevoir monsieur Alexandre Bonpard, président directeur général du groupe Carrefour qui est accompagné de monsieur Laurent Valallet, son secrétaire général et du directeur de cabinet, monsieur Alexandre Chertoc. Merci de votre présence à nos côtés messieurs ce matin et bienvenue au sein de cette commission.
Je rappelle que notre commission est mobilisée sur les questions de distribution et de pouvoir d'achat et que nous avons déjà entendu au cours des derniers mois, les dirigeants des groupes de la grande distribution tels que Leclercino, les mousquetaires, société dont le président Thierry Cotillard était accompagné de celui de la plateforme Éverest et que nous recevrons aussi prochainement, monsieur Dominique Chelcher pour les coopératives U. Votre audition, monsieur Alexandre Bompard, doit nous permettre d'aborder la situation et les perspectives de développement du groupe Carrefour bien sûr, mais aussi plus largement les questions d'évolution des modes et des modèles de distribution et de consommation ainsi que les relations avec l'amont des filières. s'agissant notamment des produits alimentaires.
Avant de vous céder la parole pour une quinzaine de minutes, je souhaiterais vous poser quelques premières questions. Quelles sont selon vous les évolutions survenues dans les modes de consommation en France depuis l'épisode inflationniste de 2022-2023 qui tente à s'inscrire dans la durée ? Changement de comportement d'achat, recours aux ventes à distance par exemple.
Comment le groupe Carrefour intègre-t-il ses évolutions dans sa stratégie et contribue-t-il à la préservation du pouvoir d'achat des consommateurs dans notre pays ? En 2025, le solde de la balance commerciale agro-agroalimentaire française a atteint un point bas à seulement 200 millions d'euros au sein de vos magasins. Diriez-vous que vous vous fournissez davantage qu'avant auprès d'entreprises étrangères ?
Et si oui, comment l'expliquez-vous ? Constatez-vous un différentiel de prix important entre les produits français, européens et internationaux ? Le conflit en Iran et le blocage du D3 d'Ormous ont entraîné une hausse très importante des prix du gaz et du pétrole.
Selon vous, comment et selon quelle temporalité cela va-t-il se traduire concrètement dans les prix de vente en France ? Non seulement ceux des carburants pour lesquels les hausses sont généralement vite répercutées, mais aussi ceux d'autres produits de consommation courante agricole ou industriel dont la fabrication requiert de l'énergie. En effet, cette augmentation du coût de l'énergie pourrait conduire à une hausse des coûts de production pour vos fournisseurs.
Par ailleurs, comment vous efforcez-vous de concilier dans le cadre de vos négociations commerciales la recherche de prix bas et la juste rémunération de vos fournisseurs notamment en matière alimentaire afin de préserver la rémunération des producteurs agricoles ? Vous avez officiellement lancé en décembre dernier avec Coopérative U et le groupe allemand RTG International l'alliance d'achat Concordis. Quelle est la stratégie qui vous a guidé dans ces choix et quels objectifs fixez-vous à Concordis ?
Ce dispositif est-il en mesure de pousser les prix à la baisse ? Et si oui, quels sont les effets attendus pour vos fournisseurs ? Comment appréciez-vous l'effet de votre développement sur le maintien des commerces indépendants dans les centres bourg ?
Et quel engagement pouvez-vous prendre pour contribuer à préserver un tissu commercial équilibré des territoires ? Et quelle complémentarité pouvez-vous identifier entre grande surface et petit commerce de proximité ? Monsieur le président, directeur général, je vous remercie par avance pour les réponses et les analyses que vous voudrez bien euh nous euh nous apporter et je vous cède la parole pour une quinzaine de minutes et comme à l'habitude au sein de notre commission, nous entendrons ensuite les orateurs de chacun des groupes pour 3 minutes maximum afin de vous laisser euh une moins une bonne minute pour vous répondre et leur répondre et puis nous entendrons les orateurs individuels pour une minute par question en vous invitant à répondre là encore à chacun d'entre eux en environ une minute. de temps.
Monsieur Alexandre Bompard, vous avez la parole et merci. Merci monsieur le président. Mesdames et messieurs les députés, puisque vous m'y autorisez, je vais effectuer une déclaration dite liiminaire et nous essaierons ensuite avec monsieur Laurent Valallé, secrétaire général du groupe de de répondre à à vos questions.
Je suis très heureux que nous prenions un temps pour parler du secteur de la distribution et de ses défis. La distribution française, j'en suis convaincu, est une richesse pour notre pays. Notre mission, et ça fait écho à une de vos questions, consiste à résoudre quotidiennement l'équation suivante : maîtriser les prix de vente au consommateur.
Car au fond, notre mission principale, c'est d'être redevable du pouvoir d'achat des Français. Deuxièmement, bien rémunérer les producteurs car l'amont doit être rémunéré. et il faut sécuriser sur la durée les approvisionnements et enfin garantir la qualité car c'est notre responsabilité à l'égard des clients.
Vous le savez, c'est un secteur productif en emploi de proximité qui ont la particularité d'être non délocalisable. Rien que chez Carrefour, nous réalisons 40000 embauches par an et nous formons et employons des jeunes dans plus de 300 métiers. C'est aussi un secteur au contact de la réalité sociale dans les territoires.
Pour vous donner une idée, chaque français est en moyenne à moins de 8 minutes d'un magasin carrefour. Nos magasins sont aussi bien en zone rurales que dans les zones dans les quartiers difficiles et nos employés sont à l'image de nos clients et de leur territoire. Nous sommes des employeurs, vous le savez, de catégorie sociale souvent défavorisé et nous sommes encore toujours et d'ailleurs de très loin le premier secteur de promotion sociale en France.
C'est un secteur aux avant-postes des évolutions technologiques sociétales mais aussi des préoccupations environnementales. Au total, ce sont près de 10 milliards d'euros que le secteur investit chaque année dans la modernisation des magasins, des entrepôts, des systèmes d'information et de la transition environnementale. C'est une transformation profonde, coûteuse [raclement de gorge] dans un contexte de concurrence extrêmement forte.
Dans notre métier, la compétition est partout entre enseignes, entre formats, entre modèles intégrés et indépendants, entre acteurs physiques et digitaux, entre acteurs français et discounter étrangers. Elle s'exerce sur les prix, sur les coûts, sur les marges, sur l'investissement. Le commerce français, soyez-en certain, je vous parle de mon poste et de ma présence dans une cinquantaine de pays est l'un des plus compétitifs au monde et l'un des plus contraints.
Pression sur les marges plus élevées qu'ailleurs en Europe, intensité promotionnelle structurelle, contrainte réglementaire spécifique, fiscalité de production plus lourde. Il faut mesurer les défis qu'affronte le secteur. D'abord, c'est un secteur dont la qui s'est très puissamment polarisé avec un écart croissant entre les plus gros et les meilleurs, j'allais dire et ceux qui souffrent avec l'efficacité de nouveaux entrants dans l'alimentaire comme le non alimentaire d'action aux grandes plateformes chinoises toujours dans le sens d'une discantation plus forte de la consommation.
Deuxièmement, le comportement très prudentiel des consommateurs après la période d'hyperinflation. Les tensions très fortes sur le pouvoir d'achat aboutissent à des pressions sur les marges et les volumes que notre secteur n'avait jamais connu. Ajouter à cela les incertitudes macroéconomiques, fiscal et vous l'avez évoqué, monsieur le président, géopolitique éclairé par la crise au Moyen-Orient qui n'incite pas nos compatriotes à consommer. et vous avez et vous aurez un tableau de la réalité du marché aujourd'hui.
Je le dis avec un peu de gravité. Ce qui a changé dans la distribution en quelques années, c'est que des enseignes françaises historiques, des groupes qui ont été des fleurons nationaux à l'étranger souffrent fortement et sont parfois même en voie de disparition. Dans ce contexte, vous l'avez évoqué, Carrefour essaie de tenir son cap pour poursuivre sa transformation et son adaptation à un marché qui change vite.
Carrefour opère environ 15000 magasins dans plus de 45 pays dans lesquels travaillent plus de 500000 collaborateurs sous enseigne. Le groupe a 67 ans cette année et je viens, vous l'avez évoqué, de lancer un nouveau plan stratégique à Horizon 2030 pour investir dans notre offre, notre compétitivité prix, nos magasins, améliorer notre offre sur le frais, prendre des engagements RSE renouvelés à la pointe du secteur, accélérer dans le e-commerce, dans le digital et l'intelligence artificielle. Lors de mes premières auditions devant l'Assemblée il y a quelques années maintenant, beaucoup de questions portaient sur l'avenir du commerce physique et du magasin physique.
Quelle était sa pérénité face à l'éruption de nouveaux acteurs comme Amazon ? Aujourd'hui, le secteur peut être fier d'avoir démontré toute la résistance de ce qu'on appelle en bon français le commerce briquant de mort, mais qu'on pourrait appeler de cher et d'os et la culture du carrelage. Je répondrai avec plaisir aux questions que vous pourriez avoir sur ce plan et sur Carrefour.
Un dernier mot pour nourrir notre échange. Je continue et je le dis à plusieurs occasions. Donc je le dis devant vous à regretter que la distribution soit trop souvent.
Nous en avons notre responsabilité d'ailleurs parfois en ayant insuffisamment expliqué notre rôle et nos métiers. trop souvent abordé sous l'angle de la suspicion, soit de manière récurrente au moment des négociations commerciales annuelles ou des débats agricoles, soit de manière ponctuelle comme on l'a vu récemment sur le carburant et le débat sur les soi-disantes marges cachées des distributeurs. Cela me semble d'autant plus paradoxal que d'une part, nous avons toujours répondu présent aux sollicitations des pouvoirs publics, que ce soit pendant la crise du Covid, pour la fourniture des masques notamment ou pendant la période de hausse des prix pour des paniers anti-inflation.
Et d'autre part, cette perception contraste avec le regard des Français eux-mêmes. Nos enseignes figurent parmi les entreprises préférées des Français et l'intérêt croissant des médias et du grand public pour nos entreprises ne fait que traduire la juste reconnaissance de notre contribution à leur question de pouvoir d'achat, d'emploi et de qualité de vie. Et je ne renonce pas en tant que président de la Fédération du commerce et de la distribution à vous en convaincre tout autant.
Je termine en vous faisant part d'une conviction forte, la même que j'ai porté au Sénat il y a 2 semaines. La tentation d'intervenir sur les prix et dans le libre jeu d'acteur privé demeure en France, dans notre secteur tout au moins beaucoup trop forte. Aucun autre pays en dehors de régime que nul ne souhaite imiter ne connaît une telle tentation permanente d'intervention. [raclement de gorge] Le commerce repose sur un sur un équilibre qui suppose de la liberté.
Liberté d'assortiment, liberté de négociation, liberté de fixation de prix. Et au final, c'est toujours le client qui arbitre dans nos magasins. Mon message est simple.
Veillons collectivement à préserver cet équilibre et à donner suffisamment de marche de manœuvre aux acteurs du secteur. C'est à cette condition que le commerce pourra contribuer à jouer pleinement son rôle économique, social et territorial. Je vous remercie de votre écoute.
Monsieur le président, est-ce que vous souhaitez que je réponde à la liste de questions que vous m'avez posé ou est-ce qu'elles reviendront sous d'autres formes ? Elles peuvent revenir sous d'autres formes, mais vous pouvez commencer à y répondre. Vous avez encore un petit peu de temps pour pouvoir le faire.
Donc allez-y. Alors, j'y vais. Vous m'avez interrogé sur les transformations des modes de consommation depuis 2022.
Vous avez raison, la crise d'hyperinflation, il faut mesurer l'impact qu'elle a eu. En réalité, sur 2 ans, les prix ont augmenté d'à peu près 25 %. Ça a été un choc d'une ampleur et d'une magnitude extraordinairement forte pour nos concitoyens, notamment pour tous ceux qui ont une contrainte de pouvoir d'achat très forte.
Auparavant, c'était les fins de mois qui étaient difficiles pour beaucoup. Depuis la crise d'hyperinflation, le milieu de mois est difficile pour un grand nombre de nos compatriotes et parfois même le début de mois. Les effets ont été très forts.
D'abord, les volumes ont d'abord baissé. On a eu une forte baisse des volumes et puis la structure de consommation s'est déformée avec d'abord une monté en puissance très forte de ce que nous appelons dans notre métier les marques propres, les marques distributeurs chez moi, les marques Carrefour parce qu'elles sont 30 % moins chères et de qualité équivalente aux marques nationales. Elles se sont beaucoup développées.
Pour vous donner une idée, euh en 2018 chez Carrefour, les marques propres représentaient 25 % de notre chiffre d'affaires sur à peu près 40 milliards en France. Désormais, elle représente près de de 40 %. Donc, les marques propres ont pris le pas en terme de croissance sur les marques nationales.
Et puis dans un premier temps tout au moins, la qualité de la consommation des ménages français s'est un peu dégradé sous contrainte. Les produits bio qui avaient beaucoup progressé en ont décliné. Les fruits et légumes qui avaient beaucoup progressé ces lors de la décennie précédente ont décliné.
La poissonnerie a a décliné, la consommation de viande a décliné, d'autres raisons s'y ajoutent d'ailleurs. Bref, on a assisté à une déformation de la structure de consommation en faveur de produits meilleur marché. Depuis le milieu de l'année 2025, les choses sont en train de se rééquilibrer.
Le bio est reparti à la hausse et cetera. Mais évidemment, c'est sans compter la crise actuelle qui pourrait continuer à enfin reprendre redéclencher une période un peu inflationniste. Ça ça me conduit d'ailleurs à faire le lien avec votre question sur ce que nous voyons aujourd'hui euh 4 semaines et demi après le déclenchement de la crise iranienne.
Pour le moment, le l'effet principal se concentre évidemment euh vous connaissez par cœur le sujet sur euh le le le effets pétroli et donc sur l'augmentation de l'essence. Nous ne voyons pas à date de tension inflationniste sur les produits. On n'est pas dans la même situation que lors de de du conflit ukrainien.
D'abord parce que nous ne sommes pas dans le même cycle économique. Il faut se souvenir qu'au moment du conflit de la crise du conflit ukrainien, l'économie était repartie très fort après la période de Covid et donc les moteurs étaient tous allumés, le coût le prix d'électricité était déjà élevé et cetera. On n'est pas dans la même cas de figure.
D'autre part, il y a pas de de de pénurie immédiate sur comme on en a eu au moment de la crise ukrainienne, notamment sur le blé ukrainien. Donc on n'est pas sur un effet aussi fort. Néanmoins, en fonction de la durée de ce conflit, évidemment, il y aura des effets.
Vous savez notamment qu'il y a la question des engrais azotés qui viendront probablement avoir des impacts sur les prochaines récoltes. Mais pour le moment, j'ai vu l'année dernière hier les prévisions de l'INC, hein, qui annonçait une inflation à 2 %. euh sur l'année, il est encore euh difficile de mesurer exactement quel sera l'impact inflationniste.
Il est à date, encore très maîtrisé et la consommation des ménages euh reste sur les mêmes tendances qu'elle était de depuis le début de l'année. Sur votre question sur Prix bas, juste rémunération des des des producteurs, bah c'est ce que je vous disais sur l'équation de notre secteur, hein. C'est c'est la résolution de ces deux contradictions là ou enfin de cette équation difficile à résoudre.
Notre mission principale, c'est de donner du pouvoir d'achat à nos à nos clients. Je le dis devant vous, je le dis en permanence, ce que nous demandent les clients français, c'est de leur donner du pouvoir d'achat et et la discontantisation croissante de notre secteur est le reflet de la contrainte de pouvoir d'achat. Et mon métier c'est donner du pouvoir d'achat aux français et en même temps c'est d'assurer de sécuriser les approvisionnements et d'assurer une juste rémunération des agriculteurs.
L'Assemblée nationale, le Sénat ont fait beaucoup pour permettre la résolution de cette contradiction à travers les lois égalimes qui permettent de sanctuariser la matière première agricole. Sont-elles parfaites ? La réponse est non.
Est-ce qu'elles ont permis d'améliorer la situation ? réponse est oui. Elles ont permis de sanctuariser la matière première agricole.
Je le dis devant votre commission, la seule question, la seule obligation, c'est que je connaisse la nature, la la le montant de la matière première agricole. Souvent, nous ne connaissons pas le la matière première agricole parce que les industriels nous le donnent pas et c'est un peu plus difficile de la sanctuariser. Mais retenons ici que les lois égalime avec leur imperfection, les lois sont toujours imparfaites et leur application tout autant ont permis de sanctuariser la première la matière première agricole et d'améliorer, ce qui veut pas dire qu'il y a pas des filières qui souffrent, la rémunération du monde agricole.
Vous me parliez des commerces de centre-ville. Je suis le premier acteur du commerce en centre-ville en en en dans le domaine alimentaire en France. Nous avons euh près de 5500 magasins, je suis sûr que vous en avez dans vos circonscriptions, dans des zones rurales, dans des zones urbaines sensibles, dans des centres-villes à travers des enseignes comme Carrefour Express, Carrefour City, Carrefour Contact, Carrefour montagne parfois et j'ouvre chaque année entre 250 et 350 magasins par an.
Alors, c'est pas le commerce indépendant tel que vous l'entendez, mais ce sont des commerces de centre-ville qui contribuent à la vitalité de de vos centre-ville et et mon rôle, c'est de continuer à développer le commerce de centre-ville. Voilà pour les les premières questions. Je j'ai noté une ou deux autres que sur lesquelles je reviendrai bien sûr.
On pourrait revenir au travers des des questions des collègues qui manquont pas de revenir sur l'ensemble de ces sujets. Merci beaucoup monsieur le président directeur général pour ses propos liminaires et ces premières réponses et l'analyse quelque part de la de la situation que nous connaissons aujourd'hui. Nous allons passer aux orateurs des groupes et pour le premier d'entre eux le groupe le rassemblement national.
Monsieur Robert le Bourgeois. Vous avez la parole monsieur le député. Merci monsieur le président.
Monsieur le président directeur général, monsieur le secrétaire général. Près d'un mois après la fin des négociation commerciale, le bilan est clair. Les tensions ont atteint un niveau important.
Certains acteurs dénoncent même un climat encore plus délétaire qu'avant égalim. Pas faute au Rassemblement national d'ailleurs de dénoncer depuis le début l'inutile complexité de ces lois. L'ensemble des acteurs s'était pour pourtant mis d'accord sur une charte que vous avez cigné en tant que président de la Fédération du commerce et de la distribution et PDG de Carrefour.
Cette charte contenait notamment un axe 3 intéressant qui visait à valoriser les produits frais et mieux informés sur l'origine des produits. Sur ce second aspect, l'information au consommateur, le Rassemblement national par la voix de ma collègue Hélène Laporte avait d'ailleurs défendu une proposition de loi pour l'information sur l'origine des denrées alimentaires par l'étiquetage. Je ne m'y attarde pas ce matin.
Ma question porte plutôt sur la valorisation des produits frais eux-mêmes. On le sait, la péréquation est au cœur du modèle de distributeur. Schématiquement, la politique actuelle consiste d'un côté à compresser les marge sur certains produits, souvent des produits d'appel très transformés qui servent de référence pour les consommateurs et de l'autre à se reconstituer des marges notamment sur les produits frais sur lesquels sont appliqués des marges parfois très élevées par rapport au prix payés au producteur.
Cela pose une vraie question de santé publique et de qualité de l'alimentation. Or, en février dernier, vous avez présenté le plan Carrefour 2030 dans lequel vous annoncez un objectif de développement des ventes de produits sains à 50 % du chiffre d'affaires alimentaire en 2030. Je présume donc que vous allez possiblement baisser vos marges sur le frais afin d'orienter le consommateur vers ses produits.
Renverser la logique de péréquation en baissant les marges sur les produits frais et en les augmentant sur les produits transformés pourrait d'ailleurs participer à apaiser les négociations avec les industriels tout en poursuivant un objectif de santé publique. L'association de consommateurs familles rurales propose même d'imposer au distributeur la vente à prix coûtant d'une centaine de produits sain. Alors, avez-vous déjà fait des projections sur ce genre de proposition en inversant, j'en ai conscience complètement l'équilibre de constitution de vos marges.
Un équilibre qui favoriserait la production française face au transformés et au frais importés. Parce qu'après tout, il n'y a pas de raison que des produits étrangers bénéficient de marge rabaissées artificiellement. Je vous remercie.
Merci monsieur le député, monsieur le président, directeur général. Merci monsieur le le député. Vous avez devant vous un un dirigeant de Carrefour, c'est-à-dire le premier acteur de dans le domaine des fruits et légumes notamment en France, des boucheries et des poissonneries.
Nous sommes leaders dans ce secteurlà, leader en en part de marché. Vous avez aussi une entreprise qui s'approvisionne pour le lait à 100 % en France, pour les œufs à 100 % en France, pour la volaille à 100 % en France, pour le bœuf et le port à 96 % en France. Et mon objectif, c'est de poursuivre cet approvisionnement français et de le développer.
D'abord parce que c'est un c'est c'est le choix qu'a fait l'entreprise que je préside et puis aussi c'est parce que c'est ce que nous demandent les consommateurs. Et donc l'objectif c'est de en permanence développer l'offre de fruits et légumes. Vous citiziez l'objectif que nous avons énoncé hein de 50 % de produits sains qui contribuent à la santé de nos compatriotes.
C'est notamment autour du frais que ça se joue également autour du bio. Après, vous vous évoquez la question de de des des la péréquation des des marges commerciales. Là où je ne vous rejoins pas totalement, c'est que moi je considère que notre métier et c'était le le sens de mon de ma conclusion, c'est de laisser les acteurs fixer le prix.
Je je je suis je suis très peu fan pour ma part euh des prix administrés dont dont dont je trouve que historiquement on a souvent plutôt vu les inconvénients que les avantages. D'ailleurs vous parliez des prix euh des produits à prix coûtant. Euh j'ai lancé au moment de ce plan 200 produits à prix coûtant justement pour répondre à la contrainte des des pouvoirs d'achat.
La péréquation des marches juste pour qu'on comprenne bien pour tout le monde d'ailleurs parce que c'est un sujet extraordinairement compliqué. Vous avez raison, je n'ai pas la même marche sur tous les produits, mais je n'ai pas non plus les mêmes coûts sur tous les produits. Prenons l'exemple du Coca-Cola.
Est-ce que j'ai de la capacité à fixer le prix du Coca-Cola ? Bah, la réponse est non. La réérité, c'est que Coca-Cola me donne son prix.
Nous sommes dans un univers ultra concurrentiel. Est-ce que je pourrais décider demain matin tout seul de me dire tiens, je vais mettre le Coca-Cola 30 % plus cher ? Vous avez fort à parier que les conséquences commerciales pour moi serait désastreuses.
Le prix est quasiment fixé uniquement par cette entreprise là et inversement, je n'ai pas les mêmes coûts non plus. Vous vous Il faut que je tienne en une minute he c'est ça ? Pardon, je suis trop long.
Vous vous mesurez que pour entretenir et pour tenir un rayon fruits et légumes, il y a beaucoup de travail qui est fait par les équipes. J'ai beaucoup de coûts pour qu'il soit de belle qualité pour un rayon, le rayon Coca-Cola. Il faut juste que nous poussions des palettes.
Donc je n'ai pas la même base de coût et c'est ça qui fait que la marge brute initiale n'est pas la même. Merci. C'est une minute ma réponse he donc faut beaucoup mais je je je vais pas c'est 4 minutes en tout mais bon voilà on laisse au moins finir les phrases et puis l'idée qui est qui est portée pour que ce soit aussi compréhensible parce que les réponses que que vous apportez sont importantes et elles nous intéressent bien évidemment. pour le groupe ensemble pour la République, madame Danielle Brûlebois, vous avez la parole madame la députée.
Mes chers collègues, je tiens tout d'abord à vous remercier, monsieur le président directeur général, monsieur Bompard et votre secrétaire général pour votre présence devant notre commission aujourd'hui. Le 18 février, vous avez présenté votre 3e plan stratégique Carrefour 2030 qualifié d'offensif, recentré et technologique. Ce plan s'appuie sur une année 2025 solide avec une marge opérationnelle majeure créée en France.
Des résultats qui confirme la place de Carrefour comme l'un des plus gros employeurs avec des emplois non délocalisables et acteur du commerce de détail en France. Votre ambition de conquête commerciale portée par des objectifs clairs de part de marché et un engagement annuel sur la compétitivité prix est une réponse forte aux attentes des consommateurs et des territoires. En vous recentrant sur trois pays cœur, la France, l'Espagne et le Brésil, vous faites le choix de concentrer vos ressources là où votre leadership est le plus solide, tout en accélérant une expansion internationale en franchise. une stratégie ambitieuse et pragmatique qui illustre une volonté de concilier croissance et maîtrise des risques.
L'intelligence artificiel avec un investissement de plus de 150 millions d'euros devient un levier central de votre stratégie. En équipant 250000 collaborateurs de l'outil Gimini et en déployant la plateforme Vision, vous faites le pari de transformer la productivité et l'efficacité opérationnelle. Une inquiétude cependant pour les élus que nous sommes.
Comment envisagez-vous l'évolution des métiers et de la formation face à ce choc technologique majeur ? Dans le Jura Carrefour lsaçonnier par exemple, vous soutenez les circuits cours l'agriculture locale en différenciant l'offre et en la mettant en avant, en la valorisant dans vos rayons et par des animations. Pouvez-vous nous dire quelle part de chiffre alimentaire est consacré aux produits locaux et quel est l'objectif pour 2026-2028 lors des négociations commerciales ?
Comment adaptez-vous les conditions contractuelles aux petits producteurs pour leur garantir visibilité et juste rémunération ? Enfin, face à la récente hausse des prix du cours du pétrole, pouvez-vous nous dire comment Carrefour euh établit une stratégie pour euh pour avec des contrats d'approvisionnement par exemple et avec vos dans la chaîne logistique de vos fournisseurs pour que absorber les chocs d'offre liés à la guerre et à la géopolitique. en Ukraine.
Vous l'avez dit, votre souci c'est le pouvoir d'achat du consommateur et nous vous en remercions. Merci madame la députée. Monsieur le président directeur général.
Merci madame la députée. Un mot sur la technologie, vous avez raison. Évidemment, l'intelligence artificielle va va se développer énormément, y compris dans dans nos magasins.
Ce que j'ai annoncé là-dessus, c'est d'abord un un effort de formation de l'intégralité de nos collaborateurs. C'est un sujet qui fait peur et donc il faut que nos collaborateurs soient tous formés, tous. Et donc dans les deux prochaines années, l'intégralité des collaborateurs de Carrefour seront formés à l'intelligence artificielle et verront ce que ça peut changer dans la manière dont ils font leur métier en améliorant les conditions dans laquelles ils font leur métier.
Deuxème question, vous évoquez la part des des du local. La part du local, elle est sans cesse croissante chez nous. On a développé plein d'initiatives notamment pour faciliter la vie des agriculteurs et des éleveurs qui sont à côté des magasins.
Il y a quelques années, il fallait remplir 40 pages pour pouvoir être référencé chez Carrefour. Aujourd'hui, c'est un contrat d'une page directement signé par le directeur de magasin, ce qui permet de faciliter la vie des agriculteurs, des éleveurs, des producteurs locaux pour que ça se développe beaucoup. Moi, plus j'ai de l'offre locale en magasin, plus mon magasin est performant.
Donc c'est directement mon un objectif stratégique de l'entreprise. Après vous évoquez la dernière question qui est la la rendre compatible la lutte contre le pouvoir d'achat et la rémunération des producteurs. Je le disais la matière première agricole est sanctuarisée désormais.
Je négocie plus la matière première agricole. Je m'en félicite d'ailleurs. Ce qui permet d'avoir une rémunération qui est plus juste.
Est-ce que ça règle l'ensemble des problèmes des filières ? La réponse est non. Mais c'est un une amélioration vous avez apportée dans dans la régulation de ce secteur.
Merci beaucoup. Pour le groupe de la France insoumise, madame Sandrine Nosbé, vous avez la parole madame la députée. Merci.
Merci monsieur le président, pardon monsieur le président directeur général monsieur leur secrétaire général monsieur Bompard vous avez remarqué l' votre audition de février dernier au Sénat que votre métier se polarise de plus en plus entre les petits qui ne s'en sortent pas et les grands qui raflent tout. Donc il y a une cause simple à ce déséquilibre les riches fabriquent des pauvres car pour que les uns s'enrichissent ils ils appauvrissent les autres. Dans vos déclarations, cette audition sénatoriale deux points m'ont particulièrement interpellé.
D'abord, vous semblez vouloir conquérer la plus grosse part de marchés possible et enrichir toujours plus vos actionnaires et dirigeants. Car en effet, votre objectif est d'atteindre 25 % du marché français en 2030 et de verser jusqu'à 50 à 60 % des résultats nets en dividende. Quid des consommateurs, j'ai envie de dire.
Selon l'INC, depuis fin 2021, le prix d'un panier de course type pour une famille de 4 personnes a augmenté de 23 %. À cela s'ajoute la hausse du prix du carburant accéléré aujourd'hui par la guerre en Iran. Alors que le taux de pauvreté atteint un niveau inédit dans notre pays et les salaires stagnent.
La stratégie pèsera sûrement sur eux mais aussi sur vos fournisseurs, surtout les plus fragiles, les agriculteurs, notamment ceux dans le bio qui selon l'observatoire pour la la formation des prix et des marges ne capte que 10 % de la valeur ajoutée créée par la vente de produits alimentaires. Alors qu'il faudrait que cette valeur soit de au moins de 20 % selon la Fédération nationale de l'agriculture biologique pour que les agriculteurs et agricultrices aient une rémunération décente. Le second point concerne votre engagement RSE, responsabilité sociétale d'une entreprise, c'est-à-dire l'impact positif de votre entreprise sur la société que vous souhaitez plus ambitieux selon vos mots.
D'après la norme ISO 26000, le standard international sur la responsabilité sociétale, cet impact comprend donc cette thématique centrale dont les droits de l'homme. Il se trouve que le groupe Carrefour maintient des relations commerciales avec les sociétés israéliennes qui participent à la colonisation de la Palestine. Cela en totale violation du droit international.
Votre groupe a par exemple conclu un accord de franchise avec Electra Consumer Products et sa filiale Yenot Bitan. Entreprise qui figure dans la base de données onusiennes des entreprises impliquées dans la colonisation illégale de la Sordanie par Israël. Le groupe Elco maison maire d'Électra participe à la colonisation de la Palestine par la construction de logements dans les colonies et d'infrastructures à Jérusalem Est occupé.
Et enfin, votre partenaire bancaire Apoalim est également un acteur direct de la colonisation. Il fournit des services à 19 colonies israéliennes en Palestine. Aussi au regard de ces données, monsieur Bompard, j'ai deux questions.
Concernant votre engagement RSE plus ambitieux, comptez-vous mettre fin à vos relations commerciales avec ces entreprises israéliennes qui participent à la colonisation illégale de la Palestine ? Concernant votre objectif de verser jusqu'à 50 à 60 % de votre résultat net en dividende, comment comptez-vous le concilier avec la nécessité de préserver le pouvoir d'achat des consommateurs, de rémunérer équitablement les agriculteurs et d'assurer une répartition juste des marches tout au long de la chaîne ? Je vous remercie.
Merci madame la députée. Monsieur Montpar. Merci madame la députée.
Euh je vais répondre d'abord à à votre première question mais votre dernière intervention. Euh nous ne sommes pas présents dans les territoires occupés. Euh Carrefour n'a pas de magasin dans ces territoires.
Je je l'ai dit et le redit. Il n'y a aucun magasin sous-enseigne au Carrefour dans ces magasins-là. Bah c'est c'est pas ce qu'elle dit mais c'est mais c'est la réalité.
Vraiment ça fait 4 ans que on me pose la question sur cette ce sujet-là. Nous ne sommes pas présents dans les territoires occupés. Nos contrats de franchise l'exclus.
Donc nous n'avons pas de magasin dans ces dans dans ces zonesl. Donc je réponds la même chose à chaque fois et d'ailleurs ça fait 4 ans que personne n'a trouvé un magasin Carrefour dans ces zones là puisqu'il n'y en a pas et c'est c'est stipuler dans mes contrats de de franchise. Sur votre question qui est une question très intéressante évidemment de d'équilibre au fond et qui est au cœur de notre métier.
La lutte sur le pouvoir d'achat on l'amène tous les jours. Mais on l'amène tous les jours parce que c'est notre métier. Et je disais tout à l'heure, nous avons par exemple lancé il y a quelques jours une opération de 200 produits à prix coûtant avec 50 % d'entre eux qui sont des produits Nutricor AB pour favoriser la qualité alimentaire justement pour lutter contre le le pour le pouvoir d'achat des Français.
C'est notre c'est notre mission. En même temps, et vous le mesurez bien, il faut que j'ai de l'ambition pour mon groupe parce que plus mon groupe a de l'ambition, plus mon groupe est solide, plus il investit, plus il peut se développer en France, à l'international, mener des combats RSE parce que le combat RSE, c'est le plastique, c'est le bien-être animal, c'est la pollution CO2. Et donc pour ça, j'ai besoin de de moyens forts.
Ensuite, la richesse, vous avez raison, est répartie. elle est répartie entre la rémunération des actionnaires, la participation des salariés qui a augmenté x 3 depuis mon arrivée et c'est un équilibre que j'essaie de trouver sur lequel on peut avoir évidemment des divergences d' précession mais c'est cet équilibre là qui nous permet aujourd'hui de nous développer d'avoir la puissance pour investir aussi dans d'autres zones géographiques et puis pour continuer notre développement en France. Merci monsieur le président, directeur général pour le groupe socialiste apparenté madame Mélanie Thomas.
Vous avez la parole madame la députée. Merci monsieur le président. Chers collègues, monsieur Bompard, vous étiez auditionné récemment chez nos collègues sénateurs dans le cadre de la commission d'enquête sur les marges et vous avez déclaré avoir l'impression que les parlementaires cherchaient à diaboliser la grande distribution.
Je tiens à vous rassurer, ce n'est pas le cas. Nous voulons simplement comprendre le fonctionnement des distributeurs, des industriels et s'assurer que les agriculteurs français puissent vivre de leur métier. D'après les statistiques du ministère de l'agriculture, le revenu moyen d'un agriculteur avoisine les 55000 €.
Celui d'un éleveur beauin est de 19800 €. En somme, nous voulons nous assurer qu'il y ait un partage équitable de la valeur entre tous les membres de la chaîne tout simplement. Votre entreprise Carrefour déclare s'engager et soutenir les producteurs locaux français.
C'est inscrit dans vos rayons, dans vos campagnes publicitaires, sur votre site internet. Or, lorsque nous discutons avec les agriculteurs, deux éléments reviennent. D'une part, il vous reproche un approvisionnement à l'étranger, au détriment des producteurs français, grâce notamment à votre centrale d'achat européenne basée en Espagne.
D'autre part, les contractualisations réalisées avec les agriculteurs leur sont défavorables en raison d'un cahier des charges simplistes de votre marque distributeur et [grognement] qui ne permettent pas de les rémunérer correctement. Que répondez-vous à cela ? Par ailleurs, alors que le traité UECur a été signé et que les agriculteurs se sont très fortement opposés à cet accord, vos concurrents ont déclaré refusé de mettre en rayon des produits issus de cet accord.
Qu'en est-il de Carrefour ? Quels sont les engagements que vous prenez ? Et comment, entendez-vous, les faire respecter ? [souffle coupé] Vous avez aussi annoncé vouloir augmenter vos parts de marché de 21 % à 25 % et améliorer la marge du groupe.
Est-ce que cela se fera au travers de la guerre des prix et au détriment des producteurs français et en supprimant des emplois au sein de vos magasins ? Par ailleurs et enfin, je suis intéressé comme ma collègue par l'enjeu du prix du gasoile et de l'essence à la pompe. Quels sont vos engagements concrets en la matière ?
Je vous remercie. Merci madame la députée. [grognement] Merci madame la députée.
Je vais pas redonner les chiffres sur les approvisionnements français. Euh vous les avez retenu tout à l'heure. Pour les grandes filières, nous sommes autour de entre 95 et 100 et sur les fruits et légumes, on est autour de 85 %.
Tout ce que je peux prendre dans la consommation française, dans la production française, je le prends. Après, il y a un certain nombre, vous le savez, de filières qui ne qui ne sont pas élevées en France. Dans ce cas-là, je suis obligé de me de de de m'approvisionner à l'étranger, mais mon objectif, c'est l'approvisionnement français et en général pour les fruits et légumes, je suis à 85 %.
Pour les protéines, je suis entre 95 et 100 %. C'est ça la réalité. Deuxièmement, [grognement] merci beaucoup d'évoquer la contractualisation.
C'est un sujet extrêmement important chez Carrefour. Nous avons 31000 agriculteurs qui sont dans des logiques de contractualisation de long terme avec nous. Ça veut dire que nous bâtissons avec eux des engagements de long terme dans lequel nous garantissons un volume, un prix et une transformation parce que rien n'est pire pour l'agriculteur français que l'absence de visibilité.
Et donc la contractualisation que je n'ai d'ailleurs pas inventé hein qui s'articule autour des filières qualité Carrefour dont vous avez dû entendre parler, elle est au cœur du modèle Carrefour. on fait à nous tout seul 40 % de la contractualisation en France et et c'est un élément absolument euh essentiel euh de de de notre offre et on continuera à le développer parce que ça permet encore une fois de donner de la visibilité euh euh au monde agricole. Sur le sujet du Mercossur, j'avais été le premier à à m'exprimer dans une position qui par ailleurs est un peu différente de mes collègues parce que moi je suis au Brésil, je suis même le premier distributeur au Brésil.
Et ne disons pas qu'il y aura jamais de produits brésiliens en France parce que c'est déjà pas vrai. Euh le le soja, je ne a priori, on en a pas en France. Les oranges, elles viennent aussi de là.
Donc, il y aura toujours des produits brésiliens qui viendront de France et d'ailleurs il faut s'en féliciter, c'est une agriculture qui ne doit pas être stigmatisée. En revanche, sur la question principale qui est celle de la viande, j'ai dit une chose très simple. Quand je suis au Brésil, j'achète de la viande brésilienne qui encore une fois ne doit pas être stigmatisée.
Quand je suis en France, j'achète de la viande française. C'est pas plus compliqué que ça. L'objectif, c'est de se fournir dans les viandes de nos pays et c'est comme ça que ça fonctionne.
Les 25 % de part de marché, vous avez raison, c'est un objectif important pour nous. C'est un objectif qui dit compétitivité, qui dit capacité à développer des offres importantes, à développer de nouveaux magasins, à être compétitif sur les prix aussi, mais aussi avoir des éléments de singularité sur le frais, sur la marque propre, sur le bio, sur l'essence. Pardon parce que ça fait deux fois que j'ai la question, ne croyez pas que je je l'évite du tout parce que en plus elle est très simple pour nous.
Euh le le sujet est très facile. Je négocie tous les jours. Aujourd'hui, je négocie sur la base des cours qui ont un peu baissé.
Vous l'avez vu ce matin. Ça sera dans mes euh stations dans 2 jours. La marge que je prends là-dessus est extraordinairement faible.
Elle est de 1 ou 2 centimes. C'est toujours la même. Pourquoi ?
Parce que c'est un produit d'appel extraordinairement fort et que nous n'avons nous ne margeons pas sur cette activité 1 ou 2 centimes. Ce qui couvre un certain nombre de de frais mais pas plus. J'ai pas à prendre d'engagement supplémentaire parce qu'en dessous ça voudra dire que je vends à perte mais je continuerai à prendre une marge extraordinairement faible.
Merci monsieur le président directeur général pour le groupe de la droite républicaine monsieur Jean-Pierre Vigier vous avez la parole monsieur le député. Merci monsieur le président monsieur le président directeur général et monsieur le secrétaire général je souhaiterais replacer nos échanges dans une perspective essentielle qui est notre souveraineté alimentaire. Si nos agriculteurs ne vivent pas de leur travail, vous le savez, demain nous ne prodirons plus et nous dépendrons des autres pour nous nourrir.
Le revenu agricole n'est pas seulement une question sociale, c'est aussi une question stratégique, je dis bien stratégique pour notre pays. Dans ce contexte, le partage de la valeur est central entre les producteurs, les industriels et les distributeurs. aussi le législateur a agi avec le relèvement du seuil de revente à perte à + 10 % et l'encadrement des promotions plafonné à 40 % sur les produits du quotidien.
Sur le terrain, qu'est-ce que ces mesures ont changé ? Les consommateurs ont-ils modifié leurs habitudes d'achat ? Sont-ils plus attentifs aux produits ?
Et comment perçoivent-ils la valeur des produits ? Les négociations commerciales restent décisives pour la rémunération des agriculteurs. Aussi, comment Carrefour intègre-t-il ses objectifs dans ses négociations avec les industriels ?
Et quels outils garantissent que les coûts de production sont-ils bien pris en compte ? Comme certains collègues, je voudrais aussi évoquer les centrales d'achat européennes qui peuvent contourner, vous le savez, l'esprit des lois égalimes. Quel est aujourd'hui le rôle de votre centrale Concordice créé avec système U ?
En tant que rapporteur sur l'avenir des commerces de proximité, vous avez commencé à l'aborder, je souhaiterais également vous interroger sur le développement des enseignes alimentaires de proximité au cœur de ville. Quel rôle joue-elle pour l'attractivité notamment des centres-villes ? Et enfin sur les produits français.
Soutenir l'origine France doit se voir dans les rayons, dans vos rayons. Quels engagements concret prenez-vous pour renforcer leur présence et surtout surtout leur valorisation ? Je vous remercie.
Merci monsieur le député. Merci beaucoup monsieur le député. Ça va me permettre de parler des centrales.
Je n'ai pas répondu à la question de madame la députée tout à l'heure. Donc je j'y viens vite. Concordis donc c'est une centrale d'achat que nous avons créé avec U et avec un allemand qui s'appelle RTG.
Quel quelles sont les négociations que nous menons chez Concordis ? 45 fournisseurs mondiaux. 45 fournisseurs mondiaux dont seulement deux Français qui vous verrez sont pas tout à fait des petits acteurs puisque c'est Danon et Lactalis.
Pour les 43 autres, il n'y a pas de matière première agricole. La seule exception, c'est pour Danon et Lactalis. Et nous avons pris des engagements de respecter l'ensemble des principes de la de de la loi égalime.
Donc contrairement à ce que parfois on dit et je comprends parce que c'est un sujet complexe, nous ne négocions pas dans ces centrales ni avec des petites entreprises, ça va de soit toutes les négociations ont lieu en France ni sur la matière première agricole. 43 des entreprises n'ont rien à voir avec le monde agricole. C'est Enkel, Procter et Gumble, Pepsi Cola, Coca-Cola.
Vous voyez que le lien avec l'agriculture est assez faible. Vous avez raison. Euh l'origine info euh c'est extraordinairement important.
L'origine des produits, la mise en avant. On essaie de le faire beaucoup. On est d'ailleurs partenaire d'Oigine info.
Je voudrais juste vous faire toucher du doigt une contradiction que je suis sûr que vous voyez dans la Haute Loire mais que qui est quand même très importante. Encore une fois, on a des concitoyens qui souffrent beaucoup de la contrainte de pouvoir d'achat quand ils sont face à une fraise française et à une fraise espagnole, le problème qu'ils ont, c'est que ils ont envie de la fraise française parce que ils aiment les agriculteurs français mais qu'en même temps parfois ils ne peuvent pas. Ils ne peuvent pas.
Donc s'ils veulent manger de la fraise en été, ils ne peuvent pas. Et donc cette contradiction là, elle est très forte. Il y a une il y a il y a un écart entre je déclare vouloir consommer français et soutenir les agriculteurs français et la réalité de ce que je peux faire.
Donc ce que je peux faire parfois quand il y a un fruit et légume moins cher venu d'ailleurs, je je l'achète. Pourquoi il est moins cher le le le fruit et légumes ? C'est pas parce que j'achète moins cher.
Je suis également présent en en Espagne. Donc euh pourquoi il est moins cher ? parce que les charges sociales sont pas les mêmes, coûts salariux sont pas les mêmes, les normes ne sont pas les mêmes, la complexité réglementaire n'est pas les mêmes.
Le décalage de le décalage, il est lié à ça. Moi, j'achète je je suis présent dans dans l'ensemble des pays européens, donc je peux vous parler de ce que je vois en Europe. En Europe, j'achète à la même valeur les les les produits, mais ce que ça coûte au monde agricole n'est pas du tout la même chose.
Et donc en effet, il y a ce il y a ce décalage de compétitivité de la ferme France qui doit être réglé parce que ça met sous souffrance la ferme France, sa compétitivité et donc la souveraineté alimentaire. Merci monsieur Mompard. Pour le groupe écologiste et social, monsieur François Ruffin, vous avez la parole monsieur le député.
Merci monsieur le président. Monsieur le PDG avec Carrefour, je ne positive pas. Vous l'avez dit, vous êtes le plus gros employeur privé du pays, mais vous êtes aussi le plus gros licencieur, vous êtes le plus gros broyeur de salariés.
Comment ? Parce que depuis 8 années que vous êtes arrivé, vous désintégrez votre groupe. Vous le désintégrez par les franchises et la location gérance.
Sur les 1000 Carrefour Market, 80 % sont désormais en location gérance et vous emprêtez le même chemin pour les hyper et les supermarchés. Il y en a déjà 40 %. et votre projet, vous nous direz combien il y en a dans votre nouveau plan stratégique qui vont à nouveau passer en franchise et en location gérance.
Ce sont 52000 salariés. 52000 salariés qui sont sortis de votre groupe depuis votre arrivée. Avec quelle conséquence pour eux ?
La première conséquence, c'est une perte dans le porte-monnaie. la perte d'une semaine de repos, de 1500 € de participation, de 400 € d'intéressement, de 1000 € sur les dimanches à 300 %, de 600 € sur les jours fériers, on est en moyenne sur une pète de 2500 à 3000 €. Alors quand je vous entends parler de la lutte pour le pouvoir d'achat, c'est en tout cas pas le pouvoir des d'achat des salariés qui sont passés en franchisé.
Et ensuite les franchisés dégraissent, ils poussent dehors les anciens. sur Marseille au Carrefour le Mélan le Merl pardon sur 303 salariés avant il y en a 180 après à Bonne veine 309 avant 168 après grand littoral 353 avant 88 après. C'est une division par de par 3 par 4.
Et du coup ceux qui restent vont mal ils vont mal physiquement parce qu'ils ont plusieurs postes à remplir. Parce que le réceptionnaire à la place de juste accueillir les marchandises, il doit aller les mettre dans les magasins. Ce qui signifie pour certains d'entre eux entre 13 à 18 km par jour à parcourir et en tirant des chariots et ils nous disent "J'y ai laissé mon dos maintenant c'est mes jambes avec un gonflement du tendon d'Achile.
Je boîte." Ils vont mal aussi psychiquement parce que il y a plus de cadre le travail est désorganisé. Ils subissent de la pression, de la malveillance et donc en fait on a une machine à inaptitude avec Carrefour.
C'est celle qui a doué nous dit "On a dû faire venir un psi dans le magasin, les salariés sont un bout, on a 10 inaptitudes sur les deux derniers mois." Mais tout ça c'est cette ces salariés pressés, ça rapporte ça rapporte gros. Ça rapporte gros pour les actionnaires.
C'est un cours qui a augmenté de 10 % en un an. C'est plus 5 % sur les dividendes. C'est votre propre salaire, monsieur Bompard, qui a augmenté le 50 %.
Vous êtes passé de 3,4 million d'euros en 2024 à 4,6 millions en 2025. Moi, je vous dis, alignez-vous. Alignez-vous sur les salariés que vous passez en franchise.
Alignez vos actionnaires sur les salariés. Pour eux, c'est - 10 - 15- 20 % sur leur revenus. Faites de même pour vous.
Faites de même pour vos actionnaires. Merci monsieur le député. Euh j'ai essayé dans dans le propos introductif de de vous faire toucher du doigt la la concurrence et la crise de la grande distribution.
Vous savez combien j'ai fermé d'hypermarché depuis mon arrivée ? Zéro. Quand je suis arrivé, le jour même de mon arrivée, il y a une chaîne de télévision qui fait aujourd'hui l'objet notamment de d'une autre commission qui annonçait que j'avais un projet de fermeture de 50 magasins hypermarchés.
Pourquoi l'hypermarché ? parce que vous le savez, c'est le format qui est en crise pour ne pas fermer des hypermarchés. Vous avez raison, on a essayé de développer des projets internes pour les relancer, pour trouver plus de de compétitivité commerciale, mais aussi on a eu recours à l'entrepreneuriat, à la franchise.
Quand vous recevez mes collègues indépendants, Lecler indépendant le Lecler Intermarché U, vous ne leur dites pas que c'est des sous-emplois, vous ne leur dites pas que c'est pas des vrais jobs, vous dites pas que les conditions de travail sont dégradées. Vous avez d'ailleurs raison. Même si les conditions de travail dans la grande distribution, c'est un travail difficile de travailler dans des magasins.
La franchise, ce n'est pas ce n'est pas un mal. La franchise, ça nous a permis de sauver des emplois. Ça nous a permis d'éviter de fermer 50 magasins.
Je vous laisse faire le calcul. 50 magasins à raison de 300 collaborateurs. Si je les avais fermés, vous voyez la conséquence sociale que ça aurait fait.
On a décidé pour sauver ces magasins de recourir pour un certain nombre d'entre eux à la franchise et à la location gérance. Comment on l'a fait ? On l'a pas fait comme ça, on l'a fait en négociant une clause sociale qui est d'ailleurs en renégociation actuellement.
Avec qui on l'a signé ? On l'a signé avec la quasi-totalité des partenaires sociaux. À la fois évidemment, il y a des garanties légales de rémunération mais également et ça c'est le travail du dialogue social, on a ajouté un certain nombre de choses, la mutuelle, la prévoyance, les remises sur achat et cetera et cetera.
C'est le travail du dialogue social. Après, prenons la situation. Vous avez raison, elle est jamais parfaite.
Il y a des magasins où la la situation était plus difficile. Mais moi, j'analyse chaque année, je fais une étude de l'ensemble des collaborateurs. Ce qui ne dit ce qui ne dit pas que les exemples concrets que vous avez sont faux.
D'ailleurs, on on fait une étude sur l'ensemble des collaborateurs. L'ensemble des collaborateurs, c'est pas moi qui l'a fait, c'est un institut indépendant. Et je leur dis quel est le niveau de satisfaction des clients de nos collaborateurs 1 an, 2 ans, 3 ans, 4 ans, 5 ans après être passé.
En général, au global, elle s'est améliorée par rapport à la situation antérieure. Pourquoi ? Parce que il y a rien de pire dans un magasin qu'être dans un magasin en souffrance qui est en qui est en crise et qui n'a pas d'avenir.
Et souvent les entrepreneurs, les franchisés parce que c'est un modèle important dans la distribution, il redonnent un avenir à ces à ces magasins là. Ces magasinsl vont mieux. Ça ne signifie pas que c'est il y a pas d'inquiétude, évidemment, vous avez raison de le mentionner mais mais au global la situation des salariés s'est améliorée.
Par ailleurs, je me permets de vous faire toucher du doigt aussi sur l'emploi. Nous créons chaque année 400 nouveaux magasins par an. Donc aujourd'hui, nous avons 150000 personnes qui travaillent sous enseigne Carrefour.
C'est bien plus que lors de mon arrivée. Merci monsieur Montpard. Pour le groupe des démocrates, monsieur Pascal Lecan, avez la parole monsieur le député.
Merci monsieur le président. Merci monsieur le président directeur général, monsieur le secrétaire général, chers collègues, je tiens tout d'abord à saluer la présence à mon côté de mon collègue Philippe Bolot, une des dernières présentes dans cette commission puisqu'il a été élu maire d'Avrier de haute lutte dimanche dernier. Ça me fait très plaisir qu'il vienne nous revoir.
Il y a pas il y a un magasin carrefour à tout à fait, c'est pour ça que je fais le lien. Comme nombre de mes collègues, monsieur le président directeur général, je souhaite vous interroger sur les enjeux agricoles en raison de la grande préoccupation qui est la nôtre face aux difficultés de certains agriculteurs à vivre de leur métier. En premier lieu, depuis 2018, vous le savez, nous avons bâti avec les lois égalimes un cadre destiné à stopper la guerre des prix, destructrice de valeur et à protéger le revenu de nos agriculteurs.
Pourtant, les marges agricoles continuent d'apparaître souvent comme une variable d'ajustement, même si vous êtes revenu dessus tout à l'heure. Quelle vision portez-vous dans des futurs développements législatifs dans ce domaine ? En particulier dans la partie qui sera qui la concernera dans la future loi d'urgence agricole ?
En deuxème lieu, je souhaitais mettre l'accent sur un secteur qui a particulièrement souffert, vous l'avez dit tout à l'heure, malgré la trajectoire de développement que nous soutenons et qui me tient particulièrement à cœur, c'est l'agriculture biologique. Pendant 3 ans, la consommation bio a baissé en grande distribution partout en France. Elle a repris en 2025 mais timidement et de manière plus faible chez vous que la reprise de consommation bio en vente directe ou en magasin bio.
Or, on sait que la consommation détermine la production et que la consommation dépend bien évidemment de l'offre faite au consommateur. Quelle est l'évolution du linéaire bio à l'échelle du groupe ? Quelle est celle que vous envisagez ?
Quelle perspective avez-vous dans ce domaine ? Comment expliquez-vous la différence entre la croissance timide en grande distribution, environ 3 % et une reprise plutôt dynamique positive dans les autres réseaux de distribution de 6 à 7 %. Enfin, je souhaite vous interroger sur la vision de votre groupe quant à l'aménagement du territoire.
Nous sommes plusieurs députés très ruraux ici. Longtemps, nous avons opposé commerçants du centre-ville et hypermarché en périphérie, responsable de la dévitalisation des zones de commerce historique. En tout cas, c'est ce qui est dit, en particulier dans la ruralité. et je le constate dans ma petite ville de Sivr Avrier Sivr il y a pas de carrefour chez moi.
Aujourd'hui, une nouvelle fracture apparaît entre commerce physique et commerce en ligne, particulièrement dans les zones rurales confronté à de fortes forts enjeux de mobilité. Quelle est votre vision de l'avenir du maillage territorial de votre groupe Carrefour, en particulier dans les centrebourgs ruraux face à à cette évolution ? Je vous remercie.
Merci monsieur le député. en attendant d'aller inaugurer un magasin dans votre commune. Merci monsieur le député.
Bravo monsieur le maire. Euh le le bio c'est mon combat depuis mon arrivée. On on j'avais fixé l'objectif que nous soyons le premier acteur au monde en terme de vente bio et et c'est le cas.
On on est le premier acteur et évidemment on est de loin le premier acteur en France. On l' à la fois en biogénéraliste et en biospécialiste puisque j'ai moi aussi des enseignes biospécialistes bio c'est bon soio. C'est un très bon exemple de de la contradiction que j'évoquais tout à l'heure.
Quand la tension sur le pouvoir d'achat s'est faite absolue pour les ménages français, la consommation bio a ralenti très fortement. Quand elle est quand la contrainte s'est un tout petit peu desserrée, que le pouvoir d'achat c'est un petit peu reconstitué, le bio est reparti. Il repart toujours plus vite dans les biospécialistes, j'en ai, que dans le biogénéraliste parce que en fait cette contrainte d'achat, elle pèse plus sur les clients qui viennent tous les jours dans des hypermarchés qu'en biospécialiste où il y a un peu plus de pouvoir d'achat.
Mais néanmoins, même chez même dans mes grands hypermarchés et cetera, je vois dans des bioexpériences que nous avons dans les hypermarchés, dans les supermarchés, le bio repartir. La question, c'est si l'inflation revenait à l'occasion de la crise actuelle, quel serait l'effet là-dessus ? Mais soyez sûr que notre engagement sur le bio, il est total.
C'est c'est vraiment le combat numéro 1 que nous avons avec les produits frais, c'est sur le bio. Vous avez raison de m'interroger sur physique et et digital et je me permets d'ailleurs d'attirer votre attention sur les les conséquences qui restent mortifères du développement de Shine et et et Temu. Le le le député monsieur Ruffin m'interrogeait tout à l'heure sur les conséquences en emploi.
Je veux vous dire combien Shine et Temo ont tué ont détruit des emplois depuis 2 ans à un rythme effrayant dans des filières entières que ce soit dans le monde du textile que ce soit dans des produits électroménagers et cetera. Moi qui suis présent dans tous les territoires et qui est des centres commerciaux, je vois la destruction quotidienne. Il y a pas une semaine où vous n'avez pas une enseigne spécialiste de textile qui met euh la la clé sous le sous sous paillasson parce qu'ils peuvent plus parce qu'ils peuvent plus tenir.
Et donc la bataille contre Shine et Temou, elle est absolue, elle est absolument essentielle. Il faut taxer ces entreprises très puissamment. Il faut les contrôler très puissamment. elle ne respecte aucune norme de sécurité euh et et toutes les normes qui s'appliquent à nous.
Et donc vous devez faire ce travail, j'en appelle à la représentation parlementaire parce que les conséquences en terme d'emploi, les destructions de valeur, les conséquences environnementales du développement de ces plateformes dans 2 ans, 3 ans, 5 ans, ça sera beaucoup trop tard. C'est déjà trop tard pour beaucoup d'acteurs et c'est déjà trop tard pour beaucoup de vos territoires parce que ce sont des des industries aussi, on le voit notamment dans le domaine du textile ou dans le domaine du jouet. Cette bataille-là, elle est absolument importante et on a besoin de votre soutien là-dessus.
Merci monsieur Bon. Pour le groupe Horizon, monsieur Thierry Benoît, vous avez la parole monsieur le député. Merci monsieur le président.
Monsieur Bonard, monsieur le président directeur général du groupe Carrefour, vous avez expliqué dans le proposinaire que le secteur de la distribution est trop souvent abordé sous l'angle de la suspicion et je partage assez votre point de vue. C'est vrai que on suspecte enfin personnellement en tant que parlementaire pour m'intéresser au sujet des négociations commerciales, on s'interroge disons plus qu'on vous suspecte mais en même temps depuis un demi-siècle le secteur de la distribution en France c'est un écosystème qui a pris une importance déterminante. Les secteurs de la distribution sont propriétaires d'ensemble fonciers et immobiliers importants.
Vous avez des galeries marchandes, vous avez le système de franchise ou de location gérance, les négociations commerciales, vous avez vos marques distributeur, le système de groupe de groupement à l'archa, le système des centrales services. Donc un écosystème qui est très complique, très compliqué, très complexe qui je dirais et bien suscite la suspicion. La première observation, comment vous pouvez simplifier ce fait ?
Le deuxième point, vous avez dit "Mon métier, donner du pouvoir d'achat au consommateurs français assurer le revenu aux agriculteurs." C'est presque le même métier qu'un ministre. C'est ce qui explique sans doute que tous les matins sur les matinales radio ou télé, on a un représentant de la grande distribution.
Thierry Cotillard, Alexandre Bonpard, Michel Édouard Leclerc, Denis Chelcher. Les grands de la distribution s'expriment tous les jours sur l'actualité et je le comprends parce que votre rôle il est le même qu'un ministre de nos jours de l'agriculture ou du commerce. Première question simple, est-ce que dans la crise de iranienne que l'on vit aujourd'hui, vous en tant qu'acteur de la distribution, vous seriez prêt à aller au carburant à prix coûtant, même si c'est une affaire de quelques centimes, mais puisque chaque centime compte en ce moment, est-ce qu'on ne pourrait pas imaginer un geste politique, un geste commercial carburant après coutant ?
Le deuxième point que je voudrais aborder, ce sont les traités de libre échange internationaux. Moi, par principe, je ne m'oppose pas à ce que l'Union européenne négocie avec différentes parties du monde et bien les transactions, les produits agricoles que nous que nous produisons ou les produits industriels. Mais est-ce qu'on pourrait imaginer qu'un acteur de la grande distribution comme vous, très important Carrefour, puissiez travailler avec les industriels pour améliorer la question de l'étiquetage ?
Moi je pense que nous allons gagner en confiance si on est capable d'expliquer au consommateurs, mais vous avez là un cordon bleu qui est fait avec du poulet brésilien. Par contre celui-là, c'est un cordon bleu qui est fait avec un poulet français. Il faut pouvoir améliorer cette question.
Dernier point, les négociations commerciales. Moi, je souhaiterais, puisque le système est complexe, pourquoi on ne sépare pas dans les négociations commerciales les centrales services internationales des centrales donc groupement d'achat ? Merci monsieur le député. [grognement] Bien monsieur le ministre, simplifier mon groupe euh j'en j'en oui oui ou bien sûr, mais mon groupe euh euh j'en rêve mais vous voyez en effet que nous avons beaucoup de métiers, beaucoup de territoires, beaucoup de métiers, beaucoup d'actifs.
Je crois que plus que simplifier le groupe, il faut expliquer mieux notre rôle et et et j'en prends la responsabilité. Je pense que dans le passé, la grande distribution a eu le tort. quand d'ailleurs tout marchait bien à l'époque euh pour vivre revivant caché de pas assez expliquer quels étaient les métiers, quels étaient les rôles, quel était le rôle d'intégration sociale, comment ça favorise la promotion sociale, comment ça travaille avec le monde agricole, quels sont les engagements RSE, quels sont les engagements climatiques.
On doit mieux expliquer et ça c'est absolument essentiel sur euh le sujet de de l'essence, je je vous étonnerai pas, je moi je crois beaucoup à la concurrence, on est très concurrent. dites-vous ça, on s'entend pas trop mal entre nous, même bien personnellement. Mais en revanche, la concurrence, elle est là tous les jours.
Tous les jours, moi je regarde le prix et mes équipes de ce qui se passe dans la station Essence de Leclerc, d'Intermarché de U, de Total, territoire par territoire, zone rural dans les zones rurales, dans les zones urbaines et cetera et on fixe le prix. Et donc ce qui est le plus efficace, c'est que chacun ait ses et son libre arbitre commercial. Par exemple, moi je je je fais des remises de 5 % pour ceux qui portent la carte Carrefour.
Il sont plusieurs millions de nos clients. Euh on a un objectif d'atteindre 14 millions de clients et donc on a cette dynamique-là euh 5 % de remise sur l'essence à travers la carte Carrefour. D'autres ont d'autres mécaniques et c'est efficace pour baisser les prix alimentaires mais aussi sur l'essence.
Sur l'étiquetage et l'information. Vous avez absolument raison. tout ce qui donne de l'information sur l'origine des produits et sur l'origine à la fois géographique et même sur le le le la l'identité nutritionnelle est essentielle.
Nous, on a annoncé que par exemple nous allions étiqueter sur la marque Carrefour lorsque les produits sont ultra transformés de manière à ce que le client se dise quand j'achète ce produit je sais que c'était que des ingrédients simples ou alors c'est des ingrédients ultra transformés. Il faut donner de l'information euh à nos clients à la fois sur l'origine géographique et sur l'identité nutritionnelle. Merci monsieur le président directeur général.
Pour le groupe Liberté indépendant autre mer et territoire, monsieur David Topiac, vous avez la parole. Monsieur le député. Merci monsieur le président.
Monsieur le président, directeur général, les négociations commerciales sont terminées depuis le 1er mars et les industriels nous remontent déjà des informations sur des dérives qu'ils ont constaté avec les centrales d'achat sur des pratiques déloyales pour contraindre les industriels à négocier coûte que coûte notamment avec des arductions normales de commande ou des des différencements partiels ou totaux également des déflations sur les prix alors que les industriels l'arrivée avec des petites hausses de 3 %. A priori, nous sommes sur une une déflation sur une majorité des négociations alors que vous annoncez vous-même une augmentation, une inflation dans vos rayons de l'ordre de 1 %. Le respect également de la sanctualisation de la matière première dans la construction de prix qui s'est effondré en 3 ans et divisé par 2,5 si on constate les chiffres de cette année et un refus la prise en compte de cette matière première dans l'investation commerciale dans une majorité des cas. des plans d'affaires également dont les volumes ne sont pas garantis, des perspectives qui ne permettent pas de de d'ajuster pour les industriels des prix à la baisse et puis enfin de manière générale une gravation de toutes ces pratiques sur les centrales d'achat qui sont basées à l'étranger et qui échappent au droit français.
Les contrats prévoient en affet exclusivement l'application du droit du pays d'implantation à centrale d'achat alors que la loi française impose bien que les produits vendus en France doivent respecter la loi française. Alors, je prendrai le document d'enregistrement de 2024 dans lequel vous écrivez qu'en 2024 face à une crise agricole majeure en France, Carrefour a réaffirmé son engagement envers les agriculteurs. Le groupe a exprimé son soutien aux mesures législatives qui amèneront plus de transparence dans les relations entre le monde agricole, l'industrie et les acteurs de la grande distribution et c'est déclaré favorable à l'intégration des coûts de production de la formulation des prix dans la mesure où cette approche s'impose à tous.
Il s'est également engagé à la transparence tarifaire et en observatoire des marges et des prix pour mieux comprendre les répartitions de la valeur à condition là aussi que tous les acteurs y soient associés. Donc sans faire preuve de suspicion mais plutôt de transparence. Monsieur le PDG, pourriez-vous nous donner vos chiffres sur le balané ?
Et c'est écart que nous constatons entre les informations montées des industriels agolimentaires et de vos engagements RSE au sein de l'entreprise afin que nous puissions avoir une vision claire de la réalité des choses sur l'évolution des prix des volumes et la sanctuarisation du prix de la matière première agricole. Merci monsieur le député. Monsieur le député, je vous je vous remercie de relayer avec beaucoup de soin les propos des grands industriels agroalimentaires mondiaux.
D'ailleurs, est-ce que vous savez ce qui se passerait si je ne négociais pas ? Admettons, je ne négocie pas. Je prends ce que vous appelez les 3 à 5 % qui me sont présentés quand ils quand ils arrivent en négociation.
Qu'est-ce qui se passerait sur les prix ? Je vais pas je peux pas les endosser. Ça veut dire que l'inflation serait de 5 %.
Je crois que aucun de nos concitoyens souhaite que l'inflation alimentaire soit de 5 %. Donc qu'est-ce que je fais ? Qu'est-ce que c'est mon rôle ?
Négocier. Vous avez raison, c'est pas un vilin mot négocier. Mais contrairement à ce que vous ce qu'on vous a dit, je ne négocie pas avec les producteurs et je négocie même pas d'ailleurs avec sur la matière première agricole.
Dans les centrales d'achat, comme je vous le disais, je négocie avec 45 acteurs mondiaux. Si je vous donnais la liste des 45 acteurs mondiaux, vous verriez qu'il y en a aucun d'entre eux sur lequel vous seriez très inquiet du futur. Et d'ailleurs, vous vous diriez "Mais quel est le lien avec le monde agricole ?" Et vous auriez raison.
Ankle, Procter et Gumble, Pepsi Cola, Coca-Cola, Eineken, le lien avec la matière agricole française est assez limité. Et je revendique le fait que quand je discute avec eux, je dois bien négocier parce que je dois rendre du pouvoir d'achat. Si je ne négocie pas, les prix explosent et donc je continuerai à négocier dans les centrales d'achat avec les grands fournisseurs mondiaux et à ne pas négocier la matière première agricole.
En revanche, je reprends absolument votre point et vous avez tout à fait raison. La transparence est essentielle. Pour que la transparence soit là, il faut que nous connaissions le prix de la matière première agricole.
Et si je peux me permettre, il faut que la matière première agricole soit française. Et puisque vous allez bientôt légiférer, je je je vous demande d'être très vigilant au fait que il est assez illogique que je ne négocie pas la matière première agricole polonaise, allemande, italienne pour des produits qui pourraient venir en France. Donc assurez-vous que les industriels agroalimentaires nous donnent bien à la fois la valeur de la matière première agricole et que cette matière première agricole soit française.
Après sur le résultat des négociations, comme vous l'avez parfaitement compris, c'est une donnée concurrentielle un peu importante mais je vous ai dit les prix augmenteront très peu avant en tout cas éventuel retour de l'inflation mais j'espère qu'elle sera très faible. Aujourd'hui nous sommes entre 0 et 1 %. Merci monsieur Bart. pour le groupe de la gauche démocraté républicaine, monsieur Julien Brugerol, vous avez la parole.
Monsieur le député. Merci monsieur le président. Monsieur le président Bonpard, je dois vous dire que votre audition laisse un sentiment assez clair.
C'est celui d'un décalage entre votre discours lycé et puis la réalité vécue par vos salariés, par les consommateurs, par les agriculteurs et par les fournisseurs. Bon, vous avez redit que la la grande distribution était souvent vue sous l'angle de la suspicion diabolisée, mais on parle d'un secteur qui joue un rôle absolument central dans la formation des prix notamment alimentaires. alors que les Français ont subi une très forte hausse des prix depuis quelques années et que ça accentue les inégalités sociales dans le pays.
Alors, je voudrais revenir sur deux points qui ont été déjà abordés par mes collègues, mais le premier point, la question de la répartition de la valeur et de votre stratégie financière. Vous affirmez régulièrement que vous avez des marges netes très faibles au niveau d' 1 % même vous l'avez vous l'avez redit lors de la commission d'enquête sénatoriale mais dans le même temps dans le cadre de votre nouveau plan stratégique Carrefour 2030 vous annoncez un objectif très clair d'augmentation de votre marge à horizon 2030 la poursuite d'une stratégie de conquête de marché et surtout vous promettez une politique démesurée de rémunération des actionnaires avec des distributions de dividendes forte croissante qui représenterait entre 50 et 60 % du résultat net. C'est dans votre plan.
Ma question est simple. Où allez-vous donc chercher ces marges supplémentaires et cette politique de rémunération des actionnaires ? Sur les prix payés au consommateurs, sur la rémunération des producteurs agricoles ou sur les fournisseurs, notamment nos TPE, PME et ETI françaises ? sur le terrain.
Ce que nous disent ces acteurs est très différent de votre discours. Il nous parle de pression dans les négociations, de services imposés qui représenteraient jusqu'à 40 voire 50 % du prix et d'un rapport de force profondément déséquilibré. Ma question est simple.
Avez-vous des éléments complémentaires à nous apporter face à ces remontées ? Deuxème point, ça a été précédemment abordé, la question du modèle social et de l'exploitation de plus en plus de magasins en franchise ou location en gérance. Là aussi, c'est dans votre plan avec une accélération sans précédent de la franchise, vous le dites, comme un outil de sauvegarde des magasin, voir de l'emploi.
Vous venez de le réaffirmer. En réalité, chacun sait ici qu'elle permet surtout de sortir les salariés du cadre social du groupe avec à terme une remise en cause de leurs droits. La question est très politique, monsieur Montpard. votre stratégie d'amélioration de la renttabilité repostelle, oui ou non ?
Sur une baisse du coût du travail, une externalisation des risques et des suppression d'emploi. Pouviez-vous nous donner vos engagements en matière d'emploi d'ici 2030 ? Je vous remercie.
Merci monsieur le député. Merci monsieur le député. Je vais pas revenir sur la réponse sur les les centrales.
Bien bien que je puisse vous en redire un mot. Nous ne nous n'imposons jamais aucun service. Je vous le redis.
Ça concerne 45 multinationales mondiales dont je me félicite que vous vous intéressiez à elle. Les noms ne vous inquiéteraient pas trop sur leur avenir. Et par ailleurs, même à ces multinationales, évidemment, nous n'imposons jamais aucun service.
Ça n'existe pas. D'ailleurs, il y a des il y a des grandes multinationales qui sont présentes chez nous qui ne prennent pas nos services. On a une activité de service un peu loin à vous expliquer qui s'appelle CWT. et bon nombre d'entre elles ne choisissent pas cette activité, cette centrale de prestation de services, d'autres la choisissent et en tout cas ces 45 grandes multinationales mondial qui ont recours à à cette centrale d'achat et à cette organisation par centrale d'achat.
Après sur votre question, je comprends parfaitement votre point sur sur la franchise, je sais les inquiétudes qu'elle provoque évidemment. Après, encore une fois, moi je suis absolument convaincu que le plus important, c'est de conserver les emplois sur le terrain. Et quand vous avez des magasins qui pendant une décennie perdaient 5 7 10 millions d'euros, la réalité c'est que soit vous fermez ces magasins, soit vous les conservez.
Car fois, on les a conservé dans le cadre Carrefour. On est arrivé à les sauver. Quelquefois on s'est dit le seul moyen de les sauver, c'est la location gérance ou la franchise.
Ne diabolisons pas ces entrepreneurs franchisés. Ils font leur métier. Non non, j'ai bien compris.
Non non non non pas c'est pas vrai monsieur le député. Vous les diabolisez quand vous pardonnez-moi. Non non non monsieur Ruffin.
On laisse monsieur Bompard terminer son propos puisque tout à l'heure vous m'avez donné des exemples extrêmement précis. Tout à l'heure vous m'avez donné des exemples de ce qui se passait dans les magasins quand ils sont gérés par des franchisés. C'est les franchisés que vous mettez en cause.
C'est l'entrepreneur qui les dirige. Il ne mérite pas ça ces franchisés. Non, non, non, non.
Excusez-moi, monsieur monsieur le député. Ce sont des ce sont des entrepreneurs qui font leur métier comme chez Leclerc, comme chez Intermarché, comme chez Exactement de la même manière, ils font leur métier. Après, monsieur le député, vous posez une question sur lequelle on peut avoir un débat évidemment qui est un débat important qui est la question de la répartition de la valeur qui est une question sur lequelle on a évidemment pas tout à fait d'accord, vous et moi.
Moi, mon objectif, ma mission c'est d'essayer de trouver un équilibre entre la rémunération des salariés, la participation et l'intéressement et la rémunération des investisseurs parce que j'ai besoin des d'avoir des investisseurs qui choisissent Carrefour parce que plus Carrefour est puissant, plus Carrefour se développe, plus Carrefour investit. On n pas la même vision sur ce sujet-là, mais c'est comme ça que j'essaie de trouver le bon curseur. Merci monsieur le président, directeur général.
Nous en avons fini avec les orateurs des groupes. Nous allons passer aux questions individuelles en en une minute. J'ai à ce stade monsieur Martin, mam le pé, monsieur Pilateau, monsieur Potier, monsieur Tavernier, madame Laporte, monsieur Bûchou et monsieur Lecamp pour une redite.
Très bien. Nous commençons par monsieur Martin. Merci monsieur le président.
Monsieur le président directeur général. Le groupe Rassemblement national avait déposé lors de sa niche parlementaire par l'intermédiaire de ma collègue Hélène Laporte une proposition de loi visant à rendre systématique l'information sur les origines des Drorées alimentaires parcetage pour renforcer la transparence sur l'origine des produits et permettant au français de privilégier la production nationale dans une dynamique de promotion du localisme. La signature du traité de libre échange avec le mer caur et d'autres comme dernièrement l'Australie va inonder notre pays de produits agricoles ne respectant pas les mêmes normes que celles imposé à nos agriculteurs en grande souffrance face aux multiples crises dont ils font face au quotidien.
La grande distribution sera un canal majeur d'entrée des produits issus de ces traités de libre échange qu'il s'agisse de produits bruts ou de produits transformés contenant des ingrédients importés. Quelle sera votre action auprès des fournisseurs industrielles pour lutter contre la présence de ces produits dans les aliments transformés au sein de vos rayons ? Je vous remercie.
Merci monsieur le député. Monsieur Mard, je vous ai répondu hein pour pour Mercossure et vous avez raison pour le nouveau traité australien. On on on a vraiment pas l'intention de développer des produits australiens dans nos magasins.
Ça, il peut il peut y avoir un jour tel ou tel produit, mais c'est ce serait vraiment très très très marginal. Après, vous avez raison, la question euh c'est les industriels et les produits transformés. C'est une très bonne question.
On a beaucoup d'échanges avec eux pour avoir l'identité, l'origine des produits et et il faut être extrêmement vigilant à ça parce que derrière quelquefois il nous arrive de voir des packagings de produits qui sont censés être Union européenne voire France et de se rendre compte que dans les produits à l'origine de ces produits-là, il y a des produits qui viennent d'autres territoires et donc c'est un dialogue qu'on a avec eux. Parfois, il fait partie aussi des dialogues offensifs que nous que vous dénoncez mais qui sont font partie de notre de notre mission. Merci madame LP.
Merci monsieur le président. Monsieur Bard, la succession des crises récentes sanitaires, géopolitiques ou climatiques a profondément réinterrogé notre modèle alimentaire et mise en lumière notre vulnérabilité sur certaines productions. Dans le même temps, de nombreuses filières agricoles françaises alertent sur leur fragilisation, voire sur le risque de disparition progressive, faute de perspective économique suffisante.
Or, la grande distribution joue un rôle structurant, vous l'avez dit vous-même, vous avez dit mieux expliquer votre rôle non seulement dans la formation des prix, mais aussi dans l'orientation des débouchés et donc infiné dans le maintien ou non de ces filières sur nos territoires. Dès lors, au-delà de des engagements affichés, quelle responsabilité concrète le groupe Carrefour est-il prêt à assumer pour soutenir durablement la production française ? y compris lorsque cela suppose d'accepter des arbitrages moins favorables à court terme en matière de prix, de marge ou d'approvisionnement.
Et plus fondamentalement, considérez-vous que la grande distribution doit être un acteur actif pour la souveraineté alimentaire. Je vous remercie. La grande distribution doit être un acteur actif de la souveraineté alimentaire française.
Elle est elle est par le fait que les approvisionnements, je le disais, je redonnerai pas les chiffres, sont quasi exclusivement et notamment sur les les filières que vous que vous mentionnez françaises. Tout ce qu'on peut faire dans ce domaine, on le fait, y compris dans les filières en crise, y compris quand il y a des épisodes, vous le savez, de surproduction. Il y a eu quelques épisodes de surproduction à la fin de l'année, notamment autour du chou-fleur et cetera et on essaie de s'engager collectivement.
On a une nouvelle charte collective qui dès qu'il y a une alerte de la surproduction, on essaie de s'engager pour maintenir les cours. Tous les engagements qu'on peut prendre dans ces filières là, on les prend. Est-ce que c'est suffisant pour que les filières aillent bien ?
Pas toujours. Mais soyez absolument certain que c'est un engagement fort que nous avons, constant. Je réitère aujourd'hui parce que c'est essentiel pour nos consommateurs et c'est essentiel pour Carrefour pour son modèle et pour ce qu'il a différencié d'autres acteur.
Merci beaucoup monsieur Pilato. Vous pouvez y Merci monsieur le président monsieur le PDG Bonpard. Un plein d'essence coûte en moyenne 20 € de plus.
Pour celles et ceux qui prennent la voiture pour aller travailler et n'ont pas les moyens d'acheter une voiture électrique, c'est du reste à vivre en moins. Avez-vous des moyens de pression réel dans les négociations avec les raffineurs qui multipliquent leur marche par quatre en ce moment et ce afin de protéger les consommateurs à cause des conflits au Moyen-Orient, quels sont les produits de première nécessité qui selon vous vont voir leur prix exploser à court et à moyen terme si le conflit perdure ? Enfin, la France insoumise préconise des prix planchés pour les producteurs, le blocage des prix et l'encadrement des marches sur les produits de première nécessité dont l'énergie.
Certes, cela pénalisera vos actionnaires, mais cette approche protégerait davantage les producteurs et les consommateurs. Qu'en pensez-vous ? Je je je vais vous répondre et vous décevoir.
Euh ma capacité de pression sur euh le le les raffineurs et euh à l'achat est nul. Il y a euh une cotation mondiale en ce moment euh du prix euh du gazoile et de l'essence. Je le négocie tous les jours, je prends le prix le cours du jour et je l'applique.
Et c'est tout. C'est tout ce que je sais faire. C'est très différent de ce que j'arrive à faire dans le modèle agroalimentaire.
Vous le voyez sur l'essence, c'est la seule chose que je suis capable de faire. négocier tous les jours, prendre le cours et puis ensuite le répercuter. Vous savez que dans le prix de l'essence ou du gazoile d'ailleurs euh sur un prix de de de 2 € 60 % vient des taxes, pardon, excusez-moi, 60 % vient des taxes et des contributions au certificat énergétique.
Donc 60 %, c'est de la taxe, euh 20 % à peu près c'est le prix lui-même et le reste c'est le transport, la distribution et cetera et cetera. Et donc aujourd'hui quand on parle du prix de l'essence évidemment c'est ces différents blocs qui contribuent au prix de l'essence mais je n'ai pas de capacité de négociation je prends le prix tel qu'il est. Non mais sur la question non on on revient après.
Comme vous l'avez parfaitement compris, je suis je suis en général assez cohérent. Euh je suis absolument convaincu que tout schéma de prix plafond, prix plancher, d'encadrement, démargera ne va pas dans le bon sens et qu'il faut laisser les acteurs mener leur concurrence et faire baisser les prix ensemble par le jeu de la concurrence. Merci monsieur le Bonpard.
Monsieur Dominique Potier, monsieur le président, je ne peux que vous inviter à inviter la rapporteur de la commission d'enquête du Sénat Antonette Gul qui a levé le capot de la réalité de la du partage de la valeur avec la grande distribution. C'est extrêmement intéressant. Les premières informations qu'on a eu sont extrêmement intéressantes.
Ça va clôturer ce cycle d'audition. Moi pour une fois, je vais pas défendre le venu revenu des paysans, mais celui des salariés de Carrefour. J'ai déposé au nom des socialistes une proposition de loi sur le facteur 12. on déduisait pas euh de l'IS, ce qui était au-dessus de de 12 fois le salaire des 10 % des salariés les moins bien payés dans l'entreprise et ça avait un facteur de redistribution potentiel de l'ordre de plus de 200 € 233 € exactement sur les deux premiers déciles de l'entreprise.
Pouvez-vous nous dire les écarts de salaire dans votre entreprise sans tenir compte de phénomène de désintégration qui a très bien décrit par le haut et par le bas qu'a décrit François Ruffin. Quels sont les écarts de salaire ? Quels sont le revenu moyen des deux premiers déciles et quel serait le cas échéant l'effet de redistribution si cette partage de la valeur au sein de l'entreprise était effectué ?
Merci monsieur Potier. Merci monsieur le député. Vous vous ne m'en voudrez pas.
Je vous je vous donnerai l'ensemble de ces éléments parce que j'ai pas totalement les conséquences de votre proposition sur le les les les salaires chez Carrefour. Peut-être vous dire deux choses sur les salaires chez Carrefour. D'abord, depuis euh ces dernières années, le le les salaires chez Carrefour, les négociations annuelles que nous menons aboutissent à un salaire qui progresse plus vite que l'inflation.
Les salariés chez Carrefour dans notre secteur, c'est d'ailleurs pour ça que parfois on souffre d'un déficit de compétitivité, sont plus élevés que dans le reste du secteur. Euh on paye sur 14 mois et le niveau de salaire est plus élevé que dans d'autres secteurs. C'est un c'est un leg à la fois historique que j'ai poursuivi à travers des négociations annuelles qui sont plus favorables que l'inflation.
Mais on vous donnera l'ensemble des éléments que vous demandez sur les déciles et les conséquences de votre proposition sur une société comme Carrefour. Exactement. Je voulais je voulais je vous les communiquerai. [grognement] Non, je je peux pas répondre à votre question précisément.
Bien merci. Merci monsieur Montpard. Merci monsieur Potier.
On on y reviendra à travers. Vous pourreznous peut-être fournir des éléments de réponse écrite au députés Potier sur ce sur ce sujet hein. Merci beaucoup [grognement] monsieur Bor Boris Tavernier.
Pardon. Merci monsieur le président. Monsieur le président directeur général.
Le 18 février dernier, vous présentiez votre plan stratégique. Ce plan prévoit notamment de truffer vos magasins d'IA. Concrètement, l'objectif est que d'ici 2030, tous les supermarchés et hypermarchés Carrefour soient équipés d'étiquettes électroniques et de caméras sur rail piloté par IA.
Pour cela, vous venez de signer un contrat de 150 millions d'euros avec Vision, une entreprise spécialisée dans le domaine. Votre groupe se veut rassurant. Ces étiquettes électroniques et caméras pilotées par IA ne serviront qu'à lutter contre le gaspillage, être plus réactif sur les promos et éviter les erreurs de prix.
Soyons honnêtes, elles vous serviront aussi à remplacer quelques employés de mise en rayon. Pour autant, dans le communiqué publié par Vision, il est précisé qu'elles serviront aussi à je cite une mise à jour en temps réel des prix. Cela ouvre des craintes, la mise en place d'une tarification dynamique appuyée sur l'IA, autrement dit des prix qui changeraient en rayon en fonction du profil des clients et de de l'analyse de leur comportement.
être traqué par des IA quand on fait nos courses. Je ne suis pas sûr que ce soit ce à quoi aspirent les consommateurs. Alors, monsieur Bompard, pouvez-vous nous confirmer que jamais Carrefour n'utilisera dans ses magasins et sur ses plateformes de vente en ligne une tarification dynamique basée sur l'IA et sur la surveillance des clients ?
Je vous remercie. Merci monsieur le député. D'abord, félicitons-nous qu'une entreprise française Vusion soit une entreprise qui est choisie par les plus grands acteurs mondiaux. vous citiz Carrefour mais avant Walmart au aux États-Unis à développer la technologie de vision.
Qu'est-ce qu'elle nous permet de faire cette technologie ? Vous l'avez très très bien abordé par des rails connectés, par des caméras qui sont placées sur les produits hein, on voit pas le client bien sûr, mais sur les produits. Elle nous permet en temps réel de régler des problèmes opérationnels forts que nous avons et et qui sont des irritants pour nos clients.
Par exemple, la rupture. Vous arrivez devant un rayon, il y a une rupture de produit. cette cette technologie-là nous permet de la détecter et donc immédiatement on a un un de nos collaborateurs qui vient remplir le rayon.
Par exemple, les incohérences de prix. Très souvent nos clients nous vont remonter, c'est un c'est un irritant majeur, une différence une différence de prix entre ce qu'ils ont dans un catalogue et ce qui est appliqué dans le magasin et cetera. On fait des erreurs de prix.
Ça nous permet de corriger en permanence ces erreurs-là. C'estàd tout ce qui fait que nos magasins ne sont pas optimisés pour nos clients. La tarification euh dynamique, elle existe déjà.
Les les prix changent plusieurs fois par jour dans euh dans l'e-commerce. C'est la logique même de l'e-commerce. Et dans les magasins, il y a des évolutions de prix.
La semaine dernière, j'étais dans un pays euh où le prix euh, rassurez-vous, pour d'autres raisons macroéconomiques, euh change plusieurs fois par heure. L'Argentine, il y a une le prix bouge en permanence. Et donc nous, ce qu'on veut, évidemment, le prix va pas bouger plusieurs fois par jour en France, mais c'est d'avoir une fixation des prix qui soit très dynamique en fonction de l'évolution et du potentiel du magasin et surtout corriger toutes les incohérences opérationnelles que les clients détestent. tout ce que les clients ne supportent pas, cette technologie et qui va s'appliquer pour nos collaborateurs et qui va leur faciliter la tâche.
Il y a rien de pire aujourd'hui pour des collaborateurs de faire le tour de magasin et d'essayer de relever où sont les ruptures. Grâce à cette technologie, il pourront le savoir en permanence. Merci monsieur Bard.
Monsieur Lecan, merci monsieur le président. Une question très simple et très cool. Vous avez évoqué très rapidement tout à l'heure votre présence au Brésil.
Alors, je connais assez bien les marchés extérieurs pour y avoir passé la moitié de ma vie ou les trois cas. Votre partenaire historique était un billise avec lequel vous aviez un partenaire assez classique au Brésil puisque souvent il faut un partenaire étranger pour arriver à se développer dans ce pays-là et décédé. Le front péninsula a vendu vous vous avez racheté je crois pour l'ordre d'un milliard d'euros ou pas loin.
C'est quelque chose quand même d'important. Quelle est votre stratégie de reprise à 100 % de sortie de la bourse ? Est-ce que on pourrait penser que potentiellement ça bénéficiera aussi au développement de nos exportations de produits français agent français sur le pays ?
J'aimerais savoir quelle est la qu'est-ce qui motive cette volonté de reprendre 100 % du capital de votre filiale finalement et de vous installer hors bourse définitivement comme un comme un vrai brésilien au Brésil je dirais ou comme un capitaliste brésilien au Brésilon Abilio était un un très précieux partenaire pour nous on a racheté l'ensemble des des des minoritaires pour prendre le contrôle à 100 % de notre activité au Brésil. Au fond, nous sommes le premier acteur au Brésil. On est d'abord le premier distributeur et on est même le premier employeur au Brésil.
On est vraiment un groupe très franco-brésilien. On a d'autres pays mais la mais le Brésil est un pays cœur. C'est un pays auquel je crois beaucoup.
Il y a une classe moyenne qui se développe. Parfois on aimerait que ce soit sans sous-bressau. Il y a beaucoup de sous-bressaux, vous le savez, macroéconomique au Brésil.
Mais c'est un pays absolument formidable avec beaucoup de potentiel de développement. On a beaucoup de magasins notamment sous la forme des cash on carry, un modèle qu'on appelle l'Atakao. Et on se développe beaucoup, on ouvre beaucoup de magasins dans tous les territoires au Brésil.
Vous savez que c'est un c'est un pays immense. C'est un pays avec plein de régions. Donc il y a des régions où on est très fort, d'autres où on a besoin de se développer et c'est au cœur du modèle de Carrefour et c'est au cœur du groupe Carrefour de demain.
Madame Hélène la porte. Oui, merci beaucoup monsieur le président. Merci monsieur le président directeur général de participer à cette audition.
Comme vous le savez, la production française de tomate comme d'autres filières traverse une crise profonde soumise à une concurrence largement déséquilibrée du fait des accords commerciaux européens. La filière tomate en France, ce sont près de 500000 tonnes de production annuelle dont environ 30000 tonnes dans mon département du Lotégaron. Et en 2025, lorsque l'association des producteurs de tomates a lancé une barquette de 250 g de tomates ceris française au prix conseillé de 1,29 € votre groupe a répondu présent.
Carrefour représentait ainsi 1000 tonnes sur les 3000 vendues. Mais derrière ce geste, les volumes parlent de même. Que représentent 1000 tonnes sur la saison quand chaque semaine ce sont près de 3000 tonnes de tomates cerises importées hors Union européenne qui sont écoulés dans vos magasins en toute saison et souvent au prix imbattable de 99 centimes.
Pourtant, une autre politique est possible. Par exemple, la coopérative U dans l'Ouest a fait le choix de ne proposer aucune tomate d'importation de mai octobre dans une logique de complémentarité saisonnière. et une telle orientation constitue un véritable soutien pour nos producteurs français et pour notre filière en difficulté.
Monsieur le président, directeur général, comptez-vous faire évoluer votre politique d'approvisionnement dans ce sens ? Et je peux vous dire que votre réponse, elle est très attendue par de nombreux agriculteurs. Je vous remercie.
Merci beaucoup madame la députée. J'étais au salon de l'agriculture il y a il y a 4 semaines et justement j'ai j'ai rencontré les représentants de la filière qui et on a discuté évidemment de la tomate cerise avec la réalité que que vous touchez bien du doigt, que vous connaissez bien et et et que les agriculteurs connaissent encore mieux, c'est le décalage de prix extraordinairement fort entre la tomate cerise venue d'ailleurs et la tomate cerise française. Nous, on fait tout ce qu'on peut pour la développer, vraiment tout ce qu'on peut.
En revanche, moi je ne veux pas priver un certain nombre de mes consommateurs qui n'ont pas la capacité à acheter tomates cerise plus chères de la tomate cerise qui vient d'ailleurs. Donc, on essaie de la développer le plus possible, de la mettre en avant, de la référencer, de la mettre en avant dans nos magasins et cetera. Mais la la solution consisterait à dire on arrête toutes les autres tomates cerises qui viennent d'autres pays.
Celle-là aujourd'hui, on l'a pas retenu. Ça veut pas dire d'ailleurs qu'il y a pas des magasins qui la retiennent. On a des magasins où il y a un libre arbitre évidemment commercial très fort chez nous.
Mais aujourd'hui, il faut concilier cet objectif de développement d'une filière au travers de ce produit de la tomate cerise qui n'existait pas jusqu'alors et puis en même temps du pouvoir d'achat des Français qui est contraint. Et on a un certain nombre de nos concitoyens qui s'ils veulent consommer une tomate cerise ne peuvent le faire qu'à des prix inférieurs. Ça pose la question sur lequelle j'ai que j'évoqué tout à l'heure de la compétitivité de la ferme France, des normes, des coûts de production et cetera et cetera.
Merci. On va beaucoup la développer. Beaucoup la développer.
Merci monsieur Montparin. Monsieur Stéphane Bûchot, c'est bon. Merci monsieur le président.
Monsieur le président directeur général, monsieur le secrétaire général, dans le département dans lequel je suis élu, un élevage de caille a récemment été épinglé pour des conditions sanitaires déplorables, présence de cadavres, manquement grave aux règles d'hygiène. Des œufs issus de cet élevage ont été commercialisés par votre marque. J'ai dès lors deux euh questions.
Alors, le département, c'est la vendée, pardon, j'ai pas précisé, excusez-moi. Dès lors, oui, je pensais que c'était tout naturel. Dès lors, j'ai plus sérieusement, dès lors, j'ai deux questions.
Je voudrais savoir quelles sont les garanties que vous mettez en œuvre pour que des produits commercialisés sous votre marque proviennent d'élevage respectueux et responsables. Et deuxième question, dans un communiqué, vous avez parlé d'acharnement de la part de l'association qui a filmé les images dans dans l'élevage et vous avez lancé des investigations. Je voulais savoir si ce matin vous êtes en mesure de nous en donner quelques résultats.
Merci beaucoup. Et puisqu'il me reste quelques secondes, je serais aussi intéressé. Vous avez parlé tout à l'heure de la poissonnerie et de la filière pêche et j'aurais savoir ce que vous faites aussi pour euh soutenir cette filière qui est actuellement en difficulté.
Merci beaucoup monsieur le député. On essaiera d'apporter peut-être des réponses précises sur le cas que vous donnez. La réponse générale que je peux vous faire, c'est quand il y a une crise sur un ça peut être un abattoir, ça peut être un élevage particulier et ça arrive malheureusement de de temps en temps à nous-même ou à nos concurrents.
On essaie d'abord au cours de l'année et en fonction de nos contrats d'avoir des audits et d'avoir un dialogue avec les les responsables lorsque il est fait état malheureusement un peu publiquement ou un peu de manière sensationnelle de de certains éléments, on essaie de les corriger. Donc c'est ainsi qu'on travaille. Je je crois que ce sont des anomalies qui sont qui restent heureusement assez faibles dans ces dans ces élevages.
Quand il y en a, on essaie de les corriger et j'essaierai d'apporter des des éléments plus précis sur le sur le point que vous soulevez. On vous les transmettra. S'agissant de la de la de la filière poisson.
On est tout à fait conscient aujourd'hui en particulier avec la hausse des coûts de l'énergie de l'impact que ça a dans un secteur où on sait que beaucoup de produits sont en difficulté. le cabillot, le saumon et les crevettes, il y a beaucoup de productions qui souffrent et on en est parfaitement conscient et on a un plan qu'on pourra également vous communiquer sur lequel on va on va communiquer prochainement de de soutien spécifique à la filière et qui rappelle toutes les initiatives que nous prenons dans un contexte où évidemment la hausse des coûts est très pénalisante pour les pour les marilleurs. Merci monsieur Valé pour ces éléments de de réponse.
Je vous laisse revenir vers monsieur Buchot pour le reste concernant la l'abattoire de caille. Pour terminer notre notre audition, dernière oratrice inscrite, madame Aurélie Trouvé. Vous avez la parole madame la députée.
Bien merci monsieur le président, monsieur le PDG de Carrefour. Euh je vais revenir sur l'envolé des prix des carburants qui est l'actualité et qui malheureusement va va durer et qui a des conséquences terribles à la fois pour les petites entreprises et les citoyens. La question c'est comment faire pour contenir les prix ?
Vous nous dites nous on peut rien faire nos marches sont déjà au minimum 2 centimes par litre d'act. Alors, pouvez-vous nous confirmer que ce sont bien les grandes compagnies pétrolières, les grands raffineurs qui ont eux de bien plus grandes marges, qui profitent de la hausse des prix depuis 2022, qui ont des profits et des marges, des surprofits et des marges extrêmement importantes. Je pense à Total qui a multiplié par 4 ses bénéfices nets en 10 ans et qui a un taux de rentabilité de ses capitaux propres extrêmement élevés.
Première question. 2è 2è question, vous dites je n'ai pas de marge de négociation justement avec ces raffineurs dont acte. Est-ce que du coup ça n'est pas à l'État au gouvernement de faire pression pour que ces marges soient contenues ?
Et donc quelle voilà quelle solution vous parlez de baisse de baisse de taxe, ça coûtera évidemment des milliards. Est-ce que c'est efficace ? Est-ce qu'il ne faut pas bloquer les prix ?
J'en profite pour dire qu'une audition en commission de total serait à mon avis très bienvenue. Je vous je vous ai répondu pour ce qui nous concerne hein, vous avez en effet parfaitement compris hein. On on prend un ou 2 centimes euh maximum.
Euh après euh l'augmentation, elle est liée à l'évolution des cours, hein, c'est une réalité euh mondiale. Euh je suis un acteur distributeur avec toute petite marge dans ce secteurl-là, marge infinitésimale. Donc j'ai vraiment pas un rôle central.
D'ailleurs, je l'ai dit au gouvernement quand la crise a commencé. Je leur ai dit ne commencez pas à pointer du doigt la grande distribution. C'est vraiment pas très pertinent parce que nous ne sommes un acteur.
Autant je prends toutes mes responsabilités sur le monde agroalimentaire, autant là nous sommes un acteur vraiment très marginal. Donc si vous voulez faire des choses, c'est pas chez nous qu'il faut se tourner. Si vous voulez vous tourner vers le raffinage, vers d'autres vers les sujets de taxe, on sait qu'il y a des pays qui l'ont fait notamment l'Espagne récemment, libre au gouvernement de de de prendre sa décision, mais c'est pas chez nous que ça se joue.
Merci monsieur monsieur Bompard. Si nous avons terminé cette audition, si vous souhaitez rajouter rajouter quelques mots, je vous laisse conclure en 2 minutes. Nous avons une autre audition qui nous attend derrière avec la la Confédération des planteurs de betterve.
Non, je vous je vous prendrai pas 2 minutes. Je veux je veux je veux juste vous remercier euh de cet échange. Euh nous n'avons pas que des points de convergence, mais le fait de se parler, moi de vous écouter et et de vous répondre, je crois contribue à ce que la connaissance de nos métiers progresse.
Soyez absolument certain que nous sommes au côté du monde agricole et des sujets de souveraineté alimentaire. Je le dis pas pour que ce soit agréable à vos oreilles, mais parce que c'est le mode le modèle de Carrefour et que c'est ce que me demande mes clients. Soyez aussi convaincus qu'on lutte quotidiennement pour le pouvoir d'achat des ménages.
C'est c'est le cœur de notre mission. Je sais que quelquefois ça crée de l'incompréhension, mais le cœur de notre mission, c'est de redonner du pouvoir d'achat aux français. C'est ce qu'il nous demande et et on continuera à le faire à travers tout un ensemble de mécanique.
Et puis ensuite, moi j'ai ma responsabilité de chef d'entreprise. Ma responsabilité de chef d'entreprise, c'est de développer ce ce groupe. Plus ce groupe va bien, j'ai la faiblesse de le croire.
Plus il investit, plus il est présent dans vos territoires, plus il ouvre des magasins, plus il est présent dans des petites dans des petites communes où parfois c'est le dernier commerçant. On ouvre, je vous le disais, 400 magasins par an en France. On va continuer à le faire.
Et c'est un modèle où on a plein de formats de nature différents, des grands hypermarchés, des tout petits magasins qu'on va continuer à développer. On veut investir dans la transformation digitale aussi et dans la transition environnementale qui est un sujet absolument décisif pour nous. En tout cas, merci beaucoup de cet échange et de la qualité de ce que nous nous sommes dit.
Merci beaucoup monsieur le président directeur général, merci monsieur Bonpard, merci monsieur Valallet d'être venu ici. Vous êtes les bienvenus pour continuer à la fois ces échanges avec la la représentation nationale et bien évidemment les députés de la commission des affaires économiques. Nous travaillons beaucoup effectivement sur ces sujets.
Ils sont importants, essentiels vis-à-vis du monde agricole, mais aussi vis-à-vis de tout le monde industriel, agroalimentaire et industriel de manière générale. Et nous n'oublions pas que la distribution, ce sont aussi des salariés, des emplois, des points de compétitivité et de l'activité dans nos territoires. Des enseignes qui aussi assistent nos associations également dans les territoires qui accompagnent ces associations et donc je pense que nous aurons encore des choses à nous dire dans les mois et les semaines à venir et notamment au vu des textes qui qui s'annoncent et que nous aurons le plaisir d'examiner ici dans cette commission.
Et juste pour préciser à madame Trouvée euh que euh le contact avec la direction générale de Total, madame Patrier, a été pris quasiment même en amont de la en amont euh même de la crise qui secoue l'Iran. Euh il nous reste à trouver euh une date pour pouvoir fixer les choses, mais tout cela est bien prévu. Merci à vous messieurs.
Merci. Oui, on suspend 2 minutes le temps de voilà, on change les manchettes et le et le décor.
Manuel Bompard