Nathalie Arthaud était l'invitée de RTL le 14 avril 2017
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %
Questions et réponses
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- 0:24OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que ça veut dire, travailleurs ? Est-ce que c'est la classe ouvrière ou tous ceux qui travaillent ?
- 1:49FerméeRéponse partielle
Vous êtes pour la fermeture de Fessenheim tout de suite ?
- 3:00FerméeÉludée
Êtes-vous pour la fin des énergies fossiles, la fin du nucléaire et 100% renouvelable d'ici 25 ans ?
- 3:57FerméeRéponse directe
Votre priorité, c'est 1800 net pour tous ?
- 4:19FerméeRéponse directe
La retraite à 60 ans pour tous ?
- 4:28FerméeRéponse partielle
Les régimes spéciaux, vous les conservez ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:22Invité politiqueFait
« Vous défendez le camp des travailleurs. »
- 0:58InvitéFait
« Évidemment, je fais une différence entre eux et puis ceux qui pèsent sur l'économie, ceux qui l'orientent par leur grand choix parce que ce sont des grands groupes industriels et financiers qui emploient des centaines de milliers de salariés »
- 2:21InvitéChiffre
« L'État est prêt à mettre 400 millions pour EDF, mais rien n'est prévu effectivement pour les salariés. »
- 6:50InvitéChiffre
« Près de 700 suppressions d'emplois prévoient des fermetures d'agences. »
- 6:54InvitéChiffre
« Rien que maintenir ses emplois, ça lui coûterait 0,3% de ses bénéfices. »
- 4:17Invité politiquePromesse
« La retraite à 60 ans pour tous avec 37 annuités et demi de cotisations. »
- 4:03Invité politiquePromesse
« 1 800 euros net pour tous, travailleurs et retraités. »
- 9:08InvitéFait
« Je ne suis pas pour que l'employeur se fasse la police des mœurs. »
- 9:37InvitéFait
« Pour moi, le voile, c'est un signe de soumission de la femme. »
- 11:53InvitéFait
« Mon ennemi c'est la finance, y compris Hollande avec sa taxe de 75% sur les plus riches. »
Temps de parole
- Invité65 %
- Nathalie Arthaud24 %
- ?8 %
- Présentateur3 %
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Bonne journée à vous tous qui écoutez la première radio de France, 7h41 sur RTL. Elisabeth Martichoux, vous recevez aujourd'hui Nathalie Arthaud, candidate de lutte ouvrière à l'élection présidentielle.
Bonjour Nathalie Arthaud. Bonjour. Merci beaucoup d'être avec nous dans ce studio d'RTL. C'est votre deuxième élection présidentielle. Votre but, dites-vous, n'est pas tant de gagner que de participer pour faire passer vos idées trotskistes. Vous défendez le camp des travailleurs. Qu'est-ce que ça veut dire, travailleurs ? Est-ce que c'est la classe ouvrière ou est-ce que c'est tous ceux qui travaillent qui recouvrent des réalités très diverses aujourd
'hui ? C'est l'écrasante majorité de la population en effet, ceux qui sont forcés parce qu
'ils
n'ont pas de capitaux et qu
'ils
ne peuvent pas en vivre, de vendre leurs forces de travail intellectuelles, manuelles. Donc c'est
aussi
bien une femme sur une chaîne d'industrie automobile qu'un employé
dans un bureau, qu'un artisan, qu'un petit
patron,
qu'un petit patron d'une agent de voyage. Il y a
beaucoup effectivement de commerçants,
d
'artisans, de petits patrons qui travaillent pour gagner leur vie aussi, qui ont trouvé le moyen de gagner leur vie ainsi. Évidemment, je fais une différence entre eux et puis ceux qui pèsent sur l'économie, ceux qui l'orientent par leur grand choix parce que ce sont des grands groupes industriels et financiers qui emploient des centaines de milliers de salariés et dont dépendent aussi beaucoup d'entreprises intermédiaires, des sous-traitants et qui orientent les grands choix qui, à mon avis, devraient être pris en
fait
collectivement. Votre ennemi, c'est effectivement les grandes multinationales, c'est le grand capital, c'est le bourgeois, c'est le patron, c'est le grand patron. Mais
c
'est ceux qui aujourd'hui mènent le capitalisme, notre société et notre économie capitaliste. L'économie capitaliste, effectivement, dans la catastrophe parce qu'ils ne jurent que par la loi du profit, la rentabilité, et effectivement, les salariés, les travailleurs sont des pions dans ce grand monopolie de la finance.
On va
prendre
un exemple. C'est les salariés, les employés de
Vivarté, c'est ceux
de SFR. Vous n'êtes pas, par exemple, je l'ai entendu, vous allez me confirmer ou non, pour la fermeture de Fessenheim tout de suite parce que votre priorité absolue, c'est la défense des salariés, des ouvriers de Fessenheim ? Moi,
je pense que la façon dont ça se passe est inadmissible. Ça fait des années que cette fermeture est discutée. Il n'aurait pas été possible d'anticiper, de programmer, de s'adresser effectivement aux salariés et à la population aussi de la ville et de leur proposer un certain nombre de choses. Qu'est-ce que va être leur vie dans un an, dans deux ans ? C'est quand même normal qu'ils s'inquiètent. Alors, moi, ce que je vois, c'est que l'État est prêt à mettre 400 millions pour EDF, mais rien n'est prévu effectivement pour les salariés. Donc, tôt ou tard, il faudra la fermer. Mais enfin, on peut quand
même faire les choses de façon de la fermeture. Mais
vous êtes pour la sortie du nucléaire
ou pas ? Non, moi, je dis que
tôt ou tard,
il
faut... Moi, je pense que sur le nucléaire, il y
a
un préalable. Le préalable, c'est qu'on ait la transparence absolue sur tous les agissements des entreprises qui participent dans ces filières du nucléaire. Parce que moi, ce qui me choque, c'est qu'y compris EDF, Areva, mais aussi tous ceux qui travaillent autour, en réalité, ils cherchent aussi à faire des bénéfices, à faire de la rentabilité. Et c'est un danger absolu.
Mais
est-ce que
vous êtes ou non sur le principe
pour
ou pour l
'industrie du nucléaire ? Est-ce que vous êtes pour la fin des énergies fossiles, la fin du nucléaire et 100% renouvelable d'ici un horizon 25
ans ? Moi, je pense que dans le cadre de cette économie capitaliste, c'est un danger extrême. Parce qu'on sait que ces grands groupes peuvent faire tout et n'importe quoi. Moi, je pense à l'explosion d'AZF totale à Toulouse et pas seulement avec le nucléaire. Donc, le danger, c'est effectivement le fait de ne vouloir que faire de l'argent le plus possible en se souciant assez peu, au bout du compte, de la sécurité des salariés, d'ailleurs. Parce qu'on peut parler aussi du scandale de l'amiante. Aujourd'hui,
il
y
a
des... encore chaque année,
c
'est quoi ? 4 000, 5 000 personnes qui meurent de l'amiante. Donc,
c
'est clair. Vous êtes pour la sortie du nucléaire.
Je dis ça parce que je ne l'ai pas
vu dans votre... C'est clairement, ce n
'est
pas dans votre programme, contrairement à beaucoup
d'autres. Je suis pour la sortie
du capitalisme.
Et je
pense qu'à l'avenir, quand l'humanité aura effectivement, véritablement, ces choix-là en main, eh bien, il faudra qu'on discute des avantages, des inconvénients de chaque énergie.
D
'accord. Donc,
ce n
'est
pas la priorité absolue. Votre priorité, c'est 1 800 net pour tous. Non. Le
SMIC. 1 800 euros pour tous.
Travailleurs et retraités, le minimum. Oui. Effectivement, ça peut être plus. Voilà.
Je ne vous demande pas de tomber à 1 800 euros. 1
800 euros net pour tous. Travailleurs et retraités. D'ailleurs, Philippe Poutou, c'est 1 700, c'est un peu pareil. La retraite à 60 ans pour tous.
Avec
37 annuités et demi de cotisations.
Avec
37 annuités. Ça, ça vous différencie, effectivement, de Marine Le Pen, par exemple, ou Jean-Luc Mélenchon, qui souhaite aussi la retraite à 60 ans. Les régimes spéciaux, vous les conservez
? Moi,
je suis pour qu'ils
progressent, le régime de retraite. Donc, je ne
suis
sûrement pas pour baisser des régimes de retraite, quels qu'ils soient. Voilà. Je suis, moi, pour
que...
Ce
ne
sont
pas
des régimes qui perpétuent des avantages qui sont moins justifiés
aujourd
'hui qu'hier ?
Non. Écoutez, vous savez, les privilégiés, moi, je pense que ce ne sont pas à chercher du côté du monde du travail. Ni du côté des cheminots, ni du côté des salariés de DF.
Ils
sont à chercher du côté de la grande bourgeoisie, du côté de ces politiciens. Alors, on en a vu des privilégiés, on en voit un, là, qui avait des passe-droits, des privilèges. C
'est ça, les véritables. Je veux
parler de M. Fillon, évidemment, de cette classe politique qui est prête, effectivement, à mettre la main dans le pot de confiture et qui est le reflet du fonctionnement de la société. Pour
vous, tous les
politiques, c'est le prolongement de ce capitalisme ? Mais
c'est le reflet, c'est le reflet. Leurs comportements sont le reflet, effectivement, d'une classe qui domine et qui considère que tout lui est dû. Il
ne fait pas de différence entre les différents partis, par exemple.
Je fais
des
différences entre les différents partis, évidemment. Mais on constate des comportements, quand même, communs et qui sont révélateurs d'un mode de fonctionnement où, effectivement, ceux qui sont en haut considèrent que c'est normal. Oui, eux, ils ont accès à ça, à des crédits gratuits, on leur prête de l'argent. Leurs enfants peuvent avoir des stages à 4000 euros par mois. Quelque chose de complètement déformé. Mais pour tout un chacun, pour les femmes qui sont à temps partiel, qui touchent 800 euros par mois, 4000 euros, c'est ce qu'elles vont gagner au bout d'un an. Donc, le
décalage est incroyable, est énorme.
C
'est
ce
qui vous a le plus choqué, ça, les avantages des enfants dans cette affaire, François Fillon
? Ce sont les sommes
en jeu, c'est à la fois, enfin, il n'y
a
rien d'anormal, mais bien sûr que si. Aujourd'hui, il
y
a des millions de femmes et d'hommes qui comptent chaque euro. Chaque euro, ils le comptent et ils doivent se priver. Et c'est des gens qui ont parfois travaillé, qui sont à la retraite, qui ont travaillé toute leur vie, qui ont usé leur santé, ce sont des gens qui travaillent, qui travaillent dur, ce sont des gens qui galèrent avec les petits boulots. Et on nous explique que c'est comme ça, qu'il n
'y
a pas d'argent. Et puis, à un pôle, on voit que ça dégouline. Donc, effectivement, c'est écœurant. Alors, pour vous, la quintessence quand même du capitalisme, c'est les banques, les profits des banques. Mais oui,
bien sûr.
En plus, les banques, non seulement, elles font des profits incroyables, BNP Paribas a réalisé 7,7 milliards de bénéfices, là, en 2016, et prévoit, programme des suppressions d'emplois. Près de 700 suppressions d'emplois prévoient des fermetures d'agences. Moi, je trouve ça inadmissible. Rien que maintenir ses emplois, ça lui coûterait 0,3% de ses bénéfices. Alors, si on veut lutter contre le chômage, on pourrait peut-être commencer par ça. Interdire, effectivement, les licenciements dans ces
grands groupes. Et sur les banques,
juste
de dire
aussi, c'est que les banques, elles commandent l'économie. Normalement, elles sont censées accompagner l'activité économique. Elles ne font plus ce boulot-là. On voit qu'elles ont transformé leur salle en salle de spéculation, en salle de casino. Donc, c'est un véritable problème. Moi, je pense, effectivement, qu
'il
faudrait... Mais les banques, elles prêtent, par exemple ? Elles prêtent
très peu. Elles prêtent aux petites entreprises qui ont besoin de trésorerie. Elles prêtent aux petites entreprises à des
conditions très,
très dures.
Vous savez, on ne prête réellement qu'aux riches. Aux pauvres, on leur prête, mais on leur passe en la corde au coup. C'est ça, la réalité.
Vous voulez limiter les écarts de salaire à l'intérieur des entreprises ?
Non. Moi, je suis pour des augmentations de salaire et un SMIC à 1 800 euros. Et je suis pour que les profits des emplois servent à la création d'emplois, à ce qu'on se répartisse les emplois. Et ensuite, les grands actionnaires, eh bien, ils prendront le reste. Voilà. Ils prendront le reste, ce qui restera. Mais d'abord, on crée des emplois. On soulage les salariés qui n'en peuvent plus. Des cadences infernales, des horaires délirants de partout. C'est vrai dans les usines automobiles, mais aussi, vous savez, dans les secteurs bancaires, sur les plateformes téléphoniques. C'est des conditions de travail qui s'aggravent. Mais les travailleurs, ils doivent s'approprier la
direction
de
l
'entreprise,
par exemple. Mais je trouverais ça normal. Ils y passent leur vie. Ils donnent l'essentiel de leur énergie, de leurs compétences, de leurs forces vives dans leur entreprise. Ils produisent les richesses. Ils en font le progrès au quotidien. Je trouverais absolument normal que les salariés aient la main sur les décisions, sur les véritables comptabilités de ces entreprises. Vous
appelez ça
« lever le secret des affaires ». C
'est-à-dire que toutes les
sorties et les entrées d'argent, les investissements, tout ça, ça doit être mis à la connaissance de tous ceux qui travaillent dans l'entreprise.
Il n'y a plus d'opacité. Les
employés de Vivarté, ce groupe-là qui a été siphonné par des fonds vautours et par des fonds d'investissement, ils auraient pu s'organiser, anticiper et se défendre contre cette rapacité.
J'aurais parlé de la laïcité avec vous. Vous êtes pour une laïcité appliquée avec une rigueur absolue. Dans les entreprises, est-ce qu'on peut porter le voile ? Ou est-ce que vous préférez qu'il y
ait
une neutralité
? Je
ne suis pas pour que l'employeur se fasse la police des mœurs. Je ne suis pas d'accord avec ça. Je pense que ce débat sur la laïcité est instrumentalisé aujourd'hui. Il est instrumentalisé par le Front National, par la droite de Fillon derrière, pour distiller leur suspicion générale contre les musulmans qui seraient forcément assimilés à des intégristes.
Voilà, aujourd'hui,
la démagogie politique autour de cette laïcité. Donc moi, je ne partage pas ça. Et en même temps, je dis tout ce que je pense. Je dis ce que je pense aussi du voile, par exemple. Pour moi, le voile, c'est un signe de soumission de la femme. C'est la marque de l'inégalité entre
les témoins. Mais
vous laissez au choix,
à chaque individu, de le porter ou pas ?
A
l'université, par exemple, vous n'êtes pas pour l'interdiction ?
Je suis effectivement pour laisser libre à l'université, dans la rue. Je suis contre le port du voile dans les écoles. Parce que je sais aussi qu'il
y
a beaucoup de jeunes filles qui sont forcées aujourd'hui,
qui sont contraintes. Et vous ne reviendriez pas dessus.
Mais par exemple, je vous demande ça parce qu'il
y a
quelques années, il y avait eu effectivement un débat entre vous et le nouveau parti anticapitaliste de Besancenot, qui avait présenté une élue voilée. Et ça, vous avez semblé contraire au principe même de la démocratie, à l'époque. Pas
de la démocratie,
du droit des femmes.
C
'est vrai que nous, nous militons pour que les femmes, elles s'émancipent. Et ce voile, pour nous, est le signe, encore une fois, de la soumission.
Donc pas d'élus, pas de candidats à une élection. Oui, moi je veux convaincre
les femmes, y compris celles qui disent de le porter librement. Je sais qu'il
y a
même des femmes qui disent de porter librement la burqa. Eh bien, ce n
'est
pas pour autant que ça n'enlève rien au caractère
réactionnaire de ce signe
-là.
On parlait du NPA. Qu'est-ce que vous pensez du coup d'éclat de Philippe Poutou pendant le débat télévisé à 11 sur BFM et CNews ? C'est une personnalisation qui contredit un peu vos principes de collégialité ?
Non,
mais
moi je me suis retrouvée tout à fait dans sa sortie sur l'immunité ouvrière. Je me suis retrouvée complètement et je partage beaucoup de choses dans ce débat. Je crois que nous avons été complémentaires.
On parlait tout à
l
'heure, vous parliez des élus en disant qu'ils sont le prolongement de ce système capitaliste qui nuit notamment aux travailleurs. Vous n
'êtes
pas tendre dans votre profession de foi, votre programme que j'ai là et qui fait une vingtaine de pages, avec les autres candidats y compris de gauche. Hamon, dites-vous, une nouvelle tête pour une vieille politique. Mélenchon, un nouveau marchand d'illusions. Mais pourtant il représente le PCF,
le
parti communiste français.
Je suis bien sûre que le parti communiste français serait heureux d'entendre ça. Il a l'appui du PCF ? Il a l'appui du PCF ? En effet, mais moi je
le redis.
Vous savez, on a eu Mitterrand, on a eu Jospin, on a eu Hollande qui a suscité des espoirs vis-à-vis des travailleurs qui ont su aussi toucher la corde sensible. Mon ennemi c'est la finance, y compris Hollande avec sa taxe de 75% sur les plus riches qui avait fait couler beaucoup d'encre, etc. Donc à chaque campagne on a ça, effectivement, des illusions qui sont à nouveau, qui ressuscitent. Et nous nous disons, attention, attention, la gauche, quand elle arrive au pouvoir, elle redécouvre à chaque fois le mur de l'argent.
Mais pourquoi vous dites, moi je suis la candidate communiste, alors que le PCF soutient Mélenchon ? Elle
redécouvre qu'au-dessus du pouvoir politique, il y a ce grand capital qui au bout du compte dicte ses cas de volonté. Donc c'est ça que nous disons, nous disons,
attention, attention. Le PCF, il
s'est compromis à l'époque du programme commun avec Mitterrand, et depuis c'est plus l'alpha pour vous. Mais Jean-Luc Mélenchon n'est pas communiste.
Non. Il n
'est
pas communiste,
il n'a pas les
perspectives, il a le soutien du PCF. Oui, mais nous nous disons, voilà, attention, parce qu'en réalité on va avoir un nouveau président de la République demain, et il fera la même politique que les autres, et pour renverser le mur de l'argent, il faut des luttes sociales, des mobilisations puissantes.
Il
faut en revenir à l'histoire du mouvement ouvrier, que les militants du PCF connaissent bien d'ailleurs.
Quelques questions très vite pour terminer. Pour ou contre le paquet de cigarettes à 10 euros ?
Ça
augmente, c'est ça, parce que moi je ne
suis
pas fumeuse.
Ah bon, alors,
pas
de réponse à ce système. Moi je suis contre l
'augmentation, parce que bon, c'est pas comme ça non plus qu
'on peut... Vous êtes
contre l'augmentation ? Mais oui, parce que bon, je trouve que c'est une façon de faire les poches. Les fumeurs, c'est pas comme s'ils sont accros, ils ne
vont
pas arrêter.
Interdiction du
diesel en ville
? Non,
mais non, ça c'est pareil.
Je
veux dire, ceux qui ont une vieille voiture, moi j
'ai
une vieille voiture, elle a 10 ans. Bon, mais je ne peux pas la changer comme ça.
Elle
est diesel, j'ai le droit de rouler aussi. Une C3, je crois. On
peut le dire. On peut le dire. On peut le dire. On peut le dire, une voiture
française. Interdiction de la publicité
?
Ah bah oui, ça serait bien, l'interdiction de la publicité. Vous voyez, cet argent qui est
mis
dans la publicité, on pourrait peut-être le mettre à autre chose, pour embaucher, pour faire de la recherche, pour des choses plus utiles.
La publicité, ça sert aussi à payer les salariés, on est là aussi payé pour le savoir. Merci beaucoup. Je ne vous demande pas ce que vous ferez si vous n'êtes pas qualifié pour le second tour le 23 avril, quoique... Ah
bah moi, le 25
avril,
je retourne au boulot.
Voilà, et je continue de mener le combat,
parce que vous savez, quel que soit le président élu, le combat pour les travailleurs, il va continuer, parce qu'on continuera d'être attaqué.
Oui, et moi j'appelle à
se conforter dans
ce premier tour en votre temps. Merci
Nathalie Arthaud d'avoir été notre invitée ce matin sur RTL.
Le travailleur pour nous, c'est tout simplement celui qui n'a que sa force de travail pour gagner sa vie, vient de nous dire Nathalie Arthaud, qui dénonce par ailleurs l'utilisation du concept de laïcité par la droite et l'extrême droite, et puis on notera cette remarque sur le dernier débat télévisé, et Philippe Poutou du NPA, nous sommes complémentaires.
L
'entretien, bien entendu, à retrouver sur le site rtl.fr. Merci à vous deux.
Nathalie Arthaud