Jean-Noël Barrot, ministre des affaires étrangères, s'exprime depuis les Nations unies
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 10 %Défensif 5 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 7:23OuverteRéponse partielle
Le président de la République a affirmé que le Hamas n'avait jamais sévi en Jordanie. Est-ce la position de la France ?
- 9:34OuverteRéponse directe
Le prix à la pompe continue d'augmenter en France. La France peut-elle jouer un rôle dans le déblocage du détroit d'Ormuz ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:42Invité politiqueFait
« Sans cette déclaration de New York et son adoption le 12 septembre dernier, il n'y aurait probablement pas eu de plan de paix en 20 points. Il n'y aurait probablement pas eu de résolution 2803 du conseil de sécurité endossant ce plan de paix. »
- 5:10Invité politiqueChiffre
« Ces élections sont programmées pour le 28 novembre 2026 pour les élections législatives et pour le premier trimestre 2027 pour les élections présidentielles. »
Temps de parole
- Jean-Noël Barrot100 %
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Le ministre des affaires étrangères Jean-Noël Barreot qui s'exprime et de sécurité sont de la responsabilité des Nations-Unies. la réforme du Conseil de sécurité, l'intelligence artificielle, le Moyen-Orient et l'Ukraine. Sur la réforme du conseil de sécurité, nous avons enregistré lundi une avancée majeure puisque le Royaume-Uni, membre permanent du Conseil de sécurité, est devenu le 128e pays à se rallier à l'initiative que la France porte avec le Mexique depuis 10 ans pour restreindre l'usage du droit de véau par les membres permanents dans les cas d'atrocité de masse, crime de génocide, crime contre l'humanité, [raclement de gorge] crimes de guerre les plus graves.
Pourquoi est-ce important ? Et bien, parce que nous le voyons, le conseil de sécurité est empêché d'agir, de prendre de décisions pour faire cesser ou sanctionner les atrocité de masse. Pourquoi ? Et bien du fait de l'usage irresponsable du droit de véto par certains membres permanents du Conseil de sécurité.
Avec l'arrivée du Royaume-Uni, avec ces 128 pays, alors que seul 107 pays soutenaient l'initiative il y a encore 6 mois, nous avons créé une véritable dynamique qui doit nous permettre de convaincre le plus grand nombre possible d'Étatsmembres des Nations- Unies et de présenter le moment venu une initiative politique pour élever le coût de l'usage euh des raisonnés irresponsables du droit de vétocité de masse et protéger ainsi les populations civiles qui souffrent partout sur la planète au Soudan, en Ukraine ou encore au Moyen-Orient. Deuxème sujet, l'intelligence artificielle.
Suite aux incidents qui se sont produits cet été avec la perte de contrôle de certains modèles qui se sont introduit dans les systèmes d'information de certaines entreprises technologiques. La France qui préside le Conseil de sécurité au mois de septembre a décidé de consacrer une réunion de conseil de sécurité à ce sujet. J'ai convoqué les dirigeants des principales entreprises concernées par les incidents de cet été, Anthropiic, Open AI et Hugging Face. Ils seront rejoints par Joshua Benjo, Prituring, expert mondialement reconnu de l'intelligence artificielle et de ses risque.
Et ce sera donc la première fois que le conseil de sécurité sera saisi des enjeux posés par le développement technologique de ces modèles et des réponses que la communauté internationale doit apporter à un moment où les inquiétudes de nos concitoyens commencent à augmenter. on l'a vu récemment avec des manifestations voire même des révoltes associées à l'installation de data center dans un certain nombre de pays. 3è sujet euh le Moyen-Orient. Nous avons tenu hier deux réunions importantes de suivi de l'initiative majeure prise par la France et l'Arabie Saoudite l'année dernière qui a culminé qui a abouti le 12 septembre 2025 par l'adoption à 142 voix.
de la déclaration de New York, le premier texte condamnant le Hamas, appelant au à son désarmement, à son exclusion de toute participation à la gouvernance de Gaza à l'avenir. Le premier texte des Nations- Unies qualifiant le 7 octobre d'attaque terroriste. le premier texte depuis bien longtemps au travers duquel les pays arabes signataires de ce de cet appel s'engage à une intégration régionale au côté d'Israël. Sans cette déclaration de New York et son adoption le 12 septembre dernier, il n'y aurait probablement pas eu de plan de paix en 20 points. Il n'y aurait probablement pas eu de résolution 2803 du conseil de sécurité endossant ce plan de paix.
Et sans doute, on peut le redouter en tout cas, la guerre ferait encore rage à à Gaza avec le même niveau d'intensité qu'il y a 1 an. Peut-être que les otages n'auraient pas été libérés. Euh peut-être que Gaza euh euh aurait été euh privé euh de l'aide humanitaire qui reste malheureusement euh tout à fait insuffisante.
Je le dis parce que je j'observe un un grand cynisme de la part des observateurs s'agissant du bilan de cette déclaration de New York alors même qu'elle a permis d'ouvrir la voie à ce plan de paix qui certes est imparfait, qui certes est aujourd'hui bloqué dans sa mise en œuvre mais qui a mis fin à une situation qui était tout simplement insoutenable et sans les efforts de la France au côté de l'Arabie Saoudite tout cela n'aurait pas été possible.
les réunions d'hier qui ont rassemblé les chefs d'état et de gouvernement autour du président de la République puis la société civile autour de moi et d'un certain nombre de mes collègues ont ont permis de réaffirmer que l'ambition d'aboutir à une solution à deux États, deux États vivants côte à côte en paix et en sécurité que cette ambition est intacte et que la volonté de poursuivre les efforts collectifs permettant de l'atteindre est au rendez-vous. Il y a une étape en particulier sur laquelle euh la la France insistera dans les semaines et les mois à venir, c'est l'organisation des élections palestiniennes.
C'est un engagement que le président Marmou d'Abass a pris devant le président de la République et devant le prince héritier d'Arabie Saoudite dans une lettre datée du 9 juin 2025. Ces élections sont programmées pour le 28 novembre 2026 pour les élections législatives et pour le premier trimestre 2027 pour les élections présidentielles. Elles doivent impérativement se tenir. C'est une manière pour le peuple palestinien d'exprimer son aspiration légitime à l'autodétermination et de faire entendre sa voix qui malheureusement ne l'est pas aujourd'hui. [grognement] Dernier sujet, l'Ukraine.
J'aurai l'occasion d'y revenir un peu plus longuement dans dans quelques minutes au côté du ministre ukrainien et de la hautre représentante pour la politique étrangère de l'Union européenne, Kaya Kalas, dans une déclaration dédiée endossée par 50 pays. Nous aurons évidemment l'occasion de revenir au conseil de sécurité au cours de cette réunion dédiée sur le le la triple stratégie que poursuit la France de soutien à l'Ukraine, de pression sur la Russie et de préparation de la paix.
Mais puisque je me trouve devant vous ce matin, je peux je veux d'ors et déjà me féliciter de la décision prise par l'Union européenne ce matin de sanctionner Xenia Fedorova dans la ligne des sanctions qui ont été prises par la France il y a quelques semaines, dans la lignée des sanctions qui avaient été prises à son encontre par l'Allemagne il y a quelques années et et dans la lignée des sanctions qui avaient été prises par l'Union européenne à l'encontre de RT un organe de propagande dont La vocation était de déstabiliser les opinions publiques européennes, fragiliser le soutien à l'Ukraine et diviser les Européens dans un moment où au contraire ils ont besoin d'être plus que jamais unis.
Donc sur la réforme du Conseil de sécurité, sur l'intelligence artificielle, sur le proche et le Moyen-Orient comme sur l'Ukraine, alors que se termine cette présidence française du Conseil de sécurité, notre pays a été à l'initiative de certaines des réunions qui à mon avis seront les plus resteront comme les plus importantes et les plus marquantes de cette semaine de haut niveau. Je m'en félicite et je me tiens à votre disposition pour une voire deux questions. Monsieur le ministre, hier le président de la République [raclement de gorge] a heurté Israël en affirmant que le Hamas n'avait jamais séviordanie.
Est-ce que c'est bien cette affirmation et bien la position de la France aujourd'hui ? Est-ce que vous la redites ce matin ? Chacun a bien compris euh ce qu'était le propos du président de la République. Dans un moment où, je le disais, nous sommes très attentifs à ce que chaque partie prenante de ce texte majeur que nous avons fait adopter l'année dernière et qui a permis euh qu'un plan de paix puisse voir le jour, que chaque partie prenante tienne aujourd'hui ses engagements. Et cela vaut notamment pour les dirigeants palestiniens dont nous souhaitons vivement et nous les soutiendrons dans cet effort qu'ils puissent tenir les élections législatives et présidentielles comme prévu.
Et puis s'agissant du gouvernement israélien, notre position est connue. Notre attachement à l'existence et à la sécurité d'Israël est indéfectible. Mais la politique qui est menée par le gouvernement actuel de l'État d'Israël hypothèque la sécurité d'Israël. C'est le cas dans la la le refus qui est celui des autorités israéliennes de mettre en œuvre leur responsabilité au terme du plan de paix du président Trump. C'est le cas dans la stratégie euh de zone tampon qui est développée au Liban ou en Syrie. Et c'est le cas en 6-jordanie où nous assistons à une explosion. Le président de la République l'a rappelé.
Et je crois que c'est cet élément-là qui a été largement retenu de son discours à une explosion de la violence des des colons extrémistes à l'égard des Palestiniens ainsi qu'à une accélération sans précédent de la colonisation. Ce qui fragilise cette perspective à laquelle la communauté internationale est attachée qui est celle de la solution à deux États, mais qui fait courir un risque de sécurité à à Israël et à la population israélienne, ce que nous ne pouvons accepter. Est-ce que le HAM est présent ? Je répondre. Est-ce que le Hamas est présent ? Je vous en prie. Monsieur le ministre.
Euh juste oui sur la question de Dormous, le président de la République, il est venu ici avec cette volonté de débloquer le D3 d'Ormous. On a entendu qu'il a répété à de très nombreuses reprises. Qu'est-ce que vous dites aujourd'hui aux Français qui qui vous regardent, qui vous écoutent et qui voient que le prix à la pompe continue d'augmenter en France. Il annonces [raclement de gorge] également qui ont été faites par certains ministres à Ber ces dernières heures. Est-ce que vraiment la France peut jouer un rôle dans le déblocage de TR d'ormous ? Pour l'instant, malgré les annonces et ce qui est dit, c'est encore joli.
[grognement] Le président de la République est venu à ici à New York à l'occasion de cette semaine de haut niveau des des Nations- Unies, de l'Assemblée générale des Nations- Unies pour rencontrer un certain nombre de ces homologues au président américain mais aussi des dirigeants de la région pour faire accélérer les discussions conduisant à une réduction des hostilités à la reprise du trafic maritime dans le le D3 d'Ormous, mais aussi à un apaisement des tensions dans en mer rouge puisque l'escalade entre les outils et l'Arabie Saoudite a elle aussi d'une certaine manière eu un impact considérable sur le le prix du carburant.
Euh nous ne nous contentons pas euh de passer des messages et de presser nos partenaires et nos interlocuteurs à euh aller aux négociations indispensables pour que euh la tension baisse et que la circulation puisse reprendre. Nous avons, vous vous en souvenez, euh bien avant la fin des hostilités, préparé euh pour ce qui concerne le D3 d'Ormous une mission internationale qui est prête à se déployer dès que les conditions le permettront pour justement que la reprise du trafic soit la plus rapide possible et que donc la baisse des tensions se répercute le plus rapidement possible à la pompe pour les Françaises et pour les Français.
Et puis parce que nous savons que ce type d'épisode est amené à l'avenir à se multiplier, et bien nous avons pris les devants et nous travaillons avec nos partenaires européens mais aussi nos partenaires dans la région. J'ai eu moi-même des discussions à ce sujet ces derniers jours à ouvrir de nouvelles routes commerciales qui ne puissent pas être prises en otage ou être affecté par ce type de conflits qui ne sont pas les nôtres que nous n'avons pas choisi et auxquels nous n'avons aucune intention de participer.
S'agissant de la mer rouge et de Babel Mandeb, vous savez que la France est présente depuis 2 ans au travers d'une mission européenne qui s'appelle Aspides et qui dans une certaine indifférence, puisqu'on en parlait pas jusqu'à présent, a permis de protéger la circulation de plusieurs centaines de navires français contre les attaques des outils. La France va rester présente pour assurer la circulation des navires français et et s'activer de manière à ce que et bien la tension puisse baisser entre Arabie Saoudite et Ouss. Je vais prendre une question en anglais, je m'arrêterai là.
Jean-Noël Barrot