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InterviewPublic Sénat — Bonjour chez vous ! (sur Podcast)· 26 octobre 2026 22 minContradictoireActualité / polémiqueSolidarités & familleÉducation & rechercheJusticeInstitutions & élections

Aurore Bergé : « La prescription est une violence pour les victimes » d’inceste

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 25 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:55OuverteRéponse directe

    Est-ce que le gouvernement est aujourd'hui empêtré dans des crises dont il a du mal à sortir ?

  • 2:19RelanceRéponse partielle

    Est-ce que c'est comme ça qu'on se fait entendre ?

  • 3:57OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous êtes dans un gouvernement qui fait plus attention aux retraités qu'à la jeunesse ?

  • 5:34OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'aujourd'hui le gouvernement est submergé par les crises ?

  • 6:07OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que le gouvernement peut apporter comme réponse aux manifestations contre la vie chère ?

  • 7:05OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il a commis une faute dans ses mots sur l'attaque de Trappes ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:03InvitéFait
    « on a toujours dit la même chose concernant le mouvement des lycéens, à la fois que les violences étaient inacceptables et qu'il était hors de question qu'on puisse les accepter. »
  • 1:47InvitéPromesse
    « pour la première fois le gouvernement dit, on va faire des prêts pour les collectivités, pour l'accompagner »
  • 4:29InvitéPromesse
    « j'étais totalement favorable, par exemple la suppression de l'abattement de 10% dont bénéficient aujourd'hui les retraités »
  • 7:08InvitéFait
    « ce que le Président a voulu dire, c'est que pour la première fois, on a eu un crime de masse raciste et une tentative de crime de masse raciste. »
  • 10:12InvitéFait
    « aujourd'hui, ce qui est un peu de l'antisémitisme d'atmosphère ou du racisme d'atmosphère, un tag, par exemple, eh bien, on ne peut pas garder le caractère antisémite ou raciste. »
  • 12:00InvitéPromesse
    « moi je vais proposer au nom du gouvernement un amendement pour rétablir l'imprescriptibilité parce qu'il faut bien comprendre ce que ça veut dire pour les victimes. »
  • 13:39InvitéFait
    « ils ont gardé cette possibilité. En cas d'assassinat, ils ne l'ont pas gardé. »
  • 14:51InvitéFait
    « tout cela avait été adressé au Conseil d'État et donc le Conseil d'État avait évidemment émis un avis et c'est cet avis qu'on a évidemment suivi »
  • 18:19InvitéChiffre
    « aujourd'hui on estime qu'un quart des enfants qui sont placés sont placés parce que leurs mères ont subi des violences. »
  • 19:12InvitéFait
    « le gouvernement dès le départ a engagé ce travail sur à la fois l'aide sociale à l'enfance »
  • 20:36InvitéPromesse
    « ça fait plus d'un an que je plaide pour l'organisation d'une primaire »
  • 21:39InvitéFait
    « il faut en tirer des conséquences pour nous-mêmes, ça s'appelle la responsabilité »

Temps de parole

  • Invité75 %
  • Présentateur10 %
  • Invité 29 %
  • ?4 %

≈ 11,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat.

0:07
Locuteur

Public

0:08
Présentateur

Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous propose Bonjour Chez Vous. Le Sénat qui examine aujourd'hui le projet de loi sur la protection de l'enfance adopté par les députés en juin dernier. Un texte initialement conçu pour lutter contre les dérives de l'aide sociale à l'enfance, mais qui a été bouleversé par l'affaire Liana, par les violences dans le périscolaire.

0:28
Locuteur

Un

0:28
Présentateur

dossier parmi les nombreuses urgences que le gouvernement doit gérer. Et pour en parler, nous sommes avec la ministre Aurore Berger. Bonjour. Merci beaucoup d'être avec nous, ministre déléguée chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations. Interview en partenariat avec la presse régionale, représentée par Christelle Bertrand du groupe La Dépêche. Bonjour Christelle. Bonjour Rianne. Bonjour Aurore Berger. Avant de revenir sur ce texte, Aurore Berger, l'actualité, ce sont ces annonces hier soir du gouvernement pour répondre à la crise des lycéens. Annonces qui n'ont pas convaincu, puisque les lycéens disent qu'ils maintiennent le mouvement.

Est-ce que le gouvernement est aujourd'hui empêtré dans des crises dont il a du mal à sortir ?

0:59
Locuteur

Écoutez,

0:59
Invité

on a toujours dit la même chose concernant le mouvement des lycéens, à la fois que les violences étaient inacceptables et qu'il était hors de question qu'on puisse les accepter. Je rappelle qu'on a quand même un certain nombre, notamment, de personnels du corps enseignant ou éducatif qui ont été blessés dans ces mouvements, mais que par ailleurs, il y avait des revendications qui devaient être écoutées et entendues. Donc il y a eu une plateforme, il y

1:19
Locuteur

a

1:19
Invité

eu un certain nombre d'heures qui ont été banalisées, c'est-à-dire absence de cours, de manière à ce que les lycéens puissent faire entendre aussi leur voix dans un cadre qui est celui, justement, de l'école républicaine, et donc des propositions qui viennent en regard de ce qu'eux-mêmes avaient demandé, c'est-à-dire à la fois des évolutions sur Parcoursup pour qu'il y ait plus de transparence et d'accompagnement, je crois que c'était une des revendications majeures, l'accompagnement sur le bâti scolaire, on a une vétusté parfois des établissements, on sait que ça dépend des collectivités territoriales, donc pour la première fois le gouvernement dit, on va faire des prêts pour les collectivités, pour l'accompagner, donc ce n

1:50
Locuteur

'est

1:50
Invité

pas des petites mesures, revalorisation des bourses, ça, ça concerne quand même beaucoup évidemment d'étudiants qui vont voir leurs bourses être bonifiées, puisqu'elles seront indexées au niveau de l'inflation. Vous dites ça, mais il a fallu que les lycéens brûlent des poubelles devant leur lycée pour être entendus, parce que les critiques sur Parcoursup, elles existent depuis plusieurs années, sur le bâti, enfin tout ce qui a été

2:09
Locuteur

dit pendant

2:10
Invité

ces manifestations, on l'entend partout depuis plusieurs mois, et les lycéens n'ont pas été reçus tant qu'il n'y a pas eu des violences devant les lycées. Est-ce

2:19
Locuteur

que c'est comme ça qu'on se fait entendre ?

2:21
Invité

Heureusement, ce n

2:22
Locuteur

'est

2:22
Invité

pas les violences qui génèrent l'écoute, l'écoute elle est nécessaire, parce que quand vous

2:26
Locuteur

êtes un gouvernement, vous êtes forcément à

2:29
Invité

l'écoute de celles et ceux dont vous avez la responsabilité, et donc l'éducation nationale, l'enseignement supérieur, l'ensemble du gouvernement doit être à leur écoute bien entendu. Mais ça n'a pas été le cas. Sur Parcoursup, moi je sais aussi que toutes les critiques existaient du système précédent. Vous interrogez ceux qui sont passés par le système APB, vous direz toutes les critiques qu'ils ont à cet égard-là. Parce que c'est vrai que c

2:49
Locuteur

'est

2:49
Invité

une espèce de goulot d'étranglement, que c'est un moment qui est angoissant dans nos vies, à la fois en tant que lycéens dans le passage quelque part à l'âge adulte, aussi très angoissant pour les parents eux-mêmes, évidemment, vis-à-vis de leurs enfants. L'enjeu c'est quoi ? C'est de garantir à la fois qu'il y ait des possibilités, beaucoup plus de transparence sur l'outil, quel outil choisir ? Avant, je rappelle que c'était quand même du tirage au sort. Le tirage au sort,

3:11
Locuteur

c

3:11
Invité

'est tout de même pas ce qu

3:12
Locuteur

'il y a

3:12
Invité

de plus méritocratique. Donc il y a sans doute une attente très forte de plus de transparence, des attentes, on le sait, sur le contrôle continu ou pas, sur la prise en compte ou non de ce qui se passe tout au long de l'année. Et puis sans doute un accompagnement, j'allais dire, presque social plus important, parce qu'on le sait, on n'est pas égaux face au système, quand on a des parents qui sont en capacité d'accompagner, de suivre, et des parents qui malheureusement

3:33
Locuteur

se sentent un peu dépassés. Le point avec

3:34
Invité

lequel on ressort de ces blocages et de ces manifestations des lycéens, c'est que durant 10 ans, peu d'attention a été portée à leur sort. Le président a beaucoup parlé de santé mentale et de la jeunesse, il a eu beaucoup de discours, mais dans les faits, rien n'a réellement été fait, alors qu'une attention très forte est portée sur les retraités notamment. Est-ce que vous

3:57
Locuteur

êtes dans un gouvernement

3:58
Invité

qui fait plus attention aux

4:00
Locuteur

retraités qu'à la jeunesse ?

4:02
Invité

Je ne pense pas qu'il faille entrer dans un conflit générationnel où on se dirait qui bénéficie le plus de l'attention de l'autre et est-ce qu'il y

4:09
Locuteur

a

4:09
Invité

une politique qui est plus en faveur de notre jeunesse, qu'une politique qui est plus en faveur de nos retraités

4:13
Locuteur

?

4:13
Invité

C'est

4:13
Locuteur

ce

4:13
Invité

que fait par exemple l

4:14
Locuteur

'ancien

4:14
Invité

gouverneur de la Banque de France, François Véleroi de Gallo, qui dit qu

4:17
Locuteur

'on fait plus

4:18
Invité

attention aux retraités aujourd

4:19
Locuteur

'hui qu'à la jeunesse, c'est un problème. Qu

4:20
Invité

'il y ait des réformes nécessaires à faire, notamment sur un partage aussi de l'effort qui doit se faire entre les générations. Vous savez, moi je suis très à l'aise là-dessus, j'étais totalement favorable, par exemple la suppression de l'abattement de 10% dont bénéficient aujourd'hui les retraités pour se dire que tout l'effort ne doit pas porter évidemment sur les actifs. Par contre, je vois aussi ce qui s'est passé dans les dix dernières années.

Dans les dix dernières années, c'est vrai que les plus jeunes ont subi un certain nombre de crises et on le sait, notamment l'impact de la crise Covid sur la santé mentale de nos enfants et de nos adolescents, qu'on a peut-être collectivement sous-estimé d'ailleurs parce qu'on a eu l'impression qu'on leur demandait uniquement de rester chez eux, mais c'est vrai que ça a eu des impacts majeurs sur leur sociabilité, sur leur confiance en eux. On le sait, l'impact des réseaux sociaux. Pourquoi le Président ? Pourquoi on se bat tant sur l'interdiction des réseaux sociaux avant 15 ans ? C'est justement pour protéger notre jeunesse.

5:06
Locuteur

Ce

5:06
Invité

n

5:06
Locuteur

'est

5:06
Invité

pas parce qu'on manque de confiance en eux, c'est parce qu'on sait les effets délétères que ça peut avoir malheureusement sur eux et sur leur construction et sur malheureusement un certain nombre d'autres sujets dont on va parler, égalité, violence ou

5:17
Locuteur

la haine en général. Bien sûr, mais

5:17
Présentateur

là justement, il y a une crise financière,

5:20
Locuteur

il

5:20
Présentateur

y

5:20
Locuteur

a

5:20
Présentateur

des crises internationales.

5:21
Locuteur

Il n'y a pas

5:21
Invité

encore de crise financière.

5:22
Locuteur

Il y a une crise budgétaire en tout cas, il y a des difficultés budgétaires. Tout ce qu'on fait, c'est

5:25
Invité

justement pour éviter qu'il

5:26
Locuteur

y en ait... Il y a une crise

5:26
Présentateur

internationale, il y a ces mouvements des lycéens, il y a les mouvements contre la vie chère, les inquiétudes des Français face à leur pouvoir d'achat, il y a ces manifestations qui ont débordé avec de la violence. Est-ce qu'aujourd'hui le gouvernement est submergé par les crises ?

5:37
Invité

Est-ce que c'est difficile parfois de gouverner ? La réponse est oui. Et est-ce que c'est d'autant plus difficile quand vous avez une accumulation de crises qui sont à l'extérieur aussi de votre pays ? La réponse est oui. Je pense que les Français sont lucides par exemple sur le fait que la crise des carburants n'est pas liée à la politique menée par le gouvernement français. C'est une crise internationale qui a généré malheureusement des difficultés massives de pouvoir d'achat pour les Français. Et donc, ça veut dire qu'il faut quand même apporter des réponses nationales à des crises qui sont extérieures à

6:03
Locuteur

nous. Alors justement, là,

6:04
Invité

vous avez apporté des réponses aux lycéens. Qu'est-ce qu'on peut apporter ? Qu'est-ce que le gouvernement peut apporter comme réponse aux manifestations contre la vie chère qui se déroulent, vous l'avez dit

6:12
Locuteur

? Sur la

6:12
Invité

question des carburants, on l'a dit.

6:14
Locuteur

C

6:14
Invité

'est notamment tout ce qu'on fait sur le fait de libérer des stocks stratégiques de manière à faire baisser les prix à la pompe. Aujourd'hui, on a des Français qui ont rétréci une part de leur vie, qui limitent leur déplacement, qui limitent le fait d'aller voir leurs parents, leurs grands-parents ou des grands-parents qui ne vont plus voir leurs petits-enfants, des loisirs auxquels les Français n'ont plus accès parce que le simple fait de prendre sa voiture, de faire un plein d'essence ou de faire juste un demi-plein d'essence est déjà trop onéreux et donc on limite aux déplacements qui sont absolument vitaux,

6:42
Locuteur

c

6:42
Invité

'est-à-dire aller faire ses courses et aller au travail. Et donc, ce n

6:45
Locuteur

'est

6:45
Invité

pas la vie, évidemment, qu'on veut pour les Français. Donc, le fait d'ouvrir les stocks stratégiques, ça va faire baisser, on le sait, le prix à la pompe.

6:51
Locuteur

–

6:52
Présentateur

Aurore Bégé, vous êtes ministre chargée de la lutte contre les discriminations, je voudrais revenir un instant sur ce qui s'est passé à Trappes, un mort dans une attaque raciste. Dans sa première réaction, Emmanuel Macron a qualifié l'attaque de premier acte terroriste en raison de la couleur de peau ou de la religion. Est-ce qu'il a commis

7:06
Invité

une faute

7:06
Locuteur

? –

7:07
Invité

Alors, ce que le Président a voulu dire, c'est que pour la première fois, on a eu un crime de masse raciste et une tentative de crime de masse raciste. Et pour mettre rendu sur place le jour même et avoir rencontré celles et ceux qui sont immédiatement intervenus, vous savez, par rapport à ceux qui, dans les manifestations, hurlent la police tue, moi j'ai vu des forces de l'ordre qui ont empêché le pire.

7:25
Locuteur

Ils

7:25
Invité

ont réussi à intervenir, ils ont réussi à interpeller immédiatement l'assaillant en quelques minutes, en évitant qu'un crime de masse se perpétue. Parce qu'il faut avoir en tête que la première personne qui a été touchée et qui malheureusement est décédée, il a été touchée aux abords d'une aire de jeu pour enfants.

7:41
Locuteur

On

7:41
Invité

était un vendredi à 10h30, donc il y avait peu d'enfants qui étaient présents. On aurait été un mercredi à 16h en plein soleil, on aurait pu avoir un drame encore plus important que celui qu'on a eu à connaître. Donc oui, c'est malheureusement la première fois qu'on a un crime de masse à caractère raciste. Ce n'est pas la

7:58
Locuteur

première fois. Sauf qu'il n'a pas dit comme ça. Est-ce qu'il y a eu une faute dans les mots ? Vous le savez,

8:01
Invité

ensuite, il disait, à communiquer, le président lui-même a communiqué, pour qu'il n

8:05
Locuteur

'y

8:05
Invité

ait évidemment aucun malentendu sur ses propos, notre pays a eu à connaître le sang versé, à la fois pour des crimes à caractère antisémite. L'année dernière, on a eu à commémorer les 20 ans de l'assassinat d'Ilan Halimi, 24 jours pendant lesquels il a été séquestré, enlevé, pour une seule raison, il était juif. Et les préjugés associés au fait qu'il était juif faisaient qu'on pensait qu'il avait de l'argent et que sa famille pouvait payer une rançon importante. Donc oui, notre pays a eu à connaître des attentats antisémites, des crimes racistes aussi. Ça ne veut pas dire que notre pays soit raciste ou antisémite, mais ça veut dire qu'il y a encore aujourd'hui du racisme, de l'antisémitisme.

8:42
Locuteur

Et une progression de

8:43
Invité

ses idées ?

8:44
Locuteur

Je

8:44
Invité

ne

8:45
Locuteur

sais

8:45
Invité

pas s'il y

8:45
Locuteur

a

8:45
Invité

une progression des idées, mais en tout cas, moi, ce qui m'inquiète, c'est qu'il y a comme une injonction aujourd'hui à choisir un camp. Comme si on ne pouvait pas, dans le même mouvement, combattre et le racisme et l'antisémitisme. Comme si on choisissait ses victimes ou ses bourreaux. On ne doit pas choisir ni les victimes ni les bourreaux. Il y a aujourd'hui les hommes et les femmes qui,

9:03
Locuteur

à

9:03
Invité

raison de leur identité, de leur religion, de leur couleur de peau, de l'origine réelle ou supposée d'ailleurs, sont prises pour cible dans notre pays depuis un certain nombre d'années. C'est ça qui devrait nous révolter et qui devrait surtout générer de la cohésion nationale et pas de la dislocation. Or, aujourd'hui, on le voit, ce d'autant plus dans, malheureusement, la dynamique de l'élection présidentielle, que certains veulent en faire un argument en ne voyant que l'un ou que l'autre. Moi, je pense qu'il ne faut pas être aveugle.

Je pense qu'il faut regarder ce qui se passe avec beaucoup de lucidité, ne pas exagérer les faits, ne pas se dire que nous aurions un racisme systémique dans notre pays, ne pas se dire que notre pays serait devenu antisémite, mais regarder avec lucidité le fait que des hommes et des femmes peuvent être pris pour cible et que les hommes et des femmes et des Français en viennent à douter de leur avenir en France, de l'avenir de leurs enfants en France. Est-ce que c'est là qu'on peut et qu

9:53
Locuteur

'on

9:53
Invité

doit les élever ou est-ce qu'ils auront demain, mes enfants, à connaître le racisme ou l'antisémitisme

9:58
Présentateur

? Vous avez présenté un projet de loi de lutte contre le racisme et l

10:00
Locuteur

'antisémitisme,

10:01
Invité

justement. Qu'en sera-t-il examiné au Parlement ? À partir du 14 décembre au Sénat. On a souhaité justement commencer cet examen au Sénat. Ça vise à la fois à aggraver un certain nombre de peines. Pourquoi ? Parce qu'aujourd'hui, ce qui est un peu de l'antisémitisme d'atmosphère ou du racisme d'atmosphère, un tag, par exemple, eh bien, on ne peut pas garder le caractère antisémite ou raciste. Vous êtes condamné parce que vous avez tagué, mais enfin, ce n

10:23
Locuteur

'est

10:23
Invité

pas la même chose d'inscrire sur votre porte une insulte à caractère antisémite et raciste ou de faire un dessin. Et donc, ça, par exemple, le fait qu'on puisse caractériser, dès le premier fait, dès la première atteinte, et aggraver la sanction pour racisme ou antisémitisme, ça paraît essentiel, la question de la haine en ligne, parce qu'on le voit bien aujourd'hui,

10:41
Locuteur

il

10:41
Invité

suffit d'ouvrir son compte X pour voir que malheureusement, on a aujourd'hui énormément de Français qui subissent de manière systématique, pour le coup, des attaques ou des atteintes à raison d'une couleur de peau ou d'une identité. Aujourd'hui, Pharos, on le sait, vous savez, qui est l'outil administratif de l'État pour obtenir le retrait des contenus, ne peut pas être saisi sur le racisme ou l'antisémitisme. Avec ce projet de loi, il pourra l'être, ce qui veut dire qu'on ne baignera plus dans un flot de contenus ininterrompus de haine, mais qu'on pourra réguler et supprimer cette haine qui pourrit la vie quand même de beaucoup

11:16
Locuteur

de autres Français, notamment nos

11:17
Présentateur

adolescents. Au Sénat, est-ce qu'il sera examiné à l'Assemblée avant la fin de la session qui est courte, fin février

11:21
Locuteur

? Bien sûr,

11:22
Invité

c'est l'engagement qu'on a appris avec le Premier ministre, c'est une priorité. C'est-à-dire que malheureusement, ça l'est d'autant plus au regard des événements qu'on a eu à connaître, à Trappes et la Verrière, mais même avant cela, on l'avait déjà affiché comme une priorité.

11:33
Locuteur

Donc examin à l'Assemblée

11:34
Présentateur

avant la fin février. Autre texte que vous portez, qui est examiné à partir d'aujourd'hui au Sénat, c'est le texte sur la protection de l'enfance. Je le disais initialement, prévu après le scandale de l'aide sociale à l'enfance, mais il y

11:45
Locuteur

a

11:45
Présentateur

eu l'affaire Liana, il y a eu les violences dans le péri-scolaire. En commission, les sénateurs se sont opposés à l'imprescriptibilité des crimes commis sur mineurs. Est-ce que vous allez rétablir

11:54
Invité

cela en séance ? Alors en tout cas, moi je vais proposer au nom du gouvernement un amendement pour rétablir l'imprescriptibilité parce qu'il faut bien comprendre ce que ça veut dire pour les victimes. Et il faut écouter les victimes, il faut partir d'elles, de leurs attentes et de leurs besoins. Aujourd'hui, toute la société leur dit il faut parler.

12:10
Locuteur

Et

12:11
Invité

une fois qu'elles ont trouvé le courage et la force de parler, quand elles ne parlent pas suffisamment vite comme si elles avaient eu le choix. Non, on n'a pas le choix, on fait comme on peut quand on a été victime d'inceste, on leur dit c'est trop tard. La justice leur dit c'est trop tard et leur oppose ce

12:23
Locuteur

mot-là de prescription. Alors les représentants du Sénat disent

12:25
Invité

c'est justement parce que c'est prescrit que les victimes parlent. C'est un argument pour vous ?

12:29
Locuteur

En

12:29
Invité

tout cas, ce n

12:30
Locuteur

'est

12:30
Invité

pas ce que nous disent les victimes. Ce n

12:31
Locuteur

'est

12:31
Invité

pas ce que nous disent les associations qui les portent. Après,

12:33
Locuteur

c

12:33
Invité

'est vrai qu'il y a autant d'histoires qu'il y a malheureusement de victimes. Donc je ne

12:37
Locuteur

peux

12:37
Invité

pas dire que dans 100% des cas, ce sera ça. Ce que je sais, c'est qu'aujourd'hui, on a de trop nombreuses victimes qui nous disent qu'on a eu le courage de parler alors que la société nous a presque intimé l'ordre, nous a engagés à parler, engagés à s'exprimer. Nous, on ne cesse de le dire, le gouvernement le dit, les médias le disent. Il y

12:54
Locuteur

a

12:54
Invité

une forme de pression qui se fait sur les victimes en disant ça y est, vous pouvez, vous avez le droit de parler mais quand elles parlent, on leur dit c'est trop tard et ce coup près qui tombe est une violence supplémentaire pour les victimes. Donc le fait qu'il y ait demain l'imprescriptibilité ne veut pas dire que toutes les victimes d'ailleurs porteront plainte mais elles sauront qu'elles ont tout au long de leur vie la capacité à le faire. Et je crois que ça, c'est fondamental, c'est une demande qu'elles portent et c'est une demande qui doit être entendue.

13:19
Présentateur

Autre mesure modifiée par les sénateurs, la réclusion criminelle a perpétuité pour les viols en série sur les victimes de moins de 15 ans. Là, ils estiment que ça modifie l'échelle des peines. Alors ils ont néanmoins aggravé la peine la portant à 30 ans de réclusion criminelle. Est-ce que là aussi vous allez rétablir cette réclusion criminelle

13:35
Invité

à perpétuité

13:35
Locuteur

?

13:35
Invité

C'est un débat qu'on a eu déjà à l'Assemblée nationale.

13:37
Locuteur

C

13:37
Invité

'est un débat qu'on aura encore. Alors sur les viols sériels, en effet, ils ont gardé cette possibilité. En cas d'assassinat, ils ne l'ont pas gardé. C'est vrai que nous, on veut garder. C'est parfois difficile à comprendre, j'imagine pour ceux qui nous écoutent parce qu'on parle de crimes commis sur des enfants, sur des mineurs de moins de 15 ans. Mais on doit garder aussi une échelle des peines parce que sinon,

13:55
Locuteur

il

13:55
Invité

y

13:56
Locuteur

a

13:56
Invité

un risque que le Conseil Constituel considère que cela serait excessif. Et donc ce qu'on veut, ce n

14:00
Locuteur

'est

14:00
Invité

pas une loi qui soit une loi d'affichage. C'est une loi qui, ensuite, ait des effets sur la société. Je note aussi qu'il y

14:05
Locuteur

a

14:05
Invité

eu beaucoup d'évolutions positives de la part du Sénat. Je pense notamment à la question de la non-dénonciation de crimes, notamment d'inceste. Ça, je pense que c'est extrêmement important. se dire qu'on a, nous, en tant que famille, en tant que proches, une responsabilité majeure sur la manière avec laquelle on se met à la hauteur de nos enfants, la manière avec laquelle on les écoute, on les croit, on leur permet de se sentir libres de parler, même quand ils ont été touchés par le plus atroce des crimes, qui est l'inceste puisqu'il est commis par celui qui vous aime, celui qui est supposé vous protéger et vous accompagner. Ça, c'est quelque chose qui a été ajouté par le Sénat.

Aussi, et suite notamment aux travaux d'Agnès Évren que je veux saluer, la question du périscolaire...

14:44
Locuteur

On va

14:44
Présentateur

y venir, mais juste sur les deux mesures dont on vient de parler, vous êtes sûr de la constitutionnalité du texte parce que ça fait aussi partie des questions.

14:50
Invité

Alors, nous, oui, puisque vous savez que tout cela avait été adressé au Conseil d'État et donc le Conseil d'État avait évidemment émis un avis et c'est cet avis qu'on a évidemment suivi parce qu'encore une fois, il faut s'assurer de la sécurité juridique d'un texte, sinon il ne

15:02
Locuteur

faut

15:02
Invité

pas le faire ou alors ça s'appelle de l'affichage et de la communication et je crois que sur ces sujets-là, on n'a vraiment pas le droit de faire ça.

15:07
Présentateur

Christelle, sur

15:07
Locuteur

le

15:09
Présentateur

périscolaire,

15:10
Invité

vous étiez en train d'en parler, le projet de loi renforce le contrôle d'honorabilité des personnes travaillant dans le périscolaire. Est-ce que ce n

15:19
Locuteur

'est

15:19
Invité

pas un coter sur une jambe de bois ? Est-ce que le problème n'est pas plus large ? Et il n'y

15:23
Locuteur

a

15:23
Invité

pas un problème de recrutement, de formation des personnels du périscolaire, de rémunération de ce personnel-là ? Est-ce que ce n

15:30
Locuteur

'est

15:30
Invité

pas là-dessus qu'il aurait fallu travailler tout en travaillant évidemment

15:33
Locuteur

sur

15:34
Invité

les contrôles ? Je pense qu'il faut qu

15:35
Locuteur

'on

15:35
Invité

fasse les deux. Aujourd'hui, quand vous déposez, comme moi ce matin, ma fille dans un centre de loisirs, vous ne connaissez pas l'identité de celles et ceux qui prennent en charge ce que vous avez de plus précieux au monde, c'est

15:46
Locuteur

-à

15:46
Invité

-dire vos enfants.

15:47
Locuteur

Vous

15:47
Invité

ne savez pas qui ils sont. Vous connaissez l'identité d'un enseignant. Évidemment, vous avez même des rendez-vous avec lui au cours de l'année. Mais sur la question du périscolaire, non. Et puis le personnel change et parfois de manière très importante en cours d'année. Donc, ça crée une angoisse légitime pour les parents. Ça crée même un retrait pour les parents, c'est-à

16:03
Locuteur

-dire

16:03
Invité

celles et ceux qui ont les moyens de ne pas les mettre dans l'accueil périscolaire le font. Et ceux qui n'ont pas les moyens ou pas le choix au regard de leur vie, eh bien, continuent à le faire. Donc, oui, il faut qu

16:12
Locuteur

'on

16:12
Invité

garantisse ce

16:12
Locuteur

qu

16:12
Invité

'on appelle le contrôle d'honorabilité, c'est-à-dire vérifier s'il y a des

16:16
Locuteur

antécédents. Mais au-delà de ça, est-ce qu'il ne faudrait pas se sécherer

16:19
Invité

? Ce qu'on appelle la liste noire.

16:20
Locuteur

C

16:20
Invité

'est-à-dire qu'avant, personne ne savait qui recrute et qui. Donc, on pouvait être exclu du monde de l'éducation nationale et puis ensuite être recruté par une collectivité sur un centre de loisirs et puis ensuite être recruté par une association, par exemple, pour accompagner les enfants dans un club sportif. Là, le fait qu

16:35
Locuteur

'il

16:35
Invité

y

16:35
Locuteur

ait

16:35
Invité

cette continuité, c'est aussi essentiel parce que

16:37
Locuteur

ça

16:37
Invité

veut dire que quelqu'un qui a été exclu de l'un ne pourra pas, je veux dire, se recycler dans l'autre. C'est quand même une garantie importante pour nos enfants.

16:45
Locuteur

Mais oui,

16:45
Invité

vous avez raison, on a un enjeu d'attractivité des postes, évidemment, de meilleure formation de ces professionnels parce qu'encore une fois, on leur confie ce qu'on a de plus important au monde, on leur confie nos enfants mais jamais on ne pourra justifier qu'un seul professionnel ait touché un de nos enfants parce qu'on dirait que l'attractivité des postes ne serait pas au rendez-vous.

17:04
Locuteur

Vous voyez bien ? Mais ça veut dire que vous allez soutenir les

17:06
Présentateur

mesures qui ont été introduites notamment par Agnès Évren suite à son rapport ici sur les violences dans le périscolaire et notamment la création de ce fichier regroupant les violences sur mineurs pour éviter justement ce nomadisme.

17:16
Locuteur

Vous

17:16
Présentateur

soutenez ? Bien sûr. Sur l'aide sociale à l'enfance.

17:19
Invité

Oui, un peu la même question c'est que l'aide sociale à l'enfance donc la commission a regretté un simple texte d'outillage et aurait aimé quelque chose de plus large. Est-ce que le problème de l'ASE ce n

17:31
Locuteur

'est

17:31
Invité

pas aussi un problème de budget ? Ce sont les départements qui financent l'aide sociale à l'enfance. Aujourd'hui dans le budget on leur demande encore des efforts. Est-ce que ça ne

17:42
Locuteur

va

17:42
Invité

pas aggraver la situation de l'ASE

17:43
Locuteur

?

17:43
Invité

Alors, il y a aujourd'hui, je ne suis pas certaine que le sujet soit une question budgétaire parce qu'on parle de milliards d'euros qui chaque année sont consacrés par les départements à l'aide sociale à l'enfance.

17:52
Locuteur

Ils disent qu'ils ont du mal

17:53
Invité

à le financer.

17:54
Locuteur

Ils

17:54
Invité

disent qu'ils ont du mal à le financer. Pourquoi ? Parce qu'on a de plus en plus d'enfants qui relèvent de l'aide sociale à l'enfance. Donc

17:59
Locuteur

ce sujet il

18:00
Invité

est aussi en amont. C'est-à-dire à partir de quand on considère qu'un enfant doit faire l'objet d'une mesure de protection, doit être retiré à sa famille ou à partir de quand on met en place des mesures éducatives aussi d'accompagnement. Et ça je pense que c'est extrêmement important. Je vais vous donner un exemple parce que cet exemple qui m'a été beaucoup donné par les avocats notamment des enfants qui sont placés. Aujourd'hui on estime qu'un quart des enfants qui sont placés sont placés parce que leurs mères ont subi des violences. Et donc elles ont une forme de double peine.

Elles ont subi les violences et puis ensuite on considère qu'elles ne seraient donc plus aptes à s'occuper de leurs propres enfants. Est-ce que ces enfants-là doivent être systématiquement placés ou est-ce que les mères doivent avoir un meilleur accompagnement

18:40
Locuteur

? Je

18:41
Invité

crois qu'elles devraient bénéficier plutôt quand c'est possible d'un meilleur accompagnement d'un accompagnement à la parentalité d'un accompagnement parce que les traumatismes qu'elles ont subis elles doivent réussir évidemment à les dépasser pour prendre soin d'elles et soin de leurs enfants. Donc c'est aussi ça c'est comment en amont on juge un enfant et on considère un enfant et on considère que cet enfant doit être placé

19:01
Locuteur

donc retiré au sein. Donc le placement n'est pas la solution

19:02
Invité

systématique. Non, le placement n'est pas la solution systématique évidemment.

19:06
Présentateur

Un dernier mot là-dessus est-ce que vous avez eu les garanties de financement de

19:09
Invité

ce texte ? Parce que toutes ces mesures elles demandent aussi de l'argent. Oui bien sûr le gouvernement dès le départ a engagé ce travail sur à la fois l'aide sociale à l'enfance c'est aussi toute une réflexion qu'on fait avec le professeur Céline Gréco dont vous savez qu'elle est sans doute la personne référente dans le pays elle-même a été ancienne enfant placée et puis aujourd'hui elle y a consacré sa vie en tant que professeure de médecine et donc on va continuer évidemment les travaux et je pense et

19:30
Locuteur

j'espère d'ailleurs C'est un texte que vous

19:31
Présentateur

chiffrez à combien

19:32
Locuteur

?

19:32
Invité

Alors on le verra au moment où le texte sera définitivement adopté aussi parce que vous voyez il y

19:37
Locuteur

a

19:37
Invité

eu un certain nombre d'évolutions je pense un positif au Sénat notamment sur le périscolaire mais j'espère que ce sujet il sera aussi au cœur de la campagne présidentielle c'est-à-dire qu'on ne sera pas uniquement sur de l'émotion parce que nous avons subi l'assassinat de la petite Liana parce qu'ici il y a un reportage sur l'aide sociale à l'enfance mais que les candidats à l'élection présidentielle considéreront que nos enfants sont prioritaires dans les politiques publiques pas uniquement d'un point de vue budgétaire et d'organisation budgétaire mais aussi la manière avec laquelle on prend soin d'eux et la manière avec laquelle on les considère dans la société

20:08
Locuteur

Vous

20:08
Invité

parlez de

20:09
Locuteur

l'élection présidentielle

20:10
Invité

un dernier mot de politique pour finir le sondage que l'on publie aujourd'hui indique que le bloc central est à nouveau en recul que ce soit Édouard Philippe ou Gabriel Attal reculent à nouveau dans les sondages est-ce que la Macronie ne peut qu'échouer à se succéder à elle-même après dix ans

20:28
Locuteur

au

20:29
Invité

pouvoir

20:29
Locuteur

? Non

20:30
Invité

mais ça dépend de nous ça dépend à la fois du projet qu'on porte et de la capacité à le faire de manière unitaire vous savez ça fait plus d'un an que je plaide pour l'organisation d'une primaire et je continue de le faire parce que je continue à considérer que c'est le seul levier la seule solution pour recréer de

20:45
Locuteur

l

20:45
Invité

'intérêt c'est-à-dire demander aux Français de regarder quels sont nos projets nos méthodes ce que nous voudrions mettre sur la table et faire et surtout la seule modalité de sélection sélection en l'absence de primaire vous

20:55
Locuteur

êtes un peu plus en temps vous participeriez à

20:58
Invité

une primaire s'il y

20:59
Locuteur

en

20:59
Invité

a une ? déjà faudrait qu'il y en ait une mais

21:00
Locuteur

vous serez candidate ? vous avez envie d'être candidate ? moi ce que je

21:02
Invité

constate aujourd'hui c'est qu'on a plusieurs candidats et plusieurs candidats qui aujourd'hui ne se parlent pas

21:07
Locuteur

et

21:07
Invité

ça c'est assez insupportable il

21:09
Locuteur

y a

21:09
Invité

un comité de liaison quand

21:10
Locuteur

même

21:10
Invité

d'accord mais pas avec les candidats eux-mêmes mais vous soutenez qui vous ?

21:13
Locuteur

moi pour l'instant je ne

21:14
Invité

me suis pas prononcée vous voyez que j'ai quelques textes qui continuent à m'occuper beaucoup et que j'essaie déjà d'être au travail que ce soit au Sénat ou à l'Assemblée de faire avancer ces sujets-là qui sont je crois importants aussi pour les Français ce que je dis c

21:24
Locuteur

'est

21:24
Invité

qu'on ne peut pas venir sur vos plateaux en disant attention le pire peut arriver dans quelques mois le pire ça veut dire un second tour qui réunirait d'un côté Jean-Luc Mélenchon de l'autre côté Marine Le Pen il y a un risque de conflictualité massive dans notre pays et n'en tirer aucune conséquence pour nous-mêmes donc il faut en tirer des conséquences pour nous-mêmes ça s'appelle la responsabilité ça veut dire un processus de sélection ça veut dire une candidature unique ça veut dire un projet si nous n'avons pas ça alors nous serons responsables d'un second tour

21:52
Locuteur

Mais vous n'excluez pas d'être candidate

21:54
Invité

et Jean-Luc Mélenchon moi ce que j'exclus c'est qu'il y ait trop de candidatures et que ce trop-plein de candidatures et d'égo conduisent à un choix mortifère pour les Français entre l'extrême droite et l'extrême gauche

22:03
Locuteur

Et s'il n'y a pas de

22:04
Invité

primaire vous soutiendrez qui ? Eh bien je choisirais rassurez-vous je m'exprimerai et je reviendrai avec plaisir sur votre plateau pour le

22:09
Locuteur

dire

22:09
Invité

Avec plaisir on vous attend Merci

22:11
Présentateur

Orberger Merci beaucoup d'avoir été notre invitée

22:13
Locuteur

Public

22:14
Présentateur

Sénat En partenariat avec la presse régionale vous a proposé Bonjour Chez Vous Retrouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat