Mathieu Darnaud : « Il faut des contrôles sur les prix des carburants pour éviter des dérapages."
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 77 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse partielle
Est-ce qu'il faut prendre des mesures générales pour les Français ou est-ce qu'on n'a pas les moyens ?
- 0:45RelanceRéponse directe
Est-ce que vous y voyez clair ? Est-ce que vous allez demander des explications à Sébastien Lecornu ?
- 3:00OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il faut plus de coercition sur les distributeurs ou privilégier le dialogue ?
- 3:30OuverteRéponse directe
Vous pensez qu'il y a de l'enrichissement sur les prix des carburants ?
- 4:30OuverteRéponse directe
Les scores des municipales sont-ils une victoire en trompe-l'œil ?
- 5:30OuverteRéponse directe
Cette érosion de la droite, vous l'expliquez par quoi ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00Mathieu DarnotFait
« Il va falloir voir quelles sont les incidences sur le coût des énergies. »
- 3:30Mathieu DarnotFait
« Il faut avoir des contrôles, c'est évident, pour éviter justement qu'il y ait des dérapages. »
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– Bonjour Mathieu Darnot, merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation. Sénateur Allaire de l'Ardèche, président du groupe Les Républicains, ici au Sénat, interview en partenariat avec la presse régionale, représentée par Fabrice Vesserudon du groupe coupera les journaux régionaux de l'est de la France jusqu'à la Neche. Le Dossiline-Béré.
Exactement. Allez, on va parler des municipales et des conséquences politiques. Mais d'abord, l'actualité, ce sont ces déclarations de Roland Lescure hier, le ministre de l économie, il évoque un nouveau choc pétrolier qui risque donc de peser sur la croissance.
Mais pour le moment, pas de mesures générales qui concernent l'ensemble des Français, uniquement des mesures sectorielles. Est-ce qu'il faut prendre des mesures générales pour les Français ou est-ce qu'on n'a pas les moyens ? Je crois qu'il faut déjà voir combien de temps ce conflit va durer.
Est-ce que comprendre que le président américain avait dit qu'il y avait aujourd'hui des discussions, des négociations ? Qu'adviendra-t-il de ces discussions ? J'ai la naïveté quand même de penser que ce conflit n'est pas fini.
Il va falloir voir quelles sont les incidences sur le coût des énergies. C'est un sujet que nous avons soulevé depuis un certain temps maintenant. D'ailleurs, la question de l'énergie dans son ensemble, c'est un sujet qui préoccupe notre groupe.
Nous l'avons dit notamment à l'occasion du budget. Et puis vous me permettrez quand même de dire un mot sur ce sujet parce que c'est important. Lors de l'examen du projet de loi de finances, nous n'avons cessé de dire qu'il fallait générer plus d'économies dans notre pays.
Des économies pour ne pas entraver le pouvoir d'achat des Françaises et des Français, mais pour pouvoir aussi, le cas échéant, comme le font nos voisins européens, italiens, espagnols, allemands, prendre des mesures qui permettent de parer ce type de situation. Alors encore une fois, attendons d'en savoir plus sur la durée du conflit. Un mot quand même, si nous venions à baisser, notamment par rapport à l'assise, le coût des carburants de 10 centimes, comprendre que cela représente un effort budgétaire pour l'État de 5 milliards d'euros par an. – Mais Mathieu Darnot, c'est quand même un sujet, vous parlez des incidences de ce conflit, on y est déjà dans le dur avec des prix carburants qui ont quand même explosé, il faut le dire.
Vous êtes d'un département, d'ailleurs, où les transports en commun, ce ne sont pas les transports en commun de l'Ile-de-France ou de la région lyonnaise. Je crois que vous êtes le seul département de France où il n'y a pas de train, d si on prend tous ces paramètres pour les gens pour le quotidien, les smicards qui prennent leur voiture, deux voitures parfois, ça a un coût et c'est essentiel pour la pour le travail de nos concitoyens, on doit se déplacer et il n'y a pas à ce jour d'alternative crédible à la voiture. Donc l'essence, c'est un problème essentiel.
Mais là vous dites comme Sébastien Lecornu, en gros on n'a pas les moyens de faire la politique du chèque je dis vous êtes d'accord la politique du chèque je n'y suis pas favorable je pense que soit on prend des mesures sur l'assise c'est à dire une baisse encadrée dans le temps si le conflit vient à durer la la politique du chèque, on a vu qu'elle avait une efficacité limitée et qu'elle ne répondait pas, en tout état de cause, aux besoins des Françaises et des Français qui issus des territoires. – Les socialistes demandent le chèque énergie, la sénatrice socialiste était juste avant vous, le chèque énergie ce n'est pas une solution pour Et on voit que ça a des incidences qui sont trop limitées et qui, en réalité, n'apportent pas de plus en matière de pouvoir d'achat ou en tout cas ne permettent pas de limiter durablement pour une raison qui est très simple. C'est qu'on voit qu'il y a un usage qui est très différencié des Françaises et des Français de leur véhicule et donc des besoins en termes d'utilisation des carburants qui est largement différent.
On a Roland Lescure qui évoque un nouveau choc pétrolier, puis on a le reste du gouvernement qui dit qu'il n'y a pas de problème de pénurie, qu'on peut compter sur nos réserves stratégiques, qu'il faut augmenter nos capacités de raffinage. Est-ce que vous y voyez clair ? Est-ce que vous allez demander des explications, des précisions cet après-midi à Sébastien Lecord ?
Nous allons demander des explications. Nous allons surtout demander, encore une fois, je l'ai dit à plusieurs reprises ici même, que nous soyons éclairés sur ce type de situation par le gouvernement qui est ce...
Le gouvernement qui doit être celui qui nous éclaire, qui fixe la politique de la nation, y compris dans ce cas de figure...
Ce matin, vous jugez que c'est flou encore. Je considère qu'à part les annonces qui ont été faites hier par Annie Gennevard, notamment vis-à-vis des agriculteurs. Et si j'ai pu le mesurer dans beaucoup de territoires dont le mien où il y a une urgence à agir, on attend d'avoir d'autres éléments, notamment pour parer aux conséquences de ce choc pétrolier. – Un dernier mot sur les distributeurs, est-ce qu'il faut plus de coercition ?
Ou est-ce qu'il faut continuer à privilégier le dialogue ? – Il faut du dialogue, mais il faut le cas échéant de la coercition s'il y a des abus qui sont constatés. – Vous pensez qu'il y a de l'enrichissement ? – Moi, je ne pense rien, je vois les faits et je pense qu'il faut avoir des contrôles, c'est évident, pour éviter justement qu'il y ait des dérapages, parce que je pense que la situation est suffisamment compliquée.
Vous me permettrez d'ajouter juste un mot, quand on compare, attention aux comparaisons que l'on peut faire avec certains de nos voisins européens, si on compare avec nos voisins allemands. Avant le conflit, le coût des carburants, le prix des carburants était supérieur en Allemagne d'environ 15 à 20 centimes d'euros par rapport à la France. Donc il faut vraiment regarder ce sujet en ayant tous les éléments pour pouvoir avoir une analyse qui soit très claire.
Alors on va parler des municipales et des conséquences politiques. Les Républicains qui restent la première force politique locale, plus de 57 % des villes de plus de 9000 habitants, mais peu de grandes villes, des territoires grignotés par le Rassemblement national. Est-ce que ce n'est pas une victoire en trompe-l'œil ?
C'est une victoire qui est très claire, une victoire si je prends les chiffres du ministère de l'Intérieur, ce n'est pas l'interprétation ou la lecture de Mathieu D Nous avons plus de la moitié des villes de 9000 habitants, celles qui sont comptabilisées par le ministère de l'Intérieur, qui seront demain dirigées par un maire LR ou des alliés d'hiver droite. Plus de 630 communes, très exactement. Donc ça, c'est implacable, c'est factuel.
Et aujourd'hui, cela démontre un enracinement de notre famille politique et de nos alliés dans les territoires. Je crois que nous avons su répondre aux aspirations, aux attentes de nos concitoyens. Ce chiffre est peut-être même un peu plus élevé, même si nous n'avons pas de données exactes du ministère de l'Intérieur pour les communes de moins de 9000 habitants.
Après, il y a un constat sur les plus grandes villes, mais là aussi, il faut regarder l'ensemble des éléments. Nous n'avons pas gagné Paris, Lyon et Marseille. En revanche, nous sommes majoritaires sur les métropoles, notamment sur la métropole de Lyon, ce qui n'était pas le cas en 2020.
Nous avons progressé et on sait, qui plus est, que la métropole de Lyon est une collectivité aujourd'hui à part entière. Cela donnera un poids considérable à la future présidente, à la future gouvernance pour pouvoir traiter des sujets. Mais juste un mot Paris, Lyon et Marseille, c'est quoi ?
C'est un problème de la droite ? C'est un problème de candidat de mauvaise campagne ? Non, je crois que c'est une question que nous devons aujourd'hui nous poser.
Comment arriver demain à reconquérir ? Si je regarde le cas lyonnais, on est très proches. Il y a moins d'un point qui...
Jean-Michel Elas, il était donné 20 points devant un mois avant l'élection. Vous savez comme moi qu'il faut être très prudent vis-à-vis des enquêtes d'opinion. Il n'a pas raté sa campagne ?
Non, je pense qu'il y a un moment donné, il a fait un bien meilleur score que nous n'avions fait en 2020 à Lyon. Il y a une progression, il faut continuer dans ce sens-là. Il faut continuer aussi à Paris, à Marseille.
Je pense que c'est un des sujets qui doit nous interroger comment réaliser de meilleurs scores, comment arriver à compter dans ces grandes villes. Est-ce que la loi PLM a été une erreur qui a modifié le mode de scrutin rendant plus directe l'élection ? Vous avez eu l'expression de notre groupe.
Nous sommes opposés vertement à cette loi Paris-Lyon-Marseille pour des raisons qui nous paraissaient essentielles, pour la bonne...
On a entendu qu'elle serait favorable à Rachida Dati par exemple, il n'y en a rien été. La notion de proximité, pour moi ça n'était pas une loi souhaitée ni souhaitable. On verra mais pour l'instant je considère qu'en tout état de cause ça n'a apporté à absolument rien, y compris sur l'intelligibilité du scrutin. – Vous disiez au global les scores vous sont favorables, sur cette municipale, sur les villes moyennes c'est plus discutable, il y a une érosion de la droite quand même, on ne parle pas des est grosse, vous venez de l'évoquer.
Cette érosion, vous l'expliquez par quoi ? Qu'est-ce qui vous manque là ? Ce sont les abstentionnistes ?
Est-ce que c'est des électeurs du RN qui vous ont...
Des électeurs du RN qui vous ont quittés – Alors un mot quand même sur les villes moyennes, c'est là aussi où nous progressons avec des villes emblématiques, Germont-Ferrand, Besançon, c'est des villes historiquement socialistes que nous avons réussi à conquérir les trois minutes plus sur les 3000 plus gros je crois qu'il ya quand même un petit sujet qui est celui de la participation là qui concerne l'ensemble des formations politiques et bien sûr et bien sûr la nôtre je crois qu'il faut encore un peu plus assumer ce que nous sommes je crois que nous avons été au rendez-vous de plusieurs attentes de nos concitoyens ce qui a permis ce succès je pense notamment à la question de la sécurité qui était la préoccupation numéro 1 pour 57 % de nos concitoyens sur cette élection municipale. Nous avons eu des candidats qui ont largement investi ce sujet, qui ont fait des propositions très concrètes, qui ont permis justement de remporter ces communes Après, bien sûr qu'il y a d'autres sujets sur lesquels il va falloir pouvoir demain être encore un peu plus présent pour pouvoir espérer conquérir de nouvelles communes et affirmer notre présence sur l'ensemble des territoires. Donc une petite fuite de vos électeurs qui se poursuivraient vers l'extrême droite ?
Écoutez, j'observe quand même que la percée du Rassemblement national, elle est très limitée. Aujourd'hui, au premier tour, puisqu'on juge du pourcentage d'adhésion, enfin de vote pour une formation, c'est le premier tour. Un national qui a gagné 40 communes de plus de 9000, réalise un peu moins de 4 % des voix là où nous en sommes à 35%.
Ce n'est pas histoire de nous rassurer ou de nous inquiéter. Nous sommes tout à fait lucides. Je crois que nos concitoyens attendent de nos candidats des maires, bien sûr sur une lecture qui est territorialisée.
Ne nous trompons pas non plus parce qu'il ne faudrait pas croire qu'une élection municipale réussie soit la garantie d'avoir une élection demain présidentielle qui se passe. – Non mais surtout vous dites c'est limité, mais ils gagnent, ils se renforcent dans les territoires où ils étaient déjà présents, le sud-est, l'Occitanie, le bassin minier, mais ils gagnent aussi une commune dans la Sarthe. En Alsace, ils n'avaient pas de communes en Alsace.
Est-ce que quand même, il y a une extension du Rassemblement national sur nos territoires ? Il y a une progression qui est largement limitée et il nous appartient à nous de faire en sorte que demain nous puissions stopper ces progressions et cela passe encore une fois par le fait d'assumer les propositions que nous avons faites et que nos candidats fait tout au long de cette campagne pour justement, demain, éviter que d'autres communes ne basculent dans les mains du Rassemblement national. Est-ce que ça passe aussi par une clarification de votre ligne ?
C'est ce que vous demandez hier Gabriel Attal, est-il qu'il faut clarifier la ligne DLR – Notre ligne, elle est tout à fait claire et je pense qu'il n'y a aucune forme d'ambiguïté, nous n'avons eu aucune porosité à aucun moment et les quelques rares exemples où il y a eu, c'était des candidats qui qui n'appartenaient plus à notre famille politique. Et pour ceux qui en ont eu la tentation, les choses ont été très claires. Je vous rappelle le sujet qu'il y a eu à Marseille.
Marcine Vassal s'est maintenue et aucun accord n'a pu être constaté. Nous avons été très clairs dans nos propositions, il n'y a pas de proposité ni avec l'UDR ni avec le rassemblement national. Mais quand vous avez hier matin Laurent Wauquiez qui dit qu'il faut un candidat unique qui va d'Edouard Philippe à Sarah Knafo, est-ce que vous êtes d'accord avec ça ?
Et est-ce que ça, ça n'entretient pas l'ambiguïté ? – Mais moi je ne mets pas Sarah Knafo dans les possibles candidats à une primaire. D'ailleurs y aura-t-il une primaire ?
Ça c'est une autre question. – Mais ça on va en parler. Mais pour vous, s'il y a un candidat unique, ça ne doit pas aller d'Edouard Philippe à Sarah Knafo. – Non, je suis clair là-dessus. – Mais vous arrêtez où ?
Surtout à droite ? – À la famille politique que je représente ici, à savoir les Républicains. – Mais vous ne trouvez pas que ces propos, ils entretiennent l'ambiguïté ?
Ces propos de Laurent Wauquiez ? – Écoutez, je suis désolé. Pour l'instant, c'est les propos de Laurent Wauquiez.
Moi, je considère que sur ce point-là, les choses sont relativement claires. Elles ont été réévoquées hier en bureau politique. Donc il n'y a pas d'ambiguïté pour moi. – Quand Bruno Retailleau, dans l'entre-deux-tours, ne soutient pas Christian Estrosi, membre d'Horizon, il y a Dominique Estrosi-Sassonne sur sa liste, il a l'investiture DLR, ça n'entretient pas l'ambiguïté ?
Vous les avez approuvés ces propos ? – Non mais j'ai dit très clairement, quand on a un accord, on doit le respecter. Mais Bruno Retailleau a eu l'occasion clairement de s'exprimer et il l'a bien redit, absolument pas appelé au vote d'Éric Ciotti, et je crois qu'il a été très clair sur l'ensemble des points.
Donc je trouve que c'est un mauvais procès. Comment ça a été perçu dans le groupe LR, cette déclaration de Bruno Rentailleau ? Vous en avez reparlé hier à la réunion de groupe ?
Oui, il s'est exprimé très clairement sur ce sujet Il n'y a pas eu d'ambiguïté, ces réserves étaient liées à des considérants locaux, mais en aucun cas il n'y a eu de remise en cause des accords que nous avions sur la ville de nice comme comme ailleurs et les faits me donnent raison on poursuite sur les municipales sur sur le cas parisien par exemple cette ambiguïté avec l'extrême droite enfin Sarah Knafo en particulier a quand même beaucoup coûté à Rachida Dati à moins que l'échec soit lié à sa personnalité mais sauf à ce que vous me démontriez qu'il y a eu une alliance entre Mme Dati et Mme Knafo je ne l'ai pas vu alors vous m'apprendriez quelque chose il n'y a pas eu d'ambiguïté d'ailleurs l'alliance elle a eu lieu entre la liste issue des rangs de M. Bournazel d'Horizon et de Renaissance et de madame la liste de Rachida Dati au Havre Edouard Philippe réélu plutôt bien est ce que est-ce que vous sentez que cette victoire le remet en selle pour 2027 écoutez je ne vais pas commenter la candidature d'Edouard Philippe qui par ailleurs est quelqu'un de qualité, quelqu'un qui assurément a des choses à dire aux Françaises et aux Français. Et pour être votre candidat ?
Écoutez, nous n'en sommes pas là. Hier, nous avons eu un bureau politique. Il revient d'abord de consulter comme c'était l'engagement, comme nos statuts nous y invite, article 21, les militants, les adhérents de notre famille politique.
Et je le dis très clairement, moi je fais partie de ceux qui considèrent que notre famille politique est finalement l'un des enseignements qu'on peut tirer des municipales, c'est bien cela, c'est que notre famille politique, elle a une voix singulière sur des sujets comme le régalien, sur des sujets budgétaires, sur beaucoup de sujets qui concernent la vie quotidienne de nos concitoyens mais plus généralement les enjeux nationaux. Moi, je considère que nous devons avoir un candidat issu de nos rangs. Viendra le temps où il faudra discuter avec nos autres partenaires.
Et moi, je crois en notre famille politique, je crois en sa voix singulière, je crois en proposition que nous allons faire. Si vous regardez l'actualité législative, si vous regardez des sujets importants qui concernent notamment la sécurité, je pense aux questions liées au narcotrafic, je pense aux questions de la sécurité du quotidien aux questions comme l'entrisme, aux questions économiques, à beaucoup de sujets aux questions agricoles. Je crois que nous sommes une des familles politiques, peut-être la famille politique qui a fait le plus de propositions, permis de voter le plus grand nombre de textes.
Je ne vois pas pourquoi demain, nous n'aurions pas un candidat qui porte cette voix à l'élection présidentielle. – Mais jusqu'au bout ? Jusqu'en 2027 ? – Je le dis parce que l'élection présidentielle, c'est la mère des batailles, c'est l'élection suprême.
Et je crois qu'une famille politique, elle a vocation, si elle veut continuer à exister, à perdurer, à avoir un candidat qui porte sa voix. – Mais est-ce que le bloc central a les moyens de se diviser ? – Moi je pense qu'à la fin des fins, il faudra qu'il y ait un un candidat, c'est évident si on veut se qualifier au second tour.
Pour l'instant, moi je défends un candidat LR et j'espère que ce candidat LR...
Nous verrons Non, mais la politique, c'est aussi des propositions. C'est aussi un programme et ce n'est pas anticiper, ce n'est pas faire déjà des accords ou engager des discussions sans savoir ce que pensent les autres Personne, moi je ne sais pas ce que proposera M. Attal, je le dis très clairement. – M.
Attal il propose des discussions déjà ? – Oui mais d'accord, mais les discussions sur quelle base, avec quel programme, moi encore une fois, je sais ce que pense notre famille politique, je sais ce que pense quelqu'un comme Bruno Retailleau. Je ne sais pas très clairement ce que pense M.
Attal, quel sera son programme, ni même M. Philippe, même si je devine certaines de ses propositions. Il a déjà commencé à les Et c'est important, encore une fois je le redis, que notre famille politique qui vient de gagner les élections municipales puisse faire entendre sa voix, puisse avoir un programme qui soit porté, incarné.
Mais juste de quelle manière ? Est-ce que vous êtes plutôt primaire ouverte, primaire fermée ou choix de Bruno Retailleau, puisque c'est désormais l'alternative ? – Écoutez, ça c'est aux militants, clairement d'en décider.
Moi je pense que je ne suis pas un adepte de la primaire, vous l'aurez vous l'aurez compris, donc clairement je pense qu'à un moment donné, on doit avoir une voix qui soit portée par celui qui incarne notre famille politique. – Ce serait moins douloureux ? – C'est-à-dire ? – C'est-à dire qu'on voit bien que vous avez quand même un choix énorme à droite, en termes de candidature, bien plus encore que les autres sur l'échiquier politique.
Ça réglerait le problème ? – Non mais ça c'est une richesse, pardon, je le dis très clairement, ça c'est une richesse d'avoir beaucoup de candidats… – Qui peut être l'antifère aussi, voire franticide. – Qui peut être mortifère, c'est pour ça que je ne suis pas un farouche partisan des primaires.
Après, je suis très clair, s'il doit y avoir, si c'est le seul moyen d'arriver à pouvoir départager, pourquoi pas ? Mais il reviendra alors aux uns et aux autres d'en discuter. – Comment s'est passé le bureau politique hier ?
Parce qu'il n'y a pas eu de totale unanimité sur cette décision. – Quasiment, il y a eu quasiment. Et puis je crois que c'était… – C'était quoi les voies divergentes – C'était un engagement, il y a eu moins de 5 voix divergentes. – Mais qui disait quoi ? – Je pense qu'il souhaitait qu'on aille plutôt sur une primaire ouverte dès maintenant. – Comme David Lysnard par exemple comme David Lysnard, mais je respecte tout à fait ce choix.
Et puis, bureau politique, c'est aussi l'expression d'une pluralité de visions qui est tout à fait respectable. Ça n'est pas nécessairement la mienne. En revanche, moi je fais partie, comme je viens de vous le dire, de ceux qui pensent que l'aspect programmatique...
Vous savez, les Français, quand ils nous regardent, on n'est pas dans un concours qui vise à opposer ou à départager des personnalités. Ils veulent que ces personnalités, elles s'engagent sur un programme, qu'elles répondent à leurs problèmes du quotidien. C'est-à-dire qu'on traite de la sécurité, qu'on traite des problèmes économiques de notre pays, qu'on traite des questions de de la dette, du pouvoir d'achat, des questions de mobilité.
C'est ça qui intéresse les Françaises et les Français. Et si nous ne sommes pas nous, les Républicains, en capacité d'apporter des solutions, alors quel est notre avenir ? Je le dis très clairement. – Avant la présidentielle, il y a des les sénatoriales.
En septembre, la moitié du Sénat sera renouvelée, 130 sénateurs dans votre groupe à l'heure actuelle. J'imagine que vous avez sorti les calculettes depuis le 15 mars. Combien après les sénatoriales ?
C'est très difficile de le dire parce qu'on n'est pas que sur des considérants peu Il y a aussi des considérants locaux. Ce qu'on peut dire, c'est que la séquence municipale nous conforte plutôt là où nous aurions dû vraisemblablement perdre un certain nombre de sénatrices et de sénateurs, si on regardait les projections... – Elle ne vous confort pas partout, dans les actes maritimes.
Par exemple, vous avez 5 sénateurs, vous pensez sortir avec lui en septembre ? – Bien sûr, mais typiquement, nous redoutions la perte d'une commune comme Toulon, d'une grande ville comme Toulon, ça n'a pas été le cas. Avignon a basculé.
Nous avons, dans des territoires où nous pensions perdre un certain nombre de sièges, la capacité à stopper une éventuelle hémorragie. – Donc ça s'équilibrera ? Vous resterez à peu près dans le même étiage pour vous ? – Je l'espère.
Nous perdrons peut-être quelques sénatrices et sénateurs, mais nous ferons tout pour que cette perte soit la plus limitée possible. – Est-ce que vous craignez aussi de perdre des sénateurs Alors pas seulement dans les urnes, mais parce qu'il y aura probablement la création d'un groupe RN et des sénateurs de chez vous qui seront tentés de le rejoindre. – Nous verrons, on fera tout pour que ce ne soit pas le cas, vous pouvez… – Vous allez convaincre de rester ? – Écoutez, d'abord on s'adresse à celles et ceux qui sont grands électeurs.
Dans les grands électeurs, vous avez des élus qui sont élus dans des communes de moins de 500 habitants dont les considérants ne sont pas nécessairement les mêmes que dans des villes de plus de 100 000 habitants. L'élection sénatoriale, c'est aussi cela. Cela nécessite d'avoir un regard approfondi sur des situations qui, comme je vous le disais, ne procèdent pas uniquement d'une lecture Je pense que beaucoup de collègues sénatrices et sénateurs nous le rapportent et nous le disent, les élus de leur territoire.
Ils veulent aussi que ceux qui les représentent puissent traiter leurs problématiques d'élus du quotidien. – Mais pardon, je reviens aux Alpes-Maritimes parce que c'est un cas assez emblématique. Vous avez la totalité des sénateurs du département qui est perdue. – Oui, il y a fort appareillé que la perte de la ville de Nice est une incidence sur les élections sénatoriales.
Il y aura d'autres endroits où nous espérons gagner des sénatrices et des sénateurs. C'est pour ça que j'espère, et nous ferons tout pour que les pertes soient compensées par des gains. Mais vous voulez dire qu'il y en deux, trois ?
Pour l'instant c'est trop tôt pour le dire parce que comme vous le dites fort justement, dans ce département-là il y a eu d'autres élections municipales que la ville de Nice. – Un mot, un dernier mot sur un sujet parlementaire puisqu'on a appris hier que les textes fin de vie qui auraient dû être examinés la semaine prochaine au Sénat seront finalement reportés au mois de mai. Est-ce que vous approuvez ce report et est-ce que vous souhaitez qu'il soit examiné avant l'été ou vous dites qu'il vaut mieux – De collègues rapporteurs ont fait une tribune lundi chez un de vos confrères, le Figaro pour dénoncer justement les conditions d'examen de ce texte.
Et je crois que que l'on soit pour ou contre quelle que soit la position, on peut regretter les conditions de travail sur un texte aussi important. Un texte quand même qui a un virage anthropologique, un texte sociétal, un texte qui nécessite qu'on puisse travailler dans des conditions apaisées, que l'on puisse entendre et auditionner celles et ceux qui le souhaitent. Nous avoir inscrit initialement ce texte au sortir de la coupure pour les élections municipales quand on est au Sénat, vous en conviendrait que ce n'était peut-être pas le meilleur calendrier.
On a demandé clairement au gouvernement qu'on puisse avoir de meilleures conditions de travail. Je crois vraiment que le sujet le nécessite. Dernière question, Fabrice ?
Oui, qui est assez personnel Mathieu Darnot, si vous me permettez, vous êtes de plus en plus perçu comme un futur président de Sénat et je me demandais si le poste vous plairait ? Écoutez, moi je suis président du groupe. Croyez-moi, dans la période, c'est une tâche qui nécessite beaucoup d'investissements.
Je suis très attaché à mon département de l'Ardèche, j'y passe beaucoup de temps. – Ils seraient très heureux de vous avoir comme président du Sénat aussi. – Non mais écoutez, la question ne se pose pas, nous avons un excellent président du Sénat, avec qui je m'entends et avec qui nous travaillons avec confiance, complicité.
Moi j'aspire à ce qu'il reste et qu'il demeure président du Sénat le plus longtemps possible pour l'institution. Moi je prends On part au quotidien à faire en sorte que notre groupe puisse, notamment par rapport à ce que vous disiez à l'instant, faire en sorte que le calendrier législatif puisse aussi répondre aux aspirations des Françaises et des Français C'est qui, je vous le dis parce que j'étais candidat au municipal et je me suis livré un exercice que j'adore, c'est-à-dire le porte-à-porte pour écouter, pour prendre un peu le pouls des territoires. Et j'ai perçu chez certains de nos concitoyens quelques critiques par rapport au fait que le parlement dans cette période pourrait examiner des textes qui a un peu plus de souffle qui permettrait de répondre à leur attente voyez moi je pense qu'aujourd'hui ma mission c'est celle là c'est de faire en sorte que les textes qui seront proposés par notre groupe politique puissent être des textes utiles pour le pays.
Merci beaucoup, Mathieu Arnaud, d'avoir été notre invité. La Une du Progrès, Fabrice, prise de l'essence entre colère
Mathieu Darnaud