Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
InterviewPublic Sénat (sur YouTube)· 3 novembre 2022 24 minContradictoireFond programmatiqueEnvironnement & énergieAgriculture & alimentationSolidarités & famille

Énergies renouvelables : "L'absence d’accord sur ce texte témoignerait de postures politiciennes"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Combien de stations services sont encore en difficulté ce matin ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que le gouvernement va prendre des mesures pour débloquer Feyzin ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous parlez de terrorisme écologique comme Gérald Darmanin ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous envisagez de renoncer au projet des bassines ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'un accord vous semble possible avec le Sénat sur ce texte ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous êtes ouverte à ce que les bénéfices aillent aux collectivités ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 10:00AgnèsFait
    « Nous avons concerté depuis plusieurs mois de manière très ouverte. »
  • 14:00AgnèsChiffre
    « Deux tiers de nos énergies sont fossiles. »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

et notre invité politique ce matin c'est agnèse bonjour merci beaucoup d'être là ministre de la transition énergétique on va bien sûr longuement parler dans quelques instants du projet de loi développement des énergies renouvelables un tout petit peu retardé au Sénat qui débutera aujourd'hui mais d'abord un mot sur les la crise des carburants puisque la grève a été levée on l'a appris hier à la raffinerie totale de Gonfreville combien de stations services sont encore en difficulté ce matin alors sur les stations-service on a au plan national une situation qui est à peu près revenu à la normale dans beaucoup de régions trois régions qui sont encore en difficulté l'Île-de-France qui est notamment alimenté par contreville sur l'essence donc c'est un sujet qui concerne essentiellement les sens et plutôt les petites stations qui ont plus de difficultés à acheminer des stocks de carburant Bourgogne Franche-Comté et Auvergne Rhône-Alpes parce que à Feyzin il y a encore un mouvement alors certains car d'équipe fonctionne d'autres il y a des grévistes donc la situation est en train de se normaliser mais effectivement des tensions plus particulièrement sur l'Île-de-France et sur Auvergne Rhône-Alpes et franchement vous avez des chiffres précis ou c'est compliqué en fait les chiffres la qualité des chiffres dans une situation où on est plus en mode crise et moins bonne parce que les déclarations de se font pas en temps réel et c'est pour ça que je veux pas affirmer des chiffres qui ne seraient pas ce qu'on sait c'est que grosso modo là où on était au delà de 10% en plan national on est en dessous et que on a une nette différence entre l'île de France et dans un deuxième niveau Auvergne Rhône-Alpes et Bourgogne franchement vous espérons c'est-à-dire que aujourd'hui les distributeurs et les stations services nous disent il va avoir une nette amélioration c'est eux qui nous le disent il va avoir une date amélioration dans les cinq jours qui viennent et ensuite il faut toujours un petit peu de temps pour redémarrer une raffinerie c'est le cas de Gonfreville et je le redis c'est spécifiquement sur l'essence et c'est plutôt sur les petites stations services j'ai changé avec la grande distribution certaines grands magasins nous disaient nous on a aucun problème total a beaucoup moins de rupture donc voilà c'est un sujet dimanche d'ici la fin de la semaine je l'espère et on a tout fait pour mais aujourd'hui je dirais que la balle est dans le camp des de ces entreprises privées c'est leur métier de faire fonctionner les stations l'État était en soutien depuis maintenant trois semaines je crois que c'est pas le travail des préfets de mettre en relation des stations services des distributeurs et des transporteurs il faut que les acteurs privés fassent leur travail et redémarre correctement cette chaîne d'approvisionnement ça veut dire un dernier mot sur faisant puisque vous le dites c'est le seul site qui est encore en grève aujourd'hui est-ce que le gouvernement va prendre des mesures pour le débloquer pour le moment nous ne prenons pas de réquisition dans les 48 heures mais vous le savez comme depuis le début de la crise nous allons suivre au plus près la situation pour faire en sorte de soulager Auvergne Rhône-Alpes et Bourgogne Franche-Comté un mot sur le sujet des bassines puisque les sénateurs ont interpellé la première ministre et le gouvernement hier à de nombreuses reprises est-ce que sur ce qui s'est passé ce week-end à Sainte-Souline vous aussi comme Gérald Darmanin vous parleriez des causes terrorisme écoutez moi je constate que il s'agit d'un projet qui l'objet d'une large concertation publique sur lequel un consensus s'était dessiné un consensus qui certes n'étaient pas 100% des positions exprimées mais enfin très large que finalement c'est la démocratie locale qui avait parlé et que cette question ou cette décision est remise en cause de manière violente par certaines organisations ou certains certaines personnes et quand je dis de manière violente on a quand même plus de 60 représentants des forces de l'ordre qui ont été violemment attaqués et qui sont violemment blessés donc c'est inacceptable et je veux redire mon soutien aux forces de l'ordre elles sont là pour protéger les Français elles sont là pour assurer notre sécurité il est inadmissible qu'elle soit attaquée dans ses circonstances à forti quand on lisser la place à la concertation publique quand toutes les opinions ont pu s'exprimer et quand il apparaît que élu locaux habitants agriculteurs et je rappelle que les agriculteurs ils sont ici pour nourrir les Français ils sont pas c'est pas des agriculteurs qui gardent ces taux pour eux étaient d'accord entre eux pour mener ce projet mais est-ce qu'on peut mélanger écologie et terrorisme parce que c'est ce qu'a fait Gérald Darmanin en parlant d'écotérisme mais un moment il faut être clair sur la situation vous avez des personnes qui ont manifesté contre la loi puisque cette manifestation était interdite et elle était interdite pour de bonnes raisons puisque on craignait des problèmes d'ordre public c'est très exactement ce qui s'est passé et vous avez plus de 60 représentants des forces de l'ordre qui sont aujourd'hui gravement blessés à cause de cette manifestation donc il faut nommer les choses et il faut dire de manière claire la situation et les militants qui demandent au gouvernement de renoncer à ce projet vous envisagez de renoncer pour vous il est hors de question de renoncer à ce projet mais à un moment il faut que la majorité des personnes qui ont mené ce projet qui sont d'accord sur ce projet ça s'appelle la démocratie c'est-à-dire que quand vous êtes en minorité sur un sujet vous acceptez l'opinion la validation de la majorité c'est le principe de la démocratie revenir sur ça et inquiétant et imaginez un seul instant que parce que vous n'êtes pas d'accord que vous êtes minoritaire vous faites un acte violent ce serait un mode de régulation de la société n'est pas acceptable c'est ce qui s'est passé à Notre-Dame-des-Landes où il y avait eu on va faire un dôme local et le gouvernement finalement renoncé à le projet Bruno Retailleau dit que c'est le gouvernement qui a donné un droit de casser finalement qu'est-ce que vous dites de ça je trouve que c'est un propos politicien et qu'aujourd'hui les positions du gouvernement elles ont été exprimées par le ministère de le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin elles ont été exprimées nettement par la première ministre elles ont été exprimées une honnêtement par le ministre de l'écologie Christophe Béchu il n'y a aucune ambiguïté sur notre position c'est c'est violences sont inacceptables et moi j'attends que les représentants de la République élu qui sont chargés d'écrire la loi la respecte et je trouve très étonnant que certains se sont joints à ces manifestations c'est à dire Yannick Jadot son vrai nomson Yannick Jadot n'est pas élu député cendrier des sauve des députés européens nous avaient raison de le souligner Sandrine Rousseau est député elle écrit la loi elle a vocation à la respecter c'est la moindre des choses on va parler du texte développement énergies renouvelable qui débute donc ce matin avec un petit peu de retard dans l'hémicycle du Sénat est-ce qu'un accord vous semble possible avec le Sénat sur ce texte vous savez ça fait depuis le mois de juillet que nous concertons très largement avec les élus locaux les associations d'éluge les opérateurs de la filière les associations environnementales et évidemment les partenaires de tous les groupes tant Sénat à l'Assemblée nationale et ce que j'observe c'est qu'aujourd'hui il y a une véritable prise de conscience sur l'urgence climatique d'une part et sur la nécessité d'accélérer sur les énergies renouvelables ce point n'est pas contesté et de ce fait là je pense qu'il y a un chemin possible alors il y a la volonté aussi que les projets d'énergie renouvelables soit se développe de manière raisonnée sur les territoires il y a la volonté que les élus locaux puissent maîtriser ce développement avoir le dernier mot et cela nous convient parfaitement et on va revenir dans le détail mais cet accord vous le cherchez au prêtre qui est-ce que vous le cherchez possible sur la forme que pourrait prendre ce droit de veto alors encore une fois je vous le redis moi j'ai travaillé beaucoup avec les associations des lieux et les associations d'élus eux-mêmes traces le chemin il disent au fond il y a des choses qu'on ne demande pas un droit de veto d'emblée sur des projets dont on n'a pas eu le temps de prendre connaissance et sur qui serait partagé entre nous le territoire qui accueille le projet et les meilleurs voisins n'est pas forcément ce qu'on souhaite parce que c'est pas forcément adapté à la position de médiateurs que l'on veut adopter c'est notamment l'Association des Maires heureux de France qu'il signale intercommunalité de France aussi a pris position donc ils appellent plutôt à une forme de planification dans lequel il serait totalement parti prenante qui leur permettrait de définir des zones propices à l'accueil des énergies renouvelables par rapport au sein des documents de Scott et sur cette base là de bénéficier d'un repousse de l'État lorsque ils veulent avec des porteurs de projets implantés de nouvelles énergies renouvelables ça peut se faire par exemple au travers d'appel d'offres qui recueillerait plus de soutien parce qu'ils se positionne sur des zones sur lesquelles les mers pensent qu'il est nécessaire ou utile de développer des énergies vous n'êtes pas d'accord sur la montre mais est-ce que une fois que le projet est ficelé est-ce que c'est aux élus locaux d'avoir le dernier mot est-ce que ça ça peut être envisageable mais nous on respecte notamment ce qui a été voté dans la loi 3DS qui donne le dernier mot au maire sur des projets d'éoliennes terrestres mais ce que nous pensons c'est qu'il faut une planification en amont définir des zones propices aux énergies renouvelables que ces zones propices correspondent à nos besoins de production d'énergie propre c'est essentiel c'est à dire ça doit pas être juste à un carré de 10 mètres carrés où on implanterait trois panneaux photovoltaïques ça doit correspondre aux besoins du territoire et aux besoins du pays mais à la fin ce sont les élus qui seront les partenaires du développement des énergies renouvelables et personnes d'autres donc c'est clair c'est non à ce que demande le Sénat sur le droit de veto l'objectif de steak c'est aussi de faciliter l'acceptation des éoliennes sur le territoire pour cela vous voulez des réductions de facteurs d'électricité pour les habitants qui sont concernés quels sont justement les habitants concernés précisément à quelle distance et quel sera le montant de ces réductions alors sur ce sujet là nous faisons une proposition je dirais que c'est un article d'appel qui vise à permettre au parlementaire de se positionner et de faire des propositions des propositions intéressantes sont ressorties du premier travail en commission développement durable notamment le fait de pouvoir ouvrir le capital des projets aux habitants et aux élus enfin aux collectivités locales je pense que c'est une très bonne idée parce que ça permet au fond à chacun de s'approprier ces énergies renouvelables de les rendre plus désirable s'agissant de la baisse de factures là aussi c'est une proposition qu'on fait donc à un moment il faut fixer une limite on a proposé de le faire à 5 km autour de l'installation mais là encore vous êtes ouvert le gouvernement est parfaitement ouvert au débat d'autant plus que le Sénat au fond reflète et porte la vision des territoires que sur ce sujet là il peut avoir un débat entre Région Département intercommunal niveau intercommunal niveau communal et que il y a plusieurs façons aussi de partager la valeur des installations d'énergie renouvelables ça peut être compléter les budgets qui sont consacrés à des projets de transition énergétique pour les collectivités locales au moment où elles ont besoin d'investissement ils ont besoin d'argent ça peut être baissé la facture directement des habitants ça peut être baisser la facture des collectivités locales au fond je crois que là aussi il faut qu'on travaille ensemble et qu'on trouve le chemin mais c'est surtout que le Sénat veut que l'argent est au collectivité plus qu'aux habitants est-ce que ça ça fait partie des lignes rouges là aussi pour vous est-ce que vous êtes ouvertes est-ce que ça aille au collectif j'ai été très clairement moi je suis ouverte à trouver la meilleure solution qui rend les énergies renouvelables plus désirable sur le territoire j'ai les mères qui me disent il faut absolument que ça aille à mes habitants parce que c'est le signal dont ils ont besoin j'en ai d'autres qui me disent non c'est important que ça vienne nourrir des budgets de collectivité locale mais on entend que c'est peut-être important que ces budgets soient orientés vers la transition énergétique ou voir des ou sur des projets qui font du sens et pas nécessairement sur des projets qui n'ont rien à voir avec la question de la transition énergétique je suis à l'écoute et on va construire ces solutions ensemble les éoliennes qui sont concentrés dans certaines régions ça aussi ça joue sur la question de l'acceptabilité des Français est-ce que là vous allez prendre des mesures pour qu'elles soient équitablement réparties sur le territoire alors il y a deux sujets sur ça c'est-à-dire que vous n'allez pas implanter des éoliennes là où le régime devant n'est pas favorable donc c'est pas illogique que les éoliennes se sont positionnés dans des régions qui ont plus de capacités en matière d'énergie d'origine dont le vent est à l'origine ça c'est le premier point le deuxième point c'est que vous le savez dans la planification énergétique que nous proposons l'idée est de partir du potentiel de chaque territoire et dans le potentiel de chaque territoire il y a ce qui a déjà été fait donc évidemment il faut prendre en compte ce qu'il y a déjà été fait et ne pas rajouter des installations là où il y a déjà eu un effort conséquent et puis il y a une troisième chose c'est qu'on peut travailler sur ce qu'on appelle en mauvais français le ripowering c'est-à-dire partir d'installation existante et les rendre plus efficaces et vous pouvez ainsi avoir plus de potentiel de production d'énergie c'est à dire avec le même nombre de ma pour produire 25 à 30 % de plus d'électricité tout simplement parce que en 20 ans les technologies se sont fortement améliorées et donc on peut produire plus d'électricité avec le même nombre de ma d'éoliennes ça peut être une solution par exemple pour des territoires que je connais bien comme le haut de France qui accueille beaucoup 25% de la production d'éoliennes en France ou Grand est un amendement du Sénat elle a aussi ça fait partie des points a priori bloquants dit que les éoliennes en mer doivent être positionnés à 40 km des côtes ça pour vous c'est pas négociable ça c'est surtout un sujet je dirais géographique c'est-à-dire que aujourd'hui si vous positionnez à 40 km des éoliennes en mer des côtes ça veut dire que vous ne pouvez plus utiliser la mer du Nord vous ne pouvez plus utiliser la Manche et vous ne pouvez pas utiliser la Méditerranée pour différentes raisons la Méditerranée c'est parce qu'il y a des canyons profonds et donc en Méditerranée vous ne pouvez pas installé aucune aucun type d'éolienne aujourd'hui qui existe même en termes de prototype donc ça voudrait dire concentrer toutes les installations d'éoliennes marines sur la façade atlantique et ça voudrait dire également devoir différé de plusieurs années des projets puisque la technologie qui permet de mettre des éoliennes à 40 km des côtes aujourd'hui elle n'existe pas de manière industrielle on n'a aucun parc d'éoliennes de 500 MW comme on le fait 500 MW c'est la puissance d'une d'un demi réacteur nucléaire n'existe dans le monde et donc quelque part c'est reculer pour mieux sauter et puis moi je suis très inquiète du signal que ça enverrait à la filière il se trouve que cette filière industrielle est une des meilleures du monde elle est en France elle exporte aux États-Unis elle exporte en Écosse c'est plus de 6500 emplois directs notamment à Saint-Nazaire pas Cherbourg et au Havre est-ce que réellement on veut mettre un coup d'arrêt à cette filière et fragiliser ses emplois en envoyant le signal aux opérateurs industriels que pas de ça chez nous avant 2035 ou 2040 je crois que ça serait une décision très profonde et donc il faut bien mesurer la portée bon donc si on vous comprend bien c'est non sur le droit de veto des mers tel que écrit par le Sénat et sur les 40 km mais vous êtes plutôt ouverte sur la question des collectivités et notamment des bénéfices que pour étirer les collectivités de cette chose sur le droit de veto il y a plusieurs formulations dans le texte donc nous nous avons travaillé avec beaucoup de sénateurs à avoir une formulation qui permet effectivement au maire d'avoir le dernier mot mais dans le cadre d'une planification de l'énergie qui soit ambitieuse un dernier mot sur ce texte puisque le gouvernement n'a plus le droit qu'à un 49-3 hors-tex budgétaire est-ce qu'il est envisageable de l'utiliser sur celui-là ou est-ce que c'est non d'emblée ce sera sur un autre texte ce n'est pas l'ordre du jour aujourd'hui pour une raison très simple c'est qu'encore une fois il n'y a aucune raison que des groupes politiques qui revendiquent de défendre la dépendance énergétique de notre pays qui revendique de lutter contre le réchauffement climatique et qui revendique de protéger le pouvoir d'achat des Français et la compétitivité des entreprises et donc de leur donner accès à une énergie qui soit accessible en prix votre contre ce texte et donc je crois qu'il faut sortir de la posture politique dans laquelle ils sont quand vous les oppositions sont dans une caution politicienne je crois que si on devait pas trouver d'accord sur ce texte sa témoignerait d'une posture politique je veux prendre ici les Français à témoins je vais appeler les groupes politiques à la plus grande vigilance la France est en retard en matière de production énergie et en particulier des énergies renouvelables donc nous avons une responsabilité vous le voyez nous avons concerté depuis plusieurs mois de manière très ouverte on n'a pas de ligne rouge qui soit inatteignable et donc aujourd'hui nous devons être capable ensemble de construire ce consensus et j'observe que cette position est assez largement partagée dans plusieurs groupes avec lesquels j'ai pu interagir ces derniers jours cette volonté d'aboutir cette volonté de donner enfin une indépendance énergétique à notre pays un dernier mot sur le nucléaire entre parenthèses mais sénateurs et notamment de droite et notamment Bruno Retailleau déplore cueillait un projet de loi énergie renouvelable un projet de loi nucléaire il parle de textes à la découpe et il déplore qui est pas de cas général qu'est-ce que vous dites de ça je leur dis qu'ils connaissent très bien la politique énergétique portée par le gouvernement puisque le président de la République là très clairement annoncé à Belfort en février dernier et la première ministre apporté devant le Sénat un débat sur la politique énergétique du gouvernement il y a seulement deux semaines donc ça c'est connu et on a un calendrier qui est un calendrier logique nous sommes en retard sur les énergies renouvelables nous n'avons pas fait notre quantité de développement d'énergie renouvelable on est le seul pays en Europe à ne pas avoir déployé suffisamment d'énergie renouvelables il faut rattraper ce retard ça s'appelle anticiper nous avons par ailleurs une large concertation sur le mix énergétique c'est la première fois que nous ouvrons cette concertation aussi largement au public je pense que c'est normal c'est un sujet qui est essentiel on sait qu'il y a du débat entre combien consommer jusqu'où aller dans la sobriété quelle part pour les énergies renouvelables pour le nucléaire quelle part pour les fossiles puisque l'enjeu c'est de sortir des fossiles je veux redire ici que deux tiers de nos énergies sont fossiles et comment financer ce débat il faut lui laisser le temps de se dérouler il donnera lieu à un projet en 2023 qui nous permettra de remettre à jour notre programmation plus réelle de l'énergie et l'ensemble des parlementaires seront évidemment la manœuvre pour amender pour corriger et pour voter et justement parce qu'on parle de remise à jour dernière question de cette programmation plus réelle de l'énergie il était envisager la fermeture de 12 réacteurs d'ici 2035 est-ce que vous allez revenir là dessus mais je crois que le Président de la République a été très clair aussi sur ce sujet là donc il n'y a aucune ambiguïté sur la ligne du gouvernement la première ministre là encore rappelé au Sénat au moment du débat sur la politique énergétique notre souhait notre recommandation c'est de prolonger les réacteurs aussi longtemps que les conditions de sécurité le permettent ça c'est clair mais donc pas de fermeture des 12 réacteurs d'ici 2030 aussi longtemps que les conditions de sécurité le permettent à un moment je rappelle qu'il y a une autorité indépendante qui s'appelle l'Autorité de Sûreté Nucléaire qui valide ou pas la prolongation de vie des réacteurs n'oublions pas que initialement nos réacteurs ont été construits pour 40 ans et qu'il s'agit là de prolonger leur vie au delà de 50 ans et donc c'est un sujet qui n'est pas seulement un sujet de volonté politique c'est aussi un sujet de sécurité nucléaire et nous ne plaisanterons pas avec la sécurité nucléaire merci beaucoup merci Agnès et on suivra bien évidemment le l'examen de ce projet de loi sur le développement des énergies renouvelables merci d'avoir été notre invité ce matin on va continuer [Musique]

Énergies renouvelables : "L'absence d’accord sur ce texte témoignerait de postures politiciennes" — Agnès Pannier-Runacher · Pourquijevote