Les traités de libre-échange étranglent nos agriculteurs et menacent notre souveraineté alimentaire
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:22Invité politiqueFait
« depuis les accords du Gat et de l'OMC dans les années 90 qui ont dérégulé l'économie et qui ont assimilé tout soutien à la production à une entrave sur le marché mondial la pack a été adapté notamment en faisant disparaître les prix garantis »
- 2:05Invité politiquePromesse
« il faut revenir au système des prix garantis même si c'est contraire aux règles de la mondialisation libérale »
- 5:26Invité politiqueFait
« dans le projet d'accord avec le mercosour on autorise les importations de denrées agricoles obtenues avec des pesticides qui sont interdits en Europe »
Temps de parole
- Emmanuel Maurel100 %
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
la colère des agriculteurs s'enracine sous nos yeux et chaque jour qui passe leur détermination à obtenir de réelles avancées pour leur profession se fortifie le mouvement on marche sur la tête parti de l'occupation de l'autoroute A64 entre Toulouse et Bayonne et qui s'étend à présent à 85 départements est massivement soutenu par les Français aucune classe sociale aucune génération aucun électorat n'exprime de vraies réserves à l'égard de ceux qui ne comptent pas leurs heures pour nous nourrir et qui hélas ne retirre pas toujours loin sans faux le juste fruit de leur labeur la crise du monde agricole comme celle du monde industriel d'ailleurs est bien une crise de la mondialisation et une crise des politiques menées pour accompagner comme on dit cette mondialisation tant au niveau national qu'au niveau européen prenons par exemple la politique agricole commune au départ c'est une politique qui est destiné à assurer l'autosuffisance alimentaire et donc la souveraineté alimentaire de l'Europe et de la France le but était d'accroître la productivité les rendements mais aussi il faut pas l'oublier de garantir le niveau de vie des paysans et de stabiliser les marchés en fixant des prix et des quotas de production depuis les accords du Gat et de l'OMC dans les années 90 qui ont dérégulé l'économie et qui ont assimilé tout soutien à la production à une entrave sur le marché mondial la pack a été adapté notamment en faisant disparaître les prix garantis or c'est de ça don souffre de très nombreux agriculteurs l'absence de prix plancher cela fait des décennies que les agriculteurs posent et reposent sans cesse la question de l'écart entre le prix payé au producteur et le prix payé au supermarchés par le consommateur et cela fait des décennies que cet écart ne se réduit pas selon les denrées par exemple le lait mais aussi les fruits et les légumes on observe des prix payés au producteurs de 4 à 10 fois moins élevé que le prix que nous consommateurs allons payer en supermarché donc il faut revenir au système des prix garantis même si c'est contraire aux règles de la mondialisation libérale nous ne pouvons plus nous permettre de subir ces règles qui étrangent celles et ceux qui produisent en France et en Europe mais il y a une autre règle de la mondialisation dont il y est urgent je dirais même vital de se passer c'est celle du libre échange en tant que député européen ça fait des années que j'alerte là-dessus et je n'ai pas attendu que la marmite explose pour me rendre compte qu'il y a un gros problème que fait la Commission européenne elle crible l'Europe d'accord de libre échange où c'est toujours et je dis bien toujours l'agriculture qui est la variable d'ajustement regardons les effets de cette frénésie de libreéchange sur la France historiquement la France a une grande puissance agricole mais elle est passée du deè rang au 5e rang des exportateurs mondiaux et ces importations alimentaires ont explosé en 2022 nous avons importé 63 milliards d'euros de denrées alimentair c'est-à-dire deux fois de plus qu'en 2000 C cette évolution elle tient à deux facteurs principaux la mise en concurrence interne avec le marché unique européen et notamment l'élargissement de l'Europe aux pays de l'Est mais surtout la mise en concurrence externe c'est-à-dire la concurrence la plus déloyale qui soit avec ce qu'on appelle les accords de libre échange qu'est-ce que c'est un accord de libre échange pour faire simple la Commission est mandatée par les États-membres donc avec l'accord des gouvernements et notamment le gouvernement français pour négocier des Deals et des deals qui se ressemblent tous on fait sauter les droits de do pour exporter des biens industriels par exemple les voitures allemandes et en échange on accepte des contingents supplémentaires d'importation agricole je vais vous prendre plusieurs exemples dans le projet d'accord négocié par la commission avec le mercosour mercosour notamment le Brésil l'Argentine on a 100000 tonnes de buœuf 180000 tonnes de volaill 650000 tonnes d'éthanol qui vont être ainsi permis à l'importation dans l'accord avec le Chili voté hier en commission du commerce international don je suis membre évidemment j'ai voté contre il y a la même chose c'est-à-dire des contingents d'importation à droit de douane zéro pour des dizaines de milliers de tonnes de bœuf de porc de volaill et vous avez aussi sans doute entendu parler de l'accord avec la Nouvelle-Zélande que j'ai refusé de ratifier au Parlement en décembre dernier contrairement à tous les députés macronistes d'ailleurs la Commission a accepté des contingents de plus de 10000 tonnes de bœuf 38000 tonnes d'eauovin des milliers de tonnes de lait des milliers de tonnes de beurre qu'on va acheter à 20000 km d'ici c'est ça la mondialisation et le libre échange à la sauce vender li et consort toujours plus de concessions sur les produits alimentaires et toujours moins de part de marché pour ns agriculteurs et c'est ça qui peut pas durer c'est ça qui est insupportable alors la Commission a beau jeu de nous dire oui mais c'est vrai on a accepté quelques dizaines de milliers de tonnes de produits agricoles mais regardez sur la consommation totale qui se compte en millions bah ça fait pas beaucoup c'est une faible part on peut se le permettre c'est ça qu'on me renvoie moi tous les jours sauf que ce que dit pas la commission c'est qu'à force d'enfiler les faibles parts les unes sur les autres bah au final ça fait beaucoup beaucoup trop d'autant plus que les agriculteurs ont raison toutes ces importations elles ne respectent pas nos normes on dit à nos agriculteurs on dit au monde paysans il faut réduire les pesticides les produits phytosanitaires les néonictinoïdes le glyphosate mais les importations agricoles extraeuropéennes vous croyez vraiment qu'elles respectent les normes strictes sur les pesticides et c'est ça aussi dont les agriculteurs ont marre on leur dit vous devez vous adapter au Green New Deal à la transition écologique à la sauvegarde de la biodiversité et on est d'accord et d'ailleurs les agriculteurs aussi sont d'accord mais encore faudrait-il que la concurrence mondiale elle soit conforme à ses règles sur le green New Deal et la biodiversité savez-vous que dans le projet d'accord avec le mercosour on autorise les importations de denrées agricoles obtenues avec des pesticides qui sont interdits en Europe savez-vous que les experts estiment à + 5 % jusqu'à + 25 % la déforestation supplémentaire c'est-à-dire la destruction de la biodiversité de la forêt que vont provoquer les clauses agricoles de C accord de libre échange et pendant ce temps-là on envoie des circulaires de 15 pages à nos agriculteurs qui veulent tailler une haie ou qui veulent installer un bâtiment sur leur exploitation alors c'est vrai on marche sur la tête et les agriculteurs comme nous les consommateurs les citoyens en ont marre du double discours des dirigeants ils ont raison et il faut remettre complètement à plat cette politique du chien crevé au fil de l'eau ou alors on renonce à notre souveraineté alimentaire on liquide notre agriculture et on fait un grand désert rural en mangeant toujours plus d'aliments produits à des milliers de kilomètres dans des conditions sociales sanitaires environnementales qui sont inacceptables et donc le choix il est simple soit on protège notre agriculture avec des prix garantis et une politique commerciale équitable soit d'ici quelques années il y aura plus d'agriculture en France et en Europe
Emmanuel Maurel