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interviewLCP (sur YouTube)· 12 février 2026 102 min

Délégation aux droits des enfants : audition d'Edouard Geffray - 10/02/2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Monsieur le ministre, chers collègues, nous avons le plaisir de reçoir aujourd'hui monsieur Édouard Jeffrey, ministre d'éducation nationale que je remercie vraiment d'être présent à nos côtés. Je tiens tout d'abord, monsieur le M, si vous me le permettrez, avoir une pensée pour tous les enseignants et tout le personnel éducatif qui chaque jour œuvre à l'instruction de nos enfants et je les remercie grandement. Mais on en a un petit peu discuté dans en venant.

Les enseignants payent un lourd tribou au mal-être des enfants et dont les actes de la semaine dernière nous le rappellent tragiquement. Les chiffres récents du malêtre des enfants sont alarmants. 14 % des collégiens et 15 % des lycéens présentent un manque un risque important de dépression.

Plus inquiétant encore, 24 % des lycéens déclarent avoir eu des pensées suicidaires au cours des 12 derniers mois. 13 % ont déjà fait une tentative de suicide et environ 3 % une tentative et en nécessité une hospitalisation sur la dernière enquête de l'enclasse. Face à cette situation, la délégation s'est saisie en juillet dernier de la question de la santé mentale des jeunes à travers une mission d'information et je tiens d'ailleurs à saluer le travail de nos collègues Nathalie Collin Esterl et Anne Standback Ternoir.

Parmi les troubles observés, les refus scolaires anxieux illustrent combien l'école peut devenir une source d'angoisse pour certains élèves, notamment en lien avec le harcèlement et le suicide de la jeune Caméliia le 13 janvier dernier nous l'a tragiquement rappelé. Pardon. Alors, des avancées ont été engagées avec le déploiement du programme phare et l'adoption de la loi du 2 mars 2022 dit loi Balanan qui fait du harcèlement scolaire un délit.

Pourtant, les chiffres restent que restent préoccupants. Selon une note du ministère de la justice publiée le 4 novembre 2025, 10000 affaires de harcèlement scolaire ont été enregistré par les parquets depuis 2022. Bien sûr, on peut se demander quelles suites sont données notamment à ces procédures et quel lien vous avez avec l'éducation nationale et la justice sur ce type de de plainte.

Et puis vous, en tant que ministre, je pense qu'il faut qu'on passe à un acte nouveau sur le harcèlement. J'aimerais vous entendre sur ce que vous souhaitez mettre en place pour mieux protéger les victimes et puis on le sait, on on a voté notamment le fait qu'un qu'un élève harceleur puisse changer d'établissement, ce n'est pas toujours utilisé. Avez-vous une vision euh de ce qui est fait ou pas sur ce changement d'établissement pour l'élève harceleur ?

En matière de santé mentale toujours, votre prédécesseur avait annoncé un plan prévoyant la formation de deux personnels par établissement pour repérer et orienter les élèves en souffrance, ainsi qu'un accès prioritaire aux centres médicaux psychologiques. La délégation avait de son côté recommandé de renforcer la présence des infirmières à l'école avec un objectif d'une infirmière pour 800 élèves contre en moyenne 1600 aujourd'hui. Pouvez-vous nous dire vous en êtes de ce qui avait été annoncé par votre prédécesseur ?

Qui sont ces éventuels personnels et comment ont-ils été formés ? Un autre de vos prédécesseurs avait également proposé la mise en place d'un dispositif scolarité protégée pour les enfants mis sous protection dont les résultats scolaires, rappelons-le, sont catastrophiques puisque 70 % des enfants mis sous protection sortent du système scolaire sans diplôme. Pour accompagner ces enfants, cela fait plusieurs années que je propose que dans les missions du pacte enseignant, on puisse permettre à des enseignants du premier degré de faire du soutien à destination de ces enfants.

Pouvez-vous nous indiquer où en est bien entendu le projet de scolarité protégé ? et si ma proposition pour intégrer un tel dispositif. L'allégation s'est aussi penchée sur l'école inclusive.

Au-delà de l'augmentation du nombre d'élèves en situation du handicap scolarisé en milieu ordinaire, qu'en est-il de l'acte 2 de l'école inclusive et de l'intégration du médico-social à l'école ? car malgré la création de 1200 OTP supplémentaires d'AESH en 2026, les besoins restent importants. 42000 élèves seraient encore en attente d'accompagnement après les vacances de Toussin avec de fortes inégalités entre les acadées.

Je souhaite également vous entendre sur l'interdiction des portables dans l'enceinte scolaire qui est une interdiction depuis 2018. Donc combien d'établissement est-ce vraiment déployés ? Quels sont les résultats dans le primaire et au collège et l'attention des élèves est-elle plus satisfaisant et les conflits ont-ils diminués ?

Pour la rentrée 2026, vous souhaitez étendre cette intertection au lycée. Toutefois, au lycée, les jeunes ont atteint l'âge dit de la majorité numérique. Je salue bien entendu le travail mené par l'or Miller sur cette majorité numérique et les accès interdits avant cet âge aux réseaux sociaux.

Mais je m'interroge de fait sur le message que nous leur envoyons à ces lycéens puisqu'ils seraient majeur numériquement mais pas décideur. Et j'aimerais donc savoir ce de ce fait quel programme va être mis en place côté éducation nationale pour accompagner les jeunes dans la prise en compte des dangers du numérique car pour moi la priorité est bien cette éducation. Sinon, on se donne conscience, on leur interdit à l'école, mais les mises en danger continuent, à domicile ou à l'extérieur de l'établissement car je le rappelle, les lycéens pendant les pauses ont le droit de sortir souvent des établissements.

Donc, ils prendront leur téléphone à la pause et donc s'exposeront de même au danger si on ne les sensibilise pas de manière plus importante. Je voulais aussi vous interroger sur la mise en œuvre du programme d'éducation à la vie affective et relationnelle et à la sexualité. Ces séances sont essentielles pour prévenir les violences sexuelles.

Les chiffres parlent de même. En CM1, CM2, 15 % des élèves d'avoir été victimes déclarent avoir été victime de voyurisme dans les toilettes et 8 % avoir été embrassé de force au moins une fois dans l'année scolaire. Au collège, 15 % des filles et 12 % des garçons déclarent avoir subi au moins une forme de violence sexuelle.

Quand on sait que la civilis estime à 160000 enfants victimes de violence en France par an, et bien on pense qu'on a encore un petit peu de travail. Pouvez-vous donc nous indiquer combien d'établissements ne mettent pas en place ces enseignements et et on sait qu'ils ne sont pas mis en place et ce que vous comptez faire pour y remédier car vraiment et moi ça fait très longtemps que je plaide pour ces séances c'est pour moi une priorité dans l'apprentissage des enfants à leur corps, à ce qu'on a le droit de leur faire subir ou pas et surtout elles permettent souvent de libérer la parole des victimes. Mais je voulais aussi vous alerter sur un point.

On sait que comme mentionna précédemment 5,4 millions de personnes en France sont victimes violence sexuelle. Il y a donc dans cette corde statistiquement vos enseignants qui sont d'anciennes victimes. Et donc je pense qu'il faut être vigilant face à la formation pour ces enseignants qui vont avoir à dispenser les enseignements à la vie affective en sexuelle parce que parfois ça peut réenclencher un traumatisme pour ces enseignants qui sont d'anciennes victimes.

Aussi, j'aimerais savoir quelle formation vous enveigez pour ces enseignants, comment renforcer bien entendu la formation de toute la communauté éducative au repérage au signal allemand. Et j'avais d'ailleurs proposé que des équipes mobiles soient mises en place pour se substituer à l'enseignement qui serait par exemple en malêtre par rapport à ces enseignements. Pensez-vous que ça puisse être une solution pour accompagner ces enseignements, ces enseignants, ces enseignants pardon, anciennes victimes euh parce qu'il est important de ne pas réancrer les traumatismes ?

Voilà, monsieur le ministre, ce que je voulais vous dire en préambule. Euh je vous laisse la parole bien sûr pour un propos préliminaire euh pour éventuellement répondre à ces premières questions et ensuite nous passerons la parole aux membres de la délégation. Merci infiniment la présidente.

Merci d'abord de m'accueillir ici et de bien vouloir m'auditionner alors sur des sujets qui sont euh essentiels et communs dans leur essence et et on été assez différents dans leur nature comme vous venez d'embrosser le portrait. Donc je vais essayer de vous apporter des réponses. Voilà, mais en ayant conscience que le le le sujet est en réalité assez vaste.

D'abord, il faut reparter du point de départ à mon sens qui est que l'école, elle a deux fonctions instruire et protéger et que le lieu école normalement, je normalement parce qu'au s par principe doit être un lieu de sécurité absolu de la porte à la porte. Ça c'est la première chose. La deuxième chose c'est que au-delà de la porte, l'école euh sert à détecter ce qui se passe et les crimes, les atteintes, les actes et cetera dont les élèves pourraient être victimes.

Et je reviendrai tout à l'heure sur cet élément là qui qui me paraît important. Et la troisème chose évidemment, c'est que au-delà de la mise en sécurité des jeunes à l'intérieur et de la détection des atteintes à l'extérieur, nous sommes là évidemment pour les éduquer et pour éviter soit la répar soit la répétition pardon de comportement criminel et je pense notamment aux violences sexuelles et sexistes. Donc vous avez rappelé que une part substantielle de la population en a été l'objet.

Soit pour leur apprendre, j'allais dire à à à accepter l'autre dans son altérité. c'est la dimension de de l'école inclusive. euh euh soit évidemment euh euh pour euh apprendre à respecter euh la personne d'autrui.

Je pense notamment à les Vars, donc sur lequel je me permettrai de vous apporter un nombre d'éléments. Premier élément donc c'est sur la mise en sécurité si je puis dire à l'intérieur des établissements et notamment sur la lutte contre l'harcèlement scolaire que vous avez que vous avez bien voulu mentionner aujourd'hui hein. Et les les enquêtes, vous savez que maintenant on fait une enquête systématique chaque année. c'est que tous les tous les élèves remplissent un questionnaire.

Jusqu'à présent, ce questionnaire était anonyme. C'était Gabriel Atal qui avait lancé cette initiative. 100 % élèves du CE2 à terminal le remplissent et leur analyse montre que 5 % des élèves sont victimes de harcèlement j' à tester si je puis dire chaque année.

Donc c'est en moyenne un par classe. Donc on est sur un fléo qui reste massif. Ce fléo, il est également massivement relayé par le biais numérique à l'exablissement.

En réalité, nous n'en vo n'en voyons au sens nous n'en hébergeons, si je puis dire, qu'une petite partie. Euh et en réalité aujourd'hui le la majorité du du harcèlement en terme de nombre de d'actes d'atteinte a lieu en ligne notamment sur les réseaux sociaux. Je reverendrai tout à l'heure évidemment dans ces conditions-là sur leur interdiction.

Euh donc par rapport à c à cette à cet enjeu du harcèlement euh nous avons comme vous le savez un plan effectivement vous l' rappeler qui s'appelle Phare qui est déployé dans 100 % des écoles et des établissements. Alors quand je dis 100 % c'est un processus continu. C'estd qu'en réalité chaque année on remet les compteurs à zéro et qu'on oblige chaque année les établissements à réattester de la formation des équipes, de la formation des élèves, de la formation des adultes et cetera.

Mais donc on a ce processus, j'allais dire continu de formation. Et cette année, j'ai décidé de de permettre euh la désanonymisation, si je puis dire, par l'élève du questionnaire dont dont je vous ai parlé. C'estd que l'élève puisse à la fin du questionnaire qui est donc rempli universellement mentionner s'il le souhaite son nom et son prénom pour être en fait reconacté par l'équipe enseignante.

Alors je n'ai pas actuellement les statistiques puisque LA DEP est en train de faire une étude précise sur ce du mois de novembre. Ça c'est pass au mois de novembre. Je n'ai pas encore le recul.

Je ne sais pas quelle est la part d'élèves qui a rempli mais l'idée c'était de transformer un document qui était un document j'allais dire initialement conçu comme un document permettant d'avoir une photographie de l'état du harcèlement dans l'établissement en document d'appel au secours pour un élève qui le souhaite. Et le gros avantage c'est comme tous les élèves le passent dans des conditions, j'allais dire de identique. Il suffit de laisser son nom en bas à droite pour être rappelé.

Euh et pour moi, c'est évidemment ça l'enjeu majeur, c'est de de continuer à avoir cette cette politique de signalement possible par l'élève Tous Azimut. Le deuxème élément euh et tous azimut, c'est qu'il puisse passer par différents billets je pense au 30 et cetera, mais je vais vite parce qu'on aura l'occasion d'en reparler. Le deuxième élévant évidemment c'est la la politique de sanction.

Vous avez mentionné sanction pénales, vous avez parlé de 10000 plaintes, on a eu déjà 600 de mémoire, je vous dis ça de mémoire, mais on a eu 600 affaires qui ont été instruites en la matière. Donc il y a une réponse pénale qui aujourd'hui existe. La réponse pénale objectivement ne fait pas tout ni en terme d'éducation ni en terme d'âge.

Et donc l'un des enjeux pour nous et notamment le premier degré de pouvoir évincer les élèves dont le comportement met enfin fait peser une menace sur la sécurité de leurs camarades de manière intentionnelle. Évidemment euh il y a eu euh au total euh plus de 300 euh comment dire personnes enfin élèves qui ont été changé d'école depuis l'adoption du décret donc du 16 août 2023 jusque au mois de octobre 2025. Je n'ai pas on obtient les chiffres par trimestre, donc je n'ai pas encore ceux du 2è fin du trimestre décembre janvier-février, mais globalement c'est une cadence qui a tendance à augmenter et sur laquelle par ailleurs, on est aussi obligé d'être vigilant pour nous assurer que notamment ça ne se retourne pas contre certains élèves, je constamment aux élèves en situation de handicap.

Donc ça ne doit pas être une mesure qui permet de résoudre un problème de de de comportement. C'est une mesure qui vise, c'est une mesure de sauvegarde en cas de harcèlement ou de menace sur la sécurité des camarades de manière intentionnelle. C'est important parce que quand on met en place des dispositifs de cette nature euh c'est c'est très facile de basculer si je puis dire du mauvais côté du dispositif.

Et donc on a cette vigilance euh mais ça ça représente donc désormais on sera probablement cette année sur un rythme de plusieurs centaines à nouveau de de de changement d'affectation. Donc ça c'est pour le harcèlement euh qui est évidemment au cœur de notre politique. Le deuxième sujet qui évidemment est important pour nous, c'est ce que vous avez mentionné, c'est la santé mentale.

Mentale. Moi vous vous souvenez peut-être que quand j'ai pris mes fonctions, j'ai dit que j'avais trois priorités hein, pas 50 et que l'une des trois c'était la santé mentale de nos jeunes. On a aujourd'hui 30 % de nos jeunes qui souffrent de troubles anxieux ou dépressifs quelque part entre leur 11 ans et leurs 24 ans. l'étude mental de l'inserme euh qui est dont les travaux provisoires enfin d'étape dont le rapport d'étape sera du mois de septembre en a attesté.

Euh santé publique France nous dit qu'il y a une augmentation depuis le le Covid de 80 % du passage aux urgences pour tentative de suicide ou ou ou intention suicidaires. Donc on est sur un phénomène qui est un phénomène euh que moi je considère comme extraordinairement préoccupant. Ce phénomène, il a des causes multiples.

L'un des enjeux pour nous, c'est évidemment d'y apporter une réponse systémique. Vous m'avez interrogé notamment sur le plan santémental. Vous savez qu'on est en train de déployer des protocoles santémententales dans l'établissement avec effectivement des formations, je précise, des formations en présence, pas un mou qu'on regarde entre 19h et 20h.

Euh aujourd'hui, donc on avait on a on souhaite enfin le la cible, c'est d'avoir deux personnel par établissement formé. Aujourd'hui, pardonnez-moi cette statistique car ce n'est qu'une statistique, mais aujourd'hui, on est à 1,6 personnels, l'équivalent de 1,6 personnels formés par établissement. Autrement dit, on est tantôt à deux, tantôt à 1 euh mais on on a cette ce process de formation qui est en cours.

L'idée étant que les équipes soient vraiment euh pluridisciplinaires, c'est pas que ce soit réservé à l'infirmière scolaire ou réservé aux médecins scolaires, mais que ce soit des équipes de professeurs, de CPE, de de d'assistant d'éducation et cetera qui puissent y participer de manière de manière active. Euh et sur euh pour être tout à fait euh pour être tout à fait complet par rapport à votre question sur les infirmières, moi je considère que au cours des 20 prochaines années ou des 15 prochaines années de manière totalement transpartisane et à long terme, nous avons vocation à augmenter le nombre de personnels de santé sociaux de psychoéducation nationale à l'éducation nationale. Simplement pour inverser cette trajectoire, on peut pas le faire brutalement.

C'est que si dans le PLF cette année on avait voté 1000 créations de poste, j'étais incapable de les recruter. Il faut être très clair parce que j'ai des concours qui sont à 200 250 personnes par an avec un taux de pression qui est pas forcément très élevé. Alors, j'aurais pu vous raconter hein, j'aurais pu vous dire bah je vais faire 1000 sur le papier puis je vous je serais venu devant vous dans un an vous ah bah je suis bien désolé, on avait ouvert 1000 places au concours mais on a pu recruter que 50 personnes de plus.

En réalité ce qu'il faut c'est inverser une tendance. Enfin, c'est c'est pas inversé parce que ça baissait pas, mais c'est passé une séance de stabilité à une tendance d'augmentation. Et moi, j'y crois profondément pluréannuelle, c'est que chaque année, il faut qu'on augmente de 300, 400, 500 postes les les nos besoins en matière, on va dire, médico-sociale au sens large, psychologue, infirmière et infirmier, assistants sociaux.

Euh sur la sujet des sur le sujet des médecins, vous savez qu'on a un problème récurrent, c'est que la démographie médicale est ainsi faite, que tant que nous ne verrons pas arriver les nouvelles générations plus nombreuses de médecins, vous m'accordez chaque année 1500 ETP en loi de finance, j'arrive à pourvoir la moitié et de manière structurelle et durable. Euh donc là-dessus, c'est un problème mais mais pour le reste donc voilà très clairement ma tendance enfin la tendance que je vous soumets et que je crois nécessaire à long terme euh c'est celle-ci sur les sujets. Euh donc ça c'est c'est vraiment sur la la partie sécurité à l'intérieur des des établissements.

Donc deuxème aspect, c'est ce qui se passe autour. Euh c'est comment est-ce que nous détectons les les actes, les crimes éventuellement dont sont victimes nos élèves. J'aime bien là-dessus parce que chaque fois qu'il y a par définition un crime qui peut être commis à l'intérieur de institution scolaire ou en périscolaire, c'est évidemment ce qui retient l'attention et pour cause parce qu'on ne peut pas accepter sous quelque forme que ce soit qu'un enfant soit en danger au sein des murs de l'école.

Mais je rappelle quand même que l'école est le premier émetteur d'informations préoccupantes et d'article 40 chaque année avec une progression qui est extrêmement sensible puisque les derniers éléments qu'on m'a donné, j' demandé confirmation parce que j' moiême été surpris du chiffre donc j'ai demandé confirmation mais sous toute réserve on serait passé de 50000 informations préoccupantes article 40 il y a 2 ans à 80000 l'année dernière donc l'école est un signaleur de situation préjudiciable aux enfants. Bon, je dis préjudiciable parce que derrière les IP, il peut des réalités très différentes de défaillance éducative, de violence à la maison et cetera. Euh donc nous sommes le premier émetteur euh et nous avons évidemment un enjeu majeur pour nous qui est que on a besoin à la fois de de de standardiser si je puis dire cette cette émission d'alerte puisque jusqu'à présent il n'y avait aucun guide commun éducation nationale.

Donc il y a un guide qui est en train de sortir en ce moment même. Je dis en ce moment même parce que c'est je sais plus si c'est aujourd'hui ou demain mais enfin qui va être publié là dans les dans les jours qui viennent. Et puis par ailleurs, nous avons évidemment l'enjeu ensuite d'accompagner, de prendre en charge les enfants qui font le protection particulière au titre de la protection judiciaire de la jeunesse.

Il y avait ce matin même le comissé stratégique de la protection jud jeunesse qui était avec avec pas moins de sep ministres et l'ensemble des partenaires qui est autour à table. D'ailleurs avec la la députée Miller qui que j'ai vu tout à l'heure, voilà, qui était là aussi où il faut reconnaître avec beaucoup d'humilité et puis de sévérité aussi hein qu'on n'est pas encore à la maille dans la façon dont nous accompagnons en ce qui me concerne la scolarité de ces jeunes, plus généralement ces jeunes. sur la scolarité de ces jeunes sortira notamment jeudi euh le cadre scolarité protégée que vous avez mentionné tout à l'heure puisque j'ai je je vais signer et publié ce jeudi une circulaire sur la scolarité protégée qui vise à permettre à ce que le DAEN et ses services assure un suivi individuel de la scolarité de des jeunes placés enfin placés confiés à la ZEU et pour faire en sorte si vous me permettez l'expression que la les éventuelles ruptures dans l'accompagnement familial ou social parce que vous savez qu'il y a des changements réguliers de de foyer, de famille d'accueil et cetera reste autant que possible sans incidence en terme de continuité parcours scolaire.

Ça c'est la première chose. La deuxième chose c'est qu'ils un appui scolaire spécifique. Alors je dis pas forcément le pacte parce que je sais pas si quel outil qu'il faut mobiliser ensuite.

Il y a plusieurs remèdes mais enfin en tout cas il y a bien l'idée d'un outil spécifique en terme d'appui à la scolarité. Et puis le troisème élément, c'est aussi un appui à l'orientation puisque vous avez que ces jeunes pour des raisons évidentes de de de fracture profonde, de blessures profonde et notamment de en terme de d'estime de soi et de confiance en soi sont des jeunes qui globalement sont euh très enfin dont une minorité arrive au baccalauréat et dont très peu font des études supérieures et donc on a besoin d'accompagner ça aussi. C'est un processus global dont on s'est collectivement emparé et il y a évidemment une loi qui viendra conforter cela qui est actuellement porté par par Gérald Darmanin et par Stéphanie Ritz euh sur euh ensuite la dimension, j'allais dire de d'accompagnement de nos élèves et euh et notamment numérique.

Euh vous vous avez mentionné madame présidente la question du portable sur lequel je vais me permettre de de revenir. Il est attesté scientifiquement et de manière universelle que la consommation enfin que que l'état psychique des élèves se détériore à du proportion de leur consommation d'écran. Et c'est mécanique c'est que c'est quasiment deux courbes parallèles.

Plus vous consommez des écrans, plus votre association psychique se dégrade. Quand on regarde évidemment auelà d'un certain seuil, pas pas quelques minutes par jour, mais au-delà d'un certain seuil, c'est très net. le le le l'étude de Ins que je mentionnais tout à l'heure mentalo qui disait qu'il y avait un jeune sur trois qui était aujourd'hui en situation de de trou anxieux dépressif révèle qu'on monte à 60 % pour les jeunes qui passent plus de 6 ou 7 heures par jour sur euh un écran et singulièrement sur réseaux sociaux.

Donc il y a effectivement dans ce cadrlà deux mesures. Je reviens pas sur la tradition associé au moins de 15 ans dont je suis un fervant partisan et qui a fait l'objet de discussion parlementaire récente et puis vous m'avez interrogé donc je merais de revenir dessus sur l'interdiction du portable au lycée. Euh moi je je crois pas du tout que l'interdiction du portable au lycée soit contradictoire avec la majorité du MC à 15 ans.

Et donc je je me permets peut-être de de me dissocier de votre appréciation euh parce que pour moi en fait c'est pas une question euh de majorité, c'est une question enfin c'est pas une question de de maturité de de d'utilisation, c'est une question de conditions et de lieu d'utilisation. Moi, je considère qu'on a deux enjeux. Le premier, c'est limiter l'exposition aux écrans et le deuxième, c'est de faire en sorte que le temps de l'apprentissage soit pas pollué par le temps d'écran.

On a un enjeu de santé publique. C'est qu'aujourd'hui c'est une case addiction. De fait pour un certain nombre de jeunes, on a un enjeu cognitif, c'est qu'aujourd'hui l'exposition aux écrans a un impact direct et là aussi documenté sur les facultés de concentration et de mémorisation des jeunes.

Quand vous êtes dans une classe, alors je vais partir des petits mais parce qu'en réalité ça commence petit hein. Un enfant de 8 ou 9 ans âge moyen aujourd'hui de création d'un réseau social qui consomme régulièrement, si je puis dire, des du petit écran, vous n'arrivez plus à lui apprendre ses tes de multiplication. C'est aussi simple que ça.

Et un lycéen qui serait amené à consommer beaucoup d'écran et certains en consomment énormément, en moyenne, il consomme 4 heur d'écran par jour. Et en réalité, 4 heur d'écran, c'est 4 heur d'écran de 30 cm², hein, c'est pas 4 heur de cinéma. euh à des problèmes du même ordre en terme cognitif.

Et puis il y a un enjeu civique auquel je crois profondément, c'est que dans notre toute éducation repose sur le principe que la conscience est éveillée soit en même temps, soit en amont de l'exposition au contenu. J'éveille la conscience d'un enfant au danger. Je lui fais découvrir le danger et parce qu'il a conscience du danger, ensuite je peux lui exposer.

J'ai plus besoin de mettre des protections dans les prises le jour où il a compris que c'était dangereux, mais j'éveille d'abord sa conscience sur le fait que c'est dangereux et ensuite je retenti la protection. Aujourd'hui, nous sommes dans un univers où nos jeunes sont exposés au contenu avant la conscience. Il y a une aversion complète du système, c'est qu'ils sont exposés à des contenus nombreux, violents, parfois faux et cetera et même souvent mensongés, généré par IA et cetera et cetera, sans qu'on ait eu le temps de construire complètement la conscience sur le sujet.

Et donc tout l'enjeu pour nous, c'est de faire en sorte que la conscience reprécède les contenus et qu'on limite l'exposition. Dans ce cadr là, donc j'arrive au sujet du des lycéens mais mais parce qu'il me tient à cœur. Moi, il s'agit pas pour moi d'interdire au lycéens en tant que jeune le téléphone portable.

Il s'agit simplement de dire que le temps des apprentissages, le temps du lycée, c'est pas le temps du téléphone et que ce qu'on propose c'est que la scolarité, elle se fasse sans téléphone. Il y a quelque chose de très naturel, c'est qu'ils ont déjà fait leur primaire comme ça, leur collège comme ça et ça marche plutôt bien au collège et c'est comme ça. Alors on va me dire "Ah oui mais alors et parce que ça m'a été dit plusieurs fois juste titre d'ailleurs, on m'a dit mais comment est-ce qu'on va faire pour être tous les élèves ?

Est-ce qu'il ont pas cherché à contourner ? D'abord, le principe de base de pas la même chose de contourner une règle et de ne pas en avoir. Parce que quand vous contournez une règle, vous avez conscience que ce que vous faites peut vous nuire.

Et ça, j'y crois profondément. Euh et puis la seconde chose, c'est que et je trouve ça assez intéressant àé collectivement. Moi, j'ai jamais apprécié le bienfint d'une règle à l'ôre de la de ma capacité à la faire respecter à 100 %.

Sinon, il y a pas de code de la route. Et ce dont on a besoin aujourd'hui, c'est dire à nos jeunes, voilà, le téléphone peut apporter beaucoup de choses, les réseaux sociaux peuvent apporter beaucoup de choses, c'est vrai, mais il y a un temps d'usage qui n'a pas sa place à l'établissement, sauf et c'est pour ça que c'est important, sauf si le chef d'établissement par rapport à des usages pédagogiques, par rapport à un internat par exemple, considère que dans le règlement intérieur, il le droit d'y déroger. Mais à ce moin, c'est pas la même chose.

Et et donc à titre personnel, j'y crois profondément. Alors, pardon, j'accélère parce que du coup sur ce sujet-là, j'ai été un peu long. Sur la dimension école inclusive, euh vous m'avez notamment interrogé sur la dimension des donc ça sur en étail l'acceptation de l'altérité aussi et et donc le fait qu'on est pleinement inclusif euh et qu'on accueille tous nos élèves dans l'école.

Vous m'avez interrogé à juste titre sur les élèves dont accompagnés. J'ai eu l'occasion plusieurs fois d'en d'en parler, hein. C'est c'est évidemment un sujet majeur.

Euh alors je précise juste pour qu'on pour qu'on ait bien les enfin que que les termes soient en tout cas commun sur ce qu'on appelle euh sans solution non accompagné. Non accompagné c'est pas sans solution. C'est pas des élèves qui sont chez eux.

Ils sont bien pris en charge par un collectif pédagogique et cetera. Simplement ils n'ont pas laquelle ils ont droit en vertu de la MDPH. MDPH ça veut pas dire que c'est bien, c'est mal, il y a pas de problème avec ça.

Mais ça veut dire que c'est différent du sans solution. sans solution. C'estàd qu'il y a des enfants aujourd'hui, heureusement euh très peu, mais il en reste, pour lequel il y a pas de solution.

C'estàd qu'à qu'ils ne sont pas en situation contenu leur handicap d'aller à l'école et ils n'ont pas forcément de place en médico-social correspondant à leur handicap. Eux effectivement, et c'est encore plus dramatique, si je puis dire, ils sont sans solution et ça pour moi c'est un enjeu évidemment absolument majeur sur l'accompagnement aux enfants en situation de handicap nécessitant une une présence d'aide d'humaine, un aide d'humaine. J'ai été amené à le dire tout à l'heure au question gouvernement.

Donc je je n' bien pas trop longtemps et puis parler. On a deux sujets. On a un sujet euh compensation versus accessibilité.

On est parti dans le tout compensation mais là aussi je crois qu'il y a une assez grande unanimité en fait de tous les acteurs de l'écosystème pour dire que on s on est probablement allé trop loin. Alors non pas que il faudrait pas d'humain et que ça par essentiel c'est pas mon propos mais simplement le risque qui vous cit de finir par comment dire externaliser l'école inclusive à l'intérieur de l'école. il handicap, je transfère à l'H.

C'est pas ça l'école inclusive, c'est il y a un enfant qui a des besoins particuliers du fait de son handicap, on va adapter les modalités pratiques, les moitiés matérieles, les moitiés pédagogiques et s'il a besoin d'être accompagné vers l'autonomie parce que le but c'est quand même bien l'autonomie par un accompagnant, alors il va y avoir une humaine dont l'unique vocation est de l'amener à l'autonomie. Euh et aujourd'hui, on a clairement besoin de de de trouver cet équilibre et de retravailler l'accessibilité. C'est ce qu'on fait notamment dans le cadre des pôles d'appui à la à la scolarisation dont on aura l'occasion de pas d'appu scolarité pardon dont on aura l'occasion de de parler euh tout à l'heure.

Euh dernier point euh en essayant de répondre en même temps à vos questions et pardon sur la dimension euh euh comment dire euh respect de la personne et de l'intégrité de la personne physique et notamment en lien avec les violences sexuelles et sexistes. D'abord donc comme vous l'avez dit euh l'éducation à la vie sexuelle, relationnelle et affective euh ou à la vie relationnelle et sexuelle selon selon les différents items, les Vars pour faire simple euh et désormais un programme, c'est un programme d'enseignement qui est donc assuré par des enseignants et on a formé d'ors et déjà euh de mémoire plusieurs dizaines de milliers de professeurs avec un investissement qui représente une centaine de millions d'euros pour qu'il puisse assurer les vares. On a procédé à une enquête.

Alors, ce n'est qu'une enquête certes, mais on a proposé d'aller cotes auprès de tous les collèges, de tous les établissements et de tous les lycées. Au 31 décembre, la part d'élèves qui avaient bénéficier d'au moins une séance des VARS, donc une des trois, au moins une au 31 décembre, était de 66 % dans les écoles, de 48 % dans les collèges et de 35 % dans les lycées publics. Dans le privé, cette part se montait à 65 % des écoles, 58 % des collèges et 46 % des lycées. ont 10 points de plus au niveau des collèges et des lycées dans le privé que dans le public.

Ceci d'ailleurs pouvant être lié aux différents aux différents comment dire contrôles qui ont été effectués en la matière. Donc les VAR se déploient. L'enjeu pour moi c'est de faire en sorte qu' bien 100 % des trois séances d'ici la fin de l'année.

On sait qu'elle s'est déployée dans ces proportions là raison d'une première séance avant le 31 décembre. L'enjeu, c'est bien qu'on arrive à 100 % des des de la couverture. Euh et donc c'est quelque chose qu'on va continuer à porter auprès des chef établissement et notamment en fonction des retours en en en concentrant, si je puis dire, l'effort, vers les établissements qui sont qui sont qui sont les moins les moins engagés pour l'instant.

Euh donc ça se met quand même, il faut le savoir, enfin, il faut quand même l'avoir à l'esprit, hein. Ça se met globalement assez massivement en place. Deuxièmement, euh je serie totalement à ce que vous avez dit et ça me fait permettre de faire le lien avec le le lien avec les VSS.

Les VARS est un élément enfin moi je je ne sais pas comment on fait pour contester les Vars quand on a en moyenne un ou deux élèves par classe qui ont été victimes de violence sexuelle notamment intamilial à 80 85 %. parce que tout l'enjeu derrière c'est la protection du corps, la prise de conscience du consentement, le respect du à la personne humaine et et et singulièrement puisque dans les violences sexuelles, on sait que c'est singulièrement euh des jeunes filles puis des jeunes femmes. Et donc moi je tiens parmi expression mais Mordicus, on fera les 100 % dans le public comme dans le privé sous contrat des séances vares et c'est pas négociable et c'est pas amendable et c'est pas discutable tout simplement parce que moi je ne mets pas l'idée que j'ai aujourd'hui des des enfants ou des jeunes qui soient victimes de ces violences.

Donc très clairement là-dessus il faut qu'on soit très au point. Alors, vous me posez une question à vrai dire à laquelle je n'ai pas de réponse, ce qui m'arrive pas toujours, mais en l'occurrence mais que mais que je don dont dont dont je prends complètement le la dimension, je n'ai pas de réponse parce qu'en réalité, je ne sais pas ce qui a été fait spécifiquement la matière et donc du coup, je m'engage à l'intégrer dans nos réflexions. C'est la question de la formation de professeurs, d'enseignants qui auraient pu être eux-mêmes victimes d'actes criminel.

Il faut qu'on y fasse extrêmement attention. Vous avez entièrement, enfin je partage entièrement ce que vous dites parce que euh toute exposition à soit des faits, soit à la transmission des de d'une éducation à la matière évidemment peut rouvrir des plais euh en été resté profonde euh même si elles peuvent être cicatrisées en apparence. Et donc, il faut qu'on soit extrêmement attentif de ce point de vue-là euh à la à la à la santé, j'allais dire physique et psychique de nos de nos personnels.

Euh alors, je ne sais pas si dans le casre des formations, il y a un dispositif, par exemple, permettant de signaler en fin de séance qu'on a été soi-même exposé, qu'éventuellement on aurait besoin de temps de parole et cetera. Mais si c'est pas le cas, il faut qu'on y travaille. Mais j'avoue que ça ne je ne le sais pas.

Donc je vais regarder mais quoi qu'il arrive je je enfin la réflexion est éminemment essentielle et donc je prends le point et je vais voir comment on peut l'intégrer y compris par rapport aux équipes de soutien psychologique académique et cetera qui peuvent être amenés à le faire. De manière générale, d'ailleurs, l'un des enjeux pour moi, hein, c'est que euh dans les protocoles de signalement, qu'on est soit été victime ou pas, euh signaler enfin accueillir la première parole d'un enfant qui a été victime duosexuel, si vous permette expression, l'encaisser, la restituer pour faire un signalement, c'est humainement extrêmement difficile, quelle que soit la personne qui a amené à entendre cette parole, à la dénoncer, enfin la restituer pour pour dénoncer l'effet, pas la parole, mais pour dénoncer les faits. Et donc il faut qu'on ait une vigilance sur en terme d'accompagnement psychologique de no personnel là-dessus.

Et donc c'est un point que du coup que je m'engage à regarder sur le fond et à travailler évidemment. Voilà, pardon d'avoir été un peu long mais comme les champs étaient divers et vos questions varié, j'espère avoir répondu. Merci beaucoup.

Ce que je vous propose c'est que je vais faire passer déjà une personne par groupe et puis et puis après on verra pour la question suivante. Madame Dubréra. Merci madame la présidente.

Merci monsieur le ministre pour vos propos. Alors mes questions ont rec coupaient celle de la présidente donc je vais juste compléter comme ça on sera sera plus court sur la formation des personnels référents dans les établissements pour améliorer le repérage des troubles anxieux. Euh est-ce que en fait c'est pas quand même quelque chose qui est une formation qui est sur un temps long alors que on constate qu'on a une augmentation significative des besoins et on face euh une courbe, je dirais inversement proportionnel des professionnels de santé euh pour avoir fait une mission sur la santé mentale et une commission d'enquête dans laquelle on avait eu l'occasion de vous auditionner.

Euh je pense qu'il y a 2 temps dans la dans cet accompagnement euh en tous les cas sur la santé mentale des jeunes euh le temps long et puis le temps euh de l'immédiateté. Euh d'autre part, il me semble que on il serait intéressant de concentrer les moyens sur le personnel médico-social dont vous parliez qui lui est déjà formé, qui est déjà sur place et qui permet un repérage et une orientation plus aisée. Sur la deuxième question, c'est sur le effectivement le portable.

Euh on voit que dans les établissements, il y a quand même un frein à euh mettre de côté le portable avec l'excuse de demande de moyens euh que je trouvais quelquefois un peu exagéré dans la mesure où on peut très bien utiliser, euh je dirais des caisses par école pour mettre les portables, sachant que on a un impact aussi chez les jeunes sur les relations sociales et on s'aperçoit que quand on enlève le portable, ils arrivent à échanger davantage et à pouvoir avoir plus de relations que ce qui n'ont autrement puisqu'ils sont les uns à côté des autres avec le portable à la main. Le la troisème interrogation c'est sur le handicap. Vous avez parlé effectivement des aides qui sont souvent l'aide humaine avant l'aide technique ou le qui vise à l'autonomie.

Et du coup, on a une demande extrêmement importante, même si en parallèle, on a aussi des besoins qui sont plus conséquents puisque des handicap qui sont plus importants. J'avais une question sur la possibilité de la portabilité des besoins des élèves. On a voté ça pour les jeunes en est-ce que ce serait pas plus facile que les gens les parents évitent de demander les mêmes moyens quand ils doivent être conductibles hein du du primaire au collège et au lycée ?

Merci beaucoup. Beaucoup madame Zayamdane. Merci.

Euh merci monsieur le ministre pour vos pour vos propos. Euh un sujet qui n'a pas été abordé justement euh jusqu'à maintenant, la carte des zones d'éducation prioritaire. Euh l'avenir de de plus d'un collège public sur 5, soit plus de 1,7 millions d'enfants.

Cette carte, c'est du concret hein, comme vous le savez, être classé en rep ou en reps allégés dans les classes, des dotations supplémentaires, du temps de concertation pour les enseignants, des indemnités pour stabiliser les équipes. Ce sont des enjeux matériels réels qui changent vraiment la vie des professeurs et des enfants. Normalement, elle doit être revue tous les 4 ans, mais elle est figée depuis 2015 aujourd'hui.

En plus, vous annoncez et vous l'avez annoncé, ne pas y toucher avant 202. En clair, 12 ans sans mise à jour malgré les préconisations de la cour des comptes. Par conséquent, nous avons des établissements qui se sont paupérisés où leurs besoins sociaux ont explosé mais qui ne peuvent obtenir le label éducation prioritaire.

Vous reconnaissez vous-même, monsieur le ministre, que réactualiser la carte est objectivement nécessaire, mais dans la foulée, vous affirmez ne pas avoir l'espace-temps politique suffisant. Bon, alors je vais oser une petite une petite phrase peut-être parce que la durée de vie d'un ministre de l'éducation nationale sur Emmanuel Macron est très courte, vous me direz que vous n'êtes que le 8e depuis 2017. Voilà pour la pour la petite anecdote et la petite parenthèse.

Or, pendant que vous euh trouvez ce dossier trop long, vous supprimez dans le cadre du budget voté dernièrement 4000 postes d'enseignants. Dans l'académie de ma circonscription, pour exemple, l'Amie d'Amien, c'est 165 postes qui vont être supprimés dont 70 en collège lycée. Lundi de cette semaine, 90 % des enseignants du collège Amiral Leun faisaient greffe pour dénoncer un manque de moyens criant.

Donc entre le gel de la carte et la baisse des effectifs, quelle place reste-t-il pour une politique éducative solide ? Parce que les contrats locaux d'accompagnement ou les territoires éducatifs ruraux que vous avez mis en place, je pense hein, de mon point de vue, ne sont que des mesures d'urgence. Merci.

Et elles ne peuvent se subsier à un vrai cadre protex. Je pose juste la question. Donc en restant ainsi immobile sur la révision de cette carte, un dispositif aussi élémentaire comme je le disais qui concerne 1,7 million d'enfants, n'avouezvous pas au fond l'échec des politiques d'éducation et d'éducation prioritaire mené depuis des années ?

Merci madame. Merci beaucoup madame. Je rappelle c'est 2 minutes si on veut que tout le monde puisse parler.

Madame Sylvie Bonetom plus. Merci madame la présidente, monsieur le ministre, chers collègues. Dans alors j'ai deux questions.

Dans quelle mesure concrète allez-vous mettre en place pour renforcer les moyens humains et matériels dédiés à l'inclusion dans les écoles rurales et je dis bien rurales où les équipes éducatives manquent souvent de ressources pour accueillir tous les élèves dans de bonnes conditions et surtout de garantir une inclusion réelle et non simplement déclarative. vous annoncer le renforcement euh de la prise en charge de la santé mentale des élèves et de la mise en place de formation de nouveaux professionnels de santé dans les établissements. Mais comment justifiez-vous ces annonces alors que sur le terrain nous manquons cruellement déjà d'AESH pour accompagner les élèves en situation de handicap pour garantir une inclusion au quotidien ?

Je vous remercie. Merci beaucoup monsieur Arnaud Bonet. Merci madame la présidente, monsieur le ministre.

Alors d'abord des petites incises he sujet de la pression scolaire accentuée lors des dernières réformes notamment celle du lycée hein sur les l'état mental de de nos jeunes et de nos enfants. On n'est pas anecdotique dans les anxieux ou dépressif et le sujet ne cesse de s'accentuer. C'est bien la pédopsychiatrie hein qui alerte sur le sujet par les constats lors de leur suivi actuellement hein.

Et donc ça c'est un premier sujet. Deuxième sujet et ça c'est une alerte que je fais à chaque fois systématiquement. la société a trop tendance à faire porter la charge de ces dysfonctionnements sur les enseignants que par ailleurs elle déconsidère de plus en plus.

Donc, faisons attention aux éducations. A, c'est l'ensemble de notre société qui doit s'emparer des sujets, notamment le téléphone bien sûr, hein. Euh, mais mes sujets, mon sujet c'était plus particulièrement par rapport au retour de l'affaire BRAM, la vague de libération de la parole qu'elle a entraîné sur la violence des enfants, c'est des établissements privés notamment, mais pas que, illustre à quel point l'État en général et le ministère de l'éducation nationale en particulier ont failli dans leur mission de protéger les enfants. absence de contrôle régulier, ignorance des institutions publiques face au signalement et cetera.

Et donc ces violences structurelles ont pu perdurer et prospérer. Il y a donc un sujet de de l'indépendance de l'inspection sur place très majoritairement à mon sens et ça nécessite des personnels même s'il y a eu quelques annonces qui sont pour moi très insuffisantes. Euh et le sujet bien sûr vous en avez parlé donc on se rejoint des informations préoccupantes qui se multiplient hein et qui s'entassent.

Euh évidemment, on a besoin que ces données soient euh soient objectivées pour pouvoir discuter sereinement ensemble euh et pouvoir avoir des considérations et euh euh que les les enseignants eux-mêmes qui signalent ou les personnels qui signalent, euh je le redis à chaque fois, ils ont une nécessité aussi d'avoir un retour sur leur signalement, qu'il sachent que c'est pris en compte parce que ce n'est pas systématiquement fait. C'est quelque chose, je pense d'important pour le bien-être des personnels de savoir que lorsqu'ils font des alertes, c'est réellement pris en compte. Et donc je finis juste un tout petit un tout petit bout.

L'école c'est c'est un temps de l'enfance et de la jeunesse, mais ce n'est qu'un temps de l'enfance. Je pense qu'il faut qu'on change aussi de modèle et que la considération de l'éducation nationale rentre dans ce temps de l'enfance et non pas l'inverse. Merci beaucoup monsieur Bon, madame Piron.

Merci madame la présidente. Monsieur le ministre, je souhaite vous interroger sur la question de la non scolarisation des enfants, un angle mort préoccupant de nos politiques éducatives alors même qu'il touche directement aux droits fondamentaux de l'enfant. Lors de de l'examen du PLF en 2020 pour 2026, j'avais proposé la création d'un observatoire national de la noncolarisation afin de disposer enfin de données consolidées, partagées et suivies dans le temps.

Or, cette proposition ne semble pas figurer dans le texte retenu à l'issue du 493, bien que voter en commission, je le regrette. Cette problématique est particulièrement aigue dans les territoires ultramarins où la scolarisation n'est pas toujours suffisamment contrôlée, faute d'outils, de coordination ou de moyens. Mais elle se pose également en métropole, notamment depuis la réforme de l'instruction en famille.

Les chiffres montrent une baisse du nombre d'enfants en instruction en famille et des demandes d'autorisation, mais cette baisse interroge : "Disposons-nous d'un réel suivi des familles qui ne déposent plus de demande, parfois par crainte d'un refus." Quels sont aujourd'hui les processus de repérage et de suivi des enfants qui sortent des radars de l'éducation nationale ? Enfin, les maires en première ligne nous alertent sur des procédures jugées trop complexes voire dissuasives pour assurer un contrôle effectif.

Dans ce contexte, monsieur le ministre, comment entendez-vous renforcer le suivi de la noncolarisation, améliorer la coordination entre les acteurs, garantir que chaque enfant sur l'ensemble du territoire de la République bénéficie effectivement de son droit à l'éducation. Je vous remercie. Merci beaucoup.

Et pour finir ce premier tour, madame Souia Bourouis. Merci madame la présidente. Monsieur le ministre, bonjour.

Euh je crois qu'on est tous d'accord ici. le harcèlement, c'est un véritable fléo et je nous félicite que la représentation nationale soit se saisisse de ce sujet et c'est dans dans cet esprit que avec ma collègue Virginie Lenlot, nous avons mené une mission flash en 2024 sur le rôle de la santé scolaire pour lutter contre le harcèlement et nous avions à cette époque on vous avait auditionné quand vous étiez directeur général de la DGSco et nous vous nous aviez confié alors que tout élèves en France et témoins, victime ou harceleurs. Nous avions par la suite rendu nos conclusions et on a présenté plusieurs recommandations pour mieux prendre en charge ce phénomène.

Et parmi ces préconisations, il s'en trouvait une qui vise à instaurer une visite médicale supplémentaire dédiée à la santé mentale pour tous les élèves de la classe de 4e qui serait réalisé par des psychologues de l'éducation nationale. et et cette proposition émane de plusieurs acteurs et actrices qui ont été auditionné et j'ai donc à l'issue de la mission déposé un une proposition de loi en ce sens. Parallèlement, j'avais aussi déposé un amendement en commission des finances lors du PLF 2026 pour une expérimentation de ce dispositif pour que ce dispositif puisse expérimenter dans mon département qui est la scène Saint-Denis.

C'est un département qui est particulièrement sous-doté en en nombre de professionnels de santé scolaire et cet amendement avait été adopté par la commission des finance et si nous avons pas pu poursuivre le débat en séance, je crois que l'utilité de cette je crois en l'utilité de cette expérimentation. Alors cette visite, elle serait centrée sur la centrée sur la santé mentale des élèves. Elle aurait pour but de déceler les cas de harcèlement, d'évaluer les problème auxquels les élèves sont confrontés à un âge d'entrée dans l'adolescence qui est souvent synonyme de fragilité.

Aussi, je voudrais vous poser la question, connaître votre point de vue sur cette proposition et savoir si vous êtes prêt à défendre cette expérimentation. Je vous remercie. Merci beaucoup monsieur le ministre.

Je vous laisse répondre à cette première salve de questions. Euh merci beaucoup. Alors euh plusieurs éléments sur euh la donc madame la députée Chira euh sur donc la la question de la formation au trouble anxieux et de et de son caractère suffisant.

Je suis tout à fait d'accord avec vous pour dire que il y a deux temps en réalité. Euh la difficulté étant que il faut qu'on arrive à travailler sur les deux temps à la fois. C'estd que on a à la fois un phénomène que je crois on peut qualifier maintenant d'urgence parce qu'on a un nombre d'élèves qui sont en situation tout anxieux qui est assez importante pardon.

Euh d'où le fait qu'on a déjà donc formé ces euh alors pardon dire à nouveau 1,6 mais enfin voilà d'où le fait qu'on a la cible de former deux personnels immédiatement et que par ailleurs, on a mis en place pour le coup plutôt des des formations qui sont celles-ci majoritairement en ligne sur le repérage entre guillemets des signes précoces et qui sont accessibles à tous les professeurs. Donc ça c'est le premier sujet en réalité. Ensuite, la question qui se pose à plus long terme, c'est la question de la prise en charge du jeûne.

Euh aujourd'hui, on repère énormément de situations, les infirmières scolaires, les psychodation et on repère les professeurs beaucoup. La question évidemment c'est celle de l'orientation du jeune parce que je rappelle une chose qui est parfois ignoré, c'est qu'un psychologue d'éducation nationale, une infirme d'éducation nationale ou un médecin d'éducation nationale, il n'est pas là pour suivre des patients. Enfin, je je le redis mais c'est important parce que des fois on me dit bah pourquoi mettez pas des psychologues partout qui pourraient suivre et recevoir cinq fois par semaine des Bah tout simplement parce que c'est pas leur métier.

Ils sont là pour euh repérer, conseiller et orienter. Ils sont pas là pour prendre en charge des pathologies au long cours ou des ou des ou en l'occurrence pour la santé mentale des détresses au long cours. Tout l'enjeu pour nous c'est de faire en sorte que il puisse orienter facilement et rapidement vers la médecine de ville ou vers les CMP, les centres médicopsychologiques.

Donc on a pris plus de temps que ce que je voulais et donc je le je l'assume parce que j'ai un mois de retard par rapport à ce que je m'étais fixé comme cible. Mais on est en train de travailler avec la mise la santé et normalement on devrait aboutir rapidement. Je n'ose dire quand mais rapidement dans dans les jours qui viennent, j'espère sur euh un dispositif qu'on appelle coupfil.

On a pris plus de temps parce qu'en vérité, je voulais pas, on ne voulait pas que Stéphanie Ritz vende de la fausse monnaie et dire "C'est bon, on a fait une circulaire terminée." Donc on essaie de de vraiment s'assurer que derrière il y a effectivement une suite donnée. Et le principe du coupe fil, c'est très simple, c'est je suis infirmier scolaire, je suis médecin scolaire, j'ai une situation en face de moi d'un jeune qui est en situation, j'allais dire de de souffrance psychique sans être en détresse.

Sinon, si sans détresse, c'est le 15, bien sûr. Et bien j'ai un mécanisme qui me permet d'avoir ce que j'appelle un coupe fil, c'est qui permet d'avoir un rendez-vous rapidement avec un professionnel de santé et pas d'attendre 3 ou 6 mois. Voilà, ça c'est aujourd'hui ce qu'on est en train de faire.

Deuxième élément aussi, je me permets de le dire à ce moment-là de mon propos parce que c'est important. Nous sommes évidemment en lien sur un autre suc qui est la partie protection de l'enfance. On est en train d'améliorer la situation actuellement.

On a des petits problèmes juridiques de droit informatique liberté mais on est en train d'améliorer la situation aussi avec le 119. Je le dis au passage pour que quand le 119 a un signalement soit de jeunes soit d'adultes qui alerte sur la situation d'un jeune, on puisse avoir un canal comme on a pour le harcèlement avec le 318 actuellement qui nous signale immédiatement l'effet qui de retomber ensuite en cascade. Voilà ce que ce que j'ai réussi à faire pour harcèlement quand quand j'étais dans les fonctions antérieures, c'est d'avoir un système stop harcèlement au niveau national qui fait que quand le 318 nous appelle si le jeune est d'accord pour lever l'anonyma pouf on le sait ça redescend en en moins de de quelques heures au niveau local. on est en train d'essayer de le mettre en place pour le 119.

C'est un peu plus compliqué pour des raisons euh pour des raisons de de juridiques, mais on va y arriver. Euh sur le portable, euh moi je je souscritement ce que vous avez dit. Euh moi j'ai rien évidemment contre les casiers, contre les étuis et cetera.

Si on en met, c'est tant mieux. Mais d'abord, je veux pas commander depuis la rue de Grenelle, je pourrais imposer aux collectivités territoriales de le faire et je trouve même que ce sera assez grossier de ma part. Et puis la deuxième chose, c'est que une fois encore, il faut revenir au principe d'interdiction.

Une interdiction, c'est une interdiction. Point. Enfin, il y a un moment, enfin, on va pas commencer à mettre des barrières en plus des feux rouges et puis un policier à côté de la barrière en plus du feu rouge.

Et donc, enfin, pardon, mais ça ça renvoie d'ailleurs à ce que vous disiez tout à l'heure, monsieur député Bon, sur le fait que c'est pas au professeur de tout faire. Il y a un truc qui s'appelle l'autorité parentale. Enfin, pardon, mais enfin, on dit aux parents, bah non, vos enfants, ils vont pas avec un téléphone portable ou alors ils s'en servent pas.

Et on vous demande, c'est non pas que vous fassiez pas respecter, mais on vous demande de le faire respecter avec nous. C'est qu'on a besoin que vous en parliez en famille comme on en parle à l'école. Et ce travail de mise en cohérence des pardon mais des des positions, si je peux dire, ou des discours, il est important.

Ce qu'on observe, j'étais pas plus tard qu'hier pour vous cacher. Je je vois tous les dazen 10 par 10 depuis mon arrivée. J'ai 80 maintenant donc j'aurais j'aurais vu les 100 d'ici d'ici une dizaine de jours.

Et je vous interroge régulièrement sur le sujet. Il y a beaucoup de lycées qui en été ont déjà mis en place des dispositifs et à chaque fois les témoignages sont les mêmes. C'est ça va beaucoup mieux en terme de climat scolaire.

On a des jeunes, il y a pas du tout de jeunes qui s'agglutinent contrairement à ce qu'on essaie de raconter quand on veut désinguer la mesure. Euh les jeunes, ils se déshabituent à s'en servir et surtout ils ont intégré qu'il y avait un espace sans et un espace avec. Ils sortent, ils l'utilisent, ça c'est normal, mais dedans, ils l'utilisent pas.

Et ça a des effets assez positifs sur notamment le le le la concentration aussi. Et moi, vous savez, il y a un truc qui m'a marqué hier parce que j'ai fait la même expérience mais dans l'autre sens. J'ai un Daazen qui m'a dit hier euh quand vous vous baladez dans un établissement où le où le téléphone portable est interdit, vous avez à nouveau un intercours des gens qui discutent dans les couloirs.

Quand vous allez aujourd'cen, ce qui frappe par rapport à notre génération, enfin je dis pardon parce qu'il y a des gens beaucoup plus jeunes que moi ici, mais mais pour pour pour ceux d'entre vous qui ont qui ont atteint mon âge, on refaisait le monde aux intercours. L'intercours, c'est un lieu de discussion. Vous rentrez aujourd'hui dans une salle d'intercours, ce qui frappe c'est le silence.

Euh relatif, hein, mais quand même quoi. Euh un niveau sonor, c'est pas parce qu'en fait ils sont ils sont sur le téléphone. Donc moi, je suis entièrement à ça et et vraiment je je je crois qu'il y a il y a un potentiel de dibration évidemment.

Par contre, et ça je crois aussi que c'est très important et d'ailleurs en équ ce que vous disiez aussi madame la président tout à l'heure, c'est que ça se fait pas tout seul et que suff d'interdire. Si on interdit à des gens dis bah c'est interdismé, on aura servi à rien. Il faut interdire d'un côté mais il faut éduquer de l'autre.

Il faut aussi que ça passe par les CVL. Moi, je crois beaucoup à la discussion en conseil de vie lycéenne, c'est que il s'agit pas de parachuter interdiction, mais il s'agit que derrière il y a un travail en CVL avec les les élus lycéens pour travailler là-dessus et pour faire prendre conscience. Mais en réalité, je pense qu'on va y arriver sur le handicap et la portabilité des besoins des élèves.

Alors, normalement aujourd'hui, vous avez quand vous avez un dossier MDPH, ce qu'on a réussi à faire, c'est à sortir de l'annualité. Vous savez qu'il y a moins de 10 ans était sur chaque année, on avait un dossier complet, une paperace machin. Voilà.

Donc maintenant, on est en généologie de prescription qui répond grossement modé logique de cycle. Donc vous êtes grosso modo sur la maternelle euh ensuite 3 ans à chaque fois. Euh moi j'ai j'ai un je suis assez sensible à ce que vous dites parce que je me pose la question assez souvent.

La petite difficulté qu'on a en fait de du du caractère si je puis dire durable, ça veut dire bah vous avez le droit à ça de la maternelle au collège, c'est qu'en réalité on a besoin de réévaluer périodiquement le besoin et que je ne suis pas sûr en réalité que la famille soit toujours en mesure de de demander la réévaluation. Et on a aujourd'hévaluation. Euh je vous donne un exemple très concret qui moi me enfin fait partie de mes sujets de travail, c'est l'évaluation qui conduit à à orienter un enfant vers le médico-social.

Quand un enfant est orienté vers médicocial, il termine son cursus en médicocial. Or, moi je crois qu'un enfant qui part en médico-social, il peut tout à fait au gré de ses propres progrès, de ses propres évolutions, des parfois d'éventuels traitements qui apparaissent et qui peut suivre, revenir au scolaire. Et ça aujourd'hui, de fait ça n'existe pas.

Et donc il faut qu'on ait un processus d'évaluation beaucoup plus fluide et pour moi ça c'est quelque chose d'absolument fondamental qui permettent effectivement la fluidité en réalité d'un seul parcours. J'ai un parcours d'élèv, je peux être amené à en passer une partie dans le médicocial contenu de mon handicap mais euh voilà donc je je cette tension madame la députée Amnane sur la carte d'éducation prioritaire. Bon alors j'en ai parlé souvent donc je je vais être assez concis.

La carte n'est plus à jour. Oui, j'ai aujourd'hui des écoles parisiennes, des réseaux parisiens dont l'IPS est à 110 et dont je ne doute pas d'ailleurs que vous me soutiendrez tous le jour où il faudra les retirer de la carte d'éducation prioritaire et que personne ne s'en plaindra naturellement puis j'en IPS 70. Voilà.

Non mais je le dis par avance parce que je le dis pour mes successeurs. Je suis content de savoir que tout le monde les soutiendra pour dire qu'un IPS 110 sort de question prioritaires et qu'il y a pas besoin de se plaindre. J'ai à l'inverse établissement qui aujourd'hui soit se sont popérisés, soit historiquement on fait l'objet de refus local d'intégration d'éducation prioritaire.

C'est pas qu'on voulait pas les y mettre, c'est qu'on parce qu'on voulait pas qu'il y a des effets de stigmatisation et cetera et cetera et parce qu'on voulait pas parfois classer toute une commune en question pris et cetera. Bon en tout cas Marcart, elle est périmée en partie en partie seulement mal j'aurais presque j'aurais presque envie de vous dire si est entièement périmé serait bon signe mais elle est elle est en rêée enfin bon signe pour ceux qui en sera sortis elle est périmée en partie. Bon voilà, ça c'est clair.

Quand vous révisez une carte, vous avez plusieurs mécanismes à mettre en place. D'abord, il faut identifier, faire un travail sur les critères. Or, les critères qu'on avait à l'époque, ils sont regardés unanimement aujourd'hui comme périmé.

Vous avez un travail sur euh par conséquent un travail avec les collectivités territoriales pour les déterminer parce qu'évidemment, on fait pas ça tout seul. Moi, je pars du principe que les collectivités locales sont les partenaires absolus de l'école. Donc, je veux pas dire une collectivité locale, plouf, on sort ou plouf, on rentre.

Il faut qu'on ait ce dialogue là. fois 1000 réseaux d'éducation prioritaire, pas tout à fait neutre. Et il faut surtout que mes professeurs euh comment dire enfin que la que les que le l'évolution de la carte soit suffisamment en amont pour que les professeurs qui le souhaitent puissent le caséchant en tirer les conséquences en terme de mouvement soit pour demanderation prioritaire soit pour demander à en sortir.

Le mouvement interacadémique les inscriptions, elles sont au mois enfin les inscriptions pour mouvement interpu elles commencent au mois de novembre. Ça veut dire que le temps de discuter et de mettre en place, il faudrait grosso modo que je puisse m mettre équipe municipal à partir du début du mois d'avril et que j'ai grosso modo terminé à la rentrée don de mois d'été. Personne n'a jamais fait ça du système éducatif.

Depuis que l'éducation prioritaire existe, il a toujours fallu entre 15 et 18 mois. Deuxème possibilité, c'est de me dire c'est pas grave, je fais une carte qui s'impose en septembre 2027. Euh et enfin je fais une carte qui qui est à jour en ce temps 2027 mais qui ne s'appliquera qu'en septembre 2028 le temps qu'il y a un mouvement entre les deux.

Et là j'ai un deuxième problème c'est que démocratiquement et si je trouve que je suis assez démocrate du mal à imposer à une élection présidentielle enfin aux élections aux échéances qui vont intervenir en en en printemps 2027. l'idée qu'il y aurait une carte qui aurait déjà été figéie parce que traditionnellement toutes les éditions présidentielles depuis des années 80 ont donné lieu à un débat important sur l'éducation prioritaire et je trouve que je ne peux pas préter ce débat en gelant une carte qui conditionnera ensuite tous les mouvements des professeurs. En réalité, je je je ça reviendrait à m'asseoir sur les les les choix retenus dans ce cas.

Et donc pour aller très vite au but, ce que je vais faire, je l'ai dit aux électionsion syndicales, c'est que je vais travailler avec elle déjà sur les critères, les modalités de critérisation et leurs conséquences euh de manière à ce que si je puis dire, les choses soient techniquement le plus près possible pour que quel que soit leur bord ceux qui arriveront en 2027 et un dossier technique, pardon comme ça, mais ficelé et qui puisse ensuite faire le travail pour lequel ils auront été euh ils auront été élus. Mais en tout cas euh euh voilà, donc je j'age les travaux mais je je ne suis pas en mesure euh effectivement de mener la carte pour des raisons évidentes que je vous ai indiqué et pas par choix parce que croyez-moi, ça fait longtemps que je pense qu'il faut la réviser que mes fonctions m'ont conduit d'ailleurs à à à à m'y penché. Ensuite donc euh sur les moyens humains et matériels dans les dans les écoles rurales euh aujourd'hui euh alors je sais que ça peut sembler surprenant parce que je sais qu'il y a des inquiétudes très fortes de la part de l'école rurale.

Je crois que c'était votre collègue qui était là. Euh voilà. Euh et je le et je l'entends complètement mais euh par ça mais l'école rurale n'est pas le parent pauvre d'éducation nationale.

Le taux d'encadrement des écoles rurales est et est objectivement euh substantiel. Euh et on cherche évidemment enfin je il y a pas de différence entre un enfant dural et un enfant du du de l'urbain en terme d'accès euh au MDPH, aux prescriptions et cetera. Là où en revanche on parle des sujets et ça je le confesse très volontiers, c'est que pour les AESH on n' pas toujours le vivier et que trouver le vivier d'OS mais d'ailleurs comme d'animateurs périscolaires et tous ceux entre vous qui sont élus dans le ralité le savent trouver le billet d'ASH d'animateur scolaire d'Asem et cetera peut être très compliqué dans dans le ça c'est une réalité que je ne peux pas nier mais en terme d'affectation de moyens il y a absolument aucune disparité entre les deux et sur la formation enfin sur la la nesté de de consolider donc les professionnels de santé, je l'ai dit tout à l'heure à la fois en terme de volume et en terme de fond, moi je crois qu'on doit collectivement s'engager dans une trajectoire pluriannuelle, là aussi sans fausses promesses mais conforme à des capacités de recrutement qui fait qu'au fur et à mesure on aura besoin d'un peu plus de de de ces personnels.

Et en revanche, je crois aussi que la démographie nous conduira au cours des 20 prochaines années avec 2 millions d'élèves en moins à accepter d'avoir un petit peu moins de professeurs. Il faut pas suivre la démographie parce que ce serait ce serait suicidaire. Mais si on inter pas les conséquences, il y a un phénomène très presque qui va se passer dans exactement 7 à 8 ans.

C'est que mes successeurs, quel qu'ils soit au bout d'un an n'auront plus besoin de recruter de nouveaux professeurs et qui passeront à 3000 ou 4000 recrutements par an de 20000 et qu'on aura créé une crise de recrutement. Alors, je pourrais, j'allais dire pas en lire comme ça, mais même avec une forme de peut-être de comment dire, je pourrais ouvrir une forme de parapluie et vous dire "Moi, je moi je je prône tout de suite le maintien à zéro parce que moi ça m'arrange. Mais en réalité, si je faisais ça et si je prenais ça, je prendrais une crise du besoin de recrutement à l'horizon 7 ou 8 ans et donc une crise de recrutement à l'horizon 10 ou 15 ans." parce qu'une fois qu'on aura cassé la machine de recrutement en terme de volume de recrutement, on sait qu'on aura du mal à la rallumer.

Alors que si on a un atterrissage à en douceur, on arrivera aussi à suivre la capacité du vivier. Le calvivier, je rappelle hein, je rappelle qu'en 18 ans, on aura 600000 étudiants qui auront qui sortiront du lycée au lieu de 800000 aujourd'hui. C'est une génération qui disparaît tous les 4 ans.

C'est ça la démographie actuelle hein. Par rapport, il y a 10 ans aujourd'hui, j'ai une une génération qui disparaît tous les 4 ans. 600000 de 800000.

Euh et donc il faut qu'on je je crois profondément et une fois encore c'est complètement j'allais dire politique transpartisant et cetera, je crois vraiment qu'il faut qu'on arrive à penser les choses sur 20 ans. Euh monsieur Bonet donc sur l'anxiété scolaire au bout de l'anxiété scolaire effectivement vous avez raison augmenter sensiblement depuis le covid probablement dire beaucoup plus depuis le covid que depuis telle ou telle réforme parce que l'anxité scolaire on trouve aussi bien au collège auquel comme vous le savez on n pas du tout touché en terme de contenu de la scolarité entre 2017 et 2023 que au lycée. Donc je suis pas sûr qu'on puisse imputer à tabouter la réforme l'anxiété scolaire générale qu'augmentait singulièrement au collège.

Premier point. Deuxième point, je suis entièrement d'accord avec ce que vous avez dit, c'est on pas faire supporter à l'école tous les remèdes de tous les mots de la société. Et c'est pour ça qu'il y a un moment et c'est pour ça que moi j'essaie d'avoir ce ce débat là sur les sujets de climat scolaire sur et cetera.

Il y a un moment où il faut que collectivement on s'implique collectivement. Alors c'est il y a un enjeu avec les familles, il y a un enjeu avec la société tout entière, il y a un enjeu aussi de regard sur le métier, sur l'institution. Donc on peut pas non plus toujours ne souligner que les dimensions complexes parce que moi qui vais chaque semaine dans l'établissement scolaire et dans des écoles et cetera, je vois surtout des choses assez merveilleuses.

C'est pas que c'est pas compliqué mais elles sont merveilleuses. Et parfois on finit par dire que c'est compliqué en oubliant que c'est merveilleux. C'est d'amort merveilleux et parfois pour arriver à la merveille c'est compliqué.

Et notre notre responsabilité, c'est évidemment de limiter la complexité euh sur l'affaire Betaram euh et les suites. Donc vous savez déjà, j'aiétais amené à le dire hein, euh la cadence de contrôle du privé. Euh ces contrôles aujourd'hui euh je dire se déroulent de manière euh nominale.

Euh moi j'ai une ligne là-dessus qui est très claire qui est le droit. On fait respecter le droit. Si le droit si le droit n'est pas respecté, bah on tire les conséquences.

Mise en demeure, sanction. Euh si le droit respecté, on entière les conséquences, c'estd qu'on par définition ces établissements euh continuent à vivre à vivre dans le cadre du contrat qui lieu au service public d'éducation. Euh et puis évidemment euh euh on fait aussi les inspections dans des conditions qui sont elles-mêmes respectueuses des droits des personnes, ce qui est aussi ponctuellement ce qui a pu être un enjeu sur lequel j'ai apporté un certain nombre de corrections.

Sur les informations préoccupantes, je prends la question sur la les suites. Elle est pas si évidente que ça euh parce que juridiquement par définition quand vous faites un article 40, le procureur vous tient pas au courant des suites de l'article 40. C'est vous transférez.

C'est le principe de d'ailleurs de base hein, c'est-à-dire que euh de notre état de droit, c'est qu'on transfère l'autorité judiciaire et au bout d'un moment bah c'est le parquet qui poursuit au nom et pour le compte de la société. Si je si je si je résume les choses. Donc euh ça c'est pour partie article 40.

Sur la partie IP, je bien regarder mais voilà juridiquement c'est c'est un temps qui est par définition complexe sur euh madame députée Piron sur l'observatoire de nonisation. Alors effectivement, moi je je pour être très très transparent et vraiment enfin voilà pour vous dire ce que je ce que je crois profondément, je suis pas forcément favorable à un observatoire national de la noncolarisation parce que on a déjà les cellules d'évitement scolaires au niveau départemental qui associent les dazen, les préfets, le parquet, les conseils départementaux, les CAF et cetera. Euh en donc je sais je sais je pas forcément faire à ce qu'on à ce qu'on ait une structure enure si je puis dire qui qui sera dans le fond amené à consoler tout ça.

En revanche, je serai totalement au fond de votre proposition euh c'est-à-dire au fait que il faille qu'on enfin on a besoin aujourd'hui d'avoir des remontées consolidées statistiques de ce que nous disent ces commissions d'évitement scolaire. Euh donc il faut qu'on travaille dessus parce qu'aujourd'hui effectivement c'est pas c'est pas quelque chose qui est complètement structuré enfin en tout cas pas suffisamment structuré pour vous permettre d'avoir un retour régulier ni à vous ni à moi. Et donc ça là-dessus moi je suis je suis tout à fait d'accord pour pour travailler là-dessus.

Vous avez raison. Et donc ça fait partie des choses qu'on va qu'on va travailler sur les les l'IEF pardon l'instruction en famille. Donc vous savez qu'on avait atteint un pic d'instré à l'époque de la loi à 70000 élèves qui étaient instrus en famille.

On est retombé à grosso modo 25 27000 demandes d'autorisation l'année dernière. Euh très largement d'ailleurs accordé hein puisqueen réité quand on regarde entre le handicap vous voyez là j'ai les chiffres sous les yeux on avait 27712 demandes deisation l'année dernière il y en a 21977 qui ont été accordés donc on est à 79,3 % de d'accord sur les fondements des critères légaux le handicap l'itinérance les sportifs de haut niveau, artistes de niveau. Et puis il y a la question du projet tenant à la situation enfin la situation propre de l'enfant justifiant un projet pédagogique particulier.

Bon là-dessus, il un travail d'abord de mise en cohérence qui a été fait puisque'au départ comme vous le savez bah par se lancer, il fallait que les départements les mêmes appréciations et cetera et cetera alors que des associations elles en fassent accompagnent les parents et éventuellement produisent des mémoires tout à fait similaires dans des départements différents pas du tout pour observer d'éventuelles réactions différentes. He c'était juste pour appuyer les familles mais enfin ça pouvait se traduire par des réactions différentes. Donc on a été amené à clarifier les choses, à les partager, à apporter des réponses, j'allais dire uniformes.

Donc ce travail là a été fait aujourd'hui globalement, j'allais dire en terme de contentieux, les choses se sont objectivement, je crois beaucoup et positivement stabilisé. Il donc l'enjeu pour nous maintenant c'est effectivement d'aller identifier les enfants qui sont non scolarisés. Donc vous savez qu'il y a des relations entre les mairies, euh les CAF, les services d'éducation nationale.

Euh voilà, j'aurais il faut il faudra évidemment qu'on ait l'occasion de de rediscuter sur le fond de manière un peu un peu précise, mais en tout cas c'est bien c'est bien ça la cible. Et puis euh sur le tout dernier sujet euh la visite en 4e. Alors euh je je suis euh je vous réponds comme d'habitude très très honnêtement, je suis en réalité partagé vraiment au sens propre.

D'abord parce que sur le harcèlement a été ce que montre les questionnaires qu'on a passé enfin qu'on a fait passer aux élèves et qui ont donc été analysés par l'ADEP. C'est et c'est déjà assez saisissant hein. C'est la très grande stabilité du pourcentage d'élèves victimes de harcèlement quel que soit le niveau scolaire.

C'est que vous ossillez entre 4,6 et 6 % selon l'année de scolarité vousê. Mais enfin à la fin grosso modo 5 % des élèves chaque année dans chaque niveau de classe sont victimes de harcèlement. Ce qui m'a fait dire et effectivement j'assume complètement que tout le monde est soit auteur, soit victime, soit témoin.

Voilà. euh témoins, alors peut-être témoins inconscient, hein, mais que tout le monde voit des actes qui relèvent de harcèlement euh dans les classes, sans forcément le savoir, mais mais en tout cas les on est l'observateur euh éventuellement inconscient ou pas lucide. Euh je je suis euh je suis du coup partagé parce que je euh je comprends euh enfin je vois très bien l'intérêt d'un dispositif de cette nature et en même temps le fléchage sur la 4e, si c'est pour le harcèlement, je sais pas le justifier plus qu'un autre.

Si c'est la santé mentale, évidemment là, on élargit le spectre avec la question de savoir qui le fait. Donc je comprends que c'est des psychologues de l'éducation nationale. Je rappelle quand même que les psychologues de l'éducation nationale, ils ont une fonction d'orientation et de conseil.

Ils ont pas une fonction de soin. Ils n'ont jamais été amenés à faire des visites systématiques. C'est une professionnalité spécifique.

Euh et donc je je si vous voulez j'ai du mal à engager une démarche cette nature euh sans envisager derrière d'abord d'avoir suffisamment professionnel pour le faire bien. Ensuite donc même si on est en train de d'augmenter leur nombre régulièrement, c'est quand même ça peut être un sujet. ensuite d'avoir une formation qui soit adaptée en terme de professionnalité euh et par conséquent aussi en terme de de de suivi derrière.

Et dernière chose, c'est que euh je conçois très bien la visite de santé obligatoire. D'ailleurs, on le fait à 6 et à 12 ans parce qu'il y a une dimension de santé physique euh et psychique bien sûr, on intègre les VSS et cetera. Enfin, on prend la personne dans sa globalité.

Je ne sais pas dire ce que serait la réaction d'élèves adolescents de 14 ans ou de 13 ans si demain on leur imposait une visite dédiée à leur santé mentale. Enfin, il y a quelque chose qui peut être vécu comme voyez potentiellement enfin assez intrusif ou en tout cas déstabilisant et qui peut au contraire qui pourrait paradoxalement conduire en fait l'enfant à se claquemer euh dans son dans son éventuelle souffrance. Et donc ça demande une professionnalité si je puis dire au carré.

C'estàd que c'est pas pareil de répondre à quelqu'un qui vient vous voir ou de repérer quelqu'un qui va mal et de dire bah tiens, viens me voir. Et de dire "Ah bah il faut que tu ailles voir un psychologue tout de suite, enfin le lundi matin à 9h15 de 9h15 à 9h45 parce que il y a une visage en mentale." Je je ne sais pas en fait anticiper la réaction.

Donc je bien le travailler euh avec des professionnels de santé scolaire pour voir ce qu'ils en pensent. Euh je je ne sais pas dire si ce serait euh une solution, voyez, je mais vraiment quand je dis je ne sais pas, c'est pas que je suis contre, je ne sais pas le dire. Donc ça a besoin d'être qualifié mais je vais regarder.

Je je veux bien travailler ça avec des professionnels de santé scolaire. Monsieur M J'ai 4 intervention. Alors madame Misof Joséphine, bonne journée.

Pardon monsieur le ministre. Donc la convention citoyenne sur les temps de l'enfant a constitué un véritable exercice de démocratie participative. Elle a permis d'associer directement 133 citoyennes et citoyens à ses travaux, mais a aussi euh et a aussi permis de recueillir la parole de et l'expérience d'enfants et d'adolescents dont l'un réside d'ailleurs dans ma circonscription.

Euh cette convention a abouti à un rapport particulièrement completer les différents temps de la vie quotidienne de nos enfants. Et ces travaux font écho à un constat largement partagé, celui d'un modèle qui est mal articulé. Les temps de l'enfant demeurent trop fragmentés entre le temps scolaire, périscolaire et extrascolaire sans toujours offrir la cohérence et la continuité éducative nécessaire à leur développement, à leur santé et à leur apprentissage.

Et vous avez rappelé une réforme vous l'avez rappelé une réforme d'ample d'ampleur de rythme scolaire ne peut être conduite dans l'urgence et ne saurait donc être envisagé pour la prochaine rentrée scolaire. Pour autant, pouvez-vous nous indiquer si certaines de ces propositions feront l'objet de mesures concrètes dès 2026 indépendamment d'une réforme globale des rythmes scolaires ? Et par ailleurs, il a été annoncé que chacun des ministères concernés produirait une note pour évaluer la faisabilité des propositions relevant son champ de compétence.

Pourriez-vous nous préciser où en est ce travail ministériel ? Et enfin, l'un des axes centraux de la convention citoyenne portait sur l'articulation entre les différents acteurs intervenant sur le temps de vie de l'enfant. Est-ce que vous vous envisagez, comme cela a été proposé, d'intégrer une consultation des enfants et des jeunes au sein des comités de pilotage des projets éducatifs de territoire ?

Je vous remercie. Merci beaucoup, monsieur Philippe Fésident. Moi encore voilà.

Merci madame la présidente. Monsieur le ministre, depuis plusieurs années, notre pays s'est engagé dans une ambition claire. Bâtir une école plus inclusive à capable d'accueillir chaque élève dans des meilleures conditions et notamment se présentant des besoins éducatifs particuliers qui soient liés au handicap, au troubles des apprentissages ou à des fragilités sociales ou psychologiques.

Cette ambition repose sur une condition essentielle un taux d'encadrement adapté. Les efforts engagés depuis 2017 qui ont permis de réduire le nombre moyen d'élèves par classe dans le premier degré ont démontré leur utilité. Des classes moins chargées permettent un accompagnement de meilleure qualité, un suivi individualisé plus efficace et une inclusion réelle et non simplement déclarative.

Cependant, sur le terrain, les inquiétudes sont très fortes concernant bien sûr la suppression de poste puisque cette perspective de suppression de poste dans le dans la future carte scolaire fait craindre un retour en arrière. D'ailleurs, hier, j'étais au conseil d'administration du collège Vander Merch du Touquet où depuis plusieurs années, il perdent des il perdent des heures de dotation et euh malheureusement bien sûr au détriment euh au détriment des options où le la chef d'établissement doit faire des choix, ce qui ce qui est déplorable puisque c'est plus un retour en arrière. C'est également aujourd'hui au lycée Eugène Wallé de Montreuil surmer où des élèves ont manifesté suite à la perte de leur enseignante de de de de sciences, perte qu'il qu'il déplore.

Donc on voit bien qu'il y a également beaucoup de souffrance lié liée à ces à ces suppressions. Or, la baisse démographique ne saurait justifier une réduction mécanique des moyens humains alors même que les besoins augmentent. L'inclusion scolaire ambitieuse, la santé mentale des élèves, l'accompagnement des élèves en difficulté, le manque de remplaçant, la lutte contre le harcèlement scolaire.

Monsieur le ministre, les besoins d'ESH sont importants. La baisse du taux d'encadrement par classe doit rester un objectif afin de garantir une une ambiance propice aux apprentissages et un climat scolaire apaisé. Alors oui, comme vous me l'avez écrit, il est essentiel d'investir sur l'accompagnement social, médico-social et la santé.

Mais à cela, il faut profiter de la baisse démographique qui tout en maintenant le nombre de postes d'enseignants existants pour apporter l'ambition d'une véritable école inclusive. Merci. Merci beaucoup madame Alexandra Martin.

Merci madame la présidence. Monsieur le ministre, je souhaitais revenir. Merci monsieur le ministre.

Je souhaiterais revenir sur le sujet du harcèlement scolaire. Vous l'avez très bien qualifié, il s'agit d'un fléau massif. 17 % des collégiens et lycéens disent avoir été victimes au cours de leur scolarité de fait de harcèlement.

Euh ce sont des conséquences dramatiques pour les enfants, leurs familles et l'ensemble de la communauté éducative que nous avons encore récemment déploré. Les chiffres comme les drames qui les accompagnent imposent une réponse politique ferme à la hauteur de l'enjeu. J'ai corrédigé avec Nora Fres, la fondatrice de Marion Lain tendue une proposition de loi visant à renforcer l'arsenal disciplinaire et à élargir le champ d'action des familles.

La gravité des chiffres, leurs conséquences et encore trop souvent des réactions inadaptées, voire des inversions victimaires, des enquêtes qui ne vont pas jusqu'au bout. Tout cela forme un aveu d'échec et nous oblige à muscler notre arsenal. La loi 2 mars 2022, on l'a dit, a constitué un premier pas très important, mais il faut aller plus loin, d'autant que les enquêtes aboutissent souvent euh sur des classements sans suite.

C'est ce que vise ma proposition de loi qui prévoit de rendre effectif et systématique un droit à ouverture d'une enquête administrative systématique lorsque le moindre faisceau d'indice arrive euh dans le bureau du chef d'établissement ou des professeurs, d'apporter une réponse très rapide puisque c'est une course contre la montre aussi la lutte contre le harcèlement scolaire et d'y associer les parents. Monsieur le ministre, comment voyez-vous aujourd'hui une sensibilisation accrue des chefs d'établissement, des professeurs ? Je sais qu'on leur en demande beaucoup afin qu'ils puissent recueillir de façon sérieuse.

Je sais qu'ils le font mais qu'ils puissent accueillir la parole des victimes et la parole des parents. J'ai encore trop souvent des parents qui viennent me voir parce qu'ils savent que ce sujet me tient à cœur en me disant qu'ils n'ont pas été reçus comme il fallait et qu'ils ont été renvoyés chez eux souvent même en étant accusés eux-mêmes. Merci beaucoup.

Merci beaucoup et madame Colin Sterl. Merci madame la présidente. Monsieur le ministre, moi je souhaite, je voudrais aborder aujourd'hui un sujet qui fait trembler chaque année des centaines de milliers de familles.

Je parlais de parcours sup et plus largement des conditions dans lesquelles nos lycéens construisent leur orientation vers l'enseignement supérieur. Alors, c'est vrai que lors de sa mise en place, parcours sup poursuivait un objectif pardon plus que légitime, améliorer la lisibilité et l'équité dans l'accès aux formations. Et c'est vrai que ce dispositif permet par rapport à APB euh de simplifier le processus d'orientation et de le rendre moins aléatoire.

Mais de nombreux retours de terrain invite quand même à s'interroger sur le stress qui est ressenti euh par les élèves euh et leur famille. En juillet dernier, j'ai rendu un rapport sur la santé mentale des mineurs et il a été énormément question de parcours sup. de nombreux jeunes ayant euh l'impression d'être évalués en permanence et les soignants que nous avons auditionnés ont unanimement euh souligner le caractère potentiellement anxiogène du dispositif pour les adolescents et pour leurs parents.

Et les données disponibles confirment ce ressenti puisque'en 2025, 84 % des lycéens déclarés trouvés parcours substressant et les parents eux aussi sont concernés puisque 72 % d'entre eux se disent stressés. On sait combien le stress parental peut rejaillir sur les enfants à des moments charnières. Alors, il ne s'agit pas du tout de contester les améliorations qui sont apporté par parcours suport à APB, mais d'ouvrir peut-être une réflexion sur sa mise en œuvre pour mieux mieux accompagner les élèves, réduire l'angoisse lié au aux listes d'attente et à leur progression quasi quotidienne et puis redonner du sens au temps passer au lycée.

On le sait, le stress scolaire peut avoir des conséquences durables sur la santé mentale des jeunes, sur leur rapport au savoir et sur leur confiance en eux. Et puis deuxième sujet très rapidement euh une difficulté que que l'on a vu évoquer lors de lors de cette mission d'information difficulté propre formation du secteur social et médico-social parce que dans bien des cas parcours supir une orientation réellement fondée sur une vocation alors même que ces métiers exigent un engagement réfléchi. Les critères de sélection peinent à prendre en compte les spécificités de ces filières et il en résulte des choix parfois contraints ou mal préparés qui se traduisent par des abandons en cours de formation.

Et à terme, ce mécanisme contribue à fragiliser l'ensemble du secteur médico-social en aggravant les ruptures de parcours, les difficultés de recrutement et la pénurie de professionnel qui sont pourtant essentielles. Alors, dans ce rapport, nous avions suggéré peut-être de retirer ces ces ces formations de parcours sup et j'aurais aimé avoir votre avis à ce sujet. Merci beaucoup.

Merci. Il y a un sujet qui a pas été évoqué, je l'avais pas mis parce que je pensais que mes collègues l'auraient évoqué, c'est le défenseur des droits des enfants que vous avez annoncé récemment. vous avez indiqué qu'il serait auprès de la médiatrice de l'éducation nationale.

J'aimerais donc si vous pouvez nous éclairer sur ses missions, sur son indépendance, s'il est placé auprès d'eux et sera-t-il réellement indépendant et surtout de son articulation avec le défenseur des enfants qui est lui placé auprès du défenseur des droits. Je vais me permettre aussi d'aller dans le sens de mon collègue Arnaud Bonet sur le fait d'informer les enseignants. Je pense qu'il faut qu'on trouve effectivement un système avec la justice parce que quand un enseignant fait une information préoccupante ou un article de signalement, à un moment il va avoir les parents face à lui qui vont le découvrir.

Et donc, je pense qu'il est important que l'enseignant soit informé que ça peut arriver ce jour-là pour qu'il puisse aussi se préparer ou être accompagné si jamais il y a des j'allais dire des possibles mécontentement des parents sur le signalement qu'a fait qu'a fait le l'enseignant. Et j'avais deux, vous avez pas tout à fait répondu. Donc je me permets, on a beaucoup parlé en inclusion de tout ce qui est AESH et cetera.

Euh quit de du médico-social dans les écoles, les écoles externalisées, les yeux ma les yeux a et cetera. Quelle est votre ambition sur le sujet ? Et puis vous avez parlé de la la possibilité quand un enfant est victime enfin pour l'agresseur, le harceleur d'être changé d'école.

Pour moi, il y a un trou dans la raquette, c'est les violences entre deux enfants mineurs de moins de 12 ans. Un enfant de 9 ans qui agresse un enfant de 10 ans. Aujourd'hui, les enseignants nous disent qu'ils ont pas la possibilité de le changer d'école comme la partie harcèlement.

Je pense qu'il faudrait peut-être regarder le décret. A priori, c'est pas clair pour les enseignants. Tous me l'ont remonté.

On a un sujet quand c'est deux tout petits qui s'agressent l'un l'autre. Euh donc je vous le relais, c'est quelque chose qui nous est remonté quand même assez fréquemment. Merci.

Je me juste de répondre sur ces derniers points en premier si ça vous dérange pas parce que sur le sur le changement d'école le changement d'école les textes et je m'en souviens bien euh ne parlent pas de harcèlement. les textes. Non non, le décret du 16 août 2023, il parle de mise enfin lorsque il prévoit que l'enfant peut-être changer d'école lorsqu'il présente pour ses camarades de manière enfin il fait peser pardon un risque sur la sécurité de ses camarades de manière intentionnelle.

Ça a précisément été fait pour ne pas couvrir que les cas de harcèlement mais pour couvrir des cas de violence qui sans être des cas de harcèlement stress une définition précise du harcèlement constituera en fait une mise en danger récurrente ou imminente intentionnelle euh de de de d'un enfant. Donc l'hypothèse que vous que vous évoquez, elle peut faire partie des cas dans lesquels le changement d'école est est requis. euh sur le médico-social dans les écoles.

Pardon, du coup, je je termine par vous mais je vais je vais je vais répondre évidemment à tout le monde, hein. Je crois pas que c'est une façon pour moi d'éviter les autres sur le médico-social dans les écoles. Alors moi je je comme je vous l'ai dit, je crois qu'on a un enjeu majeur sur la fluidité des parcours à la fois pour un médic social pour en revenir et puis pour faire en sorte que effectivement à l'intérieur d'une de l'enceinte scolaire le médicocial puisse plus facilement intervenir.

C'est le sens des pôles d'appu la scolarité. Pô d'appu la scolarité. Le but du jeu, c'est qu'on met tout le mon table, qu'on a deux ETP, pardon, responsable, enfin deux ETP d'éducateurs spécialisés à l'appui du pôle et que on puisse ensuite intervenir effectivement dans l'école et et aussi partager des compétences.

Il y a quelque chose qui est très intéressant. Je fais l'autre jour en code d'or à l'occasion du comité national de de suivi de l'école inclusive avec le CNCPH, on est allé visiter un pass puisque la côte d'Or a été un des premiers départements donc ils ont 2 ans de recul. Ils travaillent beaucoup sur accessibilité, ils travaillent beaucoup sur médicocial.

Ils ont 6 % de prescription enfin de demande de notification d'H en moins parce qu'en réalité quand on met l'accompagnement qui va bien et bien le palliatif que constitue l'avè pour certains élèves il s'agit pas de dire que tout le monde est sans AVSH he mais le palliatif finalement que constitue l'avage dans certains cas n'a plus besoin d'être un palliatif et donc leage peut se recentrer sur sa vocation c'est-à-dire l'accompagnement l'automie et puis sur le défenseur des droits des enfants puisque c'est effectivement l'expression j'allais dire que j'ai employé dans un cadre dans un cadre un peu universel, enfin un grand public. Très concrètement, moi mon objectif est le suivant. Euh je vous disais tout à l'heure, pour moi, la sécurité doit être sur être de la porte à la porte.

Aujourd'hui, on a le scolaire, le périscolaire et cetera. Donc quand il y a un problème sur la pause de midi, le directeur d'école dit "Ah bah chapcher, c'est pas moi." Quand c'est à 13h42, c'est la collectivité qui dit "Chat perché, c'est pas moi." Moi je veux pas savoir qui est perché qui est pas.

On a des parents dont les enfants ont besoin, enfin les parents ont besoin de savoir que leur enfant est en sécurité à l'école et s'il y a un pépin dans les murs de l'école, j'ai pas demandé aux parents de faire distinction juridique entre le scolaire et le péri scolaire. Donc l'objectif c'est que évidemment il se manifeste d'abord auprès de la directrice d'école ou du pays scolaire mais si la situation si les si la si la famille conscière que la situation est mal prise en charge ou qu'il y a ce type de débat pour savoir finalement qui de qui de quoi, la famille doit pouvoir saisir un interlocuteur que je qualifierai de de proximité au sens un interlocuteur institutionnel euh que don dont effectivement j'ai considéré la vocation à être l'adjoint de la médiatrice. Donc adjoint la médiatrice, ça veut dire qu'il bénéficie du même niveau de protection, du même niveau d'indépendance, mais qui sera ou qu'elle sera en charge de la protection de l'enfance avec donc pour pour mission de de non pas de résoudre individuellement chaque cas, c'est pas sa mission, mais pour faire en sorte que la tout défaut de prise en charge ou toute prise en charge insatisfaisante puisse être si je puis dire délié par son intervention et l'intervention de ses équipes puisque'au passage je vais renforcer l'équipe de la médiature qui traite déjà 28000 demandes par an.

Euh deuxème objectif pour moi, c'est que cet adjoint en charge de la protection de l'enfance, il puisse aussi avoir une vision panoramique, y compris avec les remontées qu'on a qu'on pourra lui transmettre et qu'il puisse nous faire des recommandations qui a un rapport annuel annexé au rapport de la médiation qui soit consacré à la protection de l'enfance. Ça fait d'ailleurs plusieurs années au demeurant hein que la médiatrice a été amenée à faire des chapitres de son rapport d'appression en France parce que de fait elle était saisie mais de fait pas déterre le cadre réglementaire pour qu'elle puisse l'être déorée et qu'ensuite de facto elle puisse nous répondre. Euh donc voilà, c'est vraiment ça l'objet et j'ai rencontré moi-même d'ailleurs le la défenseur des droits et le défenseur des enfants la semaine dernière et on était parfaitement fasé sur cette articulation qui évidemment euh euh j'allais dire ne marche sur le les compétences de personne mais permet en réalité d'avoir un système de premier niveau et et comme on a d'ailleurs la médiatrice de nationale qui historiquement était hein le le la transposition du minire République au niveau de l'éducation nationale comme dans d'autres ministères et comme elle est aujourd'hui d'ailleurs l'interlocutrice de la défenseur des droits donc cette relation-là elle sera assurée Euh alors madame la député, pardon, du coup je reviens derrière sur la convention citoyenne.

Donc euh plusieurs choses. D'abord, il se retrouve que j'ai reçu l'appant citoyen il y a hier matin. Donc voilà, je me le dire et que j'ai demandé au recteur de tous recevoir dans leurs académies respectives les citoyens présents à la convention relevant leur territoire parce que la convention citoyenne c'est d'abord une expertise d'usage comme me l'a présenté lui-même le président sesue.

C'estd que leur sujet c'est pas de connaître toutes les contraintes techniques administratives juridiqu machin et cetera et cetera. C'est dire voilà en tant qu'usager ce qu'on pense. Et une bonne partie de leur recommandation a été n'appelle pas de réponse universelle nationale.

Euh typiquement les recommandations de type pouvoir commencer plus tard le matin pour les collégiens et cetera, c'est des choses qui ont vocation à se régler au niveau local. Euh si je suis sur un établissement de un lycée de 1500 élèves, moi 10 recherch établissement avec les contraintes qui sont les siennes et puis tant qu'à faire vous n'utilisez pas le créneau de 8 à 9, je pense que je vais me faire accueillir assez fraîchement. Euh si par contre dans des petits collèges ruraux et cetera et cetera où il y a un temps de transport particulier où il y a 300 élèves, parfois il y en a 55 euh en lien avec ce qu'on va se dire tout à l'heure euh pardon, je sais plus où c'était le oui avec monsieur fait sur la démographie.

Donc dans ces conditions là évidemment ça peut être autre chose. Donc moi ma conviction profonde c'est qu'en réalité c'est une source d'inspiration pour que d'abord localement on puisse faire un ce nombre de choses. Ça a été aussi une source d'inspiration pour certain travaux puisque il préconisait l'addiction des réseaux sociaux au moins de 15 ans.

Ça tombe bien, tout le monde oublie hein parce que tout le monde est parti sur les rythmes scolaires. Mais dans les propositions, il y avait interdiction des réseaux sociaux que vous avez voté en première lecture il y a il y a une quinzaine de jours et et je vous en remercie. Euh pour le reste donc il y a un enjeu, il y a l'enjeu du du de l'organisation autour des temps scolairirees.

Ma conviction profonde les est doubles. Ça relève pour moi typiquement d'un débat de présidentiel 2027. Euh non pas par plaisir de de de de l'y renvoyer mais parce que pour exactement la même raison que tout à l'heure, je peux pas le faire pour la rentrée 2026 et si je le faisais si je l'annonçais en novembre en décembre 26 pour la rentrée 27, je pense que là aussi je me ferai accueillir assez fraîchement non pas par chef l'établissement mais par ceux qui seront amenés à présenter des programmes dans le cadre d'une présidentielle.

Et la deuxième conviction, c'est que je pense qu'on on ne peut pas aujourd'hui avoir les m réponses partout. Maurement profonde qu'il faut épouser les réalités territooriales de ce pays. Quand quand des parents mettent leur enfant dans la pirogue sur le fleuve du maronni pour que leurs enfants arrivent au collège, la réalité c'est qu' ils arrivent au collège à 7h15 du matin.

Et à 7h15 du matin, l'enjeu c'est d'ouvrir l'établissement, c'est pas de le fermer en disant rendez-vous à 9h. À l'inverse, euh quand je suis euh euh dans un dans un dans un collège urbain et cetera et cetera, pas très gros, bah peut-être que l'enjeu c'est de pouvoir dormir un peu plus tard le matin à condition que ça n'ait pas été parce que j'étais sur la socio jusqu'à 2h du matin. Petite parenthèse au passage.

Euh et dernière chose évidemment, c'est la coordination les différents acteurs, notamment les les associations d'éducation populaire. Je suis pas sûr qu'on soit tout à fait à la maille aujourd'hui, très honnêtement. Euh ça fait des années qu'on parle des continuum des temps de l'enfant et cetera et cetera.

Voilà. En disant c'est le même enfant qui passe d'un temps à l'autre. La réalité c'est que c'est même enfant qui continue à passer d'un temps à un autre et que là-dessus il nous reste du travail à faire.

Ça fait partie du chantier qu'on a qu'on a qu'on a avec Mariana Ferrari notamment. Mais on a on a clairement des un chantier à faire sur les enjeux de suppression de poste. Bon, j'ai déjà été amené à m'en à m'en expliquer plusieurs fois mais je je me permets de revenir dessus.

On a un des fondements je vous l'ai dit hein, 1 million d'élèves en moins entre 2019 et 2029 dans le premier degré et un deuxème million à l'ensemble de l'ensemble à l'échelle de l'ensemble du système éducatif euh d'ici quelques années. Bon euh la chute elle est enfin elle est drastique dans le premier degré aujourd'hui. Elle touche le collège à hauteur de 30 à 40000 élèves cette année quand même 30 à 40000 élèves.

Et d'ici quelques années, enfin dans dans 2 ans, elle va arriver au lycée. Et pardon le redire mais quand on recrute des professions, on les recrute pour 40 ans accessoirement avec la réforme des concours en été je les recrute pour dans 2 ans. Je veux bien recruter tous les professeurs tout de suite pendant 2 ans en faisant comme s'il y a pas de chute démographique.

Mais comme je disais tout à l'heure, il y a un moment on aura un mur et où on su quel qu'il soit quels que soient ses choix politiques et c il y a un moment où on sera mécaniquement obligé de tarer les recrutements si aujourd' on maintient à zéro. Et c'est quelque chose que je crois pas que je crois pas responsable. Donc il s'agit pas de suivre la démographie mais il s'agit effectivement tenir compte et après et c'est là qu'il y a un travail à faire intelligent avec les académies et donc moi je vais pendant vous cacher, je vais recevoir tous les recteurs individuellement au cours des deux prochains mois.

Ça fera partie de celui qu'on va aborder pour que notamment les suppressions portent effectivement enfin tir les conséquences effectives de la démographie. Aujourd'hui, il y a encore très peu de baises des effectifs au lycée par exemple globalement alors qu' en a des massives au collège. Il faudra probablement s'assurer que ça correspond bien.

Il faut pas que l'un serve de prétexte si vous voulez pour être clair à l'autre. Donc ça, on va s'en assurer. On va y travailler mais voilà sur le harcèlement.

Alors, pour ne rien vous cacher, euh moi mon impression personnelle c'est que en terme d'arsenal, on est aujourd'hui quand même très équipé. C'est que j'ai tout l'ar disciplinair, j'ai la possibilité de changer un élève d'école lorsque lorsqu'il fait peser une menace comme je vous disais tout à l'heure. Et on a un arsenal pénal qui pas rien le pénal.

Enfin, on sait pas faire mieux quand même en terme de de sur la gamme sur la gamme des aigus quoi. Au-delà du pénal, il y a pas. Donc on a quand même aujourd'hui pénal qui que je trouve très complet.

Euh donc à titre personnel, très honnêtement, je n'éprouve pas le besoin de renforcer encore l'arsenal au sens l'arsenal de sanction. En revanche, euh on persiste objectivement à avoir un un j'allais dire enfin il y a un travail humain qui doit être encore, si je puis dire, pétri collectivement et à tous les niveaux de l'institution pour autour d'abord de la des modalités de l'accueil de la parole du jeune et de sa première parole, autour de la réponse qui est apportée euh et euh autour aussi de la sensibilisation des des parents euh comme des équipes. Euh il y a clairement il peut y avoir encore aujourd'hui des réactions inadaptées.

Il il peut y avoir aussi et malheureusement c'est assez fréquent et ça rend les choses très compliquées parce que je crois aussi qu'il faut qu'on accepte qu'on est sur une matière compliquée des élèves qui sont harceleurs parce qu'ils sont harcelés ou des élèves qui sont harcelés et qui ont un réflexe de défense qui facialement donne l'impression que c'est eux qui posent problème. C'est que c'est eux qui finissent, pardon l'expression, mais bah par par comment dire une crise de nerf et par taper le camarade qui en fait les ouspill les opill les op lespille depuis des années. Donc il y a un côté voyez les les voilà il plantent les banderilles et à la fin celui qui donne un coup de corne c'est le harcelé et on dit bah qu'est-ce c'est que ce travail ?

Donc ça, il faut vraiment qu'on arrive à avoir ce enfin c'est un travail de long terme et honnêtement il y a un travail d'acculturation qui est énorme et moi je salue vraiment enfin le travail fait par les collègues en quelques années c'est c'est phénoménal ce qui s'est passé comme dans institution scolaire et et tous les professeurs vraiment les chefs établissements que je rencontre et c enfin sont hyper engagés mais même comme ça on reste sur un phénomène d'abord qui est sournois qui est malicieux les gens qui harcèlent ils sont ils sont malins quoi. C'est pas c'est malheureusement c'est voilà et qui en en partie nous échappe. Et l'autre élément auquel moi je tiens beaucoup, c'est que dans le même décret du 16 août 2023 euh et ça c'est quelque chose qu'on a activé mais honnêtement peut-être pas encore suffisamment et qu'il faut que je rappelle régulièrement.

Il est prévu qu'un chef d'établissement peut également sanctionner un élève qui a participé du cyberharcèlement sur un enfant qui n'est pas d'établissement. Vous savez qu'historiquement le pouvoir disciplinaire des des chefs d'établissement, il était périmétré si je puis dire l'établissement. C'est qu'il fallait que la victime et le coupable soit dans relève de de si je si je suis établissement, il fallait auparavant que la victime coupable relève de mon autorité.

Désormais, si la victime ne relève pas de mon autorité, mais que le coupable relève de mon autorité, je peux prendre des sanctions disciplinaires. Et ça, c'est quelque chose qu'il faut très clairement plus activer pour faire comprendre qu'en fait je suis pas protégé par les murs de mon de mon BU quand je fais du harcèlement en ligne. Et ça c'est majeur.

Alors honnêtement ça, je pense que le niveau d'appropriation est pas encore suffisant et donc on va y travailler sur parcours sup. Alors je je évidemment je je je l'observe comme vous. Je je je vais être très hte avec vous.

Moi, je suis quand même encore frappé de toutes les fausses rumeurs et parfois dans des caisses de résonance où on attend pas des fausses rumeurs qui circulent sur parcours sup. Quand on parcours suprie des élèves, c'est mensonger. Parcours superait rien du tout.

Parcours sup fait se rencontrer l'offre de la demande. Ce sont les formations qui sélectionnent les élèves. C'est pas parcours sup.

Et donc on parcours une machinatrie et cetera et cetera, c'est faux. H et les les nos élèves ont parfois l'impression qu'en fait il enfin comme ils entendent ça, ils s'imaginent qu'en fait ils rentrent dans le parcours su qu'il y a une grande machine qui va vous savez comme dans un flippeur quoi, vont rentrer la bal dans le truc et puis pour faire ressort dans une autre direction 10 fois plus vite et donc ils ont l'impression qu'ils vont rentrer dans une espèce de de centrifugeuse et puis qu' vont sortir n'importe où. Alors non, d'abord 92 % des élèves ont ont une proposition à la fin de la phase principale euh au moins une et généralement plusieurs.

Euh et ensuite c'est pas parcours sub qui détri et je pense qu'on a un travail quoti vraiment de de démystification si je puis dire de ce parcours sub. Il y a simplement un système de rencontre d'offre et de demande. Et en revanche, moi je pense qu'il faut vraiment qu'on leur donne, il y a eu beaucoup d'efforts qui ont été fait là-dessus mais probablement en fait en réalité dès la première qui s'approprie l'outil parce que l'outil est quand même quand quand on se plonge dedans, c'est quand même bien fait quoi. on voit tout.

Voilà. Et donc il y a tous les chiffres machin et cetera. Mais par contre il y a il y a un degré de voilà ça demande un travail d'appropriation et puis la troisième chose c'est que et par comme ça mais je crois qu'on arrivera jamais à résoudre le stress de l'orientation.

Enfin je pense qu'on a tous été stressés un moment ou un autre à se demander ce qu'on allait faire au cours de terminal. Là, on a un effet d'amplification, c'est que dans des générations antérieures, je ne veux pas qualifier la vôtre, donc je me permets de qualifier la mienne. Donc à ma génération, on faisait dossier papier et en réalité, on s'inscrivait à ce qu'on connaissait.

Et donc on envoyait c'est partout mais c'est été dans très peu d'endroits parce que notre connaissance du du spectre était infiniment limitée. Aujourd'hui vous tapez, vous avez 10000 formations et donc il y a une espèce de d'hyperoxygénation si je puis dire euh intellectuelle avec le le l'effet voyez w bon et donc il faut qu'on arrive aussi et ça c'est le travail plutôt de l'orientation et notamment des professeurs principaux qui font là aussi un travail objectivement quand même assez remarquable hein. Enfin, moi je vais me permet d'essayer une fois une nouvelle fois, mais il faut qu'il a ce travail de de d'appropriation.

Euh, vous savez, il va y avoir aussi un autre effet dont d'ailleurs qu'on commence à voir maintenant hein, moi dans les gens qui que j'interroge, c'est que on va avoir un effet de transmission familiale, ce qui était pas le cas au début. C'est que les grands frères, les grandes sœurs y étant passé progressivement la démystification, elle passe aussi par là. Euh alors du coup par rapport à ce que vous disiez sur le secteur social et médico-social, alors je j'avoue ne pas avoir d'idées absolument préconçues parce que tout ça dépend de l'enseignement supérieur et pas de votre serviteur.

Donc je parle sur contre Philippe Baptiste qui ici à côté de moi me donnerait peut-être une tape sur la tête en me disant mais pas du tout. Euh moi pour cette raison-là, je ne suis spontanément mais vraiment sous toute réserve pas favorable à sortir des formations de parcours sup parce que de fait c'est le guichet unique pour les élèves et ça redonne la visibilité. Euh en revanche et notamment sur les filières type éducateur spécialisés et cetera qui sont des filières comme vous dites de vocation.

Euh il y a quand même aujourd'hui alors d'abord les critères ils sont ils sont choisis par les formations elles-mêmes et ces formations là aujourd'hui elles introducisent par exemple des euros. Quand vous êtes spécialisé, la plupart des formations, vous avez un oral de de d'entretien avec la formation en question, ce que je crois très positif. Et donc la modulation a été des modalités de sélection qui exement d'ailleurs permet aussi aux jeunes de savoir qu'il est pas dans une machine mais qu'il y a bien en face de lui des gens qui étudient comme partout des dossiers qui le reçoivent et cetera est à mon avis bon à prendre.

Donc voilà, c'est c'est c'est comme ça que j'aurais tendance à réagir sur votre proposition. Merci monsieur le ministre. nous avez accordé beaucoup de temps pour répondre je pense à à beaucoup de sujets.

Je sais pas si on en a oublié mais sûrement. Mais en tout cas, merci euh beaucoup de nous avoir accordé tout ce temps et vous me permettrez un dernier mot pour toutes ces équipes éducatives et tous ces enseignants qui chaque jour accompagne nos petites têtes blondes avec plus ou moins de difficultés et nous avons quand même pas mal de challenges à relever avec vous parce que l'éducation nationale est importante pour notre pays. Elle fait les citoyens de demain.

Merci beaucoup monsieur le ministre du temps que vous avez accordé. Merci.