Lycées : «Il faut que les casseurs soient sanctionnés», estime Michel Barnier
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:28OuverteRéponse directe
Est-ce que c'est le mouvement qui va repartir avec le dialogue ?
- 1:25RelanceRéponse directe
Mais là, vous dites qu'il faut stopper la violence avant de négocier quoi que ce soit ?
- 2:02OuverteRéponse directe
la justice, Michel Barnier, un tout petit mot sur la réponse pénale. 6800 interpellations, vous savez combien de personnes ont été placées en détention provisoire ?
- 3:06OuverteRéponse directe
Vous avez été Premier ministre. Comment soutenir les policiers ?
- 3:47OuverteRéponse directe
la réponse à apporter aux revendications légitimes, dites-vous, des lycéens.
- 4:24RelanceRéponse directe
C'est-à-dire que vous comprenez les violences, Michel Barnier ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:17Invité politiqueFait
« Patrick Faure se dit très inquiet de la présence de nombreux black box, de tirs de mortiers contre les forces de l'ordre. »
- 2:09Invité politiqueChiffre
« 6800 interpellations, vous savez combien de personnes ont été placées en détention provisoire ? 21. »
- 2:17Invité politiqueChiffre
« 86% de mineurs qui ont été interpellés. »
- 2:45Invité politiqueChiffre
« Plus de 700, 800 blessés parmi les policiers. »
- 3:32PrésentateurFait
« une proposition de loi dite Philippine qui a été adoptée finalement, qu'avait porté en son temps Olivier Marlex. »
- 3:53Invité politiqueChiffre
« On parle de 3000 profs remplaçant sans affectation qui vont être déployés. »
Temps de parole
- Présentateur78 %
- Michel Barnier19 %
- ?2 %
≈ 19,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Europe
1
Sur
CNews et sur Europe 1, c'est Michel Barnier. Bonjour à vous. Bonjour,
Laurent Ferreri. C'est un premier
ministre député à l'air de Paris. On va parler des lycéens. Le mouvement va repartir dès ce matin. Demain, journée nationale d'appel à manifester, 17 octobre également, le préfet de police de Paris. Patrick Faure se dit très inquiet de la présence de nombreux black box, de tirs de mortiers contre les forces de l'ordre. Qu'est-ce que vous dites ce matin à ceux qui cassent ? Ça suffit, Michel Barnier ? Ça suffit.
Vous
dites que le mouvement va repartir. Est-ce que c
'est
le mouvement qui va repartir et que ces violences instrumentalisées par l'extrême gauche, par LFI, qui cherchent à tester ses propres réseaux, qui cherchent à tester les forces de police, qui cherchent à tester aussi sa capacité de créer dans le pays une atmosphère insurrectionnelle ? Je suis député depuis un an, député de Paris, du centre de Paris. Et je retrouve une assemblée que j'ai connue il y a quelques années, où il y a, à bien des moments, en raison de l'attitude de l'extrême gauche, une atmosphère pré-insurrectionnelle. Donc, est-ce que c'est le mouvement qui va repartir avec le dialogue ? Est-ce que c'est le dialogue qui repart ? Je le souhaite, parce qu'il y
a
de vraies préoccupations chez les jeunes. Il
y a
eu une angoisse sur l'avenir qui n'existait pas en 68, par exemple. Il y a des questions sur Parcoursup, il y a des problèmes de professeurs qui manquent, il y a des locaux que les régions pourtant subventionnent et modernisent. On
va en parler.
Mais là, vous dites qu'il faut stopper la violence avant de négocier quoi que ce soit ? Non, je dis qu'il faut, bien sûr qu'il faut stopper la violence.
Et
la violence, quand elle est là, il faut la stopper et il faut que les casseurs payent. Il faut que ceux qui cassent, qui bousculent ou qui violentent des professeurs ou des policiers payent et soient sanctionnés. Que la justice doit passer très vite et sans faiblesse. Mais après, il faut que le dialogue reprenne. Il faut que les vraies préoccupations des jeunes, pas seulement dans les villes, en province, mais aussi dans les campagnes, où il y a d'autres préoccupations, d'autres raisons parfois de désespoir ou de colère.
En fait,
la justice, Michel Barnier, un tout petit mot sur la réponse pénale. 6800 interpellations, vous savez combien de personnes ont été placées en détention provisoire ? 21.
C
'est ça la réponse
pénale
? Ce n'est pas la première fois qu'on constate que des jeunes qui sont relâchés au grand désespoir.
Ce sont des mineurs,
86% de mineurs qui
ont été interpellés. Je ne vais pas commenter ça. Je pense qu'il faut que la justice paye parce que les gens soient sanctionnés, que les peines courtes soient rétablies et qu'elles soient rapides. Voilà ce que je pense. Et que ceux qui payent, ceux qui cassent payent ou leur famille paye, c'est qu'ils ont cassé. La plupart sont insolvables ? Maintenant, il faut trouver. Les familles ne le sont pas forcément. Il faut qu'on trouve le moyen de dialoguer plus régulièrement sans être obligés d'aller vers ces violences.
Vous comprenez le ras-le-bol
des forces de l'ordre
? Plus de 700, 800 blessés parmi les policiers
en arbre. Évidemment, je comprends
le
ras-le-bol des forces de l'ordre. Ils sont pointés
du doigt. Manque d'empathie, aurait dit le président. Et puis ils ont le ras-le-bol de l'impunité aussi. Donc c'est aussi le problème que nous soulevons avec Bruno Rotaillot qui a commencé à agir quand il était le ministre de
l
'Intérieur dans le gouvernement que je dirigeais et qui doit pouvoir continuer. Vous avez été Premier ministre. Comment soutenir les policiers
?
En disant très clairement que tous ceux qui portent l'atteinte, qui portent la main sur la policier, vont en prison. C'est aussi simple que ça. Et leur affirmer en permanence notre soutien comme nous le faisons à l'Assemblée nationale. Ce sont des moments d'ailleurs à l'Assemblée nationale où nous parlons du soutien aux policiers, des moyens qu'on doit leur donner. L'autre jour, j'ai présenté avec un jeune député, Charles Routuel, une proposition de loi dite Philippine qui a été adoptée finalement, qu'avait porté en son temps Olivier Marlex. J'ai porté ce texte.
J'ai vu dans le débat à l'Assemblée nationale cette atmosphère pré-insurrectionnelle, cette violence, cette intolérance, cette haine, cette violence des mots qui d'ailleurs souvent entraîne la violence des actes. Vous avez évoqué
la réponse à apporter aux revendications légitimes, dites-vous, des lycéens. Est-ce que celle du gouvernement est à la hauteur ? On parle de 3000 profs remplaçant sans affectation qui vont être déployés. Les aujourd'hui, on
se
demande pourquoi
ils ne l'ont pas fait avant. Oui, c'est mieux que rien.
C
'est très bien que M. Geoffrey, qui est d'ailleurs un homme que je respecte, ait trouvé ces 3000 postes. Est-ce qu'on n'aurait pas pu les trouver plus tôt ? Ça,
ça
pose un autre problème, Laurence Ferri, qui est celui de cette centralisation généralisée dans ce pays où on doit faire des violences, faire tout, remonter vers Paris. Ça suffit. Il va falloir qu'on donne un coup d'oxygène et de respiration dans ce pays en décentralisant, notamment en matière d'éducation
nationale. C'est
-à-dire que vous comprenez les violences, Michel Barnier ?
Non,
je
ne les comprends pas.
Elles ne sont
pas excusables. C'est-à-dire que c'est le seul moyen
de se faire entendre aujourd'hui ?
Non, je regrette. On sait très bien qu'elles sont instrumentalisées. Et les jeunes, d'ailleurs, la plupart d'entre eux, si on engage un vrai dialogue, comme c'est le cas aujourd'hui, sur ces questions de professeurs, de locaux, avec les régions, il faut donner un coup de chapeau aux régions. Regardez ce que fait Valérie Pécresse avec la région Île-de-France. Il faudrait d'ailleurs que la ville de Paris l'accompagne plutôt que de la bloquer. Ce sont des efforts considérables que l'État serait incapable de faire.
C'est
-à-dire que les départements qui gèrent des collèges font des travaux, parfois de très beaux collèges. L'État, il serait incapable de le faire. Donc il faut donner un coup de chapeau aux collectivités locales. Il trouve qu'il faut décentraliser.
Parcours, on supprime, on modifie. Jean-Luc Mélenchon parle de l'école du vice, Michel Barnier.
Oui,
mais
M. Mélenchon a l'habitude d'utiliser des mots, des mots violents, pour exacerber les tensions. Et ce n
'est
pas ce qu'il faut faire dans notre pays. En ce moment, il y a suffisamment de tensions. Il faut évaluer Parcoursup, objectivement, et puis réformer ou changer. Mais on a besoin d'un système... Mais pas de supprimer. Pas de supprimer, et aussi réfléchir au fait d'orienter un peu mieux les jeunes vers des filières, notamment professionnelles, des métiers qui ne soient pas tous intellectuels, mais qui soient des métiers manuels, où il y a de l'avenir et du travail.
Et du travail. Vous avez parlé de Jean-Luc Mélenchon, de la France insoumise. Est-ce que vous estimez que ce mouvement politique instrumentalise ce qui se passe aujourd'hui ? On a vu la présence de nombreux élus sains de leur écharpe tricolore devant les blocus délités
dans les
manifestations.
Je vous l'ai dit,
je peux le répéter autrement. Je pense que la France insoumise, dans la lignée de son attitude à l'Assemblée nationale, qui est très violente, faite de haine, d'intolérance généralisée, les faits ne comptent plus, le raisonnement ne compte plus, il
n
'y
a
jamais de nuance. C'est ça qui est insupportable. Et bien, dans cet esprit-là, on voit bien qu'ils instrumentalisent,
mais
il faut faire attention.
Il faut faire attention à la France insoumise en partie.
Michel Barnier