Charlotte d'Ornellas : «E. Philippe revendique son propre bilan sous Macron sans même le citer»
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Oui. Alors, je m'attendais pas à voir chez Édouard Philippe la revendication de la lutte des classes parce que en effet, je rejoins Mathieu, je suis pas sûr que ce soit le meilleur moyen de défendre les pauvres et d'être pauvre soi-même. Je j'oseais espérer que il est possible de dépasser les frontières notamment sur ce terrainlà entre les uns et les autres.
Mais bref, Édouard Philippe a refusé de nommer les adversaires les plus proches, on va dire, Gabriel Atal, Bruno Retaillog et qui n'ont pas du tout été cités, mais simplement il a cité les adversaires LFI et Rassemblement national avec un air de second tour déjà, soit avec l'un, soit avec l'autre, en les renvoyant dos à dos. Ce qui est plus étonnant, vous allez me dire chez un candidat qui se revendique de la droite mais c'est pas étonnant chez Édouard Philippe en particulier qui avait dit préférer en effet voter le parti communiste que le Rassemblement national. Alors côté LFI, il a parlé d'un péril sur la démocratie et dans 2 ans le FMI c'était le slogan.
Bon, c'est une critique qu'on entend aussi après 10 ans de d'Emmanuel Macron qui était précisément pas élu pour ça. La la menace du FMI, on l'entend dans le débat aujourd'hui. Donc Édouard Philippe a revendiqué son propre bilan de manière absolument indépendante de celui d'Emmanuel Macron sans même citer Emmanuel Macron.
Il est évident que ça va être un peu plus compliqué pendant la campagne de passer outre cette question. Et côté rassemblement national, c'est assez intéressant puisqu'il va également sur le terrain économique. Euh vous savez, la droite pendant longtemps a pas voulu s'associer avec le rassemblement, le Front National puis le Rassemblement national sur la question migratoire.
Maintenant qu'ils ont exactement le même discours, ça bascule sur le terrain économique et donc avec cette phrase sociale dans le nord, libéral dans le sud. Mais Édouard Philippe a aussi fait applaudir son ami Gérald Armanin qui lui revendique qui vient du nord d'ailleurs et qui revendique très clairement la droite sociale contre la droite libérale.
Édouard Philippe