La Région PACA débloque un fonds de soutien pour les commerçants touchés par les pillages
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Chapitres
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Questions et réponses
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- 0:39OuverteRéponse directe
Comment fonctionne ce fonds de soutien ?
- 4:09OuverteRéponse directe
Comment fonctionne ce fonds ?
- 5:37OuverteRéponse directe
Est-ce que vous reconnaissez que certains lycées sont en mauvais état dans la région ?
- 6:36OuverteRéponse directe
La région Sud-PACA est-elle assez riche pour lancer des travaux de très grande ampleur ?
- 7:10OuverteRéponse directe
Quelles doivent être les premières mesures à prendre pour les lycéens et le pouvoir d'achat ?
- 7:45OuverteRéponse directe
La baisse du diesel est-elle une mesure suffisante ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:22Invité politiquePromesse
« Et dans les 30 jours qui suivent, nous donnons une aide de 10 000 euros à nos commerçants pour leur permettre de réparer ou de reconstituer leurs stocks. »
- 4:40Invité politiqueChiffre
« La région met 5 millions d'euros. »
- 5:07Invité politiqueFait
« nous avons aussi un fonds d'urgence qui permet de restaurer les dégradations au niveau des caméras et du mobilier urbain. »
- 5:52Invité politiqueChiffre
« Nous avons débloqué là aussi un fonds d'urgence. D'abord de 6 millions pour réparer la case qu'il y a eu dans les lycées. »
- 6:01Invité politiqueChiffre
« Nous avons déjà mobilisé 3 millions d'euros pour 50 lycées. »
- 6:05Invité politiquePromesse
« Nous mobiliserons encore 7 millions d'euros à partir du mois de décembre. »
- 6:43Invité politiqueChiffre
« On a déjà mis 2 milliards d'euros depuis 10 ans. »
- 6:46Invité politiquePromesse
« On va en mettre encore 2 milliards d'euros jusqu'en 2035. »
- 6:50Invité politiqueChiffre
« cette année, j'ai déjà sanctuarisé 300 millions d'euros pour nos lycées. »
- 6:56Invité politiqueChiffre
« depuis 10 ans, nous avons construit 5 lycées et nous lançons le 6e. »
Temps de parole
- François De Canson47 %
- Présentateur41 %
- Présentateur 29 %
- ?3 %
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Ici
Provence, ici Matin. Florent Lesseau, Ici Provence, revient sur les manifestations des deux derniers week-ends avec le président de la région Sud-Provence-Alpes-Côte d'Azur. Bonjour François de Conson. Bonjour. Il y a deux semaines, on le rappelle, vous avez succédé à Renaud Muselier à la tête de la région. Renaud Muselier qui a dû laisser sa place en raison de son élection au Sénat. Selon la Chambre de Commerce et d'Industrie ex-Marseille-Provence, près de 500 commerces ont été impactés, surtout le 17 octobre, dont plus de 300 pillés ou vandalisés. La région a mis en place un fonds de soutien. Comment fonctionne ce fonds de soutien
? François
de Conson qui nous a quittés. C'est vrai que j'ai entendu un petit bip, un petit peu inquiétant.
Il est toujours là
? Oui. François de Conson
? Bon,
on va essayer de rétablir la communication dans un instant. Est
-ce
que François de Conson est là ? Non, pas pour l'instant. On va le rappeler. Ah, il est peut
-être
revenu. François de Conson.
On
va écouter Wither et puis on retrouve François de Conson dans un instant. 31, nous avons retrouvé François de Conson, président de la région Sud-Provence-Alpes-Côte d'Azur. Invité d'ici matin, Florent Leceau. François de Conson, la région a mis en place un fonds de soutien pour aider les commerçants pillés ou vandalisés lors des deux derniers week-ends. Comment fonctionne ce fonds
?
Notre pays s'avère une personne de tension et d'inquiétude. On se devait d'être au plus près des commerçants. Donc, il
y a
une plateforme. Vous pouvez déposer votre demande. Elle est instruite ensuite par les CCI. Et dans les 30 jours qui suivent, nous donnons une aide de 10 000 euros à nos commerçants pour leur permettre de réparer ou de reconstituer leurs stocks.
10
000 euros par commerce touché. C'est toujours ça de prix, même si ça reste insuffisant, bien sûr.
Oui, ça reste insuffisant. Mais c'est une première aide et une bouffée d'oxygène. La région met 5 millions d'euros. Elle est accompagnée par le département et la métropole d'Aix-Marseille. Et la CMA-CGM, ça permet immédiatement aux commerçants de pouvoir réagir. Même la première priorité, c'est d'abord de sécuriser. Et nous demandons à l'État de sécuriser. On ne peut pas vivre des samedis comme on les vit en permanence.
Sécuriser les centres-villes, c'est aussi la priorité de la région qui débloque aussi de l'argent pour ça.
Effectivement, nous avons aussi un fonds d'urgence qui permet de restaurer les dégradations au niveau des caméras et du mobilier urbain. Là aussi, nous sommes présents à côté des collectivités pour leur donner les moyens de sécuriser leur territoire.
La région a voté une enveloppe urgente pour les commerçants. La région qui a aussi en charge les bâtiments des lycées. On le sait, l'une des principales revendications des lycéens, ce sont des locaux en meilleur état, car ils subissent notamment le froid en hiver, les fortes chaleurs dès le printemps. Est-ce que vous reconnaissez que certains lycées sont en mauvais état dans la région
?
Oui, il faut faire les choses bien. Moi, j'ai immédiatement lancé un audit général pour savoir ce qui fonctionnait, ce qui ne fonctionnait pas dans les lycées. Nous avons débloqué là aussi un fonds d'urgence. D'abord de 6 millions pour réparer la case qu'il y
a
eu dans les lycées. Et puis, nous sommes là aussi pour protéger contre le chaud et le froid à travers la plateforme Allo Lycée. Nous avons déjà mobilisé 3 millions d'euros pour 50 lycées. Nous mobiliserons encore 7 millions d'euros à partir du mois de décembre. Nous sommes là à côté des lycéens. Vous savez, moi je suis maire, j'aime la réalité de terrain. Mon premier déplacement a été au lycée Ampéry à Salon de Provence. Je veux comprendre pourquoi ça marche ou ça ne marche pas. Et je suis là pour apporter des solutions. Nous avons eu le Parlement de la jeunesse ce week-end. J'ai échangé avec les lycéens. Le débat était vraiment concret. Je crois qu'il ne
faut
pas tout confondre. Il
y
a la problématique due à l'enseignement et il y a la problématique due au bâtiment.
Le bâtiment, donc, c'est la charge des conseils régionaux. Mais très honnêtement, est-ce que la région Sud-Paca est-elle assez riche pour lancer des travaux de très grande ampleur qui seraient nécessaires
? On
a déjà mis 2 milliards d'euros depuis 10 ans.
On
va en mettre encore 2 milliards d'euros jusqu'en 2035. Et cette année, j'ai déjà sanctuarisé 300 millions d'euros pour nos lycées. Donc oui, on a des lycées qui sont en bon état. Et n'oublions pas non plus que depuis 10 ans, nous avons construit 5 lycées et nous lançons le 6e.
Le
maire de Marseille, Benoît Payon, demande au gouvernement des mesures urgentes pour éteindre la colère sociale qui, sans cela, dit-il, risque encore de dégénérer en violence. Pour vous, quelles doivent être les premières mesures à prendre, d'une part pour les lycéens et les étudiants, et d'autre part pour améliorer le pouvoir d'achat des Français
?
Pour les lycéens, je crois qu'une des principales causes de la colère des lycéens, c'est Parcoursup. Donc il faut se remettre autour d'une table et trouver une solution pour que les lycéens puissent faire les études qu'ils veulent, comme ils veulent, au niveau supérieur et au niveau du pouvoir d'achat. Il faut prendre des mesures. Je pense que le gouvernement a vraiment besoin de réagir rapidement parce que la colère gronde et on ne pourra pas aller beaucoup plus loin et on ne pourra pas vivre en permanence des samedis difficiles.
On rappelle que le 1er novembre, normalement, le diesel doit baisser d'environ 15 centimes par litre. C'est une goutte d'eau, une goutte de carburant dans un océan de mesures qu'il faudrait prendre ?
Oui, effectivement. La situation est extrêmement difficile. Les budgets sont tendus. Les gens sont à cran. Et je crois que le gouvernement doit prendre des mesures significatives et symboliques pour que les gens puissent retrouver un pouvoir d'achat digne de ce nom.
En tout cas, le Premier ministre Sébastien Lecornu déjà reçoit les organisations lycéennes cet après-midi. Les syndicats, les représentants des étudiants seront également entendus et des annonces sont attendues dans la foulée de cette rencontre avec les lycéens. Merci beaucoup, François de Conson, président de l
'Orientie
PACA. Merci, bonne journée.