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interviewyoutube.com· 8 mai 2026 85 min

Présidentielle 2027 : Jean-Luc Mélenchon invité de LCI|LCI

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonsoir Jean-Luc Mélenchon, merci beaucoup d'avoir accepté notre entretien qui va être axé sur l'international. Vous êtes désormais quadruple candidat à la présidentielle. Vous l'avez annoncé jeudi que disent ?

Dimanche dernier sur TF1. Le scrutin 2027, c'est une évidence, sera percutée par l'actualité internationale. Vous avez décidé de faire de la question diplomatique un axe central de votre programme, sauf erreur de ma part.

Alors, on va être très concret. On va prendre les dossiers les uns après les autres. Jean-Luc Mélenchon, bien sûr, je commence par l'Iran.

L'Iran, demain, vous êtes au pouvoir. Que faites-vous ? La première mesure sur le sujet. [rires] Alors, c'est exactement le genre de chose qu'on ne peut pas faire.

Des nœuds de problèmes de cette nature ne se règle pas sur une mesure. Mais bon, j'entre dans le jeu de la question, je la comprends. D'abord, prenons la mesure de ce qui se passe vraiment.

C'est-à-dire que nous avons deux pays qui sans aucun mandat international d'aucune sorte ont décidé d'en attaquer en troisème, c'est-à-dire les USA, Israël attaque l'Iran. Donc quoi que l'on pense du régime iranien, personnellement, j'en pense beaucoup de mal et je me suis BCou mobilisé contre lui, il est certain que pour nous français, pour nous français hein, notre intérêt le droit international. Donc, on ne peut pas accepter que deux pays en envahissent, cherchent à en envahir un troisè.

Pourquoi ? Je vais être très comment dire réal politique parce que ou c'est le droit international ou c'est la loi du plus fort. Or il y a un grand inconvénient à la loi du plus fort.

Nous ne sommes pas les plus forts nous français. Dès lors, il faut voir que ces deux-là ont chacun on comment dire des objectifs qui ne sont pas ceux que l'on affiche. Mais vous le savez parce que je suis vos vos chroniques sur le sujet.

Euh Israël mène une guerre régionale euh d'influence sur tout son environnement à travers l'Iran qui a des positions euh par euh différents groupes politiques. Il y a là une situation de de conflit déjà depuis mo et puis les USA sont dans une autre bataille cette fois-ci qui vise la Chine. Et donc les deux ont des enjeux de très haut niveau et par conséquent il se joue de manière imprévue une bataille qui va sans doute changer durablement le cours des événements dans le monde.

Alors c'est la raison pour laquelle on va y rester un petit peu encore. L'envoi du Charles de Gaulle de notre porte-avion. Ça c'est dans l'actualité.

Vous avez écrit Macron envoie le Charles de Gaulle une gesticulation. Il faut plutôt forcer les Américains à quitter le D3 d'Ormous en commençant par interdire le survol du territoire aérien français en coordination avec les pays d'Europe du Sud. D'abord le mot gesticulation qui ne choque pas certains militaires puisque c'est un mot qui serait approprié.

Mais tout de même Jean-Luc Mélenchon, le porte-avion, il est présenté comme étant le meilleur des ambassadeurs. Il est présenté comme étant la diplomatie du porte-avion, capable de montrer de quoi on est capable. Et n'est-ce pas dire notamment aux États-Unis, on est capable d'agir en dehors d'un cadre otanien, vous le aligné, ça devrait vous parler, ça devrait peut-être devoir vous plaire même.

Alors non mais non mais moi je suis pas quelqu'un qu'on amuse avec des choses qui sont irréalistes. Alors le mot gesticulation s'applique à monsieur Macron. Car voyez-vous, madame, à cet instant, la difficulté pour nous tous, en tout cas les responsables politiques, c'est que nous parlons et nous représentons notre propre pays.

Par conséquent, il n'est pas possible d'aller au bout de ce qu'on aurait à dire. Donc, la gesticulation ne concerne pas nos militaires. Donc, je suis certain qu'ils vont faire leur devoir avec un haut niveau de technicité, de performance.

Mais il ne faut pas engager leur existence et nos moyens de manière désinvolte. Passer par le canal de Suels est déjà quelque chose d'assez audacieux dans le contexte dans lequel on est. Descendre euh toute la mer rouge, c'est une autre audace.

Et puis après ça, on va arriver en zone de combat. Alors, on reste à l'extérieur pour Oui, les zones de combat, elles sont assez éloignées du centre qui est l'Iran puisque les pays du golf sont frappés directement par l'Iran. Donc nous jouons pas avec les mots, nous entrons en zone de combat.

Et c'est la raison pour laquelle je me suis permis de dire il faut être économe de la vie des nôtre. Et surtout vous avez utilisé une expression qui m'a bien plu. Vous avez dit c'est une manière de montrer de quoi on est capable.

Bah écoutez Oui. Oui. Oui.

Bah croisez les doigts qu'on aille pas trop euh nous demander de montrer de quoi on est capable parce que nous avons un équipement performant important mais nous ne sommes pas de taille avec un porteavion à affronter une situation comme celle qui prévaut dans cette région. Mais mais il s'agit d'assurer la suite. La France veut mener une coalition internationale pour libérer la navigation une fois les hostilités terminées.

Cette question concrète si la France prend effectivement la tête de cette coalition et que tout ça nous mène jusqu'à l'élection présidentielle, vous êtes président, vous arrêtez la coalition. On ne mène plus de coalition dans la zone, plus de coalition internationale. Mais le contraire, mais une coalition pour quoi faire ?

D'abord, premièrement, disons les choses comme elles sont. Ce n'est pas l'Iran qui bloque le le D3 d'Ormus, ce sont les Américains. Mais il bloque pas le D3, il bloque les navires d'Iraniens.

Oui, d'accord. Mais enfin, ça revient au même parce que ce la puissance qui est attaquée, c'est l'Iran. La l'armée américaine est déployée.

Personne demandé de venir là. Et le résultat, c'est que c'est une zone de guerre. Voilà.

Bon, et dans une zone de guerre, le protagoniste qui est envahi est toujours en position de force plus grande que celui qui assaille. Euh c'est pas d'aujourd'hui que c'est comme ça. Euh vous voyez bien que ça a provoqué un effet de regroupement à l'intérieur de l'Iran, du peuple iranien qui est un très vieux peuple pour se défendre.

Bon donc déjà notre porte-avion arrive là, il fait quoi ? Moi, c'est pas par ce bout-là que j'aurais pris le problème qu'on envoie le porte-avion au large de Chypre parce qu'à un moment donné, on a pensé qu'il y avait un risque, il y avait eu des tirs si vous vous souvenez. Bon oui, ça très bien.

Euh Chypre est dans l'Union européenne et les statuts de l'Union européenne, les engagements de la France fait que si un pays de l'Union européenne est agressé, du fait des traités européens, nous sommes tous censés intervenir. Il est donc normal que les Français se mettent à l'endroit où le risque existe, c'est-à-dire Chypre. C'est une autre paire de manche d'aller là-bas en bas et de se mettre dans la zone de combat parce que c'est pas ce qu'il faut faire.

Moment, on n'est pas dans la zone de combat. Je vais vous dire pourquoi. C'est précisément parce que je ne suis pas aligné que je ne vois pas la raison pour laquelle nous irions dans cette zone après avoir dit fait des déclarations le ministre Barreau et le président Macron en rendant l'Iran responsable du blocage ce qui fait de nous français à cette étape des gens qui ont pris parti pour les raisons qu'annoncent les États-Unis et les et Israël.

Attendez, laissez-moi finir. Jaire, c'est-à-dire d'abord un front du refus car cette guerre est intriquée avec celle de Gaza et de l'invasion du Liban. Front avec qui avec qui vous faites front ?

Alors, le front du refus bah d'abord avec les pays européens qui refusent la stratégie des États-Unis et d'Israël. Espagnol en premier lieu, les espagnols. Et vous verriez que très vite en dehors des espagnols, vous avez qui en tête ?

Mais attendez, parce que la question c'est de savoir si vous seriez seul ou vous auriez vraiment du monde à vos côtés. Madame, pardon, vous ne pouvez pas raisonner comme ça. Si j'y suis, ce n'est pas à l'autre.

Et donc si j'y suis et que l'on vient en renfort des espagnols, vous avez un tas de pays qui disent "Ah bah quand même, il y a les Français, ils ont un porte-avion, ils ont l'arme nucléaire, ils ont une Armada, il y a les Espagnols qui sont aussi de bons guerriers et par conséquent ça vaut la peine d'aller avec eux parce que en retour il nous assureraient une protection plus avancée. Je parle des nations européennes mais tout aussitôt vous auriez des pays d'Amérique latine. Monsieur Pedro Sanchez vient de faire une réunion à Madrid avec les Brésiliens, les Mexicains, les Colombiens sur la question notamment du droit international et de Gaza.

Et puis vous avez les pays qui viennent de d'Asie qui ne veulent pas entendre parler de cette guerre et qui se sentiraient en quelque sorte fortifié et auraient un point d'appui. Voilà ce que moi j'aurais fait. Jusqu'à maintenant, Emmanuel Macron, il s'est plutôt montré en opposition avec le président américain.

Il a refusé les coalitions américaines, ce qui lui avait eu d'ailleurs quelques quelques réprimes. [raclement de gorge] On peut pas dire d'Emmanuel Macron aujourd'hui qu'il s'est aligné sur le président américain. Les choses s'agissant de Macron sont toujours compliquées parce que c'est l'en même temps.

Donc en même temps, il a dit des choses aimables pour monsieur Trump, des choses désagréables et en même temps, il dit il faut cesser débloquer le D3 d'Ormuse mais il en rend responsable les Iraniens. Tout ça ne tient pas debout. Pardon de je veux insister sur ce point tout en ménageant dans mes mots les nôtres qui sont engagés de rien avant dans ce secteur mais ce n'est pas raisonnable de se comporter comme ça.

Il faut avoir une ligne et une seule et ensuite nous ne nous n'avons de de révérence à faire à personne. Monsieur Trump agit comme il agit et nous pouvons les bloquer tous autant que justement les bloquer. Vous dites, je poursuis, je reprends ce que vous avez écrit sur le Charles de Gaulle, vous dites, il faut interdire le survol du territoire aérien français en coordination avec les pays d'Europe du Sud.

Mais les conséquences, ce sont des possibles mesures tarifaires, c'est l'impact sur les échanges commerciaux, ce sont les conséquences sur l'OTAN, c'est potentiellement, pardonnez-moi quand même, mais la solitude au niveau européen parce que certes, il y a les Espagnols, encore une fois, je parle du niveau européen, mais on oublie du coup l'Allemagne, partenaire principal, Roumanie, Danemarque, Pologne, Belgique. Mais on est Allez-y, il y en a 27 à citerou. Bon, mais alors à ce moment-là, bon, je vous entends.

Alors, laissons aller, ne faisons rien, euh, disons des paroles aux uns et aux autres. Je ne veux pas entendre parler de ça. Alors, on a le droit de choisir ça, hein, je ne le discute pas.

Euh on a le droit de choisir ça, mais ce n'est pas mon point de vue. Et comme je suis candidat à la fonction et que la fonction prévoit d'être le chef des armées et donc responsable de cette situation, ce n'est pas la ligne que j'appliquerai. J'essaierai de faire en sorte que ceux qui ont décidé tout seul et en violation du droit international une intervention sur un pays et bien de les faire reculer.

Comment y prendrais-je ? Et bien d'abord en aidant d'aucune manière les Nord-Américains à aller venir en passant par la base d'Istre. Je suis contre.

Donc il ne nous survent pas. Il ne passent pas chez nous. Vous pourriez tenir votre raisonnement à l'Arabie Saoudite.

Elle aussi vient de décider que les Nordaméricains ne peuvent plus survoler son territoire. Mais il y a une raison à ça, c'est que du coup vous devenez une cible. Les Nord-Américains sont installés ont installé des missiles et du matériel chez les Allemands.

Les Allemands sont une cible dans le cas de guerre et nous les Français qui sommes leurs voisins. Laissez-moi achever sur un point. Il ne suffirait pas seulement de bloquer les États-Unis d'Amérique.

Qu'est-ce qui les retient actuellement ? C'est qu'ils n'ont pas d'alliés pour faire ce travail- là, pour amener des forces armées. Il n'y en a pas.

Il faut donc lui retirer l'unique allié qu'il a dans cette affaire et qui trouve son compte qui est le gouvernement de monsieur Nitaniahou. Donc il faut il faut faire voter en Europe. Maintenant il y a cinq pays qui le demandent la le blocage de l'accord commercial entre l'Union européenne et euh et Israël.

Mais vous savez que nous les insoumis, nous avons fait une pétition européenne et donc par la force des choses, ce sujet sera débattu au Parlement européen. M'avez-vous bien compris donc front du refus et commencer à bloquer les protagonistes. Justement, on va s'arrêter quand même un peu plus sur Donald Trump précisément puisque on yvient régulièrement donc on s'y arrête.

Donald Trump, vous êtes au pouvoir, il sera là. Comment vous le traitez ? pour le traiter en ennemi plus qu'en adversaire même en ennemi le président américain.

Il faut se garder deux grands mots qui pourraient ensuite me revenir dans la figure. Non, on peut pas. Moi, je traite personne ennemi.

Je suis pour la paix et pour le nonalignement. Par conséquent, les États-Unis d'Amérique, c'est un partenaire depuis longtemps et voilà, on discute, on reste en relation mais on met à distance de l'organisation militaire des États-Unis d'Amérique. Donc c'est un adversaire ou pas Jean-Luc Mélenchon ?

Donald Trump ser dans la vie, il y a pas que des adversaires et des complices. Bon parce que sinon on peut plus parler de rien et on dit qu'on est dans l'OTAN et on fait ce que nous dit l'onclos le Sam mais ça pas du tout mon point de vue. Alors de ce point de vue je suis plutôt dans la tradition goloomiterandienne.

Ce sont des partenaires. Mais mais écoutez-moi parce que je vais dire ce que ma ligne c'est à distance et tout ce qui nous li à eux militairement doit être mis à distance. C'est-à-dire tous leur logiciels, c'est-à-dire tous les équipements.

C'est-à-dire nous devons être absolument indépendants et je renverrai chez eux allemands et et nord-américains qui sont avec nous dans la structure de l'OTAN qui s'occupe de l'espace où je ne veux pas. Question sur ce point. Si effectivement on est dans le bras de faire avec Donald Trump qui dit "Moi si c'est comme ça, il a commencé à le dire et à le faire." Enfin en tout cas à le dire, je quitte l'autant.

Vous dites très bien OK. D'ailleurs, ça vous fait un point commun, vous ne portez pas l'OTAN dans votre cœur. Ça vous fait un point commun avec le président américain.

Mais c'est vrai que la question qu'on se pose, c'est techniquement comment on fait concrètement comment on fait si Trump retenir ses ses troupes d'Europe, comment fait-on si la Russie, c'est pas un scénario complètement farfelu, décider d'attaquer le nord de l'Europe, comment on fait sans les Américains ? Ben euh c'est simple, ça c'est la question la plus simple du monde. D'abord, commençons par dégéniaiser le débat.

Il n'y a personne qui croit au monde que dans le cas où nous serions attaqués, les États-Unis d'Amérique feraient vitrificher des trois pour sauver Toulouse. Ça ça n'existe pas. Donc ne racontons pas d'histoire.

La preuve, c'est que nous français, quand nous proposons le parapluie nucléaire dans un moment euh où on dit un peu n'importe quoi, dès qu'on D'ailleurs sur ce point, si vous êtes président, vous revenez sur tout ce qu'a dit Emmanuel Macron sur les dissuasions nucléaires. Pas surtout. Attendez, faisons un peu dans la nuance parce qu'encore une fois, on parle de guerre ou de paix.

C'est des sujets qui sont extrêmement, comment dire, délicats. Mais je voudrais terminer mon raisonnement. Nous sommes liés par les contrats, par les accords européens.

Nous sommes liés entre nous, les pays de l'Union européenne. Donc si nous sommes attaqués, tout le monde respectera son engagement. Nous nous défendrons tous ensemble.

Donc c'est pas la peine de faire des grandes phrases sur la défense européenne. On a les moyens, on a les moyens aujourd'hui de faire sans les parce que vous croyez quoi [raclement de gorge] ? Les Nord-Américains vont amener leurs chars, leurs missiles, mais qu'il les gardent car moi je suis pour qu'ils enlèvent leurs missiles d'Europe.

Ils les ont ils les ont mis en tâche et les Allemands et ils ont obtenu des engagements les Allemands à l'époque pour qu'il y en ait encore d'autres. Ça fait deux une cible dans le cas d'un combat. Tout le monde comprend ça alors et si pardon madame mais on n'est pas en train de parler d'une d'une guerre de lance-pierre.

Si nous devions affronter comme vous dites si la Russie attaquer les pays du nord de l'Europe évidemment que les les liens qui nous lient à ces pays par l'Union européenne nous obligent à nous défendre avec eux. Pardon mais les Russes le savent. Or nous les Français notre ligne commune depuis des années c'est la dissuasion nucléaire.

Nous ne pouvons pas permettre qu'il y ait une bataille en Europe. Après, on regardera si c'est vrai ou pas, mais pour l'instant restons-en là. Donc ça signifie si nous étions attaqués, nous obligés de défendre nos voisins, ce qui est normal puisque nous sommes dans la même union, que nous recourerions à l'arme nucléaire.

Par conséquent, les Russes en frontant. Mais qui est d'accord avec une folie pareille ? Donc vous revenez en grande partie sur euh la doctrine d'Emmanuel Macron depuis quelques mois qui s'est réaffirmé sur les têtes nucléaires, le partage des exercices, pas de la souveraineté encore une fois, mais vous revenez sur une grande partie de notre dissuasion nucléaire comme l'écrit le président français.

Z là on va on va perdre nos téléspectateurs parce que on entre dans un niveau de détail qui moi me passionne mais qu'on comprenne. Mais moi je n'ai pas Attendez mais je viens de vous dire donc je me répète allez-y. Les pays de l'Union européenne sont liés entre eux par un article à chaque fois je me trompe je sais plus si c'est le 427 ou le 472 qui nous lit dans une défense commune.

Si l'un d'entre nous est attaqué tous les autres sont censés riposter. Donc si la Lonie, l'Estonie, la Lituanie était frappée ou bien la Finlande ou bien la Norvège qui sont pas dans l'Union européenne mais je les inclus dans le périmètre que les Français n'accepteraient pas que l'on viole, bien nous serions automatiquement en guerre. Nous devenons belligérants contre la Russie.

Et or nous les Français, la seule manière que nous avons de faire la guerre, ce n'est pas de déployer des chars et tout ce qu'on voudra, c'est qu'on fait le tir atomique. Nous ne permettrons pas que on entre sur le territoire qui est le nôtre et là c'est le territoire européen. Donc nous frapperions et par conséquent les Russes aussi nous frapperaient.

Mais nous nous sommes un pays qui au premier coup est mort. Les Russes ont 11 fuseaux horaires. Il en faut au moins 7 8 ou 10 coups pour arriver à les mettre à terre.

Donc attendez, quand monsieur Macron dit il faut faire la il est pas le seul, j'ai vu une fois Hollande raconter encore pire euh mais quand il dit la le la défense nucléaire, nous l'étendons aux autres. À qui ? C'est une question très sérieuse.

Pour qui êtes-vous prêt à mourir ? Je vous je peux vous poser la question à vous comme à tous mes concitoyens. Vous pouvez décider que c'est une question qui vous est indifférente, mais pas du tout.

Vous ne pouvez pas y échapper. Si nous proposons d'étendre la protection nucléaire, nous devons dire à qui pour que l'ennemi le sache. L'ennemi potentiel.

Personnellement, je pense queon doit procéder avec la Russie autrement que comme on s'y est pris. Mais l'ennemi potentiel doit savoir que les Français appuyent sur le bouton quand telle ligne est franchie. Comme disait François Mitteran, lui il avait une formule extraordinaire.

Il disait la dissuasion c'est moi. Moi je préfère des choses beaucoup plus comprement pour dissuader, faut montrer qu'on est prêt, faut montrer qu'on a des forces. La revue stratégique nationale de défense, elle nous dit on pourrait se confronter à une guerre de haute intensité d'ici 2030.

Euh comment on se prépare ? Le budget, les armes, sachant que la France insoumise n'a pas voulu un budget de 36 milliards pour les armées hier à l'Assemblée nationale ? Bon là aussi je vais mesurer mes mots parce qu'on est en campagne et puis parce que ça engage notre pays et qu'il faut faire attention.

Mais voyez-vous, alors vous m'avez posé la bonne question, comment on se prépare ? Alors vous avez la réponse allemande et personne ne leur pose de questions à cela. Ils disent nous allons avoir la plus grande armée conventionnelle d'Europe Primo comme français.

Je me sens dans l'obligation de dire vous avez décidé ça tout seul et vous comptez faire la guerre à qui avec la plus grande armée conventionnelle. Et est-ce que vous pensez sérieusement que la prochaine guerre est une guerre conventionnelle avec des chars, des ponts roulant ? Qu'est-ce que c'est que cette histoire ?

La prochaine guerre, et Macron a eu une intuition à un moment donné l'artimée terme. Il a dit la prochaine guerre commencera dans l'espace parce que tout est lié aux communications et aux télécommunications à terre. Par conséquent, tout le reste c'est de la flû.

Quels sont ces moyens de télécommunication ? des satellites par dizaine. C'est des câbles qui arrivent de tous les endroits du monde et nous les Français nous sommes le point d'entrée des câbles qui arrivent du reste du monde sur le vieux continent.

La guerre aura lieu de cette manière-là, c'est-à-dire que nous allons priver un certain nombre de gens de leur communication. 36 milliards pour les armées ne servait à rien. Non, je je vais pas dire des choses comme ça parce que ne me poussez pas à la caricature.

Nous ne votons pas parce que nous ne sommes pas d'accord avec la conception de la guerre qui est développée par ce projet. Ensuite, parce que le budget lui-même, nous sommes parlementaires, je parle de mes camarades, c'est pas mon cas, je ne le suis plus. Mais mes camarades aussi jugent sur la sincérité d'un budget.

Madame, ne m'obligez pas à dire des choses que j'ai pas envie de dire sur le budget militaire et comme d'ailleurs sur le budget en général, mais je veux dire qu'il y a une limite, je le dis à ceux qui en sont responsables, commencer à dépenser avant d'avoir décidé, c'est pas une bonne manière dans une démocratie. Mettre un budget en déséquilibre comme les celui réel des armées n'est pas une bonne idée. Par conséquent, il faut se préparer à la bonne guerre avec les bons moyens.

Voilà ma thèse. Maintenant, on peut me dire vous avez tort, il faut se payer la bataille de ch. Mais on quitte l'OTAN avec Jean-Luc Mélenchon, président.

Oui, bien sûr. On très vite. Bien sûr.

Ah bah comme ça ne sert à rien, l'autant euh autant l'équité, ça ne sert qu'à une chose, c'est à nous mettre sous tutelle nord-américaine, c'est tout. Et puis franchement, les Français, c'est la ligne historique. Je veux dire avant monsieur Sarkozi, personne n'avait pensé à réintégrer le commandement unifié de l'OTAN.

Et puis de Gaul avait mis les choses de manière à ce que euh le ton n'aille pas voté trop et il a mais tout le monde comprenait que nous n'étions plus membres de l'OTAN. Nous avons fait partir les bases américaines de France, celles de Châurou et ailleurs. Donc moi président comme vous dites, non, nous ne sommes plus membres de l'OTAN, mais on n'y va pas comme des brutes, on y va par étape.

On commence par sortir du commandement unifié et on dit à tout le monde nous ne sommes plus membres de l'OTAN. Et je redis ça, nous mettons à distance de tous les équipements communs avec l'armée américaine. Car quand vous avez des logiciels nord-américains jusque dans les services de renseignement français, et bien vous savez tous que celui qui a la décision, c'est celui qui tient le logiciel parce que la loi aux États-Unis d'Amérique donne ce pouvoir au gouvernement même quand vous avez contractualisé avec une entreprise, voyez-vous ?

Alors, je reprends le le fil, on s'est beaucoup arrêté sur ce point. Je voudrais qu'on revienne un peu sur l'Iran parce que on y est passé, c'est ma responsabilité vite au début, mais euh il faut les empêcher d'avoir euh le nucléaire les Iraniens, je vous rappelle vos propos de 2012. Je suis sûr que vous les avez en tête parce qu'ils ressortent de de temps en temps.

Vous mettiez en garde à l'époque contre l'obtention de l'arme nucléaire par l'Iran, Jean-Luc Mélenchon, vos mots. Vous disiez ce qu'a dit Mahmoud Amandin Needjad, c'est l'ancien président iranien, vous disiez c'était pas acceptable. C'est la première fois qu'on voit un pays dire si on a une bombe, on ira taper sur Israël.

Ça, personne ne peut accepter une chose pareille. Jean-Luc Mélenchon 2026 est d'accord avec le Jean-Luc Mélenchon 2012. Vous ne changez pas un mot.

Absolum. Absolument. Et j'ajoute que je suis contre la la dissémination nucléaire.

Alors, on me dit ça vous va bien vous les Français, vous êtes armés jusqu'aux dents nucléaires, ce qui est vrai, et vous voulez empêcher les autres. Oui, je veux empêcher les autres. Je ne crois pas que le monde serait plus stable et mieux fréquentable avec plus de pays euh qui ont les armes nucléaires.

Et dans la région puisque l'Iran est là et ici vous avez le Pakistan. Le Pakistan est armé nucléairement. L'Inde est armée nucléairement et on a laissé faire.

On n'a pas été à l'époque mais parce que le Pakistan à l'époque était allié des États-Unis et mena tapé personne. Voilà, ça c'est le ça c'est le le en même temps. Alors oui ben celui-là c'est mon pote, il peut s'armer.

Le lendemain c'est plus ton ami. Qu'est-ce que tu fais ? Tu restes avec les Arabes.

Mais attendez attendez, je veux pas contourner la question sur l'Iran. Je suis parce qu'il faut tout faire pour les empêcher d'avoir le nucléaire. Non, attendez, on passe pas d'une chose à l'autre.

Nous sommes contre le fait qu'ils aient une arme nucléaire. Et ça serait la même chose si c'était la Colombie. Et c'était ce serait la même chose si c'était n'importe quel pays au monde.

Nous sommes contre. Et d'ailleurs, je suis d'accord pour qu'on désarme nucléairement le monde. Évidemment que c'est pas nous les Français qui allons commencer.

On a déjà commencé. On a déjà renoncé aux armes nucléaires que euh qui étaient sur le le plateau d'Albion. On on a déjà renoncé.

On est prêt, moi je serais prêt à aller plus loin. Mais les autres commencent, ceux qui en ont 7000 8000 têtes qui peuvent détruire 15 16 fois la planète. Vous savez bien que c'est au moins 15 fois de trop.

Il suffit d'une, hein. Bon, donc nous sommes contre la dissuasion, la diffusion nucléaire et nous sommes contre le fait que l'Iran est l'arme nucléaire. Mais je voudrais vous dire quand même quelque chose que ce serait extraordinaire qu'on vienne me reprocher à moi, mon attitude aujourd'hui qui n'en est pas changé alors qu'il y avait un accord et que c'est la diplomatie française qui avait joué un rôle extraordinaire.

Je ne me rappelle plus si c'était Fabius ou Bedrine. Je crois que c'était Fabius qui avait un travail extraordinaire qui avait été fait par une équipe qui avait réussi à conclure un accord et l'Agence internationale de l'énergie atomique avait reconnu que l'accord était bien suivi. C'est Israël qui ne voulait pas entendre parler de cet accord.

Et donc quand monsieur Trump est arrivé au pouvoir, la première chose qu'il a fait, ça a été de dire l'accord n'a plusieux. Personne n'a pu discuter. C'est un PCH qu'on fait les USA.

Et donc dès le lendemain, ils ont dit maintenant on punit et nous on a dû retirer nos entreprises d'Iran. Mais il y avait un bon accord nucléaire. Par conséquent, si c'était à moi de négocier avec les Iraniens, je leur disais "Est-ce que vous êtes d'accord ?" Je leur dirai, est-ce que vous êtes d'accord pour revenir au traités précédents ?

Et nous dirions aux Américains, puisqu'ils reviennent au traités précédent, ils vont rendre leur uranium enrichi. Oui, mais certains vous diraient certainement Jean-Luc Mélenchon, qu'il soit dans l'accord ou pas, ça les empêcherait pas de faire ce qu'ils ont à faire sur le nucléaire militaire. Ça les empêcherait pas de de continuer à produire l'uranium, à l'enrichir.

Ils sont montés. Mais bien sûr que si madame. Voilà.

Ça veut dire qu'aucun accord ne s'applique. Bah l'histoire récente nous a montré que les accords visiblement ne tenaient pas certains certains chefs d'état. Non non non non non.

Les Iraniens respeceaient cet accord. Les Iraniens respecteaient l'accord et c'est pas moi qui le dit. Moi j'ai aucune sympathie pour ce régime.

Et vous avez rappelé que j'ai protesté. D'ailleurs, j'ai reçu une lettre de l'ambassadeur d'Iran en me disant "On n'a jamais dit ça." Alors, je sais pas s'il a vraiment dit, mais en tout cas, je me permets de répéter que si c'est ça que vous dites, je ne peux pas être d'accord avec une chose pareille et aucun français ne sera jamais d'accord avec l'idée que quelqu'un qui n'est pas d'accord avec tel ou tel événement puisse bombarder atomiquement.

Mais puisque vous prenez ce sujet, voyez-vous, moi ma stratégie internationale, c'est les causes communes. Ça sert à rien de faire des grandes fresques et d'espérer que tout le monde est d'accord avec vous. Il faut prendre les dossiers un après l'autre et chercher à faire des causes communes.

À l'instant, vous me parliez de la de la la bombe nucléaire. Je viens de vous répondre, il respectait l'accord. Fallait-il améliorer l'accord ?

Alors, il fallait discuter. Mais ne me dites pas qu'aucun accord ne s'applique jamais parce qu'alors vous allez m'enlever mes dernières illusions sur les États-Unis d'Amérique. Ils ont signé en 1993 un accord qui interdit les armes chimiques.

Et bien, tant d'années après, où en est-on ? Et bien, ils n'ont toujours pas fini de détruire leurs armes chimiques, mais ils disent qu'ils continuent à essayer de le faire. Voyez-vous, si on accepte l'idée que la vie internationale n'a aucune valeur, alors seul compte la guerre.

Et vous comptez faire quoi pour les empêcher ? Faire quoi ? Et vous comptez faire quoi ?

Un accord. Qu'est-ce que vous voulez qu'on fasse sur le régime ? Sur sur le régime, vous vous l'avez dit, vous ne portez pas ce régime dans votre cœur, loin de là.

Il faut qu'on s'y arrête à nouveau. Vous faites quoi ? Oui, je me rappelle au début s'il y avait que moi pour dire quelle que soit la sous pas, on fait quoi aujourd'hui pour le faire tomber définitivement ce régime ?

Parce que vous savez, vous avez soutenu d'ailleurs les manifestants, j'ai relu certains de de vos messages de début janvier, mais beaucoup de manifestants, je dis pas tous hein, on n'y est pas et d'ailleurs les communications sont compliquées. Donc vraiment peu de gens peuvent savoir vraiment ce qu'ils ont dans leur tête et dans les cœurs. Mais euh beaucoup des opposants en tout cas disaient "Mais nous, on est pour l'intervention américaine, on est pour que Trump aille jusqu'au bout pour nous délivrer de ce régime là." Bon bah, ils ont qu'à s'entendre avec eux alors.

Mais permettez-moi d'en douter. Permettez-moi d'en douter. D'abord, je voudrais redire que nous sommes dans le groupe insoumis une dizaine à parînés des condamnés à mort et il y en a dans d'autres groupes.

Je crois que tout le monde s'est tout le monde s'est mouillé dans cette histoire. Donc nous ne sommes pas les seuls et et on est au travail. Mais je ne crois pas ce que vous me dites.

L'expérience humaine et politique montre que quand un pays est attaqué, la population se resserre pour se défendre contre l'agression. C'est pas d'aujourd'hui nous français, on a envoyé un paquet de gens euh y compris en Europe. Et à l'époque Robespier disait "C'est une erreur, les gens n'aiment pas les missionnaires armé." Et bien je crois que c'était le cas et en tout cas nous il faut mesurer la portée des paroles que l'on porte.

Si l'on commence à dire que l'on va intervenir militairement contre des régimes qui ne nous conviennent pas, j'imagine que vous proposez pardon d'intervenir en Arabie Saoudite contre le régime saoudien aux Émirats. Comment on fait pour le le pour le voir tomber ce régime là ? Parce que encore une fois, je vous ai relu bien sûr, j'avais visé un peu.

Vous avez parlé de vous avez dit ça doit venir du peuple certes des élections mais dans quelle mesure aujourd'hui on peut imaginer ne serait-ce qu'un instant une seconde que des élections libres puissent tenir pour que cette population effectivement c'est dites-moi de à quel niveau on parle parce que la réponse ne sera pas la même si l'on parle des états de la nation française la nation française ne peut pas dire devant le monde dorna avant tout régime qui nous déplaît fera l'objet de notre part d'intervention militaire pour le changer la nation ne le fera jamais en tout cas si c'est moi qui m'en occupe je fera jamais une folie pareille. Mais après, il y a la politique. Il est donc tout à fait possible politiquement d'aider les partis, les faction.

Regardez en ce moment, nous nous aidons des Russes anti-guerre et de gauche. Nous nous finançons le logement, nous aidons avec nos petits moyens. Mais si on allait plus loin, [raclement de gorge] on pourrait armer l'opposition iranienne.

Mais enfin madame, je suis candidat une élection présidentielle. Vous voulez que dans dans quoi ? Dans 6 mois, ils disent "Ce type a l'intention d'armer des gens contre nous." Non, mais moi j'ai envie de savoir ce que vous avez effectivement en tête si vous êtes président de la République.

Mais imaginez-vous que les Iraniens nous disent à nous français, "Puisque vous vous comportez comme ça, nous allons faire sauter des bombes chez chez vous. Qu'est-ce qu'on dirait nous aussitôt ? On dirait vous nous déclarez la guerre.

Moi, j'ai pas l'intention sur un plateau de télé de déclarer la guerre à l'Iran si je suis élu président de la République dans 5 ou 6 mois. Mais pardon, ne sous-estimez pas l'importance de la coopération politique avec les oppositions. J'ai passé une grande partie de ma vie à soutenir financièrement et des fois matériellement des oppositions qui ont fini par avoir le dernier mot contre le général Pinochet, contre la dictature du général Videla en Argentine, l'autre c'était au Chili et ainsi de suite.

Ces moyens ont une réalité et il faut compter avec elle. Que fait l'international socialiste ? Elle intervient.

Ce qu'il reste de parti communiste dans le monde, ils interviennent. L'international syndical, voilà les gens qui peuvent se mettre en mouvement. Quand les le régime est arrivé au pouvoir en Iran, la première chose qu'ils ont fait comme d'habitude, c'est de tuer les communistes et les syndicalistes.

Moi, j'ai été contre à la première heure. C'est-à-dire, y compris quand Laayatomini était en France à Nfle le château, il y avait des gens de gauche qui allaient monter la garde pour le protéger. Et moi j'ai expliqué, on n pas à faire ça.

C'est pas notre travail et nous n'avons rien à voir avec ça. J'espère m'être fait comprendre dans l'idée que il faut mesurer et [grognement] prendre les choses par le bout par lequel on peut les régler, pas se donner des objectifs qui n'ont aucun sens et qui nous conduiraient une guerre généralisée. La région, quel est selon vous le pays le plus dangereux de la région aujourd'hui ?

Aujourd'hui, Israël sans aucun doute. C'est Israël qui attaque tous ses voisins. C'est c'est lui qui déclenche la guerre.

C'est lui qui fait un génocide. Je disraël, je de dire pardon, laissez-moi préciser le gouvernement de monsieur Netaniaux. Mais plus dangereux que l'Iran.

Bah écoutez, l'Iran n'envahi personne. Ils avaient des antennes extérieures. Il se savaient, il menaçait le gouvernement d'Israël qui lui-même s'organisait contre lui pour classiqu frappé.

Ils ont des proxis qui ont frappé. Ils arment le esbola. C'est vrai.

Mais attendez euh qu'est-ce que vous voulez arriver à dire maintenant ? Le esbola est lié au régime islamique d'Iran, c'est une certitude. Mais le esbola du Liban est un phénomène libanais.

Les Libanais ne le savent que trop. Par conséquent, évitons les simplifications qui visent au bout à faire un camp des gentils et des méchants. Quand la guerre a commencé, tout le monde est en guerre.

Vous savez très bien qu'en vous écoutant, quand vous verbalisez le fait que pour vous Israël est bien plus dangereux que que l'Iran aujourd'hui, vous savez très bien que certains vont se dire vont hurler même en disant "Mais attendez, vous avez d'un côté une démocratie, quoi qu'on en pense, mais une démocratie et de l'autre un régime théocratique que vous d'ailleurs critiquez très régulièrement les régimes théocratiques qui financent le terrorisme international, qui opprime son peuple, qui le tue même." Voilà, ça fait hurler certains. Ça fait hurler certains de vous entendre dire que Israël c'est c'est vous qui m'avez posé la question.

Oui, mais du coup je vous permet d'aller jusqu'au bout. Attends, vous m'avez posé la question, je vous réponds. Qui a été envahi récemment et par qui ?

Qui envahit le Liban aujourd'hui ? Qui c'est bien le gouvernement de monsieur Netaniaou ? C'est pourquoi je voulu rectifier pour ne pas impliquer le concept d'État Israël, c'est un autre débat.

Que faut-il faire ? palestinien, israélien mais pour bien désigner un gouvernement aujourd'hui et à cette heure les plus dangereux c'est monsieur Netaniaou et sa bande de fascistes qui sont au gouvernement qui sont des fous qui déshonorent l'idée que l'on se faisait tous d'Israël pour ceux qui avaient du respect [musique] pour pour Israël et il y en avait pas tant que ça. Ils déshonorent leur propre pays.

C'est bien le gouvernement de monsieur Netaniaou qui a envahi le Liban, qui occupe le plateau du Golan, qui organise la confiscation de la si Jordanie. Enfin, c'est la réalité ça. Et donc et qu'est-ce que ça a de scandaleux de le dire ?

Il ne faut pas le dire. Si attendez, la loi Yad est pas encore votée. Donc j'ai le droit de le dire.

Le Liban, puisqu'on a parlé du Esbola. D'ailleurs, vous reconnaissez que le arme que l'Iran arme le Esbola. Je suppose, c'est ce que tout le monde dit, donc je le crois.

Oui. Puis ils ont du matériel qu' peuvent pas avoir fabriqué sur place. Le Liban, être président, c'est malheureusement devoir parfois rendre hommage à des femmes et des hommes qui tombent pour la France, qui meurent au nom de la guerre.

Deux militaires français de la mission de l'ONU au Liban, la finule sont morts récemment après avoir succombu à leurs blessures. C'était le 18 avril une embuscade attribuée au Esbola la force finule avec des Français. On fait quoi ?

On réplique vous président. On réplique face au Esbola. On frappe, on tape nous le Esbola.

Écoutez, Esbola c'est pas mon sujet. Prenons les choses dans l'ordre. Les nôtres sont et la France est intimement liée au Liban par une histoire, par plein de choses.

Nous avons déjà perdu beaucoup de monde. Je suis allé m'incliner avec mes autres camarades au mois de janvier euh de l'année juste avant que je crois que c'était 23. Je suis allé sur place, il n'y avait pas de président de la République et j'ai rencontré le général Joseph Aoun qui était le chef d'étatmajor des armées libanaises.

Donc nous allons traiter, j'espère, de quelques mots le cas du Liban lui-même. Ce qui est une honte, c'est qu'on nit jamais donné aux Libanais les moyens de constituer une armée qui a pu dissoudre en son sein les ministres qui existaient au Liban ou en tout cas garder eux-mêmes la frontière. Donc vous vous donnez ces moyens.

Oui. Oui. Sans hésiter une seconde de manière à ce que le Liban puisse se défendre lui-même, nous avons accepté de fournir 700 militaires à la finule, c'est-à-dire la force d'interposition.

J'ai interrogé les militaires responsables de la force d'interposition. Je lui ai dit, je c'est en français le numéro 2, je crois. Bon, un homme tout à fait exceptionnel.

Et je lui dis mais vote donc votre consigne c'est vous êtes vous allez vous interposer. Si Netaniau envahit le Liban, qu'est-ce que vous ferez ? Il m'a répondu la consigne est que nous nous repliions.

Je lui dis excusez-moi général mais je ne comprends pas comment quand on est une force d'interposition au lieu de s'interposer, on se replie. Alors voyez-vous que faisons-nous les Français par tradition lorsque nous avons été frappés, je ne sais plus par qui à l'époque sur le bâtiment où nous étions qui s'appelait le Dracard. Le président Mitteran a ordonné une réplique immédiate et on a bombardé des positions, je crois dubola dans la plaine de la BK.

Mais nous n'avons pas désigné telle ou telle partie du peuple libanais comme nos ennemis. Nous répliquons quant à moi, je maintiens la doctrine qu'avait établi monsieur Chirak après que nous on nous ayons été horriblement humiliés en Serbie et il avait dit dorénant quand on frappe un français même sous casque bleu, on réplique. Alors moi je dis moi président puisque vous avez utilisé cette expression, je dirais je vous préviens, là où nous mettons des militaires sous casque bleu qui est qui nous frappe sera frappé.

Ça demande des moyens. Pardon, je reviens un peu en arrière mais ça demande des moyens. Ça demande de les avoir les moyens.

Oui. Et alors on les a pas d'après vous ? Mais je reviens aux 36 milliards que vous n'avez pas voté.

La France insoumise hier à l'Assemblée nationale. Pardon ? Donc vous pensez qu'il y a pas d'armée à cause des 36 milliards qu'on a pas voté ?

Non, je dis juste que ça va demander toujours plus d'efforts. Comment vous le savez ? Je Qu'est-ce qu'il y a dans les 36 milliards qui correspond à équiper une force d'interposition ?

Une force d'inform oublions les 36 milliards d'hier. Vous donnerez plus de moyens. Non non mais d'accord, je reviens en arrière.

Oublions-les. Vous donnerez plus vous président. Voilà, vous donnerez plus de moyens de moyens aux armées.

Bah, je donnerai les moyens nécessaires. Moi, je je suis pacifique mais pas pacifiste. C'est un autre courant.

Et je reconnais qu'à ce moment de ma vie, ça me fait beaucoup réfléchir ce que disent les pacifistes. Mais on en est pas là. Et la France est engagée dans tant d'accords et tant de contrats qu'il va bien falloir respecter tout ça.

Nous avons nous devons nous doter des moyens nécessaires. Mais vous êtes partis d'un cas bien particulier, les forces d'interposition. Bien, si il y a des Français, il y en a 700 là-bas sous casque bleu, je préviens tout le monde, c'est-à-dire les ministres ici, les États-voisins et qui le voudra ?

Vous tapez en français, les Français tapent. Voilà. Voilà ce que j'ai à dire.

Et je pense que quand on dit ça à l'avance, les gens se disent à bon, il vaut mieux éviter d'aller chatouiller les Français parce que ça va mal se va mal tourner. Et si quelqu'un nous cherche noise, et bien je parle d'un état. Mais qu'un état nous cherchenoise et bien nous déploirons le porte-avion devant parce que il y a dessus 23 rafales et qu'il y a de quoi faire réfléchir tout le monde à l'idée de se frapper avec nous.

Et si nous avons des troupes comme c'est le cas dans le cas de la finule et ben ils ont le matériel suffisant et on dit je vous préviens nous sommes là pour nous interposer. C'est le mandat que nous a donné l'ONU. Si vous passez, on tire dans ce cadre-là.

Donc pour vous, envoyer le porte-avion et euh et euh se mêler militairement à l'affaire, ce n'est pas un problème. Quand je vous interrogeais sur le sujet du porte-avion concernant l'Iran, vous disiez c'est pas notre guerre, on est trop près de la zone de conflit. Là, en revanche, vous dites "Moi, je suis prêt à l'envoyer le porte-avion." Mais oui, il y a aucune contradiction, c'est même le prolongement.

Vous m'avez donné le cas précis de la finule au Liban. La Finule est une organisation des Nations- Unies dont nous sommes membres du Conseil de sécurité. Donc nous faisons partie de ceux qui ont décidé qu'il aurait là des troupes.

Il y a 7 français qui s'y trouvent. Dès lors que les Français sont là pour faire de l'interposition, la France respecte sa parole. Elle s'interpose.

Si quelqu'un rentre ou si quelqu'un veut sortir, on s'interpose. Voilà. Je je vois pas où il y a contradiction.

Je dis seulement que les Français déploieront toujours, tout le temps tous les moyens dont ils ont besoin pour se défendre. Alors le temps fil, on a encore pas mal de dossiers à voir ensemble. Vous vous en conviendrez.

Je voudrais qu'on parle de la Chine. Pourquoi je parle de la Chine maintenant ? C'est parce que on comprend bien que dans la situation en Moyen-Orient, une grande partie de l'équation se joue du côté de la Chine.

D'ailleurs, Donald Trump s'an la semaine prochaine. Waouh ! Beaucoup de choses vont vont s'y jouer très certainement.

Vous Jean-Luc Mélenchon, vous voulez un pacte avec la Chine ? Oui. Lequel ?

De quoi on parle précisément ? Je dis ça depuis longtemps parce que la première fois que j'ai parlé d'une coopération privilégiée avec la Chine, c'était dans mon livre qui s'appelle qu'il s'en aille tous. C'est en 2010.

La Chine en 40 ans s'est issé d'un coup suivant la formule de Perfite. Elle s'est réveillée. Il avait dit le jour où elle se réveillera.

En 40 ans, ils sont passés d'un niveau de sous-développement à être la nation en tête dont à peu près toutes les techniques, les plus modernes et les plus contemporaines, ce qui n'est pas le cas des États-Unis d'Amérique. Et donc la logique veut qu'on s'entende avec ceux qui sont aussi les plus dynamiques et qu'on aille pas s'encombrer de faire une exception seulement parce que les Américains ne sont pas d'accord avec les Chinois. Certains vous dirz [raclement de gorge] on peut faire une exception parce que c'est la répression en Chine parce que c'est les Tibétains, les Ouigours, les minorités, c'est les extensions de système de surveillance, c'est le parti unique, c'est le caractère autoritaire, voir la la dictature.

Certains vous répondraient voilà pourquoi on peut pas faire de [raclement de gorge] J'entends l'argument mais je leur dirai alors par voie de conséquence, vous êtes pour qu'on ait le même traitement à l'égard de tous les pays qui ne respectent pas les règles démocratiques que nous considérons nous et moi le premier. qu'elles sont essentielles à la États-Unis et la Chine, vous les mettez sur le même plan. Je n'ai pas dit ça.

C'est vous qui le prenez comme ça. Mais attendez, vous voulez si vous voulez. Les États-Unis d'Amérique sont un des pays qui met le plus de monde en prison, 2 % de sa population.

Et très curieusement, tous sont souvent noirs. Voyez-vous, les États-Unis d'Amérique n'ont pas les mêmes valeurs que nous parce que ils n'ont pas signé des dizaines de conventions que nous avons signé. le travail forcé des enfants, les mines antipersonnelles et cetera et cetera.

Je ne vous fais pas toute la liste. Il faut arrêter la vision bisounours d'un monde où il y a des gentils et des méchants de l'autre. Et nous nous sommes juste la France et nous voulons être indépendants et nous voulons être autonomes.

Donc vous vous placez souvent sur le champ des valeurs et et et vous la Chine n'est pas une dictature ? Mais bien sûr que si, c'est écrit dans leur constitution. Alors alors quoi ? pactiser avec une dictature et on pactise avec des royaumes, on pactise avec des régimes qui sont brutaux, on pactise avec monsieur Netaniaou.

Non, c'est en ça monsieur Netaniaahou à votre à votre avis quelqu'un qui a décidé tout ce qu'il a décidé et qui a organisé un génocide. Non, c'est pas un problème. Non, c'est pas un problème.

Ben pour vous, c'est pas un problème. Pour moi, çaen est un. Moi, moi je suis là pour poser des questions.

Parle pas de vous. Je je je suis pas en train de me discuter avec vous. Revenons.

Revenons au pact. Alors du coup, quel pacte concrètement avec des choses euh plus euh Non, mais parce que vous nous dites que vous le ferez le pact. Alors maintenant, on a envie de savoir quel sera Alors, d'abord comprenons pourquoi et pourquoi c'est une tradition française dans le nonalignement.

Le général de Gaul a reconnu la Chine en 1964. C'était le seul pays au monde qui avait fait un truc pareil. C'était la Chine de Mao, hein.

Et je rappelle qu'à l'époque, l'armée rouge, comme il disait, était à 48h de Paris. D'accord. Euh donc excusez-moi parce que c'est pas après vous que j'en avais en disant vous compren bien sûr.

Non mais les questions étant un peu abrut des fois il arrive que les réponses le soient aussi mais tâchons de bien manager notre affaire. Donc la Chine est un partenaire hors du commun. Hors du commun.

Et maintenant c'est la première puissance manufacturière du monde. Les États-Unis d'Amérique ont amorcé un processus qui leur a volé en éclat dans les mains. La puissance des États-Unis.

Ils disent eux-mêmes, il n'y a pas de solution de marché à la compétition avec la Chine. Cette phrase veut dire il n'y a pas d'autre issue que la guerre. Ce n'est pas mon point de vue.

Dans la tradition golomiterandienne, nous avons reconnu une Chine et la seule. une seule Chine et nous l'avons voté aux Nations- Unies quand la République populaire de Chine est entrée et qu'on a fait sortir Forme, c'est-à-dire Taïwan d'aujourd'hui. Ce que je suis en train de vous dire, si ceux qui nous écoutent seraient surpris de l'entendre et que ils se disent non pas ce qu'on dit d'habitude, chaque fois que quelqu'un est en désaccord avec moi, il dit "Ah ben, il est pour les Chinois." Mais je dis pas pour les Chinois, je suis pour la France.

Et donc dans le cas euh de la de la Chine, je suis pour qu'on ait un accord avec eux. sur tous les sujets où il y a lieu d'avoir un accord avec eux. Donc économie bien sûr.

Quoi d'autre ? Et bien les avancé, celle du premier rang. Je vais vous donner un exemple espace.

Pourquoi serions-nous rivés au pacte qu'on a fait avec les Américains ? Bon, c'est nous qui fournissons la fusée, c'est les Allemands qui payent. Pourquoi on fait tout ça ?

Pourquoi il y a cet accord Artémis qui prévoit alors on va faire le tour de la Lune. Bon d'accord, il y a déjà un robot chinois là-bas sur la face cachée de la Lune. Et donc et on revient et on va y retourner.

Au premier vol habité, il y aura un allemand, pas un français. Au deuxème, il y aura un italien, pas un français. Au 3è, il y aura un français.

Nous sommes la première puissance spatiale européenne. Pourquoi irions-nous nous embarquer dans ce radeau de la méduse qui est euh la station orbitale euh dite occidentale euh où on a envoyé le dernier l'avant-dernier équipage qu'on a envoyé était parti pour 9 semaines. Ils sont restés 9 mois plus personne savait les ramener.

Tous les 6 mois la Chine fait un aller-retour entre sa station spatiale et la Terre et prépare une expédition sur la Lune. Pourquoi nous ne ferions pas partie avec les Chinois de ce travail là ? De la même manière, les Indiens qui sont leurs voisins ont aussi un programme spatial.

On travaille avec eux depuis toujours. Pourquoi on aurait pas un programme commun avec eux ? Par exemple sur les scafandres et les sujets qui intéressent les indiens beaucoup beaucoup craignent euh que cela permett de mettre le doigt dans unage avec un prédateur un prédateur économique là.

Oui, ça c'est bien fait. Alors donc donc en fait trop tard. Ah bah oui.

Donc maintenant il fautessayer mais on ara mais on a voulu écoutez pour ne pas se faire trop dévorer. Ben il fallait pas être trop mariol au début si vous voulez. Qu'est-ce qui s'est passé ?

La Chine était dans un état pas croyable. Les Américains arrivent en 1972. En 1971, ils décident que le dollar ne s'en change plus contre rien de matériel.

Ils ont leur accord qui fait que le moindre baril de pétrole ou une matière première est payé en dollars. Donc ils ont même pas se donné le mal que nous donnons tous les pays d'être obligés de produire autant qu'on dépense. C'est plus leur problème.

Ils dépensent sans compter. Ils vont voir les Chinois et ils leur disent et bien vous vous allez faire la production à bas prix et comment va vous l'acheter ? Vous aurez beaucoup d'argent et vous savez pas quoi en faire.

Vous les achèterez des bondes du trésor. Qui a organisé tout ce bazar ? Nord-américain.

Et maintenant la Chine est devenue une grande puissance parce que c'est une puissance millénaire. Les Chinois avaient un état quand nous on était encore dans les arbres. Vous comprenez ?

Taïwan. Question sur Taiïwan. Quand on parle de la Chine, on pense vraiment à Taiwan.

Vous savez que les manœuvres militaires sont extrêmement importantes, peut-être même en ce moment même dans le détroit de Formose avec une montée en puissance militaire qui est assez assez majeure. Il faudra certainement qu'on s'y arrête d'ailleurs un peu plus. Mais Taiwan, vous vous estimez que Taiïwan c'est la Chine.

C'est la Chine. Oui. Pas d'indépend.

Ils ont une monnaie, ils ont leur gouvernement, ils ont Mais pour vous Taiïwan c'est la Chine. L'histoire c'est donc si les Chinois prenaient Taïwan, vous soutenez. Bon, je l'ai dit à la tribune de l'Assemblée nationale, c'est clair qu'il y a un problème.

Je ne suis pas le seul à parler comme ça. Tout de même, voyez bien s'en souvenir. Le premier ministre canadien vient d'aller en Chine après cette disputée avec monsieur Trump.

Et en arrivant, il a commencé par dire "Ah mais pour nous, il y a qu'une seule Chine." Ensuite, le premier ministre espagnol y est allé après s'être disputé avec monsieur Trump et il a dit "Pour nous, il y a qu'une seule Chine." Donc vous voyez que je suis bien accompagné un libéral canadien et un social-démocrate espagnol.

Alors, on peut imaginer que moi je puisse commencer mon discours en disant il n'y a qu'une seule Chine. Après, il y a un problème et bien c'est tout chinois de le régler et il faut que nous on espère, on agisse on intervienne de manière polie, respectueuse pour que ça se passe dans le calme pour pour les empêcher non les empêcher de quoi ? De prendre Taïwan pour vous.

On les empêche pas de prendre Taïwan. On ne s'oppose pas. On ne cherche pas à ralentir le bras chinois.

Mais voyez trois expressions en une phrase. Oui. Oui.

Ralentir, empêcher. C'est pas de même nature. Non, c'est vrai.

Bon, ralentir, on discute, on parle. On peut parler avec les Chinois, on n'est pas obligé de les menacer. On peut parler respectueusement et amicalement.

Et après, s'ils interviennent, c'est toute autre chose qui va se passer. Que fait-on ? Nous ne nous emmèlerons pas.

Voilà. Si je suis le président de la République, nous ne ferons jamais la guerre à la Chine. Si vous êtes président de la République, vous aurez à faire une déclaration.

Elle serait de quelle nature cette déclaration ? On verra parce que j'ai pas l'intention de de mettre toutes mes cartes sur la table prévoyant ce qu'on aura à faire à ce moment-là où il faudra être un peu plus rusé et un peu plus habile que dans du tout noir tout blanc. Nous ne ferons pas la guerre à la Chine parce que je vais vous dire madame dans un langage un peu rude ce qui se passerait.

Pour abattre la Chine, il faut au moins 20 à 30 bombes nucléaires et la France un coup et il y en a plus. Par conséquent, nous n'avons pas le rapport de force qui nous permet si on voulait imaginer une guerre. C'est fini le 19e siècle où on rapplique avec nos amis anglais et où on détruit le palais d'été qui était une merveille de l'art chinois pour obliger les Chinois à acheter de l'opium.

Cette époque-là, celle du colonialisme est tourné. Il ne faut pas recommencer les mêmes erreurs. Il ne faut pas avoir un rapport avec la Chine qui soit un rapport colonial parce que même si on le voulait, on n a pas les moyens.

Donc il faut avec la Chine s'entendre et voyez-vous, les Chinois sont plus malins que la moyenne euh de ce que j'entends dire de l'autre côté côté américain. Eux, ils disent "Nous, nous volons la stabilité du monde". Est-ce que vous savez que la Chine a mis au point un système pour les transactions financières ?

Aujourd'hui, c'est Swift, c'est un truc qui est belge. Alors, il faut entre 24h et 48h quand vous faites un échange international. D'accord ?

C'est vous qui m'achetez. Alors, Swift vous téléphone et vous dites tiens voilà le numéro de code à moi. Voilà le numéro de code, je vous envoie le numéro de code, après vous prenez les sous.

Vous avez compris bien ? Les Chinois, ils ont inventé la même chose et ils l'ont mis en circulation. Mais eux c'est pas 24h ou 48 he c'est pas idéologique leur système.

Ça prend 7 secondes pardon 7 secondes. Ils ont donc un système qu'ils ont établi dans toute l'Afrique. Toute l'Afrique passe par ce système.

Tous les pays d'Asie passent par ce système. Donc il n'est pas vrai que les Chinois seraient pris d'une sorte de folie militaire qui voudrai envahir tout le monde. Ça c'est une vue de l'esprit.

Ce que visent les Chinois, c'est sûr, c'est la stabilité de ce qu'ils ont commencé à construire pendant que bah les autres disaient rien. C'est-à-dire que 90 % des bateaux du monde se fabriquent là-bas, que les terres rares pour l'essentiel c'est eux qui les ont, qu'on espérait leur vendre le TGV, on a plus besoin, ils se le fabriquent tout seul, que les Allemands espéraient leur vendre un train magnétique, ils l'ont déjà fait tout seul. Donc il faut quand même vivre avec son temps.

Dans ce temps, ils sont très forts. Ils vont donc négocier. La Chine partenaire.

Oui. L'Ukraine et la Russie. Mathilde Panotu, j'entendais Mathilde Pan cette semaine qui disait "Jean-luc Mélenchon, c'est le seul qui saura tenir tête à Trump et à Poutine." Bon, Trump, on en a parlé.

Poutine maintenant euh toujours dans le même exercice, Jean-Luc Mélenchon, vous êtes élu président de la République. De quelle manière vous tenez tête à Vladimir Poutine ? Quelle attitude vous adoptez ?

Est-ce que vous lui parlez ? Est-ce que vous le rencontrez ? Et est-ce que vous mettez en branle rapidement un rapprochement que vous appelez de vos vœux, c'est-à-dire le rétablissement du gaz au Nordstream qui est, je le précise pour nos téléspectateurs, le principal canal d'approvisionnement depuis la Russie, ce qui veut dire quand même un retour dans le concert européen.

Oui. Alors, commençons par ça si vous voulez bien. C'est que bon, d'abord Poutine avec mes modestes moyens, ça fait un moment que je lui tiens tête.

C'est-à-dire comme militant politique, j'ai fait des pétitions, j'ai fait des tribunes, je suis le seul homme politique français qui a été à Moscou tenir une réunion d'opposition de gauche. C'était avec Serge Gudalsov qui était le président du Front de gauche. Il venait de sortir de prison où il venait de faire 4 ans et demi.

Il est retourné depuis car j'ai rompu avec lui quand il a approuvé l'invasion de l'Ukraine mais ils l'ont même mis en prison. Donc ça fait un moment que je suis dans une relation d'opposition et comme je vous l'ai dit tout à l'heure, nous accueillons à Paris des opposants russes qui sont pour la paix. Et d'ailleurs, j'avais eu l'appui et l'aide de monsieur Macron pour donner des visas aux gens à l'époque où il faisaient la queue pour en avoir pour les rapatrier le plus vite possible.

Et j'avais remercié le président sur une sur une chaîne de télévision. Mais aujourd'hui, que feriez-vous ? Vous ?

D'abord, la question à se poser, c'est à quoi on veut arriver ? Les Américains ont joué leur parti. Alors, je sors pas de l'œuf moi donc on me raconte pas des histoires d' 5 minutes.

Les Américains ont joué une partie terrible après avoir gagné la guerre froide puisque l'URSS est effondré sur elle-même. Il y a pas eu un coup de fusil de tirer hein, mais l'URSS est effondré. Et bien, on a commencé à faire rentrer tous les pays dans l'OTAN alors qu'on avait dit qu'on le ferait pas.

Et le la Russie avait dit il y a trois lignes rouges Calirad euh la la Geéorgie et de l'autre côté l'Ukraine. Au moins, on savait à quoi s'attendre. Alors, on a fait toutes les pressions du monde et puis pour finir, les Russes ont craqué et sont entrés en Ukraine pensant qu'il se débarrasserait du problème en 24h.

Ils sont entrés à 5h du matin. À 6h30, je faisais une déclaration contre cette guerre car je suis contre l'annexion des voisins partout dans le monde, que ce soit au Moyen-Orient ou que ce soit ailleurs, je ne suis pas d'accord. Nous les Français, nous avons été envahis quatre fois par notre voisin.

Et donc il faut combattre cette attitude. Est-ce que vous la combattrez en tant que président de la République et de quelle manière ? Donc nous aidons l'Ukraine, je crois.

Nous avons des engagements qui sont pris et je suis pour qu'on s'y tienne. Mais à quoi veut-on arriver ? C'est ça qui compte.

Sinon, on agit comme ça le matin, on une idée, l'après-midi une autre, après un coup de téléphone. Ça c'est du Macron. Moi, je vous parle quel but on veut sérieusement atteindre.

Le mien, il est clair. Je veux ramener la Russie dans la famille européenne. Alors, on en est loin, hein.

Je vais pas vous dire que c'est simple, mais c'est ça le but. Oui, mais là, vous êtes d'accord pour dire que en l'état actuel des choses, Ah ben non, c'est pas possible. Donc, quel terme quels seraient les termes qui définiraient un retour de la Russie ?

Euh, d'abord, il faut qu'il sorte d'Ukraine totalement. Ah ben il faut qu'il sortent d'Ukraine. C'est pas ce qu'a c'est pas ce qu'ils ont prévu hein.

Totalement parce que j'entends le mot. Mais Trump et Poutine et Zelenski. On a vu à la télévision la petite scène où Macron appelle Trump pour lui dire il est d'accord avec tout.

Le tout, c'était ce que proposit Trump et Poutine, c'est-à-dire qu'il occupait une partie du Donbas, la partie russophone euh de l'Ukraine. Et naturellement, comme les Ukrainiens ont tellement maltraité les russophones, il y a une grande haine. Mais attendez, laissez-moi finir.

Moi, c'est moi qui me suis scandalisé à ce moment-là en disant "Vous êtes prêt à dire qu'une partie du territoire va passer chez les Russes ? Mais en fait, c'est une mauvaise blague. Vous ne leur demandez même pas leur avis." Vous parlez de référendum pour les populations concernées.

Oui. Mais imaginons, il y a le référendum, la partie concernée dit "On veut passer du côté russe." Vous croyez vraiment, Jean-Luc Mélenchon, que les Russes vont s'arrêter là, vont dire "OK, très bien, le Dombas c'est revenu à nos côtés, fin de l'histoire." Alors, est-ce que l'ambition russe Non, mais c'est pas à moi que la question de poser parce que si on va de si en si, est- est-ce que les Russes vont devenir gentils ?

Non, ils sont toujours russes. Est-ce que Alors, du coup, comment on fait avec moi mais je règle les problèmes un par un dans mon esprit hein, pardon. Comme moi je vois les choses, si le but c'est de les ramener, qu'est-ce qu'il faut faire ?

Il faut avoir une négociation avec eux sérieuse. Une négociation sérieuse, c'est pas des petits coups de téléphone pour arranger je sais pas quoi. C'est une négociation, on leur dit "Écoutez un, vous sortez d'Ukraine parce que on peut pas continuer comme ça.

Vous ne pouvez pas gagner la guerre, ils peuvent pas la gagner non plus. Vous allez continuer combien de temps ? Quelles seraient les bases d'un bon accord ?

Les bases d'un bon accord, c'est des sécurités mutuelles. Sécurité pour l'Ukraine, sécurité pour la Russie et sécurité pour nous qui sommes la troisème partie. Nous les Français, nous avons des exigences de sécurité à l'égard des Russes lesquels pas de missile intermédiaire sur le sol de l'Europe tourné vers nous.

Pas de missile qui puisse nous atteindre. Par conséquent, je suis absolument contre je suis pour contre le fait que les Américains déploient sur le sol européen des missiles pour frapper les Russes et je suis donc pour que les Russes retirent les leurs. Quand vous parlez comme ça, vous parlez sérieusement à votre interlocuteur.

Mais pardon, hein, mais pour les Russes, ça restera des mots. Non, non, madame, ça c'est pas possible de parler comme ça. Donc, je vous ne croyais à la parole de personne à part celle des Américains.

Ah non, j'ai jamais dit ça. sont engagés avec nous. J'interroge toutes les positions depuis le début de cette émission.

Mais bien sûr, mais vous ne pouvez pas partir continuellement de l'idée que les Russes sont des menteurs, que les Russes sont des tricheurs et que en toutes circonstances ils ne respecteraient pas les accords parce que je me permets de faire remarquer qu'on était plus en sécurité pendant la guerre froide que maintenant que c'est le capitalisme partout. Parce que moi, j'ai pas perdu de vue que les Russes dont on parle aujourd'hui, c'est les Russes d'une nation capitaliste qui défendent des intérêts capitalistes. Vendre son pétrole, faire des affaires, accumuler du pognon, tenter plus.

Euh voilà, c'est ça leur leur but dans la vie. Moi, j'ai pas les sympathiques que d'autres peuvent avoir avec ce type de régime. Donc moi, ce que je vous dis, c'est que nous avons un intérêt puissant à pouvoir arriver à les ramener côté Europe.

Pourquoi ? parce que la guerre parce que la guerre va va mettre en cause rapidement un jour ou l'autre à nouveau les centrales atomiques ukrainiennes et que l'Ukraine est sur des fleuves qui se déversent dans la mer noire et que la mer noire c'est la mer qui communique avec la Méditerranée et que c'est donc 500 millions de personnes qui sont concernées par un possible accident nucléaire. Les Russes le savent, ils n'ont pas plus intérêt que nous à voir la mer noire dont ilvera devenir tout d'un coup une poubelle radioactive.

Et nous avons combien d'autres intérêts sur cette ma méditerranée ? Mais je reste sur les Russes. Ils ont intérêt à un accord.

Et alors je me permet de faire remarquer que quand même alors à moi, on me cherche des pouil qu'il faut les faire revenir. Et voilà que monsieur Trump tout d'un coup décide que bah puisque c'est comme ça et qu'on manque de pétrole, il y a qu'en demander aux Russes alors qu'on vient de le leur interdire. Qui a fait sauter Nurstream ?

Quand Nstram a commencé à être conduit, le le grand le grand gazau du Américains ne voulaient pas en entendre parler. Pourquoi ? Parce qu'ils sont humanistes.

Parce qu'ils n'aiment pas le bon tout ça c'est des blagues. C'est parce que eux ils ont à vendre du gaz et du liquide et du pétrole de chiste. Et que le jour où on a fait sauter Norstream et bien le lendemain il a fallu acheter l'essentiel de notre gaz nous approvisionner auprès des nord-américains.

Donc il y a deux conclusions, excusez-moi, je termine là-dessus. Il a deux conclusions rapides. Premièrement, il faut un bon accord avec le Russe.

Deuxièmement, il faut sortir de la civilisation du pétrole dont les Russes et les Américains sont des pores-paroles. Est-ce qu'il ne devrait vous savez certains vont se dire encore une fois Jean-Luc Mélenchon, est-ce que le premier point ça ne devrait pas être il faut aider les Ukrainiens à gagner cette guerre ? Les aider le plus possible par tous les moyens pour gagner cette guerre.

Par tous les moyens. Non madame, on ne donnera pas de bombe atomique pour l'Ukraine. Il y aura pas de guerre atomique si c'est moi le président.

Il y aura pas de guerre. Je ne veux pas bombarder les Russes. Voilà, je peux pas parce que je n'oublie pas d'abord queex ont perdu 20 millions des leur et je vous le redis, il tire une fois et c'est fini pour nous.

Parce qu'il faut se rappeler qui on est. On est le pays qui est au bout du continent. Nous avons une doctrine qui a été établie par de gaules, pas par un gauchiste.

Et cette doctrine dit : "Nous ne permettons pas qu'on nous touche un cheveux. Si vous nous touchez un cheveux, on vous frappe nucléairement. Est-ce que cette doctrine s'applique ?

Oui ou non, j'ai l'impression qu'elle ne s'applique plus car si on l'avait appliqué, il aurait fallu taper dès que l'Ukraine a été envahie puisque nous étions lié à elle par des accords d'amitié et fort heureusement pas par des accords militaires. La seule erreur politique que j'ai fait dans mes appréciations, dans ma vie, elle est venue du fait que une fois j'ai cru mon gouvernement, le gouvernement français qui nous disait "Nous avons les moyens de voir, vous savez qu'on les a. On sait ce qui se passe.

On a les satellites, on a qui nous permettent de savoir. Et euh la ministre de des armées, madame Parly, avait dit "Nous avons des moyens de voir, nous voyons et nous ne tirons pas les mêmes conclusions que les Russes. Les Russes que les Américains, les Russes n'interviendront pas.

Un mois après, ils intervenaient." Par conséquent, c'est le réalisme et l'entente qui permettent de savoir de quelle manière il faut agir. Je vous redis, je suis certain que les Russes sont prêts à un accord honorable.

Ils savent qu'ils ne peuvent pas gagner la Russe. La guerre, ces gens sont réalistes. Les Ukrainiens ne peuvent pas non plus la gagner.

Nous devons aider les Ukrainiens à résister, mais nous ne devons pas faire d'escalade. On ne joue pas à la guerre parce que les moyens, les Français n'en ont pas les moyens. Le temps file, encore une fois, j'ai suis obligé d'avoir les les yeux sur l'horloge, vous le savez très bien.

Je voulais revenir sur l'autre dossier international parce qu'on pourrait faire 1 heure et demi sur la Russie, l'Ukraine, j'en doute pas. et ce sera certainement l'occasion d'autres d'autres discussions et il y aura certainement pas mal de réactions mais il faut qu'on parle puisque le temps avance de l'Algérie également l'Algérie, on avait j'avais l'intention d'en parler mais l'actualité s'est un peu plus imposée ces dernières heures parce que Emmanuel Macron dit vouloir restaurer un dialogue je cite he avec l'Algérie et l'ambassadeur français sur place va reprendre ses activités annonce du jour la ministre des armées elle s'y rend vendredi pour commémorer la répression française de Ctif de 1945 sur la route du dégel interrogation et si oui vous le saluez vous saluez cette salu je vais quand même pas saluer des gens qui ont fich une pagaille pareille sur le sujet mais oui j'approuve cette orientation et je la trouve plus intelligente plus réaliste que celle de monsieur Rotaillot qui a envie de recommencer la guerre d'Algérie vivant dans des nostalgies idéologiques qui n'ont eu aucun intérêt. Ils nous ont mis dans une situation pas croyable comme toujours avec la mentalité coloniale parce qu'on pense que les Algériens ils ne doivent pas nous dire ceci, il doivent pas qu'est-ce que c'est que ces histoires ?

Les Algériens sont des gens raisonnables et on discute raisonnablement avec des gens raisonnables. Il y a un problème avec le rapatriement en Algérie des gens qui n'ont pas les titres pour rester en France. Bon, vous croyez que vraiment ça vaut la peine qu'on fiche un chaos pareil dans nos relations ?

Discutons avec les Algériens jusqu'à ce qu'on s'entende et puis si j'ai quelque chose à dire à cet instant à 7 minutes, c'est de m'adresser à monsieur Abdel Majid Taboun pour lui dire "Président, maintenant vous avez dans vos mains la libération de du journaliste, monsieur Glaise". Et le journaliste, monsieur Glaise, il a renoncé à son recours à la Cour de cassation de sorte que à aucun moment vous n'ayez le sentiment que un français cherche à provoquer l'Algérie. Il dépend de votre grâce qu'il puisse être libéré.

Alors, faites-le pour que on reprenne des relations normales entre nous. On discute des fois on n'est pas d'accord des fois on est d'accord mais on ne se fait pas cette tension permanente. Monsieur Rotaillot a beaucoup nu à la France beaucoup nu à la France.

Oui. Je j'ai pas précisé mais le gouvernement français fait savoir qu'il y aura une attention prioritaire accordée au retour de de Christophe Glaise le journalist sur ces sujets les Français quel que soit notre bord on est plutôt solidaire à chaque fois pour aider les nôtres à être sortis de prison quand ils y trouvent. Je reviens sur Emmanuel Macron un instant vis-à-vis de l'Algérie.

Emmanuel Macron qui a beaucoup fait parler de lui parce qu'il a récemment parler des mots utilisé, pardonnez-moi, le mot maboule euh en parlant de ceux qui veulent se fâcher avec l'Algérie. Ce sont des mots que vous pourriez reprendre vous-même. Et ben non, parce que ça se fait pas, il paraît.

Et le malheureux, il s'est fait traiter de tous les noms parce qu'il avait dit ma boule. Bon alors nous les pieds noirs ont dit badjok. Bon bah, j'ai pas envie de faire ça.

Je pense que ceux qui ont parce que c'est fait, alors c'est pas la peine d'en rajouter, mais ceux qui ont organiser cette tension avec l'Algérie se se sont comportés d'une manière irresponsable. [raclement de gorge] Et alors après, on est arrivé sur la question là, il s'agissait de la reconnaissance des médecins algériens qui travaillent en France et de leur faciliter la vie. Mais il faut voir comment on se comporte grossièrement.

Ces gens nous aident et sans eux, on ne peut rien faire fonctionner s'il n'était pas là. Donc, on devrait les traiter avec respect, reconnaître leurs diplômes. S'il y a un doute, et ben, on vérifie.

Et eux-mêmes seront les premiers à dire qu'ils sont d'accord pour que euh cela se vérifie. Il faut faire baisser la température. Nous avons besoin mutuellement les uns des autres.

Et puisque nous parlons de l'Algérie, voyez-vous, il y a des tâches plus urgentes que de permettre au nostalgique de la guerre d'Algérie. Ah bah, nous devons nous entendre à toute vitesse avec les Algériens, les Marocains, les Tunisiens, les Libyens. tout le tour de la Méditerranée, moi je prends le petit bassin.

Je suis un partisan d'un accord privilégié du petit Bassin, c'est-à-dire euh euh pas Mauritanie, on peut les mettre, mais bon, Maroc, euh Algérie, Tunisie, on avait mis la Libye et de l'autre côté euh les Italiens, les Grecs, les Français, les Espagnols et on y met les Portugais. Ça ça fonctionnait, ça a été détruit. Puis monsieur Sarkozi a proposé qu'on le qu'on le réhabilite et c'était une très bonne idée.

Et là-dessus, les Allemands ont dit "Ah non, qu'est-ce que c'est que cette histoire ? vous allez pas faire v vos affaires ensemble. Bon, tout ça est parti à volot et maintenant ne fonctionne plus.

Mais nous avons un intérêt vital, l'utropisation. La mer méditerranée se réchauffe plus vite que les autres mères. Donc ça s'évapore davantage et ça retombe sur autour dans des conditions désastreuses de catara de flottes qui arrivent.

Nous avons besoin alors les incendies tous les étés. Nous avons besoin d'un service commun de sécurité civile pour les incendies. Ça c'est urgent, plus urgent que d'aller seirlander pour des histoires qui n'en valent pas la peine.

La mer méditerranée, tant une mer qui se réchauffe plus vite et que nous les Européens nous déversons là-dedans toutes t tous nos fleuves qui sont remplis de produits de toutes sortes, la mer méditerranée est en train de se tropiser. C'est-à-dire que il manque de l'oxygène et qu'il y a toutes sortes de cochonneries qui fait que il y a des algues partout et que ce qui est vivant, les poissons et le reste en train de mourir. C'est urgent et pour ça faut s'entendre avec l'Algérie parce que l'Algérie, le Maroc, la Tunisie n'en déplaise aux néocolonialistes, ont des ingénieurs de très haut niveau, ont des gens capables de faire avec nous des équipes qui s'occuperaient des incendies, de l'eau, de la mer, enfin des choses sérieuses.

Mélencho Emmanuel Macron, il va se rendre en Afrique. Vous avez souvent depuis votre première candidature, vous en êtes à la 4e mais donc la première candidature, vous avez souvent attaqué Emmanuel Macron sur sa politique en Afrique. Vous avez dit un jour sur LCI, ne pas avoir l'intention d'assumer la responsabilité des actes d'Emmanuel Macron.

Vous parle, vous avez parlé par le passé de paternalisme, de manque de respect et de néocolonialisme. Euh là, il y va pour signer notamment des accords. C'est un continent d'avenir.

L'Afrique vous en conviendrait. Vous y allez vous Jean-Luc Mélenchon pour signer des accords. Mais ce ne serait pas du néocolonialisme pour autant ?

Non. Alors bon, si ne nous encombrons pas de mots qui à un moment donné s'appliquai à un cas particulier, pardon de vous dire que quand on dit à un chef d'état à côté duquel on est assis tiens où il est passé, il est parti réparer la clime, on peut considérer que c'est du niveau du vocabulaire de Tantin au Congo. Ce n'est pas acceptable.

Et ce n'est pas acceptable d'avoir dit à monsieur Titekedi au Congo qui est le pays francophone le plus nombreux du monde, ils sont 100 millions, de lui avoir dit "Ah oui, votre élection c'est un arrangement à l'africaine." Non, on parle pas comme ça au aux présidents africains et moi je ne le ferai jamais. Je pense qu'il faut tourner la page.

Mais le dégât est immense. On s'est fait fiche dehors de cinq pays. Alors il y en a qui sont particulièrement doués hein.

Monsieur Barreau, il va au Tchad où on a reconnu le fils de monsieur Debi qui avait été assassiné. C'est parce qu' est prévu par la Constitution. Pourquoi les Français reconnaissent ça ?

On ne le saura jamais. Il quittent le Tchad et le lendemain, le Tchad fiche nos troupes dehors. Bon, c'est pas très élégant de leur part parce que quand même, on a fait du boulot là-bas.

Il arrive au Sénégal et la même chose nous arrive. Non, nous avons été transformés en pestiféré en Afrique. Faut réparer les dégâts.

Nous avons pour nous quelque chose d'abord d'essentiel que vous avez rappelé. La dynamique démographique du monde du monde hein est en Afrique. À la fin du siècle 9 personnes sur 10 qui parleront français seront en Afrique.

Est-ce que ceux qui nous écoutent doivent intégrer ça ? Nous avons donc un trésor communitara, une prise de guerre commune, c'est la langue commune, le français. Alors, j'ai dit une fois matière de blaguer et puis de me faire comprendre que j'aurais aimé qu'on qu'on dise la langue commune pour qu'on dise qu'on comprenne qu'elle va se créoliser.

Je suis partisan d'une académie de la francophonie. Bref, des choses qui nous rapprochent parce que culturellement c'est un espace formidable pour nous mais pas à la coloniale. Par exemple, je propose de faire une université des métiers de l'espace.

Vous avez, je crois, sept ou h pays ou 17 euh africains qui ont une politique spatiale. Il y a même une agence maintenant africaine qui est installée au CER. Je suis pour une université de la mer, des métiers de la mer.

Donc la langue française nous servirait de moyens d'échange. La politique de monsieur Macron, pardon, mais c'est le en même temps. Alors, on est francophone et on met comme secrétaire général de la francophonie une rwandaise anglophone et en plus dans le gouvernement qui ne cesse de dire du mal de nous.

Donc tout ça c'est fini. Moi président, la le secrétariat général de la francophonie sera assumé par un pays francophone. À mon goût, mais je ferai que donner mon avis par euh un africain.

Je sais que madame Lumumba est candidate, la petite fille de Patrice Lumumba est candidate au nom du Congo à la direction de de la francophonie. Jean-Luc Mélenchon, les cloches sont là pour nous rappeler qu'il est déjà 20h. On doit parler On doit parler du carburant parce que l'une des conséquences de la situation géopolitique qu'on connaît c'est installé dans la vie des Français dans leur quotidien.

On peut presque parler de crise désormais. Ça fait 9 semaines que ça dure. Bon je vais vous poser la question comme ça d'entrée.

Est-ce que vous dites je connais la réponse mais tout de même. Merci beaucoup Patrick Pouyanet PDG total de plafonner les prix dans les stations essence. à euh à 1,99 € quand le point de départ 1,99 € oui l'essence c'est 2,25 le litre de diesel.

Alors bon quand le prix c'était en 70, moi je veux bien dire merci à monsieur Pouyané si c'est une manière de créer de bonnes relations, mais je ne le pense pas donc je lui éviterai cette hypocrisie. Monsieur Pouyané, vous êtes français, votre patrie souffre. Vous êtes à la tête d'une très grande entreprise française dans laquelle l'État français est actionnaire.

Votre devoir de français, c'est de venir à la rescousse de vos compatriotes. Pas de nous dire "Ah mais si vous me dites si alors je vous menace de ça, je ne peux pas entendre ce discours." Et lui il dit qu'il joue son rôle, il dit "C'est comme ça que nous redistribuons nos profits." Oui.

Et ben je ne le crois pas parce que il n'en redistribue vraiment qu'une petite part. La preuve, c'est que pour le premier trimestre, il a déjà augmenté de de 50 % ses bénéfices et qu'il les distribue aux actionnaires. Je veux que les Français tirent la leçon des sautises qu'ils ont fait quand ils ont accepté que Total soit privatisé.

C'était une bêtise parce que Total c'est beaucoup d'argent et c'est l'industrie de départ d'une partie de l'industrie chimique. Pardon 19 milliards l'année dernière pour Total. Aucune entreprise française jamais dans toute l'histoire du capitalisme français n'a eu autant d'argent. 15 milliards l'un et d'avant, 14 milliards l'un et d'avant.

Tout ça c'est ça devrait être dans les caisses de l'État si on est pas privatisé. De quelle manière on peut remettre cet argent dans les caisses de l'État ? Est-ce que vous êtes pour taxer les super profits ?

Ah ben clairement, c'est même nous qui l'avons proposé. Fais beim mais taxer les super profits, de quelles entreprises ? Mais de celles qui font des super profits.

Oui, il y a total. Mais quelles autres entreprises ? Il y en a dans la distribution, il y en a dans toutes sortes de branches.

Je je veux pas qu'à la sortie de cette interview, une série de gens se disent "Ce type nous menace." Je vous dis non non mais c'est pas la bonne question, pardon de est-ce que je peux vous permettre une suggestion ? Non mais ils veulent comprendre qui vous visez.

C'est normal. Vous des entrepris savoir lesqu écoutez les patrons qui veulent comprendre ce que je dis, ils n'ont qu'à entrer en contact avec moi car je ne refuse de contact à personne et j'en rencontre régulièrement. Mais pas pour écouter les pleurnicheries sur les charges sociales euh qui sont des cotisations, pour discuter de ce qu'ils produisent, de ce qu'ils vont faire.

Et d'ailleurs les patrons les plus en pointe de ce pays, c'est-à-dire ceux qui font quelque chose, qui vendent quelque chose qui existe et pas seulement des produits financiers, on arrive toujours à s'entendre euh très bien. Bon, alors je reviens, la bonne question c'est pas qui, c'est qui fait des super profits. Ceux qui font des super profits, comment on désigne un super profit ? et ben c'est ceux qui dépassent de x % le la moyenne des profits qu'ils avaient fait dans les 5 ans qui précèd par exemple et après on dire ça tout ce qu'il y a au-delà c'est du super profit claque vous êtes taxé pourquoi vous êtes taxé pas parce que ça nous plaît de vous taxer c'est parce que le pays est dans la mouisse donc tout le monde doit s'y mettre ça peut pas être seulement les malheureux qui vont à la pompe parce que qu'est-ce que vous croyez que vous leur prenez à la pompe vous leur prenez leur salaire et ce fric qu'il y a là ensuite il va dans le système et ça devient vient du dividende et le dividende c'est la rémunération du capital.

Donc l'affaire qu'a déclenché monsieur Trump modifie la répartition capital travail en France. Alors si vous avez envie d'aller dire merci à monsieur Trump, franchement vous n'avez aucune raison. Cette situation ne tombe pas du ciel.

Elle a été créée par des raisons politiques. On y répond par des raisons politiques. Est-ce que vous diriez total que c'est un [musique] profiteur de crise ?

Alors là, je mettrai pas de mots parce qu'après ça va tout gâcher au moment où il faudra discuter. Je dirai monsieur vous avez fait des super profits, je vous explique ce qui est en super profit pour nous. Donc comme vous avez fait des super profits, on vous taxe dessus.

C'est pas une affaire personnelle. Nous n'avons rien contre monsieur Pouyané. Il a dit, pardon, je vous dis ça parce qu'il a dit on va pas me reprocher de réussir.

Mais personne ne vous ne vous reproche de réussir. Par contre, on peut vous reprocher de pas vous rendre compte que des super profits qui sont liés à une guerre méritent quand même qu'on s'interroge dessus. Et puis monsieur Pouyané, il y avait 29 raffineries dans ce pays.

D'accord, il y en a plus que six. Qui c'est qui les a fermé ? Vous et les autres ?

Deuxio, maintenant qu'on est dans Pourquoi vous n'avez pas payé d'impôts ni en 2019, ni en 2020, ni en 2021, ni en 2022, ni en 2023 ? Pourquoi vous faisiez pas d'aur ? Vous étiez pas bon ?

Je vais vous dire pourquoi vous avez fait de l'optimisation fiscale, c'est-à-dire que vous avez noté en dette vos entreprises qui sont en France alors que l'essentiel de vos raffineries sont en France et le votre chiffre d'affaires, vous le faites en France. Donc vous avez fait de l'optimisation fiscale. Vous me direz, vous avez respecté la loi.

Soit mais admettez que c'est pas moral et qu'en ce moment maintenant passez à la caisse parce que c'est votre patrie ou alors vous n'avez pas de patrie à part votre portefeuille. Voilà ce que je lui dirais. Le gouvernement va faire des annonces cette semaine dans les jours à venir.

C'est Sébastien Lecnu qui l'a promis. Il a promis de changer d'ampleur et d'échelle pour adapter les aide. Il va pas taxer les super profits demain Sébastien [raclement de gorge] Lecnu.

Je pense qu'on on peut se le dire. Non, il fera rien. OK.

Quelle quelle mesure vous attendez du gouvernement français que peut-on faire pour être au chevet des Français qui souffrent de plus en plus de cette risé dans l'immédiat ? Parce que les super profits, taxer les super profits, faut le décider et cetera. Ils ont besoin d'aide aujourd'hui à la P.

Absolument. Vous avez raison. Donc on bloque les prix. et on les ramène au niveau où ils étaient.

Donc pendant un temps, les super profits qu'on aura fait telle ou telle entreprise, ben ils vont les bouffer parce que ils vont vendre en partie peut-être en dessous du prix des cours. Mais comme je ne connais pas leur stock, je ne m'avancerai pas trop à pleurer pour eux avant avant terme. Donc on ramène le prix à 1,70 par décision de l'État.

Et si on me dit il y aura pénurie, et bien je sais ce qu'il est possible de faire parce que des fois on réquisitionne. Figurez-vous que ça existe aussi la réquisition. Et je dirais en au à l'Europe, vous allez laisser ce bazar durer combien de temps ?

Vous allez attendre quoi que ce soit partout. Euh les gens exemples, vous rendez compte du nombre de gens qui sont devenus pauvres à cause du fait qu'il leur faut payer 2 € et plus le litre. Non mais pardon une seconde.

Ça veut dire que tout ce qui a été retiré de leur salaire, c'est du manger de moins, c'est du confort de moins, c'est des privations. Il y a déjà 1 million de plus qu'en avait de pauvres au début du mandat de monsieur Macron. C'est bon quoi.

Lâcher un peu les gens. Si vous êtes président, votre gouvernement aura affaire à des rappels à la réalité, notamment celle de la Banque de France. Par exemple, cette semaine, la Banque de France par la voix de de monsieur Ville de Galot a dit "Mais nous n'avons plus d'argent pour financer des mesures générales.

On a plus, on a plus. Nos voisins ont deux différences avec la France. Ils ont plus d'inflation, ils ont plus de moyens budgétaires.

Les mesures générales étant de toute façon inefficaces, nous nous n'avons pas en plus les moyens. Nous n'avons pas les moyens. Nous n'avons plus les moyens de financer des mesures centrales.

Il fait son boulot de banquier central. Il est une composante de la Banque centrale européenne, donc il fait le travail qu'on attend de lui. On n'attend pas d'un banquier euh central qui commence à dire vous fais "Fais faisons la fête".

Mais du coup, ça ça discrite pas, on l'écoute pas, on ne Non, son diagnostic n'est pas le bon. Qu'est-ce que Pardon madame, mais réfléchissons un instant puisqu'on on va vers le bout de notre réunion, de notre rencontre. Disons-nous la chose suivante.

Qu'est-ce que nous avons à dire à la à la jeune génération ? Voici quel est notre projet faire des économies et des coupes dans les services publics. C'est tout.

C'est tout. On ne fera rien d'autre. On ne vivra pas.

On aura pas de petit bonheur. On ne sera pas moi mon idée c'est à la fois de réparer les dégâts qui sont considérables. Ça ça va demander des sous.

Deuxièmement, de régler avec la banque centrale la façon européenne cette fois-ci. Il va falloir qu'on règle la question de son intervention dans l'économie européenne. En ce moment, elle continue à refuser de prêter de l'argent directement aux États.

Il faut qu'elle le fasse. Elle l'a fait pendant la COVID. La Banque centrale européenne peut annuler la dette COVID des États.

Je ne vais pas me lancer à cette heure dans une démonstration pour dire qu'une dette qui est auprès de la Banque centrale européenne n'existe pas. Alors, faisons ça et puis ayons des projets. Bon, ça on va passer notre vie à regarder le bout le bout de nos chaussures.

Donc, ayons des grands projets sur les grandes les grandes frontières. Alors, on parle de l'espace, on a parlé de la mer, on parle du numérique, on peut avoir nos stockages, notre indépendant de nos données. Et puis madame, il y a une nouvelle frontière, c'est la santé humaine.

Allons-y. Nous les Français, on sait le faire. C'est une des recherches les plus performantes du monde et ils ont des grands projets et l'argent qui est mis là-dedans, c'est même si c'est dans le moment une dépense, mais cette dépense c'est du salaire donné et ça active la vie de la France.

C'est comme ça qu'il faut faire, sinon on va mourir tous hein. Donc si vous avec des grandes explications, si vous arrivez au pouvoir, il va vous falloir une équipe autour de vous et la passé déjà. Mais oui, mais je vous ai bien réécouté sur TF1 dimanche.

Vous vous disiez en gros l'une de nos fiertés, l'une de nos forces, c'est que autour de moi j'ai déjà un gouvernement. On le visualise déjà, j'ai des personnalités. Qui serait votre premier ministre si vous voulez aller au bout de la logique et d'être fier de pouvoir dire au français, regardez, nous, on sait déjà qui va qui va diriger le pays, aller au bout et dites-nous qui serait premier ministre.

Non, je n'irai pas au bout et même pour vous faire plaisir, ce qui me serait très agréable parce que c'est pas comme ça que ça se passe. Nous allons voir où nous en serons. Euh c'est c'est dans moins de d'un an.

Le deuxème tour, il y en a un paquet là qu'on pas compris que ça commence à c'est demain. C'est pour ça qu'on on essaie d'avoir des réponses. Oui.

Oui. Bah on va voir parce que il faut voir quelle va être l'ampleur du choc. Euh là pour l'instant c'est le premier choc qu'on prend hein, c'est le prix à la pompe et puis ensuite il va arriver l'inflation parce que tous les produits qui contiennent du pétrole ou des industries chimiques hein euh vont eux aussi introduire des augmentations de prix et mécaniquement ça se reproduit dans des tas d'autres endroits.

Ça sera le deuxième choc. Celui-là, il va être terrible quand on les additionne. En plus, ça va avec l'année 2027.

C'est l'année où le changement climatique va se manifester de manière particulièrement violente pour des raisons qu'on passe à cette heure. Mais le courant al nigno arrivant plus tôt, euh l'eau ne refroidira pas autant qu'elle doit. Enfin, une histoire horrible.

Bref, il va pleuvoir comme jamais et faire chaud comme jamais. Et puis on aura cette crise et on verra où on en est de la guerre. et en fonction de la manière dont se présenteront les choses, ça sera plutôt l'une ou plutôt l'autre euh au masculin, au féminin.

Bon, j'ai plutôt l'embarras du choix euh tellement je connais bien cette équipe qui est autour de moi. Et puis il y a ceux qui viendront parce que les socialistes ben dès le mois, non, les socialistes ne viendront pas, ils l'ont décidé très fermement et d'ailleurs ils ne sont pas fiables. Donc moi, je fais un gouvernement stable avec des gens qui respectent la parole donnée, qui se respectent entre eux pas une bande de gens qui se battent comme des chifniers qui pourrait venir.

Alors bon non mais je pense que les communistes et les et les écologistes vont bien se rendre compte que c'est un suicide de vouloir faire une gauche sans elle et fille, ça n'a pas de sens. Personne n'est réélu sans nous. Bon vous me direz nous plus sans les autres.

Ah ! Ah ! Ça se discute.

Mais on a donc un intérêt mutuel et il étant donc surtout les communistes qui sont quand même les alliés avec lesquels nous avons commencé à construire le front de gauche et puis ensuite les insoumis mais les écolos parce que il faut gratter vraiment profond pour trouver une différence sur le terrain de l'écologie entre nous et le parti écologiste. Donc je suis certain que au mois de septembre parce que je dis à tout le monde, il y a des limites, he on va pas jouer comme ça jusqu'à la dernière minute. Pourquoi ?

Pourquoi on va pas jouer ? Parce que les Français attendent du sérieux. Si vous croyez que cette mascarade de de baston généralisé, de gens qui se disputent entre eux dans le même parti, donne confiance au français, c'est une erreur.

Il y a un endroit stable. Le voici. On a appris juste avant de commencer cette émission.

Vous étiez juste à côté de moi. Boris Valallot quitte la direction du Parti socialiste sur fond de désaccords sur la ligne ou d'absence justement de visibilité sur la suite des événements. Votre réaction ?

Je veux pas m'emmêler. Des fois, on a envie de rire et d'autrefois de pleurer. De voir le courant qui s'appelle unir aggraver les divisions de leur propre parti, ça fait sourire.

Mais après ça fait pleurer parce que le Parti socialiste a été une grande force politique dans notre pays et on voit bien qu'il ne l'est plus d'aucune manière. C'est une troupe confuse de gens qui se disputent à tout propos, se battent entre eux pour les mêmes les mêmes places pour bon et tous d'ailleurs he vous les prenez ceux qui sont dans le parti, ceux qui sont dehors. Donc j'ai pas envie de d'entrer là-dedans.

Je je leur souhaite d'en sortir. C'est notre intérêt en général pour la France. L'intérêt, c'est que le Parti socialiste se stabilise et s'il pouvait en plus respecter sa parole, ce serait parfait.

Marine Le Pen, elle préfère le bloc central. Désormais, son meilleur adversaire dans la course à l'Élysée, c'est plus vous, Jean-Luc Mélenchon au regard de ces dernières déclarations. Non, pour elle, c'est Édouard Philippe, en tout cas le candidat qui présentera le bloc central.

C'est ce qu'elle a déclaré. Je souhaite un second tour face au bloc central. Bon, ça peut surprendre parce que dans les sondages actuels, le RN est battu par Édouard Philippe, ce qui est moins vrai dans les sondages qu'il faut prendre avec beaucoup de mesures.

On est très loin de l'échéance même si on vient de se dire que c'est demain, mais quand même. Alors, non, mais je vais je vais poser la question. C'est qui c'est qui votre adversaire à vous ?

Si vous deviez en choisir un pour être au second tour, si vous par définition, attendez, la démocratie c'est on est en compétition tous. chaque candidat est et est est est un adversaire politique parce que vous pensez que vous valez mieux que lui pour le pays. Donc ne transformons pas.

Alors bien sûr que fondamentalement c'est le Rassemblement national qui est l'adversaire principal dans la mesure où il représente la fin de la France. Euh ce serait une petite nation rageuse, ethnicisme bouffée, dévoré de racisme. Je ne veux pas entendre parler de ça, dirigé par des incapables parce que globalement c'est un partie d'incapable et de gens qui n'ont ni culture ni connaissance de la façon de gérer un pays que nous avons nous.

Bon alors c'est clair que c'est eux. Alors elle elle a raison madame Le Pen. Elle elle a pas dit les choses exactement comme vous les dites.

Je vais vous dire elle a dit je les préfère parce que ce serait un vote d'adhésion dit-elle la maline. Elle a raison. Si elle avait au deuxème tour en face d'elle quelqu'un de du bloc 10 central, je sais pas ce qu'ils ont de centrale mais bon admettons hein, elle le laminerait en 5 minutes.

Pourquoi ? Parce que ils ont tous glissé vers elle. Ils tiennent des propos souvent aussi terrifiants que les siens.

Elle a gagné la bataille idéologique à droite. Par conséquent, elle les absorberait et elle les battrait parce que les gens diraient bah tiens, on préfère l'original comme disait le vieux Le Pen à la copie. Donc elle préfère ça que moi parce que moi c'est une autre paire de manche d'avoir affaire à moi.

Et vous savez moi je ne suis pas intimidé. J'ai pas peur de même qu'on parle de ces sondages. La dernière fois on m'avait déjà mis 20 points derrière elle comme aujourd'hui. 20 points derrière elle et ça s'est fini quoi ?

À peine un point de différence. Je vais dépasser un tout petit peu. Dominique de Villepin.

Vous le voyez comme un quelqu'un qui peut vous voler quelques voix comme comment vous le regardez et sa sa candidature éventuelle. Je pense pas les trucs voler des voix tout ça parce que c'est plus compliqué. Je le vois avec avec respect parce que il est pour tous les Français en personnage singulier dans la vie politique.

Bon après c'est un homme de droite mais vous le voyez comme un potentiel allié à terme euh je sais pas je crois pas qu'il voudrait hein. Mais bon non j'ai pas pensé comme ça. Je le vois comme quelqu'un d'utile parce qu'il apporte si vous voulez quand c'est moi qui le dit que je remue mes main que je parle fort on dit ah Mélenchon.

Bon, il se trouve que Bilp aussi remue les mains, il parle fort et bon on se dit bah quand même ils disent la même chose les deux sur certains sujets. Donc je le vois avec du du respect et de la bienveillance. Et puis il y en a d'autres.

Non, je les vois avec ni respect ni bienveillance parce que je suis en désaccord complet avec eux. Quand j'écoute monsieur Rotaillot, bah j'ai pas un instant où je me dis "Ah, il pourrait être mon président." Non, ça me vient pas à l'esprit.

C'est la fin de cet entretien. Merci beaucoup Jean-Luc M accepté. Merci pour cette longueur sur un sujet qui me passionne et vous m'avez fait la démarche respectueuse qui qui a été la vôtre et j'apprécie beaucoup beaucoup.

Merci d'avoir accepté l'invitation. Je passe la main à Margo Adad.