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Podcast / conversationC à vous (sur YouTube)· 29 octobre 2024 58 minComplaisantDivertissementCulture, médias & sportSolidarités & familleJusticeInstitutions & élections

#MeToo : La honte a changé de camps - C à vous la suite, l’intégrale -29/10/2024

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Chapitres

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 5:01OuverteRéponse directe

    Gisèle Pelicot s'est exprimée aujourd'hui au procès. Comment analysez-vous son témoignage ?

  • 10:01OuverteRéponse directe

    Louise Adler, vous évoquez dans votre livre l'évolution du féminisme. Comment voyez-vous le procès Pelicot dans ce contexte ?

  • 15:01OuverteRéponse directe

    Hicham de Rosny, comment sélectionnez-vous les bonnes nouvelles pour Le Média Positif ?

  • 20:01OuverteRéponse directe

    Quels sont les contrats signés lors de la visite d'Emmanuel Macron au Maroc ?

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

... - A.-E.Lemoine: "C à vous" en direct jusqu'à 21h.

Emilie s'est précipitée pour goûter les champignons que prépare A.Ferreux-Maeght. - E.Tran Nguyen: Ca sent très bon.

Le risotto continue de cuire. - A.Ferreux-Maeght: Il est dans un bouillon d'épluchures.

Là, on a les champignons et là, le concassé de champignons. On va rajouter de la crème d'amande. - E.Tran Nguyen: Vous l'avez fabriquée? - A.Ferreux-Maeght: Oui. - E.Tran Nguyen: Il suffit de faire tremper les amandes. - A.Ferreux-Maeght: Je délaye la pâte miso dans la crème d'amande.

Vous pouvez retrouver cette recette au restaurant. - E.Tran Nguyen: On va ensuite mettre ça dans le riz? - A.Ferreux-Maeght: Oui, au dernier moment. - A.-E.Lemoine: Merci à toutes les 2.

Touillez bien. C'est l'histoire d'une pionnière, une des premières institutrices envoyées dans la France rurale de la fin du XIXe siècle pour y ouvrir une école que J.Ferry vient de rendre laïque, gratuite et obligatoire pour une mission difficile face à la résistance d'un monde paysan où les enfants semblent plus utiles dans les champs que sur les bancs d'une classe.

A l'époque où une femme célibataire, autonome et engagée est une anomalie. Une étrangère, voire une ennemie. - Vous savez où je peux trouver monsieur le maire? - Qui le demande? - Louise Violet, je suis la nouvelle institutrice.

Les choses ont changé, l'école est gratuite, laïque et obligatoire. - On n'a rien demandé. - Bonjour. - On a des vies, des cultures.

On ne vous a pas attendue pour apprendre à penser. - Soit vous m'envoyez les enfants, soit j'appelle les gendarmes. - Pour l'instant, vous êtes une étrangère.

Si vous faites ça, vous deviendrez une ennemie. - Des comme ça, il n'en passera pas beaucoup par chez nous. Si tu veux qu'elle reste, il faut que les petits aillent à sa classe. - Il faut leur parler dans les yeux, aux gars d'ici.

Quand ils boivent, vous buvez. - C'est bien beau, mais il se passera quoi quand elle en saura plus que moi? Elle me foutra dehors. - Il demande si c'est ici, l'école. - 5 fois 5? - 25. - Quel est le plus haut sommet français? - Vous pouvez aussi m'apprendre à lire et écrire? - Qu'est-ce que tu en penses, de l'institutrice?

Je l'aime bien. C'est une femme moderne. - C'est un petit village.

Vous ne pourrez pas empêcher les rumeurs. - C'est bien beau d'arriver, mais il faut savoir repartir. - Fernand sera peut-être un explorateur, un vétérinaire ou un ministre.

Tout est possible. - Il faut qu'elle s'en aille. - Fous le camp! - A.-E.Lemoine: Mercredi prochain au cinéma, dans un film signé E.Besnard, A.Lamy est une formidable Louise Violet dont l'engagement force le respect.

A.Lamy est notre invitée. - A.Lamy: Bonsoir. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, Alexandra.

On est ravis de parler de ce film. J'ai adoré. - A.Lamy: Merci beaucoup.

Trop contente. - A.-E.Lemoine: C'est un rappel pas du tout inutile, celui du fait qu'il a été très difficile d'imposer cette école gratuite, obligatoire et laïque dans un monde qui estimait qu'on n'en avait pas besoin.

C'est un combat que mène cette femme. Elle accepte des trucs de dingue, comme de dormir dans une étable, de n'avoir ni matériel ni considération et de devoir convaincre un à un les parents. - A.Lamy: Complètement.

L'école, on a l'impression que c'est acquis. Il faut savoir que c'était un vrai combat. Il fallait aller chercher les enfants.

Vous savez comment ça se passe à l'époque. L'institutrice incarne la modernité, le progrès. Elle arrive dans le monde rural et c'est une femme.

On a l'impression que l'école était déjà bâtie, qu'il y avait déjà un bâtiment pour ça. Mais on lui dit que non, qu'elle a la grange. - A.-E.Lemoine: Une étable avec la vache. - A.Lamy: Elle fait partie de ces hussardes noires de la République. - A.-E.Lemoine: On comprend que l'instruction faisait peur.

C'est une autorité qui était une alternative, pas forcément bienvenue, à l'église et à la famille. - A.Lamy: C'est pour ça que je trouve ça très intéressant, ce qu'explique E.Besnard.

Personne n'a raison et personne n'a tort. Quand ils lui demandent ce qu'ils vont faire de ces enfants, pour les instruire, quitter les campagnes, en faire des fonctionnaires, des officiers...

C'est un vrai combat qu'elle mène. - A.-E.Lemoine: Elle le rappelle, l'école est la liberté d'avoir le choix.

Ce rappel n'est pas inutile aujourd'hui, en 2024. - A.Lamy: Pour avoir fait une grosse tournée en province, on a vu beaucoup d'élèves.

Ils nous remercient. Ils disent qu'ils vont faire des vidéos pour leurs profs. Les profs trouvent ça super et veulent montrer ce film à tous les enfants.

Ca rappelle que le travail de professeure ou d'institutrice est difficile. Aujourd'hui, ça devient un métier à risques. C'est bien, de leur rendre hommage. - A.-E.Lemoine: Et de voir à quel point c'était un sacerdoce, la volonté d'apprendre, d'amener du progrès là où c'était possible.

Louise Violet est aussi une féministe avant l'heure qui lutte avec force contre les injonctions de l'époque. On ne comprend pas pourquoi elle ne dépend pas d'un homme. - A.Lamy: Surtout à l'époque.

C'était complètement dingue. C'était la femme à marier. D'un coup, elle se retrouve là.

Elle est célibataire. On ne peut pas tout raconter, car elle a un secret, mais elle incarne aussi la modernité et le féminisme. "Mon corps m'appartient".

Elle va le tenir. Elle incarne ce secret qui la tient. Ca lui donne une force.

Elle veut aller jusqu'au bout et ne laisser aucun enfant au bord de la route. Elle tient bon. - A.-E.Lemoine: Elle n'a pas existé, Louise Violet, mais vous lui donnez tellement de corps qu'on a envie qu'elle ait été un personnage historique.

C'est une sorte de puzzle de plein de femmes qui ont existé. Elle rappelle aussi une figure importante de l'histoire française, Louise Michel, qui a des points communs avec votre personnage. Elles étaient toutes les deux communardes et ont toutes les deux été condamnées, ont été au bagne.

Louise Michel a été institutrice. - A.Lamy: Ce que j'aime beaucoup dans Louise Violet, c'est qu'elle incarne toutes les héroïnes et tous les héros anonymes, tous ceux qui ont suivi ceux qu'on connaît, qui étaient derrière, mais qui sont allés partout, dans tous les villages, et n'étaient pas forcément bien accueillis.

C'est joli de montrer ceux qui étaient là et qui ont suivi, qui ont défendu une idée. Ils étaient anonymes, mais étaient sur le terrain. Ce n'était pas si facile. - M.Bouhafsi: Pour incarner Louise Violet, le réalisateur E.Besnard voulait exprimer la force dramatique et la rage de cette communarde.

Votre fibre dramatique, vous l'avez explorée dans "La Chambre des merveilles". - Alexandra, c'est une actrice que j'avais remarquée à la télévision. Elle avait un charisme et une rapidité, une efficacité dans le jeu, un rythme que les actrices françaises n'ont pas forcément, dans la comédie.

Quand j'ai commencé le casting de "Ricky", j'ai repensé à elle. Je me suis dit que c'était soit une actrice inconnue, soit si c'était une actrice connue, pour qu'on la croie, il fallait qu'elle soit populaire. Je n'avais pas envie d'une actrice connue qui joue à être l'ouvrière dans un film. - M.Bouhafsi: On retrouve tous les mots de F.Ozon dans "Louise Violet".

Il avait dit: "Tu n'auras pas de retombées tout de suite, mais tu en auras, j'en suis sûr." - A.Lamy: C'est vrai.

Je m'en suis rendu compte. Je me disais que ça m'amènerait peut-être ailleurs. Ca a mis du temps, mais c'est pas grave.

Il a vu très juste. C'était quelqu'un d'important. Il m'a laissé la chance de passer le casting.

Parfois, on dit qu'on ne va pas passer de casting, mais ça nous permet aussi d'aller dans des endroits où le réalisateur ne nous aurait pas vus. Avec E.Besnard, on va faire un prochain film.

Normalement, je ne suis pas le rôle. Je lui ai demandé s'il ne voulait pas que je fasse des essais. C'est bien de faire des castings dans des rôles qu'on n'imaginait pas. - A.-E.Lemoine: Vous n'avez pas fait de casting pour Louise Violet? - A.Lamy: Non, tout de suite il a vu... - A.-E.Lemoine: Louise Violet ne pleure jamais.

Vous y teniez. Il lui est arrivé...

Elle a un secret très lourd. Elle souffre, ça se voit, mais elle ne pleure jamais. - A.Lamy: On va faire attention de ne pas tout dévoiler.

Elle a vécu quelque chose il y a très longtemps...

Elle a dépassé ça. Elle s'est même sans doute endurcie. Son but, parce qu'il n'y a que ça qui la tient et qui lui permet de continuer de vivre...

Je veux qu'elle soit dans ce combat. Je n'avais pas envie d'avoir un personnage qui n'arrête pas de pleurer. Il n'y a qu'un seul moment où elle se dévoile un peu.

Je voulais qu'elle soit dure. Tout ça, c'était derrière. Elle ne l'a évidemment pas oublié, mais je voulais qu'elle soit forte.

Ce secret, je trouvais que c'était intéressant à jouer en tant qu'actrice. Ca lui donne une force. Elle sait pourquoi elle est là et va aller jusqu'au bout.

Elle n'a peur de rien. Ces personnages un peu forts sont intéressants. - E.Tran Nguyen: Ce film est votre 1er vrai film d'époque.

Vous avez dû porter un corset, une robe longue, avoir cette coiffure...

Vous aimez bien les contraintes, dans les films. Ca vous aide à rentrer dans le rôle? - A.Lamy: Le costume, ça aide à rentrer dans un personnage.

Vous parliez de "La Promesse verte". Je tournais ce film en même temps que "Louise Violet". Tout de suite, le costume m'a aidée à rentrer dans le personnage.

Ca donne une ligne, une façon de parler différentes. Le corset, les déjeuners étaient difficiles... - E.Tran Nguyen: Pas facile à gérer.

Vous avez passé pas mal de temps dans la neige avec le corset, la robe... - A.Lamy: Je vous conseille le ski d'époque avec les souliers d'époque.

C'est une petite cascade. - E.Tran Nguyen: Vous allez vous en souvenir, de ces scènes. - A.-E.Lemoine: Les doigts de pied gelés? - A.Lamy: J'ai cru que j'allais perdre un orteil.

J'ai eu tellement froid. On a fait un gros progrès au niveau des chaussures de ski. J'ai cru que j'allais perdre un orteil. - A.-E.Lemoine: Cette scène à ski, c'est quand elle part en campagne pour aller de ferme en ferme convaincre les parents qui lui font passer un casting.

C'est une des scènes les plus intéressantes du film, quand il faut justifier l'intérêt de l'école. En quoi c'est important? Cette scène-là, si on pouvait la diffuser en boucle pour expliquer pourquoi l'école c'est important, en quoi c'est un progrès et quelle liberté ça apporte quand on conteste l'autorité des professeurs, l'utilité de l'école...

Même mon fils me dit que l'école ne sert à rien. - A.Lamy: Il faut absolument qu'il aille voir le film.

Ce qui est beau, parce que le concept est dingue, si on y réfléchit...

On confie notre enfant à quelqu'un qu'il ne connaît pas. Si quelqu'un dit qu'il veut être paysan, il faut dire qu'il y a le choix. On donne les outils et l'enfant fait ce qu'il veut. - A.-E.Lemoine: "Louise Violet", ça sort la semaine prochaine.

J'ai adoré, du début à la fin. C'est avec A.Lamy.

Restez avec nous. - A.Lamy: C'est avec plaisir. - A.-E.Lemoine: D'abord, L'OEil de Pierre. - P.Lescure: Je suis heureux devant vous, Alexandra, de consacrer cet OEil à une icône d'hier du cinéma.

Comme elle n'a rien fait comme tout le monde, M.Vitti, disparue il y a presque 23 ans, propose ses mémoires publiés il y a plus de 30 ans en italien en deux volumes et qui sortent en France en un seul volume ces jours-ci. C'est délicieux, intelligent et drôle.

C'est fait pour vous. Elle a démarré au théâtre à la fin des années 50. Je ne le savais pas.

C'est dans un Feydeau qu'Antonioni l'a repérée. Elle sera l'incarnation du maestro dans "L'Avventura". Sacré tournage sur une petite île maussade. - Quand quelqu'un est arrivé de Rome pour nous dire Combien c'était, j'ai demandé si le film marchait.

Le producteur a dit que le film marchait, mais pour elle, c'était un désastre. Elle est très bonne actrice. Elle n'est pas belle.

Elle ne peut pas faire un film. Vous devez recommencer des mois de travail. Elle a dit au revoir, on continue avec elle. - P.Lescure: C'est l'une des plus belles histoires d'amour du cinéma.

Le premier film qui les réunit est au panthéon du 7e art. Ils s'aimeront 9 ans, tourneront "La Nuit", "L'Eclipse" et "Le Désert rouge". - Vous avez été très vite amoureux? - Bien sûr. - Est-ce que ça facilite le travail ou est-ce que ça le complique? - Non, ce n'est pas compliqué, pas du tout.

On est très liés. J'ai besoin de vivre avec l'homme que j'aime. - P.Lescure: Après 9 ans, elle le trompera avec un chef-op.

C'est le chef qui vous rend encore plus belle, Alexandra. Ils sont restés très amis. Elle parlait sérieusement de son métier à Cannes en 1967, où elle accompagnait Antonioni. - C'est un travail très sérieux, fascinant comme tout.

On peut vous enlever l'équilibre et la vie. On peut vous éloigner de la normalité de tous les gens. - P.Lescure: Ce qui ne vous arrivera jamais.

Vous savez continuer à vivre, notamment en vous ressourçant chez vous. Après Antonioni, M.Vitti a fait des comédies plus grand public et des films moins névrosés.

Elle est restée une icône. Ecoutez-la expliquer avec drôlerie que, normalement, elle n'avait rien pour s'imposer au cinéma italien de l'époque. - La beauté italienne...

Il y a Sophia Loren. Moi, je n'étais pas comme maintenant. Je m'habillais de façon très normale.

Je n'avais pas le visage pour le cinéma. - P.Lescure: Comme vous le dites, Babeth, elle avait la nuque.

Comme quoi, le cinéma reste une magie quand on a le talent. Les mémoires de M.Vitti sont parus. - A.-E.Lemoine: Merci, Pierre.

On parle ce soir du procès des viols de Mazan, suspendu. Mais le combat des féministes continue. - L.Sénéchal: L'audience est suspendue pour une semaine.

Ce procès hors norme est éprouvant pour G.Pelicot, violée par son mari qui l'a aussi droguée et laissée être violée par des dizaines d'hommes. Eprouvant aussi pour sa fille, qui a écrit ce message hier. "Cette épreuve me laissera sans aucun doute des traces indélébiles." Elle parle ensuite de son père.

Elle précise rentrer en clinique pour plusieurs jours afin de récupérer toute son énergie. Ce procès est une épreuve, mais aussi un symbole pour de nombreuses femmes, celui du combat de G.Pelicot, érigée en icône sur les médias. - Je vous remercie pour ce que vous faites. - Merci, G.Pelicot. - Merci pour tout ce que vous faites pour nous, les femmes, et pour nos filles. - Merci, Gisèle. - Merci. - Vous êtes un modèle et un exemple pour nous toutes.

Merci pour ce que vous faites pour nous toutes, pour demain. - Merci, G.Pelicot. - L.Sénéchal: G.Pelicot s'est exprimée.

Elle a donné son témoignage. C'est la seule fois où elle a pris la parole publiquement lors du procès. - G.Pelicot: Je souhaite remercier toutes les personnes qui m'ont témoigné leur soutien depuis le début de cette épreuve, plus particulièrement celles et ceux qui ont pris le temps de se réunir samedi dernier.

J'ai été profondément touchée par cet élan qui me donne une responsabilité. Grâce à vous tous, j'ai la force de mener ce combat jusqu'au bout. Je dédie ce combat à toutes les personnes, femmes et hommes, qui, à travers le monde, sont victimes de violences sexuelles.

A toutes ces victimes, je veux dire aujourd'hui: "Regardez autour de vous, vous n'êtes pas seuls." - L.Sénéchal: La féministe L.Adler a appelé dans "Libération" à prendre le chemin de la résistance collective et de la solidarité avec G.Pelicot.

Mais attention à ne pas juger toutes les victimes de crimes sexuels à l'aune de cette icône. C'est ce que disent des colleuses au micro de France Inter. - Ce qu'on veut dire à Gisèle, c'est qu'on la soutient.

Je la trouve très courageuse. Mais ça ne veut pas dire que si elle avait voulu tenir ce procès en privé, ça aurait été moins bien. Il ne faut pas hiérarchiser les victimes.

On apportera notre soutien de la même façon à n'importe quelle personne agressée, violée, tuée, avec tous nos collages. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, L.Adler.

Merci de votre présence. Vous signez "La Voix des femmes", un essai passionnant sur votre engagement féministe, mais aussi un point d'état sur l'évolution du féminisme en France. La voix des femmes aujourd'hui, c'est aussi celle de G.Pelicot.

Le message qu'elle porte est d'une puissance extraordinaire. Avec elle, la honte change de camp. Elle regarde bien en face son mari et ses violeurs, alors qu'il n'y a pas si longtemps, en 1978, au procès d'Aix-en-Provence, on traînait dans la boue les victimes de viols que défendait G.Halimi. - L.Adler: Et on injuriait ces 2 jeunes femmes qui avaient été violées toute une nuit en les traitant de sales putains, de femmes qui désiraient être violées.

La honte a bien changé de camp. G.Pelicot aurait pu choisir de rentrer par la petite porte, dans tous les sens du terme, de ce palais de justice, mais elle a voulu rentrer par la grande porte. - A.-E.Lemoine: Elle a refusé le huis clos. - L.Adler: Oui, et elle a rendu public quelque chose dont elle aurait pu et dont elle aurait dû avoir honte, il y a une dizaine ou une vingtaine d'années.

Elle a décidé d'y aller comme une sorte de guerrière et de conquérir encore sa dignité, de reconstruire sa personnalité. Vous avez montré tout à l'heure un court reportage où des femmes de toutes générations remerciaient G.Pelicot. - A.-E.Lemoine: C'est bouleversant. - L.Adler: Je la remercie, comme toutes les femmes la remercient.

Quelle est cette force de résilience qu'elle a à l'intérieur d'elle-même, non seulement pour ne pas supporter la honte qui aurait dû s'abattre sur elle, mais aussi pour retourner cette honte et en faire une force au nom de toutes les femmes? Elle dit qu'elle parle au nom de toutes les femmes. - A.-E.Lemoine: Vous avez raison.

Elle inverse la honte, y compris quand elle accepte que soient révélés au public tous les détails les plus sordides de cette affaire, notamment lorsque les viols et la torture étaient longs et répétés. Son mari collait sur les cassettes qu'il filmait "bien baisée". Dévoiler cette monstruosité, ça a un effet détonateur de prise de conscience générale? - L.Adler: Oui, et tout le monde peut entendre.

Tout le monde peut écouter, mais tout le monde entend. Ce procès n'est pas seulement celui de toutes les femmes, c'est celui des hommes et des femmes. Il y a beaucoup d'hommes qui sont, comme nous, les femmes, complètement interloqués, indignés, terrorisés, hallucinés par ce qu'a fait ce monsieur. - M.Bouhafsi: C'est la 1re fois que des hommes viennent tous les jours soutenir G.Pelicot. - L.Adler: Il faut parler de ces hommes.

Il y a aussi des pétitions qui ont été faites à l'initiative d'hommes, qui ont dit: "On est du côté de G.Pelicot et on a honte d'être assimilés à des hommes comme lui." Il y a quelque chose qui est en train de se passer qui est très important.

Ca franchit les classes sociales, la barrière des générations et ça introduit une solidarité active, un mouvement de société qui se traduit un peu partout, que ce soit dans les cours de justice ou de récréation. Tout ça ne pourra se résoudre que s'il y a, à la base, une éducation très jeune auprès des petits garçons et des petites filles pour apprendre le respect, l'existence de la sociabilité, de la dignité de chaque sexe, etc. C'est Gisèle qui porte tout ça. - A.-E.Lemoine: Je sais que vous suivez ce procès.

Vous aussi, vous avez envie de remercier G.Pelicot. - A.Lamy: Evidemment.

Et je connais bien sa fille, Caroline. Elle m'avait envoyé son livre. C'est bouleversant.

On a besoin d'avoir des femmes comme ça qui font changer la honte de camp. C'est très important. C'est extraordinaire.

Et je trouve que ça bouge aussi, et vous avez raison de parler des écoles...

Avec le film que j'ai réalisé, je continue à aller dans des collèges et des lycées avec des associations pour reformuler les mots, le consentement, le viol, ce que c'est... - L.Adler: L'emprise... - A.Lamy: C'est important d'aller du côté de la jeunesse.

Il faut leur expliquer, les entendre, leur parler. - L.Adler: C'est essentiel. - M.Bouhafsi: Il est beaucoup question dans votre livre de la révolution MeToo, une révolution en marche, avec beaucoup de victoires, et pour certains, des excès.

L'acteur et réalisateur N.Bedos a été condamné à un an de prison, dont 6 mois avec sursis probatoire, et une obligation de soins pour des agressions sexuelles commises en 2023 sur 2 femmes. Son avocate était sur notre plateau.

Elle a annoncé que l'acteur allait faire appel. - Ce qui se passe, c'est que la morale vient sur le droit. On a jugé N.Bedos non pas pour ce qu'il a fait, mais pour ce qu'il est, parce que c'est une personnalité et parce que la justice s'achète un bon coup de com.

Elle est tellement critiquée pour son incapacité à prendre à bras-le-corps le problème des violences sexuelles que quand elle a une personnalité sous la main, elle agit avec une célérité qu'on ne connaît pas par ailleurs. Si certaines personnes vont penser que c'est bien pour les avancées de MeToo qu'on piétine les droits d'individus, qu'on remplace une injustice par une autre, très bien. - M.Bouhafsi: Depuis mardi dernier, beaucoup de voix donnent le 1er argument de l'avocate de N.Bedos pour dire que le jugement s'est forgé sur la thématique de la morale.

D'autres voix dénoncent la grande sévérité de cette condamnation. Quel est votre point de vue? - L.Adler: D'abord, je voudrais dire mon estime pour cette avocate.

C'est une immense avocate qui défend très bien N.Bedos. Il y a une contradiction, me semble-t-il: il fait appel alors qu'il est condamné.

C'est étrange. Il est condamné à porter un bracelet électronique pendant un an. - A.-E.Lemoine: 6 mois. - L.Adler: Il fait appel. - A.-E.Lemoine: Ce qui veut dire qu'il est toujours présumé innocent. - L.Adler: Il y a une contradiction juridique que cette avocate dénonce à juste titre.

Maintenant, est-ce que N.Bedos est la conséquence d'un mouvement qui irait trop loin du côté de MeToo et qui assignerait des innocents en justice? Je ne crois pas. - A.-E.Lemoine: Mais les excès, vous les évoquez. - L.Adler: J'évoque les excès parce qu'il y a un business qui s'est fait, qui va soi-disant autoriser les victimes femmes, qui ont vécu des violences sexistes et sexuelles, des viols, qui vont déposer plainte, et, parfois, ces plaintes vont être très longues à être traduites devant la justice.

Parfois, ces plaintes vont être traitées ensuite. Ces personnes qui sont de véritables victimes ne vont pas être réparées par la justice. Il y a aussi d'autres femmes, et c'est une extrême minorité, qui se disent que cette notion de consentement est extrêmement complexe.

Dans les histoires d'amour, de séduction, de sexe, les choses sont très complexes. On ne peut pas forcément légiférer. Les zones d'attirance et de séduction...

On n'est pas dans son lit en train de se demander s'il y a consentement ou non. Une minorité de femmes voudraient introduire des plaintes en justice contre des agresseurs, alors qu'il y a eu séduction, avec consentement ou pas...

Mais c'est une extrême minorité. L'écrasante majorité des femmes qui endurent ces violences sexistes et sexuelles qui peuvent aller jusqu'au viol, hélas, n'osent pas...

Il y a des problèmes qui sont faits grâce à MeToo, mais elles n'osent pas aller dans un commissariat de police. Elles n'osent pas aller voir une avocate ou un avocat pour essayer de réparer grâce à la justice cette douleur intense et ce viol, qui est un crime, il ne faut jamais l'oublier. Certains hommes ne réalisent toujours pas.

A l'intérieur de cette histoire de N.Bedos se jouent des choses très complexes, mais la réalité, c'est que les violences sexistes et sexuelles n'arrêtent pas d'augmenter, que la plupart des femmes n'osent pas porter plainte. C'est un parcours du combattant qui commence à partir du moment où elles ont le courage et la dignité de porter plainte.

Il y a des évolutions très positives du côté de la police et de la justice. En ce moment, la justice est un peu débordée par le nombre de plaintes de femmes pour qui la honte, comme vous le disiez, a changé de camp. Elles qui n'osaient pas vont maintenant dire: "Voilà ce qui m'est arrivé." MeToo les a autorisées à dire: "Je vous crois." - E.Tran Nguyen: Au-delà de la justice, on a le sentiment qu'il y a encore pas mal de boulot chez ceux qui sont censés donner l'exemple, à savoir les politiques.

C'est ce que nous racontait E.Borne ici même. - E.Borne: Quand les femmes deviennent Premières ministres, ce qui n'arrive pas très fréquemment dans notre pays, c'est considéré comme une anomalie.

Ce qui m'a frappée, c'est qu'au moment de mon départ, on m'a comparée à Matignon à E.Cresson, comme si c'était un rodéo. Personne ne m'a comparée à mes collègues masculins dont certains sont restés moins longtemps que moi. - A.-E.Lemoine: Comme si les femmes Premières ministres étaient une catégorie à part. - E.Borne: Il y a les vrais, les hommes, et de temps en temps, les femmes. - E.Tran Nguyen: Vous avez été conseillère à la Culture de F.Mitterrand.

Vous connaissez bien la politique. Il faut encore beaucoup de courage quand on est une femme pour faire de la politique? - L.Adler: Je pense.

Il faut encore beaucoup de courage. Dans mon bouquin, j'évoque le cas d'E.Borne.

J'ai beaucoup d'admiration pour elle. J'ai regardé très précisément l'évolution des commentaires qui ont suivi sa nomination, qui avait été un boulevard immense...

On attendait tous les jours, et "faute de mieux", les commentateurs politiques masculins ont dit: "On a attendu tout ça pour ça, une femme?" E.Borne a fait face à une situation politique très délicate.

Elle a assuré sa mandature de Première ministre, mais quand elle est partie, y compris au plus haut niveau de l'Etat, on ne l'a pas tellement remerciée. Les femmes en politique ne sont pas les égales des hommes. D'ailleurs, il y a une espèce de sexualité diffuse de totem des hommes politiques qui voudraient garder entre eux cette espèce d'ADN érotico-politique pour ne pas le partager avec les femmes. - P.Lescure: Je ne vais pas parler des sujets nombreux évoqués dans votre livre, mais je vais souhaiter, un peu en retard, un très bon anniversaire à A.Lamy.

Elle l'a fêté très joyeusement au dernier Festival Lumière. C'est T.Frémaux qui a porté le gâteau.

Vous avez mangé des tripes, des andouillettes. Jusqu'au matin, vous avez arrosé tout ça. Il y a même eu quelques danses façon cow-boy.

Vous montrez avec un sourire magnifique que la vie est belle après 50 ans. Ca peut résonner dans l'oeil souriant de L.Adler.

Vous pensez que c'est une chance merveilleuse que de continuer sa vie aussi joliment après 50 ans. - A.Lamy: Heureusement.

Il y a une évolution. On voit des femmes qui, aujourd'hui, à 50 ans, démarrent des carrières. J'avais adoré le documentaire que vous aviez fait là-dessus.

Il était formidable. Il faut continuer à vivre. On ne va pas s'arrêter.

On n'y pense pas. - P.Lescure: Vous dites comme F.Foresti que c'est l'adolescence avec une carte bleue? - A.Lamy: J'aime beaucoup cette phrase. - L.Adler: Et la carte senior nous permet quelques réducs.

C'est toujours bon à prendre. - A.-E.Lemoine: "La Voix des femmes", on l'a entendue ce soir sur le plateau.

On est ravis de vous réunir par la voix d'un homme, M.Bouhafsi. L'image du jour, Mohamed. - M.Bouhafsi: Selon vous, quel est le point commun entre ces photos prises en France?

Elles viennent chacune d'obtenir un prix original. J'ai l'impression qu'elles ne vous inspirent pas trop, et c'est normal. Ce sont 4 lieux situés dans 4 communes en France.

Ils ont chacun reçu le Prix de la France moche. Il est décerné par le collectif Paysages de France dont les adhérents votent chaque année pour les endroits les plus immondes de l'Hexagone. Au palmarès, Conflans-Sainte-Honorine et autres.

Le but est de mettre en évidence des atteintes au paysage, souvent pollué par une publicité importante. On retrouve ce pylône de communication, et notre préféré, le prix pépinière de la pub attribué à Conflans-Sainte-Honorine. Notre reporter est allé rencontrer les habitants pour recueillir leurs avis.

Entre moche et pas moche, ils ont fait leur choix. - Immondes. - Je trouve ça très laid. - C'est très moche. - Désastreux de voir autant de panneaux publicitaires.

Conflans-Sainte-Honorine est une ville très agréable. - On pourrait penser à une blague. - M.Bouhafsi: Ce n'est pas le cas.

On a harcelé toute la journée le maire de Conflans-Sainte-Honorine pour l'avoir en interview. Il est un peu agacé par ce prix. Il dit que la ville ne doit pas être résumée à ces panneaux moches. - Pas très flatteur de voir ma ville dans ce palmarès des villes les plus moches.

Nous avons adopté un règlement local sur la publicité intercommunale. L'objectif est de réduire en quantité les panneaux publicitaires et leurs dimensions. J'ai envie d'inviter Paysages de France à visiter la ville.

Je suis certain qu'au terme de la visite, ils nous décerneront le prix d'une des plus belles villes d'Ile-de-France. - M.Bouhafsi: On a appris ces dernières heures que le maire a dressé des procès-verbaux de constat de non-conformité d'une dizaine de ces panneaux publicitaires, qui devraient être enlevés dans les semaines ou les mois à venir. - A.-E.Lemoine: Le mot du jour: "portefeuille". - M.Bouhafsi: Une histoire émouvante qui devrait vous toucher. 80 ans après avoir été confisqué dans un camp nazi en Allemagne, le portefeuille d'un résistant lyonnais déporté a été remis hier à sa famille.

L'Etat a remis ce portefeuille à son petit-fils et ses cousins. Regardez ces images, hier, quand ça a été donné lors d'une cérémonie très émouvante. Le petit objet contenait des photos de famille C'est un résistant qui a compté beaucoup durant la Résistance à Lyon.

Son petit-fils était bouleversé en découvrant le portefeuille de son grand-père. - Ce ne sont pas tellement les photos, mais d'où elles viennent, leur vécu. Ce portefeuille, j'imagine la Gestapo en train de le fouiller et de le prendre.

C'est vraiment émouvant. - M.Bouhafsi: Ca nous a touchés parce que ça fait plusieurs mois que ces recherches durent.

Elles ont demandé 149 heures de travail sur le portefeuille et les documents. Le résistant s'était fait arrêter sous un faux nom, ce qui a compliqué les recherches. Un alias très difficile à retrouver pour la généalogiste. - On avait admis que c'était un alias.

Il fallait retrouver qui ça pouvait être. J'ai fait la biographie des gens de cette liste de déportation du 15 juillet 1944. Je suis tombée sur une fiche avec une photo d'identité, la même que celle qui était dans le portefeuille.

Pour les familles, c'est une façon de reparler de cette personne, de la remettre à l'ordre du jour, d'évoquer son souvenir et son histoire, de se rappeler d'elle. - M.Bouhafsi: Selon les Archives Arolsen, il reste 2000 objets ayant appartenu à des déportés spoliés par les nazis et la police française dont on recherche toujours les descendants. - A.-E.Lemoine: C'est le formidable travail des Archives Arolsen, qu'on valide ce soir.

Tout de suite, Jibé et Lucien. - Un instant. Entrez. - Bonjour.

C'est à propos des fiches de salaire. - Venez voir. - Je comprends pas cette ligne. (Vas-y.) - Comme le disait Jibé, il manque 30 % de salaire.

On va y aller, on reviendra. - Hop, hop, hop, les petites brebis! Je suis en vacances ce soir.

C'est maintenant ou dans 3 semaines, les fiches de paie. - Tenez. - Il doit y avoir des problèmes dans les informations d'identificatio Il y a eu un petit micmac.

Attention, c'est fragile. Vous avez votre numéro de Sécurité sociale? Qu'est-ce que...

Pourquoi il fait ça? - Ca lui arrive. - Vous avez besoin d'aide? - Non, ça ira.

Merci beaucoup. Tant pis pour les fiches. - Sûrs?

Vous ne serez pas payé les 30 %! - Pas grave! ... - Un instant.

Entrez! - A.-E.Lemoine: Alexandra, Laure, bienvenue à notre table pour déguster le risotto aux champignons des bois préparé par A.Ferreux-Maeght, fondatrice de La Guinguette d'Angèle. de mauvaises nouvelles, a décidé de ne retenir que les images qui donnent instantanément le sourire, comme ces ouvriers qui, dès le matin, s'ambiancent sur du C.Lauper. ... - J'adore.

C'est super. Les ischiojambiers, des petites flexions... - A.-E.Lemoine: Salut, H.de Rosny, créateur du Média Positif, suivi par près de 4 millions d'abonnés tous réseaux confondus.

Un journal des bonnes nouvelles qui devient aujourd'hui un livre pour voir le monde autrement parce que tout n'est pas foutu. Au contraire, il y a des tas de raisons d'espérer. Voir des ouvriers de bonne humeur dès le matin, ça met de bonne humeur les 4 millions de personnes qui découvrent ces images. - H.de Rosny: Exactement.

L'objectif est de mettre en avant de bonnes nouvelle, de belles histoires, des découvertes scientifiques. Ca donne du baume au coeur. - A.-E.Lemoine: C'est une image que vous ont envoyée des abonnés.

Vous faites aussi appel à une intelligence artificielle pour trier dans l'actualité les belles histoires, comme celle de Neville, un Australien qui vivait avec Parkinson depuis 35 ans et qui a subi une opération en juillet dernier, une première mondiale, qui lui a permis de boire un verre d'eau sans trembler. C'est bouleversant. C'est quelque chose qu'on ne voit pas assez dans le journal. - H.de Rosny: Il y a un décalage, effectivement.

Aujourd'hui, 50 % des Français ont envie d'avoir plus de contenus positifs et inspirants. On essaie de répondre à cette demande en faisant ce livre. Le but est de déjouer ce mécanisme.

On a l'impression que tout est foutu, que les dés sont déjà jetés. On a envie de squeezer ça en montrant que rien n'est foutu et qu'on peut tous agir. - E.Tran Nguyen: En montrant aussi que les héros sont dans notre quotidien.

Votre histoire préférée est celle de Manuel, qui cuisine des repas pour les sans-abri en live sur TikTok et qui va ensuite les livrer. - E.Tran Nguyen: Il est incroyable, Manuel.

Comment avez-vous fait pour le trouver? - H.de Rosny: C'est l'équipe.

On est 25 dans Le Média Positif. C'est vraiment l'âme du média. On est tombés sur cette histoire, qu'on a trouvée incroyable.

Cette personne utilise les réseaux sociaux pour faire le bien. Généralement, c'est plutôt décrié. Là, ça fait le bien.

C'est génial. Surtout sur ces belles causes, ça met du baume au coeur. - A.-E.Lemoine: Il y a aussi l'histoire d'un chauffeur de taxi nantais qui a emmené gratuitement une religieuse à Toulouse.

Elle avait raté son vol. Pourquoi elle devait aller d'urgence à Toulouse? - H.de Rosny: Parce qu'elle devait donner son rein à son frère. - A.-E.Lemoine: Cette vidéo a été vue 5 millions de fois. - A.Lamy: Ca fait tellement du bien.

On montre toujours l'horreur. Il y a des gens qui font des choses formidables. Vous avez raison de les mettre en valeur. - A.-E.Lemoine: Ce n'est pas forcément un monde de nounours, c'est positif. - P.Lescure: Le matin, j'aime bien une jolie photo.

Le matin, vous passez des photos de nature. Ce matin, c'était des montagnes suisses. En revanche, hier, on était au Kirghizistan.

Je n'y suis jamais allé. Vous avez des commentaires positifs sur les photos? - H.de Rosny: Ce qui est très beau, c'est qu'on a un engagement magnifique des gens.

Pour rebondir sur l'histoire de cette religieuse qui s'est fait amener par ce chauffeur de taxi, ça montre notre ADN. C'est de fédérer des gens sur des messages positifs dans une époque où on a beaucoup de discours et d'actualités qui divisent et qui fracturent. On a envie de mettre en avant ces belles histoires et ces belles photos qui unissent les gens.

On a envie de rompre avec le fatalisme ambiant. On a l'impression que tout est foutu. On veut montrer que le monde vaut la peine d'être sauvé, qu'on peut avoir foi en l'humanité. - A.-E.Lemoine: A votre gauche, vous avez la meilleure cliente possible et fournisseuse de vidéos pour Le Média Positif.

A.Lamy, il suffit de fouiller son Instagram pour avoir la banane. Par exemple, une archive familiale personnelle. - A.-E.Lemoine: On l'a regardée 4 fois ce matin.

On trouvait ça démentiel. Vous mettiez des lunettes à votre fille, Chloé. Je pensais qu'on allait voir cette image-là.

Là, une surprise magnifique que vous faites à Alexandre. Il y a aussi vous et les chèvres. - A.-E.Lemoine: Voilà.

Elle est validée pour Le Média Positif. - H.de Rosny: Bien sûr.

On se suit mutuellement. - A.Lamy: Ca fait du bien, vous avez raison.

Je voulais faire un documentaire qui s'appelle "Une France si généreuse". Quand on parcourt la France, on voit qu'il y a des choses extraordinaires. Vous avez raison de les mettre à l'honneur. - A.-E.Lemoine: Je rappelle "1000 bonnes nouvelles pour voir le monde autrement".

Bravo à vous. Bravo aussi à D.Reynié qui était le premier à attirer notre attention sur votre média.

On conclut cette émission avec B.Chameroy. - B.Chameroy: Bonsoir.

Nous sommes le 29 octobre. Est-ce que ce ne serait pas les vacances pour certains? - On a beaucoup parlé de bancs assez vides ce week-end. - Bison futé voit rouge dans le sens des départs. - On était entre 25 et 30 en séance. - La salle est assez calme. - On est dans les vacances scolaires. - Les macronistes, je leur souhaite d'ailleurs un beau retour après ce week-end prolongé... - J'espère que le week-end était bon. - Côté face, le farniente et le bronzage. - B.Chameroy: A la une, OSS 2024 est arrivé au Maroc.

Il est descendu de son gros avion avec Brigitte. On lui a proposé des dates. "J'en veux pas, mais je pose les mains dessus." Il a sorti son meilleur regard "coup de pression".

On lui a offert un sabre en or. "Que vais-je faire de ce bitoniau? Je n'ai pas de papiers aussi grands à découper." Il était très fier de son discours. - Vive le Maroc, vive la France. - B.Chameroy: Une visite qui n'a pas été vaine.

Plus de 10 milliards d'euros de contrats ont été signés dans une ambiance de doux-dingue. ...

Quinte de toux. - B.Chameroy: Cet après-midi, E.Macron a clôturé les rencontres entrepreneuriales entre les 2 pays. visiblement. ...

Le président a eu droit à une autre musique pour son entrée. Musique épique. Une musique de superhéros.

Ca valait le coup, le discours. - E.Macron: Messieurs les présidents, mesdames et messieurs les conseillers du commerce extérieur, mesdames et messieurs les entrepreneurs et entrepreneuses, chers amis, tout a été dit. - B.Chameroy: Il ne l'avait jamais faite, celle-là! - E.Macron: Tout a été dit.

Tout a été dit. Tout a été dit. Beaucoup de choses ont déjà été dites. - B.Chameroy: Sport, maintenant.

J-249 du Tour de France. Aujourd'hui avait lieu la cérémonie de révélation du parcours, avec un discours du président de l'organisation du Tour, situé à des dizaines de kilomètres du public. - Un fantastique travail réalisé par notre partenaire France Télévisions.

Bravo, Romain, pour cette victoire et l'ensemble de ta carrière. Les applaudissements mettent plusieurs secondes à débuter. - B.Chameroy: "Applaudissez, bordel!" C'est notre petit plaisir, chaque année, de retrouver Mister Catogan qui accueille les joueurs avec une sobriété à nulle autre pareille. - A.Cordon-Ragot!

M.Cavendish! - B.Chameroy: On a eu une grosse révélation au cours de la cérémonie. - Un sextuple vainqueur, c'est 6!

C'est Anthony...

Anthony...

Anthony Turgis! Suivi de très près par l'homme avec qui j'ai pris un café ce matin, S.Dujardin! - B.Chameroy: On a noté une différence accueille entre les hommes et les femmes. - Il a gagné le Tour des Flandres...

Il a gagné des étapes sur les 3 grands Tours...

On va saluer la ravissante... - B.Chameroy: Les hommes sont "champions", les femmes "ravissantes".

Ils avaient repassé leur chemise, brossé leurs petites quenottes, car aujourd'hui était un jour important. - J'adore ce moment où on fait cette photo de famille. - B.Chameroy: La photo de classe de l'Assemblée.

La présidente leur a demandé de relever un sacré défi. - Je vais vous demander d'être beaux! - B.Chameroy: Défi encore plus compliqué pour des députés. - Je vous demande que pendant les 3 prochaines minutes, en partant de la gauche, vous ne bougiez plus. - B.Chameroy: Contre toute attente, ils ont réussi.

Des députés immobiles et silencieux pendant 3 minutes. - Mes chers collègues, c'est fini. - B.Chameroy: Pour ceux que ça intéresse... de l'Assemblée nationale. - B.Chameroy: Chouette!

J'en veux une dans ma chambre! Le député T.Bazin s'est procuré la photo en avant-première.

Il était un poil déçu. - On peut trouver que la photo n'est pas belle, et c'est le cas, mais on a besoin d'une photo. C'est quand même essentiel. - B.Chameroy: Les députés continuent d'examiner le projet de loi de finances de la Sécurité sociale.

Ce soir, nous allons débriefer tout cela par le prisme du fond. C'est une question structurante de ce texte. La question est de savoir - B.Chameroy: On n'a pas tout compris.

P.Lescure a fait sa première au perchoir. - Je serai intraitable sur votre capacité à donner une belle image de cette institution.

Cela commence par s'écouter les uns les autres. - B.Chameroy: C'est touchant, mais c'est naïf. - S'il vous plaît!

S'il vous plaît! S'il vous plaît! S'il vous plaît!

Non, s'il vous plaît! Chut! Silence!

Chut! Un peu de calme! - B.Chameroy: Un message de service à la direction de CNews: faites vérifier les conduits d'aération.

Je pense qu'un petit malin s'amuse à pulvériser des substances étranges. - Autour de ce plateau, une personne l'a à disposition et une autre ne l'a pas. Rires. - C'était le meilleur de ce livre... - Qui a dit ça? - Lui, déjà.

Rires. - B.Chameroy: Faites vérifier votre clim.

En vrac, attention, M.Tondelier, derrière vous! - Je suis attaqué par un kakémono! - B.Chameroy: Certains peinent encore à percer dans le gouvernement Barnier. - Bonjour, madame.

Merci d'être avec nous. Vous n'êtes pas forcément un visage très identifié au gouvernement. Merci beaucoup, madame. - B.Chameroy: C'était qui? - M.Bouhafsi: La ministre des Relations avec le Parlement. - B.Chameroy: Pas du tout, la ministre déléguée chargée de l'Economie sociale et solidaire.

On referme ces actualités avec une touche de bogossitude. Pour débriefer le conseil municipal d'Angers...

Certains ne connaissent pas le mode silencieux sur leur téléphone. - 21 membres sur 30...

Mon Dieu! Mon téléphone se met à sonner! - B.Chameroy: Nouvelle passion pour C.Béchu: enlever ses lunettes.

Il aime tellement ça que même lorsqu'il n'en porte pas...

C.Béchu a une façon pour les acronymes, les sigles, les diminutifs. Mais il est le seul à pouvoir dire ça. - Au niveau de la DPJP... - Il va falloir décoder. - La Direction parcs Et jardins de la ville. - Que nous utilisions certains acronymes en dehors de cette enceinte, c'est une chose... - Janvier 2018, cette DSP, cette délégation de service public, pardon... - B.Chameroy: Quelqu'un a mâché, pour la 1re fois de sa vie, un chewing-gum en plein conseil.

Cri de dégoût. L'info continue demain. Bonne soirée! - A.-E.Lemoine: Vous avez zoomé sur cette image, ce n'est pas possible! - B.Chameroy: Evidemment. - A.-E.Lemoine: Merci à nos invités.

Mercredi prochain, allez voir "Louise Violet". Lisez "La Voix des femmes" de L.Adler.

Positivez avec Le Média Positif. Merci à nos téléspectateurs d'être de plus en plus nombreux à nous être fidèles. On est tous très touchés et fiers.

Tout de suite, un documentaire consacré au tourisme religieux. C'est toujours passionnant, les soirées sur France 5. A demain en direct.

Ciao!