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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 20 mai 2025 25 min

Laurent Burgoa : « Il n’y a jamais eu de contamination sanitaire avérée »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Laurent Burgois, vous êtes sénateur LR du gar. Vous avez présidé la commission d'enquête sur les eaux en bouteille. On va en parler évidemment très longuement dans quelques instants, mais d'abord on garde les une de la presse régionale.

On en a choisi trois. D'abord la une de l'est républicain, gros investissement et emploi promis. Emmanuel Macron en VRP de l'économie française.

Hier, il a annoncé des investissements et des embauches notamment en Loren. C'est à la une du journal. La deuxième une, c'est celle de la Voie du Nord, la colère des agriculteurs.

Toujours en colère mais l aussi près de 200 tracteurs ont bloqués. Plusieurs autoroutes dans la région nordist hier, mais la difficulté à mobiliser pour de meilleures conditions d'exercice du métier laissé augurer un essoufflement du mouvement. Et puis la dernière, c'est celle du Berry républicain.

La grande hésitation des maires avant 2026. Le plus ancien maire du Cher a décidé qu'il ne se représentera pas aux prochaines municipales. Pour d'autres, la décision n'est pas encore prise.

On a l'impression de travailler davantage pour l'État que pour le village. C'est ce que confie un maire au journal. Quelle lune avez-vous envie de commenter ?

J'allais dire, j'hésite entre la 2 et la 3. La 3 en tant que sénateur, c'est vrai que nous sommes toujours intéressés de parler des maèes mais je vais prendre la deux parce que je crois que la réculture même et pour prouver que à travers cette deux, c'est c'est la parole publique qui qui est en jeu. Il y a eu des engagements forts du précédent gouvernement et je tiens à remercier notamment la ministre Annie Genevard.

Ces engagements ont été retransmis dans dans une PPL de mes collègues du PL et Monville qui a été voté ici très largement au Sénat. Malheureusement à la fin c'était une proposition de loi je je précise pour lever les contraintes au métier au métier d'é c'était des engagements fort du gouvernement qui ont été euh retransmis en proposition de loi et malheureusement à l'Assemblée nationale on voit que ces engagements sont un peu malmenés et c'est dommage et que je crois que là moi je comprends les les agriculteurs, vous savez que je crois que c'est important la parole publique. Quand on s'engage, on le fait.

Ils ont ils ont raison de relancer des actions notamment à partir de lundi prochain où le comprendre dans le gar ils ont manifesté vendredi dernier de manière sympathique, ils ont pas détruit et je les en remercie mais ils ont rappelé et je crois que c'est bien de rappeler à certains élus les engagements parce que quand vous êtes élu, vous pouvez pas défendre la réculture dans votre département et voter contre lorsque vous êtes ici à Paris. L'actualité d'hier, c'était le sommet de Ch France, 8e édition de ce sommet qui vise à attirer des investisseurs étrangers dans notre pays. 37 milliards 20 milliards d'investissements nouveaux.

À la clé, potentiellement 13000 emplois. Ce sont les chiffres de l'Élysée. C'est une réussite ce sommet.

Moi je je crois que c'est une bonne chose. J' dire c'est peut-être un des rares domaines où notre président de la République excelle, c'est-à-dire vendre à l'international l'attractivité économique de notre pays. Moi, je crois que si c'est 20 milliards d'investissements et d'emplois créés par la suite dans notre pays, c'est une bonne chose.

Maintenant, ça c'est un effet d'annonce. Euh l'effet de com passé, il faut avoir la réalité sur sur elle se traduit pas forcément dans nos entreprises, dans nos territoires. Je je ne critique pas, je lance un appel.

C'est un effet d'annonce très intéressant. Voyons dans les mois et années à venir si cette annonce se concrétise sur les territoires. Alors, on va passer à l'actualité du Sénat qui fait aussi beaucoup l'actualité de ces dernières heures.

Perry et Vitel et par contre, ce sont les marques du groupe Nesley Waters dans votre viseur pour avoir eu recours à des techniques de filtration interdites. Vous avez présidé une commission d'enquête dont les travaux ont été remis hier. Alors, comment le scandale a pu avoir lieu ?

Que savait le gouvernement et qu'a-t-il fait ? On va faire le point sur vos conclusions avec Alexandre Poussard. [Musique] Bonjour Alex.

Bonjour Arian. Bonjour Laurent Burgois. Bonjour.

Et Alex, la commission d'enquête sur l'industrie de l'eau en bouteille a donc rendu son rapport hier, il est àablanc pour le groupe Nesley Waters mais aussi pour le gouvernement. Oui, un rapport qui confirme une tromperie commerciale massive de la part du groupe Nesley Wats, l'industriel de l'eau qui commercialise notamment les marques Perrier et Vitel, a appliqué sur ces eaux en bouteille des traitements interdits, des filtres à charbon actif, des rayons UV, des niveaux de filtres trop fins, en tout cas non conformes à la réglementation. Autrement dit, des techniques de désinfection pour l'eau du robinet.

Le problème c'est que le groupe Waters Nesley Waters a vendu ses eau en bouteuil comme de l'eau minérale naturelle naturellement pur et le problème aussi c'est que l'État était au courant quand on a à la fois des ministres qui sont informés le cabinet de la première ministre qui est informé le secrétariat général qui est informé et que tout ça essae d'être caché au grand public moi j'appelle ça un scandale d'état et je ne vois pas comment on pourrait nommer ça autrement ce rapport sénatorial pointe donc des dysfonctionnements majeurs au sein de l'État dans cette affaire. Absence de signalement judiciaire. Les autorités ont minimisé le risque sanitaire national.

La production de cette TA n'a pas été suspendue et puis pire, l'État a dissimulé des informations au grand public et aux autres autorités compétentes, notamment l'Union européenne. Ce qu'ont découvert également les sénateurs, c'est que l'État, plus précisément l'agence régionale de santé d'Occitanie, la RS a accepté sous la pression du groupe Nesle de supprimer dans un rapport le paragraphe qui mentionnait la contamination des eaux du forage de Verges dans le gare par des bactéries. On va écouter sur ce point le rapporteur de la commission d'enquête.

Sur la question du rapport caviardé, je le dis, il doit y avoir inspection et sanctions. On ne peut pas rester dans cette situation. La crédibilité de la RS me semble extrêmement extrêmement en cause et ses avis futurs, tout ce qu'elle pourrait émettre aujourd'hui extrêmement fragilisé.

Donc il va falloir à un moment quand même que des décisions soient prises. Alors au final Alex, quelles sont les recommandations des sénateurs ? 28 recommandations de la part de la commission d'enquête. d'abord améliorer l'information des consommateurs en précisant sur les étiquettes des eau en bouteille les traitements qui ont été appliqués sur ces eaux.

Il faut ensuite renforcer les contrôles de la qualité des eaux et de la conformité de leur traitement. mener une campagne de détection des nouveaux polluants notamment sur les polluants éternels, les pifaces contenus euh dans euh les eaux produites. Et puis euh le rapport de la commission enquête propose de rendre obligatoire les périmètres de protection euh des gisements d'eau minérale naturelle.

Autant de recommandations de mesures qui vont faire l'objet de plusieurs propositions de loi déposées par les sénateurs de cette commission d'enquête. Laurent Burgoisa, une fraude commerciale massive. L'État était au courant.

On a l'impression que l'État n'a pas vraiment réagi, a même couvert euh cette situation. Est-ce qu'on peut parler de scandale d'État ? Moi, je suis plus mesuré.

Voilà, j'ai entendu euh madame Gu, je sais que elle est c'est la seule qui paraît scandal d'état, même monsieur le rapporteur n'a jamais employé ce moi, je me permets de jer notre rapport qui s'intitule Eau minéral naturel, préserver la pureté. Il y a pas marqué scandale d'État. Voilà.

Alors, c'est vrai qu'il y a des dysfonctionnements graves, je tiens à le dire. Il y aurait eu scandale d'État pour moi si les ministres étaient impliqués, si les ministres savaient et avaient pris des décisions. Or dans tout le rapport on voit que les décisions qui ont été prises en la matière ce sont au niveau des cabinets ministériel que même la première ministre n'a jamais été informée de ce sujet-là.

C'est son directeur de cabinet à l'époque qui a qui a tranché et qui m'a expliqué lors de l'autre audition comment cela cela fonctionné. Lorsqu'il y avait pas de problème entre cabinet, il validait la proposition. S'il y avait des euh euh un distingo entre deux cabinets ministériels, c'est lui qui tranchait.

Or là, donc vous avez la certitude que les cabinets n'ont rien faire monter au ministre concerné. Oui. Oui.

Des auditions très claires et on voit que c'est des directeurs de cabinet, c'est des conseillers thématiques de cabinet qui ont pris les décisions entre eux. On voit aussi ce qui moi m'interpelle le plus dans ce dossierlà, c'est qu'avant tout, c'est un dossier normalement qui aurait dû être géré, on va dire, par le ministère de la santé, cabinet de santé. Et on voit qu'au fil des mois, c'est plutôt le ministère de l'industrie qui a pris le pas sur la santé et ça peut nous interpeller.

Euh c'est la position surtout du ministère de l'industrie qui qui a prévalu par rapport au ministère de la santé et notamment au directeur général de la santé, monsieur Salomon, qui lors de l'audition a été très clair à renouvel ses positions par rapport à ce sujet de microfixation. Est-ce que l'Élysée a aussi des responsabilités dans cette affaire ? Car des informations sur cette situation sont remontées jusqu'à l'Élysée.

Il y a eu des échanges avec le groupe Nessé. Lors des auditions, il est très clair et même, j'allais dire un lobbyiste de NS nous a avoué, reconnu, démontré par Mil que plusieurs fois il y a eu des contacts entre le groupe Nesle au plus haut et et notamment madame Lien, présidente Nesle France avec le secrétaire général de l'Élysée. Alors soit des rendez-vous en présentiel, soit des contacts téléphoniques ou des échanges par mail.

Nous nous avons eu ces informations. D'ailleurs, rappelez-vous le sujet lorsque monsieur Couler n'a pas voulu venir devant la commission d'enquête. Il nous avait fourni toute une documentation que nous avons analysé en nous disant à l'époque dans un courrier joint que ces documents respectaient la séparation des pouvoirs.

C'est par rapport à son courrial qu'on a souhaité l'interroger. Il n'a pas souhaité venir. Écoutez, nous avons pris la décision nous de la transparence.

Du coup, est-ce que vous y voyez plus clair à l'issue de cette commission d'enquête sur pourquoi il y a eu autant de temps entre le moment où le gouvernement, les cabinets ministériels ont eu l'information et le moment où le consommateur a été informé par rapport à ce que vous vous ditz monsieur enfin je dirais ce qu' on dit le gouvernement croit que c'est ce gouvernement actuel qui est concerné je dirais l'état de manière parce que c'est pas c'est un sujet qui est depuis quelques années donc c'est pas forcément le gouvernement c'est notamment le gouvernement d'Éisabeth bord voilà c'est c'est le bleu qui est parti c'était lorsque madame Borne était première ministre ce bleu qui donne qui devrait donner qui aurait dû donner une directive au préfet aux ARS et qui fin de compte. Le problème que l'on a dans ce sujet-là, c'est que il y a pas une norme claire qui a été donnée aux représentants locaux de l'État, c'est-à-dire aux préfets, aux ARS qui doivent contrôler. Ce ça ont été des hommes et des femmes qui ont été seuls devant leur responsabilité et que on regarde dans la RS Grand Est a fait un article 40 alors que dans d'autres régions les arrêts ont pas fait un article 40.

Il y a pas eu une harmonisation de la position de l'État par rapport à des faits similaires entre régions différentes. Il y avait quand même une réglementation sur le traitement des eaux qui était conforme et là il n'était pas conforme. Alors si vous préférez la ramation est faux parce que le bleu de Matignon qui est parti qui dit cela, on peut euh pratiquer la microfiltration à partir de 0,8 mais en dessous elle peut être tolérée à condition que l'on démontre qu'il n'y a pas d'altération du microbisme de l'eau.

Excusez-moi mais c'est pas clair parce que on est un domaine scientifique et vous savez que la science même si elle fait des progrès, des fois c'est compliqué à le démontrer. La décision récente du préfet de supprimer la microfiltration à 0,2 sur le site du gare, c'est parce que Nesle Water Gare n'a jamais pu démontrer scientifiquement qu'à 02 ça ne modifiait pas le microbisme de l'eau. Et à partir de là, le préfet cette décision là qui est sage et responsable.

Justement et justement sur l'usine Perrier du gare, l'agence régionale de santé d'Occitanie, on l'apprend avec votre rapport à cacher dans un rapport qui a été caviardé sous la pression de Nesley Wats à cacher et bien la contamination des eaux de vergè. C'est un des faits peut-être les plus graves qui est révélé dans votre rapport. Oui.

Alors, c'est des informations qu'on a eu à la dernière minute. Vous savez qu'on est contraint à un délai de 6 mois les commissions d'enquête. On a eu ça par un inform lanceur d'alerte un lanceur d'alerte interne à la RS, je tiens à le dire qui a dit qui a dit cela.

Moi ce qui j'ai un regret c'estàd que j'aurais aimé avoir 15 jours 3 semaines plus qu'on a pas eu parce qu'il y a des délis c'était auditionné tout le monde. C'estd il vous a manqué des auditions qui qui de de réauditionner l'ARS Occitani de reauditionner euh la préfecture ils ont pas tout dit. Ils vous ont pas tout dit dans je dis pas qu'ils n'ont pas tout dit mais par rapport à cel vous savez moi les lanceurs d'alerte je voilà je suis aussi il faut faire attention voilà bon après le rapporteur a fait un travail intéressant puisque il démontre qu' qu'il y a eu des changements et ça c'est c'est clair dans son travail là et je ne souhaite pas le le remettre en cause mais il a manqué pour la pertinence de la commission d'enquête quelques auditions par rapport à ces faits qui nous ont été relevés mais qu'on a pas eu le temps de d'auditionner reauditionner les personnes qui viennent prêter serment devant nous pour dire si c'est vrai ou si il nous explique pourquoi ils ont pris cette décision.

Enfin, ça aurait été intéressant pour nous aussi. Juste pourquoi euh pourquoi l'État a dissimulé certaines choses ? Est-ce que selon vous ils ont cédé à la pression des lobby ?

Je crois que euh l'État est ça ressort d'ailleurs de des auditions de des conseillers toujours industrie. Oh, ils ont eu peur qu'en étant trop contraignant avec Nesley, il y ait un problème d'emploi sur les sites. Voilà, je vais être clair.

Ce qui est quand même dommage et c'est un mot de notre société. Donc ils ont privilégié l'emploi, l'information et la transparence des consommateurs. C'est quand même un mot de notre société.

C'est que pas normal quand même que ça soit des conseillers ministériel politiques qui prennent la décision à la place des ministres. Ça moi je je le dis, ils ont rôle important mais c'est quand même un ministre qui décide. Et puis par rapport au risque sanitaire, moi je tiens à dire quand même très clair quand même là aussi parce que il y a un problème aussi de d'information de de nos de nos concitoyens.

Il n'y a jamais eu, ça le rapport le démontre de contamination sanitaire avérée. Ça, je crois que c'est important aussi qu'il faut bien le préciser pour pas faire peur à la rigueur. Ça veut dire qu'aujourd'hui on peut boire ses eux sans problème.

Ben, c'est-à-dire que de nos jours est-ce qu'il y a un risque pour les consommateurs ? Le problème qu'il y a de nos jours, c'est que vous ce que vous buvez dans la bouteille n'est pas conforme à l'étiquette. C'est ça le problème de la microfiltration.

C'est-à-dire que vous croyez boire de l'eau minérale naturelle et que vous buvez une eau qui est plutôt de Mais c'est pas dangereux pour les consommateurs. Il y a pas de risque pour la santé à ce jour 6 mois on n' jamais eu un cas de contamination sanitaire avéré. Mais il y a il y a quand même des problèmes sur les forages de de du groupe NLY Water.

Il y a eu des problèmes de contamination notamment en matière fécale de certains forages du groupe. Et et notamment le le rapport dans les rapports des hydrologues qui nous indique qu'il y a un problème de stabilité de la NAPE et je crois que c'est donc c'est pas garanti sans danger pour les consommateurs. Ouiou mais c'est là que nous les élus du territoire avec les représentants de l'État avec surtout l'industriel parce que je crois que c'est l'industriel qui faut qu'il faut mettre à la pression.

Nous devons avoir des actions pour préserver la qualité de la NAAP. Je crois que c'est la industrielle. Je crois qu'il faut pas se retourner euh vers les les élus, vous savez, les collectivités.

C'est à l'industriel à mettre des moyens par des actions pour préserver. Et moi je suis très surpris parce qu'on a auditionné lors de la commission d'enquête une filiale de naé qui s'appelle Agrivert qui fait des actions environnementales dans les vog elle n'en fait pas dans le gare. Pourquoi cette filiale qui fait très intéressante qui fait des actions environnementales en partenariat notamment avec les agriculteurs ne fait rien quand on a auditionné aussi un EPTB je me rappelle en Bretagne PTB expliquez-nous just alors c'est c'est la une structure qui gère l'eau. un bassin de si vous préférez, ils ont des actions, ils ont acheté à un moment des hectares pour préserver la nappe voilà l'action qu'on doit faire mais là de ce c'est à l'industriel à payer.

On va aller justement dans le garde dans votre département source de l'usine Perrier, on retrouve Vincent Coste. Bonjour Vincent, merci beaucoup d'être avec nous, journaliste au Mid libre. Vincent, est-ce que le rapport de cette commission d'enquête succède des inquiétudes à Verges dans le gare le site de production de Perrier ?

Alors en tout cas, depuis que ce que ce rapport a été dévoilé, le rapport de la commission sénatoriale présidé par le sénateur DU Gar Laurent Burgois a été a été dévoilé hier. Effectivement, le débat comme partout en France porte porte sur la fraude, porte sur ce fameux rapport et c'est un fait parmi tant d'autres qui a été édulcoré sous pression des des lobbyes. Le le débat porte aussi sur la donc sur la qualité sanitaire. le le le sénateur Bourgois vient de vient de s'exprimer dessus sur les liens euh entre lobby, état, industriel, lien qu'on peut considérer comme parfois délétaire, mais dans le gare en en général et sur ce sur le site de Vergès en particulier situé à à proximité de Nî dans une zone du département également touchée de de manière assez forte depuis la moyenne nationale par le par le chômage depuis janvier 2024 que les premières révélations ont été faites par nos confrères de de Radio France et et du monde, l'inquiétude porte aussi beaucoup surtout sur l'emploi puisque dans ce secteur le site industriel de Vergès est particulièrement important.

C'est peu ou prou un millier d'emplois sur site sans euh sans évoquer les euh les les sous-traitants et les et les emplois indirects. Et il y a une véritable inquiétude. Il y a un délai de 2 mois euh euh auquel toutes les parties sont désormais suspendues.

Une décision va être prise le le 7 août. Et on sent cette inquiétude, on la sent d'ailleurs du du côté des syndicats qui hier sollicité par nos soins, par midi libre n'ont pas souhaité réagir ou ont préféré attendre 24 heures ou peut-être un peu plus avant de avant de réagir. qu'on sent euh euh inquiétude en bara et je je souhaitais interroger justement le sénateur Laurent Burgois sur cette question qui lui-même connaît parfaitement bien ce territoire et ses et ses enjeux.

Euh est-ce qu'il est-ce qu'il est lui-même inquiet dans l'attente des des décisions qui vont être prises notamment notamment par la préfecture du G ? Est-ce qu'il est lui-même inquiet ou est-ce que est-ce que quelque chose déjà est anticipé au niveau de la de la réflexion pour l'emploi sur ce sur ce site industriel comme le département en connaît en connaît très peu. Laurent Burg, c'est une bonne question.

Euh Vincent Cos alors pour votre information, moi j'ai eu les syndicats qui souhaitent de la transparence. Je leur ai transmis le rapport. Je crois qu'ils sont attentifs à cela.

Moi, je les ai reçu plusieurs fois et encore ce matin, j'étais avant de venir chez vous avec le représentant de la CGT de Perrier avec qui j'ai transmis euh le rapport parce que aussi sont dans l'attente de transparence, je dire ils sont ils sont les victimes d'ailleurs euh de ces faits-là et moi je tiens à le dire de mettre Oui, c'est ce que vous disiez dans Mid Libre ce matin. Voilà, excusez-moi, je pas fait de la publicité pour Mid libre, je fais juste ma réflexion, monsieur Cost. Après oui mais je crois que là aussi il faut que nous les élus on rebondisse et moi j'apprécie beaucoup par exemple la position de la présidente de la région Carole Delga que j'ai eu 40 minutes vendredi après-midi qui pour qui on travaille mide à la main un pour mettre pression sur l'État pour qu'enfin il donne une norme applicable pour tous et valable par tous comprise par tous et de il faut que l'industriel localement joue le jeu de la transparence.

Moi ce que je reproche le plus à madame Lien, c'est que chaque fois que le gouvernement, un représentant l'autant de l'État de l'État, un parlementaire commission d'enquête et dit ça ne va pas, elle essaie toujours de contourner cela. à un moment, il faut que les l'ensemble des élus locaux, moi je le dis, les parlementaires, les élus locaux, la région et je remercie beaucoup l'initiative Carodga, on mette Nesle devant ses responsabilités. C'est eux qui ont la clé où ils se mettent en conformité et de quelle manière, pardon, comment vous pouvez faire pression sur Nestley ?

Si vous savez, si on parle dans le même sens, à un moment ça va faire boule de neige. Si nous les élus, on commence à essayer de dire "Ah ben ça c'est moins grave, peut-être que la filtration, il faudrait voir madame Delga, elle est très claire et je la remercie. Elle dit il faut que euh Néo Boiteur se mette en conformité et il faut préserver l'emploi." Mais c'est làdessusqué pour très clair parce que autrement très compliqué.

Non, je crois que ça non. Mais en tant que sénateur du gare, est-ce que c'était compliqué parce qu'évidemment vous étiez tiraillé entre les conséquences sur votre territoire parce qu'on parle d'emploi, il y a aussi des conséquences financières parce que c'est aussi une manne pour les collectivités perriers et en même temps votre travail de président de ne rien faire. Et moi, j'ai pris mes responsabilités et je trouve que ça m'a permis d'avoir d'améliorer ma culture générale dans ce domaine là et d'avoir des éléments à ma possession qui permettent autrement de sauver l'image de la marque Perrier parce que je vais vous dire mon grand regret a subi sans cesse.

Votre but c'était de sauver l'image de la marque Perri. Oui, parce que c'est la marque per c'est la c'est la marque per enfin pour le gare puisque j'aurais pour le gare je en parle mais parce que quand même la la commission d'enquête elle était sur l'ensemble des industriels de parce qu'il y a pas que c'était un peu compliqué pour vous Alma il y a aussi Alma qui non je crois que quand vous êtes élu faut prendre responsabilité moi position la plus ça aurait été de dire je reste tranquillement sur mon siège dans l'hémicycle j'attends de voir. Moi je crois que quand on est un élu, il faut savoir passer ses responsabilités.

Voilà, certains l'ont pris de dans d'autres. Il y a pas certaines choses que vous étiez tenté de minimiser en pensant aux conséquences sur l'emploi, en pensant aux conséquences sur les collectivités de miniser. Mais attendez madame, je crois que c'est un sujet quand même qui est important.

Moi vous savez des fois quand je me promène d'anim, ça m'arrivé que des ni m'interpelle en me disant monsieur qui me connaissent pas, continuez ce que vous faites c'est bien parce que pour nous c'est un effet de transparence. Et je crois que vous savez de nos jours un sujet sanitaire quand même. Bon, même si j'ai bien dit que il y avait pas eu de contamination mais ça interpelle quand même nos concitoyens et je pense que le travail du Sénat, travail de cette commission d'enquête est un travail sérieux et que tout le monde devrait se mettre autour d'une table pour en tirer les conséquences et améliorer justement la transparence dans ce domaineel.

Un dernier mot Alex, est-ce qu'on peut en faire est-ce qu'on peut encore faire confiance à Nesle Wats pour assurer la qualité de nos quand on voit cette affaire de tromper massive et les pressions qui ont été exercé sur les fonctionnaires de l'État ? Moi, j'attends beaucoup de l'audit interne qu'a annoncé le le grand directeur de Nesley lors de son audition. C'est le seul à qui à ce jour je fais confiance.

Quel est le coût de cette fraude au final d'après un rapport 3 milliards ? Voilà, je pas c'est le chiffre que le rapporteur annonce. Merci, merci Alex.

À tout à l'heure. On regarde la une de Mid Libre. Merci Vincent Coste d'avoir été avec nous.

Perrier l'État accusé le rapport truqué. C'est à la une de Mid Libre dans l'édition du gare, ça c'est l'édition de Montpellier mais évidemment dans l'édition du gare Gar c'est Perrier qui fait la une l'état accusé le rapport truqué. Merci beaucoup.

Merci Vincent Coste d'avoir été avec nous. Un dernier mot Laurent Burgois plus politique he sur ce qui s'est passé dans votre parti. 74 % c'est le score de Bruno Rota.

Il y a un premier comité stratégique ce matin, Laurent Voquier pour Renopet présent. Ça va être difficile de faire l'unité après ce qui s'est passé ? Non, je crois pas.

Au contraire, ce qui aurait été difficile de faire l'unité, c'est s'il y a eu un score plus resserré entre les deux candidats qui étaient deux bons candidats. Bon, moi personnellement, j'ai toujours soutenu Bruno Rota qui a été mon président de groupe, un grand président de groupe, quelqu'un qui fait la synthèse, qui écoute les gens. Je suis pas du tout forcément la même sensibilité, le même parcours politique que Bruno Rota.

Moi qui suis plutôt un chirakin jupiste, mais je soutiens Bruno Rotaillot parce que c'est l'homme qui porte des valeurs. C'est l'homme qui parle vrai. Vous savez, il est venu vendredi à à à Nî et lorsqu'il est sorti, il a les 100 m à pied avant de rejoindre sa voiture, il y avait des nimroises et des nimroises qui applaudissaient et qui lui disaient "Monsieur Rotou, monsieur le ministre, on vous fait confiance, continuez." Ben, je crois que ce message là se parlait vrai au français, ça a payé.

Il a parlé vrai au militants, il a pris ses responsabilités. Comment j'ai pris mes responsabilités de priser la commission d'enquête ? Je crois que quand vous faites la politique, il faut savoir prendre des responsabilités et Bruno Rota a pris ses responsabilités en rentrant au gouvernement.

Merci beaucoup. Merci Laurent Burgoa d'avoir été avec nous. Euh si vous voulez en savoir plus sur le scandale des eaux en bouteille, nos articles sur les conclusions de votre commission sur notre site internet ainsi que le reportage d'Audre Vuetta sur les conséquences notamment dans le gare, c'est à voir également sur notre site.

On va continuer cette émission. On reviendra sur les LR dans 20 minutes. Ce sera l'un des sujets du club mais d'abord on va recevoir notre prochaine invité.

C'est le premier secrétaire délégué du PS Nicolas Mayor Signol qui nous rejoint. Oh.