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Podcast / conversationSUDRADIO· 27 août 2026 89 minContradictoireActualité / polémiqueEnvironnement & énergieÉconomie & entreprisesJusticeTravail & emploi

Bruel : les maires doivent-ils décider de la tenue des concerts ? / Stop au gâchis de médicaments ?

Source d'origine 4 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 33 %Attaque 41 %Défensif 26 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:26OuverteÉludée

    Les maires doivent-ils décider de la tenue des concerts dans leur ville ?

  • 3:48ComplaisanteRéponse directe

    Vous iriez à un de ces concerts, vous, Pierre-Yves Martin ?

  • 3:58ComplaisanteRéponse directe

    Vous iriez, Raphaël Rémi-Leleux ?

  • 4:00ComplaisanteRéponse directe

    Pascal Girald ?

  • 5:45RelanceRéponse partielle

    Il faudrait adapter la loi de telle sorte que le maire puisse décider.

  • 8:14OuverteRéponse directe

    Pascal Girald, sur la possibilité d'un élu de décider ou non de la programmation.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:20InvitéFait
    « Je crois que les conditions, elles ne sont pas réunies pour que ces concerts puissent se tenir. »
  • 4:49Locuteur non identifiéFait
    « Il y a plusieurs mises en examen. »
  • 5:10Locuteur non identifiéFait
    « En l'État, je ne peux pas le faire. »
  • 5:16Locuteur non identifiéPromesse
    « On demande aux législateurs, aux députés, peut-être de faire évoluer la loi pour qu'on ait des outils qui, lorsqu'il y a des violences sexuelles, sexistes, des atteintes graves aux discriminations, on puisse faire figurer des clauses qui nous permettraient d'annuler ou de reporter les manifestations prévues. »
  • 6:43InvitéFait
    « Il y a une question de programmation des salles municipales. Et donc, en effet, là, ça ne peut pas être uniquement selon la décision du maire, avec un refus, par exemple, de la diversité politique ou artistique dans certaines salles municipales. »
  • 7:18InvitéFait
    « Et puis, il y a aussi une question quand même de droit du travail. Parce que ce qu'on a vu dans tous les témoignages qui sont ressortis des agissements de Patrick Bruel et quelque part de son mode opératoire, c'est qu'on a beaucoup de témoignages de femmes qui ont été agressées sur les lieux des spectacles, dans les loges, dans les couloirs, dans les coulisses. »
  • 7:53InvitéFait
    « Et d'ailleurs, il y a eu une demande que le ministère, et non pas cette fois-ci le législateur, que le ministère intervienne pour retirer sa licence de producteur à Patrick Bruel. »
  • 10:05PrésentateurFait
    « Seules les villes qui gèrent directement l'espace de concert peuvent interdire aujourd'hui la venue de Patrick Bruel. »
  • 10:10Locuteur non identifiéFait
    « C'est la liberté d'expression. »
  • 17:45AuditeurFait
    « Il y a une chose qui m'aurait pire un petit peu, c'est tout ce qui est la justice en dehors d'un tribunal, si vous voulez, parce que je suis avocat et parce que je trouve ça extrêmement dangereux. »
  • 18:43AuditeurFait
    « Je vais prendre l'exemple d'Ari Habitant, il a été innocenté. »
  • 18:56AuditeurFait
    « Moi, je ne connais pas le dossier Patrick Noël donc je n'irai pas me prononcer là-dessus d'un point de vue strictement du dossier. »
  • 20:10AuditeurFait
    « On l'a autorisé sous contrôle judiciaire à partir en vacances en Ictri. »
  • 27:40InvitéChiffre
    « aujourd'hui, on estime à 359 le nombre de morts et à 1000 personnes disparues au moins. »
  • 28:08InvitéFait
    « Tout cela est provoqué par la simple fonte des glaciers dans l'Himalaya. »
  • 33:22PrésentateurChiffre
    « ça va faire 22 000 emplois »
  • 33:45PrésentateurFait
    « Mohamed Bel Salman le prince héritier d'Arabie Saoudite qui a tapé dans la main d'Emmanuel Macron »
  • 40:06PrésentateurChiffre
    « un maximum de 12 mois d'indemnisation pour les moins de 50 ans »
  • 44:15AuditeurChiffre
    « il y a un abattement par héritier à hauteur de 100 000 euros par bénéficiaire »
  • 44:20AuditeurPromesse
    « je propose de le passer à 200 000 euros »
  • 1:01:58Locuteur non identifiéChiffre
    « une journée de canicule coûte à notre économie le même prix qu'une demi-journée de grève »

Temps de parole

  • Présentateur76 %
  • Invité15 %
  • Auditeur5 %

≈ 0,7 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Les Vraies Voix Sud Radio, 17h-19h, Frédéric Brindel. Bonsoir les Vraies Voix de l'été, entre deux averses et deux déclarations de candidature à la présidentielle, nous décortiquons l'actualité dans la bonne humeur. Voici le sommaire. Dans un instant, la question du soir. Certains tolèrent, d'autres s'offusquent. Les maires de ville doivent se prononcer sur la venue dans leur salle de spectacle de Patrick Bruel. Nous vous posons la question, hashtag Patrick Bruel, les maires doivent-ils décider de la tenue des concerts dans leur ville ? Le MEDEF organise un match à 7 sur la terre battue de Roland-Garros. Deuxième jour de la REF et point d'orgue à venir.

Les chefs d'entreprise interrogent 7 candidats déclarés à la présidentielle. Nous vous en proposerons les temps forts. Ouvrons le débat à 18h05 alors qu'un nouveau sondage IFOP fiducial prédit un raz-de-marée du Rassemblement National en 2027. Notre question, hashtag MEDEF, le RN est-il un allié ? Des grands patrons ? Vous réagissez au 0826 300 300 ou sur nos réseaux sociaux et bien sûr sur notre chaîne YouTube pour répondre à ces questions. Mesdames et messieurs, voici les trois vraies voix. Alors j'ai un petit peu le cœur serré parce que les vraies voix de l'été se terminent. Alors les trois qui sont là ce soir sont venus beaucoup cet été.

Je n'oublierai jamais sa mèche et sa voix de ténor. Mais il est surtout entrepreneur et consultant. Pierre-Yves Martin, bonsoir. Je n'oublierai jamais sa capacité à s'offusquer, à remettre les hommes à leur place et surtout son sourire si chaleureux. Conseillère de Paris ? Non, toujours pas. Toujours plus en tout cas.

1:37
Invité

Mais je vois que vous tenez à ce que j'occupe, un mandat officiel. Oui, c'est ça.

1:41
Présentateur

Autrice, féministe, écologiste, Raphaël Rémi-Leleux. Bonsoir.

1:45
Invité

Bonsoir à toutes et à tous.

1:46
Présentateur

Et puis, à force de déconstruire, je vais repartir de cet été sans fondation. Notre chef d'entreprise, Pascal Girard. Bonsoir. Pourquoi vous ne parlez pas de ma mèche ? Ah bah parce que malheureusement, ça me manque en termes d'inspiration. Bonsoir à tous. Allez, la question du soir. Patrick Bruel souhaite chanter sur scène et maintient sa tournée dans toute la France. Pourtant, l'idole des années 90 s'est mise en examen pour 4 dossiers de violence sexuelle et fait l'objet de 32 plaintes pour viol et agression sexuelle. Chaque maire de ville, hôte des concerts, y va de son commentaire. Votre question du soir, vous répondez. Hashtag Bruel.

Les maires doivent-ils décider de la tenue des concerts dans leur ville ? Alors, pour bien rappeler l'état des lieux, le contexte, notre Louis de Kergorle est là. Bonsoir. Bonsoir Frédéric, bonsoir à tous. Vous allez nous éditorialiser tout cela avec votre talent habituel. Pas simple. En tout cas, les maires sont obligés de se prononcer. Exactement. Alors, quelques rappels sur cette tournée de Patrick Bruel. Donc, c'est sa tournée. Alors, regarde, il doit se dérouler du 2 octobre au 21 novembre. Au total, 35 dates dans presque autant de villes. Et donc, ça ne vous aura pas échappé des maires et des politiques qui prennent de plus en plus la parole sur le sujet.

La prise de parole la plus notable de ces derniers jours, c'est Aurore Berger, ministre déléguée chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes. Elle répondait hier au micro de France Info sur cette question épineuse. Patrick Bruel peut-il continuer sa tournée ? Réponse.

3:20
Invité

Je crois que les conditions, elles ne sont pas réunies pour que ces concerts puissent se tenir. Et ce n'est pas venir enfreindre le principe de la présomption d'innocence. Il est mis en cause. Il y a aujourd'hui des mises en examen qui sont en cours. Et donc, il y aura une enquête et des instructions judiciaires. Mais est-ce que les conditions sont réunies ? La réponse est non.

3:40
Présentateur

Bon, alors, évidemment, le pouvoir politique. Les vrais voix. Juste une question comme ça, clin d'œil. On commence par la question clin d'œil. Vous iriez à un de ces concerts, vous, Pierre-Yves Martin ? Vous iriez, Raphaël Rémi-Leleux ? Non, et je crois que la sécurité ne me laisserait pas rentrer. J'imaginais. Pascal Girald ? Pas particulièrement, parce que je ne suis pas particulièrement fan de Patrick Bruel, mais pourquoi pas ? Bon, c'est bien de le dire. Moi, le problème, c'est qu'il n'y a qu'une chanson que j'aime bien de lui, mais le titre, c'était « Marre de cette nana là ». Donc, je pense que vraiment, ce n'est pas possible. Oh là là, la provocation.

Mais elle était sympa, cette chanson. Chance à rien. C'était un jeune adolescent qui disait « Jean, on est marre de cette nana là, marre de cette... » Je retournerai chez maman, tout ça. C'était un de ses premiers titres. Il était quand même assez vocateur, quelques années après. Alors, Louis, nos mères. Voilà, exactement. Les mères, du coup, qui lui ont emboîté le pas, notamment Ladislas Verne, donc c'est le maire d'Hiver Droite de Chartres. Écoutez, lui, ce qu'il avait à dire sur cette venue, ou pas, de Patrick Bruel dans sa ville. Il y a une prise de conscience nationale de ce sujet.

Patrick Bruel est un artiste qui, entre le moment où il a été programmé à Chartres et aujourd'hui, il y a 32 plaintes, effectivement. Il y a plusieurs mises en examen. Donc, il y a une volonté de notre part de laisser la justice, le temps de travailler sereinement et de mettre en valeur la parole des victimes. C'est ce que je comprends également de l'intervention d'Aurore Berger. Voilà. Et puis, il y a ceux qui souhaitent pouvoir l'interdire, mais ne le peuvent pas. C'est le cas de Frédéric Fauvet. C'est le maire PS d'Amiens. En l'État, je ne peux pas le faire.

C'est pour ça qu'on demande aux législateurs, aux députés, peut-être de faire évoluer la loi pour qu'on ait des outils qui, lorsqu'il y a des violences sexuelles, sexistes, des atteintes graves aux discriminations, on puisse faire figurer des clauses qui nous permettraient d'annuler ou de reporter les manifestations prévues. Alors, là, Louis, on entendait quelqu'un dans le son, mais ça, c'est juste le montage. C'est personne qui nous a demandé. Mais, Louis, justement, je profite là de ce que disait le maire pour solliciter nos vraies voies. Il faudrait adapter la loi de telle sorte que le maire puisse décider. Alors, attention, ça peut marcher dans les deux sens, Pierre-Yves Martin.

Mais, en fait, pour moi, je ne suis pas forcément au fait de tout, mais pour moi, il y a deux éléments autour de cette notion de liberté. Le premier élément, c'est que dans le cas d'une salle de concert appartenant à un propriétaire privé, je ne vois pas forcément en quoi le maire peut intervenir. Ça, d'accord. Et le deuxième élément, c'est qu'il me semblait qu'à la limite, sur ces sujets-là, c'était plus un sujet d'ordre. Et donc, du coup, est-ce que ce n'est pas plutôt le préfet qui devrait intervenir et non pas le maire ? Mais le maire est en même temps en gage de proximité. Il y a en tout cas un vrai sujet de liberté qui est posé et qui est loin d'être simple à élucider, je trouve.

Oui, parce que tout le monde peut en prendre pour son grade politiquement sur un éventuel concert, Raphaël Rémi-Leleu, si le maire décide.

6:40
Invité

Si le maire décide, en fait, il y a plusieurs choses. Oui, je suis d'accord. Il y a une question de programmation des salles municipales. Et donc, en effet, là, ça ne peut pas être uniquement selon la décision du maire, avec un refus, par exemple, de la diversité politique ou artistique dans certaines salles municipales. Ce serait extrêmement gênant. Et d'ailleurs, ce sont des dérives qu'on connaît dans certaines communes, notamment celles gérées par l'extrême droite. Et je vous voyais venir là-dessus, c'est pour tout. Non, mais par contre, vous avez raison. Sur la question des salles privées, il y a la question du trouble à l'ordre public.

Donc là, c'est en effet plutôt une action qui doit être concertée entre les maires des communes et les préfets. Et puis, il y a aussi une question quand même de droit du travail. Parce que ce qu'on a vu dans tous les témoignages qui sont ressortis des agissements de Patrick Bruel et quelque part de son mode opératoire, c'est qu'on a beaucoup de témoignages de femmes qui ont été agressées sur les lieux des spectacles, dans les loges, dans les couloirs, dans les coulisses.

7:36
Présentateur

Donc là, mettre en perspective les accusations par rapport au risque du concert. Et là, en fait, on a une obligation

7:41
Invité

de la part des employeurs de protéger leurs salariés face au risque d'agissements sexistes ou de violences sexistes et sexuelles. Ce qui vaut pour les tourneurs privés comme pour les municipalités. Et d'ailleurs, il y a eu une demande que le ministère, et non pas cette fois-ci le législateur, que le ministère intervienne pour retirer sa licence de producteur à Patrick Bruel. Puisqu'en fait, il auto-produit sa tournée.

8:03
Présentateur

Oui, tout à fait. C'est pour ça que, finalement, il a pris la décision. Parce qu'on n'imagine pas un producteur se dire « Allez, je vais parce que... » Je continue, oui. Même des assurances, d'ailleurs. Oui, en plus, des assurances. Pascal Girald, sur la possibilité d'un élu, finalement, de décider ou non de la programmation. Bon, c'est toujours un peu aussi le cas, quand même. Oui, mais je pense que les maires de France ont suffisamment à faire pour ne pas endosser cette responsabilité supplémentaire qui consiste à autoriser ou ne pas autoriser un spectacle, une exposition, quoi qu'il en soit. Bon, ça risque de lui retomber dessus, au maire. Il autorise, bon, trouble à l'ordre public.

Il n'autorise pas, eh bien, problèmes commerciaux avec les hôtels du coin, avec les restaurants, etc., etc. C'est très difficile, mais en tout cas, la logique voudrait qu'un maire de France n'a pas à se mêler de ce genre de choses. Et si quelqu'un doit faire le ménage et doit faire la police, c'est au niveau du préfet. Bon, on est déjà dans cette première partie de notre débat. Je rappelle la question, hashtag Patrick Bruel, les maires doivent-ils décider de la tenue des concerts dans leur ville ? On est dans un aspect un petit peu plus institutionnel sur le droit, sur le rôle des maires. Bien sûr, comptez sur nous.

Dans la deuxième partie, nous allons traiter de la question des concerts de Patrick Bruel et de la décision de l'artiste accusé de se livrer sur scène. Alors, donc, Louis de Kergorlet. Oui, pour conclure, donc, pour une quinzaine de maires qui se sont positionnées officiellement contre la venue de Patrick Bruel, pour l'instant, il y en a trois qui ne se sont pas opposées à sa venue. Vous avez Serge Droua à Orléans, Éric Ciotti à Nice et Jean-Luc Moudinck à Toulouse. Et dernière petite précision, un peu en lien avec ce que vous évoquiez. Alors, en fait, seules les villes qui gèrent directement l'espace de concert peuvent interdire aujourd'hui la venue de Patrick Bruel.

Et c'est le cas notamment du maire de Chartres qui gère directement. Donc, lui aura la mainmise sur la venue ou non de Patrick Bruel. Sinon, c'est comme vous l'évoquiez, c'est au préfet, en fait, de prendre cette décision en cas de potentiel trouble à l'ordre public causé par sa venue. Un maire comme le maire de Toulouse, M. Moudinck, il dit dans un premier temps c'est la liberté d'expression. Il a utilisé aussi ces termes. Oui, c'est ça. Vraiment, il a laissé la justice faire son travail. D'ailleurs, pour rien vous cacher, on a essayé de le faire intervenir. Et voilà, il a souhaité ne pas non plus apporter à la polémique. Juste dire, il ne faut pas s'opposer à sa venue. Point.

On n'en fait pas plus. Oui, c'est un petit peu comme Pascal Girald tout à l'heure. C'est-à-dire, non, je n'irai pas à son concert, mais bon, pourquoi ? Il y a peut-être, si vous permettez, il y a peut-être un... Dans le sujet qu'on aborde ensemble, il y a aussi un double biais. Il y a le premier biais qui est de dire je me positionne pour des questions de justice, de moralité, et je refuse que soit organisé tel et tel concert parce que je suis choqué par ce qui est prétendument possible et les faits qui sont reprochés à Patrick Oumont-Réal. Donc il y a une dimension morale de justice. Et il y a après une question de trouble public.

Et tout le sujet, c'est aussi, et pour un maire comme pour un préfet, c'est aussi de savoir si laisser organiser un concert dans une sphère complètement privée, quelle assurance on a qu'à la sortie du concert, il n'y ait pas des manifestations, il n'y ait pas des dérapages, etc. Parce que vous, par exemple, Raphaël Rémi-Leleu, qui êtes militante féministe, vous êtes peut-être au fait, c'est-à-dire que, est-ce que, par exemple, il y a des manifestations qui sont prévues, déjà des actions en amont de ce concert ? Et donc, clairement, on peut dire, oui, c'est dangereux de l'organiser ?

11:43
Invité

Alors, en fait, je ne suis pas d'accord avec ce lien logique-là, très spécifiquement, puisque ce n'est pas parce qu'il va y avoir des manifestations féministes que c'est dangereux de l'organiser. Moi, j'ai juste parlé

11:52
Présentateur

de manifestations, je n'ai pas dit féministes. Non, non, je sais,

11:54
Invité

mais en l'occurrence, sur la tournée de Patrick Bruel, je pense que ce seront plutôt des manifestations féministes. Et je vous prends un autre exemple, que les faits ne sont pas comparables. Par contre, la modalité d'action militante-lée, c'est lorsque Quentin avait refait une tournée, il y avait eu des mobilisations féministes avant chacun de ces concerts. Et en fait, à aucun moment, le concert en lui-même, les spectateurs, les spectatrices, ou même Bertrand Quentin n'ont été mis en danger d'aucune manière.

C'était bien sûr des manifestations éminemment pacifiques et je n'ai aucun doute que les manifestations qui auront lieu à la proximité des concerts de Patrick Bruel seront également pacifistes puisque ça fait partie du cœur des valeurs féministes. On milite pour l'abolition des violences, pas pour en perpétrer de nouvelles. Là, ce qui est intéressant, je trouve aussi, c'est cette demande de prise de position des maires, quand la salle est communale notamment, parce que finalement, on leur demande d'avoir un avis. Et je reste convaincu que la ligne est en train de bouger et heureusement, mais je reste convaincu qu'il s'agirait d'un autre type de crime.

Il ne viendrait à l'esprit de personne de se dire cet homme est accusé d'un braquage à main armée et tiens, si j'allais le voir en concert. Par contre, les violences sexistes et sexuelles, comme on a encore en esprit que ça relève quelque part de l'intime et de la sphère privée, il y a toujours ce truc qui nous laisse entendre que peut-être le crime ne serait pas si grave ou pas si évident et qu'en tout cas, que le positionnement ne serait pas si évident.

13:23
Présentateur

d'être l'auteur d'un viol que d'un criminal. Je suis d'accord avec vous.

13:26
Invité

Mais malheureusement, si l'impunité a été aussi massive pendant si longtemps, c'est parce qu'on n'a pas eu le même traitement des violences sexistes et sexuelles pendant longtemps par rapport aux autres

13:34
Présentateur

types de crimes violents. Je n'ai pas tout à fait la même lecture et le sujet, ce n'est pas de savoir qui a raison, ce n'est pas ça. Mais c'est que je pense que ce qu'il y a d'un peu troublant dans cette affaire, c'est que ce chanteur a bénéficié d'une côte de popularité gigantesque. Et donc, je pense que pour chacun, il y a une part de... Je dois quelque part me renier parce que je lui ai apporté... C'est le syndrome Michael Jackson. Ah oui, c'est dans l'éthique personnelle de l'homme, bien sûr. C'est le syndrome Michael Jackson, c'est-à-dire c'est la star historique de l'histoire de la pop Michael Jackson, mais quand on apprend qu'il a les pratiques qu'il avait... Exactement.

Pascal Girald, le fait que les maires se prononcent, c'est intéressant parce que ça montre aussi pour les victimes qu'on prend en compte, c'est-à-dire que le chanteur va aller chanter, mais quand même... Certes, mais on peut se prononcer que quand il y a un avis, une justice, quand la justice a été rendue, ensuite on fait... Et c'est en ça que la comparaison avec l'attaque à marmée, c'est... Oui, donc jusqu'à maintenant, tout ce jugement définitif est encore dans le flou. Donc c'est ça qui ajoute...

Donc quelque part, est-ce qu'on pourrait pas, et c'est pas du tout provoque, est-ce qu'on pourrait pas acter le fait que de cette discussion-là, si on considère, si on reprend vos propos sur l'absence de risque de troubles publics liés au caractère pacifiste des mouvements féministes, du coup, il y a cet élément de troubles qui n'est plus possible. Donc on se place uniquement sur la dimension entre guillemets morale. Et droit du travail. Alors droit du travail, vous avez raison. Mais comme la justice n'est pas encore passée, ça pose vraiment un vrai sujet profond de liberté individuelle. Enfin, de liberté de justice. La question, c'est s'il fait ça le comble.

C'est-à-dire que si des gens vont voir quelqu'un qui est quand même suspecté de ça, bon, moi, j'irais pas à quoi le voir. C'est là où en effet,

15:34
Invité

c'est une question aussi d'éthique personnelle et d'acceptation sociale. Ce qui est important de se dire, c'est qu'en fait, il n'y a pas et il n'y a jamais eu et jamais aucun collectif féministe de ma connaissance et j'en connais un paquet n'a jamais demandé l'interdiction administrative de la tournée de Vruel ou de Quanta. Parce que ça n'est, parce que oui, il y a une question de liberté fondamentale et en fait, ce qui est interrogé, ça n'est pas la liberté pour ces hommes de monter sur scène, de prendre une guitare et de chanter, c'est l'interrogation sociale de est-ce qu'on est à l'aise avec ça.

16:05
Présentateur

Vous savez, c'est tellement passionnant et merci à notre réalisateur Maxime Sénat qui m'envoie la petite musique. C'est vrai, c'est le moment de la respiration mais c'est passionnant ce débat Maxime. Oui, mais il faut bien manger comme après. Il faut manger, on revient tout de suite, on continue, restez avec nous. 17h20, les vraies voix Sud Radio. Sud Radio, 17h19, Frédéric Brindel. 15 maires de communes se prononcent pour l'annulation des concerts de Patrick Bruel. Le chanteur doit se produire dans une trentaine de villes à partir du 2 octobre prochain malgré les 32 plaintes et 4 mises en examen dont il fait l'objet.

Notre débat, hashtag Bruel, les maires doivent-ils décider de la tenue des concerts dans leur ville ? Nos trois vraies voix ce soir, Pierre-Yves Martin, Raphaël Rémi Leleux, Pascal Giral. Nous avons bien avancé dans la réflexion, dans l'idée. On voulait avoir votre réaction au 0826 300 300, c'est le principe. Je crois que Brigitte de Sénémarne est avec nous. Bonsoir Brigitte.

17:09
Auditeur

Bonsoir Frédéric, bonsoir à vos invités, aux auditeurs.

17:12
Présentateur

Bonsoir à vos invités. De Nandie, c'est ça ? Oui, c'est ça. C'est à côté d'où déjà Nandie ?

17:19
Auditeur

C'est pas très loin de Meul, on va dire.

17:22
Présentateur

Oui, voilà, c'est dans le sud. C'est le natif de mots que je suis qui cherche un peu au sud parce que c'est un des plus grands départements quand même.

17:30
Auditeur

Oui, il y a plus de 80 kilomètres qui nous séparent.

17:33
Présentateur

Oui, ça fait beaucoup. Ça fait beaucoup. Alors en revanche, peut-être que ce qui nous rassemble, c'est cette réflexion sur ces maires. Vous êtes avocate, c'est ça Brigitte ? Vous en pensez quoi ?

17:43
Auditeur

C'est ça. Alors bon, moi déjà, il y a une chose qui m'aurait pire un petit peu, c'est tout ce qui est la justice en dehors d'un tribunal, si vous voulez, parce que je suis avocat et parce que je trouve ça extrêmement dangereux. Et le problème, si ça se passe comme ça aujourd'hui, c'est précisément parce qu'il y a des défaillances dans la justice, parce que ça ne va pas assez vite et ça, on a un état faible donc ce n'est pas faire régner l'ordre comme il le faudrait non plus et donc du coup, on rend la justice un peu sur un tribunal médiatique ou par le biais d'un maire ou par le biais d'autres, de diverses manifestations.

18:18
Présentateur

Nous d'ailleurs, ce qu'on est en train de faire, moi journaliste avec mes trois éditorialistes, c'est ce qu'on fait.

18:23
Auditeur

Alors, moi personnellement, ça, ça me fait très très peur parce que la présomption d'innocence, c'est quand même un principe fondamental de la justice. Alors, je sais bien qu'aujourd'hui, la justice est la loterie, je sais bien que je suis bien placée pour savoir, énormément de gens sont déçus et n'ont plus confiance. Le problème, c'est que, par exemple, je vais prendre l'exemple d'Ari Habitant, il a été innocenté. Il y a d'autres gens qui sont tous les jours qui ont des non-lieux parce qu'en réalité, la plainte qui a été portée n'est pas caractérisée d'un point de vue pénal.

Moi, je ne connais pas le dossier Patrick Noël donc je n'irai pas me prononcer là-dessus d'un point de vue strictement du dossier. Ce que je sais par contre, c'est que les avocats ou les gens qui font fuiter des éléments font toujours fuiter les éléments qui les arrangent. Vous voyez ce que je veux dire ?

19:08
Présentateur

Mais justement, je disais dans mon lancement, Brigitte, qu'il y avait les plaintes mais il y a aussi les mises en examen. Quand il y a quatre mises en examen, c'est qu'il y a quand même déjà une étape supplémentaire, non Brigitte ?

19:21
Auditeur

Écoutez, oui. En fait, la mise en examen, si vous voulez, c'est surtout pour permettre à Patrick Noël de pouvoir aussi se défendre. Ça lui permet aussi d'avoir accès au dossier, de se défendre, d'apporter ses propres arguments, de pouvoir auditionner des gens. C'est quelque part, quand il y a, on va dire, des présomptions, c'est normal qu'à un moment donné, on mette quelqu'un en examen. Je veux dire, ce n'est pas quelque chose de complètement déconnant dans la procédure. Et ce n'est pas parce que vous êtes mis en examen que vous êtes coupable.

19:49
Présentateur

Bon, c'était très important votre... Oui, juste, allez-y pour conclure. Je voudrais finir

19:53
Auditeur

sur Gérard Miller. Gérard Miller, lui, il a été, bah oui, je veux dire, il a été mis en examen pour des faits de viol et compris sur des, comment dire, des jeunes filles,

20:04
Présentateur

des mineurs.

20:06
Auditeur

On l'a autorisé sous contrôle judiciaire à partir en vacances en Ictri. Voilà, je n'ai pas vu les féministes et les LFistes aller manifester ou crier à roux sur le bonnet. Donc, si vous voulez, et je pense aussi que les maires n'ont pas à se mêler de ça non plus. Le juge aurait très bien pu dire à Patrick Bruel, vous avez un bracelet ou vous restez chez vous à résidence et vous n'avez plus le droit de travailler. Le juge avait tout simplement la possibilité de lui dire, de mettre un contrôle judiciaire en place et de dire, bah, vous ne vous approchez plus de femmes parce que je considère que c'est trop grave ce que vous avez fait ou ce que potentiellement vous pourriez être condamné.

Donc, voilà.

20:42
Présentateur

Merci Brigitte. Vous nous placez le débat exactement où je souhaitais qu'il aille. Alors, c'est vous qui nous l'avez lancé. Merci beaucoup Brigitte. Et Pascal Girard, réaction évidemment sur la présomption d'innocence. Mais, alors oui, mais là, on a des personnages publics. Ils ont des avantages considérables. Bruel, il arrive quelque part. Allez, M. Bruel, c'est pour moi l'addition, machin, tout ça. Moi, je suis allé l'interviewer à Bercy pendant le tennis. Il était là. Il m'a renvoyé comme si j'étais un gueux. Allez, 20 ans, j'ai rien dit. bref, mais c'est des avantages, des inconvénients. Ça fait partie du jeu, Pascal Girard.

Oui, comme notre auditrice vient de le dire, tout ça parle du constat que notre justice ne va pas assez vite et n'est pas assez claire sur certains sujets, notamment celui-là qui est un vrai sujet de société, urgent et manifestement dilué dans un espèce de brouillard où tout le monde a sa propre opinion et n'est pas assez tranché. Est-ce qu'elle pourrait aller plus vite, Pascal, quand même, parce qu'il faut... Pour moi, c'est pas... On peut faire une partie de ping-pong ou pas ensemble ? Allez-y, service Martin. Pour moi, c'est pas forcément le sujet de la rapidité sur cette affaire-là. C'est plus que ce que vient de dire l'avocate qui était en ligne avec nous.

C'est que le juge pouvait tout à fait décider de mettre en place des dispositifs de contrôle judiciaire qui empêchaient Patrick Bruel de chanter, d'organiser des concerts. Et que du coup, si ça n'a pas été fait, il y a une question. Et là, vous allez pouvoir me répondre. Retour de service. Il y a une question, c'est est-ce que le juge ne l'a pas fait parce que dans le dossier, il n'y a pas suffisamment d'éléments ? Ou est-ce que les avocats de Patrick Bruel ont été très convaincants ? J'ose espérer qu'il n'a pas fait en son âme et conscience parce qu'il avait des billes pour ne pas le faire.

En tout cas, ce n'est pas dans ce cas-là, au maire, puisque c'est le sujet d'origine, de prendre la décision à sa place. Raphaël Rémi-Leleu sur ce que disait l'avocate. Alors, c'est vrai, les gens de justice sont très attachés à cela. Mais est-ce que c'est une justice traditionnelle quand il s'agit d'une icône ?

22:49
Invité

En fait, je suis moi-même attachée à la présomption d'innocence, qui est un principe du droit et aussi une modalité d'organisation de la procédure. La chose étant que Patrick Bruel est en effet un personnage public et donc, il s'expose au débat public et ce que nous sommes en train de faire sur ce plateau et ce que sont en train de faire des centaines de millions de Français et de Françaises de milliers, pardon. Non, non, de millions.

23:13
Présentateur

Faisons-nous plaisir, s'il vous plaît.

23:15
Invité

Merci. Mais en fait, à chaque fois qu'on débat de ce sujet, on en débat. Nous ne sommes pas en train de prendre une décision judiciaire. Nous ne sommes pas en train de le condamner. Par contre, avoir ce débat, c'est extrêmement important. pour interroger la rapidité de la justice, pour interroger même l'évaluation de la dangerosité qui est l'une des raisons pour lesquelles un contrôle judiciaire est décidé ou pas et puis pour interroger également les mécanismes de l'impunité parce que ce qui est terrifiant dans l'affaire Patrick Bruel, c'est qu'il s'agit en réalité d'une succession d'affaires durant des décennies.

23:45
Présentateur

Bon, on a fait une petite consultation auprès de vous, les auditeurs de Sud Radio. Certains d'entre vous prenez la parole comme Brigitte il y a un instant puis d'autres laissez des petits commentaires. On en parle tout de suite 17h20, les vraies voix Sud Radio. Les vraies voix Sud Radio, 17h19, Frédéric Brindel. Voilà, ça nous a tenu une demi-heure et ça pourrait faire deux heures, bien sûr, le débat autour des concerts de Patrick Bruel. Les maires doivent-ils décider de la tenue des concerts dans leur ville ? Nous vous avons posé la question et il a tout surveillé, tout observé sur nos réseaux sociaux. Oui, Frédéric, exactement. Vous ne voulez pas que je vous présente ?

Alors attendez, je vous le fais. Il est là, Quentin Saunier. Bonsoir, Quentin. Bonsoir, Frédéric. Il était parti. Allez-y, cher Quentin. Oui, puisqu'on vous a posé cette question sur notre chaîne YouTube, les maires doivent-ils décider de la tenue des concerts dans leur ville ? De Patrick Bruel, évidemment, et vous répondez oui à 78%. Et vous nous laissez beaucoup de commentaires également. On a Philippe qui est agacé et qui nous dit laissez les gens décider s'ils veulent ou non aller voir un artiste. C'est ce qu'on disait tout à l'heure. C'est la base. Exactement. Il y en a cible qui dit carrément le maire ne doit pas se transformer en police des mœurs. C'est n'importe quoi.

Ils sont remontés nos auditeurs. D'accord. Sauf que c'est important qu'il soit quand même un peu un gardien du temple et qu'on laisse les gens mais ok, d'accord, mais les gens, on voit, qui acceptent d'aller applaudir quelqu'un qui a quand même 32 plaintes et 4 mises en examen. Toujours pareil. Juste pour conclure, mes chers vrais voix, une réaction, Pascal Girard ? Oui, comme je disais au début du débat, je pense que les maires de France ont suffisamment de responsabilité à endosser pour ne pas s'en accaparer une nouvelle dans ce contexte. C'est vrai. Raphaël Rémi-leuleux ?

25:32
Invité

Ce n'est pas obligatoirement à mon sens de la compétence des maires et des équipes communales. Après, je trouve ça bien qu'on arrête avec l'hypocrisie qui consiste à dire que les politiques ne devraient pas avoir d'avis sur le sujet a fortiori pour le coup lorsqu'il s'agit de salles communales.

25:48
Présentateur

Oui, et puis accessoirement si on fait de la politique c'est bien pour avoir des idées. Et donc, Pierre-Yves Martin ? Moi je pense néanmoins que, je pense que, un, les maires n'ont pas forcément à se mêler de ces sujets-là, c'est ma conviction, mais je crois très fortement que dans leur périmètre de responsabilité, ils ont quand même un enjeu de maintien de l'ordre. Un maire doit veiller au maintien de l'ordre de sa commune, il est garant de cet ordre, et que du coup, logiquement, il aurait un devoir d'intervenir par rapport à un trouble vrai ou infondé. Mais il y a quand même le premier magistrat de la commune, c'est bien le maire, donc il a bien une fonction de maintien de l'ordre aussi.

Donc quelque part, c'est logique qu'il puisse intervenir. Nous avons fait le tour, ouvrons le beau rendez-vous du tour de table.

26:44
Invité

Mais maniez-vous le tronc, on va bientôt se mettre à table. Tout de suite, là ?

26:47
Locuteur non identifié

Ça a commencé ? Oui. L'émission a commencé ? C'est ce que je viens de dire. Excusez-moi, je ne savais pas que l'émission avait commencé. Ah, d'accord. Le tour de table.

26:55
Invité

De l'actualité.

26:56
Présentateur

Oui, où chacune de nos vraies voix porte un sujet d'actualité. Alors nous nous gardons, ne l'oubliez pas, le grand sujet sur le débat des sept candidats à l'élection présidentielle tout à l'heure dans le cadre de la REF, organisation par les patrons à Roland-Garros. On vous donnera les extraits, tout cela, dès 18h05. Et pendant 40 minutes, nous débattrons, nous écouterons les différents intervenants. Mais l'actualité, c'est plein d'autres choses et notamment ces images insoutenables, Raphaël, Rémi Leleu, des inondations, alors beaucoup plus que des inondations de coulées de boue au Népal.

27:34
Invité

Bien sûr, au Népal et au Tibet, des inondations, des coulées de boue et un bilan absolument catastrophique et terrifiant. Aujourd'hui, on estime à 359 le nombre de morts et à 1000 personnes disparues au moins. Sachant que les autorités chinoises communiquent sur un nombre très très faible pour le moment. Alors, ces coulées de boue, ces inondations sont à la fois saisissantes quand on voit ces images, mais on peut les prévoir. Et c'est ça qui est terrible. Alors, il y a eu au départ quelques débats sur est-ce que tout cela avait été provoqué par un séisme et non, pas du tout. Tout cela est provoqué par la simple fonte des glaciers dans l'Himalaya.

Et c'est là que j'aimerais déjà qu'on pense d'abord aux victimes et à toutes les actions de gestion de l'urgence qui vont devoir être entreprises dans les prochaines heures. Encore du sauvetage, encore de l'envoi d'aide humanitaire d'urgence, mais aussi la prévention des risques secondaires, les maladies transmises par l'eau, le risque d'avoir de nouvelles inondations et de nouvelles coulées de boue parce que de nouveaux lacs se forment, par exemple, sur ce territoire. Et puis, il va falloir qu'on se dise quand même que tout cela ne sont pas des catastrophes naturelles.

On est véritablement face à des catastrophes humaines et des catastrophes climatiques, des catastrophes humaines parce qu'on les subit mais parce qu'on en est également responsable et des catastrophes climatiques, on les a annoncées depuis longtemps. Maintenant, il va être temps d'agir pour ne plus jamais tolérer qu'on perde autant de vie et pour se dire aussi alors que là, l'été touche doucement à sa fin, que ce serait trop simple et trop dangereux d'avoir cette forme d'amnésie collective. Ça y est, les vagues de chaleur sont loin, les canicules sont loin. On peut reprendre comme auparavant. Eh bien, le Népal et le Tibet nous rappellent cruellement à notre nouvelle réalité.

29:12
Présentateur

Et c'est vrai que d'un point de vue sémantique, bon, effectivement, on peut les qualifier de catastrophes naturelles mais provoquées par les humains et c'est bien là le débat. Hier, nous en parlions avec notre Rémi André. J'ai tenu à ce qu'il vienne nous expliquer le phénomène des orages, etc. Il nous disait oui, bien sûr, nous avions des orages avant mais les orages sont plus violents maintenant parce qu'il y a plus d'humidité. L'humidité vient de la fonte des glaces. En fait, on y voit un peu plus clair Pascal Girard quand même. C'est-à-dire que comme dit Raphaël, ça vient de la fonte des glaces de l'Himalaya. Bon, c'est pas nouveau la fonte des glaces de l'Himalaya.

Les glaces fondent tous les ans et se reforment tous les ans. Donc, ça veut dire que ça ne va pas s'arranger. Ça veut dire que ça va être de pire en pire. Donc, effectivement, il y a des décisions à prendre au niveau international sur la fonte des neiges certes, mais sur le changement climatique surtout. Il y a des climato-sceptiques notamment aux Etats-Unis, Pierre-Yves Martin. Oui, mais il y a un point dans l'édito de Raphaël qui me semblait particulièrement intéressant. C'est au sujet de la mémoire collective. C'est que on en parlait avec les canicules.

Je trouve que cet été ce qui s'est passé avec les canicules au niveau de l'opinion publique, il y a eu, j'ai eu l'impression en tout cas, une vraie prise de conscience. Oui, parce que 5 de suite... Il y a quelque chose qui n'est pas normal et on ne peut pas dire mais non, c'était pareil avant, etc.

Et donc, du coup, la question c'est effectivement de savoir si à l'automne dans les mois qui vont suivre, on va réussir, nous, opinion publique, en France comme dans les autres pays, à garder en tête cet enjeu de climat et donc constituer quelque part un contre-pouvoir pour forcer les différents pays à se mettre d'accord parce que finalement, les différentes conférences qui se sont succédées, ce sont des belles paroles, des engagements qui ne sont pas tenus. Exactement. Donc du coup, je pense que là, il y a certainement un sujet de vrai début de prise de conscience mais est-ce que ça ira aussi loin ?

Raphaël Rémi-Leleu, l'écologiste que vous êtes, reconnaissez quand même que la France n'est pas le pays le plus à la traîne quand même au niveau mondial. Alors je sais

31:25
Invité

qu'on peut faire toujours plus mais... En fait, on n'est pas le pays le plus à la traîne mais nous partageons cette planète dans tous les cas. Donc on est comptable à la fois des avancées faites par certains et certaines et des reculs imposés par d'autres et donc oui, il y a besoin de cet électrochoc sur les politiques publiques et les accords internationaux sur les COP et sur à la fois l'atténuation mais aussi l'adaptation face aux dérèglements climatiques et puis il y a autre chose la France n'est pas la plus à la traîne d'accord ?

Mais nous, vous vous souvenez en France depuis 2-3 ans maintenant on a le débat sur les stations de ski y aura-t-il encore du ski alpin dans ces stations fameuses qui font la réputation et la renommée de certaines régions etc. Parmi l'ensemble des morts là au Népal et au Tibet il y a beaucoup beaucoup de personnes qui étaient là pour faire du tourisme et donc on est obligé de se poser la question des limitations dans les zones touristiques qui sont aussi parfois dans des zones extrêmement vulnérables Oui, sachant que l'Himalaya

32:22
Présentateur

est devenue un terrain de jeu horrible et parce que la vulnérabilité

32:24
Invité

de la nature est en train de devenir aussi un véritable risque pour l'humanité

32:28
Présentateur

Oui, il y a plusieurs prises de conscience évidemment la destruction de la couche d'ozone avec l'activité bien sûr industrielle notamment au départ mais pas que Très bien Message passé Alors, tiens ben justement on parlait des distractions il va y en avoir de nouvelles en France alors on en a fait un petit débat en début de semaine Pascal Girard le parc d'attractions Dragon Ball Z mais évidemment nous attendions votre réaction parce qu'entre temps on s'est aperçu que malgré la joie du président Macron et de la présidente Pécresse c'était pas sûr que ça se fasse quand même et puis vous avec votre manière de déconstruire y compris les parcs Oui, alors là on a passé un peu la phase euphorique il y a quelques jours on était dans l'euphorie totale tout le monde disait c'est merveilleux on va faire un parc Dragon Ball Z pas très loin du parc Astérix et de Disneyland d'ailleurs et puis ça va faire 22 000 emplois et puis il va y avoir du tourisme partout ça va pouvoir donner à manger aux restaurants aux hôtels extraordinaire c'est le premier qui donner à manger aux restaurants c'est ça le premier ne change rien j'adore bon ok c'est comme si alors comment s'est arrivé cette affaire là ben c'est Mohamed Bel Salman le prince héritier d'Arabie Saoudite qui a tapé dans la main d'Emmanuel Macron soi-disant d'après ce qu'on a entendu dire tous les deux sont passionnés de manga bon est-ce que ça suffit pour créer un parc manga je sais pas je pose la question vous voyez c'est comme si à l'époque de Disneyland Mitterrand avait appelé Georges Bouchepère pour dire j'aime bien Mickey top là on va faire un parc Disneyland il me semble que c'est un peu léger comme une décision il y a beaucoup de passionnés oui certes mais est-ce que ça suffit pour nourrir un parc dédié au manga à H24 7 jours sur 7 je pense pas alors bon j'ai fouillé un peu j'ai gratté parce que j'ai voulu aller un petit peu plus loin que l'euphorie ambiante et regarder là où ça allait coincer et ça va coincer sur plein de choses d'abord la première chose c'est que dans 8 mois Emmanuel Macron n'est plus au pouvoir donc est-ce que le nouveau président aura le même avis qu'Emmanuel Macron sur ce parc ça c'est une vraie question à poser ensuite les recours qui aura à purger entre le moment on va dire les tops là on fait le parc allons-y gaiement on dépose les permis à droite et à gauche tous les recours tout dossier confondu il y en a au moins pour un an à deux ans quel gouvernement dira non on ne veut pas parce que alors qu'il pourra offrir 22 000 emplois ils vont tous dire oui en période d'élection il y en a qui ne vont peut-être pas se mouiller il y en a peut-être qui ne vont pas se mouiller il y a aussi le fait qu'on n'ait pas interrogé les écologistes ni les élus locaux sur le sujet ça leur est tombé dessus comme ça en disant justement il y en a une à côté on va l'interroger à cet endroit là pourquoi comment alors la justification elle est simple c'est un terrain qui était en friche c'est à dire un ancien parc d'attraction de Mirapolis c'est le terrain de Mirapolis qui a fermé en 91 et pourquoi il a fermé ce terrain il a fermé pour deux raisons d'abord parce que Mirapolis c'était un parc dédié aux comptes et aux comptes les comptes de Grimm les comptes de Perrault etc et les légendes françaises c'est à dire quelque chose de tellement spécifique que la première année au lieu d'avoir 2 millions d'entrées comme il avait prévu ils en ont 800 000 bon est-ce qu'un parc spécifique sur les mangas c'est pas aussi très ciblé ça c'est une question est-ce que ça va suffire à faire venir tout le monde et puis aussi et on conclut là-dessus parce que au contraire le parc de Mirapolis était très difficilement accessible par la route alors ça a changé moi j'habite pas très loin maintenant pour aller vers Sergi Pontoise c'est plus simple oui mais il y aura quand même des routes à construire et des choses à élargir et qui ne vont pas être payées par les saoudiens qui vont être payées par les français moi je vous trouve négatif là-dessus mais j'essaye de déconstruire vous me dites que je déconstruis et encore j'en ai encore une petite liste je sens que vous allez me brider ah oui oui allez-y concluez je vais en donner deux autres pour terminer c'est le droit de licence les droits de licence qui sont non finalisés ça c'est pas encore obtenu de la part des japonais propriétaires japonais de manga des droits des mangas et comme les japonais ont été exclus du projet depuis le début je pense qu'ils seront pas tellement coopératifs et le dernier point et ben le dernier point c'est enfin et surtout la rentabilité spécifique de Spark on en parlait pour le moment il n'y a aucune étude c'est une idée qui est sortie comme ça du chapeau personne n'a fait une étude marketing pour savoir si effectivement ils ont dû le faire je vous trouve dur je vous trouve dur moi j'ai un doute sur le fait que ça intéresse la foule en délire le parc de manga très bien ben voilà ça a été déconstruit par monsieur Pascal Girald évidemment bravo bon puis je vous parle pas de la controversie identitaire que fait Philippe De Villiers sur le fait qu'on va investir beaucoup d'argent pour une image pour une image importée de culture importée chacun fait son business oui et puis

37:28
Invité

un petit conflit d'intérêts

37:29
Présentateur

voilà aussi avec le puits du fou effectivement

37:31
Invité

les écologistes sur le terrain

37:35
Présentateur

ça va on peut construire sur ce terrain

37:37
Invité

écoutez les amis on est en pleine crise agricole on est en pleine crise climatique vraiment prendre 200 hectares en Ile-de-France pour bitumer mais quelle bonne idée c'est ça que vous vouliez que je vous dise

37:48
Présentateur

on a passé Maxime Le Forestier l'autre fois comme un arbre dans la ville mais non

37:51
Invité

mais ça ne peut pas ça ne peut pas être ok on peut s'interroger alors ça fait partie à mon sens de toute cette galaxie de projets très divers mais qu'on a tendance à rassembler sous l'étiquette de grands projets inutiles et imposés pour le coup je trouverais très utile qu'on ait des voies de valorisation et de démocratisation de cultures qui sont extrêmement populaires et qui ne doivent pas toujours être la dernière roue du carrosse mais je pense que l'artificialisation des terres n'est pas la bonne solution pour faire ça et je suis très curieuse de savoir pour le coup ce qu'en penseront les franciliens et les franciliennes en ce jour

38:24
Présentateur

de match à Roland-Garros le double mixte Giral-Rémi Leleux a cartonné on se retrouve dans un instant pour le dernier tour de table ça sera au tour de Pierre-Yves Martin qui nous parlera des déclarations d'Edouard Philippe sur les droits au chômage et les arrêts du travail et puis nous aurons notre auditeur qui relèvera le défi d'être ministre il sera je vous le dis pas tout c'est le suspense

38:48
Locuteur non identifié

dans quelques minutes

39:07
Présentateur

nous ferons le point sur ce qui se dit à Roland-Garros ça sera le grand débat de 18h avec donc la consultation des 7 candidats de 7 candidats je dis des 7 non de 7 candidats par les grands chefs d'entreprise à Roland-Garros le MEDEF qui tient son grand débat nous y allons dans un instant mais avant le tour de chacune des grosses infos portées par nos vraies voix je le rappelle ce soir Pierre-Yves Martin Raphaël-Rémi Leleux Pascal Giral c'est à votre tour Pierre-Yves Martin et justement ça concerne l'un des 7 candidats concernés qui multiplient les effets d'annonce en ce moment et vous vous revenez concernant Edouard Philippe sur ses déclarations sur les droits au chômage et les arrêts de travail exactement aujourd'hui 27 août Edouard Philippe a déclaré sur ce sujet sur ce terrain social deux propositions l'un autour du chômage avec un maximum de 12 mois d'indemnisation pour les moins de 50 ans et avec la mise en place de dispositifs sur les arrêts maladie en disant qu'ils souhaitaient mettre fin à l'open bar donc ça c'est une vraie c'est une vraie punchline juste là les 12 mois parce qu'aujourd'hui c'est combien c'est 18 c'est 18 donc il baisse de 6 mois d'indemnité de chômage en moins et du coup ça pose la question un de savoir si on met en place des dispositifs particuliers notamment France Travail pour permettre à la personne qui est en recherche d'emploi d'en trouver un dans l'unité de temps et de planning possible parce que sinon parce que des gens de plus de 50 ans qui veulent travailler il y en a beaucoup mais des entreprises qui acceptent de les embaucher il n'y en a pas beaucoup et le deuxième sujet c'est sur l'arrêt maladie et ce terme d'open bar qui est alors je comprends qu'on soit en pré-campagne qu'il soit nécessaire de faire des punchlines à droite et à gauche mais je trouve ça un peu clivant un peu clivant parce que du coup ça généralise et ça radicalise la vision qu'on peut avoir de cette gestion des arrêts maladie et que naturellement dans les arrêts maladie il y a les arrêts maladie qui sont fondés et d'autres qui sont on va l'espérer en minorité qui sont non fondés ça pose aussi la question de la capacité des politiques à arbitrer sur ces sujets d'arrêt maladie puisque l'arrêt maladie c'est bien donné par le médecin donc si on considère que c'est un arrêt maladie court le médecin aura toute liberté puisque ça pose le sujet de confidentialité aura toute la latitude pour rallonger l'arrêt maladie et permettre aux patients d'obtenir ce qu'ils souhaitent donc tout ça crée un climat de méfiance qui ne me semble pas être très constructif en tout cas il se positionne clairement à droite là alors je ne sais pas si la droite l'identité de la droite républicaine c'est forcément ça on peut très bien alors vous verrez dans mon propos un peu centriste que tout l'enjeu de notre société c'est justement d'associer cette performance économique avec cette justice sociale je ne pense pas que là je pense que c'est un peu radical de considérer que la droite ce sont ces mesures là je trouve que c'est faire des déclarations pour exister ne me semble pas être une bonne chose je préférerais que Edouard Philippe organise une conférence de presse sur le sujet du financement de l'assurance maladie de la relation qu'on a au travail de comment la valoriser cette relation au travail et qu'il puisse effectivement partager les conclusions d'une étude qu'il aurait menée avec des spécialistes avec des gens du terrain etc.

etc. plutôt que de faire ça je pense qu'on n'a rien à gagner et je trouve ça plutôt préoccupant vous voulez dire qu'on est à l'époque de la punchline et des...

exactement je trouve ça plutôt préoccupant qu'un acteur de l'arc républicain tombe dans cette facilité de communication alors vous avez été tellement passionnant tous les trois dans votre tour de table qu'on a mangé tout ce qu'on avait comme temps parce que là maintenant on reçoit un ministre bon alors on va le recevoir bonsoir Jean-Pierre bonsoir bonsoir Frédéric de Marseille s'il vous plaît de Marseille donc un ministre marseillais il y en a eu depuis Gaston Deferre à une époque il y a eu Jean-Claude Godin oui exact exact bon on vous envoie Renaud Mousulier qui était secrétaire d'Etat et qui avait gagné le prix de l'humour mon livre de huile pince et tout et moi je fais le reste alors bougez pas on vous envoie le jingle les vraies voix sud radio si j'étais ministre

43:43
Locuteur non identifié

qu'est-ce que je vais devenir je suis ministre je ne sais rien faire

43:47
Présentateur

donc Jean-Pierre vous avez trois challenges le premier c'est d'être ministre et en trois points de nous dire ce que vous feriez si vous étiez ministre de l'héritage ça ne vous a pas échappé tout le monde y va de sa déclaration aujourd'hui en disant il faut ponctionner les héritages enfin pas tout le monde parce qu'il y en a qui disent il faut justement arrêter de ponctionner ensuite vous serez avec nous dans le débat et puis enfin vous jouerez avec nous alors monsieur le ministre de l'héritage trois points de votre campagne

44:13
Auditeur

premier point aujourd'hui il y a un abattement par héritier à hauteur de 100 000 euros par bénéficiaire moi je propose de le passer à 200 000 euros

44:22
Présentateur

ensuite deuxième point je propose de faire du conjoint survivant un héritier dès le départ

44:28
Auditeur

et que je dirais ces parts ne soient pas soumises à un testament ou une donation voilà parce que sinon en cas de décès c'est un cas en pleine propriété ou 100% en usufrie enfin pas beaucoup

44:40
Présentateur

pour résumer et quand on a une vie commune assez longue je trouve ça un petit peu injuste

44:46
Auditeur

et enfin concernant la partie société et parts sociales et transmission de société ce serait pour une franchise absolue des droits comme ça se fait en Italie ou comme ça s'est fait encore en Angleterre

44:59
Présentateur

ce qui permet de préserver le patrimoine industriel de ces entreprises de taille moyenne qui donnent à l'Italie

45:06
Auditeur

un formidable dynamisme industriel et commercial voilà et donc à condition qu'il y ait un héritier désigné qui s'engage à faire bénéficier des fruits et des revenus les autres héritiers s'il y en a ou alors que ça appartienne

45:21
Présentateur

à un consortium familial voilà impressionnant monsieur le ministre mais pour une fois qu'on a un ministre qui s'y connaît c'est un peu mon métier ah vous faites quoi dans la vie ? ministre mais non je ne sais rien faire alors quel est votre métier Jean-Pierre ?

45:38
Auditeur

je suis dans les assurances et je fais un peu de gestion de patrimoine et puis j'ai fait du droit

45:42
Présentateur

super merci alors voilà ce regard était très intéressant très pointu vous savez quoi ? je vous fais peut-être une petite révélation demain on va débattre de ça et vous nous avez lancé le sujet mais là maintenant Jean-Pierre vous restez avec nous parce que tout de suite après les infos vous débattrez avec nous vous ne serez plus ministre si d'ailleurs vous serez ministre allez puis vous regarderez les candidats allez à tout de suite 17h20 les vraies voix sud radio

46:09
Locuteur non identifié

.fr logiciel de facturation en ligne procédure PDP PA engagée PEPOL certifiée présente

46:16
Présentateur

les vraies voix sud radio 17h19 Frédéric Brindel les vraies voix de l'été deuxième partie cette candidate à la présidentielle passe au gris des chefs d'entreprise sur le central de Roland-Garros nous y allons donc dans un instant mais tout d'abord rappel de nos vraies voix du soir dans l'ordre ou dans le désordre tiens on va faire par ordre alphabétique un chef d'entreprise encore un Pascal Girald et puis ensuite ACM Pierre-Yves Martin entrepreneur encore un et consultant et puis Raphaël Rémi Leleux autrice féministe écologiste il y en a encore un c'était bête ça je ne sais pas on verra vous m'en posez des questions merci à vous trois vous êtes prêts à dégainer évidemment pour le Grand Débat Les Vraies Voix Sud Radio Dans un instant nous écouterons Mélenchon, Tondelier, Gluxman, Attal Philippe, Retailleau et Le Pen qui passent le grand oral des patrons en ce moment même la REF du MEDEF organise son Grand Débat politique dans un contexte de début de campagne présidentielle très favorable selon les sondages au RN notre Grand Débat du soir hashtag MEDEF le RN le Rassemblement National est-il un allié des grands patrons à travers cela nous allons décliner bien sûr tous les débats toutes les interventions il a l'œil dessus tel un commentateur de Roland-Garros mais cette fois-ci d'un point de vue politique Louis de Kerr-Gorlet comment ça se passe ?

écoutez je vais déjà rappeler les participants de ce débat de tous les joueurs sur le central de Roland-Garros donc Gabriel Attal Raphaël Gluxman Jean-Luc Mélenchon Edouard Philippe Bruno Retailleau Marine Tondelier et Marine Le Pen donc ça ce sont pour les protagonistes alors pour l'instant les débats évoluent assez lentement en fait pour l'instant il n'y a que deux questions deux grands thèmes qui ont été évoqués on a commencé sur la question de la dette et là on bascule petit à petit sur la question des retraites je voulais aussi en profiter pour vous rappeler le résultat de notre baromètre IFOP fiducial sur les intentions de vote vous parlez justement de Marine Le Pen c'est elle qui dans tous les cas de figure l'emporte avec entre 33 et 35% des intentions de vote suivi assez loin d'Edouard Philippe situé entre 21 et 14 selon les scénarios Jean-Luc Mélenchon entre 19 et 16 Raphaël Gluxman entre 17 et 11 Gabriel Attal 14 et 15 s'il est candidat du bloc central et François Hollande testé quand même à 12% s'il est le candidat unique de la gauche et enfin Bruno Retailleau entre 12 et 6% voilà pour le tour d'horizon Marine Tondelier elle est plus loin oui encore plus loin elle est pas oui parce que le choix aussi des candidats aujourd'hui devait être un peu indexé sur ceux qui ont plus ou moins de chance enfin surtout déjà la base c'était que tous les courants politiques en plus large soient représentés c'est vrai que c'était pas simple on écoute qui d'abord on écoute Marine Le Pen du coup qui en fait en ouverture on sait que son objectif était de convaincre les patrons et c'est pour ça qu'elle a fait un appel à l'union du monde de l'entreprise autour de sa candidature on l'écoute moi j'appelle à l'union de l'ensemble des acteurs à l'union des salariés et des entrepreneurs pour opérer le redressement j'oserais même même en présence de monsieur Aftal la renaissance de la France

49:36
Invité

il faut qu'on le fasse ensemble mais il faut qu'on le fasse ensemble tout simplement parce que l'économie n'est pas hors sol l'économie elle s'inscrit dans une histoire elle s'inscrit dans des institutions elle s'inscrit dans la psychologie

49:51
Présentateur

d'un peuple et ça ça s'appelle l'identité économique de la France alors petit acte là évidemment à Gabriel Aftal exactement on les a vu rentrer ils étaient plutôt dans un esprit de convivialité ils ont passé une grande partie de la matinée à échanger avec les différents chefs d'entreprise avant de rentrer sur ce cours central ou d'ailleurs petite info il y a une pluie diluvienne qui depuis quelques minutes commencent à tomber ah oui ils auraient dû appeler François Hollande du coup si on vous en parlait exactement c'est lui qui manquait il se rappelle au bon souvenir des candidats alors évidemment on va réagir parce qu'on commence bien sûr par Marine Le Pen c'était la question le RN est-il un allié des grands patrons mais on ira au-delà de cette seule question et on va prendre le temps de savoir qui correspond un peu au candidat type vous réagissez au 0800 26 300 300 Jean-Pierre notre auditeur fil rouge de Marseille Jean-Pierre vous êtes toujours là ?

bien sûr je ne vous quitte pas bon vous avez entendu Marine Le Pen autant Jordan Bardella avait donné quelques gages au patronat autant Marine Le Pen on ne la sent pas forcément on va dire pro grand patron non ? vous voyez les choses comment vous ?

51:06
Auditeur

je crois qu'il faudrait sortir des termes de pro ou anti je pense que son discours n'est pas clair il est assez vague et comme on peut dire en droit c'est du vague dans l'indéfini donc il va falloir qu'elle trouve le moyen de se positionner clairement pour donner une ligne et je pense que c'est plus la question qui se pose c'est est-ce que les patrons est-ce que les entrepreneurs vont adhérer à ce qu'elle pourra dire clairement

51:33
Présentateur

on sait qu'ils aiment bien les discours centristes mous gauchistes et puis ils aiment bien ça alors Jean-Claire vous nous donnez une petite idée de votre point de vue politique ils aiment bien ça moi je ne suis pas centriste de toute façon oui vous l'avez compris je l'ai été centriste

51:52
Auditeur

mais le centre mou ça ne m'intéresse plus du tout ça c'est clair c'est plus adapté à la situation et je considère qu'il va falloir des mesures très très claires et elles vont être très très claires soit à droite soit à gauche même à l'extrême gauche mais il va falloir choisir

52:08
Présentateur

bon en tout cas évidemment vous restez avec nous Jean-Pierre vous êtes notre fil rouge de ce que dit Jean-Pierre Raphaël Rémi-Leleu c'est que on a quand même du mal à voir Marine Le Pen clairement se positionner c'est comme si elle passait au révélateur uniquement en termes d'économie est-ce qu'elle a un projet d'économie gauche ou droite quoi

52:30
Invité

je suis capable de vous dire on peut reprendre les tableaux recensant les votes à l'appui que Marine Le Pen et son groupe n'ont jamais été des grands alliés des travailleurs et des travailleuses il y a par ailleurs eu des flous entretenus par exemple sur la retraite ce qui est intéressant je trouve dans la tension au sein du Rassemblement national c'était un peu cette dynamique autour de Jordan Bardella on voyait des entrepreneurs qui étaient plus à même de vouloir s'afficher avec lui il y a des journalistes et des journaux qui ont fait quelques papiers en disant le monde de l'entreprise très triste de voir Jordan Bardella retirer de la course présidentielle parce que lui au moins on savait à quoi s'en tenir il était pour une politique de l'offre très pro business etc Marine Le Pen c'est le grand flou et je trouve que son introduction dans ce débat le montre parce que pardon mais vous êtes au lycée vous rendez une copie en écho et vous racontez ça vous n'avez pas raconté grand chose dire que l'économie s'inscrit dans un pays dans une histoire dans une nation alors ok elle se rattrape aux branches du récit autour de l'identité nationale qui est constitutif de sa famille politique mais on ne sait pas trop voir quoi ça mène

53:38
Présentateur

oui alors évidemment bien sûr Louis de Kerr-Gorlet vous nous apportez des extraits vous choisissez quelque chose qui est évocateur alors évidemment elle a dit autre chose mais et je évidemment on ne peut que vous suivre Raphaël quand vous dites ça c'est-à-dire qu'on voit bien que ce terme cette phrase et Jean-Pierre l'a vue aussi on sent bien qu'elle essaie j'ai failli être d'accord avec Jean-Pierre du coup je suis très triste mais soyez d'accord enfin faisons l'union alors Pascal Girald oui sur Marine Le Pen compatible ou pas avec les grands patrons elle n'aura pas trop le choix que de l'être parce que Jean-Philippe Tanguy son homme de terrain monsieur économie persiste en disant on n'augmente pas l'âge des retraites oui alors donc elle n'aura pas trop le choix que de l'être parce que le nerf de la guerre de l'économie c'est quand même les entreprises petites, moyennes ou grosses il va falloir faire avec et pour ne pas bloquer l'économie il va falloir être un petit peu souple et là le fait qu'on ne comprenne pas bien ce qu'elle a voulu dire c'est parce qu'en amont elle a dit qu'elle dévoilerait son programme économique dans quelques jours oui ou dans quelques semaines donc je pense qu'elle est sur le fil en train d'essayer sans se renier de dire des choses sans les dire de manière à aménager les faits de surprise dans quelques jours c'est un exercice particulier c'est comme ça que je le sens Pierre-Yves Martin moi je n'ai pas complètement la même lecture que vous déjà parce que j'ai l'impression parce que vous avez des lunettes déjà c'est stupide ça non c'est pas stupide mais ça m'ençoit je voulais détendre je voulais détendre non déjà parce que j'ai l'impression que depuis deux ans le Rassemblement National a quand même réussi à ouvrir une brèche dans la relation avec le monde des dirigeants d'entreprise et que le sujet pour moi la question c'est pas est-ce que le RN est l'allié des entrepreneurs ou est-ce que les entrepreneurs sont l'allié du RN le sujet c'est qu'est-ce que le RN peut proposer de manière complète en termes de programme économique et je pense que là il y a un et on attend toujours d'un autre côté on attend aussi des autres candidats leur programme économique c'est publié Mélenchon on sait Retailleau on sait par exemple Mélenchon et Retailleau pour être équilibré non Retailleau on sait pas non on n'a pas parce que vous n'avez pas lu montrez le moi il est venu plusieurs fois sur Sud Radio je l'ai écouté le matin mais c'est pas un programme économique de venir à Sud Radio on sait ce qu'il pense quand vous passez à Sud Radio déjà vous avez fait un grand pas ah d'accord ok wow je pense qu'il faut il faut parler il faut parler vrai un programme économique c'est pas trois punchlines un programme économique c'est un document qui présente quel positionnement on a par rapport à l'offre et à la demande qu'est-ce qu'on fait par rapport au pouvoir d'achat qu'est-ce qu'on fait par rapport aux aides aux entreprises qu'est-ce qu'on fait par rapport à la gestion de la fiscalité etc qu'est-ce qu'on fait par rapport au budget qu'est-ce qu'on fait par rapport à la dette c'est ça donc c'est pas trois lignes et vous savez quel est le slogan de Sud Radio parlons vrai c'est QFD dans un instant nous revenons la suite de notre grand débat de ce soir nous allons nous faisons des allers et retours à Roland-Garros Louis Decker-Gorlet est là il va vous faire écouter l'ensemble des candidats qui planchent la question fil rouge le RN est-il un allié des grands patrons vous vous prononcez et puis vous n'hésitez pas à nous dire qui est finalement le plus compatible avec le patronat parmi les candidats au 0826-300-300 Les vraies voix Sud Radio 17h-19h Frédéric Brindel le MEDEF crée l'événement sur le cours central de Roland-Garros Marine Le Pen comme six autres candidats fait sa rentrée politique devant les patrons à l'occasion de la REF les rencontres des entrepreneurs de France le RN cherche depuis plusieurs années à changer son image auprès des chefs d'entreprise notre grand débat du soir hashtag MEDEF le RN est-il un allié des grands patrons nous allons régler le sujet vous nous avez donné votre avis et puis bien sûr après nous allons élargir puisqu'on va écouter chacun des intervenants deux débats organisés par le MEDEF alors nous avons Quentin Saunier bien sûr Quentin que disent les auditeurs de Sud Radio le RN est-il un allié des grands patrons et ils répondent oui à 75% et vous nous avez laissé aussi beaucoup de commentaires avec des avis très divergents on a Franck qui nous dit non le RN est économiquement socialiste et on a Area à l'inverse qui dit oui le RN est plus qu'un allié des grands patrons c'est un pantin des milliardaires bon finalement on n'arrive pas à se positionner c'est-à-dire quand RN met son habit de Jordan Bardella on dit oui et quand il met son habit de Marine Le Pen on dit non c'est peut-être ça finalement bon en revanche cher Louis de Kerr-Gorlet vous qui avez l'oreille les yeux et le toucher aussi bien sûr sur Roland Garros il y a deux intervenants qui vous ont paru très clairs sur leur positionnement assez opposé en fait sur cette question centrale forcément pour régler la question de la dette mais aussi de retraite quel rôle de l'Etat et vous allez le voir entre Jean-Luc Mélenchon et Bruno Retailleau en fait les deux ont une vision assez opposée de la place que doit occuper l'Etat dans ce redressement économique je vous propose de commencer en écoutant Bruno Retailleau le premier problème c'est l'Etat c'est l'Etat bureaucratique c'est un Etat vorace qui dévore plus de 57% de la richesse des Français que chaque année les Français produisent et qui prend les entreprises pour des vaches à lait c'est un Etat paperasse un Etat paperasse qui en fait asphyxie les forces vives de la nation et vous-même les chefs d'entreprise sous des montagnes de contraintes de normes de réglementation et qui finit par considérer d'ailleurs les chefs d'entreprise comme des suspects voilà et à l'inverse vous avez Jean-Luc Mélenchon qui lui est persuadé que l'Etat doit être encore plus présent pour essayer de redresser la barre le total du déficit aujourd'hui c'est le total des cadeaux fiscaux qui ont été faits par conséquent pour ma part j'offre un nouveau cadre d'action ça commence d'abord par le retour de l'Etat je crois à l'Etat il nous faut que l'argent circule et non pas soit retenu dans des bulles c'est la raison pour laquelle il faut réorganiser un crédit facile fluide je termine par un point je vous mets en alerte le budget le cornu plus l'inflation alimentaire si vous n'augmentez pas les salaires la France va tomber en récession c'est terminé ça c'est votre responsabilité bien merci pour ces deux extraits on en est à trois candidats c'est à vous Pascal Girald que je souhaite donner le micro maintenant au moins les deux ont le mérite d'être clair et sur notre question de la compatibilité avec le patronat on sait que Mélenchon veut leur faire la guerre et que Retailleau veut bosser avec eux au moins c'est clair alors pour l'auditeur que je suis d'après ce que je viens d'entendre le problème c'est qu'ils ont raison tous les deux donc vis-à-vis des patrons il est évident que le discours de M.

Mélenchon passera moins bien que le discours de quelqu'un qui sera plus à droite ça c'est historique ça a toujours été comme ça bon maintenant il faut attendre que tout le monde s'exprime mais là de ce que je viens d'écouter oui tout le monde a raison alors tout le monde a raison mais en termes de programme il faudra trancher ah bah oui il faudra trancher ça c'est les électeurs qui vont trancher et pour vous lequel est le plus entendable le plus alors moi en tant que chef d'entreprise ce qui me ce qui me touche particulièrement et c'est pour ça que je posais la question à vous c'est effectivement le discours de M.

Retailleau où effectivement l'omniprésence de l'Etat dans les entreprises les usines à gaz inventées de jour en jour pour bloquer le système font que les entreprises avancent de moins en moins voilà bon on attendait justement puisqu'on parle des positions très tranchées aussi celles de Marine Tondelier peut-être alors Marine Tondelier qui voilà dans la ligne de son parti s'est plus attardée sur les conséquences directement de l'été que nous avons eu particulièrement chaud de l'impact direct sur notre économie on l'écoute

1:01:53
Locuteur non identifié

de personnes qui ont décidé d'être dans le déni climatique et qui nous ont amené là et je vous le dis ça coûte très cher une journée de canicule coûte à notre économie le même prix qu'une demi-journée de grève c'est ça la réalité et donc vous voulez être libre moi aussi je veux que nous soyons libres et pour ça on va avoir besoin de décisions ici ici et partout dans le pays des décisions courageuses

1:02:14
Présentateur

voilà alors réaction de Raphaël Rémi Leleux vous êtes écologiste je souhaitais évidemment vous faire réagir parce que c'est un petit peu le prolongement de ce que vous nous avez dit sur la situation au Népal tout à l'heure sur la situation des parcs d'attraction c'est-à-dire que arrêtons d'en faire trop

1:02:31
Invité

je suis d'accord avec ma chef de partie ça y est c'est officiel on a médiatiquement deux écologistes qui sont d'accord entre elles c'est pas mal c'est parce que

1:02:38
Présentateur

quand on écoute Yannick Jadot et Sandrine Rousson on se dit que c'était pas possible

1:02:41
Invité

Yannick Jadot a décidé d'aller faire une autre campagne présidentielle écoutez tant mieux pour lui

1:02:47
Présentateur

Raphaël vous me l'avez mis sur un plateau celui-là vous reconnaissez qu'il y a des décisions quand même dans votre parti

1:02:51
Invité

l'important c'est d'être capable de choisir et en l'occurrence en effet je soutiens Marine Tondelier et je trouve qu'en réalité c'est un bon contrepoint au débat qu'on avait entre Retailleau et Mélenchon parce que la question de la présence de l'Etat quand on est face à un sujet aussi vital que la préservation face au changement climatique moi je trouve ça presque indécent que Retailleau puisse présenter les choses comme ça quand on parle d'Etat vorace et d'Etat paperace et que l'Etat doit reculer doit reculer doit reculer ça fait un peu quand même Trump ou Musk à la petite semaine et à côté de ça nous on est en train de dire mais en fait les amis on a besoin de Canadair je trouve qu'il y a un décalage dans la manière de parler de l'Etat qui est très inquiétant sauf que vous

1:03:34
Présentateur

les écologistes vous dites au grand patron produisez moins il va y avoir un problème

1:03:39
Invité

la question du produire mieux est quand même centrale y compris parce que ce qui est aussi débattu lors de ce débat organisé par le MEDEF c'est la question finalement de l'autonomie économique alors on appelle ça autonomie on appelle ça souveraineté on appelle ça éco-responsabilité même le fait de se dire on est capable de produire de manière locale de manière responsable de ne pas dépendre des énergies fossiles des oligarques des dictatures ni même de produits importés et produits dans des conditions humainement dégradantes et destructrices pour l'environnement je pense que ce sont des débats qu'on n'aurait pas en réalité s'il n'y avait pas une écologiste autour de la table on marque une respiration

1:04:21
Présentateur

on retourne dans un instant avec nos vrais voix et Louis de Kergorlet à Roland-Garros on va écouter les centristes cher Pierre-Yves Martin vous allez parler avec plaisir à tout de suite 17h20 les vrais voix Sud Radio

1:04:35
Locuteur non identifié

Sud Radio vos factures.fr logiciel de facturation en ligne procédure PDP PA engagée PEPOL certifiée présente

1:04:45
Présentateur

les vrais voix Sud Radio 17h19 Frédéric Brindel 7 candidats à la présidentielle passent aux grilles des chefs d'entreprise sur le central de Roland-Garros nous sommes avec Louis de Kergorlet pour écouter chacun des intervenants et nos trois vrais voix décortiquent tout cela Raphaël Rémi-Leleu autrice féministe écologiste donc verte mais ceinture bleue de judo Pascal Girard chef d'entreprise mais petite entreprise et puis Pierre-Yves Martin entrepreneur et consultant mais plutôt centriste quand même voilà alors justement les centristes parlons-en cher Louis de Kergorlet écoutez parlons pour commencer c'est peut-être d'Edouard Philippe parce qu'en ouvrant cette séquence on parlait de Marine Le Pen qui devait convaincre on va dire le patronat Edouard Philippe on l'a senti il devait être plutôt rassurant avec voilà un petit peu un début de programme déjà pour remettre les comptes de la France en ordre on écoute Edouard Philippe redistribuer la richesse pour redistribuer la richesse le cas échéant il me paraît qu'il faut au moins trois conditions la première ce sont des comptes en ordre ces comptes en ordre ils doivent être remis en ordre non pas en augmentant les impôts mais en acceptant collectivement de travailler plus la deuxième chose c'est que nous devons laisser les entreprises créer de la richesse entre 2017 et 2020 nous avons mis en place une politique dite la politique de l'offre c'est d'ailleurs une politique qui disait aux entreprises foncez investissez en France cette politique de l'offre elle a permis d'obtenir des résultats on doit la continuer et du côté d'Atal on est un petit peu plus global il a identifié en fait trois enjeux majeurs donc on va l'écouter mais il va nous parler du coup de la Chine de l'importance du moral des entrepreneurs et aussi de l'intelligence artificielle Gabriel Atal je le dis moi j'ai confiance pour l'avenir on est là pour parler d'avenir j'ai confiance parce que je crois que c'est possible que la France ait ses plus belles pages devant elle dans les années qui viennent ce qui m'empêche de dormir aujourd'hui c'est trois choses un le moral de nos entrepreneurs parce que quand nos entrepreneurs craquent c'est le pays qui craque la deuxième chose qui m'empêche de dormir c'est la Chine il y a une politique chinoise assumée visant à couler notre industrie la troisième chose c'est le défi de l'intelligence artificielle et de l'innovation pendant les deux heures de ce débat les géants du numérique américain auront investi 100 millions de dollars de la recherche en IA alors Gabriel Attal vous avez vu à chaque fois c'est Amélie Carouer notre consoeur qui anime le débat elle est obligée de les tenir évidemment chacun veut beaucoup parler Edouard Philippe Gabriel Attal où est la différence est-ce que sur ce...

en fait en les écoutant c'est plus une synthèse de bonnes intentions et de bonnes pratiques on peut leur dire au lieu de jouer ensemble jouer en double puisqu'on est à Roland Garros ils pourraient effectivement jouer ensemble ça serait peut-être mieux mais c'est vrai que les deux observations étaient relativement justes peut-être à un détail près c'est que moi je trouve ça super qu'on dise j'ai foi et j'ai confiance en l'avenir et je pense que le message politique doit nécessairement passer par là je pense aussi que les conditions pour rétablir une société convenable et notamment sur le plan économique avec la gestion des comptes je suis pleinement d'accord mais ça fait des années et des années qu'on en parle et rien n'est fait donc en fait on va leur parler on parlait d'héritage tout à l'heure on va parler d'héritage macroniste la question c'est et il faudrait que ça soit vraiment présent dans les programmes c'est concrètement qu'est-ce qu'on met en place suivant un planning une feuille de route une unité de temps précise avec quel résultat attendu et si les résultats attendus ne sont pas au rendez-vous qu'est-ce qu'on fait pour rectifier tout ça il faut vraiment il y a nécessité de sortir alors on est en pré-campagne mais de sortir des bonnes intentions des fausses déclarations il faut arriver avec du solide un chef d'entreprise quand il reprend une entreprise ou quand il prend la direction d'une entreprise il n'arrive pas les mains dans les poches il arrive avec un business plan avec une feuille de route qui explique qu'est-ce qu'il fait quand est-ce qu'il le fait et qui gère les risques etc en politique il n'y a pas ça bon et Raphaël Glucksmann alors Louis Decker-Gorlet on les aura écoutés tous les sept exactement le candidat place publique qui a vraiment s'est tenu à dire à la consigne au mot d'ordre du coup lancé par le MEDEF lors de CRF c'est sur l'idée de courage alors on l'écoute sur le courage très heureux que vous ayez choisi comme thème le courage parce que le courage c'est ce qui manque aux dirigeants français et européens depuis trop longtemps le courage d'affronter le réchauffement climatique le courage d'affronter la concurrence déloyale de la Chine le courage d'affronter les géants de la tech américaine qui transforment la France en colonie numérique le courage de refuser un destin de parc d'attraction pour notre pays voilà pour Raphaël Luxman alors nous avons écouté les sept j'aimerais une conclusion de chacun alors assez courte chère vraie voix mais finalement ce qui se passe aujourd'hui ça donne au MEDEF et donc au chef d'entreprise un rôle clé ils seront au centre de la campagne présidentielle c'est bien parti pour Pascal oui oui bien sûr moi ce que là ce qu'on vient d'entendre on n'a pas appris grand chose non non mais c'est extrait oui oui on a appris que Edouard Philippe faisait du Edouard Philippe mélangé avec un peu de Hattal mais c'est important de sentir c'est important de sentir oui mais enfin il n'y a rien sorti d'absolument extraordinaire alors que la raison de ce débat c'était quand même d'orienter les gens vers quelque chose d'un peu plus précis bon moi je ne sais pas quoi vous dire sur le sujet effectivement on n'a pas tout entendu donc c'est un peu difficile de réagir globalement mais les chefs d'entreprise font un bon coup là aujourd'hui en regroupant les sept au moins ils font un bon coup parce que des choses vont être claires ceux qui vont annoncer des choses bien précises aujourd'hui vont être obligés de les tenir pour avoir une campagne présidentielle un peu qui tient debout Raphaël Rémi Leleu est-ce que la gauche est capable de dire aux entreprises quand nous serons au gouvernement vous pourrez y trouver leur compte

1:10:58
Invité

oui je pense puisque le but c'est bien pas seulement de faire plaisir au MEDEF ou même aux chefs d'entreprise en allant leur parler mais d'avoir une idée de la politique économique et je reviens sur cette idée que quand un ou une chef d'entreprise reprend une boîte il faut un plan très clair c'est vrai que l'exercice des politiques n'est pas tout à fait le même puisque c'est un exercice démocratique et donc il faut à la fois être capable d'exposer sa vision mais aussi de trouver la majorité pour l'appliquer de trouver les modalités des accords et du débat dans le dialogue syndical et en fait ce que j'espère c'est qu'en effet le MEDEF aura fait un bon coup aujourd'hui parce que ça donnera un élan celui d'un vrai débat projet contre projet pendant cette élection présidentielle parce que pour le moment on est quand même beaucoup beaucoup beaucoup dans la course de petits chevaux je ne suis pas certaine que la démocratie s'en retrouve grandi

1:11:48
Présentateur

Consultant en entreprise Pierre-Yves Martin voulait féliciter les entrepreneurs Je suis très très content je suis même ravi que l'économie le sujet de l'économie arrive enfin au coeur des débats des échanges je trouve ça extrêmement positif parce que l'économie c'est la création de valeur c'est la création de richesse et sans valeur et sans richesse une société ne peut pas vivre et on sort un peu de la passion on est dans la réflexion un peu plus et je pense que parce que les sujets économiques ils sont quelque part pas tous connus et compris des uns et des autres et que si on a la possibilité d'avoir une tribune dans laquelle on peut expliquer les différentes options économiques et leurs résultats attendus et leurs impacts etc je pense que ça permettra aussi de faire redescendre les fantasmes des uns et des autres voilà comment nous avions envie de partager avec vous à la façon des vraies voix le grand rendez-vous la rêve donc le débat des sept candidats autour du MEDEF l'info en plus les vraies voix sud radio on retrouve Louis de Kergorlet qui aujourd'hui je ne vous quitte plus ah bah non mais je l'avais demandé et j'ai eu gain de cause je suis content alors aujourd'hui stop au gâchis du médicament je rappelle que chaque soir vous venez vous voyez en fonction de l'actualité et vous essayez de nous éclairer avec un de vos invités il est beaucoup question des médicaments en ce moment exactement c'est l'agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé l'ANSM qui a en fait lancé une étude avec des laboratoires pharmaceutiques pour lutter contre le gaspillage de médicaments il faut savoir que la majorité des médicaments autorisés en France aujourd'hui ça se concerne entre 2 et 3 ans moins de 10% d'entre eux atteignent les 5 ans donc dans une logique de lutte ils ont fait une consultation et ils ont annoncé hier que 14 laboratoires ont répondu à cet appel et pour en parler avec moi j'accueille mon invité donc Philippe Besset bonjour bonjour merci d'être avec nous bonjour bienvenue donc vous êtes président de la fédération des syndicats pharmaceutiques de France vous êtes aussi pharmacien à Limoux dans l'Aude ah Limoux le pays du rugby à 13 et de la blanquette exactement et de la blanquette évidemment Pascal bien sûr vous êtes plus sur la gastronomie donc Philippe Besset sur cette question là déjà comment est-ce qu'on s'y prend pour juste allonger la durée des médicaments ça se passe au niveau de la conception ou c'est à quel point c'est difficile en fait d'allonger la durée de vie des médicaments concrètement en fait en fait c'est un retour en arrière il y a des années les produits concernés le paracétamol notamment avaient des durées de vie plus longues mais ensuite l'agence européenne du médicament pour harmoniser en fait et par principe de précaution a raccourci ces délais là il est question désormais ça se fait suite à la conférence de la COP30 pour des raisons de gaspillage pour des raisons d'environnement pour plein de raisons qui sont finalement très logiques de regarder si finalement on n'a pas fait une erreur dans le passé en raccourcissant ces dates de péremption et donc l'agence fait une expérimentation et a demandé à des labos de vérifier si par hasard ces produits ne seraient pas valables plus longtemps que ce qui est prévu et dans ces conditions là et bien l'agence accordera dans les temps à venir une autorisation de la ministre sur le marché pour 5 ans pour les auditeurs c'est un peu compliqué mais oui mais ça semble sage déjà c'est que même si c'est compliqué ça semble sage parce que tout le monde se dit mais bon l'industrie pharmaceutique bon moi je suis désolé je viens du monde du cyclisme vous le savez et bien sûr je sais j'assume souvent les cyclistes sont axés de dopage mais je pense que l'industrie pharmaceutique derrière se fait quand même un bon petit business et ce n'est pas le seul alors vous avez des questions pour vous cher Philippe Bessé et notamment Raphaël Rémi Leleu sur ces médicaments

1:15:50
Invité

oui moi je me posais la question sur l'usage des médicaments parce que là on parle des dates de péremption à de nombreuses reprises on revient aussi sur le fait d'avoir des prescriptions à l'unité vous savez pour qu'on évite le gaspillage le fait de les jeter en masse ou autre et à d'autres moments on se dit mais en fait les gens ne respectent pas par ailleurs les dates de péremption donc je me suis vraiment posé la question finalement c'est quoi la politique publique de prévention qui ferait les choses correctement pour remettre aussi un peu les gens en confiance vis-à-vis de

1:16:19
Présentateur

question centrale allez-y je crois je crois que la confiance effectivement elle est dans la prudence et vous le faisiez remarquer même si moi je suis peut-être un peu impatient et je pense qu'on gagnerait à augmenter ces dates de péremption pour éviter le gaspillage notamment de médicaments qui en fait sont très valables et qu'on jette pour rien en fait mais je pense je suis d'accord avec l'idée que ça doit être testé et l'agence fait son travail sur le sujet sur les médicaments à l'unité j'ai eu à maintes reprises l'occasion de m'exprimer sur votre antenne c'est une mauvaise idée c'est une mauvaise idée dans la plupart des cas sauf dans certains et on les fait c'est-à-dire quand les médicaments sont dangereux ou qu'ils ne doivent pas se retrouver dans les eaux de rivière ou bien parce qu'ils peuvent être mal utilisés on parle des antibiotiques critiques on parle des médicaments à base de morphine tout ça ça doit être délivré à l'unité et c'est certain mais pour le reste les gens qui ont des médicaments chroniques qui prennent toute la vie le même médicament leur demander de compter 28 comprimés de revenir à chaque fois pour les 28 comprimés ça n'a pas de sens au contraire au contraire ils les prennent pour 3 mois et ça évite de passer plusieurs fois chez les docteurs à la pharmacie c'est quand même bien de ne pas gâcher aussi quoi Pascal Girald oui moi je voulais vous poser une question je sais qu'il est possible de ramener ces médicaments inutilisés dans les pharmacies mais je voudrais savoir ce qu'il en est fait ensuite de ces médicaments inutilisés est-ce qu'ils sont détruits réutilisés reconditionnés qu'est-ce qu'il en est ?

c'est des organismes cyclamèdes qui s'occupent de ça et ils sont valorisés énergétiquement c'est-à-dire qu'en fait ils sont détruits ils sont détruits et valorisés énergétiquement dans les temps passés et c'était avant la guerre à Nex-Yougoslavie en fait on avait essayé de piller les médicaments et d'essayer de les envoyer dans des pays où peut-être on en avait besoin mais en réalité c'était une très mauvaise idée et les pays africains ou à Nex-Yougoslavie ça a été le cas se sont retrouvés avec des médicaments dans toutes les langues dont ils ne savaient pas quoi faire en fait et en fait l'OMS a été obligé de financer un programme de destruction de ces stocks de médicaments sur place dont personne ne savait que faire donc en réalité la valorisation énergétique est la bonne solution et on ne peut pas se dire qu'on peut faire autrement pour ces médicaments Pierre-Yves Martin bonjour monsieur alors moi j'ai toujours pas compris pourquoi il fallait pourquoi adopter les utilisations uniques de médicaments était une mauvaise pratique parce que moi si je regarde sur les 30 dernières années il ne me semble pas avoir pris toujours le même médicament mais qu'il y a un échantillon de médicaments qui se retrouve à la poubelle il reste toujours un antibiotique qui traîne exactement mais pour moi le vrai sujet à partager avec vous c'est le rapport que chacun d'entre nous a avec le médicament et avec ce concept d'impression de gratuité et c'est pour moi ça qui est le plus gênant en fait parce que quel que soit le niveau social professionnel tout le monde considère un peu normal qu'un médicament ça soit gratuit et le gâchis c'est une question de conscience aussi allez-y alors petite réponse assez courte cher Philippe Besset très bien alors c'est une très très vaste question mais non le médicament il n'est pas gratuit il est pris en charge et ça vous coûte sur la cotisation sociale depuis quelques années il y a une franchise en plus qui est prise sur chaque boîte de médicaments qui vous coûte aussi également le principe de l'égalité du tiers payant en pharmacie il est lié au fait que essentiellement pour les patients chroniques les gens qui sont à l'affection de longue durée qui sont la majorité de nos patients c'est pas les gens en bonne santé qu'on voit en fait on les voit une fois par an une fois tous les deux ans les gens qui sont en infection de longue durée on les voit tous les mois ils prennent des médicaments qui leur sont nécessaires pour rester en vie en réalité et ces médicaments ils coûtent parfois très cher on a des médicaments qui coûtent jusqu'à 30 000 euros par mois et donc il est inenvisageable de demander aux personnes de faire une avance de frais sur des produits en fait on s'est mal compris je parlais d'impression de gratuité pas de réalité de gratuité oui voilà c'est ça et ce que je voulais vous dire c'est qu'il me semblerait intéressant d'étuyer la piste de communiquer voilà votre médicament vous ne payez rien il est pris en charge mais il a telle valeur et on termine sur ce petit conseil voilà alors ça la sécu la sécu le met en place ça on va envoyer des sms dans pas longtemps très bien voilà merci beaucoup Louis de Kergorlet encore un sujet particulièrement intéressant exactement et puis merci d'avoir été avec nous Philippe Besset je rappelle vous êtes président de la fédération des syndicats pharmaceutiques de France et aussi pharmacien à Limoux dans l'Aude merci beaucoup bon vous voulez gagner des médicaments on va jouer après c'est le gagnant qu'il y aura des médicaments non bien sûr que non des bonbons je suis en train de devenir

1:21:31
Invité

dealer là

1:21:32
Présentateur

à tout de suite on va jouer Sud Radio les vraies voix Sud Radio 17h 19h Frédéric Brindel les vraies voix de l'été qui se terminent encore demain et puis après ça sera terminé de l'été vous savez qu'on fait toujours un jeu en été et qu'on s'amuse autour de l'actualité et que nous avons notre auditeur fil rouge Jean-Pierre est toujours là ?

il est toujours là c'est sûr brillant ministre brillante observateur de la vie politique et donc maintenant je peux faire une observation oui j'ai quand même noté que côté écologiste on prend ici la calcule par rapport à la valeur d'une demi-journée de grève c'est très intéressant oulala la attaque alors Raphaël Rémi Leleux ne sait pas à quoi vous faites référence si si je sais mais du coup

1:22:21
Invité

Jean-Pierre dites moi ce que vous avez trouvé d'intéressant là-dedans

1:22:24
Présentateur

c'était drôle bon est-ce que vous allez faire justement équipe avec Raphaël Rémi Leleux lançons le jeu non le consentement c'est important Raphaël Rémi Leleux qui nous dit le consentement c'est important je pense que c'est la meilleure de l'été celle-ci justement je m'arrête au jeu avec cette édition bien sûr il n'y a pas plus sympathique que Raphaël de toute façon et puis vous vous avez l'air sympathique aussi donc ça tombe bien donc je vous le rappelle vous avez la possibilité de faire équipe avec Pascal Girald avec Raphaël Rémi Leleux ou avec Pierre-Yves Martin et le thème ce soir c'est justement puisqu'on rigole et bien les grands acteurs comiques francophones dans les extraits alors vous y allez Jean-Pierre avec Raphaël franchement

1:23:14
Invité

même pour vous je vous déconseille je suis nul technologiste en un grand sens de l'humour je prends Raphaël je suis désolé parce que je ne vais vous être d'aucune utilité allez savoir allez savoir peut-être que c'est lui qui est très fort

1:23:30
Présentateur

oui en plus en plus et Pierre-Yves et Pascal donc ensemble donc vous allez écouter un extrait d'une séquence dans un film à vous de nous dire qui est là où le grand acteur comique ce sont pour moi les plus grands parce que ce qui est le plus difficile c'est de faire rire je leur voue à tous une admiration de qui s'agit-il premier extrait 18 fois un bout de paracide comme ça avec une saucisse ça lui revient à quoi maximum c'est Jean-Pierre c'est Jean-Pierre non non non c'est lui comment ça Maxime j'osais Garcia moi j'ai dit Maxime c'était Pascal le plus rapide c'était Jean-Pierre non c'était Jean-Pierre voilà oui oui c'est Jean-Pierre le plus rapide c'est pas grave on est dans la même équipe non non non je te défendais je te défendais je te défendais non non je le rappelle Jean-Pierre notre auditeur est avec Raphaël et vous Pascal vous êtes avec Pierre-Yves donc pour l'instant c'est le duo Jean-Pierre Raphaël qui mène 1-0 deuxième extrait

1:24:23
Locuteur non identifié

remarquez entre nous je vous dirais que je préfère faire la permanence

1:24:26
Présentateur

elle est gentille

1:24:30
Locuteur non identifié

si on veut

1:24:30
Présentateur

magnifique ça vous parle ça le Père Noël est une ordure Raphaël Rémi ça me parle oui magnifique vous ne demandez pas

1:24:39
Invité

de sortir les rêves

1:24:40
Présentateur

mais j'ai dû le croiser Thérèse Anémone c'est grandiose bon ça fait 1 partout l'équipe qui arrive à 5 à gagner je vous le rappelle il y a 9 extraits extrait 3 non pas complètement j'ai fait semblant Louis de Funès évidemment Pascal Girard d'aucun dirait c'est votre génération mais ça serait trop facile et moi c'est mon idole ultime voilà fan de et l'autre fois Sud Radio le fils de Louis de Funès est venu et je me suis mis à genoux je me suis dit messieurs je vénérais bon Jean-Pierre je me réveille oui oui voilà attention extrait 4

1:25:17
Locuteur non identifié

c'est Christian

1:25:25
Présentateur

c'est Dominique Havanard oui Christian l'esthéticienne dans les bronzés bien sûr ça fait 3 à 1 pour la paire Pierre-Yves Pascal attention Jean-Pierre et Raphaël Raphaël il va falloir quand même en trouver quelques-uns

1:25:37
Invité

j'avais annoncé mais vous qui avez tant d'humour pourtant oui mais tous ces cinémas les amis j'ai une béance dans ma culture j'ai là-dessus

1:25:47
Présentateur

écoutez ça celui-là je pense que vous l'aurez et tu sais ce que c'est tu sais ce que c'est

1:25:54
Locuteur non identifié

tu sais ce que c'est un un oula oula c'est quoi c'est un oiseau un petit oiseau toute petite oiseau toute petite patte

1:26:02
Présentateur

avec des énormes couilles et quand il se pose il fait oula oula oula oula alors dans Les Gamins moi j'ai pas vu Alain Chabat Alain Chabat alors qu'il tire un pétard avec son gendre qui est Max Boublil dans Les Gamins et le petit dealer c'est Jean-Patrick de la Carsonnière qui dit sur le Coran c'est magnifique c'est à voir c'est à voir les gamins c'est génial attention nouvel extrait

1:26:32
Locuteur non identifié

je me suis trouvé incapable de me résoudre à laisser cette maison deux jours durant entre vos mains sans personne pour vous surveiller quand on lâche une bande de singes hors de leur cage

1:26:41
Présentateur

ce ne serait pas Josiane Balasco non parce qu'il fait rire

1:26:44
Locuteur non identifié

dans la maison Tellier magnifique actrice Catherine

1:26:52
Présentateur

le prénom vous ne l'avez pas Catherine Jacob et oui vous ne l'aviez pas c'est pas grave allez on continue ça c'est très facile

1:27:02
Locuteur non identifié

vous ne me connaissez pas je suis un ami de Jean-Paul Roussin il m'a dit de vous dire

1:27:05
Présentateur

que vous avez arrivé qu'il n'était pas seul Jean-Pierre Jean-Vivet non Villeray

1:27:10
Auditeur

Villeray Jacques Villeray oui c'est Jean-Pierre

1:27:12
Présentateur

Jean-Pierre et Raphaël deux Pascal et Pierre-Yves trois il reste deux possibilités évidemment tout se joue là-dessus c'est parti

1:27:23
Locuteur non identifié

je vous préviens à partir de maintenant c'est Nagui matin, midi et soir et je bloque ces paroles si on se cahit que ce soir c'est direction Tokyo ou le championnat du monde la mec du carac

1:27:33
Présentateur

le film karaoké donc Claudia oui Claudia Taqbo oui oui Claudia Taqbo oui Pierre-Yves Martin allez ça fait quatre ils ont gagné mais pour la dernière pour la dernière Jean-Pierre on vous laisse répondre

1:27:49
Locuteur non identifié

c'est qui ?

1:27:56
Présentateur

oui Coluche dans la lune magnifique merci Jean-Pierre d'avoir joué avec nous nous avoir accompagné mais victoire pour Pierre-Yves et Pascal Raphaël vous avez vraiment cliqué c'est vrai que vous connaissez rien il n'y a que l'anélique ce que j'ai vu de tous ceux qui ont été cités ce soir bon très bien très bien on dit un petit salut à Alexandre Priam c'est ça oui il est là bonsoir Alexandre bonsoir les vrais voix bah dis donc c'est cinéma ce soir ah bah oui cinéma mais c'est soir de fête retour de la pro des deux ah bah le rugby nous avait manqué sur la suite de radio on ne pouvait pas passer un mois et demi sans rugby c'est pas possible ça revient effectivement avec la première journée de pro des deux toutes les rencontres sur Sud Radio c'est au programme ce soir et ça commence dans quelques instants du côté d'Aguilera à Biarritz ah il est prêt Alexandre Priam merci Alexandre à tout de suite j'en profite pour remercier Pierre-Yves Martin Pascal Girald Raphaël Rémi Leleux vous nous avez accompagné une bonne partie de cet été c'est un plaisir tous les trois de vous avoir à chaque fois je m'étais fait un petit trio magique là ce soir merci à vous tous à demain pour les vrais voix de l'été pour la dernière et puis tout de suite Alexandre Priam

1:29:01
Locuteur non identifié

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1:29:10
Présentateur

les vrais voix Sud Radio