Procès Marine Le Pen : Pourquoi les juges l'ont épargnée ? - Michel Onfray
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 100 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:41Fait
« il y a des intérêts qui sont ceux du système et il suffit d'aller voir du côté des sondages »
- 1:25Fait
« c'était le nom de Le Pen. C'est-à-dire que pour des pour un certain nombre de gens, si ce n'est toi, c'est donc ton père. »
- 2:06Fait
« si au premier tour vous avez vous avez un un chiffre plus puissant que Marine Le Pen et que ce chiffre plus puissant il va reléguer très loin derrière les prétendants qui se trouveraient au deuxème tour, évidemment c'est plutôt gênant. »
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« Il a ses relais, il a ses médias, il a ses intellectuels, il a ses hommes politiques, il a ses éditorialistes et puis il a ses juges »
- 5:29Fait
« Qu'est-ce qui se passe dans une démocratie ou dans des pays démocratiques pour qu'on puisse dire "On n'a pas envie que vous sachiez ce qu'on fait ?" »
- 6:06Fait
« Selon que selon que vous serez puissant et misérable, les jugements de cours vous rendront blanc noir. »
- 6:47Fait
« Il y a pas un candidat au présidentiel qui a dit "On va on va faire grève et on y va pas, c'est pas possible." »
- 7:24Fait
« Le système est en train de faire de telle sorte que ça puisse se passer comme ça la prochaine fois. »
- 8:05Fait
« Tous ces gens-là sont dans la logique du même système. Ils ont défendu le même homme en prétextant bien sûr qu'ils avaient fait avancer leur cause »
Temps de parole
- ?100 %
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Donc les juges ont décidé que Marine Le Pen pourrait se présenter et j'ai vu un certain nombre de d'éditorialistes un peu gênés aux entournures qui nous disaient depuis des années des mois et des mois que Marie Le Pen évidemment ne serait pas autorisé à se présenter et que les juges faisaient un travail politique et cetera et cetera et puis de dire "Ah mais finalement je me suis un peu trompé, finalement il reste encore de la justice et puis et cetera et cetera." Non, je ne crois pas. Je pense que on peut continuer sur la même voie quand on a estimé jadis que la justice n'était pas juste et qu'elle faisait un travail politique. Et c'est à partir de cette certitude qu'il faut se demander comment on doit pouvoir lire le fait que Marine Le Pen pourra être candidate au présidentiel.
Alors on cherche, on se dit "Mais quel intérêt les juges ont-ils à faire ce genre de choses ?" Et c'est comme ça qu'il faut penser. C'est-à-dire que ça n'est pas le l'intérêt du droit, l'intérêt de la justice, ça je n'y crois pas. il y a des intérêts qui sont ceux du système et il suffit d'aller voir du côté des sondages. [raclement de gorge] Je n'en fais pas une relusion [grognement] mais il y a des clichés de la société telle qu'elle fonctionna à un moment donné qui nous permettai de voir que les chiffres étaient meilleurs pour Bardella que pour Marine Le Pen jusqu'à deux ou trois points d'écart parfois en faveur de Bardella contre Marine Le Pen. Et puis il y avait cette idée que Bardelin était capable de d'en finir avec un argument qui était majeur,
c'était le nom de Le Pen. C'est-à-dire que pour des pour un certain nombre de gens, si ce n'est toi, c'est donc ton père. Et donc Marine Le Pen parce qu'elle a pleuré à la mort de son père et donc bien la fasciste que on doit s'attendre à découvrir le jour où il arriverait au pouvoir et d'ailleurs pas tant la fasciste que la vafeness. Et donc c'est les Le Pen et Le Pen et Le Pen. Le nom Le Pen et c'est le nom du diable en France. depuis des années, des années, des années, c'est pour un certain nombre de jeunes, pour un certain nombre d'adolescents le nom effectivement de Satan qu'on doit pouvoir brandir et là il va pouvoir être question encore à nouveau de Le Pen, des Le Pen, du Le Pen, de la Le Pénisation et cetera et cetera. Donc ça donne un argument et puis surtout ça enlève un
argument à quelqu'un qui peut avoir deux points de plus et qui peut donc créer une que Marine Le Pen et qui peut donc créer une dynamique au second tour. C'est-à-dire que si au premier tour vous avez vous avez un un chiffre plus puissant que Marine Le Pen et que ce chiffre plus puissant il va reléguer très loin derrière les prétendants qui se trouveraient au deuxème tour, évidemment c'est plutôt gênant. Les dynamiques sont importantes les en matière d'élection. C'est pas une voix plus une voix égale une voix qui vont se reporter la fois suivante de la même manière. J'ai connu des gens qui euh qui votaient euh qui votaient euh Trotskist au premier tour et puis qui au 2e tour votait Chirak à une époque. Donc allez comprendre la logique de de de de ces gens qui se comportaient de cette
manière-là à l'époque où donc Shiraak était alors c'était pas le Chirak de l'époque où il avait où il avait Le Pen en face de lui. C'était c'était pas du tout dans ces dans ces logiques là. Donc je pense que les juges ont fait un choix politique, que ce sont des gens qui jouent au aux échecs et que un bon joueur d'échec a je [raclement de gorge] ne sais combien de de coups en avance sur celui qui est en face de lui. va avoir vous avez des gens qui jouent des simultanés et qui passent devant le chat échiquier et qui à chaque fois déplacent une pièce en marchant et puis reviennent, il recommence et puis voilà et vous des gens qui ont des qui ont des têtes de joueurs d'échec et puis d'autres pas et il y a pas mal d'éditorialistes qui qui sont capables de prévoir le coup d'hier mais pas le
coup de demain et encore moins le cours d'après-demain le coup d'après-demain. Donc je pense que l'élection l'élection présidentielle est évidemment lancée et pas seulement là sur ce moment-là à partir du moment où Marine Le Pen peut peut démarrer. Mais le soir même de l'élection de de de de Macron, c'estàd le jour même où le président de la République est élu, il met en place une cellule en disant bon ben maintenant il va falloir durer et il va falloir préparer ma réélection. C'est comme ça que ça se passe. Donc évidemment, [grognement] on va pas on va pas imaginer que d'un seul coup les juges seraient devenus des fanatiques du droit, des fanatiques de la loi, des fanatiques de l'intérêt général, des fanatiques du bien public. Non, je ne crois pas du tout. Il y en a de manière
individuelle. Évidemment, on ne va pas faire un un sac dans lequel on dira qu'ils sont tous à peu près les mêmes, mais il y a un système et ce système fonctionne. Il a il a ses relais, il a ses médias, il a ses intellectuels, il a ses hommes politiques, il a ses éditorialistes et puis il a ses juges et puis il a ses ses sectes diverses et multiples, ses groupes, ses associations, ses clubs et ses financiers, c'est ses milliardaires et cetera et cetera. Et tout ça fonctionne de manière évidente. On avait dit à France Populaire consacré un numéro à l'état profond. L'état profond, il existe véritablement. Il y a aujourd'hui des réunions qui se font où sont interdits un certain nombre d'individus. Parle aussi bien de la franc-maçonnerie que de réunions du G7 ou de Davos.
Qu'est-ce qui se passe dans une démocratie ou dans des pays démocratiques pour qu'on puisse dire "On n'a pas envie que vous sachiez ce qu'on fait ?" Qu'est-ce que ça veut dire ? Qu'est-ce que ça peut bien signifier le secret ou l'interdiction ? Pourquoi est-ce que le G7 peut le à Davos par exemple, les gens sont choisis, les téléphones sont interdits et on ne dit pas ce qui s'est raconté. C'est ça ça se passe sans problème avec un soviet suprême en Union soviétique mais dans des gens qui nous parlent sans cesse de l'état de droit, sans cesse de la démocratie. Qu'est-ce qui fait que on peut décider de l'avenir du monde et sans faire un projet hein de dire notre projet c'est de changer l'homme ou de changer l'humanité. Euh mais en même temps, vous n'allez pas savoir comment
on s'y prend pour changer l'homme et changer l'humanité parce que ça ça va rester secret. Donc ces gens-là, évidemment, ils ont des idées, ils ont des défenseurs, ils ont des et ils ont des relais et je pense que le choix de Marine Le Pen ne procède pas de la justice. C'est une instrumentalisation de la justice qui est faite. Ça c'est c'est vieux comme le monde. C'est pas c'est pas récent. Je parle souvent de de la fontaine. Selon que selon que vous serez puissant et misérable, les jugements de cours vous rendront blanc noir. Ça c'est le 17e siècle. Et c'est encore plus ancien que ça. Les gens ont bien compris que quand il y avait des individus dont le métier consistait à rendre la justice, il ne la rendait pas de manière sereine, c'est et de manière impartiale. Ils sont dans la partialité
du pouvoir, ils sont dans la partialité de de l'intérêt. Donc pour leur gens qui jouent des échecs se sont dit la meilleure candidate pour que nous puissions avoir un candidat du système au deuxème tour et qu'il puisse gagner, c'est pour leur Marine Le Pen. Sauf que pour l'UR, il y a aussi un peuple dont ils font l'économie et ça ne suffira pas. Bien sûr que ça ne suffira pas. Il y aura des propositions de d'Emmanuel Macron qui relèveront de la politique étrangère. On va nous parler de la Russie, de la menace de la guerre. On va nous parler de d'un certain nombre de choses comme la dernière élection a eu lieu sous sous sous le signe de monsieur Zelinski puisque Macron a dit "Moi, j'ai autre chose à faire, je mène la guerre avec au côté de Zelenski contre la Russie.
Permettez-moi de ne pas m'occuper des choses des choses triviales que sont les élections présidentielles. Il y a pas un candidat au présidentiel qui a dit "On va on va faire grève et on y va pas, c'est pas possible. Tout le monde a laissé faire, tout le monde a laissé dire et il a été élu comme par hasard. Ça a été une formalité. On s'est dit "Ah oui, au fait hier soir, il a été élu et c'est lui le nouveau nouveau président de la République et personne ne s'est demandé pourquoi, comment, de quelle manière, pourquoi des candidats comme Zimour ont explosé en vol ? Pourquoi des des candidats qui n'ont pas fait qui n'ont pas fait campagne se sont retrouvés élus pour une seconde fois ? Enfin, personne n'a posé la question. Le lendemain, on s'est dit c'est comme hier
et ça continue. Et je pense que le système est en train de faire de telle sorte que ça puisse se passer comme ça la prochaine fois. C'est-à-dire que ça passe comme une lettre à la poste et que le candidat du système puisse se retrouver là comme par hasard sur le siège de d'Emmanuel Macron. pense que Macron fait tout ce qu'il faut d'ailleurs pour que le siège soit occupé par quelqu'un plutôt que par quelqu'un d'autre. Et là, c'est celui qui sera le moins son ennemi. Donc, on a on a Rotaillot qui a été ministre de Macron, on a Édouard Philippe qui a été premier ministre de Macron, on a Atal qui a été premier ministre de Macron et tous ces gensl nous disent "Mais on n'est pas du tout d'accord, on est très opposé." Non, tous ces gens-là sont dans la logique du
même système. Ils ont défendu le même homme en prétextant bien sûr qu'ils avaient fait avancer leur cause et que c'était la démocratie et la République qu'ils incarnaient et pas du tout leur petits postes pour de petits bénéfices et de petites prébandes. Non, le système est en marche, il choisit ses candidats, il ne fait rien d'autre que faire ce qu'il sait très bien faire. Mais qu'on ne soit pas dupe, la justice n'est pas devenue juste, ça se saurait. Alors, voici le 25e numéro de Front Populaire consacré à la soumission des élites. Le sous-titre est une passion française. Quand même très intéressant de voir que il y a eu une passion française pour l'Allemagne pendant la collaboration évidemment fascination pour les États-Unis aujourd'hui on bien une fascination pour l'Algérie par
exemple ou même pour certains intellectuels contemporain une fascination pour l'Iran ou pour Gaza par exemple. le palestinisme en procède, avascinations diverses et multiples et on a essayé de de voir sur le terrain du sabotage industriel, des illusions gauchistes de l'Europe allemande. Ça aussi on peut imaginer que il y a une fascination pour autre chose que la France. La France ne s'aime pas et que la plupart du temps, elle aime ceux qui n'aiment pas la France.