Le 20h de Ruquier – Erdogan, Nicolas Dupont-Aignan... sont dans le trombinoscope du 30 octobre
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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- 0:02OuverteÉludée
Et on commence par le président turc Erdogan.
- 2:20OuverteRéponse directe
Vous pensez qu'il allait être peut-être un médiateur ?
- 3:15OuverteRéponse directe
Emmanuel Macron est allé un peu loin ce matin sur le français.
- 3:58FerméeRéponse directe
Ça ne vous plaît pas ?
- 5:30OuverteRéponse directe
On passe à Simone Veil, puisque, effectivement, il y a beaucoup d'informations autour de l'IVG en ce moment.
- 7:34OuverteRéponse directe
Sport sans transition, comme on dit dans ces cas-là. Et on passe à un sud-africain qui s'appelle Sia Konizi.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:17IntervenantFait
« Plus de 100 000 partisans pour un grand meeting de soutien à la Palestine avec un discours musclé à l'encontre de dirigeants occidentaux qui l'accusent d'être les principaux responsables des massacres à Gaza. »
- 1:48IntervenantFait
« Israël a rappelé ses diplomates de Turquie après les propos d'Erdogan. »
- 2:08IntervenantChiffre
« aujourd'hui, il est classé moins démocratique que la Zambie, que le Ghana, que le Bangladesh ou que le Malawi. »
- 2:40IntervenantFait
« Ce projet-là, il l'avait pensé déjà alors qu'il était candidat à l'élection présidentielle en 2017. »
- 3:39IntervenantFait
« Dans cette langue, le masculin fait le neutre. »
- 5:36IntervenantPromesse
« L'IVG qui devrait bientôt être garantie dans la Constitution. C'est une annonce d'Emmanuel Macron sur les réseaux sociaux. C'est une promesse qui pourrait rentrer en vigueur dès 2024. »
- 7:30IntervenantChiffre
« 819 actes antisémites, il faut le rappeler, depuis le 7 octobre. C'est deux fois plus que pendant toute l'année 2022. »
Temps de parole
- Présentateur45 %
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- Intervenant 312 %
- Présentateur 210 %
- Intervenant 45 %
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Et on commence par le président turc Erdogan. Erdogan qui a réuni hier à Istanbul. Ah vous ne le dites pas comme moi. Alors je dis Erdogan. Ah très bien, parfait, j'apprends. À la turque, c'est comme ça. À la turque, ok. Moi je suis comme ça Laurent. Alors très bien, je prendrai des leçons alors, Erdogan.
Plus de 100 000 partisans pour un grand meeting de soutien à la Palestine avec un discours musclé à l'encontre de dirigeants occidentaux qui l'accusent d'être les principaux responsables des massacres à Gaza.
Oui, c'est beaucoup moins drôle parce qu'effectivement, à un moment donné, on disait de lui qu'il serait peut-être le médiateur entre Israël et le Hamas. Et manifestement, ce n'est plus du tout le cas. Hier, c'était le centième anniversaire de la République de Turquie. Mais sauf que les journaux titraient essentiellement sur ce qui s'était passé la veille, c'est-à-dire une manifestation pro-palestinienne. Ça, vous me direz, il y en a eu un peu partout en Europe, des manifestations pro-palestiniennes. À Paris, c'était interdit. À Paris, c'était interdit. Pourquoi pas ?
Mais des manifestations pro-palestiniennes avec le président du pays qui parle et qui intervient, ça, c'est plus rare, Fabien.
Oui, c'est plus rare. Et en même temps, les deux événements sont liés. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, Erdogan, il essaye d'être en gros le nouvel Atatürk. Il n'arrête pas d'en parler. C'est la nouvelle Turquie. Lui, il veut être le nouveau père de la nation turque. Et là, il s'est trouvé... Là, il y a un bon filon, c'est-à-dire être le leader des musulmans. Alors, ils ne sont pas arabes. En Turquie, ce sont majoritairement des Turcs. Mais il peut quand même... Il voit qu'il y a un leadership, en fait, à prendre sur la question musulmane. Et c'est ça qu'il investit en se mettant du côté du peuple palestinien.
Sauf que c'est très grave. Il est quand même allé jusqu'à dire devant la foule. Le principal responsable du massacre à Gaza, c'est l'Occident. Chacun sait que dans la région, Israël n'est qu'un pion qu'ils pourront sacrifier. Il parle de nous, des Occidentaux. Le moment venu, Israël ne peut rien faire sans eux. Voilà les propos de M. Erdogan.
Israël a rappelé ses diplomates de Turquie après les propos d'Erdogan. Oui. C'est clairement du populisme, en effet, vis-à-vis de sa communauté musulmane radicale, aujourd'hui. Et ça fait longtemps, d'ailleurs. Ce n'est pas nouveau. Ce n'est pas nouveau, ce postulat que Erdogan prend. C'est un pays qui est de moins en moins démocratique. D'ailleurs, dans les classements des pays démocratiques, il est en baisse. Aujourd'hui, il est classé moins démocratique que la Zambie, que le Ghana, que le Bangladesh ou que le Malawi. Donc, effectivement, finalement, Erdogan, peut-être réussit-il à être assez populaire dans son pays. Mais à quel prix ?
Louison ? Vous pensez qu'il allait être peut-être un médiateur ? Moi, je pense que c'est un lance-flammes. Donc, voilà. C'est ça. Il est passé de médiateur à lance-flammes. Vous avez raison. Emmanuel Macron, maintenant, c'est le deuxième visage de notre trombinoscope.
Il a inauguré ce lundi la Cité internationale de la langue française à Villers-Cotterêts. Ce projet-là, il l'avait pensé déjà alors qu'il était candidat à l'élection présidentielle en 2017. Et le but, c'est aussi d'associer son nom à un grand projet culturel et de renouer avec cette tradition qui avait été un petit peu délaissée par François Hollande ou Nicolas Sarkozy. On sait que Jacques Chirac, c'était le quai Branly. François Hollande... François Mitterrand, pardonnez-moi, c'est la pyramide du Louvre. Et donc, Emmanuel Macron...
François Hollande, c'est le scooter.
Et donc, lui, il aura sa Cité internationale de la langue française.
Et le courrier Picard était particulièrement fier. Je ne sais pas si vous avez vu la une de ce journal régional ce matin. La Cité du français est en Picardie, titrait le courrier Picard. Et alors, justement, à propos du français, Emmanuel Macron est allé un peu loin ce matin. Je ne sais pas si vous l'avez entendu, mais écoutez cet extrait.
Il faut permettre à cette langue de vivre, de s'inspirer des autres, de voler des mots, y compris à l'autre bout du monde. J'y reviendrai tout à l'heure, de continuer à inventer. Mais d'en garder aussi les fondements, les socles de sa grammaire, la force de sa syntaxe, et de ne pas céder aux airs du temps. Dans cette langue, le masculin fait le neutre. On n'a pas besoin d'y rajouter des points au milieu des mots, ou des tirets, ou des choses pour la rendre visible.
— Le masculin fait le neutre. Voilà un tacle à ce qu'on appelle l'écriture inclusive, vous le savez, qui a déjà cours, d'ailleurs, dans certaines mairies. Ça ne vous plaît pas ?
— Le masculin fait le neutre. En fait, il a commencé quand même son discours en disant « j'imagine, mesdames, messieurs ». Il aurait pu dire « messieurs ». — Effectivement, vous avez raison. Il y a une linguiste qui s'appelle... — Pourquoi, si le masculin fait le neutre ? — Non, mais en termes d'accord.
— Il a raison. Oui, il a raison. Il y a une linguiste qui s'appelle Elia Véron, qui est exactement à tweeter ce que vous venez de nous dire. « Mais alors, si vraiment le masculin est neutre, pourquoi le président commence-t-il toujours ses discours par « française », « français ». Il pourrait se contenter de « français », finalement.
— Mais parce que ce sont des pronoms interjectifs et que ça n'a rien à voir. Là, on parle d'accord, d'accord, tout simplement, des verbes. Enfin, ça n'a strictement rien à voir. C'est normal. Cela dit, sur... — Ah bon, vous trouvez, vous, le masculin fait le neutre. — Mais non. Enfin, évidemment, il y a des règles qui sont établies par l'Académie française depuis des années et ils s'y plient, en réalité. — Ah oui, c'est super. C'est des règles, c'est par l'Académie française. C'est pas par Emmanuel Macron, en fait. La langue, elle est vivante. — Mais les présidents de la République française, ça ne l'empêche pas de donner son avis, à titre personnel. — Euh... Non, non, non.
Pas son avis au président.
— Et ce pouvoir, par ailleurs... — Puisque le masculin est nôtre, je vais demander à Louison son avis. Louison... — Non, mais il dit que la langue peut évoluer et, en même temps, elle ne peut pas évoluer, puisque si un point médian fait peur à tout le monde... Moi, ça me fait penser à tout bon dans les années 90, qu'il ne voulait pas qu'on dise week-end et qu'on devait dire fin de semaine. C'était quand même... La langue, elle évolue avec tout le monde. S'il y a sur des trucs un petit point avec marqué citoyen et nonneux, on va s'en remettre.
— Et les réactionnaires perdent toujours. — L'opinion publique est encore majoritairement contre. Selon un sondage IFAP pour l'Express qui date de 2021, 63% des Français sont contre la langue inclusive.
— On passe à Simone Veil, puisque, effectivement, il y a beaucoup d'informations autour de l'IVG en ce moment.
— Exactement. L'IVG qui devrait bientôt être garantie dans la Constitution. C'est une annonce d'Emmanuel Macron sur les réseaux sociaux. C'est une promesse qui pourrait rentrer en vigueur dès 2024. Et l'idée, c'est de mieux sécuriser ce droit. Alors qu'il y a un an et demi, on s'en souvient, aux États-Unis, l'arrêt qui garantissait le droit d'avorter sur tout le territoire était annulé.
— Donc là, ils veulent ancrer dans la Constitution. — La liberté des femmes de recourir à l'IVG serait irréversible si, effectivement, cela devient constitutionnel. Et c'est pile au moment où on a appris il y a quelques jours qu'élas, à cause des nombreux actes antisémites qui se multiplient aussi sur notre territoire en ce moment, au moment où le portrait de Simone Veil à Colmar a été pris pour cible et dégradé. C'est assez terrible à imaginer et à voir. Au moins, voilà, sa loi, la loi Veil, restera immeuable dans la Constitution. Et ça, c'est une bonne nouvelle, Louison ? — C'est une bonne nouvelle, bien sûr. Ça aurait été fait depuis longtemps.
Mais moi, je pense que, malheureusement, ce portrait, il est dégradé pour peut-être que la constitutionnisation de l'IVG, ça n'a pas aidé. Mais c'est une femme juive. C'est tout. Enfin, cherchez pas plus loin. — Ah non, mais il n'y a rien à voir entre les deux. On est d'accord. C'est le plus antisémitisme. — Je sais que l'artiste C215, qui est un street artiste dont je vous recommande le travail, l'a souvent fait en pochoir dans des lieux de Paris incortants. En permanence, on lui fout des croix gammées sur le front des machins. C'est en permanence. Donc bon.
— D'ailleurs, la lutte contre l'antisémitisme comme la lutte pour la protection de l'interruption volontaire de grossesse doivent être des luttes qui doivent être collectives. Et ça tombe bien parce que dans l'hémicycle, vous avez à peu près tous les partis, j'enlève l'extrême droite, tous les partis qui sont pour ces deux, qui devraient agir ensemble pour lutter contre l'antisémitisme et lutter pour la constitutionnalisation de l'IVG. — Sans transition ? — La grande menace aujourd'hui, ça reste l'antisémitisme quand même qui s'est radicalement développé depuis évidemment le début du conflit israélo-palestinien. 819 actes antisémites, il faut le rappeler, depuis le 7 octobre.
C'est deux fois plus que pendant toute l'année 2022.
— Sport sans transition, comme on dit dans ces cas-là. Et on passe à un sud-africain qui s'appelle Sia Konizi.
— Le capitaine des Springboks.
— Vous allez regarder le match ? — Pas du tout. Pas du tout. Pas du tout. Vous, oui. — Louison, vous savez, je suis plus fou de rugby. On le verra tout à l'heure. — Mais en tout cas, effectivement, ce sont les sud-africains qui ont gagné.
— Ils ont gagné, voilà.
— Ce qui nous concerne un peu parce que c'est eux qui nous avaient éliminés. Donc voilà.
— Et on apprend que lui, qui est donc le capitaine de cette équipe, va bientôt mettre fin à ses 12 ans de carrière donc en Afrique du Cid pour venir en France au Racing 92.
— Mais c'est ça, il va jouer dans un club parisien, le Racing 92. — Racing 92. Moi, je pensais qu'il n'y avait que le stade français à Paris. Mais non, il y a aussi le Racing 92, deux clubs de rugby. Et effectivement, à partir du 1er décembre, ce joueur fera partie des joueurs de clubs français. En tout cas, il va devenir français par alliance. Mais je voulais vous montrer, et après je vous ferai réagir, Louison, surtout le poste de Nicolas Dupont-Aignan. Moi, ils me font rire, les politiques, quand toujours ils veulent se mêler de sport et qu'ils n'y connaissent rien. Parce que regardez, voilà ce qu'a tweeté Nicolas Dupont-Aignan samedi soir.
Très belle victoire de la Nouvelle-Zélande, une finale qui vient conclure une Coupe du Monde de rugby. Je vous rappelle que c'est l'Afrique du Sud qui a gagné. Alors après, on va être honnête, il a rectifié. De toute façon, il avait une chance sur deux. Mais quand même, il fallait le faire. — C'était serré, c'est vrai. — Mais rien que la phrase... L'Afrique du Sud qui défend les belles valeurs du rugby... Enfin, je ne sais pas si vous... Vu tout ce qui s'est passé sur l'Afrique du Sud pendant toute cette Coupe du Monde, c'est tout sauf les belles valeurs du rugby. Il n'y connaît rien. Ça se voit, là. Il se trahit. Qui commente le ping-pong ? Il fera ça beaucoup mieux.
— Allez, un dernier visage. Très rapidement. Juste le temps de vous montrer ce visage-là. Je ne sais pas si vous le connaissez, si vous suivez la F1.
— De nom, mais non, non. Je ne suis pas la F1 non plus.
— Max Verstappen. Ah mais alors, je voudrais la photo avec le sombrero, si c'est possible. Parce que c'est ça qui est génial, évidemment. C'est de voir... Ah, voilà. Regardez. Le sport peut être festif aussi. Le sport, ça n'est pas toujours ce qui s'est passé hier soir à Marseille. Voilà, je voulais vous montrer... — Ce n'est pas très aérodynamique, ça, par contre. Je pense que... — Non, mais je vous rassure, il n'avait pas le sombrero dans la F1. Mais en tout cas, voilà, c'est un magnifique champion. Et voilà, des images... — Champion totalement anti-écolo, si je puis me permettre.
— Ah oui. — J'ai regardé ses interviews. Mais non, dans son sport, il y a des gens qui... — Il ne va pas faire de la F1 à bicyclette, Pablo. — Non, mais il y en a qui essayent de promouvoir, par exemple, l'électrique. Lui dit « J'aime l'essence. J'en ai rien à foutre de globalement, de tout. De l'écologie, etc. » C'est quand même un problème. — Vous continuerez, si vous voulez, sur l'écologie.